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3. Réddition

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Mar 3 Juil 2018 - 21:17

Réddition


Le troisième et dernier groupe du Collectif et du Seichi était sous la direction d’Asaara Ayako. La lieutenante du Juge Blanc avait d’ailleurs avec elle un homme qui avait tout d’un otage : enchaîné aux poignets et aux pieds, le visage recouvert : nul doute que cette personne faisait partie d’un plan pour cet assaut.

L’arrivée jusqu’aux marécages ne fut pas particulièrement difficile. Contrairement aux deux autres groupes dirigés par Akimichi Obayo, celui d’Ayako faisait directement face à l’entrée principale du village caché de la Brume. Mais plutôt que de se hâter, c’était avec patience qu’ils attendaient. Et conformément aux instructions déjà reçues, les membres du troisième groupe n’épiaient qu’une seule chose : que l’assaut soit lancé par les autres groupes.

Ils furent donc premièrement spectateurs de la scène extraordinaire qui se déroula : le bras énorme d’Obayo qui s’allongea jusqu’à faire éclater son poing sur le rempart de Kirigakure no Satô. La violence fut de mise, puisque tout le monde put entendre l’effondrement d’une partie du mur. Ainsi, l’attaque avait démarré.

Sous un signe de la lieutenante Asaara, la dizaine de mercenaires et les deux membres du Seichi se mirent en route et sortirent enfin de leur partie des marais. Mais contrairement à l’autre groupe qui attaquait sans hésitation le côté de la cité, le troisième groupe avançait calmement, pas à pas.

Asaara Ayako et son otage dirigeaient cette marche qui se termina à une vingtaine de mètres de l’entrée du village en alerte. Qu’allait-il arriver ?


Instructions envoyées aux membres de Seichi de ce groupe plus tôt:
 

Voici les règles et indications à suivre :
  • Lorsque c'est à votre tour de poster, vous disposez de 36h pour répondre.

  • Une seule fois durant tout l'événement vous pourrez demander un seul et unique délai de 12h.

  • En cas de non-respect des délais, vous serez exclu de l'événement.

  • Respectez les règles présentes dans notre Système de combat.

Règle(s) spéciale(s) pour ce groupe :
  • Deux personnages du Seichi sont invités à poster ici en premier lieu.
  • Ensuite, jusqu'à deux Kirijins (dont au moins un gradé !) pourront rejoindre ce groupe.
  • Les non-Kirijins présents inRP à Kirigakure no Satô peuvent se joindre à ce groupe s'ils le souhaitent, avant que les quatre personnages "attendus" aient posté.
  • Le tour sera conclu par Asaara Ayako et ensuite l'ordre de post sera celui établi durant le premier tour.
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Mer 4 Juil 2018 - 23:36
Kirigakure no Satô, cité militaire longtemps prônée pour son organisation, ses exploits et surtout ses soldats, preux shinobis de la Brume. Si Ame no Kuni n’était pas mal classé niveau criminalité, Mizu no Kuni avait connu de sombres temps. Ce devait être un modèle d’inspiration pour Haiko et Kadachi, à l’autre bout du marais… Là d’où venait un bruit assourdissant et les particules des gravas mélangées à la brume : la première offensive du groupe d’Akimichi Obayo avait détruit une partie du rempart. Pas très discret, mais cruellement efficace et annonciateur des intentions de l’attaque.

« Tiens, tiens, la fête a commencé… »
Sourit-il.

Pour sa part, Shima avait embarqué avec son fidèle disciple, Kôji, qu’il avait ramené de Kaze no Kuni lors de son dernier voyage au pays. À la tête du groupe se trouvait être une femme, plutôt secrète sous son vêtement qui la couvrait encore plus que les capes des deux Kazejins. La navigation à travers les marais n’avait pas été aussi difficile qu’attendu, seul un homme avait dû être rapatrié, ç’en était presque trop facile. Mais ça, Shima n’y avait pas prêté attention.

Les instructions étaient claires : suivre sans poser de questions. Sûrement était-ce par rapport à cet homme enchaîné qui avait clairement la dégaine d’un otage, ou alors était-ce plus personnel, notamment par rapport aux « lieutenante Asaara » qui sortaient de la bouche des mercenaires qui les accompagnaient. Enfin, de toute évidence, vu la direction de front qu’ils prenaient, rien ne tarderait trop à s’éclaircir.

« Ne reste pas devant moi, Kôji. »
S’adressa-t-il assez froidement à son disciple en suivant la lieutenante qui emboîtait le pas jusqu’aux portes.

Shima, tout comme Kôji, gardait sa capuche sur sa tête ; pas de son plein gré bien entendu, surtout qu’il faisait bien moins moche sur l’Archipel qu’il ne l’avait entendu sur le Grand Continent, mais il avait aussi une certaine prime sur sa tête alors mieux valait faire profil bas… au moins au début.

Cependant, s’il était bien devant son protégé à sa propre demande, il n’était pas non plus en première ligne aux côtés de l’étrange leadeure qui avait l’air extrêmement sereine et confiante dans cette situation. Cet homme, pensa le dénommé Vénus au sein de l’organisation, devait constituer un véritable facteur dans cette rencontre.

Enfin, bien qu’il ne se serait pas retenu de demander qui ils attendaient plantés là, il devait se préparer comme ordonné. À quoi exactement ? Il n’en avait pas la moindre idée, et il n’aimait pas vraiment ce genre de surprises… Quoi qu’il en soit, la préparation commença sans qu’il ne perde ses moyens : discrètement, le sable s’échappait par petites doses de l’antique jarre qu’il portait sur son dos, alors que sa main droite formait un mudrâ.

Grains par grains, une certaine masse de sable recouvra bientôt un banc de terre entre deux plans d’eau du marais autour d’eux. Puis, à travers la brume, le sable devint de plus en plus difficile à distinguer, jusqu’à complètement disparaître ; à cet endroit-là, il n’y avait plus que de l’eau – et pour peu que l’ennemi s’approche de la zone, l’illusion sera efficace. Même en terre inconnue, s’approprier le terrain était un avantage considérable, et par un petit tour de passe-passe, c’était exactement ce qu’il venait de faire – du moins, en partie.

Ceci fait, il garda sa position en silence, sûrement ne devraient-ils pas tarder à se faire repérer malgré le chaos, ce n’était pas le moment de taper la discute…

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Jeu 5 Juil 2018 - 22:02

Réddition
L'heure était venue, Seichi était en marche pour une mission de récupération de prisonnier dans le village de Kiri, une cité très connue du monde ninja. Le jeune garçon qui n'avait connu que la terrible atmosphère du désert de Kaze no Kuni était étonné par cette ambiance pesante et malsaine. Les flaques étaient pourtant à l'opposé même des dunes de sable, tout portait à croire qu'il n'y avait aucun point en commun entre le désert infini et les marécages de Mizu, mais le blondinet pouvait en trouver un, la seule chose qu'il avait pu côtoyer à chaque moments de sa journée, de sa semaine, de sa vie : La mort. Cette force qui vient attraper des épaules, caresser tes joues sans comprendre pourquoi, ni comment : Elle n'était pas seulement présente dans le Colisée, mais aussi ici. Était-ce Seichi qui emmenait avec elle cet obscur murmure, ou Kirigakure no Satô qui laissait émaner de ses murs cette sensation de malaise horrifique ? Il se pouvait même que ce ne soit aucun des deux, seulement une impression de Kôji, qui ressentait de nouveau la peur et l'excitation, le dégoût et la fascination. Tous ces sentiments qui s'opposent, s'heurtent, explosent en lui. Au loin, un bruit sourd attire les pupilles de l'enfant du désert, l'Akimichi du Juge Blanc avait lancé l'assaut. "Il semblerait, oui." Ce furent les premiers mots qui sortaient de la bouche du garçon depuis son arrivée, comme réponse à la remarque de son maître.

Sous ses ordres, il resta derrière Vénus alors qu'il s'était laissé emporter par l'excitation en accélérant le pas et en se plaçant à son niveau. Lui-même, était positionné derrière une femme, celle qui menait leur petit groupe vers leur objectif. Son jeune visage était dissimulé sous sa capuche, son vêtement entier recouvrait donc son corps, y compris la corde qu'il porte autour du cou. Tora No Me laissa son maître agir à sa guise, toujours en retrait : Il était tout d'abord là pour observer, et aider seulement en cas de besoin, non pas pour prendre des initiatives. Ce sable, ce doux sable qu'il connaissait tant : à sa vue cette sensation pesante, cette "mort" s'évapora. Il se sentait de nouveau lui-même, dans on élément alors que l'environnement dans lequel il creuserait peut-être sa tombe était le premier pays qu'il avait l'occasion de découvrir. Il s'était chargé à leur départ de brûler le papier donnant les instructions. Dans sa tête, il ne cessait de se répéter ces simples mots. Le guerrier qui n'avait vécu que pour lui effectuait aujourd'hui une mission pour un autre. Pour la première fois de sa vie, il faisait parti d'un tout et pas seulement d'un simple "soi". C'était donc ça, cette sensation qu'il avait oublié depuis longtemps : Agir avec un but, avoir un objectif, se battre pour autre chose que sa vie ?
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Ven 6 Juil 2018 - 20:15

« Le Berserker déchu »



Une journée paisible au sein du village caché de la Brume... C'était bien trop rare pour qu'Inja n'en profite pas pour se reposer un peu. S'il n'avait pas été harassé par la tâche ses dernières semaines, vadrouillant surtout aux alentours de Kiri, sur l'île centrale de Mizu, il n'avait néanmoins pas encore eu de temps à se consacrer. Le marché semblait l'endroit idéale pour démarrer la journée, aller faire quelques emplettes, dépenser une partie de ses rémunérations de mission dans des babioles pouvant, pourquoi pas, venir embellir son mobilier intérieur encore trop rustre. Si le berserker avait préféré faire un détour pour se rendre au lieu prévu, c'était avant-tout pour profiter du temps pour se dégourdir les jambes, marcher paisiblement dans le village et découvrir de nouvelles rues dans lesquelles il n'avait pas encore eu le loisir de s'engouffrer. Un véritable jour de repos en soi.

Habillé de sa longue cape noir recouvrant la presque totalité de son corps, Inja gardait sa capuche retroussée, préférant profiter du ciel clément pour s'aérer la tête. Il pouvait ressentir les rafales de vent fuser au sein des ruelles étroites du village caché de la Brume, créant des appels d'air impressionnant et surtout... rafraîchissant.

Mais alors que l'air ambiant venait lui fouetter le visage dans un sifflement proche d'un ricanement fantomatique, celui-ci changea de température, ce fut le premier détail qui sortit Inja de son moment de confort, avant qu'un bruit sourd et puissant ne se mette à émettre, une sorte d'explosion. A croire que la Tour du Mizukage venait de s'effondrer.

Se retournant, le berserker pu constater l'ambiance sereine qui planait au sein du village de Kiri changer du tout au tout, se transformant en une onde de questionnements, elle-même suivie par la propagation d'une panique générale qui se mit à contaminer les habitants. En un instant, les rues devenaient le chaos et la nouvelle se répandait par le bouche à oreilles par le biais de cris longs et appeurés. Kirigakure no Satô venait de subir une nouvelle attaque.

Le visage d'Inja changeait maintenant, arborant une expression qu'il n'avait encore jamais arboré depuis son arrivée au village caché de la Brume et qui n'avait pas émergé de son être depuis plusieurs années au moins. L'expression d'un homme névrosé par son passé, devenu un véritable guerrier sanguinaire en pleine période de rédemption. Malheureusement, son calme intérieur qu'il avait mis tant de mois à mettre en place venait de se briser, laissant de nouveau place à une envie de combat armé par la vengeance de la mort de sa femme, massacrée par des criminels.

Laissant son instinct prendre le dessus et considérant le rôle de Jônin qu'il avait à tenir, Inja préféra laisser l'évacuation à ses collègues, ceux qu'ils croisaient habituellement au Döjo, les mêmes qui s'accordaient des pauses toutes les demi-heures... Des faibles, non motivés... Des sous-fifres.

Le berserker fonça en direction des hauteurs du village, sachant pertinemment qu'il ne pouvait pas agir pour la défense du village s'il n'avait pas plus d'information sur ce qui était réellement en train de se passer. Il lui fallait prendre de la hauteur et contempler le désastre que Kiri subissait à cette heure.

Le détour prit par Inja fut l'élément décisif quant à sa décision de direction à emprunter. Il était proche des portes du village, celles-ci étant suffisamment grandes pour surplomber la plupart des habitations, bien que les monuments cachent en partie la vue qu'elles pourraient lui donner.

En une vingtaine de seconde, le berserker vers les remparts, la porte la plus proche de sa position, dont il ne se souvenait plus le nom, ni même la localisation. Où était-il vraiment dans le village ? Il le saurait bientôt en détail.

Mais alors que le gladiateur se trouvait dorénavant au dessus des remparts, celui-ci ne pu apercevoir que de la fumée. Quelque chose avait percuté l'un des flancs fortifiés de la ville, une explosion si puissante qu'elle avait réussi à faire de tels dégâts en une simple détonation, celle qui avait résonné à travers les environs.

Plus important encore, quelque chose ne tournait pas rond. Une chose... qu'Inja n'arrivait pas à s'expliquer. Il avait un mauvais pressentiment. Quelque chose arrivait. Et il lui fallait découvrir quoi.
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Sam 7 Juil 2018 - 10:04


Un choc puissant venait de se produire alors que je m'apprêtais à rentrer chez moi, je ne saurais dire la direction même de ce bruit mais quelque chose de grave venait de se produire. J'avais déjà entendu des hommes criés, des murs tomber mais là, ça n'avait rien à voir. La panique commençait petit à petit à prendre position dans les rues, il fallait dire que tout ceci n'avait rien de rassurant. Avec ma position actuelle, je ne pouvais rien voir ni comprendre, un shinobis se doit de réfléchir avant d'agir, sinon il causerait plus de dégâts qu'autre chose. Alors que j'allais me débrouiller pour monter sur le toit de la maison en face de moi, je pris quand même le temps de hausser la voix pour calmer la population proche de moi.

« Rentrez chez vous dans le calme !! Nous nous occupons du reste ! »

Cela ne coutait rien d'essayer de calmer la foule, au mieux j'avais réussi à apaiser quelques personnes et au pire, rien ne changerait. J'apercevais déjà plusieurs shinobis sauter à travers le village pour se rendre à des points stratégiques, est-ce que je devais les suivre pour me montrer utile ou bien essayer de trouver moi-même le problème.

Chaque chose en son temps, montant rapidement sur le toit d'une bâtisse je voulais avoir une vision étendue de la situation avant d'agir. Comprenant que ceci n'avait rien d'un exercice, je constatais avec une certaine appréhension que le village était attaqué. À dire vrai je n'étais pas sûr de moi, mais tout ceci ressemblait étrangement à la manière de procéder pour renverser un village.


* Ils sont déjà là... Peut-être déjà dans le village... Est-ce que je dois rester en retrait pour m'occuper de la population ou prêter main forte à mes supérieurs... *

On ne m'avait jamais donné de réelle indication en cas de situation de ce genre, mais la vie me fis un signe, me montrant le chemin, peut-être pas le plus sûr, mais le bon chemin. Je remarquais non loin de ma position un homme à l'allure familière, sa cape noire s'étant gravée dans ma mémoire depuis notre première rencontre. Inja était déjà prêt à l'affrontement, si la dernière fois j'avais été un fardeau pour lui, j'allais pouvoir remédier à ce problème aujourd'hui même.

Le voyant localiser les points importants, une fumée s'était dégagée, sûrement de l'impact que nous avions tous entendu précédemment. Plus de doute possible, à moins d'un tremblement de terre, nous étions attaqués. Même si cela pouvait être logique pour la plupart des personnes, je trouvais étrange d'annoncer l'attaque d'un village avec un bruit si violent. Tout cela cachait quelque chose, mon instinct me disait de rester non loin de mon supérieur, avec lui je pourrais me rendre utile, du moins je l'espérais.

Après quelques mouvements rapides en sa direction, je me postai à quelques mètres de lui, sans lui adresser la parole pour éviter de le perturber. Je savais que cet homme était un guerrier, venir le déranger dans un moment si particulier ne pouvait que me créer des problèmes. Nul doute qu'il me verrait et me reconnaîtrait... Tant qu'il ne me prenait pas pour un ennemi...

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Sam 14 Juil 2018 - 10:41
« Allons-y. »

Des mots prononcés par Ayako sans réelle utilité. A dire vrai, tout le monde avait vu ou entendu la frappe incroyable d’Akimichi Obayo sur la cité de Kirigakure no Satô. De quoi avoir mis à mal une infime partie de leur rempart. Mais c’était déjà un exploit en soi. Et surtout, c’était le signal pour que le troisième groupe se mette en route. Ainsi, tous allaient sortir de leur zone de confort dans les marais, pour s’approcher du village…

Dix mercenaires, dont deux membres du Seichi, constituaient l’entourage de la lieutenante du Juge Blanc. En cette occasion si particulière voire historique, le Collectif – qui était davantage un réseau qu’une véritable organisation, quoique les choses étaient en train de changer – s’était attribué un partenariat avec un groupe Amejin. Ainsi, le Juge Blanc espérait sans doute s’offrir une différence de vision et un socle d’expérience ninja pour cette entreprise fastidieuse.

Car oui, attaquer l’une des trois cités cachés ninjas était une entreprise risquée. Ayako le savait d’ailleurs bien : c’était une mission presque impossible. Avec l’effet de surprise et la capacité héréditaire d’Obayo, ils avaient pu créer une faille dans la défense extérieure des Kirijins. Mais ils restaient infiniment plus nombreux et, de fait, supérieurs.

Il n’y avait qu’à voir ceux qui étaient déjà arrivés à l’entrée principale du village. Ces Kirijins là étaient prêts à en découdre, et il n’y avait pas de doute sur le fait qu’ils avaient l’avantage, même ici. Pour autant, Asaara Ayako ne fit que s’arrêter, à une vingtaine de mètres desdits Kirijins.

« Kirijins ! »

La voix de la jeune lieutenante trahissait une assurance, justifiée par une confiance forte envers le plan de son Chef. A ses côtés, l’homme enchaîné et à la tête couverte d’un sac, semblait en être une pièce maîtresse. Ayako donna un coup de genou derrière la jambe de son captif, qui se mit alors à genou. La main douce de la membre du Collectif caressa le sac recouvrant la tête de l’inconnu.

« Votre Seigneur : Raonaka Ao ! »

Des mots forts qui avaient accompagné et imagé son geste : en retirant d’un coup le sac de la tête de l’inconnu, c’était bel et bien le visage ferme et balafré du Daimyô de Mizu no Kuni qui était apparu à la vue de tous. L’homme gouvernant sur Mizu depuis la mort de son prédécesseur et qui avait disparu depuis plusieurs semaines… était là, et à la merci de ses ravisseurs.

Dès lors, il était facile lorsqu’on avait un point de vue d’ensemble de comprendre l’objectif de tout ceci. Les Kirijins ne pouvaient qu’ignorer le fait que le Seigneur de leur pays avait lui-même déserté pour éviter l’arrivée des Hyôsa et rejoindre les disciples de l’Homme au Chapeau. Ils ignoraient aussi que tout ceci n’était qu’une mise en scène, et que le Raonaka lui-même avait facilité l’arrivée des Nukenin jusqu’ici.

Mais d’un point de vue des shinobis de la Brume, c’était bien plus simple : leur Seigneur disparu était ici. Et son absence apparaissait comme le fruit d’une capture, voire torture, rajoutant encore plus de dramaturgie à l’évènement. Néanmoins, ils pouvaient se douter que les assaillants allaient demander quelque-chose en échange…

« Contre l’un de vos prisonniers, celui que vous appelez… Le Conservateur ! »

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Dim 15 Juil 2018 - 21:45
L’atmosphère était très cérémonieuse, un peu trop même. Mais pas le genre d’ambiance morne dans lesquelles Shima se déplaît particulièrement ; ici, c’est plutôt quelque chose de solennel, le calme avant la tempête en quelque sorte. D’ailleurs, très vite, alors que les gardes se rassemblent aux portes en cherchant un gradé, les choses prennent un air tout autre. La tension, omniprésente, d’un seul levé de rideau – ou plutôt de sac, en l’occurrence.

L’otage sous le joug d’Asaara Ayako était bel et bien la pièce maîtresse de cette scène. Comment en douter, alors que le visage balafré du Seigneur de Mizu no Kuni se trouvait à leurs pieds. Bien entendu, si son visage n’était pas net pour tous les habitants du Grand Continent, le nom de Raonaka Ao trahissait la réputation que le Seigneur s’était faite depuis le tristement célèbre Sommet de Tetsu no Kuni.

Vénus dut retenir un haussement de sourcils à cette nouvelle. Son regard amusé se portait sur les Kirijins paniqués, ils s’agitaient frénétiquement pour se décider face à cette situation catastrophique. La crise de peur et d’oppression qui envahit la zone devait être familière au lieu… Comme un petit goût de brume sanglante… C’était à la fois répugnant et divertissant. L’Asaara gardait malgré tout calme et professionnalisme, levant simplement la main pour faire taire son disciple qui faillit faire l’erreur de l’ouvrir derrière-lui.

On lui avait dit de se préparer, oui, mais allait-il seulement avoir besoin de se battre ? Ils semblaient déjà dominés. Face aux unités Kirijines, il ne savait pas si la petite dizaine de mercenaires les accompagnant tiendrait le coup, quant à Kôji… Non, il ne lui adresserait pas un regard de pitié. Ce serait tellement pathétique…

Et puis, la leadeuse du groupe annonça fatalement sa revendication : un prisonnier contre l’otage. Un prisonnier ? Qu’avait cette étrange jeune femme en tête ? Était-ce le but ultime de toute cette manigance ? Qui est-ce qui l’intéressait autant pour risquer ainsi autant de vies ? Comment avaient-ils mis la main sur leur otage ? Toutes ces questions étaient celles que Shima ne se posait pas, animé seulement par la somme à la clé ; toutes les promesses que Seichi lui avait faites s’il les suivait pour cette mission périlleuse et exécutait les ordres. Et pour ça, Saturne et Jupiter n’avaient pas intérêt à y rester…

Et évidemment, lui non plus. Car contrairement à cette mystérieuse Ayako, son visage caché sous sa capuche figurait sur quelques affichettes.

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Lun 16 Juil 2018 - 14:25

Réddition
Asaara Ayako, sa prestance n'avait d'égale que la confiance qu'elle portait en ce plan des plus travaillé et complexe. Ils s'étaient tous séparé, en différents groupes ayant chacun un objectif plus ou moins clairement défini, distraire, agir, négocier. Si Kôji avait encore un peu de mal à bien saisir l'importance de la politique dans le monde, le poids des mots et l'impact qu'ils peuvent avoir en fonction de la situation, il avait tout de même compris que la révélation du visage de l'otage venait de marquer un premier tournant dans cette importante journée. Raonaka Ao, seigneur de Mizu no Kuni, était l'homme dissimulé sous cet épais sac que la membre du Collectif venait de retirer. En face de Vénus et du jeune garçon étaient positionnés bon nombre de Kirijins prêt à intervenir pour mettre un terme à l'affront causé par ces Nukenins qui se pensaient tout permis, qui pensaient prendre d'assaut le ô grand village de Kiri. Derrière l'ombre de sa capuche, le plus jeune des Asaara esquissa un sourire peu discret alors que les expressions de ses adversaires venaient à se décomposer au fil des secondes, comprenant la nature des événements.

Ce qui était proposé ici, était donc un échange : le seigneur contre un prisonnier. La question était donc bien simple, comme ces hommes et femmes allaient-ils réagir, s'incliner devant la demande des attaquants, ou réagir comme de vulgaires singes et foncer droit vers la dizaine de mercenaires accompagnant les trois membres du clan Asaara ? S'il avait longtemps vécu dans une pensée logique d'affrontement pour régler les problèmes, Kôji avait récemment appris auprès de son maître à se servir de son cerveau d'une manière plus perfide, mais surtout plus intelligente. De plusieurs des manières, les membres de Seichi étaient en danger : Surpassés en nombre, mais aussi en possibilité d'actions. Dans un autre sens, la puissance combiné des manipulateurs du sable pourrait se montrer être un très bel avantage si affrontement il y a. Cette sensation de mort, cette odeur imaginaire de décomposition revint chatouiller les narines du jeune garçon, mais c'était différent cette fois car elle ne semblait pas provenir de lui-même, mais des nombreux ninjas qui se tenaient en face de lui. Sous son long manteau, sa peau laissa ses poils se dresser sous l'impulsion de frissons aussi important les uns que les autres, l'excitation s'emparait de son cœur et de ses tripes, et si Shima n'avait pas adressé le moindre regard envers son disciple, ce dernier n'eut aucune peine à lever les yeux vers Vénus, un sourire accroché aux lèvres, dissimulé sous l'ombre de sa capuche pour ceux qui se situé à plus de quelques mètres de lui.

Bien des questions venaient gratter les méninges de Tora no Me, il ne comprenait pas tout, lui qui avait si longtemps vécu coupé du monde extérieur. Le Conservateur ? Qui était-ce ? Quelle pouvait être son importance pour préparer une telle opération dans le but de le sortir des geôles de ce triste village de la brume ? Son regard se repositionna face au corps armé de Kiri, en attente de la moindre réaction de leur part.
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Lun 16 Juil 2018 - 22:05

« Le Berserker déchu »



Du haut de son rempart, l'unique Jônin Berserker de la Brume présent sur les lieux répandait son ombre au sol, mêlée à celle de la grande porte de Kirigakure no Sato, tenant encore et toujours et qui aurait pu être fière de sa longévité si elle avait été dotée d'une conscience. A ses côtés, Inja pouvait sentir la présence d'une personne nettement plus petite que lui, celle d'un de ceux avec qui il avait pu récemment mener une mission d'épuration au sein des marécages brumeux; il représentait une partie de ce qui avait formé la grandeur de la dernière ascension politique kirijine, berceau de la résurrection d'un sentiment de patriotisme immuable, la vengeresse lignée des Hyôsa avait aujourd'hui elle aussi un rôle à jouer dans cette bataille. Au bout de quelques dizaines de secondes, ce fut un regroupement de shinobis de la Brume qui s'était formé devant les portes, juste en dessous du glacial duo foudroyant, tous venu défendre ce qui semblait être l'avancée d'un nouveau régiment d'attaquants. Aucun des ninjas ne comprenait vraiment le pourquoi du comment de la situation, mais tous avaient entendu le même bruit sourd et capté la même panique qui s'était répandue de manière généralisée auprès de la foule, telle une vague ondulante silencieuse venant faire claquer le premier remoud d'un tsunami naissant préparé à s'abattre à l'exponentielle de la première secousse.

Pour Inja, il n'y avait aucun doutes, le regroupement d'une douzaine de personne qui s'approchait n'était autre qu'un nouveau régiment dangereux venu préparer l'extermination de la Brume dans un nouveau fracas dont l'éternité d'attente faisait dégorgé le temps d'un suspens latent mais bien présent.

Ce fut une première voix féminine qui vint démarrer la joute verbale d'avant-guerre, forte et précise, attirant l'attention vers elle comme s'il s'agissait d'un discours impérial et faisant s'abattre une pluie de regards sur sa position. Inja, curieux, observait en hauteur, non dissimulé, mais profitant du surplomb donné par les remparts pour disposer d'un angle différent qui viendrait par la suite parfaire la myriade de récits de coin du feu qui découleraient de cette rencontre.

Si l'exclamation de la femme partiellement voilée n'avait d'attrait que les parole, ce fut un geste symbolique qui vint décorer le tableau qui se dessinait. Un otage masqué proche d'elle venait de se faire mettre à terre puis, à la suite d'un mouvement, mettre à nu pour laisser apparaître un visage familier pour un grand nombre des shinobis présents. Raonaka Ao, le seigneur de la Brume, grande tête politique du pays, n'était autre que le dit prisonnier baillonné, dont les nerfs semblaient avoir été mis à vif et dont le corps exprimait une fatigue difficilement maquillable.

Face à ce qui s'ensuivait, Inja restait de marbre, ne laissant s'exprimer aucune expression autre que la violence d'un regard appuyé de haine et de violence dont la cicatrice ornait le visage d'un passé tumultueux et sanglant. Une demande d'échange du si précieux otage contre l'un des prisonniers qui croupissait au fond des geôles Yuki, probablement affamé et battu de manière répétée comme pouvaient le laisser présager les rumeurs sur les revers pervers de la bourgeoisie Yuki. Si une partie des shinobis présents semblaient ne pas savoir comment gérer la situation énoncée, dont la délicatesse nécessitait l'aval d'un supérieur formé aux décisions de guerre et aux situations de crise.

Dans un bond, Inja vint se poser aux côtés de ses camarades kirijins, posté à l'avant du groupe alors que les secondes défilaient. Il n'y avait pas de temps à perdre, le Berserker n'était pour l'instant pas certain de la décision qu'il allait devoir prendre, il paraissait être le plus haut gradé de l'assemblé et n'était sûr qu'une unique chose : Le village était attaqué. De toutes parts, il était possible qu'à cet instant précis certains de ses camarades soient en train de mourir sous les coups du terrorisme organisé qui régissait un assaut méticuleux et partagé en plusieurs phases. Une première explosion sur l'un des remparts, tandis qu'une négociation devait prendre part à l'autre bout du village ? Tout ceci n'avait aucun sens, du moins, aucun sens raisonnable ou raisonné.

La voix roque ne prenant que peu d'espace pour l'instant, Inja murmura quelques premiers mots qui sonnèrent comme des ordres auprès de ceux qui étaient maintenant ses coéquipiers. Une aura étrange émanait de son corps, facilitant son autorité naturelle et sa voix de gradée part un tour de passe-passe inédit qu'il espérait bien utiliser à son avantage.



"Que trois d'entre-vous partent d'ici répandre la nouvelle au sein du village. Prenez des directions différentes, un à la Tour du Mizukage, un autre à toutes les casernes qu'il pourra croiser, le dernier.... aux geôles. Ne vous faites pas surprendre et parlez en mon nom : Les terroristes sont en partie là pour le Conservateur."



A ces rapides mots, le Berserer espérait pouvoir dégager une partie du flou de l'assaut auprès des autres gradés du village. S'il n'avait pour l'instant que cette seule information, il était possible qu'eux en aient d'autres et puissent réussir à tirer des conclusions quant à l'assaut à l'aide d'un méli-mélos de données scannées par les Jônins et autres autorités influentes.

Tourné maintenant pleinement en direction de la Asaara dont il ne connait rien d'autre que le simple fait qu'elle se fasse messagère des félons qui effectuaient à cet instant l'assaut destructeur sur la Brume.

Si les premiers mots du Berserker visaient les kirijins, les suivants avaient une destination élargit... Il s'agissait de parler à tous ceux présents devant les portes et faire sonner la décision la plus juste qui lui était venu à l'esprit. Ainsi, une nouvelle fois, la voix rauque et puissante du Jônin à la Hache vint se propager dans les airs pour atteindre les tympans curieux des participants.

"Le Seigneur Raonaka Ao, si important soit-il, sait lui-même très bien comment se passent des négociations. Je ne puis imaginer les souffrances que vous avez pu lui faire subir, mais je peux très bien visualiser une chose : La Brume est en feu.



Prenant un très court instant de pause pour laisser planer le répit d'une bouffée d'air régénératrice, Inja reprit son discours sans se poser davantage de questions.

"Nous sommes attaqués. Des frères meurent, des amis se blessent, des civils perdent tout ce qui fait leur existence. Si je m'évertuait à procéder à l'échange, rien ne m'assure actuellement que toute cette folie cessera une fois la transaction effectuée. Le seigneur de la Brume était déjà un argument en soi pour pouvoir nous forcer à vous livrer le Conservateur sans violence, mais si vous ne l'avez pas fait, c'est pour moi clair que vous n'êtes pas là que pour ça."



D'un ton plus ferme, il continuait.

"Vous venez... chez nous, détruire nos remparts et aggresser nos familles et essayer de parlementer au-deça d'un cessez-le-feu... dans l'urgence de la défense de la cité... Non... Ce n'est pas acceptable. Mon rôle de militaire et mon devoir de protéger mon villages et ses habitants vient avant la sécurité du Seigneur... Et c'est ce qu'un véritable seigneur aurait lui même pensé, car il saurait qu'il n'est pas là pour régner, mais pour gouverner."



Baissant le regard en fermant les yeux l'espace d'une seconde, le Berserker effectua un mouvement rotatif avec la large cape noire qui recouvrait se corps, la faisant valser dans les airs pour révéler l'armada qui s'était toujours trouvée en dessous... Des équipements ninjas et, dans son dos, une grand hache de bataille à double lame et aux tranchants doubles. Sa voix se mit à monter encore d'un cran alors qu'il se saisissait maintenant de son arme fétiche, préparant se qui semblait être un refus catégorique à la demande de la fugitive. Son discours allait finir. Le berserker avait rouvert les yeux pour jeter un regard foudroyant sur la messagère encapuchonnée des terroristes.

"De ce fait... Et au nom de mon grade de Jônin de la Brume faisant passer la sécurité et la stabilité de ses pairs et ses obligations morales au devant de la seigneurie... Je vous condamne, vous, terroristes, à un refus irrévocable et à une exécution rapide et prononcée. En d'autres termes : Pourrissez pour le mal proféré."



A ces mots, le Berserker abaissa la hache qu'il avait maintenant dans les mains pour la faire fuser en direction du sol, faisant naître un tapis de pieux de roc meurtriers sur le terrain, se propageant telle l'inéluctable parfum de la mort poursuivant l'homme âgé.



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Mar 17 Juil 2018 - 10:44


La tension montait rapidement, en effet elle arrivait même à son paroxysme quand une jeune femme pris la décision de nous montrer l'otage en question. Découvrant son visage, tous les shinobis présents pouvaient reconnaître leur Seigneur. Je ne savais que très peu de choses à son sujet, mais il était porté disparu depuis quelques semaines, le fait de le voir capturer ainsi n'avait rien d'une bonne nouvelle. En réalité c'était même inquiétant, nos assaillants désirant faire un échange contre « le conservateur ».

J'étais littéralement perdu, tant de choses se passaient en même temps que je ne savais plus vraiment quoi faire. Bloqué durant quelques secondes, je remarquais Inja descendre de son toit pour se rendre vers la zone du conflit, il gardait une certaine distance avec nos adversaires. J'avais déjà été en mission avec lui, je savais comment il comptait gérer ce conflit et la puissance de ces attaques. D'ailleurs il avait presque failli me tuer, sans le vouloir, voilà pourquoi je restais en hauteur pour le moment observant les différents intervenants.

Plusieurs shinobis du village semblait bouleversé, hésitant suite à l'annonce de cet otage, à dire vrai j'étais un peu comme eux. L'un de mes membres commençait à reculer, comme si la peur prenait le dessus. La voix puissante de mon camarade me stoppa net dans ma pseudo tentative de fuite, lançant un message aux personnes présentes. Il fallait que tout le monde et surtout les hautes instances du village soient au courant de la vraie intention de cette attaque. Qui sait, tout ceci pourrait être une diversion pour pénétrer plus facile aux geôles, cet endroit ne devait pas être laissé sans surveillance et grâce à Inja, des mesures allaient être rapidement prise.

J'aperçus trois ninjas se déployer vers les points qu'ils avaient énoncés, celui qui partait vers les geôles arrivait dans ma direction et par instinct je lui donnais mon ressenti, même s'il était plus expérimenté que moi.


« Les geôles sont très importantes, renforce bien la protection et ne déplace pas la cible... C'est sûrement ce qu'ils attendent !!! »

Je ne savais pas s'il m'avait entendu ou non, de la sueur était déjà présente sur son visage et sa concentration était au maximum. Regardant de nouveau la scène pour écouter le monologue de mon supérieur, je sentais toute sa force passer à travers moi. Il n'était pas question pour moi de fuir face à l'adversaire, d'un élan je descendis de mon toit pour me rendre avec d'autres camarades. Par expérience, je m'étais placé quelques mètres derrière Inja, j'avais confiance en sa force destructrice et lorsque je le vis attraper sa hache, je savais ce que cela annonçait. En même temps qu'il l'abaissait je fis part de mon conseil à mes camarades bien trop proche.

« On recule !!!! »

La suite, des pieux de roche pointu qui sortirent du sol pour trancher quiconque se trouvait en face de nous... Les hostilités étaient lancées, je restais sur me gardes prêt à faire face à une riposte. Si Inja avait décidé de répondre à la négociation par la violence, je devais le suivre, peu importe les risques.


Résumé:
 

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Ven 27 Juil 2018 - 20:15
Le plan était clair et puissant. Utiliser celui qui restait le Seigneur actuel du Pays de l’Eau comme une monnaie d’échange pour récupérer le Conservateur, et attendre que quelques plus jours plus tard, le dénommé Raonaka Ao s’enfuie pour rejoindre les siens… La jeune femme avait eu du mal à croire que ce robuste ninja, désormais disciple de l’Homme au Chapeau, ait pu être à l’origine d’idées aussi poussées et, après tout, bonnes. Etait-ce vraiment de lui qu’elles provenaient, ou l’ombre de l’Homme au Chapeau était-elle plus grand qu’on pourrait le croire ? Dans tous les cas, grâce à la participation active du Daimyô de Mizu no Kuni, le Collectif avait l’avantage.

Le Kirijin qui semblait prendre les commandes à l’entrée du village avait d’ailleurs un aspect proche de celui du Raonaka. Robuste, un peu barbare même, il ne respirait pas l’intelligence mais pourtant il ne pouvait pas prendre le contrôle des opérations sans avoir l’expérience ou les facultés nécessaires. Toujours se méfier des apparences, Ayako le savait bien et l’appliquait. Et elle avait rapidement eu un mauvais pressentiment en voyant les courbes épaisses de visage qui transpirait la fermeté.

Mais elle maintenait la pression, au travers par exemple de la main qui tenait son prétendu otage. Feignant toujours d’être le bourreau possible de son collaborateur, l’Asaara ne faiblissait pas. Au contraire, elle faisait une actrice remarquable et justifiait encore une fois la raison de sa place parmi les Lieutenants du Collectif. Même commençant à douter à l’intérieur, elle gardait le même extérieur d’une façon royale.

L’heure de la réponse arriva plus vite qu’elle ne le pensa. « Si important soit-il, sait lui-même très bien… », voilà ce qui résonna dans la tête de la lieutenante. Et c’est exactement à ce moment-là, pourtant arrivé très tôt dans la prise de parole du Kirijin, qu’elle commença à craindre une situation inattendue. Dans son esprit, une bataille avait éclaté entre la raison et la persuasion, entre son envie et son ouïe, sa personnalité et ses limites : était-il possible que les Kirijins décident de sacrifier la vie de leur Seigneur ?

Elle ne pouvait se résoudre à le croire. Elle n’arrivait pas à imaginer des shinobis sacrifiant leur chef, leur Kage… alors le Seigneur de tout leur pays ?! Et pourtant, avec l’annonce finale de ce gradé Kirijin et à la vue de l’arme qu’il avait brandie, elle ne put que se rendre à l’évidence, imagée par ses bras qui dirigeaient déjà du sable qu’elle transportait.

« ATTENTION ! »

Tandis que son sable, qu’elle n’avait pas su libérer en grande quantité, la hache de l’ennemi s’abattit sur le sol. Si elle avait pressenti un assaut, ce ne fut qu’à ce moment-là qu’elle solidifia trois plateformes pour se surélever tandis que les premiers pics désastreux sortaient d’un sol qui resterait longtemps marqué de ce moment.

La suite fut un véritable vacarme sonore et visuel. Si elle avait réussi à en réchapper grâce à sa plateforme, elle savait qu’elle n’avait pu sauver tous les autres. Peut-être y avait-il espoir que certains aient pris place sur les deux autres plateformes, qu’elle avait aussi élevé dans les airs mais pour les autres…

Elle se concentra alors pour évaluer les victimes avant de se rendre compte… que Raonaka Ao n’était plus avec elle. Où était-il ?!

Résumé du tour:
 
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Ven 27 Juil 2018 - 21:35
Qu’est-ce qu’un traître ?

C’était la question que Raonaka Ao s’était posée tout le long de son périple avec les membres du Collectif. Lui qui avait tant vécu et tout autant donné à l’Archipel de l’Eau. Lui qui avait la clairvoyance sur son point de vue, de plus en plus critique et extrémiste. S’il avait été le Seigneur de l’Eau bien avant la création de Kirigakure no Satô, voilà longtemps qu’il aurait cherché à exterminer les criminels et autres bandits qui sévissaient sur l’Archipel. Mais il avait vu, appris et secondé le Seigneur Naragasa à l’époque et avait constaté qu’en politique seigneuriale, on pensait avant tout à l’image avant de penser concret.

Etait-il un traître, lui qui avait été séduit et qui avait trouvé un intérêt commun avec l’organisation du Soshikidan ? Pouvait-on lui en vouloir, après ce qu’il avait vu et pressenti, de s’être rallié à une cause qui voulait libérer un pays d’une guerre civile qui n’avait que trop duré ? Devait-il éprouver des remords à avoir vu son ressentiment envers les Mizujins et les Kirijins pour leur égoïsme ? Ils l’avaient encore prouvé aujourd’hui, en étant prêts à sacrifier la vie de la personnalité la plus importante de toute leur nation, simplement pour que Kiri, leur simple village ninja, ne soit pas pris en otage.

Oui, il était un traître de la nation. Eux l’ignoraient, et en agissant comme ils le faisaient, ils confortaient les décisions qu’Ao avait prises au fil de sa vie. S’il ne pouvait affirmer qu’il ne regrettait rien, il savait néanmoins qu’aujourd’hui, le village de Kirigakure no Satô était bel et bien l’ennemi qu’il imaginait. Et quant à son Pays de l’Eau, il n’était désormais plus qu’un archipel soumis à la Brume.

« Hmpf ! »

Derrière un des nombreux pics sortis avec férocité du sol, le Seigneur se remettait en position. En écoutant le discours de ce Kirijin qui avait pris la direction des opérations, il avait pu se tenir prêt ; son habileté et son Taijutsu lui avaient permis de se frayer un chemin au travers de ce cauchemar de Doton. Mais que faire maintenant ?

Aux yeux des Kirijins, s’il se montrait, il serait le Seigneur miraculé. Nul doute que parmi ces derniers, beaucoup chercheraient à le sauver. Et en ce faisant, la discorde créée entre les shinobis de la Brume pourrait profiter à la lieutenante et aux survivants du Collectif et du Seichi.

Mais cela signifiait de devoir, une nouvelle fois, jouer la comédie. Alors qu’il était plus puissant que jamais, il devrait à nouveau jouer le pauvre Seigneur sans défense, feindre un miracle, être sauvé et attendre des jours voire des semaines avant de pouvoir s’enfuir une nouvelle fois. Lui qui était désormais le disciple de l’homme le plus craint au monde, il devrait recommencer à mimer et faire croire. Compulsif, combattif… et réduit à jouer ?

C’en était assez. Ao se leva complètement et sortit de l’ombre que le croc de roche lui faisait. Il était réapparu à la vue des Kirijins. Il fixa celui qui semblait avoir exécuté ce jutsu de terre, celui qui représentait peut-être à lui seul la dérive de ces villages shinobis qui se croyaient au-dessous de tout.

Il avait joué la comédie, cette fois-ci celle de l’otage, à nouveau. Maintenant que le plan était tombé à l’eau, il n’allait pas recommencer. Cette fois-ci, il était temps de se révéler. Il était temps de se battre !

« IL SUFFIT ! »
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Ven 27 Juil 2018 - 22:06
Sa voix seule avait fait oublier le vacarme que la technique Doton avait provoqué chez les Kirijins. Deux mots, prononcés avec une froideur sans pareille, et si puissamment que seul un spécialiste de la sensorialité ou du son aurait pu en déceler la provenance. Pourtant il n’avait suffi que d’un seul mouvement de tête, d’un Kirijin lambda et suite à un pur hasard, pour que tous fassent progressivement pareil. Ainsi, tout le monde plongea le regard vers l’homme qui était arrivé tel un sauveur.

Hyôsa Hakyô se tenait là, à l’entrée du village.

Qu’importe s’ils avaient eu l’envie de secourir le Seigneur miraculé ou de poursuivre l’attaque envers les assaillants : tous avaient arrêté ce qu’ils préparaient à la vue du Mizukage. Pour presque tout le monde, c’était la première fois qu’ils le voyaient en action. Celui qui avait ramené les siens pour tirer un trait sur des siècles d’une histoire lourde de sens. Celui qui avait su vaincre son prédécesseur et faire de Kirigakure no Satô un village plus uni qu’avant malgré tous les enjeux. Et pourtant, celui qui s’était rapidement fait discret suite à sa prise de pouvoir avait presque fait oublier le grand guerrier qu’il avait toujours été.

« Oy oy Inja. Plus je te regarde, plus je crois me voir avec un paquet d’années en moins. »

Il était rare que l’Hyôsa s’adresse de manière aussi directe et familiale avec quelqu’un. Peut-être était-ce la gravité de la situation qui l’exigeait, bien que pour beaucoup de Kirijins, le fait de savoir que le Mizukage lui-même était passé à l’action leur faisait presque oublier les enjeux. De son côté, Hakyô observait de son unique œil l’ennemie.

« Tous les deux, nous sommes des guerriers, des hommes d’action, de terrain. Ma plus grand réussite, c’est d’avoir permis à mon clan de rattraper son histoire pleine de fatalités et de leur offrir un futur paisible et plein de réussite… »

Il soupira, et regarda les monstrueux pics de roche qui avaient remodelé l’entrée du village.

« … mais ma plus grande erreur aura été d’avoir crû pouvoir aller à l’encontre de ma nature. Nous deux, face à ce genre de situations, nous attaquons, défendons… nous ne parlons pas. C’est impossible. S’il y a le moindre risque que la présence du Seigneur de ce pays inquiète Kirigakure no Satô et les nôtres… il faut s’en occuper. »

Sans que ce soit digne d’un véritable rebondissement, le Grand Guerrier approuvait l’initiative menée par Inja. Ne pas plier face à l’adversité, aussi rusée ou vicelarde soit-elle. L’intérêt commun primait, et la défense des foyers Kirijins également.

« Mais ce fardeau, ce n’est pas à toi de le porter. J’ai déjà tant vécu, tant fait. Mais toi, tu as encore des choses à accomplir, la première étant de repousser nos agresseurs. La seconde… de seconder le prochain Mizukage. »

Sous ses lèvres marquées par l’expérience, un rictus se profilait.

« Que je revienne ou pas, Watanabe Shiori… seconde-la au péril de ta vie. »

La main lourde vint tapoter l’épaule rigide du Kagai. A cet instant, un passage de flambeau avait lieu. Si ce serait bien la Sabreuse la prochaine Ombre de Kiri, c’était bien en Inja qu’Hyôsa Hakyô se sentait le plus proche en cet instant…

« Je m’occupe d’écarter le Seigneur. Toi, maintenant que la voix sera dégagée… »

Sa main lâcha l’épaule du manieur de hache.

« Fais-leur payer ! »

Aussitôt, le Mizukage tendit ses deux bras face au Seigneur Raonaka. Rapidement bleuâtres, ces derniers se transformèrent en glace et se prolongèrent aussi violemment qu’intensément vers le Daimyô qui fut emporté par l’assaut Hyôton. Hakyô cherchait-il à l’écarter, à le sauver ou au contraire à le tuer ? Il fonça si vite que personne ne put lui poser la question.

Raonaka Ao était emporté. Hyôsa Hakyô l’avait poursuivi.
Il ne restait donc plus que les assaillants et les Kirijins qui, avant de penser à l’héritage du grand Hyôsa, se devaient de repousser l’attaque.

Important:
 
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Sam 28 Juil 2018 - 23:06
Shima n’arqua qu’un sourcil. Il n’était qu’à demi surpris. Il y avait assisté toute sa vie, il en avait lui-même fait l’objet à maintes reprises : la trahison est inscrite dans les gènes de tout shinobi, il n’est que naturel pour ces guerriers au sang-froid de laisser ce genre de ressentiments s’exprimer le moment venu. Ça fait partie du code de conduite de tout bon shinobi : faire passer la mission avant ses coéquipiers et alliés.

Face à l’adversité, les sentiments et la réddition n’ont pas leur place.

Ainsi, l’homme d’expérience qui avait pris la situation en main avait une opinion forgée sur la chose : aucune négociation avec l’ennemi. Ou on est dans un camp, ou on est dans l’autre. Dans tous les cas, la seule question importante reste : quel est celui des forts et quel est celui des faibles ? À en juger par son étonnement, Ayako était des faibles. Était-elle si sûre de son plan ? Ou alors la décision de l’homme de la situation était irréfléchie et totalement imprévue par les membres du Collectif ; des questionnements qui avaient de quoi donner la migraine.

L’attaque de cet homme avait quoi qu’il en soit été si puissante que le terrain s’en trouverait déformé. À la vue d’un tel impact provoqué par la hache contre le sol et des premiers pieux émerger du sol, Vénus esquissa un sourire ; il allait finalement combattre. S’il attendit jusqu’au dernier instant autre chose que de la panique de la bouche de la dirigeante des opérations, il fût surpris de voir les plateformes de sable se former à ses pieds, ceux d’Ayako ainsi que ceux de Kôji pour leur permettre à tous les trois d’éviter de finir empalés sur ces pieux.

Occultant un instant l’action, il prit calmement le temps de toucher quelques mots à son disciple ; une manière de s’assurer de sa survie sans avoir à quitter le danger des yeux.
Je ne t’ai pourtant pas encore enseigné cette technique… Tu progresses vite… Kôji.
Mais…
Si tu continues ainsi, il se pourrait que tu me dépasses, un jour…

Aucune chance. L’élève qui dépasse le maître et prend sa place, ça n’arrivera pas avec lui. En tant que shinobi, Kôji n’échappe pas aux règles concernant la trahison et il le sait.

Quant à Ayako, il constatait qu’elle était toujours en un seul morceau devant lui. Ses yeux se plissèrent en la regardant se tenir sur sa plateforme ; seuls les plus forts avaient survécu, fallait-il croire. Et d’un autre côté, la maîtresse de toute cette pièce, c’était bien elle – celle que l’on devait, aussi en priorité, sauver. Pourtant, il ne la connaissait même pas assez pour se douter que ce sauvetage était sien.

Et parmi les plus forts, il y avait aussi – ironiquement – l’otage. Raonaka Ao, qui était prêt à griller sa couverture après cet échec désastreux… fût stoppé. par. le. Mizukage. … Sûrement avait-il était prévenu par les hommes sur lesquels le Kagai avait exercé son autorité précédemment. Que ce soit par la réaction des gardes et shinobis Kirijins ou par sa relative célébrité mondiale, Shima avait conscience de l’identité de cet Hyôsa Hakyô.

Est-ce que cet homme fait partie du plan ?
Se permit-il de demander à la membre du Collectif qui s’était fictivement gelée comme tout le monde pendant que le futur Kage déchu s’adressait à l’homme qui s’était, pour le moins que l’on puisse dire, fait remarquer.

De là-haut, la conversation avait échappée aux Asaara. Exception faite des derniers mots criés qui leurs étaient indirectement adressés ; de quoi faire froncer un sourcil à l’encapuchonné. De là, la disparition du Kage et du Seigneur fût éclair ; ce dernier était parti bien plus vite qu’il n’était apparu. Constatant la réaction d’Ayako, il avait sa réponse. Maintenant que les intentions de tous étaient donc claires, le moment de passer à l’action était venu. Il n’allait tout de même pas attendre qu’on daigne encore lui donner des ordres ? Si les choses venaient à se reproduire – et tout semblait l’indiquer, Kôji ne serait pas en mesure d’assurer ses arrières une nouvelle fois.

Ses mains s’élevèrent doucement jusqu’à ses oreilles pour attraper un bout de tissu. Sa capuche tomba, révélant sa tête blonde qu’il secoua princièrement au vent. D’un air hautain, il descendait son regard amusé sur la petite armée qui leur faisait face. La leur avait été balayée par l’attaque imprévue de l’adversaire – il n’avait d’ailleurs pas adressé un regard ou une parole à ces hommes qu’il ne considérait pas plus que des vulgaires pions.

Il fallait rééquilibrer les nombres.
Un ménage s’impose… Kôji.

À ses mots, il remarquait déjà la mise en garde et la menace des forces armées Kirijines qui semblaient reprendre confiance suite à ce revirement de situation. C’était presque comme s’ils venaient de gagner une sorte de grande guerre ninja et qu’ils oubliaient qu’un de leurs murs était déjà pété et pris d’assaut. De quoi lui faire perdre son sourire amusé et hausser les sourcils, ennuyé.
Oh, pitié…
méprisa-t-il.

Sa main droite s’éleva au ciel, las mais majestueuse… sans cependant que rien de menaçant ne se produise.

Car la menace véritable, elle se trouvait derrière la brume… là où il l’avait laissée plus tôt. C’était pour garder l’illusion cachée des yeux de tous qu’il avait dû garder autant de calme, au point même de frôler la mort. Ainsi donc, le sable qu’il avait dissimulé dans l’environnement suivi le mouvement de sa main et s’éleva dans les airs, formant bien rapidement une titanesque vague de sable dont seuls des ninjas senseurs concentrés pourraient maintenant prévenir en urgence de l’arrivée devant les portes depuis le flanc droit.

Hors de ma vue, INSECTES.
à nouveau, dédaigna-t-il.

Mais son assaut ne se limiterait pas à enterrer tout ce monde sous des tonnes de sable ; il voulait être sûr de ne plus voir un seul de ces moucherons debout. Aussi, avant que sa Déferlante de Sables ne s’abatte impérieusement sur toute la zone de pieux épars – de quoi ne pas faciliter une éventuelle esquive –, il composa une série de mûdras sentencieuse : son pouce et son index formèrent un cercle autour de sa bouche qui inspira puis recracha une gigantesque boule de feu Katon.

Telle une épée de Damoclès scellant le destin des victimes, le météore de feu se dirigeait au pied des portes – depuis les airs, il avait un angle parfait malgré les obstacles, passant juste dans l’œil que formait la courbe de la vague en provenance latérale avant qu’elle ne s’abatte impitoyablement à son tour sur le terrain ; décimant ainsi ceux qui survivraient à la morsure du feu. Une double offensive frontale et latérale massive qui ne laisserait même pas de cadavres à l’air libre. Voilà de quoi était fait le courroux de l’Asaara autoproclamé divinité.

Résumé:
 
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Lun 30 Juil 2018 - 0:25

Réddition
Ni reddition, ni retraite.

La voix de l'homme portant sur lui les marques d'un passé sans doute aussi sombre que celui du plus jeune des Asaara, portait sur toute la zone. Qu'on soit à l'intérieur des fragiles murs du village caché de la brume, posté sur ceux-ci dans le but de surplomber les assaillants du Collectif et de Seichi, ou devant la porte aux côtés de l'otage, ces mots violents parvenaient à l'oreille de chacun de ces hommes et chacune de ces femmes. Lourds de sens, ils marquaient un revirement de situation que personne n'aurait pu prévoir : Venu pour entamer des négociations, le duo de Kaze No Kuni allaient se retrouver face à l'une des attaques les plus destructrices qu'ils aient vu dans leur courtes vies. "Pourrissez pour le mal proféré.", cette dernières phrase provoqua chez Kôji un frisson qui n'épargnait aucun de ses nerfs, aucun de ses muscles, car pour la première fois de sa vie la mort venait susurrer des mots doux à son oreille, comme s'il n'y avait aucun échappatoire à l’événement tragique qu'il allait se produire. Tout se bouscula dans sa tête, il n'était pas dupe, l'assaut allait être lancé d'une seconde à l'autre. Le temps semblait s'être arrêté, c'était donc ça la mort ? Être éternellement figé dans le dernier instant qui précède l'arrêt définitif de tout système vital dans le corps ? Ou était-ce simplement la peur, une paralysie soudaine et infinie qui le mettait face à son destin ? Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, et il avait beau réfléchir : Aucune échappatoire ne pouvait être fourni de sa part.

Alors que devant lui, un immense amas de piques rocheux sortis du sol, il ressenti au plus profond de son cœur un chakra bien connu s'agitait, tandis que sous ses pieds se formait une plateforme de sable : Le Sunaton. Il n'avait aucun doute sur le fait que son maître était entrain de le sauver, mais à quel prix ? Alors que l'amas de sable se soulevait dans les airs, accompagnant en disharmonie le vacarme produit par le Shinobi de Kiri, il regarda autour de lui.

Elle était là, la mort.

Son regard se porta immédiatement vers Shima, l'homme à qui il pensait devoir la vie, mais au vue de sa phrase, le garçon compris qu'il se fourvoyait : "Mais..." Non Kôji, silence. Si tu n'es pas responsable de ce sauvetage, mais que le seul Asaara que tu connaisse ne l'est pas non plus alors il n'y a qu'une seule solution plausible : La femme à leur côté, cette envoyée du Collectif, était à l'origine de ce jutsu. Tora No Me connaissait la haine viscérale que son sensei portait envers ce clan du désert, et dire que c'était elle qui était responsable de ça n'était pas une bonne idée, qui sait de quoi il serait capable ? Ce n'est pas le moment, patiente, tais-toi. Puis, les événements recommencèrent à dépasser l'ancien esclave, lui qui n'avait jamais eu à politiser, à négocier, à comprendre. Mais il n'était pas stupide, au vu de la décomposition des visages, des poids des mots, ces deux hommes étaient des pierres angulaires du monde Shinobi. Le prochain Mizukage ? Alors c'était bien ça, le dernier intervenant n'était autre que l'ombre du village caché de la brume, il était celui qui portait sur son dos le poids de la puissance emmagasiné entre ces murs.

Le chaos est rempli d'espoir parce qu'il annonce une renaissance.

Ses poils s'étaient dressés sur ses bras, son cœur battait à un rythme qu'il n'avait connu que peu de fois auparavant, sa bouche affichait inconsciemment un sourire léger mais marqué. Ce sentiment qui l'avait envahi peu de temps avant la violente attaque du Kirijin n'était pas de la peur, non, c'était de l'excitation. Tout son corps étaient entrain de bouillir et alors qu'il ne pouvait plus se retenir d'exploser, les mots de Shima parvinrent un nouvelle fois jusqu'à ses oreilles : "Un ménage s'impose... Kôji." C'était donc ça, la soif de vaincre ? Jusqu'à aujourd'hui, le jeune garçon n'avait combattu que par la motivation des autres, sa vie ne lui appartenait pas et ô grand jamais il ne s'était battu pour sauver celle-ci. Tout ce qu'il faisait quand il tuait ou survivait il le faisait pour la bonheur et la joie du public, mais là il n'entendait rien, pas un mot ni une acclamation, pas de public ou de gladiateurs : Rien. À son tour, Kôji laissa tomber sa capuche qui cachait jusqu'à maintenant son visage, dévoilant un visage encore adolescent et un regard aussi clair que le sable qu'était entrain de manipuler son maître.

Et pour la première fois, sa voix s'éleva dans les airs, pour la première fois, il acceptait d'être sur le devant de la scène de son propre chef. "On ne m'avait pas menti lorsqu'on m'a parlé de la puissance des Kirijins." Ce sourire, que son visage affichait sans même qu'il s'en aperçoive ne disparaissait pas, l'enfant devenait un adulte. "Tâchez de ne pas sous-estimer celle d'un Asaara" Alors que ses mots fusaient, le garçon composait des mûdras, afin d'accompagner l'offensive de son maître. Dans un premier temps, du sable vint se coller sur ses flancs, formant deux bras, puis tout aussi rapidement une ombre remplaça les maigres rayons de soleils qui effleuraient précédemment la peau des Kirijins présent devant les assaillants, celle-ci provoquée par l'épais sable qui s'amassait bien au dessus d'eux. Sa main s'éleva vers le ciel en direction de ce nuage constituait de multiples grains, et alors que la vague de sable s'apprêtait à heurter leurs ennemis, alors que la boule de feu s'apprêtait à écraser les Kirijins, une pluie meurtrière commença à s'abattre sur ces Shinobis. Le but était simple : ne leur laisser aucune chance, y compris à cet homme qui réveilla chez Kôji une volonté de combattre comme il n'avait jamais connu. Au fond de lui, il ne pouvait s'empêcher de penser que dans d'autres circonstances, même au Colisée, il aurait voulu rencontrer ce nid de puissance.

Résumé :
 
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Dernière édition par Asaara Kôji le Mar 31 Juil 2018 - 0:20, édité 1 fois
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Mar 31 Juil 2018 - 0:08

« Le Berserker déchu »



Comment décrire la suite d'événements dont ils venaient d'être les témoins ? Alors même que l'assaut du berserker semblait avoir porté ses fruits, s'étaient ensuivis, dans une théatralité à laquelle il était rare d'assister, l'arrivée de la glace elle-même, Hakyô Hyôsa, Mizukage de Kirigakure no Satô. Pour le gladiateur, il était difficile de comprendre réellement ce qui se passait, non pas qu'il ait des lacunes de langue, mais bien que la trahison et le jeu perfide du Seigneur de la Brume n'était pas une information complètement actée pour lui. Néanmoins, il était satisfait de voir l'otage dénommé Raonaka Ao s'envoler vers d'autres cieux, suivi par l'Ombre de givre, tous deux disparaissant soudainement de la zone pour laisser la place aux acteurs de second plan, à nouveaux maîtres décisionnaires de la scène.

Toujours concentré par pure habitude guerrière, Inja regarda les adversaires restants, deux individus encapuchonnés aux côtés de la femme à l'origine de la tentative de transaction malicieuse. Enfin, deux individus au visage découvert se mettant finalement à parler, eux qui s'étaient jusque là tut, pour laisser apparaître un mépris certain envers leurs adversaires, pas une once de respect, c'était tout ce que le berserker pouvait déceler du plus grand d'entre-eux. un homme blond au visage triste, le parfait fils à papa perdu dans un cruel monde de brigand.

Alors que les deux hommes commençaient à s'activer, la situation changea du tout au tout, une gigantesque ombre se mit à surplomber la zone. Couplée par une braise ardente dont le bruit de combustion se diffusait dangereusement dans la direction des kirijins, il était certain que d'une seconde à l'autre... le chaos allait prendre l'endroit. S'il était simple pour le gladiateur de s'en sortir sans trop de dommages, rien n'était sûr pour son équipier Ken auprès duquel il avait une affection particulière depuis leur dernière mission. Il n'était pas un grand guerrier, c'était sûr, mais il avait quelque chose de particulier, cette partie d'âme enfuie, la même qu'il avait pu ressentir au moment où le Mizukage s'était approché de lui, quelques dizaines de secondes plus tôt. Plus que la perte d'un de ceux qu'il pouvait considérer comme un de ses disciplne par le simple fait d'être curieux de sa progression et de ce qu'il pourrait accomplir dans le futur... le berserker craignait que l'assemblée de shinobis kirijins se change en un amas de feu grouillant dont les survivants en viennent à fuir dans des directions aléatoires, plus littéralement... Il avait peur de la panique.

Ne prenant même pas le temps de réfléchir alors qu'il pouvait d'ors et déjà sentir la force prodigieuse qui allait s'abattre, Inja exécuta de nombreuses très rapides mûdras dont la précision trahissait uen volonté de perfection. A cet instant, un amas de doton se mit à s'étaler autour de lui, se propageant à une vitesse fulgurante pour venir former un large amas de roche, puis rapidement, une sphère parfaite servant de protection. Si, prit dans l'urgence, le gladiateur n'avait pas réellement fait attention aux gens qu'il prenait avec lui, il espérait pouvoir sauver le plus de kirijins possibles et surtout, son allié auquel il devait protection : Hyôsa Ken.



Ca y était. Le choc retentit à l'intérieur de l'immense sphère de roche alors que s'abattait sur la zone une quantité de techniques que le berserker n'avait pas su dénombrer. Lors de la formation de l'immense masse, il avait seulement pu apercevoir une grande vague aqueuse se préparant à s'abattre alors qu'elle sortait par surprise de l'immense brume proche de la zone marécageuse. Qui pouvait à cet instant imaginer ce qui serait arriver si la vague avait réussi à asséner son tourment dévastateur...

Mais alors que l'assaut semblait se calmer, Inja ne perdit pas instant, relâchant l'immense masse de roche qu'il maintenait jusque là pour la laisser se fendre d'elle-même alors que plus aucun chakra ne continuait à alimenter sa rondeur parfaite, l'impact flamboyant provoqué par la boule du plus âgé des dés-encapuchonné semblait avoir porté une force assez suffisante pour que la technique de roche s'en trouve assez fragilisée.

La première des fissures laissant passer un premier faisceau de lumière à l'intérieur de la géode dont l'intérieur était prit d'un obscurité glaçante, Inja en profita pour fracasser les quelques bouts de roches qui l'empêchaient de passer alors qu'il exécutait une charge rapide dans la direction qui le tarodait depuis maintenant une bonne dizaine de secondes... Celle de la tortionnaire qui tenait plus tôt entre ses mains le Seigneur de la Brume.



Rapidité. C'était ainsi qu'un barde chanteur de louanges décrirait la charge effectuée par le combattant à la hache alors qu'il s'approchait à une vitesse importante de celle qui était sa cible et dont il ne connaissait même pas le nom. S'il n'était pas le moment de se faire la remarque, le berserker eut un court mais utile temps de réflexion lui permettant d'effectuer de nouvelles mudrâs furieuses alors qu'il progressait vers la Asaara. Des signes incantatoires que le guerrier cinquantenaire n'avait pas usé depuis des mois voire peut-être des années. A vrai dire, il n'en avait aucune réelle idée, tout ce qu'il savait pour sûr s'approchait d'un sentiment de calcination foudroyant qu'il n'avait pas ressentit depuis ce même temps. Depuis la dernière fois qu'il avait combattu sur un champ de bataille... Depuis la dernière fois qu'il avait été appelé : Le Dieu Foudroyant.

Certain de finir sa course proche de sa cible, Inja finit d'incanter son attaque meurtrière. Son but ? Au pire, repousser le plus de personnes de possibles, scinder le groupe des trois mafrats en en paralysant, indisposant et blessant le plus possibles... Au mieux ? Éradiquer.

En un instant, de nombreux éclairs titanesques se mirent à jaillir du corps du berserer, fusant dans des directions aléatoires à des vitesses vertigineuses pour aller heurter tout ce avec quoi ils arrivaient à rentrer en contact. Une des techniques les plus élaborées d'Inja, celle avec laquelle il avait fait le plus de victimes, que ce soit par les impacts directes ou les hachages enchainés qu'il avait toujours eu l'habitude d'utiliser contre les victimes qui s'en sortaient.



Les yeux remplit d'un blanc proche du turquoise et le corps parsemé d'éclairs dont la puissance colossale était guère à démontrer, le berserker jetait son regard dans celui de celle qui avait été prise pour première cible de son tourment titanesque et meurtrier.

"POUR KIIIIIRIIIIII."






Dernière édition par Kagai Inja le Dim 5 Aoû 2018 - 22:24, édité 1 fois
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Mer 1 Aoû 2018 - 2:35


Je ne savais plus où donner de la tête, les événements s'enchaînaient rapidement et garder une certaine lucidité n'avait rien d'un jeu d'enfant. L'assaut de mon supérieur avait fait de ravages, la plupart de nos adversaires étaient morts ou gravement blessées, de quoi réduire massivement leur nombre.

Les choses prenaient une tournure intéressante quand l'otage en question, notre seigneur, s'énervait quelque peu pour choisir son camp. Tout cela se passait rapidement et j'avais du mal à très bien comprendre la situation. Cet acte se termina par la venu de l'homme fort du village, notre chef à tous, le Mizukage. À travers un discours que seul lui savait faire, il légua les nouvelles à Inja pour disparaître en quelques instants avec notre seigneur. Le temps n'était pas à la discussion, nous avions eu des consignes et ils étaient de notre devoir de protéger le village. En surnombre, nous devrions pouvoir contenir leurs assauts, c'est ce que je pensais en tout cas.

Positionnés quelques mètres derrière mon supérieur, je le savais capable de miracle. Sa force, je l'avais aperçu durant notre mission, je savais de quoi il était capable. Se protéger, défaire son adversaire d'un simple claquement de doigt, nul doute que mon devoir était de le seconder du mieux que je pouvais. Le Mizukage lui-même avait fondé des espoirs en cet homme, il était donc hors de question de trahir la pensée de l'un des miens.

L'assaut débuta, sans même m'en rendre compte un amas de sable allait s'abattre sur nous. Pour une raison que j'ignorais, cela me rappelait la mission effectuée avec Inja, un tsunami version sable, il avait déjà eu à faire à ce genre de technique et vu la situation, je savais qu'il pouvait s'en protéger. Sans même hésiter, je bondis vers lui alors qu'il était en train de produire des mûdras à une vitesse folle. Sans erreur de ma part, une protection de roche s'étendit sur une dizaine de mètres autour de nous, permettant une protection optimale et intégrale. Je ne savais pas qui avait exactement pu s'en sortir, la violence du choc était réel. Malgré ça, je n'avais pas le temps de me soucier de mes camarades, la guerre était d'actualité et mon supérieur était bien déterminé à mettre un terme à cette attaque. Alors que notre protection fut parsemée de craquèlements, le protecteur en question bondit en sortant avec une idée bien en tête. Je ne pouvais rester là à attendre qu'on vienne me sauver, je devais sortir et me battre... La position des ennemis, je ne la connaissais pas vraiment, je n'avais donc pas le choix que de l'utiliser immédiatement.


* J'avance... J'observe et j'attaque... *

Me répétant cette phrase avant de sortir, je profitais du trou laissé par Inja quelques instants plus tôt pour me faufiler vers la lumière, prenant appui sur la protection qui n'allait pas tarder à s'effondrer, je pris de la hauteur. Une fois en l'air, j'observais rapidement la situation pour me rendre compte que je devais agir, laissant s'échapper mon chakra de glace, je composais une série de signe rapide pour faire sortir de mon corps plusieurs piques de glaces. L'inconvénient de cette technique étant que les shinobis de Kiri non protégé par le dernier assaut pouvait recevoir mon attaque. J'avais en tête que ceux qui n'étaient pas avec nous étaient déjà morts, ma technique ne devrait donc pas blesser de camarades.

Frapper l’adversaire aussi rapidement que possible, Inja avait sûrement eu la même idée en tête, pour ma part je ne pouvais me jeter dans la gueule du loup, je n’en avais pas la capacité aujourd’hui…



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Mar 7 Aoû 2018 - 23:09
C’était fâcheux que s'être fait enlever ainsi Raonaka Ao, mais ce n’était pas non plus temps le moment de s’en préoccuper désormais, l’affrontement battant son plein moment si on pouvait dire. Jeune pousses à ses côtés étant prometteurs, mais cela ne serait pas assez, elle le savait, alors quelques mudras discrets, elle attendait. Ayako n’était ni solide ni offensive à proprement parler, elle aimait soutenir avant tout, mais cela voulait dire aussi qu’elle était donc capable de se défendre avec brio pour que ses camarades n’aient pas à se soucier de sa petite personne.

Elle avait ignoré volontairement la question du blond, semblant concentrer sur ses dons sensoriels pour voir ce qui était en train de se passer. Le terrain inondé de sable, quelle merveille pour elle, mais elle ne pourrait pas jouer avec tout de suite visiblement, le Kijirins s'étant illustré pour l’assaut qui l’avait poussé à “voler” avait réussi à se défendre, lui et d’autre, il ne fallait pas être très fin d’esprit pour savoir que la riposte serait immédiate, même qu’elle l’attendait plus tôt.

Son fascié restait neutre, elle ne bougeait pas, en apparence du moins d’un cil, pas même quand la silhouette de l’homme se profilait, prêt à la percuter de plein fouet, souhaitant sûrement la pourfendre en un coup. Un rictus naissait alors sur le coin des lèvres de la lieutenante et son agresseur tombait dans le piège, se percutait violemment dans une barrière de sable qui l’entourait. Non seulement, de quoi freiner son élan, mais en plus, vu sa connexion sensorielle avec ladite protection, elle avait aussitôt fait de composer d’autres mudras et sa protection, rendue piège, arrêtait de l’entourer elle pour englober dans son élan capturer le gladiateur.

“ Meurs.”

Fit-elle simplement dans un ultime mudra tandis que la suite du combo de technique de l’homme fuserait à l'intérieur même de sa prison mortelle. Cette même qui allait l’empaler, telle une vierge de fer. Elle aussi était là pour mener vers la victoire, plus par les actes que par ses mots.

“Encore une fois. ”

Adressait-elle en indication aux enfants du sable.
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Mar 7 Aoû 2018 - 23:13
Des cris se font entendre, sortis du village, les renforts kiriins sont en approche, au milieu du sable et terrain du chaos, ils lancent leurs projectiles de tous genres pour tenter de barrer la route. Quelques ninjutsu aussi.

Une nouvelle vague de resistance fera face aux insolents nukenins.

Spoiler:
 
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Ven 10 Aoû 2018 - 3:00
L’alliance du sable et du feu, celle qui, artificiellement, donnait naissance au verre. Mais pas ici ; Ici, c’était un immense dôme de terre et de roc qu’avait formé ce savant mélange.

« Tss… »
Grinça l’Asaara des dents.

Son offensive meurtrière avait raté, et ce à cause d’un seul homme. Celui qui se voulait la voix de Kiri, une voix émérite et hardie ; bientôt vindicative. Les attaques de Shima suivies de celle de Kôji s’étaient heurtées à ce dôme titanesque pour le laminer, le faire s’effondrer en lambeaux.

« On a droit à la garde royale de la fourmilière… »
Indiqua-t-il en gardant tout son calme, pas plus surpris de la charge du Berserker que de la formation quasi-instantanée de sa forteresse massive qui avait protégé la majorité des Kirijins présents de la pluie de sable et de feu qui les menaçait.

Seulement, au loin, le blond avait aussi constaté l’offensive — dérisoire face à celle du Kagai certes — du jeune Hyôsa à laquelle il répondit par une série de mûdras qui lui permit d’ériger un mur de sable assez grand pour parer les piques de glace qu’il envoyait tout autour de lui ; décidément, à en juger par le nombre de cadavres autour des ruines de l’impénétrable protection de terre, la camaraderie n’était pas une valeur Kirijine.



« Qu… Qu’est-ce que ??! »

Pour le coup, ses yeux s’écarquillèrent. Il ne s’était pas préoccupé de son équipière du Collectif qui était prise pour cible par une nouvelle offensive meurtrière du gradé, si bien que la riposte de celle-ci l’avait pour le moins étonné. Si elle s’était faite électrocuter par la foudre de haut rang, il n’aurait pas bronché. Mais la façon dont elle s’en était protégée… ou plutôt, ce qu’elle avait utilisé pour s’en protéger, le fit bondir.

Et ce qui suivit ne lui plu guère non plus. Obnubilé, par ce sable manipulé. Offusqué, par cette Asaara révélée. Et puis, non seulement elle se protégeait, mais capturait en plus le chasseur devenu proie pour l’immobiliser, et même plus encore… C’était une puissante manipulatrice de sable, un art qu’un seul clan maîtrisait si bien à travers le Yûkan. Tout ça, juste avant de lui donner… un ordre. Un… ordre ? D’une Asaara, d’une… saleté d’esclave ?

« Non. »

Jamais Shima n’avait pardonné à son peuple sa faiblesse ; celle qui lui avait causé tant de misère par le passé. Comment avait-il pu outrepasser son funeste destin et pas eux ? Comment ne pouvaient-ils pas s’être soulevé face à l’oppression ? Non, il n’avait jamais compris et c’est pour cela qu’il vouait une haine viscérale à quiconque partageait son nom.

« Je ne suivrai pas tes ordres. »
Fit-il comprendre à Ayako d’un regard assassin.

Non, pour qui se prenait-elle ? Personne — à l’exception du prince évidemment — n’avait le droit de lui donner d’ordres. Quand bien même elle avait si facilement maîtrisé ce ninja émérite et hardi.

Alors que son regard quittait le vermisseau tumultueux pris au piège et à son propre jeu, il fronça des sourcils.
« Un nouveau régiment de fourmillons. »
Dédaigna-t-il. Toutes ces fourmis lançant projectiles et jutsus n’étaient pas sans lui rappeler un certain Aburame.

Fermant les yeux pour se calmer un instant du fait qu’ils soient toujours en lévitation et donc difficiles à atteindre, Shima recula jusqu’à passer derrière son disciple.

« Couvre-moi, Kôji. »

Sur cette directive, le chef d’orchestre dirigea son terrain de sable d’un doigté souple, emportant bientôt les grains sur les assaillants en arrière-plan qui ne se méfiaient même pas du sable qui avait envahi le terrain sur lequel ils marchaient. Ainsi, ce qui n’était que quelques grains sur leurs jambes se transforma en masse imposante dans laquelle ils s’enfonçaient tous, lâchant shurikens et kunaïs alors que jusqu’à leurs têtes s’enfonçaient dans les abysses sableux.

Lorsqu’ils rouvrirent tous les yeux et les bouches pour reprendre leur souffle absolument pompé par l’illusion, le décor n’avait pourtant pas changé : du sable, encore, mais cette fois c’était différent ; ils étaient tous compressés dans une sorte de grand contenant de sable. De quoi rajouter à la panique occurrée par le manque d’air suivant l’illusion.

Pour performer cette technique, Shima le majestique exécutait un tout particulier signe incantatoire : ses mains éloignées formaient un triangle isocèle, réceptacle de la pyramide de sable qu’il avait créée à partir du sable répandu sur le sol pour prendre au piège un maximum de ces « fourmillons ». Un piège mortel, puisqu’il rapprochait ses mains pour rétrécir le triangle, ce qui eut pour effet de rétrécir la prison pyramidale simultanément. Les secondes étaient comptées.

« Cette fois-ci vous êtes faits… comme des sardines. »

Résumé & HRP:
 
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Mer 22 Aoû 2018 - 23:33

« Le Berserker déchu »



Que venait-il de se passer ?

Tout était trouble pour le gladiateur... Lui qui venait de finir de s'élancer en direction de la femme maitrisant le sable, à aucun moyen il n'avait prévu d'heurter une sorte de mur invisible. Le choc avait été rude, preuve qu'il ne s'agissait pas d'une simple technique, mais bel et bien d'un coup préparé qui venait seulement de le frapper.

Alors même qu'Inja mettait tout en oeuvre pour comprendre ce qu'il se passait, une grande masse de sable se mit alors à jaillir de toutes parts autour de lui pour venir fuser sur lui et tenter de l'englober. Une goutte de sueur coula sur son front alors qu'il se mettait à bouger son avant-bras en direction de son visage pour l'essuyer. Au même moment, sa technique de foudre destructrice, toujours active, s'entremêlait d'éclairs lumineux venant frapper la masse de sable qui tentait de l'entourer. Mais ce ne fut pas ce qui l'inquiétait... Peu après, des pics vinrent se former à une grande vitesse pour venir tenter de le transpercer; poussant, dans un réflexe, le gladiateur à concentrer une grande quantité de chakra à l'intérieur de son corps. Il s'agissait d'une de ses multiples techniques défensives, utilisant un principe simple basé sur une armure doton imbibée de chakra raiton, efficace et destructrice comme il était facile de le deviner. Le choc fut rude une nouvelle fois, car si sa résistance lui permit d'encaisser l'attaque de sable, il venait de sentir que son adversaire n'était pas non plus là pour rigoler.



Cependant, s'il avait échappé à cette contre-attaque, un problème taraudait encore le cinquantenaire... Cette défense invisible qui avait plus tôt réussi à le stopper lui et ses foudres titanesques toujours actives. Il devait s'en débarrasser et pour ça, il n'avait pas d'autre choix que de tout donner.

Sa grande hache de bataille toujours en main, Inja prit une grande inspiration avant de concentrer son chakra dans celle-ci, se préparant à attaquer la Asaara, l'arme devant lui. Il était certain d'une chose, il allait toucher... Mais quoi ? Seul le destin le lui dirait.

Prêt à attaquer, son attaque partit en direction d'Ayako dans le but de la détruire, que sa bulle réussisse à la protéger ou non.



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Mar 28 Aoû 2018 - 5:24

Les cris de douleur, comme le sang se répandait derrière le gladiateur, le manipulateur de sable lançant l’assaut était sans pitié envers la vague de kirijins qui privée de héros pour la défendre, succomba inexorablement. L’heure est trouble, aux portes de la capitale c’est la consternation, la nouvelle vague ne quitte pas le seuil, à quoi bon de se jeter dans la gueule du loup. Désorienté ils attendent un signe, peut être les ordres du gladiateur qui les tient en émoi depuis son assaut sur l’ennemie ? …

Dans un coin du champ de bataille, Hyôsa Ken a été projeté par un de ses pairs kirijins. Il est désormais inconscient, mais toujours vivant, pour combien de temps ?...

De la même manière, Asaara Kôji après un assaut lancé par les Kirjins, touché à l’épaule, il est projeté loin en arrière, sa tête percutant une roche à l'atterrissage, ce dernier est inconscient pour le moment. Mais hors de la zone de danger dans sa malchance.

Résumé:
 





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Mar 28 Aoû 2018 - 6:10
Trop accaparée par sa nouvelle cible, tel le scorpion dans son sable attendant sa victime, l'Asaara n’écouta même pas les réclamations de son cousin, elle avait d’autres priorités à gérer, sinon sans nul doute, qu’elle lui aurait rappelé que seul le succès de cette opération comptait, peu importe qui fournissait les ordres, tant qu’ils étaient bons. Au final, de toute façon, cela était revenu au même, il avait anéanti la vague en face, les dons sensoriels de la femme ne mentent pas là dessus. Le raiton de son adversaire finissait par transpercer sa défense la plus élaborée, quelques violents coups de ces derniers venaient meurtrir son corps, si bien qu’elle fut obligée de se recouvrir en plus de son dôme, de sa seconde peau sableuse. La pellicule sableuse chargée de chakra épousait son corps après les premiers dégâts, compressant les plaies dont le sang s’écoulait maintenant sur son long. La femme serra les dents, ce n’était pas le pire traitement qu’elle avait reçu dans sa vie.

Les faisceaux du Kirijins eux, continuaient de transpercer ses doubles défenses arrachant le sable sur son corps qui se replacer aussitôt par son alimentation de chakra. Toute la concentration de l’Asaara alors pour sa défense. Elle sentait bien que sa proie se défaisait de son piège, qu’il était fort pour elle, elle composa alors quelques mudras de plus dans la précipitation afin de le calmer dans son ardeur par une illusion tandis que son dôme se brisait sous l’assaut du marteau combiné à la force de ses faisceaux. Malheureusement, le coup percutait son corps qui bien que recouvert de son armure sableuse la sauvant de la mort certaine, ne l’empêcha pas d’être projetée dans les airs à plusieurs mètres de là où elle sentit dans son moment d’égarement, les os de son corps se brisaient entre autres. Sa masse heurtait le sol violemment, son armure atténuant encore une fois les dégâts, mais pas le choc.

La Kunoichi ne se releva pas immédiatement, était elle encore consciente ? On dirait bien que oui, son armure se reconstituait.

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Mer 29 Aoû 2018 - 23:28
Et bientôt, ses doigts se touchent et ses mains se joignent pour fermer terriblement le triangle. La résistance fut vaine et les vociférations laissèrent place au crépitement des os broyés sous la compression de la prison pyramidale rétrécie à tel point que même un contorsionniste n’y tiendrait pas. Leur sort était fatal : les dizaines — peut-être même la centaine — d’hommes piégés dans l’impitoyable prison de sable n’en ressortiraient pas.

Rouge, la couleur du sable comme après les sacrifices du printemps. Marcher sur des cadavres d’Asaara ou de Kirijins ne faisait que peu de différence pour lui ; ils n’étaient tous que des misérables insectes à ses yeux. Il n’avait eu aucune pitié à les écraser comme des mouches et n’en aurait pas plus à salir leur mémoire. C’est donc sans la moindre once de respect qu’il marche sur les os et les membres arrachés, déchiquetés, émiettés, pour s’avancer jusqu’aux grandes portes du village caché. Mais avant d’avancer, il se retourne pour évaluer la situation.

Kôji était inconscient, la tête encastrée dans un rocher sur lequel coulait son sang. Cependant, pas de quoi détourner l’attention de Shima plus que cela, bien qu’il semblait mort. Il aura joué son rôle jusqu’au bout et c’est tout ce qui lui importait, au final. Bien que, tout de même, il regretterait une mort si pathétique de son propre élève ; lui qui méprisait les faibles. Un autre gamin Kirijin était dans le même état.

« Pathétique… »

Cette fois-ci, il était mieux conscient de ses limites — bien qu’il ne les acceptaient toujours pas — et savait qu’il serait bientôt à court de chakra. Ainsi donc, il avait bien pensé à prendre en otage les survivants blessés du massacre qu’il venait de faire pour dissuader le Berserker d’éreinter la lieutenante qui se défendait étonnement bien, mais vu que même le massacre de ses camarades juste derrière son dos n’avait pas suffit à détourner son attention de la jeune femme, il y avait de quoi douter de l’efficacité d’une telle technique.

Pire encore, il avait pensé abandonner la satanée Asaara. À vrai dire, il serait bien capable de se réjouir de sa mort. Cependant, Shima n’était pas du genre à fuir, surtout devant un si beau spectacle — en espérant que les deux combattants s’entretuent devant lui.

Ainsi, le combat faisait rage entre Doton, Raiton et Sunaton.

« Intéressant… »

La démonstration de puissance des deux côtés était incroyable : Le Kagai était terrifiant par sa férocité irradiante, et pourtant Ayako trouvait toujours moyen de parer ses offensives monstrueuses. Et lorsque c’était à son tour de lancer l’assaut, le gradé Kirijin veti la plus redoutable des armures. Ça, c’était du spectacle ; rien à envier au combat perdu du Mizukage contre son Seigneur. Pourtant, si admettre la puissance insoupçonnée de cette Asaara le peinait, Shima devait bien avouer qu’elle le surprenait ; il ou elle ne serait déjà plus là, sinon.

D’ailleurs, il avait bien cru qu’elle y passerait en se prenant un coup de hache imbibée de chakra Raiton fulgurant qui la projeta sur plusieurs mètres — ce n’est pas ainsi qu’on courtise une dame, voyons. Cependant, s’il se fit une fausse joie en constatant que l’armure qui avait sauvé la kunoichi se reconstituait, un détail n’échappa pas au fin observateur : le grand barbu était tétanisé. Effet secondaire de son assaut phénoménal ?

Et comme le statut de simple spectateur ne lui convenait pas, mais aussi parce que l’ouverture se présentait à lui, le vil homme tenta d’octroyer à son “alliée” un petit avantage. De la triche vous dites ? Ce combat n’avait jamais été équitable. Ainsi, un mûdra fit voler discrètement quelques grains de sable jusqu’à la bête enragée pour venir lui occulter la vue ; de quoi au moins laisser le temps à Ayako T-800 le temps de se relever, et d’handicaper le gladiateur pour la suite.

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Ven 7 Sep 2018 - 22:47

« Le Berserker déchu »



Alors à peine qu'Inja venait de voir son coup dévastateur toucher son adversaire contre toutes attentes, laissant s'échapper les dernières lueurs d'un fracas raiton déchainé, le gladiateur sentait qu'il arrivait à bout de force. Il avait fait un bon travail pour quelqu'un venu s'éloigner de la guerre constante, peut-être le village de la Brume n'avait pas été le meilleur choix. Mais si la discipline de l'armée avait été une motivation suffisante, il aurait été difficile de prévoir que la Brume était la cible permanente d'assauts meurtriers.

Cependant, il n'était pas temps de se reposer sur ses lauriers, son adversaire semblait encore respirer. C'est d'ailleurs au moment où il commença à s'approcher de la femme qu'une soudaine poignée de sable vint le heurter pour gêner sa vision. Dans un réflexe, Inja garda son calme, sachant pertinemment que se battre parmi les flots de sables ne pouvait qu'augmenter les chances de se faire avoir d'une façon pareille durant un instant.

Ne tentant pas de lutter, le gladiateur resta les yeux fermés, concentré à réguler sa respiration, avant de soudainement frapper sa hache contre le sol, libérant les dernières bribes de chakra dont il disposait encore pour les laisser s'évaporer et se transformer en une masse de boue mouvante haute de plusieurs mètres. Il était temps pour le quinquagénaire d'aller se reposer, sans même se poser la question de l'éternité qu'il pourrait rencontrer lors de son voyage dans le noir.

Se réveillerait-il un jour ?





Faites ce que vous voulez, je réponds plus à l'intrigue après ça.
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3. Réddition

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