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Vip du Komi Ket - PV Mura [confidentiel]

Hyûga C. Diao
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Jeu 28 Juin 2018 - 0:30
L’adresse comme le nom du destinataire m’avait laissé perplexe à l’ouverture du rouleau, mais j’avais promis à la femme à la commande si singulière de ne pas regarder l'acquéreur avant d’avoir fini mon travail. Elle qui se disait une assistante m’avait conduite aujourd’hui jusqu’à mon académie il y avait pas si longtemps encore, elle m’avait confié qu’il s’agissait d’un projet de science secret qui devrait rester le plus discret possible. Bon qu’elle avait été ma surprise en voyant que le directeur lui-même se verra remettre mes mois de recherches sur le sujet, ainsi que leurs aboutissements. En bonne filou -qui était souvent convoquée pour sa bonne conduite- je connaissais la bonne heure qui éloignait le Cerbère gardant les portes du directeur, l’heure du thé, quelque chose de sacré sûrement, enfin plutôt du café dans son cas à lui. Trois toc toc et puis voilà ! Moi ! Trois petits pas, révérence et nous y voilà.

§ - “ Eh bien j’ai l’impression qu’une éternité a passée depuis la dernière fois que j’ai passé cette porte ! “

Pour m’y faire gronder en passant.

§ - “ Votre commande spéciale est terminée, vous pardonnerez l’attente, mais c’était un travail de longue haleine. Vous êtes bien un membre du Komi ket ? “ Elle avait murmuré la dernière phrase.

De toute façon ce n’était pas possible autrement de me connaître, je ne vendais ce genre de talent que dans ses bas-fonds là bien gardés. Avant même qu’il en place une et parce que j’étais excitée à l’idée de dévoiler un niveau supérieur de mon art, j’avais déjà déballé la première merveille, la version interdite, payée d’avance par la femme. Sa particularité était que ce serait une version unique, aux bas longs blancs et détaillés de leurs noeuds rouges exceptionnels, le reste du corps était d’autant plus peaufiné qu’il n’y avait pas beaucoup de vêtements pour tricher…

§ - “ Et la voici enfin en exclusivité pour vous mon cher : Lee-na-ly ! L’irou ardente. Ma plus belle pièce, vous êtes chanceux dans vos amitiés mon cher, elle a été offerte par celle qui a passé la commande.”


Cela aurait pu paraître surprenant pour les gens extérieurs au clan, mais un Chokoku se choquait rarement du spectacle que lui offraient ses yeux. Le dégoût comme la gêne leur semblaient manquants, comme si on les avait un peu conditionnés depuis la naissance à faire abstraction de pensées, pour juste reproduire avec brio ce qu’ils voyaient. Bon on va pas se mentir, parfois aussi, en bons artistes, ils laissaient place à l’imagination et c’était de loin ce qu’ils préféraient, enfin moi surtout. J’aurais pu me planquer tout le long sous le couvert de l’esprit du clan, mais je n’étais pas certaine que si oui c’était de l’art de sculpter des corps nus, faire ce genre de trucs ne serait pas plus… audacieux ? Il avait fallu plusieurs modèles pour combiner différentes parties du corps afin d’avoir ses créations parfaites, cela avait des mois maintenant à réaliser, car en plus de trouver les bons éléments, les bons détails pour la statuette, mais aussi travailler cela à cette échelle… Il avait fallu les peindre après de nombreux essais de poses afin de trouver celles qui seraient parfaites !

Aussi je finissais les derniers emballages… La suite nous la connaissons.

§ - “ Dans la même gamme, toute la team du syndicat revisitée…” Elle sortait ses créations toutes plus *tousse* que les autres…. “ Vous noterez la qualité du socle. Les collectionneurs vont être sacrément jaloux au prochain rassemblement !! ”

Voilà maintenant vous savez, la Chôkoku délurée qui fournissait le Komi ket était une gamine de dix-sept ans se remplissant les poches avec tous les fantasmes des membres de la société secrète. D’ordinaire, je ne me présentais jamais en personne, les gérants du Komi ket faisaient les intermédiaires, mais cette fois, elle avait insisté pour que je me présente en personne. Ma foi, j’étais fière de mon travail après tout, alors cela ne me déplaisait pas. La femme qui entrait dans la pièce en revanche elle en perdait sa tasse de thé… Ou de café plutôt. Désolée !
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Borukan Muramasa
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Dim 15 Juil 2018 - 22:51

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Une visite très spéciale prend place (aussi inattendue que surprenante). Une ancienne élève se présente dans l'antre des éternelles et inévitables remontrances, alors que le directeur est tranquillement assis (comme à son habitude) derrière son imposant et obséquieux bureau. Prenant ses aises en décortiquant scrupuleusement quelques dossiers où planait encore la décision quant à la sentence venant s'abattre sur les fautifs mentionnés dans ceux-ci, il semble absorbé par la gravité de ces comptes rendus déconcertants. Quelqu'un apparaît, visiblement pas la secrétaire venant annoncer une nouvelle catastrophe, à moins que celle-ci ait drastiquement changée le moindre de ses traits et l'essence même de sa présence. Laissant la jeune femme qui pénètre entre les murs se présenter, il a souvenance de celle-ci. Plus ou moins. Elle avait déjà subi le courroux du Sanctuaire à quelques reprises, comme la plupart des âmes hantant ces lieux. Silencieux, il écoute la raison de sa venue, laissant son visage figé dans le marbre, le temps d'avoir connaissance de la raison animant la Kunoichi à faire montre du bout de son nez. Elle parle de commande, alors que l'hôte n'a rien demandé de particulier. Étrange. Il devait y avoir erreur sur la personne. Le nom du Komi Ket fait écho et résonne. Travail de longue haleine ? Que pouvait-elle bien dissimiler dans les boites qu'elle transportait avec une palpable précaution ? Mystère. C'est alors qu'elle déballe une statuette et la présente, révélant le secret bien gardé. La fameuse Leenaly, ardente jusqu'au bout des ongles, représentée dans une posture des plus artistiques et fantasmagorique, touchant du doigt la véritable quintessence de ce que la pulsion créatrice pouvait rêver de mieux. Chaque détail était savamment reproduit, allant jusqu'à des horizons non escomptés, laissant penser que certaines parties -les plus intimes- avaient été examinées en profondeur sur la personne fidèlement dupliquée présentement en taille réduite. On pensait immédiatement que l'argile façonnant cette édition très spéciale était de chair et de sang, menaçant de s'animer au moindre instant. Il ne fallait pas se vanter expert pour directement déceler tout le talent de la créatrice. Peut-être même avait-elle longuement étudié son travail, tout en se basant sur sa propre anatomie afin d'apporter les touches les plus saisissantes et pouvant heurter les non-initiés à ce que l'art se devait indubitablement d'incarner. Mieux valait ne pas se poser de question et laisser scellé dans la boite de pandore les secrets de fabrications Le regard du médecin était aiguisé et voyait qu'il s'agissait d'une pièce peu commune et que l'on ne pouvait point même contempler dans les collections des plus grands amateurs de chef-d’œuvres. La supposition que cette visiteuse s'avérait être en réalité la célèbre Chokoku de l'ombre, créant moult statuettes fallacieuses de Kunoichi afin de les vendre dans le plus grand secret, coulait de source. Selon les dires de la créatrice, il s'agissait d'un cadeau d'une admiratrice secrète. Situation peu étonnante en soi pour un directeur, que de recevoir pléthores de remerciements sous formes diverses et variées de la part de ses admiratrices. D'habitude la secrétaire se chargeait du courrier et autres plis, réservant même un espace d'une taille déconcertante dans l'espace de stockage, afin d'entreposer momentanément les innombrables colis contenant Pantsu et autres missives plus ou moins louches tenant de la déclaration d'amour interdite, adressés à l'attention du parangon de manière journalière. La situation était cocasse et plus que rocambolesque, mais c'était l'un des devoirs du directeur que d'inspirer la fougue de la jeunesse chez les jeunes filles en fleur. Un fardeau difficile à porter, mais inévitable. C'était la première fois qu'une admiratrice lui envoyait ce genre de présent, sans compter que la livreuse avait passé les mailles du filet de sécurité. Pourtant, le directeur était loin de s'offusquer de cette livraison. Il en était même agréablement surpris, étant à la fois fin critique d'art à ses heures perdues, tout comme un amateur de ces esquisses exultant l'imaginaire de façons illimités. D'ailleurs, il était lui-même créateur d'art, aimant faire naître les encres, qu'elles soient de mots s'ancrant dans les entrailles des pages ou encore esquisses s’érigeant sur les toiles. Le modelage n'était pas son fort, bien qu'il soit assez doué dans la sculpture (scalpel assassin) il ne s'y risquait que rarement. En tout cas, la Chokoku ne manquait point de faire honneur à la réputation de son clan en la matière.
« Ohayo Gozaimasu. Je n'ai pas la moindre idée de quoi vous parlez. Certainement une ancienne élève vous a mandaté la réalisation de ces oeuvres afin de remercier l'Académie, et par extension le Directeur de celle-ci en egayant la décoration de son bureau de quelques oeuvres d'art. Malheresement, je n'avais pas prévu d'espace afin de les exposer, mais je vais m'atteler à la tâche que d'en ériger un. »
Regardant les diverses statuettes du coin de l’œil, remarquant que toutes s'avéraient remarquables. Bien que l'Irou ardente ressortait particulièrement du lot, les autres représentaient les plus reconnues adeptes égéries de la cause, dans des postures plus ou moins scabreuses, mais loin d'égaler celle arborée par l'édition très spéciale.
« L'édition spéciale mérite amplement sa place sur le bureau. Cependant, pour les autres, il va me falloir changer toute la décoration, je le crains. Peut-être une vitrine en Shoton serait du plus bel effet, avec quelques Fuinjutsu d'Hikariton afin d'illuminer comme il se doit ces pièces d'une rare élégance. Cela apporterait une petite touche de chatoyant. Je réquisitionnerais l'aide de quelques élèves manipulant ces arts. Cela me permettra de faire d'une pierre deux coups, je pourrais les évaluer en même temps sur leur maîtrise en Ninjutsu. »
Le directeur regarde le mur un instant, pensif sur la disposition d'une magnifique vitrine afin de rendre un peu plus chatoyant l’atmosphère de l'antre. Oubliant presque la Chokoku qui terminait de déballer la marchandise sans une seule once de retenue, le songeur remarquait quelque chose de bien singulier. Le pragmatique se tourne vers elle, assez perplexe quant à l'idée que lui inspirait toute cette débauche créatrice.
« Vous êtes douée. Vous m'avez inspiré une idée. »
Avec le changement de règne sur la Roche, la statue s'érigeant sur la Fontaine devait être très prochainement remplacée, afin de marquer d'une pierre blanche la propagande Iwajine et la distiller dans le cœur des jeunes pouces. Néanmoins, l'idée que lui avait suscité ces représentations s'avérait bien plus pointue. L'Académie allait connaitre très bientôt de bien meilleurs lendemains. Mais outre ce projet d'une envergure titanesque, le parangon avait mis le doigt sur quelque chose qui pourrait apporter énormément à l'Académie. Il ouvrit le tiroir de son bureau, puis en extirpa une feuille qu'il tendit à la livreuse, la déposant sur le bureau.
« Ou plutôt deux. Tenez, il s'agit d'un formulaire à remplir, si cela vous intéresse de créer un Club d'art dans l'Académie, avec certains de vos collègues ou même des élèves. Vous devez vous rappeler du règlement concernant ces activités. D'habitude, il faut au minimum qu'un Chunin donnant des cours à l'Académie s'y inscrive en tuteur et que le projet passe devant le Comité des élèves, mais vous êtes si douée que cela serait faire offense à votre talent. Si cela vous intéresse, repassez et ramenez-moi directement le document dûment rempli. En vérité j'hésitais à vous proposer directement un poste à l'essai de professeur en Ninjutsu Artistique, mais je crois que vous êtes toujours Genin, cela ne serait donc pas vraiment raisonnable. »
Muramasa retourne à sa lecture, laissant la Chokoku prendre la feuille ou non, tout comme poursuivre la conversation si telle était son envie. Allait-elle s'avérer curieuse quant à l'autre idée qui semblait particulièrement importante ? Peut-être serait-elle intéressée par cette histoire de poste de professeur et saurait convaincre l'intransigeant personnage que de réfléchir à la possibilité de lui proposer ce poste malgré son rang de Genin ? Mystère.



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Hyûga C. Diao
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Lun 16 Juil 2018 - 0:30
Le travail semblait lui plaire et l’artiste n’en demandait pas plus, cela avait pris des semaines entières pour chacune d’elles, autant dire j'étais attentive à chaque mouvement de sourcils qui aurait pu désigner une imperfection… Une erreur/horreur gâchant mon travail sous l’inattention. Je ne pouvais qu’encourager la précaution de la vitrine, autant que j'étais curieuse de l’association de talents ingénieuse pour la concevoir. Quelle chance d’avoir autant de capacités diverses réunies sous la même coupelle. Je me souvenais qu'à l'académie, mais cours préférés étaient les culturels. Je n'étais pas particulièrement bonne élève, trop dans la lune à longueur de journée, mais la fougue passion de la jeunesse faisait que mes professeurs me pardonnaient. Un peu comme aujourd’hui le directeur d’envahir son bureau de ses créations sans crier gare, le voilà même inspiré selon ses dires. Intéressant choix de mots, aussi je lui souriais allègrement en relevant un sourcil déballant la dernière de mes enfants d’argile.

_”Merci du compliment Directeur, le don est il paraît, innée à mon clan.”

Ce qui n'était pas tout à fait faux. Nos mains créaient facilement, c'était à notre esprit de bien choisir son inspiration en revanche. Face aux documents, j'étais alors prise de cours, offrant un regard dubitatif à l’offrant, tout en l'écoutant attentive. Ainsi donc le renard offrait quelques alternatives dans plusieurs offres ramenant à une seule au final plus ou moins, mais qui toutes offraient la même attractivité pour se complaire dans l’art. Comme c'était intéressant…

_”Oui je me souviens parfaitement des règlements, je ne suis promue que depuis trois mois après tout. Voilà qui est fort flatteur. Vous permettez ?”

Là-dessus je m’asseyais, pourquoi remettre à demain ce qui pouvait être fait aujourd’hui, je n’allais pas le déranger tandis qu’il avait le nez dans ses dossiers, faussement ou non attentif à ses derniers. Ce n'était pas par étourderie que je lui rappelais que je n'étais genin de si peu de mois, pour moi, ce n'était pas le temps qui faisait le grade qui devait être porté, mais les actes qui conduisaient à l'endosser. Je ne comptais pas me jouer de lui en étouffant ce qui pouvait faire de l’ombre à la place qu'évidemment dès lors je convoitais. À quoi bon de voler une place en la forçant, la réglementation avait probablement son raisonnement à la base, aussi allais-je tout d’abord m’empresser de décortiquer ce fait.

_”Pourquoi un Chunin directeur ? Un civil pourrait enseigner l’art pour peu qu’il fasse partie de son âme. Ne pensez-vous pas ? ”

Un sourire plus tard, j'étais penchée sur la table de son bureau pour le remplir et lui remettre sans attendre et tandis que je m’occupais, je me permettais de continuer de l’importuner dans sa tâche tout en conversant avec lui. S’il daigne m'accorder l'intérêt de me répondre malgré tout.

_”Je peux être la remplaçante sans garantie de durée de la part de l'académie pour le poste officiel, après tout il est inoccupé et une genin vaut mieux que personne non ? Ainsi donc, si vous trouvez mieux ou grade, il sera simple de remplacer, si je finis promue, vous me titulariser. Qui nous empêche de faire l’essai ? ”

Les documents étaient remplis, je les déposais empilés du bon sens-le sien, sur son bureau, avant de prendre une pose plus confortable sur mon siège venant croiser mes doigts entres eux, les coudes supportant le poids des bras sur leurs reposes prévus à l’effet. Mon regard carmin était perçant, mon sourire en coin étant taquin.

_”Et le second point que vous vouliez aborder, quel est-il ? “

Quelque chose en rapport surement ou une autre commande spéciale qui va demander ma discrétion. Dans tous les cas, je saurais le satisfaire, je me rappelais encore parfaitement comme le Directeur était exigeant, mais aussi à quel point il était périlleux de le décevoir...
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Borukan Muramasa
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Lun 16 Juil 2018 - 14:47

♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Cela faisait presque une année que Muramasa était en charge de l’Académie. Il suffisait que la saison des Sakura - venant à peine de prendre place - trouve sa fin, afin de couronner cet achèvement d’une première flamme dont la symbolique oscille entre l'éphémère et l’éternité. Le temps est quelque chose de bien subjectif, ne présentant pas les mêmes incarnats selon les iris qui en sont spectateurs, mais également victimes. La Chôkoku semble surprise à en juger de la courbure qu’adopte son sourcil, néanmoins ce sourire goguenard trahit une certaine satisfaction (ou malice) que d’être complimentée sur son travail d’orfèvre. La réputation des Chôkoku les précédait, leur don clanique dans les arts du modelage n’étant plus à prouver, tout comme leur sens de la création incarnait son paroxysme dans l'éphémère. Assez explosif, si l’on peut se permettre l’expression, leur talent naturel leur permettait un certain monopole dans le Cœur-Commerçant du Village Caché. Lorsqu’il était nécessaire de faire construire la statue d’une personne d’importance, les Iwajin se tournaient toujours et naturellement vers les fameux façonneurs d’argile. La tradition que d’ériger une statue représentant le miséricordieux Tsuchikage dans la cour de la fontaine de l’Académie, venait de l’action téméraire d’un Chokoku - fanatique - ayant “offert” - de manière plus que cocasse - une immense statue dans la même dite cour au Shodai Tsuchikage en personne. Cette action de bravoure inspira l’Académie, qui depuis lors fait ériger une statue de l’actuel dirigeant de la Roche prenant place en plein milieu de la Cour de la Fontaine. Pour le moment, celle du Nidaime trônait encore sur son piédestal, mais avec les récentes révélations du sommet international, plus pour très longtemps. Muramasa avait conscience qu’il fallait prochainement remplacer la fameuse icône du Nidaime pour une toute nouvelle, celle du Sandaime. Cependant, cela devrait patienter jusqu’à la révélation publique, ainsi que le discours officiel d’intronisation. Il était important d’inspirer les rêve et les espoirs des Genins joufflus en apportant ce genre de symbolique, nourrissant tacitement la propagande que le Tsuchikage veille sur eux, tout en leur donnant le rêve fantasmée qu’un jour peut être, ce serait eux qui obtiendrait l’infini honneur, pour ne pas dire privilège, que d’avoir leur effigie se dressant en ce Sanctuaire de l’apprentissage des arts obscurs. Sortant son regard des dossiers, le directeur acquiesce, invitant la visiteuse à prendre place assise. Contre toute attente, elle semblait intéressée par les idées évoquées. Il était évident que l’artiste devait être assez occupée entre ses activités de demoiselle et ses commandes de statuettes qui devaient s’avérer particulièrement fructueuses et lucratives. Un vrai maître artisan ne se vouait pas à l’art pour l’argent, mais par passion. C’est sans doute pourquoi la Chokoku s'intéressait à partager sa vision artistique de manière généreuse. On ne pouvait pas le cacher, mais travailler en tant que professeur à l’Académie ne présentait pas un salaire très attractif. Il s’agissait presque de bénévolat. Le Tsuchikage devait certainement détourner des fonds à son bénéfice personnel (pour financer ses sorties à Iwajuku) en réduisant au minimum les salaires de ses Shinobi et autres employés, ce qui touchait même l’Académie Hashira. Tandis que la demoiselle commençait à remplir les papiers en semblant absorbée par la tâche (sans doute n’était-elle pas habituée à ce genre de besogne, chose normale lorsqu’on dispose de moult serviteurs qui s’occupe de ce genre de nécessités administratives), le médecin la fixait silencieusement en se demandant si elle comprenait que ceci s’agissait d’une épreuve afin de voir si elle avait les qualités nécessaires à prématurément enseigner malgré sa position de Genin immature et joufflue.
« Voyez-vous, l’Académie est un lieu d’apprentissage où les cours sont assez éclectiques, mais demeure une institution militaire avant tout. Cela est regrettable, mais les civils ne peuvent pas y enseigner, même si certains cours sont plus culturels que réellement militaires. L’art n’est pas une question d’âge, de rang ou encore d'expérience. Il est ou il n’est pas. D’ailleurs c’est pour cette raison que j’ai pensé à vous proposer un poste de professeur, mais bien sûr, avant, il faudra que vous démontriez que vous la méritez. Pas à mes yeux, pas aux vôtres, mais à ceux de tous ceux qui peuplent l’Académie. Vous êtes consciente, tout comme moi et certains, que malgré l’apparente sérénité de ce lieu, en réalité, le climat est emplie de rivalité et de compétition tacites. Ce n’est pas loin d’être une guerre de tout instant. Il vous faut gagner les batailles et revendiquer la place que vous méritez. Par exemple, on peut dire que votre visite a indirectement été votre première victoire. Une victoire très prometteuse pour les suivantes. »
Rusée comme un renard, la Chôkoku semble très intéressée par l’idée d’être enseignante. Un peu trop pour que cela ne soit pas lié à de noirs desseins. Peut-être voulait-elle exprimer la fougue de la jeunesse en arborant une tenue d’enseignante et en ayant l'autorité légitime de torturer les élèves joufflus en leur donnant des coups de règle en fer sur le bout de leurs gros doigts boudinés. Mieux valait ne pas trop penser à cette énigme. Muramasa était légèrement songeur sur la question, mais faire marcher une Académie nécessitait des professeurs motivés, qu’importent leurs raisons et la pédagogie qu’ils employaient, du moment que cela restait acceptable. Un véritable nid de vipères, pour sûr. Du moment qu’ils respectaient leurs engagements et le règlement, tout se déroulerait bien. Dans le pire des cas, sur le même principe que la salle de retenue pour les élèves un peu trop turbulents, il existait des exutoires afin d’offrir aux professeurs la rédemption en cas d’inévitable nécessité.
« Vous êtes bien renseignée. Vous devez envisager depuis longtemps une place de professeur. L’Académie est après tout un très bon choix… Il est dommage que très peu de Shinobi ne songe à s’y impliquer davantage. Effectivement, le poste est à pourvoir, mais l’art n’étant pas la priorité dans les directives émises par le Tsuchikage pour l’enseignement en ces périodes troubles, l’établissement n’a pas encore cherché de titulaire ou de remplaçant. Cependant, c’est votre jour de chance en quelque sorte. Mais je ne peux pas vous faire de faveur, car après tout je ne vous connais pas personnellement, sans compter que parallèlement, même si ce fût le cas et que je vous accordais toute ma confiance en connaissance de cause, cela serait certainement très mal interprété. Vous ne voulez pas, tout comme moi, que des rumeurs pernicieuses apparaissent. Néanmoins, j’ai une solution qui vous permettra d'accéder rapidement à la place que vous escomptez. Bien sûr, vous seriez professeur remplaçante la première semaine, mais si vous travaillez bien ,vous serez bien entendue titularisée dans les plus brefs délais par place vacante. »
Elle avait terminé de remplir le formulaire B638 et avait demandé quel était ce mystérieux point qu’il avait évoqué précédemment. Titiller la curiosité afin d'intéresser l’interlocuteur passait par quelques silences avisés. Le Directeur prend la feuille en question et la survole rapidement, avant de la reposer, tout en affichant un air solennel.
« Concernant le second point, je ne comptais vous l’exposer que si vous étiez intéressée et motivée. Chose qui me semble être incontestable. »
Croisant les bras, il fixe la Chôkoku avec un visage sérieux.
« Les Clubs peuvent soumettre certains projets leur tenant à cœur. S’ils sont acceptés, ils peuvent les réaliser en bénéficiant de subventions de la part du budget de l’Académie, mais il arrive aussi que l’Académie propose des projets à réaliser d’elle-même. Et si le Club réussit à les réaliser, il est évident que cela s'avère très bon pour les membres de celui-ci. Il n’est pas rare que les dirigeants de Club se voient très rapidement accéder à une offre de poste d’enseignant de la part de l’Académie. Je pense que vous comprenez l’idée derrière tout ça. »
Réaliser avec succès un projet particulier pouvait faire montre du talent de celui en charge de l’opération. C’était là une preuve irréfutable aux yeux de l’Académie et de ses employés.
« Si être tout d’abord Professeur remplaçant, puis titulaire, vous intéresse et que vous désirez y accéder rapidement, je vous propose de réaliser un projet. Si vous le réussissez et que vous satisfaisiez mes attentes, vous obtenez immédiatement le poste. Il ne tiendra qu’à vous de vous faire rapidement titulariser, mais cela n’est en réalité qu’une formalité, si vous êtes avisée… Bien, il s’agirait d’une oeuvre artistique, comme vous pouvez vous y attendre. Il s’agirait de produire une statue en l’honneur de la Princesse Byakuren afin d’inspirer les élèves. Vous savez qu’une statue de l’actuel Tsuchikage est toujours façonnée et placée dans la cour de l’Académie, tandis que les anciennes sont déplacées, mais toujours présente afin de souligner l’histoire. Je trouve intéressant que d’exposer le plus ardent défenseur de la Terre, mais n’oublions-nous pas ce pourquoi nous nous battons ? Vos magnifiques statuettes m’ont fait penser à la solution quant à ce problème. Une statue de Yumehime-sama se doit d’être érigée et présente dans l’Académie. Une représentation immaculée et chaste, donnant force et courage aux élèves. Les jeunes filles en fleur ne peuvent que rêver d’elle comme un véritable modèle à suivre, tandis que les jeunes hommes seront motivés à défendre corps et âme la Nadeshiko de la Terre. »
Le parangon marque un silence, essayant de jauger son interlocutrice.
« Qu’en pensez-vous ? Si cela vous intéresse, avez-vous du temps afin que nous en parlions plus en détail ? Je dois aussi vous faire quelques précisions sur le Club, mais je ne voudrais pas nuire à votre emploi du temps. »
Pragmatique, le directeur offre une porte de sortie à la Chôkoku qui n’allait peut-être pas être intéressée par ce jeu qui pourtant en valait pleinement la chandelle.



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Hyûga C. Diao
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Mar 17 Juil 2018 - 11:51
Je me rappelais parfaitement de l’univers étrange que composait l'académie, certains clubs étaient particulièrement effrayants pour tout dire. Ma première victoire me faisait rire, il était vrai que n’avait pas pour habitude de jouer dans les règles de l’art, sans mauvais jeu de mots. J’aimais souvent sauter les étapes me paraissant superflues pour m’imposer à l’essentiel. Le genre de créature qui montait les marches trois par trois au lieu d’une par une. On aurait pu parler d’empressement, je préférais penser que j’aimais vivre intensément. Par autant que j’agissais sans réfléchir ni peser pour autant - sauf dans les amours probablement, mais qui était censé à ce sujet. Avec attention je décortiquais le flot de verbes du coquin de Directeur qui avait tenté de me ruser déjà une première fois noyant les informations avec une maîtrise intéressante pour tester mon attention. Effectivement, j’avais envisagé l'idée et c'était cocasse, car j’en avais déjà parlé, ma vie avait deux objectifs, a la base l'académie qui offrait un support pour continuer l’apprentissage tout en le dispensant, mais ça demandait une certaine expérience… Et la police qui s'était greffée pour d’obscures raisons égocentriques dans ma liste de souhait. Entre la passion et le caprice, il était facile de savoir où ira mon énergie, j’avais d’ailleurs tout une plaidoirie pour défendre ma place, qui allait vite démontrer par la pertinence des détails, qu’elle n'était pas improvisée.

_” Le salaire est d’autant plus dérisoire, que c’est un peu travaillé pour une gloire ingrate non ? “


Autant ne pas le prendre pour un idiot, surtout que ma chance s’agrandissait avec le manque de sacrifices des shinobis de la roche pour leur future génération et les pieds et poings lies du directeur face au manque de conviction de son Kage pour encourager à la tâche. Mes doigts se tapotaient entre eux, petite arrogante merdeuse que j'étais je n’allais pas passer par quatre chemins.

_”Plutôt que me rémunérer, que direz vous que non seulement je subventionne mon salaire, mais en plus gonfle les caisses de notre chère académie par mon travail ici ? “

De quelle diablerie étais je en train de lui parler ? Voyons, il savait d'expérience ma capacité à composer un réseau et entretenir l’offre par rapport à la demande, ce filon-là, il en avait la preuve sur son bureau. Non ce n'était ni la gloire, ni l’argent ma motivation, juste le perfectionnement, la satisfaction de l’entreprise. Cela pourrait paraître fou, mais peu pourraient comprendre.

_ “ Quand je dis moi, c’est plutôt mes classes en fait. Je pourrais facilement me charger via mes contacts familiaux incontournables dans le domaine redistribuer les créations de notre douce académie. Après tout, ils sont sous la tutelle de cette dernière et de leur professeur, elles ne leur appartiennent pas vraiment ? Puis c’est un service d'être ainsi reconnu et utile.”

Il ne serait pas le seul à faire des propositions arrangeantes, je ne voulais pas ma présence entre ses murs me soit simplement facilité, j’avais pour intention de porter réellement ma pierre à l'édifice. Un instant de calme pour tous deux méditer à ce qu’il s'était dit et en cet instant, je me sentais bénie des dieux, la princesse hein. C'était qu’on me parlait beaucoup d’elle en plus de la rajouter dans ma liste de tâche à faire ces derniers temps. Quelle aubaine.

-”Les noms inscrits sur la demande d'adhésion seront particulièrement utiles. Tenez le vous pour dit Directeur, bientôt nous boirons le thé devant des bavardages de ses braves pousses et leur avenir… Et notre princesse aura la surprise de découvrir la meilleure sans jamais avoir été dérangée. De plus, je vais m’occuper de réaménager l’espace de nos Kages, ainsi que la cour, trop de morosité, elle se doit de faire rêver comme vous dites. D’inspirer.”

Cher directeur, vous n'étiez pas prêt à cette révolution.

_”Nous sommes mardi… Jeudi j’exposerais le projet fini, vendredi vous pourrez le soumettre j’imagine ? Lundi ma place sera officielle donc.”

Je me relevais, en le saluant respectueusement.

_”À bientôt.”

À quoi bon perdre plus de temps en bavardage, action !

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Borukan Muramasa
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Mar 17 Juil 2018 - 17:50
♫♪ Boite à Musique ♪♫
Magna Insomnia


Le Directeur écoute la réponse de la Chôkoku, préservant des traits qui semblent inébranlables, quels que soient les propos audacieux que puisse lui tenir son interlocutrice. Il ne manque pas de remarquer qu’elle semble avoir fait ses devoirs, tant et si bien que toute cette affaire de statuettes paraît un coup remarquablement prémédité. Un mouvement bien habile si tel était le cas. Le médecin appréciait l’art il s’agissait d’une information aisément connaissable. En réalité, elle était loin d’imaginer à quel point, comme la plupart, ne se doutant en rien des secrets préservés à l’orée des ombres. Il était étrange pour le personnage d’user de tant de verve. Avait-elle décelé la raison de celle-ci, ou bien s’était-elle fourvoyée sur la raison expliquant cette opulence ? Il la laisse poursuivre son plaidoyer, sans aucune once de réaction si ce n’est en son regard la fixant de manière inanimée.
« Vous voulez faire du bénévolat, tout en subventionnant de manière détournée les caisses de l’Académie à travers les fruits qui prennent formes en ce sanctuaire, grâce à vos mains devenues légions ? C’est tout à votre honneur. Une association très prometteuse. Ça change de ces projets de réunion sans réelle envergure, se complaisant dans des activités assez… étriquées. Vous avez parfaitement compris la vocation que je désirais implanter dans l’Académie à travers la réforme que j’avais faite et créant le principe de Club. »
Bien sûr, les clubs n’étaient pas censés être un regroupement d’élèves ayant pour seule vocation la procrastination ou d’autres plaisirs louches comme idolâtrer une personnalité juste sur un physique avantageux. Au moins, la Chôkoku était intelligente et douée d’une bonne intuition. La gredine avait très certainement des idées derrière la tête, mais qui n’en avait pas ?
« Vous charger de la cour ? Très bonne initiative, mais pour l’instant c’est loin d’être une priorité. Concernant les représentations du Tsuchikage, nous verrons. Mais vous faites bien d’en parler. Vous savez que l’aile Est est inutilisée. L’été est là, le festival. J’ai toujours pensé à faire une sorte d’espace dédié à l'art dans cette zone inutilisée. Peut-être un jardin fantasmagorique où s’érigent les représentations des plus grands héros de la Roche ? Rajouter un lac artificiel où les élève pourraient flâner ou encore méditer… trouver l’inspiration… Quelque chose manque cruellement... »
La Chokoku semble pressée, montrant une impatience débordante… pour ne pas dire explosive.
« Bien, préparez le projet et nous nous verrons Jeudi. Actuellement, ma secrétaire est occupée par un autre projet, les futures réformes qui seront bientôt présentées au (nouveau et futur) Tsuchikage. Venez donc directement sans passer par elle. Concernant la Statue de la Princesse, j’ai hâte de voir vos idées. »
La jeune femme semblait obnubilée par le côté officiel de son poste.
« Une fois le projet terminé et s'il correspond aux attentes, vous obtiendrez effectivement votre poste de Professeur remplaçant. Après une semaine d’enseignement, vous pourrez être titularisée si votre travail est satisfaisant et qu'aucun incident ne vienne remettre en question votre labeur. Je vais faire enregistrer ces documents à l’administration. Tenez. »
Le Directeur sortit de son tiroir - encore ouvert - une carte, ainsi qu’une clef, puis les déposa devant la manipulatrice d’argile.
« Votre carte de Club provisoire et la clef du local dédié à vos activités. Bien sûr, les membres de votre confrérie, ainsi que vous-même, en êtes responsables et vous pouvez l’aménager selon vos besoins… ou envies. Je vous donnerais les cartes officielles Jeudi. »
Refermant le tiroir du bureau, avant de prendre une cigarette et de la porter à ses lèvres.
« Sayonara. »




Infos:
 



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Tread through wind and rain, and you’re bound to encounter a muddy stream.
And if it must be crossed, it is best to do so unclad.

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Hyûga C. Diao
Hyûga C. Diao

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Mar 7 Aoû 2018 - 21:33
Comme promis, le jeudi du rendez-vous j’entourloupais la surveillance de la secrétaire du directeur de l'académie pour lui rendre visite, trois tocs sur sa porte, sa mélodieuse voix à l'écoute et je rentrais souriante. Petit salut et politesse de circonstance. C’était que j'étais fière de mon projet, à voir s’il serait à son goût, pour le coup j’avais pris beaucoup d’initiatives sans forcément le consulter. L'excessivité de la transe artistique surement. Deux piles s’offraient donc sur sa table, la première étant le retour administratif de tous les membres du club Shiro, les membres et leurs fonctions, ainsi que les objectifs du club, son organisation, ect… La seconde, celle qui allait nous faire entrer dans le vif du sujet, tandis que je la lui présentais.

Un bout du contenu du dossier:
 

_” Je vous retourne le projet complet comme promis cher Directeur. Vous ne serez pas surpris j’imagine que quelques variantes ont été apportées. Par exemple le lac, après étude de l’espace que vous m’avez confié, le nombre d'étudiants de l'établissement et diverses raisons de sécurités consignées dans le dossier si dessous, a été écarté au profit de canaux ruisselant, offrant le même romantisme, le bruit d’écoulement en plus et surtout, du calme pour tous, avec le même confort dans n’importe quel bout du parc.”

Un petit temps lui était accordé pour qu’il lise, médite ect, bref, tout ce qu’il voudrait, c’était lui le patron non. J’avais volontairement commencé par le parc et non pas la statue pour garder le meilleur pour la fin si on pouvait le dire ainsi, faire un coup d'éclat en gros. Tout un art.

_”Il y aura ainsi différentes ambiances, pour tous les goûts de vos étudiants donc. Des plus isolées, proches de la nature si on peut dire au milieu des arbres et les pieds dans l’herbe, alors que se fondant progressivement dans l’entre-deux, un côté plus “industriel” accueillera les allergiques des grands espaces. J’ai prévu une zone sableuse pour les activités et rassemblements divers des clubs, cette dernière étant entourée de bancs tables comme une sorte de tribune. Les statues des Kage dispersées dans le parc selon le décor qui leur correspondrait le mieux, comme s’ils veillaient sur nos études dans leur domaine. ”

Il avait les croquis sous le nez tandis que je lui parlais, ça aidait bien pour se faire une idée. Quelques notes sur les détails aussi.

_”Le plus beau dans tout ça, cela ne vous coûtera pas un sou en plus de montrer à chaque visiteur, les prodiges dont sont capables les enfants de la roche. J’ai recrute tout ceux qui nous fallait bénévolement, certains commerçants sont prêt à vous verser une rente mensuelle pour que le nom de leur boutique se glisse dans un coin ou l’autre, subtilement.”

Mais ça c’était un autre débat, j’avais juste réfléchi à ses histoires de budgets en passant, déformation pro. Patientant sur ses commentaires et autre, j’apportais tous les détails et réponses possibles pour défendre au mieux l’idée, avant de lui dévoiler la statue de Yume,du moins son croquis.

_”Son squelette sera en bois pour plus de solidité. Son corps sera fait en argile blanche et la robe qui l’habille en végétation diverse, dont des fleurs rehausseront la féminité. Ses yeux seront des cristaux et la fontaine qui lui sert de trône, sera elle aussi composée d’anonymes l’admirant sans pouvoir l’atteindre par la barrière et l’eau. Qui plus est, le parterre de fleurs l’entourant empêchera toute dégradation. On ne pourra que la contemplait. “

Verdict ?


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Borukan Muramasa
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Ven 10 Aoû 2018 - 6:22
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La journée qui se dessine est calme, marquant parfaitement les sempiternels labeurs. Aucune saveur. L’arôme, s’étant étiolé au fil du temps, est devenu fade. Un jeudi comme un autre, peut-être pas, joue sa mélodie. Une sonate. Trois notes viennent s’ajouter, annonçant le rendez-vous ayant été convenu. Certainement l’instant crucial qui révélerait si l’adepte de l’argile avait quelque chose à offrir à l’établissement. Si cette dernière méritait vraiment une place de professeur (chose qu’elle semblait convoiter), c’était le moment ou jamais de tirer son épingle du jeu. Amènerait-elle un projet d’envergure se démarquant des autres ? Ou bien s'arrêterait-elle simplement à la facilité ? Le mystère se dévoilerait en quelques instants. Assis derrière son bureau - comme la plupart du temps -, le directeur invite la personne ayant toqué à rentrer. Il s’agissait bien de la Chôkoku de la dernière fois, affichant un sourire, accompagné des quelques documents concernant la création du Club, ainsi que chose plus intéressante ; un dossier sur le projet de ce dernier.

Muramasa remarque en premier lieu que l’Iwajine semble avoir fait ses devoirs, à en croire son assurance, mais aussi l’épaisseur des documents qu’elle pose sur la table en deux piles bien séparées. Restant assez neutre, dans un stoïcisme préservé, le parangon passe rapidement en revue les documents. Passant rapidement en revue les formulaires concernant le groupe, puis avec plus d’attention les croquis et annotations concernant la requête, tout en écoutant les commentaires en restant silencieux. Elle parlait de variantes et de modifications quant aux idées brutes. Un esprit d’initiative attendu, du moment que cela ne s’éloignait pas de la demande en elle-même et que l’ensemble respectait le règlement intérieur. C’était assez bien joué de sa part, il fallait le reconnaître. Elle ne s’était pas faite avoir par les mots, transformant une simple suggestion impensable en une possibilité plus envisageable. La petite futée.

Préférant la présentation orale, à celle d’encre et de papier, le directeur reposa les feuillets, écoutant avec attention, tout en la fixant sans mot dire. Après un court silence, elle reprit ses explications, comme si de rien n’était. Elle semblait avoir plutôt bien préparé son discours, ce qui n’était pas si mal. Un parc plutôt intéressant, qui selon elle ne coûterait rien (ou quasiment) et mettant en exergue les talents ne demandant qu’à être exprimés. À en voir les croquis, cela annonçait quelque chose de très bonnes augures.

La cerise sur le gâteau était pour la fin, en la représentation de la princesse et de la fontaine. Tout cela était encore plus impressionnant que le parc, grâce à la verve affûtée expliquant les moindres détails de la réalisation de la statue et de son socle.

Une fois le discours terminé, Muramasa tourna légèrement le regard vers la superbe vitrine de cristal où trônaient les statuettes qui lui avait été généreusement offerte par une âme généreuse et anonyme, avant de répondre simplement.

« Tout cela est parfait. Peut-être que les rentes promises par les commerçants contre une certaine forme de… subtilite rétribution, me parait mal avisé. Il ne faudrait pas gâcher… la beauté même du projet en lui-même avec ce genre de dérives. Je suis certain que vous les convaincrez de participer de manière totalement altruiste et désintéressée. Après tout, ils le font pour la Roche, mais surtout son avenir qui s’incarne dans les futures générations. Cela devrait être une motivation suffisante que de participer à l’édification d’une statue représentant la princesse et d’un parc servant au bien être de leurs futurs protecteurs. »

Poussant la boîte en bois finement laquée qui était posée sur le bureau en direction de la Chôkoku, en affichant un air solennel.

« Tenez, les cartes de membres. Je crois avoir vu que vous aviez déjà un nouveau membre. Vous recevrez sa carte bientôt dans l’urne réservée à votre club dès que celle-ci sera prête. Votre projet est approuvé. Je vous rendrais peut-être visite afin de voir si tout se déroule bien dans votre entreprise. Dès que vous aurez terminé, vous commencerez en tant que Professeur remplaçant. Vous connaissez la suite. Au bout d’une semaine sans accroc, vous aurez le poste en tant que titulaire. »

S’appuyant sur le dossier, tout en croisant les bras, le directeur fixa la Chôkoku, avant de rajouter quelques mots en affichant un léger sourire semblant satisfait.

«Bon travail. Du très bon travail. Je ne serais même pas surpris que vous ayez déjà pris l'initiative de commencer les travaux. »

Après tout, l'artiste semblait du genre à ne pas perdre de temps inutile. Cela était plutôt une bonne chose, car ils étaient deux.




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