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Rencontre [Metaru G. Yamiko]


Lun 25 Juin 2018 - 18:03
Hier encore, je déambulais dans les couloirs de l’hôpital, trépignant d’impatience à l’idée d’enfant sortir de cet enfer blanc. Combien de temps avais-je passé entre ces murs ? Bien trop longtemps, tellement longtemps que j’en avais perdu le sens du temps. Des jours durant, encore et encore, je faisais des exercices de rééducation pour récupérer ma mobilité, ma force et aussi ma maîtrise du chakra. J’étais le miracle de la médecine moderne, l’exemple même de la supériorité des eisei-nin sur les médecins civils. En temps normal, je n’aurai pas dû être capable de pratiquer les arts shinobi. Foutaises. Il n’existe de limite qu’à ceux qui se les mettent. Je n’allais pas rester là à attendre que la mort vienne me faucher alors que ma famille, mes amis, mon clan et mon village se battait pour leurs survies, laissant mon sort entre leurs mains. Je ne pas de ceux qui se laissaient faire, mais de ceux qui font. Je ne suis pas de ceux qui se cachent derrière le premier venue lorsqu’un danger apparaît, mais de ceux qui le brave. Mais cette bravoure a bien failli me coûter la vie. La bravoure n’est rien si elle n’est pas maniée avec intelligence, sinon, tout comme le courage, elle ne mène qu’à une mort certaine. Je viens d’apprendre cette leçon à mes dépends, mais heureusement, j’en ai réchappé. Tous n’ont pas cette chance.

Le confort de notre maison familiale m’avait manqué, plus que je n’aurai pu l’imaginer avant l’accident. Ma main posée sur ses murs faits de bois, je sentais une chaleur réconfortante en émaner. Mes parents, soucieux de ma santé, eurent un comportement que je n’aurai jamais espéré d’eux durant toute ma convalescence. Chaque jour ils étaient venus me voir, tous les deux. Et ce matin encore, ils vinrent me voir dans ma chambre pour s’assurer de mon état de santé. Qu’importe l’âge que j’ai, je reste leur enfant. Je leur souris, puis leur dis de ne pas s’inquiéter.

« Je vais parfaitement bien, allez en bas, je vous rejoins dès que j’ai fini de me préparer. »

Mais en réalité, je ne vais pas bien. Mon corps, tous mes os et mes muscles me font souffrir, tout le temps. Trouver le sommeil, même avec les traitements est un calvaire. Trouver un moment de repos, une utopie. Je me relève avec difficulté, puis me dirige vers la salle de bain pour me faire une rapide toilette. Puis vint le moment de mettre les vêtements du jour. Si lever mes bras pour nettoyer mon visage était douloureux, ce n’était rien comparé à me baisser pour changer de pantalon. Depuis l’hôpital, j’ai adopté les vestes. Bien plus simple à mettre que des tee-shirts, et bien moins douloureux. Car bien que je sois sûr de pouvoir en mettre un le matin, il n’en était rien pour l’enlever le soir venu. Habillé, je vérifie une dernière que tout était en ordre, puis descend dans le salon, salue mes parents et me dirige vers la porte.

« Où vas-tu Kenshin ? Tu n’as rien mangé, et tu dois te reposer, tu viens tout juste de sortir de l’hôpital. »

Ne vous inquiétez pas mère, je sors juste faire un tour. J’ai entendu dire qu’une jeune femme a rejoint nos rangs, j’aimerai aller la saluer. En plus, cela me fera faire de l’exercice.

Même à 30, vous aurez toujours des parents inquiets à rassurer. Une fois sortie de la maison, je me dirige à l’adresse que l’on m’avait indiquée il y a trois jours de cela. Mes pas sont hésitant, et j’ai du mal à parfaitement garder l’équilibre, tout juste j’arrive à sauver les meubles. Puis, au loin, j’aperçu une silhouette qui ne m’était pas familiaire. Une silouhette qui, au fur et à mesure qu’elle s’approche de moi, correspondait parfaitement à la description de Yamiko Metaru, celle à qui j’allais rendre visite.

« Excusez-moi, mademoiselle Yamiko Gentoku Metaru, c’est bien cela ? Je me présente, Kenshin Metaru. J’ai entendu dire que vous veniez tout juste d’arriver dans le village. Votre intégration se passe bien ? »
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Jeu 28 Juin 2018 - 0:21
Malgré quelques altercations, notamment avec la Raïkage, à cause de ton sale caractère, tu as été finalement acceptée au sein du clan Metaru. Une chambre assez spacieuse et confortable t’a été même accordée au sein d'une demeure où logeaient d'autres membres du clan. Un privilège que beaucoup t'envieraient mais qui pourtant ne t’enchantait pas vraiment car tu pensais qu’on t’avait affecté à cet endroit afin de mieux te surveiller. Tu avais l’impression d’être constamment épiée, que tes vas et viens étaient surveillés. Tu avais l’impression de vivre dans une prison dorée.

Si tu en avais eu le moyen, tu n’aurais pas excepté de vivre ici mais malheureusement pour toi, tu n’avais même pas de quoi louer un petit appartement délabré au sein de Kumo car le loyer y était exagérément cher. Sans doute parce que c’était la capitale du pays. Si seulement, tu avais pu fuir avec quelques billets du défunt Parrain dans la demeure duquel tu avais mené une vie comblée mais que tu avais dû déserter en urgence car ta vie était en danger.

Allongée au milieu de ta chambre, à même le tatami, tu parcourais des yeux un parchemin des techniques de ninjustu que tu avais récupéré de la bibliothèque du clan. La mauvaise graine que tu étais détestait étudier mais tu n’avais pas le choix si tu voulais devenir plus forte. Pour atteindre ton objectif, tu allais devoir non seulement suivre des cours pratiques mais surtout des leçons théoriques. La femme d’action que tu étais affectionnait la pratique mais tu avais par contre une sainte horreur de la théorie. Ta ferme résolution t’octroyait cependant même la volonté d’étudier seule. Ton désir d’évoluer rapidement te poussait à faire des choses inimaginables par ceux qui te connaissaient. Des êtres qui n’étaient heureusement plus là pour se moquer de toi.

Ne parvenant plus à se concentrer, tu balances le parchemin que tu avais en mains qui tombe sur d’autres déjà éparpillés sur le tatami. Avec agilité, tu passes de la position couché à débout en un bond sans prendre appui sur le sol. Tu effectues ensuite quelques étirements des bras et de cou pour dégourdir tes muscles qui n’étaient pas habitués à se reposer avant de te diriger vers l’unique porte de la pièce, marchant sans la moindre hésitation sur les parchemins dont on t’avait pourtant ordonné d’en prendre soin parce qu’ils étaient précieux. Tu atterris dans un long couloir que tu longes après avoir fait coulisser la porte derrière toi.

Alors que tranquillement tu avances, tu vois un homme évoluer maladroitement dans le même corridor mais dans l'autre sens. Tu ne reconnaissais pas sa tête mais s'il était parvenu jusqu'ici c'était parce qu'on l'avait laissé entrer. Il n'était donc pas un intrus. Peut-être qu'il était même un Metaru mais tu ne comptais pas t'en assurer car tu jugeais cela sans importance. Tu n'étais pas venue ici pour nouer des relations alors tu réduisais tes contacts avec les autres au strict nécessaire. Malheureusement, l'homme t'interpelle alors que tu passais à côté de lui. Il connaissait ta véritable identité et se montrait soucieux de ton intégration.

Tu pivotes pour lui faire face.

- Oui je suis bien Gentoku Yamiko. Je vous remercie de vous souciez de moi mais tout se passe très bien … Du moins de mon côté !

En effet, tout allait pour le mieux pour toi mais qu'en était-il pour les autres ? Tu étais consciente que la Raïkage ne t'appréciait pas vraiment mais tu savais parfaitement pourquoi. D'autres aussi ne pouvaient certainement pas t'encadrer mais là était le cadet de tes soucis.

Tu essayais de te montrer poli envers cet homme car il était un Metaru. Tu détestais être obligée de faire semblant mais la comédie était nécessaire pour parvenir à ton dessein. Pour le bien de ton projet, tu rentrais souvent tes griffes et retenais bien trop ta langue ces derniers temps. Abstentions qui commençaient sérieusement à te frustrer mais tu prenais sur toi. Tu iras libérer toute ta frustration plus tard mais pour l'heure tu devais bien te comporter.

- Que vous-est-il arrivé ?

En vérité, tu n'avais cure de sa situation mais pour donner bonne impression, tu faisais semblant de t'intéresser à lui. Il semblait avoir un problème de motricité. La raison pour laquelle tu avais cru de loin qu'il était ivre …

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Jeu 28 Juin 2018 - 12:54
La jeune femme qui me fait fasse doit avoir la 20aine, peut-être un peu moins. Si jeune, et déjà seule ? Je sais qu’en tant que noble, je suis né dans un milieu particulièrement privilégié. A kumo, beaucoup de gens ont une vie descente, et c’est la raison pour laquelle il y a une forte immigration. Beaucoup veulent profiter de la richesse qui est créée ici et quittent tout pour émigrer. Maison, famille, clan, travail, ils n’emportent avec eux que le strict minimum en quête d’une vie meilleure. Et bien que la plupart du temps leur histoire ait une fin heureuse, il arrivait que ce ne soit pas le cas. Dans les mauvais quartier, pire encore dans les bas-fonds, l’on peut se rendre compte du risque d’une telle entreprise. Ainsi, beaucoup de jeune se retrouvent livrés à eux-mêmes. Pour les plus talentueux, ils peuvent espérer rejoindre les rangs de l’armée. Les autres doivent se battre tous les jours pour survivre. Certains même sont vendus à des familles plus riche, à des proxénètes, et bien d’autres choses encore. Ainsi, je connais, grâce à mes parents, certaines familles nobles qui ont adoptés des enfants achetés pour avoir un héritier quand eux-mêmes sont incapable d’en avoir. D’autres encore, déchainent leurs frustrations et assouvissent leurs besoins sexuels.

De la richesse nait la pauvreté. De la lumière nait l’ombre. Et bien qu’étant nait avec une cuillère en argent dans la bouche, j’ai eu la chance que cette cuillère me soit donné par des gens bons, rationnels, qui ne sont pas aveuglés par leur argent. Cette histoire, mon histoire, est une histoire que l’on peut qualifier d’heureuse. C’est une histoire qui est bien plus rare qu’on peut le croire et j’en suis parfaitement conscient. Ainsi, quand j’en ai le pouvoir, j’essaye de donner un peu de cette chance dont j’ai pu profiter.

Cette jeune femme, aux formes agréables et peu vêtue, doit être habitué aux regards en coin et aux remarques. Et contrairement à ce que son attitude un brin défiante laisse penser, ce n’est non pas ses talents balbutiants de shinobis qui sont sa meilleure protection ici, mais son appartenance au clan. Personne ne touche à un membre du clan, sous peine de subir son courroux. Elle semble un brin lassé par la situation mais me répond quand bien même en me demandant ce qu’il m’était arrivé. Si même une jeune shinobi, aussi aguerri soit sa vue, parvient à démasquer ma comédie, c’est que celle-ci doit être bien pitoyable.

« Il y a un peu moins d’un an, une Jônin du village, Suzuri Kaldea, a fait défection aidée par d’autres Nukenins. En tentant de protéger le village, j’ai été grièvement blessé. »

Je n’ai pas envie de m’attarder sur ce sujet. Chaque fois que j’en parle, je suis submergé d’émotions : colère, douleur, incompréhension, rage… Mais bien que je n’arrive pas à cacher ma démarche boiteuse, je suis devenu un expert pour porter un masque et ainsi, je ne montre rien de tout ça, jamais, à quiconque.

« Je vois, c’est bien. Si jamais tu as le moindre problème, n’hésite pas à venir me voir. Pour me trouver tu n’auras qu’à prononcer mon prénom à l’un des membres du clans. Quiconque saura te guider. »

Qui dit famille puissante et influente dit famille connue. Ainsi, que ce soit des ennemis ou des amis, nul ici n’ignorait qui nous sommes.

« Et qu’est-ce qui t’a poussé à nous rejoindre ? Ne t’inquiète pas, ce n’est pas un interrogatoire, je suis simplement un peu trop curieux. »

Et désireux de discuter avec d'autres personnes que ma famille proche et le personnel médical.
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Mer 4 Juil 2018 - 0:29
Tu restais silencieuse face à la révélation que le dénommé Metaru Kenshin te faisait. Tu continuais d'arborer ce facies impassible qui t'étais habituel mais au fond de toi, tu le trouvais fort pathétique de s'être retrouvé dans un tel après avoir essayé de jouer aux héros. Beaucoup trouveraient certainement son acte passé fort louable mais c'était un exemple que tu n’étais pas prête à suivre car tu était une égoïste ; une personne qui ne pensais qu'à ses intérêts personnels. Certes, tu n'avais pas peur de te sacrifier mais jamais pour autrui et encore moins pour un village ou un pays. Tu trouvais même risible ces personnes qui mettaient leur vie en danger au nom d'une simple bonne cause. Toi, tu étais plutôt le genre à sacrifier les autres pour tes propres ambitions. Jamais tu ne bougerais le petit doigt à moins d'y trouver un intérêt personnel.

- Si vous désirez m'aider, vous pourriez peut-être m'enseigner la maîtrise du Kinton … ou bien la base du ninjutsu ?

Tu étais plus orientée taïjutsu mais tu avais décidé d'étendre tes savoirs à tous les domaines possibles tant que cela te rendrait plus forte et puis, vu l'état de cet homme, il n'était certainement pas en mesure de t'apprendre le combat au corps à corps.

Présentement, tu ne comptais pas nuire à Kumo quant bien même tu en auras le pouvoir ; tu ne désirais pas non plus faire du mal à ses habitants car bien que tu étais un exécrable personnage, tu n'aspirais pas à frapper des innocents. Tu préférais croiser le fer avec ceux qui te ressemblaient. Mais malgré l'absence de mauvaise intention de ta part envers ceux qui tu étais obligée de fréquenter dans ta situation actuelle, tu ne tenais pas cependant à te lier à eux. Tu avais décidé de ne te rapprocher que de ceux qui pourraient t'aider à obtenir ce qui tu étais venue chercher ici : la puissance. L'homme qui te faisait face pourrait faire partie de ce cercle restreint s'il se montrait enclin à t'enseigner quelque chose sinon tu le relèguerais au rang de simple connaissance comme la plupart des Metaru que tu avais croisés jusqu'à présent.

- Je veux juste apprendre à maitriser cette capacité que j'ai hérité d'un des vôtre.

Une phrase bien brève qui délivrait deux informations : la raison de ta présence au sein des Metaru et implicitement tu avais également exprimé la place que tu t'imposais au sein du clan. Tu ne te considérais pas comme l'une des leurs. Tu ne les fréquentais que par intérêt. Peut-être qu'un jour les choses changeront mais pour l'heure, tu n'avais aucune envie de faire partie du cercle clanique pour la simple raison que rien ne te motivait à le devenir. Pourtant, bien que certains - comme la Raïkage - s'étaient comportés en véritables arrogants envers toi, la plupart - à l'image de ce Kenshin ou encore de cette Itagami - s'étaient montrés fort agréables avec toi. Leur gentillesse ne parvenait pas à atteindre ta personne.

Tu étais venue à Kumo afin d'atteindre un objectif personnel et tu avais compris que pour parvenir à tes fins, tu allais devoir t’ingérer au sein de ce Village Caché. Chose que tu t’apprêtais à entreprendre avec une fausse bonne volonté. En effet, en bonne comédienne, tu montreras à tous que tu faisais l’effort pour t’intégrer mais là ne serait qu'une mise en scène pour arriver à ton dessein …

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Mer 11 Juil 2018 - 2:30
Je ne sais pas à quoi m’attendre avec cette jeune femme, qui semble mystérieuse, tant ses vêtements contrastent avec son comportement. Dénudée, en haut, seule une sorte de plaque en cuir cache sa poitrine, reliée au niveau du dos par plusieurs bandes. Ses jambes à contrario sont recouvertes par un ample pantalon blanc. Un haut dénudé, dont transparait une personnalité rebelle, provocatrice, extravagante, avec un bas, dissimulant toute forme, porté le plus souvent par des personnes calmes, discrètes, posées. Paradoxe. Tous, autant que nous sommes, nous cachons derrière les apparences. Moi-même, je prête encore plus d’attention à la façon dont je suis vêtu depuis mon accident. Une habitude que j’ai inconsciemment prise pour tenter de cacher mes séquelles, et qui ne font au final que les renforcer. Mais autant les habitudes sont difficiles à prendre, autant elles sont encore plus à défaire. Nous cachons ce que nous sommes vraiment pour nous protéger du monde extérieur, et nous n’ouvrons cette porte qu’avec nos proches, envers qui notre confiance est totale. Bien que je n’aie jamais vécu ça, j’ai toujours pensé qu’il devait être très difficile de vivre sans proche, que ce soit un ami ou une famille car cela signifie qu’on ne peut jamais vraiment ôter le masque. Ce masque est nécessaire pour vivre en société, mais il est tout autant nécessaire de pouvoir l’enlever, au risque de se perdre dans notre rôle. Partant de cette réflexion, j’ai pris pour habitude d’aller voir les nouveaux Metaru. Le clan, veille toujours à leur donner tout ce qui leur faut pour survivre, mais pas assez pour vivre. Peu acceptent mon hospitalité au premier abord, mais ils savent que dans le village, ils ont quelqu’un vers qui se tourner s’ils en ont besoin.

Yamiko va droit au but et me demande si je peux l’aider à peaufiner sa maîtrise du Kinton. Beaucoup, à cause de mon âge, pense que je suis un maître en l’art, mais il n’en est rien. J’ai toujours négligé mon entrainement, et je ne vaux pas mieux qu’un jeune genin. Certes mes réserves de chakra sont souvent un peu plus importantes que les jeunes, surement à cause de mon âge, mais rien de plus. Mon répertoire de techniques est insignifiant et bien que mon affinité primaire soit le vent, je ne maîtrise réellement que mon Kekkei Genkai. Mais mes connaissances poussées m’ont toujours permises de me distinguer. Compenser ma faiblesse physique par le savoir. Ainsi, un entrainement physique couplé à un enseignement théorique pourrait faire l’affaire, mais uniquement si elle le souhaite. Rien ne sert d’enseigner à quelqu’un qui ne veut écouter. Autant parler à un sourd.

« –Au risque de te décevoir, je ne suis pas un maître en la matière. Je maîtrise tout ce qui est théorique, mais c’est très différent pour la pratique. Mais un entrainement peut nous être très profitable à tous les deux, et je peux toujours t’enseigner ladite théorie. Qu’en dis-tu ? »

Tel un plat, dont tout repose sur la cuisson, et ce qu’importe la qualité des aliments, la méthode est tout. Sans méthode, impossible de sublimer le talent, l’intelligence ou encore la puissance. Sans méthode il n’existe que le chaos. Et le chaos ne laisse aucune place à la progression tant recherchée. C’est donc la méthode que je dois par-dessus tout transmettre, avant même le savoir. Mais rien ne sert d'en parler, car elle cristalise tout ce qu'il y a de moins passionant dans l'apprentissage.
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Mer 11 Juil 2018 - 12:34
« Inutile », voilà le mot qui te traversait l’esprit alors que tu fixais le dénommé Metaru Kenshin d’un regard dans lequel se mêlaient déception et un certain mépris. L’homme se montrait disposé à t’aider, seulement il te proposait quelque chose qui ne t’intéressais guère. En effet, la théorique, tu préférais l’assimiler toute seule via des parchemins qui t’étaient accessibles au sein de la bibliothèque personnelle du clan Metaru ou bien dans celle de la ville que par la bouche de quelqu’un. Tu n’aimais pas lire mais tu détestais encore plus écouter quelqu’un donner des leçons. Les discours, intéressants ou pas, avaient comme un effet de somnifère sur toi. Tu étais le genre d’élève à somnoler durant les cours. Même avec toute la volonté dont tu pouvais faire preuve, tu étais incapable de te concentrer durant un enseignement oral. C’est donc naturellement que tu refuses l’aide proposer par le Metaru.

- Non ça ira, merci.

Tu t’apprêtais à partir lorsqu’une dame âgée fait son apparition comme par enchantement, une main appuyée sur une canne et l’autre passée derrière son dos. C’était l’une des anciens du clan et tu vivais dans sa demeure avec d’autres Metaru mais qui, contrairement à toi, avaient des liens de parenté avec la doyenne. Il paraît qu’autrefois, la vieille croulante était considérée comme l’une des plus doués dans la maîtrise du kekkai clanique. Aujourd’hui encore, malgré son âge très avancé, elle était capable de modeler des choses impressionnantes mais elle s’épuisait après une simple technique qui lui quémandait bien trop d’énergie qu’elle avait pourtant en quantité très limitée.


- Kenshin ! Comment vas-tu ?

Alors que la vieille s’approche du Metaru tout en demandant ses nouvelles, tu reprends ton chemin mais elle t’apostrophe.

- Yamiko, va préparer le thé pour notre invité.
- J’ai pas le temps !

Tu poursuis ta route sans même te retourner mais elle ne te lâche pas.

- Yamiko !

Elle avait haussé le ton et tu ressentais son regard te foudroyer dans le dos. Tu comprends alors que si tu n’obéissais pas, ça allait peut-être mal tourner pour toi. Elle ne te faisait pas peur mais elle avait beaucoup d’influence dans le clan et pouvait donc te faire expulser de celui-ci si tel était son souhait or, malgré ta mauvaise volonté de faire partie du groupe, tu avais besoin des Metaru. Alors, tu t’arrêtes puis tu fais demi-tour. Sans un mot mais jetant un regard froid sur Kenshin que tu accusais d’être le responsable de ta situation, tu te diriges vers la cuisine.

Tu réapparais une bonne dizaine de minutes plus tard, un service à thé entre les mains, dans la pièce de vie où Kenshin et la maîtresse de la maison s’étaient installés. Tu déposes le plateau que tu portais sur la table base autour duquel s’étaient installés les deux Metaru puis tu tournes les talons pour t’en aller mais la vieille toussote pour te faire comprendre que ton travail n’était pas terminé. Avec une mauvaise volonté manifeste, tu te retournes puis tu sers à chacun une tasse de thé. A peine tu te redresses après les avoir servis que la vieille te toise puis sans crier gare elle te frappe au niveau des mollets avec sa canne tout en restant assise.

- Je suis sûr que tu as fait exprès ! Je t’avais dit de mettre moins de thé !

En effet, ce n’était pas la première fois qu’elle te forçait à faire le thé et la dernière fois elle t’avais conseillé d’en mettre moins dans la théière car c’était bien trop fort. Elle t’avait suggéré de diviser la dose par deux la prochaine fois sauf qu’aujourd’hui tu l’avais doublée au lieu de la diviser. Rien qu’en regardant la couleur du liquide fumant dans la tasse, on pouvait deviner aisément que celui était bien trop fort donc imbuvable.

- Vous n’avez qu’à le faire vous-même si vous n’êtes pas contente ! Lâches-tu avant de nouveau tourner les talons pour te diriger vers la sortie …

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Ven 13 Juil 2018 - 18:17
Un simple non merci en guise de réponse et déjà la jeune femme s’en va. Parmi tous les jeunes que j’ai pu rencontrer jusqu’à aujourd’hui, aucun n’a été aussi effronté que Yamiko. Elle décline ma proposition puis s’en va aussitôt. Mais nous sommes alors interrompus par l’apparition de la doyenne. Une apparition inattendue qui me fait aussitôt oublier mon agacement. Je la connais depuis ma tendre enfance et j’ai eu par de nombreuses occasion la chance de pouvoir discuter avec elle. Sa sagesse n’a d’égal que sa maîtrise du métal. Evidemment, elle est l’une des membres du conseil des anciens, qui comme son nom l’indique, n’est composé que d’anciens et d’anciennes Metaru. Son rôle est de conseiller les dirigeants actuels sur tous les aspects du clan, et bien que ce ne soit qu’à visée consultative, le conseil a en réalité un poids important. Lorsqu’il émet un avis, celui-ci est bien souvent suivi.

« –Bonjour Madame la doyenne. Je me penche en signe de respect. Je vais très bien merci, et vous ? »

Yamiko fait mine de l’ignorer et continue son chemin. La doyenne l’apostrophe alors et lui demande de préparer le thé. Mais la jeune femme s’entête et continue son chemin. Plus qu’être effronté, cette jeune Metaru est impertinente. Jamais je n’ai vu quelqu’un manquer ainsi de respect à l’une de nos doyennes. Le second appel eu plus d’effet et Yamiko se figea puis, changea de route et se dirigea vers la batisse.

« –Viens Kenshin, allons-nous installer dans le salon.
–Bien.
–Pas besoin d’être aussi formelle avec moi Ken, je te l’ai déjà dit !
–Je sais doyenne. »

Bien que j’aie voulu exaucer son souhait, je ne peux pas lui manquer ainsi de respect. Nous nous dirigeons donc vers le salon puis nous installons face à face.

« –Alors, comment se passe ta convalescence ?
–Bien, mais longue. J’ai pu sortir de l’hôpital il y a peu et depuis je m’investis dans mon entrainement et les missions.
–Tu devrais te laisser plus de temps… Ce n’est pas rien de se relever d’une telle épreuve.
–Je sais, mais je ne peux pas. Je me suis retrouvé dans un tel état parce que j’ai bien trop attendu. L’entrainement, les missions, tout cela m’aide aussi à penser à autre chose. Je ne manque pas de soutient évidemment. Mais justement, tout le monde s’inquiète pour moi. Tout le monde me voit comme un handicapé. Je vis chez mes parents, je n’ai pas de vie sociale, j’ai le clan certes, mais c’est autre chose. Cet accident a tout bouleversé, tout changé. J’ai changé. Je dois changer. Je ne veux plus attendre. »

Un silence s’installe. Je sais que quoi que je dise, la doyenne le gardera pour elle. Pouvoir se confier… est un luxe que je n’ai pas. Mais avec la doyenne, avec Aya, c’est différent. Yamiko revient puis dépose le thé sur la table basse. Aussitôt fait, elle repart aussitôt, mais se ravise et nous sert à chacun une tasse de thé. La doyenne observe le thé puis frappe aussitôt Yamiko avec sa canne en lui reprochant d’avoir trop fait infusé le thé. Je saisis ma tasse puis trempe mes lèvres dans l’eau trouble. Trop infusé en effet… Mais le goût reste correct. Yamiko, dans un énième élan de révolte, hausse à son tour le ton puis tourne les talons.

« –Yamiko ! Assis-toi ! »
–Laissez doyenne, si la jeune femme ne veut pas rester, inutile de la forcer.
–Les jeunes de nos jours…
–Elle m’a dit qu’elle voulait apprendre à maîtriser le kinton, ainsi que les bases du ninjutsu. Peut-être pourriez-vous lui donner un petit cours. J’ai moi-même besoin que l’on m’enseigne, mais je ne peux… Je ne veux pas le demander aux autres… »
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Mer 18 Juil 2018 - 11:59
- Je lui enseigne déjà ce que je sais mais il semblerait qu'elle ne soit pas satisfaite de ma formation. A mon âge, je m'épuise vite or elle est animée par une volonté d'apprendre rapidement. Rythme que je ne peux pas suivre … que je ne peux plus suivre. La vieille marque un silence alors qu'elle se remémore vos entraînements passés et qui lui laissait des souvenirs plutôt amers. Kenshin … j'aimerais que tu l'aides … Je sais que je te demande quelque chose de difficile car comme tu l'as pu constater, Yamiko n'est pas une fille … très commode. Mais je pense que derrière cette insolence se cache une véritable détresse. Elle n'a pas eu une enfance facile et en grande partie à cause d'un membre de notre famille qui les a abandonnés, sa mère et elle. Nous n'avons pas encore identifié son père car elle ne sait même pas comment il se nomme mais sa maîtrise du kinton prouve qu'elle est de nôtre. Il est donc de notre devoir de réparer cette erreur qu'a commis un des nôtre.

Tu ne considérais pas ton passé comme un secret alors les anciens, avec qui tu avais eu une entrevue obligatoire le jour de ton arrivée, ainsi quelques autres Metaru haut placés, le connaissait. Ils savaient que tu avais quitté ton village natal à treize ans pour aller à Matshu où tu avais rejoint une organisation mafieuse. Un groupe où tu serais encore aujourd'hui si le Parrain n'avait pas été tué par son propre bras droit. Une trahison qui t’avait forcé à fuir. Tu avais alors décidé de te rendre à Kumo où tu savais vivait le clan de ton géniteur. Tu n’étais pas venue pour essayer de retrouver ce dernier dont tu n’avais cure de l’existence. Tu étais dans le Village Caché des Nuages avec comme unique objectif t’apprendre à maîtriser ton pouvoir que tu parvenais à utiliser que sommairement. Tu savais que ton aptitude pourrait te rendre plus puissante, but que tu cherchais à atteindre, mais le manque de savoirs t’empêchait de l’exploiter à son maximum.

Tu désirais devenir plus forte pour pouvoir atteindre ton ultime objectif qui était de trôner au sommet de la pègre où tu avais grandi. Oui, tu comptais un jour retourner dans ce monde de violence où tu pensais être à ta place mais que tu avais dû fuir pour ta survie. Ton but final, que tu savais ne serait pas apprécié, tu ne l’avais confié à personne, pas même aux anciens mais Aya Metaru avait des suspicions sur ce que tu cherchais à obtenir.

- Je me demande si derrière son engouement pour devenir plus forte ne se cache pas un sombre dessein ! Elle a fait partie de la pègre alors je pense qu’elle est capable de tout. Au vu de son comportement et du milieu où elle a grandi, je ne serais pas étonnée d’apprendre qu’elle a déjà tué des innocents !

La vieille Aya avait raison. Tu avais dix-neuf ans mais la liste de tes victimes était certainement plus longue que celle de la plupart des shinobi de ce Village Caché. Et tu n’avais pas ôté la vie qu’à des vilains mais aussi à des innocents et même à tes propres anciens coéquipiers. Actes bien méprisables mais que tu ne regrettais aucunement. Au contraire, tuer te manquait même mais tu devais retenir tes plussions pour le bien de ton dessein. Tu ne pouvais même plus laisser exprimer librement ton amour pour la bagarre au risque de croupir dans une cellule, voire condamner à mort.

- La plupart d’entre nous pensent qu’Yamiko devrait être confiée à quelqu’un capable de la soumettre même par la violence mais je la connais assez à présent pour pouvoir affirmer que ça ne serait pas la bonne solution. En procédant ainsi, on ne fera qu’offrir ce qu’elle cherche : la brutalité. Voilà pourquoi, je voudrais que tu te rapproches d’elle Kenshin. Tu es l’un des jeunes les plus raisonnables du clan. Seul quelqu’un comme toi pourrait réussir à la faire entendre raison. Je sais qu’elle ne va pas vouloir t’écouter mais j’aimerais que tu insistes ... Tu voudrais faire cela pour moi ? ... Pour elle ?

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Jeu 19 Juil 2018 - 19:32
Par ces mots, j’ai tenté de demander de manière détournée une session d’entrainement avec la jeune femme et la doyenne… tentative ratée. Grand-mère Aya m’explique qu’elle entraine déjà Yamiko, mais à cause de son grand âge, elle ne parvient plus à tenir le rythme. La fatigue prenant le dessus, elle ne parvient à satisfaire l’appétit de puissance de son élève. La doyenne a-t-elle tant vieillit que cela ? Petit, il m’arrivait de m’entrainer avec elle et sa maîtrise n’avait d’égal que sa puissance. De ses mains jaillissait de la magie… Tout du moins, c’est ce que je pensais à l’époque. Quelques soient mes demandes, elles parvenaient à les réaliser à travers son métal. Objet, paysage, outil… Rien ne lui était impossible. Emerveillé, je désirai pouvoir un jour parvenir à son niveau. Quand je regarde ce que je suis devenu aujourd’hui, ma maîtrise du métal est… Pitoyable. Comment ai-je pu oublier tout cela. Comment ai-je pu oublier quelque chose que je désirai tant ? Comment ai-je pu me perdre ainsi.

Le temps a fait son œuvre, tant pour elle que pour moi. Ses épreuves m’ont permis d’ouvrir les yeux, tandis qu’elles ont transformé son corps, l’affaiblissant petit à petit jusqu’à lui faire perdre toute sa puissance. La voir ainsi… est insupportable. Sommes-nous tous destiné à finir ainsi ? Sommes-nous tous destiné à dépérir, voir tout ce qu’on acquérir au cours des années nous être retiré jusqu’à qu’il ne nous reste plus rien ? Au fond, ceux qui meurent sur le champ de bataille sont peut-être plus chanceux…

A peine ai-je le temps de m’attrister de son état que grand-mère Aya me fait part de son souhait : elle veut que je prenne Yamiko sous mon aile. D’après la doyenne, Yamiko cache une profonde détresse. Peu après sa naissance, son père les abandonnés, elle et sa mère. Sa mère n’étant pas du clan, il semble les avoir chassés les laissant livrées à elles-mêmes. Le clan, n’ayant eu vent de cette histoire que bien plus tard, recherche depuis cet homme, sans succès jusqu’alors. Comment un homme, comment un Metaru a-t-il pu se comporter ainsi… ? C’est tout bonnement impardonnable… Mon poing serré, pour dissimuler ma colère, je bouille de l’intérieur à l’idée qu’un tel acte ait pu être commis. Bien que ce genre d’histoire soit tout sauf une exception, le fait que ce soit dérouler dans notre clan, sous nos yeux, est impardonnable. Et malgré tous les défauts dont on puisse nous affubler, jamais je n’ai entendu une telle histoire. Jamais.

Des personnes les ayant connus à l’époque doivent toujours être en vie. Quels qu’ils soient, où qu’ils soient, je les retrouverai. Voisin, amis, famille, connaissances… Quelqu’un doit bien se rappeler d’eux. Et qu’importe le temps que cela me prendra, je trouverai cette personne et je découvrirai le responsable. Maintenant, je comprends mieux pourquoi Yamiko se comporte ainsi. Aya pense que derrière son désir de puissance se cache un sombre dessin. La vengeance ? Le pouvoir ? Yamiko ayant fait partie de la pègre durant sa jeunesse, sa vie n’a été faite que de violence, brutalité, meurtres et trahisons. Pour lui éviter de prendre un tel chemin, beaucoup pensent qu’il faut la soumettre par la force. La plier pour la briser, et reconstruire par-dessus. Mais Aya n’est pas de cet avis. D’après elle, en agissant ainsi, nous ne ferions que répéter le seul schéma qu’elle a connu jusqu’à aujourd’hui : la brutalité. La loi du plus fort.

« –Voilà pourquoi, je voudrais que tu te rapproches d’elle Kenshin. Tu es l’un des jeunes les plus raisonnables du clan. Seul quelqu’un comme toi pourrait réussir à la faire entendre raison. Je sais qu’elle ne va pas vouloir t’écouter mais j’aimerais que tu insistes ... Tu voudrais faire cela pour moi ? ... Pour elle ? …
–Oui. »

Inutile d’y réfléchir. Par de maintes occasions la doyenne m’a aidé. Elle m’a entrainé, m’a nourri, s’est occupée de moi… et quand j’étais brisé, après l’accident, elle m’a aidé à me reconstruire. Jamais je ne pourrai lui refuser une telle demande et, bien que cela se soit passé alors que j’étais encore jeune, je me sens responsable de la situation de Yamiko. Si les autres mettent la main sur elle, ils ne feront qu’empirer la situation, et créeront un monstre. Je ne peux pas laisser cela arriver. Je ne peux pas laisser cette jeune Metaru être détruite ainsi.

« –Je vais la prendre à ma charge, et je vous promets de tout faire pour l’aider à se reconstruire. Il faudrait que vous parliez aux autres anciens pour leur faire accepter l’idée. De mon côté je vais aller voir mon père et en discuter avec lui. Je sais que je peux lui faire confiance, et surtout, que je peux l’amener à accepter mon avis. Surtout, que personne d’autre que vous et moi ne se mêlent de cette histoire. Si jamais des voix s’élèves, je les ferai taire. Je vous en fait la promesse. »

Je ne la laisserai pas retourner dans les ténèbres. Tant pour Aya, que pour elle et pour le clan, je ne laisserai pas les choses se dérouler ainsi.

Je dois aussi retrouver son père, même si la tâche risque d’être périlleuse. Yamiko ne se souvient pas de son nom, donc impossible de regarder dans les registres pour le retrouver. La doyenne a certainement fait des recherches sur sa mère, tant auprès du village que du clan, mais sans succès apparent. Retrouver son père… pourrait libérer Yamiko de son fardeau, ou la faire sombrer encore plus dans les ténèbres. Mais je déciderai bien ce que je ferai de cette information en temps voulu. Pour l’instant, l’heure n’est pas à la réflexion, mais aux actions.

« –Pouvez-vous me dire tout ce que vous savez sur Yamiko ? Le nom de sa mère… le gang dans lequel elle était, leur zone d’action… Je mènerai l’enquête de mon côté et si j’apprends quoique ce soit, je vous le dirai. »
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Mer 1 Aoû 2018 - 22:53
- J'ai bien peur que ça ne soit pas une bonne idée d'enquêter sur son passé. Elle nous a certes confié sa vie d'avant mais elle ne nous a pas tout dit. Nous ignorons le nom de sa mère… nous savons juste qu'elle vit à Kaminari mais pas où exactement. Elle n'a pas voulu nous révéler la ville où elle habite surement parce qu'elle ne veut pas qu'on aille la voir. C'est un souhait que nous les anciens tenons à respecter. La doyenne marque un bref silence avant de poursuivre fixant le jeune Metaru dans les yeux. Tu penses certainement que plus tu en sauras sur elle, mieux tu pourras l'aider mais je crains fort que cela ne ferait qu'attiser son animosité si elle apprenait qu'on fouille dans son passé … Ne bouge pas, je vais nous préparer du thé.

La vieille dame s'éclipse, amenant avec elle le service à thé que tu avais sorti. Elle revient quelques minutes plus tard avec toujours les même ustensiles, mais rincés, et portés sur le même plateau. Elle reprend sa place face à Kenshin avant de servir ce dernier d'un thé préparé à la perfection puis elle se sert elle-même. Elle prend ensuite le temps de descendre quelques gorgées du liquide fumant et délicieusement parfumé au jasmin avant de reprendre son discours.

- Elle nous a fait comprendre qu'elle ne désire pas connaitre son père. Une des raisons qui nous a poussé à ne pas le chercher en plus du fait que nous avons aucun indice pour le reconnaitre. Son trait, elle a dû l'hériter de sa mère car je ne vois chez elle aucune ressemble faciale avec l'un des nôtre … Quant au caractère … elle est sans aucun doute une Metaru.

La doyenne laisse de nouveau planer un silence, le temps de prendre un peu de thé.

- Tu veux connaitre l'organisation mafieuse où elle a été active mais là-dessus non plus nous n'avons pas grand-chose. Nous avons juste des données qu'elle nous a révélé personnellement alors je ne peux pas affirmer leur authenticité. Apparemment son organisation était basée à Matshu. Elle a intégré celle-ci à l'âge de treize ans et y serait sans doute encore aujourd'hui si un membre du groupe n'avait pas tué le parrain ; pour prendre certainement sa place. Il a également cherché à éliminer Yamiko mais elle a réussi à fuir … Le traire doit être quelqu'un de puissant car même Yamiko qui ne craint même pas le courroux de Reiko semble le craindre au point d'avoir fuit jusqu'à Kumo où elle espérait être en sécurité. Enfin, elle nous a dit être venue ici afin d'apprendre à se défendre car elle craint pour sa vie mais je me demande si elle ne cherche pas plutôt à devenir plus forte afin de pouvoir se venger de cette traitrise un jour … Voilà pourquoi j'aimerais que tu essaies de la remettre sur le droit chemin avant qu'elle n'exécute son plan qui, si j'ai raison, pourrait porter tort non seulement à notre clan mais aussi au Village. Je suis consciente de te demander beaucoup mon petit Kenshin mais je ne vois que toi pour endosser ce rôle de "guide". Si tu échoues alors je doute que quelqu'un d'autre réussira.

Aya n'avait pas tord mais elle n'avait pas non plus entièrement raison. En effet, tu leur avais certes révélé toute la vérité sur ton passé mais pas ton véritable dessein. Tu cherchais effectivement la puissance afin de pouvoir un jour retourner dans le monde de violences où tu pensais être à ta place mais pas pour te venger. Ton objectif était de trôner au sommet de la pègre où tu te sentais bien. Ton rêve était de régner sur ce monde que était le tien mais que tu avais dû fuir pour ta survie …

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Rencontre [Metaru G. Yamiko]

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