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Visite Impromptue_PV CHÔKOKÛ DIAO

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Mer 4 Juil 2018 - 4:15
Après ma rencontre avec Diao j'avais déjà eu à faire, et je me préparais déjà le lendemain à lui rendre visite, prévoyant pour le surlendemain d'aller voir la fameuse Etsuko. Je m'invitais un peu, car jamais Diao ne m'avait convié chez elle. Ce n'était pas très poli de ma part, ni distingué, en fait ça ne me ressemblait pas. On aurait pu dire, d'une certaine façon, que parce que je ne connaissais personne je m'accrochais au premier réel contact que j'avais, mais ce ne serait pourtant pas vrai. J'étais d'une nature très solitaire, et avec l'apparence que j'avais, si je commençais à accorder de l'importance au jugement d'autrui, je n'aurai pas fini de sombrer en dépression, ou pire, de devenir mégalomane. Parce que je recueillais de tout pour ainsi dire...

Je ne m'insurgeais pas devant une mauvaise parole, une critique, ou une menace, si comme tous les hommes j'avais des sujets difficiles, ils étaient extrêmement rare. Ce faisant, je n'avais il était vrai aucun ami, ma famille était bien loin derrière aussi, on pouvait dire que je connaissais une certaine solitude. Si de la solitude, tout l'enfer se trouvait en ce mot, je l'estimais bien différemment, plutôt comme le plus fiable des boucliers. J'aimais les hommes, mais l'affection je n'en donnais pas, je ne me rapprochais pas, ainsi, je n'étais jamais triste de les perdre. Alors pourquoi me rendre chez Diao, et tenter de conserver un lien ? Étrange décision si l'on considérait mes principes c'était vrai. Cependant, la relation qui naquit avec Diao était différente, cette relation n'était pas commune aux autres. Je me disais que si je disparaissais demain, elle ne souffrirait pas, et si elle disparaissait demain, je ne souffrirais pas. Difficile avec ça de parler de lien peut-être, je ne sais pas, l'idée qu'une personne puisse me donner tous les avantages d'une liaison sans les inconvénients me séduisait peut-être.

Diao, que j'appelais Oni, avait su éveiller un semblant d'intérêt, le premier était son utilité, car c'était un esprit sauvage capable de faire ce que je faisais moi-même. Avec les gens trop honnêtes et trop tendres, on ne peut rien faire de réellement concret, Oni n'était pas de cette race-là. Ensuite elle avait éveillé un autre genre d'intérêt, plus subtile, elle était le feu, et j'étais l'eau. Je ne savais pas comment l'exprimer autrement.

C'était très tôt le matin, que je me rendais à sa demeure supposée. Vêtu aussi sobrement et élégamment qu'elle m'avait rencontré. Sans trépigner, j'éprouvais une certaine joie, il était vrai, de la retrouver. Quand j'arrivais je me trouvais devant une immense porte, preuve de la richesse de son domaine et de sa maisonnée, mais je ne me laissais pas impressionner pour autant et je frappais fortement sur celle-ci, quatre fois, un tempo parfait, puis, j'attendais simplement que l'on m'ouvre, si du moins quelqu'un consentait à le faire.

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Jeu 5 Juil 2018 - 6:08
C'était rare que si tôt le matin on vient de me déranger, non pas que je dormais, mais le travail administratif auprès de mon frère avait déjà commencé depuis fort longtemps. Cela aurait pu paraître surprenant vu que le soleil ne s'était même pas encore levé, enfin totalement du moins c'est éclairci orange et balayer le sol depuis quelques heures déjà. Mina for surprise, entre et alors dans notre salle de travail, le nez sur mes dossiers, je lever alors la tête vers elle un air dubitatif accroché à ma face, ne comprenant pas très bien pourquoi elle faisait toutes ses mimiques silencieuses. Elle semblait vouloir être discrète, et si bien alors de m'attirer le couloir pour ne pas être vu, avait-elle quelque chose de si important à me dire, où elle avait encore fait une bêtise quand elle voulait que je le sauve. Amusez bien plus qu'agacée, je prétextais aller nous chercher des notres manquantes pour la rejoindre rapidement à l'extérieur. Refusant de parler malgré que j'étais face à elle elle me traînait alors dans un coin du domaine.

- « Il y a un invité au domaine pour toi. Une sorte de prince...»

La domestique n'avait alors pas eu l'occasion de finir sa phrase, soupirant longuement et bruyamment, je la finissais et pour elle.

-« Des cheveux blancs ressemblant à une fille qui veut me voir. Dispose Mina, je m'en occupe. »

Elle grimacait et un peu devant mes propos, visiblement pas tout à fait d'accord avec tout ce que je venais de dire. Elle était facilement impressionnable faut dire, ce n'était donc pas une surprise sa réaction. Dès lors, je n'avais pas besoin de plus d'indications que cela, ayant déjà mémoriser son chakra, il ne fut pas très dur de retrouver le jeune homme à travers les murs de ma maison. Il se tenait là charmant dans le salon des invités, où la domestique l'avait probablement conduis, difficile de savoir ce qu'il espérait voir si tôt, mais c'était en tout cas déjà parfaitement présentable que je le saluais chaleureusement. Oui-Oui chaleureusement.

- « Bon matin Tenten, je ne t'attendais pas si tôt, mais tu es le bienvenu, j'imagine que tu n'as pas eu encore l'occasion de déjeuner, laisse-moi donc t'inviter à ma table.»

Mon déjeuner personnellement je l'avais pris depuis fort longtemps déjà, mais il était de coutume quand on avait un invité dans cette maison de lui offrir à boire et à manger, selon l'heure de la journée il fallait s'adapter. Comme il aurait été malpoli de le laisser manger seul, j'allais donc l'accompagner. Un des assistants de mon oncle s'invitait et alors dans la pièce, posant un regard suspicieux sur nos deux personnes. Cette maison avait beau être très grande tout ce qui s'y passer se savait très vite et je me doutais bien que mon oncle ne verrai pas d'un très bon oeil que quelqu'un viebt demander sa petite fille chérie.

- « Sainan Gi. Tenshi dono, je vous presente Arakuri, un des meilleurs assistants du trésorier choisi pour gérer si notre accord prend lui vos royales finances. »

Mais à quoi jouait-elle. On était en droit de se le demander, mais je me doutais bien que TentenT lui allait vite comprendre où je voulais en venir. L'avantage avec lui, c'était qu'il avait à la fois un nom aussi noble qu'une apparence aussi princière, il était donc facile de tromper le monde ici en le faisant passer pour un client particulièrement important. Ainsi donc, se confondant en courbettes et politesse de tout genre, l'assistant venu en quête d'informations repartait visiblement satisfait. Ce n'était pas étrange que ce genre de clients se présentent à ce genre d'heure, généralement ils aimaient se déplacer quand la foule était au plus bas question de sécurité et de discrétion. Conduisant donc mon acolyte faire une salle à manger une fois que nous étions enfin seul nous pouvions parler.

- « Alors pourquoi de si bon matin, j'imagine que tu avais quelque chose de particulier à me dire. Ne dors-tu donc jamais?»

Je riais à la dernière question qu'il pouvait aussi bien me renvoyer.


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Jeu 5 Juil 2018 - 8:52
Je fus très bien accueilli, comme un invité de marque, la femme qui m'avait conduit jusqu'à un genre de salon semblait rougir en me regardant, loin de m'amuser, je me demandais ce qu'il pouvait bien lui passer par la tête à celle-là. En fait, non, je savais ce qui lui passait par la tête, mais j'avais envie de lui dire "n'en fait pas tant, je ne suis pas seigneur". Je ne la trouvais pas laide cette femme, une certaine simplicité paysanne transpirait d'elle, mais ce n'était pas une tare, et, il était toujours flatteur, d'être trouvé beau par quelqu'un, même si ce quelqu'un était banal aux yeux des autres.

On me baladait dans une maison extrêmement bien tenue. Le genre d'endroit pour recevoir des figures princières, aussi princière que je le paraissais moi-même. Nous étions loin des maisons de passe que j'avais pu connaître ailleurs, et ainsi, l'on comprenait pourquoi les filles qu'on y trouvait étaient parfumé et vêtu comme des reines. Cela donnait sans doute l'impression au client d'être d'autant plus important, ne pas payer pour une vulgaire prostituée, mais pour une femme qu'ils seront extrêmement peu à pouvoir posséder, ne serait-ce que pour quelques heures. Je ne crois pas cependant, que quiconque puisse prétendre un jour, réellement posséder Oni, même moi, qui considérait que le monde était déjà dans le creux de ma main, je n'aurai pas eu cette prétention.

On m'installait dans un charmant salon, et dans celui-ci, une fois posé, c'était avec toute la délicatesse de la noblesse que je présentais aux regards des domestiques. Calme, élégant, léger, en bref, le parfait numéro qui n'en était plus vraiment un à force de le jouer. Là, je voyais Oni entrer dans la pièce, assez gaiement, ce qui me surprenait un peu, et je penchais la tête sur le côté laissant tomber mes cheveux tandis qu'elle s'annonçait.
-Bon matin Tenten, je ne t'attendais pas si tôt, mais tu es le bienvenu, j'imagine que tu n'as pas eu encore l'occasion de déjeuner, laisse-moi donc t'inviter à ma table.

Elle était, chaleureuse. Mon regard ne s'en trouva que plus étonné, ce n'était pas tout à fait la personne qu'hier que je découvrais. L'environnement qui étouffait la flamme ? Cette partie d'elle était agréable, mais doutant un instant de sa réalité, je préférais ne pas y trouver de plaisir. Mélodieusement, je lui répondais, et je commençais à jouer un jeu également, faisant montre d'une délicatesse plus claire encore que celle que je lui avais déjà renvoyée auparavant.
-Je viens passer du temps avec toi, mais je te laisse choisir comment l'occuper. Lui répondais le regard scintillant et le sourire solaire.

Là, un homme rentrait, un homme qui ne me plaisait guère dès que nos regards ce seront croisés. Son œillade suspicieuse eu à faire face à mon œillade indifférente, enfin, indifférente, non, je le regardais de haut en fait, comme d'instinct.
-Sainan Gi. Tenshi dono, je vous présente Arakuri, un des meilleurs assistants du trésorier choisi pour gérer si notre accord prend lui vos royales finances.

Ma mine se faisait alors plus sombre, mais le sourire que j'esquissais n'en amoindrissait pas la candeur. Un sourire en coin, espiègle, car je comprenais ce que cela voulait dire. C'était son maquereau, enfin, un de ses surveillants en somme. Moi, je passais donc pour un client très important, à la bourse pleine, l'obligeant de facto à se soumettre à ma majesté. Passer pour un client ne m’ennuyait pas si cela me permettait de passer un moment avec Oni. Et quand bien même je viendrais pour jouir de sa personne de cette façon, que je ne m'en sentirais aucunement gêné. Mais à cet homme, sans perdre le sourire, je me contentais d'un silencieux hochement de tête pour le voir sortir. Et c'est seulement alors qu'avec l'amusement d'un enfant joyeux je demandais à Oni.
-Je vais devoir te donner ma bourse ?

Un jeu déplacé, mais allons, disons-le, finalement, quand même franchement bien placé. Oni me conduisait alors vers une autre salle, où nous pouvions manger et discuter clairement en toute intimité. Elle était décidément capable de beaucoup de délicatesse quand elle voulait, cela en aurait presque été dérangeant, mais quitte à, il valait mieux en profiter tant que cela durait.
-Alors pourquoi de si bon matin, j'imagine que tu avais quelque chose de particulier à me dire. Ne dors-tu donc jamais?

Une petite moue me traversait le visage, une moue qui ne dura pas longtemps et paraissait celle d'un petit garçon circonspect devant une remarque. Puis plissant le regard sur elle, je lui répondais en retrouvant le faciès et le timbre de l'assurance.
-Rien de particulier, je m'ennuyais c'est tout. Lui disais-je en posant la joue sur le poing.

Je n'allais pas lui faire tout le laïus sur notre relation naissante et ce que j'en pensais, car au-delà que le moment ne me semblait pas opportun, ce n'était simplement pas mon genre de faire un tel étalage. Là, mon œil se portait ailleurs, presque vers le vide, vers les décorations, vers mes pensées. Puis je parlais, longuement, mélodieusement comme une récitation. Nulle colère en moi, c'était comme un songe qui faisait surface, qu'elle provoquait en quelque sorte malgré elle, et ce songe, alors qu'il n'eut rien de plaisant je crois, moi, me mettait à l'aise.
-Les putains de mon point de vue n'avaient que rarement le respect qui leur était dû. Les soldats en étaient des clients friands car rares étaient les femmes prêtes à construire une vie avec des hommes toujours loin de leur foyer sans jamais l'assurance d'y revenir. De même, elle soignait les maux du cœur de ceux plongés dans la solitude et l’effroi, ou encore trop laid pour avoir connu de gré la volupté d'une caresse féminine. L'affection est un besoin vital même s'il ne fut jamais classé ainsi dans la pyramide. Pourtant, la majorité de ceux qui fréquentaient les prostitués en avait honte, comme s'il s'agissait d'un aveu de faiblesse, de ne pas obtenir l'amour et la sexualité sans avoir à débourser. J'aurais aimé que l'on me dise un jour dans quel couple l'homme n'aura pas eu déboursé le moindre ryô, mais enfin, les vertus et la morale possèdent des nuances qui échappent parfois à toute logique. Mon père m'avait dit ça un jour, pour m'expliquer comment il en arriva à aimer ma mère. Mais toi, tu es un d'un tout autre standing. Concluais-je en lui lançant un regard séducteur.

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Jeu 5 Juil 2018 - 10:13
_ « Idiot. Je suis hors des bourses des hommes de ce village, pourquoi sinon serais je encore célibataire d'après toi ?» simplement lui était rendu pour l'histoire de sa bourse.

Enfin seuls, les discussions privées pouvaient reprendre et en toute franchise, je ne m'attendais pas à un déversement de ses pensées de ce genre. Il semblait bien plus que s'ennuyer à vrai dire, une sorte de mélancolie habitait ce jeune homme, il avait toujours le sourire et se cacher sous ses airs, parfois peut-être, comme là, il n'avait pas envie que l'illusion fonctionne. Puisque nous étions assis à une table garnie, mangeons tout en conversant, c'était donc en servant mon invité sous ses indications, que je l'écoutais parler, tout en méditant au fur et à mesure sur ce qu'il me disait. J'avais fait le choix de ne lui répondre qu'une fois son breuvage et son assiette rempli et en déposer à ses soins.

_« Au delà de la fille de joie...» je n'aimais pas son mot grossier. « beaucoup de femmes, même de bonne famille sont aussi mal considérés.»

C'était un métier, mais pas que, c'était aussi un statut bien flou pas toujours bien rémunéré, ni même rentable pour la principale concernée. Est-ce que sa mère lui manque et ici ? Je n'avais pas le souvenir qu'il m'avait précisé qu'elle l'avait accompagné ici et je doutais même qu'elle le pouvait en réalité vu les révélations qu'il m'en avait fait.

_« Tu te trompes de problème, c'est plutôt ceux auprès de qui tu viens chercher la femme qui sont à blâmer. Bien souvent une fille étant un capital aussi important qu'un bien immobilier.»

Me présentant à nouveau à ma place une fois servi, je commençais à grignoter avant de lui avouer sans crainte quelque chose dont tu il devait bien se douter.

_« Je serais heureuse d'être mariée à un soldat. Non seulement je ne l'aurais pas tous les jours dans les pattes à me solliciter, mais avec un peu de chance, ilpourrait mourir assez vite pour que je sois enfin libre quelques temps.»

C'était cru et infecte comme penser n'est-ce pas ? Mais je ne ressentais pas le besoin d'arrondir les angles face à ce que j'étais devant lui. J'avais comme l'impression qu'au delà de toute la beauté de mes traits, il avait percé le monstre hideux qui me protégeait de la réalité de ce monde particulier où j'evoluais.

_« Elles sont de belles personnes ainsi donc, condamnées à un châtiment pas mérité. C'est ce que tu essaies de me dire? »

Goûtant une gorgée de monter, je rester de marbre face à cette injustice, chacun de nous subissez la sienne et charité bien ordonnée commencer par soi-même.

_« Ils sont les seuls responsables de leurs statuts dans cette société. Ne dit-on pas de s'aimer soi-même pour être aimé des autres? Je crois en ce dicton. Ils payent le prix de leur lâcheté et elles aussi. Quant à ton père, il me semble un homme bien trop altruiste pour ce monde, je suis sûr qu'il a mal fini.»

Conclut vais-je dangereusement dans mon avancement, en répondant à son regard pour un bien plus personne est déterminé

_« Un autre standing tu dis ? Moi je compte rester inatteignable en matière de tarif.»

Parce que je savais à la fois créer l'attraction qui me donner tant de valeur auprès de mon oncle, mais aussi l'inquiétude et d'hésitation de mes potentiel acquéreurs, sachant jouer sur la cupidité de mon tuteur. J'avais encore quelques temps de semi-liberté devant moi. Sans me leurrer pour autant, le temps passé, mon âge aussi avancé...

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Jeu 5 Juil 2018 - 20:16
Rarement, non, en fait jamais, on ne me servit comme elle me servait. J'avais l'impression de découvrir une nouvelle facette de sa personnalité. La facette maternelle. Elle me servait des plats et à boire sans que je n'aie quelques réclamations à faire. J'étais en quelque sorte servi comme un prince et je la regardais faire cela avec un doigté magnifique. Même si je n'en montrais rien, conservant au regard une chaleureuse expression, je dois admettre que cela me gêna quelque peu. Je n'étais pas venu pour faire d'elle ma bonniche, et ce n'était certainement pas parce que je semblais avoir une dignité princière naturelle que j'aimais être servi à outrance.

Je suppose que ce n'était pas l'effet recherché, mais elle me rappelait à cet instant ma mère adoptive. Elle avait un instinct maternel très développé, elle aussi, je me rappelle encore la chaleur de sa main quand j'arrivais au camp avec ma sœur dans les bras, ou son regard illuminé quand je lui avais offert une fleur après l'éveil de mon mokuton. S'inscrivait alors sur mon visage la mélancolie d'un enfant qui se remémorait le débordement d'amour pur qu'une mère pouvait avoir pour lui. Subtilement, mes défenses s'affaiblissaient, pas entièrement, mais le relâchement de mon corps sur lui-même ne s'y trompait pas, elle venait en quelque sorte de m'adoucir. Et là, transfigurait dans mes yeux, toute la tendresse d'un instant.

Je touchais à peine à son repas quand elle me parlait, par gratitude et pour la récompenser de ses efforts. Je picorais en quelque sorte, à fin de ne pas l'offenser. J'avais songé une seconde à lui dire de ne plus me servir de cette façon, mais je me disais que risquant de la vexer, il ne valait finalement mieux pas oser. Ça n'empêchait pas que ce qu'elle me servait était succulent, et si c'est elle-même qui avait cuisiné, clairement, elle était bonne à marier comme le disait l'expression consacrée.

Elle me parlait de son point de vue concernant la condition de la fille de joie, mot qu'elle tenait à me rappeler, non, elle me parlait de la condition des femmes en fait. Son point de vue était noble, plus même qu'elle ne l'aurait pensé elle-même je pense, et lui souriant de gratitude, je lui faisais ainsi la démonstration de toute l'appréciation que j'avais de son discours. Fort heureusement, elle parlait beaucoup, beaucoup plus que moi, qui avais tendance à mesurer chacun de mes mots autant sinon plus que le ton et le timbre de ma voix. Ainsi, elle comblait le silence et le manque que je faisais peser sur mes relations avec autrui. Le contact était décidément d'une facilité déconcertante entre elle et moi, alors que je ne pouvais m'empêcher à côté de me méfier profondément et réellement d'elle.

Je riais un peu, quand elle me disait qu'elle aimerait épouser un soldat pour les raisons que j'évoquais comme des défauts. Si mon pauvre père l'avait entendu. Je m'amusais tout seul, ma mère et lui m'auraient crié de la fuir immédiatement. Mais moi, je la reconnaissais bien là, sans la juger, sa franchise et son honnêteté la rendait plus réelle que les autres, qui ne faisaient que jouer un rôle qui ne leur convenaient pas. Mal placé pour dire ça moi vous pensez ? Ce n'était pas parce que je pouvais sacrifier le monde pour son bien, que je n'aimais pas aussi profondément le monde. Elle était une sorte de monstre magnifique, dangereux, brûlant, mais si l'on me comparait à l'eau comme on le fit déjà entre elle et moi, ma beauté extérieure ne rendait pas un intérieur plus saint. Si je savais au moins ce qu'était la réelle bonté... Le monstre était celui qui était monstrueux, ou celui qui ne trouvait rien de monstrueux dans le monstre ? Difficile question je crois.
-Elles sont de belles personnes ainsi donc, condamnées à un châtiment pas mérité. C'est ce que tu essaies de me dire ? Me dit-elle durant un instant que je lui trouvais énergique.

Mélodieusement, à peine plus haut qu'un murmure je lui répondais, non sans une certaine et curieuse ironie.
-Il faut avoir une belle âme pour porter silencieusement les malheurs des hommes. Cette beauté-là ne se fabrique pas comme on farde un visage. Cette beauté est comme le murmure d'un ange, c'est un châtiment — mérité ? Je ne sais pas, mais le gain, je ne le connais pas encore. Ma mère a eu la chance de trouver un homme que l'on comparait à la mort, elle l a adoucit au point qu'il rangea son arme à jamais et devint un homme simple, qui éduqua un enfant qu'il n'enfanta pas. S'il ne l'avait pas rencontré il serait mort probablement sur un champ de bataille sans ne rien avoir transmis d'autres que de la haine et du sang. Peut-être que je me trompe en y songeant, ce n'est pas que le pouvoir d'une fille de joie, c'est le pouvoir d'une femme.

Droit dans les yeux je la fixais alors. Guérir une âme, apaiser la colère du guerrier, étreindre le bon d'un homme qui subsiste en lui, pour étouffer à jamais son sentiment de solitude. Le visage radiant de tendresse, je me disais quand nos regards se croisaient, "si seulement toi tu en étais capable, mais tu as déjà tellement à porter en toi que je crains que tu ne puisses pas".
-Ils sont les seuls responsables de leurs statuts dans cette société. Ne dit-on pas de s'aimer soi-même pour être aimé des autres? Je crois en ce dicton. Ils payent le prix de leur lâcheté et elles aussi. Quant à ton père, il me semble un homme bien trop altruiste pour ce monde, je suis sûr qu'il a mal fini.

Là je riais, surpris, à plein poumons. Les yeux fermés, je me prenais le ventre et j'en avais quelques larmes tellement je riais. Mon père ? Altruiste ?! Je revoyais cet homme glacial au visage d'ange, armé de sa faux, qui faisait trembler des hommes deux fois plus grands que lui, et quand ma mère m'avait raconté ce qu'il avait fait, si la bonté était réelle en lui, altruiste certainement pas. Il était la mort personnifiée, c'est toujours ainsi que je l'avais vu. Réel, concret, sans détour, glacial, mais, en même temps, il avait ce je-ne-sais-quoi, qui le rendait si grand et majestueux à mes yeux. Bien étrange sensation que de devoir me remémorer tout cela. Me reprenant après quelques instants, je m'essuyais les yeux et lui répondait gaiement.
-Ecoute, je ne sais pas, mais quand je le verrais je ne manquerais pas de lui demander ce qu'il en pense.

Cela sans lui dire bien sûr, que là où il se trouvait, était un lieu sans retour. La mort. Elle me portait un regard déterminé. J'eu le sentiment qu'elle testait quelque chose à ce moment, mais je ne savais pas vraiment quoi. Je soutenais ce regard, et retrouvant l'innocence et la douceur du mien tandis que je reposais ma joue sur la paume de ma main avec délicatesse.
-Tu peux vraiment être belle quand tu veux tu sais. Tes mimiques sont feintes.

Lui disais-je le sourire en coin et le regard séducteur. Ainsi la ramenais-je à un instant qui m'avait déjà marqué, ou je tentais je crois ce qu'elle tentait maintenant.
-Un autre standing tu dis ? Moi je compte rester inatteignable en matière de tarif

Là, j'arquais un sourcil d'étonnement, une chose dans cette phrase piquait ma curiosité et je tentais un brin de provocation. Cela restait gentillet, mais tout de même, je devais saisir l'occasion.
-Ha parce que dans d'autres matières tu atteignables ? Tu pourrais m'en dire plus ?

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Ven 6 Juil 2018 - 9:55
Une belle âme à quoi cela servait au juste, la charité ce n'était pas mon genre. Mais à quoi bon de le lui faire remarquer, il le savait déjà je pense. Je préférais le donnant-donnant à l'altruisme, cela me paraissant plus équitable, bien plus ordonné, et surtout plus fiable. Je ne connaissais ni sa mère ni son père, ni leur vécu, ni leur histoire. Mais j'avais l'intuition, que ce genre de scénario là etait assez rare en définitive, j'imaginais très bien la fin de ces femmes-là. Abandonnées et jetées à leur sort une fois qu'elles devienaient inutiles, si elles n'avaient pas eu la chance de trouver avant la date fatidique la reconversion qui les sauverait.

_« Va pour ta mère, et les autres que tu as connu, ses collègues, que sont-elles devenues malgré toutes leurs bonnes intentions?»

Je n'attendais pas de réelle réponse, j'avais beau être d'un autre monde accès privilégié, je n'ignorais pas pour autant les bailles de ce monde car avant d'être une fausse princesse de ce clan j'avais été une fille de marchand de classe populaire. Un temps du moins, bourgeoise, marchande, à nouveau bourgeoise, il y aurait-il encore une nouvelle phase ? Si j'aimais cette vie luxueuse parfois, sa complexité etait étouffante, et il me manquait alors la simplicité de ma vie d'avant. En bonne capricieuse, me direz-vous, je ne t'ai jamais satisfaite de ce que j'avais en somme. Je ne doutais pas une seconde, de l'influence que pouvait avoir une femme sur un homme et vice-versa, c'était justement pour cela, qu'il s'agissait d'une tart dans notre vie de ninja. C'était bien beau son histoire, mais si je pouvais accepter de supporter comme une sorte de colocation, un partenaire, il n'aurait jamais été question de jouer le jeu te désignant dangereusement perdant, des relations.

_«Je te sens nostalgique, tu sais mon cher Tenten, il a un quartier à Iwa où ravivait tes souvenirs.»

C'était une petite taquinerie, mais je ne m'en fais pas ce quartier la existait vraiment, nous avions même un registre de comptabilité pour la gérante. C'était très prolifique. Mais inutile de le préciser n'est-ce pas. À l'heure qu'il décida de jouer sur l'intensité des regards comme si sont bleus trop innocent, pouvait rivaliser avec un rouge si vivace. Je n'aurais su dire ce qui se tramait dans sa petite tête à ce moment-là, mais j'étais presque sûr que lire dans ses pensées, m'aurait probablement fait chier. Une intuition. La suite de sa réaction était plus surprenante, il riait joyeusement, et je n'allais rien faire pour gacher son enthousiasme, après tout la bonne humeur de mon invité et être une priorité non ?

_«Fais fonc tu auras ainsi un sujet grâce à moi.»

Avais-je donc conclu, sans essayer de le forcer à parler concernant son enthousiasme s'il avait voulu, il l'aurait déjà fait. Et voilà qui revenait avec ses mimiques comme toujours, et lui donner cet air innocent qu'il me trompait pas, ah ça non. Je lui avais pourtant dit, que je connaissais déjà bien celle-là, puis voilà qu'il essayait de percer l'illusion ces mots. Pauvre diable, il allait être confronté bien vite à une réalité écrasante, mon manque de tact quand il s'agissait de réagir un compliment de quelques jours qu'il soit réel, mon cœur, ou va savoir trois...

_« Oui, je sais, je viens de te le dire c'est pour ça que je coûte si cher. Tu ne m'écoutes que d'une oreille n'est-ce pas. Les tiennes sont d'autant plus risible, je ne fais que te rendre la pareille, plains toi à toi-même.»

Sans surprise il relevait mes propos, cela n'aurait pas été vraiment en lui s'il ne l'avait pas fait après tout, c'était une forme de complicité après tout, la nôtre et c'etait étrange de penser déjà partager ça avec quelqu'un surtout, au final nous nous connaissions à peine. Je soupirai longuement, avant de souffler lourdement de l'air depuis mes lèvres, lui adressant un regard qui en disait long sur ma lassitude sur jouer, car en réalité l'attitude m'amusait plus que de raison, il n'y avait pas de logique à ça.

_«Évidemment, nous avons tous un port prêt à accueillir les autres non? Certains le défendre juste, mieux que d'autres, et le tarif d'entrée n'est pas le même pour tout le monde. Regarde par exemple, actuellement je converse avec toi, j'aurais simplement pu te reconduire à la porte. En quelque sorte, ne peut-on pas dire que tu m'as atteinte. Ne te force pas si le met ne te plaît pas, je peux demander à faire parler autre chose.»

Je le voyaisbien faire, il piocher plus qu'il mangeait, sûrement par politesse. Ayant fini mon assiette, je venais donc faire le tour de la table, pour resservir comme on me l'avait appris sa tasse de thé.

_«Le client est roi il parait, mais mon invité surtout avec un nom aussi divin, mérite bien quelques égards personnels. Viens donc, une balade digestive me fera le plus grand bien tu peux emporter ton thé, je suis certaine, vu ce que tu m'as dit l'autre soir, que les jardins décorés de la demeure pourraient te plaire.»

En effet, il n'y avait pas beaucoup de fleurs, parce que j'avais une sorte allergie au pollen, par contre nous collectionions, diverses variétés d'arbres et arbustes de toutes les tailles qui se mêlaient aux sculptures épousant leurs formes. Il fallait aimer l'art et ce genre de beauté artificelle je supposai pour apprécier, mais adorant le lieu et n'ayant pas l'occasion encore de le faire decouvrir, j'avais trouvé l'idée séduisante.

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Ven 6 Juil 2018 - 14:55
Une perle dans un écrin vieillissant, voilà ce qu'elle était. Un écrin qu'on lui imposait, et qu'elle s'imposait peut-être à elle-même aussi. Elle était paradoxale, car son répondant avait beau être cinglant, il ne suffisait pas à percer ma barrière. Pas encore du moins, car je ne voulais présumer de rien. Elle me renvoyait à mes propres traits, me rappelant la feinte et la fausseté de la perfection que je renvoyais aux regards extérieurs. Mais elle ? S'ouvrait-elle réellement ? Cessait-elle de jouer son numéro de pimbêche de luxe, employée à satisfaire les exigences d'individus qui ne cherchaient jamais avec elle, je crois, à voir plus loin que les harmonieux traits de son visage, ou que la volupté et la sensualité des courbes de sa silhouette ?

Moi je cherchais à voir, à sonder son cœur, parce que je m'intéressais à elle dans son entièreté complète et totale. Moi, quand je lui souriais, parfois c'était feint, oui, mais d'autres fois, c'était réel, c'était que je ne la craignais pas, elle et sa passion du malsain, son égoïsme violent, que je voyais au fond de ses pupilles embrasés. Au fond de ses yeux, quand je les sondais sans gêne, c'était bien un ardent désir de vivre, sans restriction, sans commune mesure, que je trouvais. Le désir était le propre de l'homme, non, plutôt que l'homme était l'être du désir par excellence, alors qu'elle se disait monstre sans doute, comme moi, je voyais en réalité, par là, la plus humaine des femmes.

Quand elle me parlait des autres femmes de mauvaises conditions je ne répondis rien. Il n'y a pas plus à ajouter. Que sont-elles devenues ? Qu'en savais-je, la plupart avaient mal fini sans doute. Mais pour mal finir il n'y avait pas forcément d'être une prostituée. Loin de là, elle comme moi, le savions, et vu le regard qu'elle me lançait, c'est en fait le message que j'interprétais. J’interprétais également un moment de lassitude chez elle. Comme si elle étouffait sous quelque chose. Cela venait-il de moi ? Serais-je aller trop loin ? J'y perdis mon sourire, et l'observais un instant avec inquiétude. Là, elle se mit à sourire de nouveau, et continuait sur le ton de la plaisanterie.
-Je te sens nostalgique, tu sais mon cher Tenten, il y a un quartier de Iwa où raviver tes souvenirs.

Une simple boutade qui me faisait sourire à nouveau. Elle croyait m'offenser, alors que fréquenter une prostituée ne me dérangeait en aucune façon. Si je le faisais, je la traitais bien, et que la relation soit tarifiée n'y changeait rien. J'irais même jusqu'à dire que contenter une femme malgré ces circonstances particulières, c'était un relatif exploit qui n'excluait pas une certaine fierté dans sa réussite. J'aurais pu lui rappeler en même temps que c'était ce que je faisais en ce moment même, fréquenter une prostituée, et le sourire taquin que je lui renvoyais ne s'y trompait guère à ce propos, mais cela aurait été aussi un manque de respect. Elle ne me faisait pas payer, alors, d'une certaine façon, n'étais-je pas un privilégié ? Si mon père me voyait, je crois qu'à cet instant précis il soupirerait d'amusement, et s'écriait "tel père tel fils hein"... Quant à savoir si ma mère accepterait...

Parlant de choses et d'autres, tandis que moi, reposé paisiblement, le menton reposé sur les mains jointes en la contemplant avec sourire, elle répondait enfin à la petite pique que je lui avais lancé.
-Évidemment, nous avons tous un port prêt à accueillir les autres non? Certains le défendent juste, mieux que d'autres, et le tarif d'entrée n'est pas le même pour tout le monde. Regarde par exemple, actuellement je converse avec toi, j'aurais simplement pu te reconduire à la porte. En quelque sorte, ne peut-on pas dire que tu m'as atteinte. Ne te force pas si le met ne te plaît pas, je peux demander à faire parler autre chose.


J'en perdais le sourire, et elle aussi, elle avait l'air de s'amuser et en même temps, cherchait je crois à me mettre le dos au mur. Nous étions décidément si synchronisés... Mais elle, à l'inverse de moi, avait mis le doigt précisément, et à haute voix, sur l'avantage qu'elle m'offrait. Moi je l'avais gardé pour moi, sans le lui faire remarquer et lui en faire le remerciement. Je ne pouvais que me sentir coupable. Elle souhaitait que l'on cesse de jouer au jeu du chat et de la souris en fait je crois, elle voulait me connaître aussi bien que je désirais la connaître. Mais c'était prendre le risque de se lier réellement à quelqu'un, de craindre ses intentions et ses inattentions. C'était simplement prendre le risque d'une nouvelle souffrance. Je baissais le regard, il me fallait alors un moment. C'était quand même exagéré de ma part d'en faire autant de caisse pour si peu. Mais lorsqu'il s'agissait de sentiment noble, j'étais ainsi. Ma façade tombait quand elle continuait de parler de choses que je n'écoutais plus qu'en demi-teinte. Mes yeux se perdirent dans le vague, ma beauté flétrissait même peut-être. Puis, je relevais le regard sur elle, simplement, honnêtement, sans aucune fioriture, complètement ouvert au sien, de regard, puisqu'elle désirait un instant de totale honnêteté, je lui faisais gracieusement don de cette complaisance, au moins pour quelques instants.
-Le client est roi il parait, mais mon invité surtout avec un nom aussi divin, mérite bien quelques égards personnels. Viens donc, une balade digestive me fera le plus grand bien tu peux emporter ton thé, je suis certaine, vu ce que tu m'as dit l'autre soir, que les jardins décorés de la demeure pourraient te plaire.

Je ne lui répondais pas. Je la regardais encore, de ce même regard, indescriptible, particulier, ce regard où ce n'était que moi. Fier, haut, assuré, triste, perdu, en proie au doute, l'émotion et toutes ses nuances y transfigurant dans une cacophonie nébuleuse. De quoi effrayer plus d'un homme et plus d'une femme, car l'extrême et son contraire s'y trouvaient. Sûrement, ... je crois... je ne sais pas. Puis je lâchais, d'un timbre et d'un ton à une mesure égale à celle du regard qui accompagnait le tout.
-Je suis un enfant adopté. Ce que j'appelle père et mère sont des parents de substitution. Pour remplacement de ceux qui sont mort parce que je n'ai pas su tenir ma langue. Ceux que j'aime finissent toujours mal. Alors j'aime le monde dans son ensemble, mais j'ignore l'être dans son unicité. Ainsi je peux à loisir désirer améliorer le monde, sans craindre de lui faire un mal. Voilà, maintenant, toi aussi, tu m'as — atteint.

Mon visage retrouvait alors, très lentement, son innocence, sa joie, sa tendresse, sa bonne humeur. Comme une métamorphose, les traits se redessinaient, transfigurant un nouvel être, un nouveau moi, une nouvelle personne. Je redevenais l'idéal de la perfection que je me faisais, et que je voulais renvoyer aux regards extérieurs. Puis, je me dressais, sans le thé, et avec amusement, feint, et pourtant magnifiquement contraint, je lui lançais une boutade.
-Je ne bois que du café. Toi aussi tu n'écoutes qu'à moitié hein. Annonçais-je en lui tirant la langue. Mais je t'en prie, il est certain que ce jardin devrait me plaire, tu connais déjà un peu mes goûts j'ai l'impression. Terminais-je joyeusement.

J'aimais effectivement les jardins et les forêts. Pas seulement parce que j'utilisais le mokuton. Mais parce que cela m'apaisait profondément. Cette ambiance, ces parfums, ce silence. L'homme pouvait y retrouver le goût d'un essentiel oublié. Je marchais donc, près d'elle, élégamment bien sûr comme toujours, mais encore plus calme que d'habitude, j'avais plus relâché, plus à l'aise, et ma féminité n'en transpirait que davantage, lorsque je passais un côté de mes cheveux derrière l'oreille. Drôle de scène pour un moment de volupté pure est sereine.
-Je pourrais vous en faire pousser d'autres, des arbres fruitiers même si vous voulez. Lui soufflais-je alors.

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Sam 7 Juil 2018 - 14:29
Il avait semblé offrir sa langue au chat, ou bien alors, c'était moi qui lui avais cloué le bec, un mélange des deux aussi peut-être. Bien qu’en sondant son regard, on pouvait en déduire bien plus qu’au travers de ses mots qu’il choisissait toujours avec attention pour filtrer ce qu’il voulait laisser paraître. L’homme semblait troubler, sa visite avait sûrement une origine avec l’humeur vacillante d’un extrême à l’autre qu’il dégageait. Décidant de jouer le jeu pour le laisser à son aise, je restais sous un ton plaisantin et taquin, s’il avait besoin d’assistance il devrait le dire franchement, je m’aimais pas violer l'intimité des âmes, comme je n’aimais pas qu’on décortique la mienne. Je ne savais trop quelle attitude adopter face à sa révélation soudaine, ni même ce qu’il attendait exactement de moi au fond pour me livrer comme ceci parcelle de lui et de sa vie. Simplement, je pouvais m’en tenir à quelques sûretés qui elles n'étaient pas à débattre.

_” Et après ? Je me souviens davantage de la mère qui m’a adopté, que celle qui m’a mise au monde. Tu ne devrais pas parler comme cela, a moins que ton intention était leurs morts, il faut être stupide pour se blâmer d’un concours de circonstance et tu ne l’es pas n’est-ce pas ? “ Je riais doucement. “ Ma simple existence a déclenché une sorte de guerre, tu sais. Être un élément d’une tragédie ne fait pas de nous le responsable. Nous sens tu quitte ainsi ? ”

Il s’était révélé, surjouant à nouveau ses traits, mentant avec affront par la facilité que lui offraient de si beaux traits, ma simple réaction était alors de secouer la tête lentement, au fond, nous nous ressemblions pas mal d’une certaine façon. Toujours à vouloir s’en demander plus qu’on ne devrait pouvoir en donner, le charme particulier se cultivait peut être ainsi. Sa remarque me faisait marmonner et j’ouvrais le bras en levant les yeux au ciel.

_” Eh bien ici, on ne sert que du the ! Tu pourrais faire l’effort, il s’agit des plantations familiales. “

C’était plus pour l’embêter qu’autre chose que je lui donnais le détail et sembler faire preuve d’insistance.

_” J’imagine qu’une nature sauvage en son fond est attirée par ce genre d’espace plutôt, puis c’était purement égoïste, vu que j’adore personnellement ce genre d’espace. “

En y réfléchissant, je venais un peu de dire que l’on avait les mêmes gouts sur ce coup la du moins… Le jardin avait, je devais l’avouer, un charme particulier au lever du soleil, ses teintes orangées et la luisance fraiche de la brume caressant encore les feuilles et les plantes, donnant un aspect plus précieux au gravier couvrant les chemins de la balade. C’était une ambiance douce et particulière, à la fois calme et sereine, mais troubler par l’énergie des premiers oiseaux et insectes qui s’éveillaient.

-” C’est amusant que tu proposes cela, avant que mon oncle ne vienne me chercher a Taki, c’était un couple de marchands vivant d’un verger qui nous avait recueillis. Cela serait triste que nous ne soyons que quelques privilégiés a en profitant, que dirais tu de trouver une zone non exploite de notre village pour appliquer ta proposition ? “

Les Chokoku étaient riches et influents ici a Iwa, très probable qu’ils laisseraient pourrir les fruits sans même envisage pour eux une utilité. Puis à vrai dire, je n’avais pas envie de retourner travailler, on me pensait avec un client de la famille, donc personne n’allait venir me chercher tant qu’ils ne l’auraient pas vu repasser nos portes.

_”Ferais-tu le mur avec moi cette fois-ci ? “

C’était une étrange proposition n’est-ce pas ? Et je n’aurais su vraiment dire comment avait germe cette idée la dans mon esprit, peut être parce que nous avions parlé de nos vies d’avant, celles qui nous avaient surement rendus tels que nous étions aujourd’hui et le rappel de vieilles valeurs n’était pas forcement mauvais.
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Sam 7 Juil 2018 - 18:35
Je n'étais pas certain qu'elle eût saisi toute la faculté, toute la difficulté même, qu'il me fallut pour lui offrir ces quelques instants de pure transparence. Je ne lui en voulais pas tellement, n'étais-je pas un homme si difficile à atteindre, à comprendre, si inaccessible, qu'une fois dépassée ma beauté le commun des mortels se détournait volontiers de ma personne. Jouir de moi était une chose, partager mon essence et ses nuances en était une autre. Elle avait déjà tellement accomplit, elle avait déjà passer tant de barrière, que je ne pouvais lui en tenir rigueur et de plus, peut-être que je me trompais, que par égard pour moi, elle n'insistait pas plus que cela sur ce que je venais de lui dire.

Ce qu'elle me répondit, passait sur moi comme un songe, cela ne me fit aucun effet. Si seulement je pouvais décrire l'horreur dont je fus la cause elle comprendrait peut-être pourquoi, malgré tout le soutien que j'avais eu durant ma courte vie, je n'avais jamais pu me résoudre à ne pas me tenir responsable de ce drame. C'était si difficile à dire. Je n'avais pas été violé, je n'avais pas été torturé ou battu, je n'avais pas été trahis ou abandonné, et pourtant, c'était encore pire que tout cela réunis pour un si petit enfant que j'étais alors. Comment le dire... comment le dire... Je ne pouvais décidément pas — le dire. En revanche, elle fit alors preuve d'autant d'honnêteté que moi en répondant. Elle me dévoilait l'un de ses drames infantiles, ceux qui nous marque à jamais, ceux qui font qu'il y a un avant, puis un après. "Nous sens-tu quitte ainsi ?" me demanda-t-elle. Et alors que j'avais retrouvé mes mimiques pré-calculés, un court instant, je lui renvoyais un sourire de gratitude certaine, que je n'accompagnais que d'un profond et apaisant silence.

Elle répondait alors à ma taquinerie par une autre, qui me fit glisser un rictus sincère, et nous nous retrouvions à marcher dans son jardin de domaine. D'un œil extérieur, on aurait pu parler de deux amants en devenir qui n'avaient pas encore osé consommer leur idylle, alors même que pour nous, selon moi en tout cas, il ne s'agissait certainement pas de cela. Cette fois, nous étions plutôt deux adolescents qui se découvraient sans avoir en tête d'idées lubriques et avilissantes pour toute relation qui se voudraient seine.
-J’imagine qu’une nature sauvage en son fond est attirée par ce genre d’espace plutôt, puis c’était purement égoïste, vu que j’adore personnellement ce genre d’espace. Me répondit-elle quand je fis allusion à mes goûts.

Je passais une main dans mes cheveux, en faisant un geste ample les fit battre au vent un instant. Une de ses petites manies féminines qui ne me quittaient pas et que j'assumais sans aucune gêne. Puis sans la regarder, je métamorphosais mon sourire, qui n'était plus séducteur, mais enfantin, aussi enfantin que la frêle et vibrante voix que je lui laissais entendre en répondant.
-Toute nature n'est pas sauvage hélas. Je crois que tu es bien plus sauvage que je ne suis moi-même. Ma liberté s'exprime dans la domination d'autrui, la tienne dans l'insoumission. Nous sommes les antipodes d'un seul et même cercle qui se rejoint en tout point. D'une certaine façon cela me plait. Tu me plais en fait.

Un compliment sincère que je lui offrais là. Je n'irais pas jusqu'à dire que personne ne trouvait grâce à mes yeux. Mais elle avait un petit quelque chose de plus que je ne pouvais pas ignorer. Venant de moi, dire "tu me plais", c'était tout de même relativement rare. D'autant plus en matière de femme, ma sexualité étant ce qu'elle était, je savais apprécier la beauté non pas seulement par la chaire, mais aussi par l'esprit qui l'animait, et en cela, Oni, Diao, avait tous ses avantages.
-Je n'ai rien contre cette idée de verger. Ajoutais-je simplement. Mais uniquement si j'ai quelque chose à y gagner, j'espérais qu'un jour on me laisserait bâtir une forêt dense et luxuriante, où pousserait de quoi nourrir tout Iwa s'il le fallait et gratuitement. Tu pourrais protester qu'il n'y a rien à gagner à cela, mais moi j'y répondrais-je que le prestige à y prendre est d'un prix bien assez élevé pour que j'y trouve une juste récompense.

Là, elle me faisait une étrange proposition. Faire le mur ? Pour quoi faire ? Pour aller où ? Et je lui dessinais sur mon visage une mine étonnée et dubitative. Elle voulait peut-être me montrer l'un de ces terrains en friche où nous pourrions bâtir cet endroit d'abondance dont nous venions de parler. Soudainement je souriais, et m'approchais du muret qui bordait le jardin de son domaine. Je fis quelques sceaux des mains, et il jaillissait du sol un magnifique escalier de bois, digne des plus beaux ouvrages et d'une élégance princière. Il permettait ainsi de traverser le mur sans le moindre effort, sans le moindre saut. Me portant élégamment jusqu'à côté de la première marche, je m'inclinais, bassement jusqu'à tomber mes cheveux par dessus mes épaules, y dévoilant ma nuque, et présentait d'une main dans cette révérence l'escalier à la jolie dame. J'en faisais beaucoup, parce que c'était de la dérision, une blague, et je dois dire que je m'en amusais déjà tout seul.
-Votre altesse. Je vous en prie, je vous ferais escorte. Lui annonçais comme une taquinerie.

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Sam 7 Juil 2018 - 19:39
J’observais ses mimiques avec amusement, il était parfois plus féminin que j’arrivais à l'être, ce qui aurait dû m’outrer un peu ou entamer mon estime en y repensant. Mais à la place, cela provoquait un sentiment joyeux, je n'étais pas envieuse ou malintentionnée et en y réfléchissant, ce n'était pas dans ma nature de l'être même si de l'extérieur je pouvais paraître extrêmement mauvaise dans l’âme. Il n’y avait pas d'intérêt à le faire fuir, alors je n'étais pas obligée d'être infecte avec lui dans l'intimité, l’avantage de s'être isolé. Sans crier gare à nouveau, quelques mots surprenants avaient glissé hors de ses lèvres, transpirant d’une troublante franchise, rendant le compliment encore plus flatteur. Car oui cela en était un de plaire aussi simplement à ce genre d'individu, n’ayant moi-même personne prenant grâce a mes yeux, je savais ce que cela pouvait prendre de faire pareil affirmation, surtout aux vues du bras de fer vacillant qui nous tenait comme allies. Était-ce mérite pour autant ? J’avais plutôt l’impression que la journée et l’humeur qui l’habitait en arrivant y était pour quelque chose. Quand il serait plus lui-même et moins trouble, et surtout quand l’occasion serait bonne, je me ferais un plaisir de lui rappeler l’instant pour le taquiner avec un excès rappelant le genre de relation définie par le bail. Fidèle à moi-même, j’allais accueillie sans surprise l’annonce avec prétention et exagération.

_” Quelle surprise, la question est plutôt à qui je ne plairais pas. Je te l’ai déjà dit, ma liberté est proportionnelle a mon talent d'attractivité, toi aussi tu écoutes a moitié !”

Je lui rendais son reproche pas si vieux que cela en passant, histoire de lui signifier je l'espérais, que tout ceci n'était que boutade. Quant au reste de la conversation, un de mes sourcils s’arquait tandis que je le fixais dubitative.

_” Tu te contraries un peu dans ce que tu dis. “ Riant doucement, sans méchanceté, on pouvait y percevoir un amusement joyeux, je reprenais… “ Donc voilà, tu obtiendras ton prestige, c’est bien assez non ? “

Visiblement oui, puisqu'il s’attelait à nous offrir un escalier de sa conception qui lui aussi, aiguisait mon humeur dans le bon sens. J’allais l’examiner de plus près quand fort d’avoir compris quel genre de spécimen il avait en face de lui, Tenten se mettait à en faire des tonnes. À sa révérence, j’en faisais une en croisant mes jambes pour imiter une princesse avant de me rapprocher pour lui tendre une main à escorter vers la sortie.

_”Nous avons l’air fous mon cher ami. “

Mais je ne pouvais pas plus nier que mon facies pouvait cacher à quel point j’aimais ce genre de jeu ridicule et sans sérieux. C'était ainsi alors que nous avions rejoint l’autre côté que je le conduisais tout en conversant avec légèreté vers un des emplacements inutilisés faciles d'accès pourtant, ou j’aimais me retirer pour travailler mes créations. Le terrain accidenté témoignait des essais Chokoku qu’il avait subis d’ailleurs…

_”Est-ce que cela te demande un terrain spécial ou tu es capable de tout faire pousser n’importe où ? J’imagine en plus que cela ne se fera pas en un jour, ça doit être gourmand en chakra… En quoi puis-je t’aider ? “

Hormis faire du soutien moral, je n’avais aucun don pour le jardinage et comme j’allais lui avouer en prime…

_” Si on pouvait éviter les fleurs, je suis allergique au pollen… Par contre, je peux façonner n’importe quelle décoration de ton choix. "

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Sam 7 Juil 2018 - 22:15
Je ne relevais pas sa boutade autrement que par un soupire amusé. Elle n'en ratait vraiment pas une. Je n'aurai pas dû en rire, mais c'était plus fort que moi, elle possédait, lentement mais sûrement, ce pouvoir d'apaisement caractéristique des femmes. Peut-être m'étais-je trompé finalement, peut-être en était-elle capable.... Pas une fois avec elle, je sentis remonter la bête et la soif de sang. Pas une fois en sa présence je n'ai éprouvé le besoin de me dominer pour ne pas risquer de faire du mal. Cela me troublait, mais je m'efforçais, avec succès je pense, de ne rien lui en montrer. Conserver une certaine prestance et un détachement total de tout, comme si je naviguais sur des hauteur inaccessible à autrui, c'était plus qu'un rôle, c'était devenu ma nature même.

Je la découvrais désormais légère, sans barrière, elle était plus une frêle et douce jeune fille qu'une flamme brûlante et dangereuse. Était-ce l'ambiance que nous avions construite petit à petit qui nous menait à cet instant ? Ou l'avantage de l'intimité ? Ou la confiance qui se construisait tranquillement entre nous ? Trop de questions, trop de questions. Je ne supportais pas de ne pas avoir un total contrôle sur tout ce qui m'entourait, et pourtant avec elle, cela semblait normal, comme si je n'éprouvais plus de crainte que les choses tournent mal. Cette légèreté, qui m’ôtait tout le poids des épaules, à tel point que je n'avais plus à feindre réellement la bienséance et une parfaite et harmonieuse nature, était-ce à elle que je la devais ? Je retrouvais une enfance perdue trop tôt, je retrouvais un gout des choses simples, je me retrouvais simplement.

Lui prenant, la main, j'étais, toujours dans la dérision, son prince et elle ma princesse. Il se remarquait aisément à nos airs que ni elle ni moi ne prenions cela au sérieux et pourtant, songeant à la scène, j'étais littéralement en train de libérer la princesse de son horrible donjon. Ainsi, pour la plaisanterie, nous vivions la parodie d'une idylle ridiculement clichée, et cela m'amusait d'autant plus, je devais bien l'admettre.
-Nous avons l’air fous mon cher ami. Me disait-elle quand nous montions les marches.
-Pas seulement ma douce, pas seulement. Lui répondais-je en surenchérissant la plaisanterie.

Je me laissais ainsi conduire vers un endroit que je la supposais connaître. Pour exemple que je ne me trompais pas, je découvrais au but du chemin un vaste terrain vague rempli de cratères. Des explosions manifestement, et si elle connaissait les lieux, il ne fallait pas chercher bien longtemps pour savoir qui pouvait en être responsable.
-Est-ce que cela te demande un terrain spécial ou tu es capable de tout faire pousser n’importe où ? J’imagine en plus que cela ne se fera pas en un jour, ça doit être gourmand en chakra… En quoi puis-je t’aider ?

Je souriais voluptueusement en regardant l'horizon et l'étendue qu'elle m'offrait pour terrain de jeu. L'endroit n'était pas si mal et l'irrégularité du sol ne gênait en rien. Les forêts n'avaient pas toute un sol plat que je sache. Un instant, mes cheveux se laissèrent emporter par la brise que le ciel nous offrait. Appréciant le moment, et en profitant pour dégager à Oni mon odeur de jasmin, je lui rappelais là, que léger ou non, je restais toujours, sans doute, le jeune arrogant et imbu de sa beauté qu'elle devait me penser être. En réalité, cela ne m'offrait qu'un moment de quiétude, où le vide, sans passé, sans avenir, m'apaisait encore plus qu'elle n'y arrivait elle-même pour le moment.
-Si on pouvait éviter les fleurs, je suis allergique au pollen… Par contre, je peux façonner n’importe quelle décoration de ton choix.


Je tournais le regard vers elle, les cheveux dans les yeux par moments. Puis je lui souriais à nouveau, tendrement et sincèrement. Dans une ambiance comme celle-ci, je ne désirais plus jouer à un jeu de domination, seulement partager, pour un petit instant, quelque chose de simple et de vrai. Je trouvais que le lieu et ce qui nous avait conduits jusqu'ici y était propice. Aussi, quand je lui répondais, c'était non seulement pour la satisfaire, mais aussi pour me satisfaire moi-même.
-J'aime les fleurs moi. Mais je peux destiner un coin uniquement à ton bon plaisir. Je peux faire pousser des arbres sur absolument n'importe quelle surface et n'importe quel arbre. Je n'ai donc pas besoin d'aide, mais tu pourrais, avec moi, faire de belles statues pour décorer, des ponts ou que sais-je. Nous pourrions faire cet endroit un vrai petit paradis.

Je fis alors plusieurs sceaux et gardais les mains jointes en fermant les yeux. Le sol se mit à trembler légèrement, puis en face de nous, poussait un arbre gigantesque, majestueux et puissant. Un séquoia géant déjà en feuilles qui nous surplombait rapidement d'une bonne vingtaine de mètres. L'un de mes arbres préférés, au bois le plus résistant je dois dire.
-Ce ne sera pas le seul type d'arbre et de plante que je mettrais bien sûr. J'espère mettre beaucoup d'arbre fruitier. Mais cela me prendra pas mal de temps, mon chakra s'épuise encore vite, j'espère un jour être capable de faire pousser une forêt en une seule fois.
J'avais alors l'air d'un enfant qui s'amusait, le doigt sur le menton en réfléchissant, les yeux planté au ciel.

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Sam 7 Juil 2018 - 23:22
Il avait l’air heureux, réellement, comme si l'activité le conduisait dans un autre monde au moins le temps de son élaboration. Je ne pouvais que constater avec un sentiment joyeux cette attitude plus innocente, même les monstres avaient une âme d’enfant tapi dans l’ombre n’est-ce pas ? C'était un bon exercice après tout, ludique en plus. Mains dans le dos, bercé par le même vent, je humais avec surprise mon parfum ou non, plutôt quelques choses s’y approchant, le mien était plus sucré par ses combinaisons, j’aurais voulu le taquiner en lui disant que porter un parfum qui me semblait féminin n’arrangeait rien a la confusion qu’il dégageait sur son sexe, mais le moment était trop délicat pour la moindre agressivité. L’ambiance était bonne enfant, il aurait été bon qu’elle le reste.

_” Je ne suis pas experte, mais un arbre aussi grand risque de largement ombrager la zone, c’est idéal pour les arbres fruitiers ça ? “

Oh il allait me dire qu’il les planterait assez loin et puis voilà. Je savais bien, mais il fallait bien conserver un peu de mordant dans ce moment avant de trop se ramollir et rendre ça ennuyant. Observant l’horizon avec lui pour imaginer de quoi cela aura l’air j’essayais d’imaginer l’espace, ce qu’il pourrait devenir au fil du temps…

_” Une allée ombragée avec des bancs sous les feuillages pour les pauses des balades amoureuses.”

Je jetais un regard vers lui un air mutin et un sourire de toutes dents.

_”Il n’y a aucun endroit de ce genre comme décrit dans les livres a Iwa, nous on aurait qu'à se placer sur l’arbre le plus haut et les observer en contrebas tout en se moquant. Qu’en penses-tu ?”

J’aimais faire ça au domaine, depuis ma fenêtre qui surplombait les cours du manoir, j’observais les manèges discrets ou non de jeunes gens et bien moins jeunes se faisant la cour ou se cherchant, simplement parfois ils exprimaient leur bonheur aux yeux de tous comme pour être certain qu’il était bien réel. C'était du moins ainsi que je percevais la chose. Combien de temps leur affaire ? Et a quel prix ? Quelque part, c'était peut être de la jalousie, celle de ne jamais jouer ses niaiseries la. Jetant mon attention et un regard vers Tenten, j’avais envie de rire, il avait bien compris le statut que j’occupais, ses avantages et inconvénients, je lui avais déjà expliqué, alors même si ce n'était pas correct, il rirait avec moi ?

_” Bien heureux sont les imbéciles… Sinon ! Pour faire des ponts, il faut de l’eau, à moins que tu aies du suiton… il n’y a pas d’eau ici, d’ailleurs ça ne sera pas un problème pour les arbres ? “

Parce que les faire pousser c'était une chose, mais allait il survivre ? Ce serait idéal non qu’ils puissent perdurer dans le temps. Certes le sujet était tout autre, mais a quoi bon s’attarder sur les fatalités, avec un peu de chance, cela serait une courte période a passé et de la chance, j’en avais de façon insolente figurez vous ! Puis ce n'était pas pour tout de suite toutes ces préoccupations la.

_” Un jour Tenten, sois patient, un jour tu feras ta forêt tout entière en un coup, je ferais sauter un village tout entier en une fois.On fera peut-être même les deux à la fois. Et quand ça arrivera on se rappellera ce jour a la naissance du premier arbre et on se moquera des novices qu’on était alors. D’ici la, fais pousser tes arbres, moi je vais placer mes bancs. "


C'était d'ailleurs le premier que j'allais faire de ce pas une dizaine de mètre plus loin...
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Dim 8 Juil 2018 - 2:43
J'étais extrêmement fier de mon arbre. Je crois d'ailleurs que je n'en avais encore jamais développé d'aussi grand. Mais, Diao me fit une remarque, qui me fit tournait l’œil au coin du visage, droit sur elle. Il sembla qu'elle avait quelque chose à y redire. Je demeurais fixe, assez droit, et je perdais mon sourire. Attention, critiquer mes créations, cela équivaut à un casus belli ! Mais ce n'était pas de cela dont il s'agissait fort heureusement. Enfin, fort, heureusement, je me comprends....
-Je ne suis pas experte, mais un arbre aussi grand risque de largement ombrager la zone, c’est idéal pour les arbres fruitiers ça ?
-Heuu.. hale ?


Comme une onomatopée c'est ce que je lâchais, faisant probablement la figure la plus déconcertée et étonnée que j'avais pu lui donner jusque-là... On aurait pu entendre une mouche voler à côté de moi sur le moment je crois. Je ne crois pas d'ailleurs n'avoir jamais été aussi... comment dire... ? Non mais personne ne m'avait simplement jamais considéré aussi débile que ça ! C'était sûrement une plaisanterie, mais celle-ci ne manquant pas de mordant, je m'en trouvais, je l'avoue, tout de même désappointé au point que la niaiserie pointait en sommet de mon air hébété. Peut-être que malgré mon air de cet instant, l'on m'aurait trouvé resplendissant, parce que j'étais ce que j'étais, dans le fond et la forme, mais j'assure qu'à ce moment, je ne me serais certainement pas considéré comme tel, quand bien même je continuais d’irradier de sainteté à la lueur du soleil... Je lui répondais sans agressivité, parce que ce n'était pas mon tempérament. Mais tout de même je trouvais ça un peu fort, et le faisais savoir au timbre qui serait celui d'un petit garçon mécontent d'une petite remarque. En fait, je faisais un caprice...
-Tu me prends pour un idiot là ? Non mais... tu blagues hein ? Allez tu me charries j'y crois pas... Je vais mettre des espaces entre les arbres selon leurs espèces c'est évidents ! Mais enfin pour qui tu me prends...

Le mokuton c'était important pour moi. C'était mon art à moi, celui qui faisait que j'avais d'une certaine façon le don de la vie. Le don que j'éveillais pour offrir une fleur à ma mère. Le bois vivait, et avec le bois, je pouvais faire absolument tout ce que je voulais ; un escalier, un arbre, une maison, une statue, une arme, absolument tout ! Là c'était presque équivalent à un casus belli, mais je crois que c'était ce qu'elle attendait en réalité. Que c'était bien une plaisanterie, qu'idiot comme j'étais à la prendre trop sérieux, j'étais tombée pile dedans... Je n'en avais l'air que d'autant plus bête sur le coup... Il fallait passer à autre chose, mais je crois qu'elle se foutait un peu de ce que je racontais, et les bras ballants le long du corps, je la voyais observer l'horizon, en s'imageant, comme je le fis je crois, à quoi ressemblerait l'endroit une fois que nous aurions terminé.
-Une allée ombragée avec des bancs sous les feuillages pour les pauses des balades amoureuses. Me lâchait-elle alors avant de me retourner un étrange regard et un sourire que j'aurai presque qualifié de... carnassier.

Mes joues gonflaient quand je lâchais une petite bouille effrayée et je détournais le regard comme une petite jeune fille toute gênée. Je n'osais imaginer, en fait j'imaginais quand même, qu'elle parlait de nous deux... Mon cœur battît puissamment, non... elle n'oserait pas... non... je... mais non... Impossible. Panique à bord, et je devenais une vierge effarouchée sans que je ne pu me contraindre à me dominer.
-Il n’y a aucun endroit de ce genre comme décrit dans les livres a Iwa, nous on aurait qu'à se placer sur l’arbre le plus haut et les observer en contrebas tout en se moquant. Qu’en penses-tu ?

Un long, très long, soupire de soulagement suivait. J'avoue que dans un cas contraire, je n'aurais absolument pas su comment réagir. Mimer l'affection et l'attirance, voire même le plaisir, jouer le séducteur à outrance aussi, je savais le faire, mais s'il s'agissait de quelque chose de plus réel, je ne savais absolument pas comment faire. C'était une pression bien trop grande pour moi, et je m'en passais volontiers pour le moment, préférant me cantonner uniquement à ce qui pouvait me servir dans mes buts. C'est donc, beaucoup plus léger et fidèle à moi-même, non, plutôt avec un regard coquin en fait, que j'aurai presque accompagné d'une bourrade que je lui répondais.
-Tu espères prendre sur le fait des ébats charnelles petites coquines. Ça t’inspirerait des statues c'est ça ? Laisses-moi deviner, c'est pour l'art bien sûr ! Si c'est que ça, il y a des endroits plus indiqués tu sais, je pourrais même t'y conduire avec grand plaisir. Lui glissais-je moi aussi avec un certain mordant.

À mon tour alors, de lui laisser au regard toute la lubricité suspicieuse que je savais dégager sur une personne. Beaucoup, beaucoup de gens font semblant d'être choqué, alors qu'en réalité la sexualité est d'un appétit quasiment équivalent à chacun. C'est biologique, et même si la société rend le sujet tabou et aimerait au nom de la bienséance nous rendre ascètes, il n'en demeurait pas moins que la quasi-totalité des humains avaient la dalle. En voyant sa réaction, que mon regard plissé sur elle saurait déceler à la moindre imperfection du mensonge auquel je m'attendais, je saurais si elle était vertueuse ou aussi humaine, "coquine" que le commun des mortels, y compris moi-même je devais dire.
Là, je riais à grande voix, comme si je souhaitais accompagné quelque chose que je devinais par avance.
-Bien heureux sont les imbéciles… Sinon ! Pour faire des ponts, il faut de l’eau, à moins que tu aies du suiton… il n’y a pas d’eau ici, d’ailleurs ça ne sera pas un problème pour les arbres ?
-Je pensais à des ponts entre les arbres en fait. Mais même si je n'ai pas le suiton, rien n'empêche d'en trouver chez quelqu'un d'autre. Et puis les racines des arbres peuvent capter la moindre parcelle d'humidité, générale avec le mokuton les racines sont si profondes qu'elles atteignent les nappes phréatiques.
-Un jour Tenten, sois patient, un jour tu feras ta forêt tout entière en un coup, je ferais sauter un village tout entier en une fois. On fera peut-être même les deux à la fois. Et quand ça arrivera on se rappellera ce jour à la naissance du premier arbre et on se moquera des novices qu’on était alors. D’ici là, fais pousser tes arbres, moi je vais placer mes bancs.

Je ne savais pas si elle se moquait ou m'encourageait, et pourtant, je souriais déjà largement, parce que je sentais son humeur jouasse désormais, elle rayonnait, elle était solaire, elle s'amusait avec moi comme des enfants avec un jeu de lego. J'adorais ça, et quand je la regardais fabriquer un banc d'argile, à une dizaine de mètres de là. Je la rejoignais, paisiblement et élégamment, et tout en marchant, joyeusement je lui disais ;
-L'arbre pour surveiller, et le banc pour manger une glace de temps en temps, ça t'irait ? Ça ou autre chose d'ailleurs hein.

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Dim 8 Juil 2018 - 9:22
La réaction face a ma remarque était tordante, je riais donc joyeusement après un long moment de sérieux ayant laissé planer le doute sur la réalité de ma pensée. C'était difficile de croire que finalement, c'était si facile de jouer avec ses petites faiblesses, gentiment bien sûr, mais je commençais à savoir quel genre de ficelle il fallait tirer avec lui. D’habitude c'était plus Yasuo que j'embêtais comme une peste de cette façon, lui et moi avions grandi ensemble, il avait un statut particulier qui lui donnait l'immunité face à ma méchanceté. Quelque part, je pense que j’avais choisi depuis longtemps de faire confiance à l’androgyne, une intuition me disant qu’il ne trahirait pas tous les efforts que je plaçais dans ma liberté. Après tout, il l’avait perçu et compris sans même que j’appuie sur le sujet. Oui, c'était de la complicité la ou il avait légèreté, trêve et confiance.

_” Remets-en.” Lui avais-je alors dit tout en remontant sa mâchoire écrouée d’une main, en comprenant que j’avais fait plus d’effet que désirer. “ Ceci n'était qu’une boutade.”

Je riais rarement autant de bon coeur, oh je savais sourire, pouffer au bon moment, parfois les situations étaient assez ridicules pour aiguiser la moquerie mauvaise qui me divertissait, mais simplement me réjouir de finalement pas grand-chose, c'était assez exceptionnel en soi. J’aimais échanger avec cet énergumène, que se soit chamaillerie, sujet sérieux ou boutades, un de nous deux finissait toujours par déclencher la sortie de scène et on arrêtait la performance offerte au monde pour n'être que ces créatures imparfaites s’aimant trop elles-mêmes pour en aimer d’autres. Parfois, j’avais l’impression de l’intimider d’une certaine façon, dévoilant les choses avec trop de transparences telles qu’elles étaient dans ma tête, ne me souciant pas des interprétations qu’il aurait pu en faire. De l'égoïsme ? Pas vraiment, je m’en remettais à son bon sens que j’imaginais aussi terre à terre que le mien, c'était la seule façon de survivre intact dans certain univers où tout n’est tiré par quatre épingles qu’en apparence. Quelque part sous la dérision je testais les fondations, je taquinais le poisson comme on dirait, on aurait peut être pu appeler cela une déformation professionnelle rendue ou' j’en étais dans mes affaires, mais bon.

_” Je ne ferais pas semblant d'être une épouse amoureuse, d’ailleurs, je pense bien que ma frustration me rendrait invivable.” La pensée me donnait envie de rire, chose que je fis. “ La question… est-ce que je vais me moquer de toi un jour du haut de cet arbre. “

Frottant mon menton j’avais entamé quelques pas, il était vrai que nous n'étions pas égaux à ce niveau la, il pouvait choisir ou non de se risquer avec ces affres stupides, mais je n’avais le droit que d’accepter un sort. Mais toute fois, que ça soit là le prix à payer pour un jour mettre main basse sur mon clan me consolait grandement, ce n'était pas si cher payé au final et une fois à la tête, je n’aurais à obéir qu’à moi-même, j’aurais le temps d’aviser des options gênantes. Il surenchérit en en faisant trop alors pour me ramener à nos petites confrontations, tournant la tête vers lui j’arquais un sourcil en lui offrant un air perplexe, avant de lui répondre avec un naturel déconcertant, comme si c'était normal…

_” Ne sois pas idiot, si je veux voir un ébat, je le fais de près, je n’ai qu’à demander au domaine, après tout, ils doivent bien l'éduquer leur petite héritière tu ne penses pas ? “
Sourire de carnassier, il ne s’attendait pas à ça pas vrai ? “Et vu que la pratique est interdite sans autorisation formelle, ne restent que les démonstrations… “

J'écartais les bras en haussant les épaules, je me moquais un peu de lui c'était vrai en grossissant les faits, mais c'était un peu ça, je ne serais pas surprise qu’on acquiesce à ma requête, après tout Mina, ma gouvernante s'était pliée plusieurs fois à la tache quand je m'étais faite curieuse de ces choses la. Elle était une belle femme qui n’avait jamais eu besoin de se faire prier, parfois je me décourageais de sa naïveté en revanche, mais c'était une autre histoire.

_”Si tu peux te rendre n’importe où espèce de dépravé, moi j’ai une image de fille respectable à honorer en tous temps ! Mais tu n’es pas dans le faux pour l’inspiration des statues, j’en ai quelques-unes dans le genre qui se sont vendu une petite fortune figure toi. “ L'humanité était pervertie, sans nul doute. “ Je ne sais pas encore comment sera décoré ce parc, mais ça sera surement de son vécu, de ceux qui le naviguent et le marquent. Peut être un jour ferais je une statue de toi avec une épigraphe.”

C'était quelque part le défi de devenir quelqu’un que je lui lançais la, mains dans le dos, ce sourire doux et joyeux, d’un regard qui ne pouvait même pas le fixer étant éblouie à contre-jour avant de tourner les talons pour confectionner une oeuvre sur laquelle il ne me laissait pas me concentrer longtemps. Relevant la tête un peu surprise, je prenais un temps pour lui répondre, mais aussitôt pourtant les traits de mon visage s'étaient étirés pour lui sourire.

_”Très bien, dans ce cas je graverais celui-ci comme nous étant réservé avec une menace du genre : Gare aux explosions qui châtient les intrus ? “

Secouant la tête, je me désespérais moi-même avant de lui avouer une chose toute bête en y repensant.

_” Je n’ai jamais mangé de glace d’ailleurs… On viendra comploter sur nos dossiers pendant les pauses une fois la police intégrée, ça sera notre récompense, marché conclu ? Puis pense à tous les gens qu'on pourra déranger impunément par notre statut ! "

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Dim 8 Juil 2018 - 15:40
Je n'avais que dix-sept ans, bientôt dix-huit, chez les civils à mon âge, on entre à peine dans l'âge adulte. Chez les shinobis nous sommes des adultes depuis longtemps. Je perdis mon enfance à huit ans, jusque-là, j'avais connu une enfance radieuse, normale, remplie d'amour, d'amis, de bonté ; pas de shinobi, pas de guerre, pas de mort, pas de fléaux. Enfin si, ma famille fuyait, parce que mon père biologique voulait cesser d'être Shinobi et éloigner sa descendance de ce funeste destin, mais la vie au camp n'était pas si terrible en y repensant, du moins jusqu'à ce que la division vienne nous rendre une petite visite.

Alors, je perdis, je croyais à jamais, le goût de l'enfance. Le changement était radical et je me figurais depuis ce jour, même avec l'amour et l'attention de mes parents adoptifs, ne jamais retrouver l'insouciance et la joie qui caractérisait l'innocence naïve de l'enfance. Aujourd'hui, c'était très différent, nous jouions, comme deux enfants, et la regardant, tantôt me chercher des poux, tantôt me complimenter, tantôt être légère ou encore attendrissante, j'éprouvais cette curieuse sensation, elle surgissait du passé, comme un fantôme, cette sensation me réchauffait le cœur. Je retrouvais mon enfance, ces instants sans rien d'autre que le plaisir, sans désir, sans projet malsain, sans grande envolée, difficile à décrire tant cela s'oublie facilement en fait, à quoi nous ressemblons, à quoi nous pensons, quand notre esprit n'est plus perverti par les traumatismes et les espoirs de la maturité.

Se moquerait-elle de moi un jour du haut de cet arbre ? Oui c'était possible. Je ne me fermais pas à cela, pourquoi l'aurai-je fait, ce n'était qu'une autre facette de l'existence à laquelle il fallait bien sourire pour ne pas avoir à regretter d'avoir oublié quelque chose qui est essentiel aux yeux de beaucoup de gens. Néanmoins, me connaissant, ce ne serait pas avec n'importe qui, la femme qui me prendrait mon cœur, elle devrait être exceptionnelle, il lui faudrait avoir une noblesse de cœur et une dignité princière égale à la mienne, et je ne me pensais pas la trouver bien rapidement celle-là.
-Si cela arrive, essaye au moins d'être discrète et ne te rince pas trop l’œil. Lui renvoyais-je dans un subtile sourire.

Elle me faisait rire, elle me surprenait, toujours plus, tous les individus que je croisais, je finissais toujours par les cerner et en faire ce que je voulais, mais pas elle. Son envie de liberté était si forte, qu'elle n'avait pas d'emprise sur elle-même. Elle était une flamme virevoltante et imprévisible, ainsi, à un certain égard, je découvrais ce que pouvait ressentir d'autres à mon vis à vis. Cette sensation de n'avoir aucune prise, qui pouvait engendrer une profonde angoisse. Moi, j'adorais ça, elle me fascinait, et au regard cela se retranscrivait gravement. Son physique ne m'attirait pas plus que cela quand bien même elle était jolie, et je crois qu'heureusement sinon cela aurait été problématique. Même sa sexualité finalement semblait débridée, mais pas autant que la mienne je pense, étant donné son statu cela aurait été étonnant.

Tandis qu'elle gravait le banc et me gratifiait de ce que j'entendais comme une récompense, je m'approchais d'elle d'un pas indolent et le visage assuré. J'étais désormais, et même si j'en avais confiance je laissais faire, complètement libre aussi. Pas de mimique séductrice, pas de plan juste moi et mon fond aussi beau, bon, que laid, et mauvais. Je posais ma main sur l'épaule, et lui lâchais un sourire d'enfant.
-Pas besoin de menacer. Mets seulement nos noms dessus non ? Si tu veux faire une statue de moi, j'ose espérer qu'elle sera flatteuse. Peut-être pourrais-tu nous sculpter ensemble ? Ce serait un souvenir de ce moment.


Mon sourire s'élargissait comme jamais elle ne l'eut vu jusque-là. Preuve que je lui vouais désormais une sincère affection. Bien étrangement, dans un petit coin de ma tête, la barrière ultime me criait, et je l'écoutais, de conserver un minimum de distance à fin de ne pas être blessé si elle me trahissait. Rien ne me disait qu'elle n'était pas simplement plus douée que moi et que je m'étais laissé prendre à son jeu tout bêtement. Je ne l'espérais pas, mais on ne savait jamais. Il demeurait quelque chose en elle, qui me faisait entendre que qui que je puisse être, dès demain elle me jetterait comme un rien si elle pouvait y trouver son compte. Je préférais en rester capable aussi, juste au cas où. Mais l'affection que je lui portais maintenant n'en était pas moins réelle et profonde. J'avais envie, qu'elle fasse partie de mon rêve, qu'elle puisse jouir un jour d'une vie belle, comme elle l'aurait désirée. C'était déjà beaucoup, et traits de mon sourire sur elle, c'était toute cette bienveillance qui ressortit.
-Je n’ai jamais mangé de glace d’ailleurs… On viendra comploter sur nos dossiers pendant les pauses une fois la police intégrée, ça sera notre récompense, marché conclu ? Puis pense à tous les gens qu'on pourra déranger impunément par notre statut ! Me disait-elle quand je ne cessais de sourire.
-Chacun notre tour alors, nous viendrons la manger ici. Mais gare à toi, si tu abuses trop de ce statut, c'est moi qui viendra te fouetter les fesses. Mais en attendant, ne jamais avoir mangé de glace c'est dramatique, je ne peux pas te laisser comme ça, c'est pas moral. Allons en centre ville, tu m'en diras des nouvelles.

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Dim 8 Juil 2018 - 22:40
_” Etre discrete ? Tu plaisantes ? Je vais en faire des tonnes ouais. Pas besoin de te dire que ce sera un plaisir de te mettre dans l’embarras devant ta moitié en prenant son partie pour tout.”

Évidemment, faire tout pour lui taper sur les nerfs, c'était ce genre de relation peut être qui nous allait le mieux, un faux chien et chat, qui nous rassurait sur notre proximité, réelle, mais pas trop, en apparence du moins, et tout l'intérêt de pourrir la vie de l’autre montrant au final qu’on y portait intérêt. C'était comme ça en tout cas que je voyais la chose progressivement, le mal qu’on se voulait était une forme d’affection formant le lien. On pouvait dire sans mal qu’on s'était bien trouvé en fait. Dame destin était farceuse. Sa main se déposait, amicale et franche, comme l’expression de ses traits, a sa suggestion je grimacais, avant de riposter…

_” Pardon ?! Et rater l’occasion de râler ? Tu plaisantes j'espère, je l’inscrirais quand même.”

Est-ce que je venais de lui avouer à quel point j’aimais bien ca marmonner dans ma barbe ? On dirait bien. De toute façon, il devait commencer à se douter que ses airs fâchés pour un rien étaient artificiels, j'étais d’une nature trop enjoué pour mon propre bien en fait. Combien même je voulais faire preuve de sérieux excessif pour être prise au sérieux, avec un succes mitige l’affaire.

_”Dis donc ! Je te rendrais même plus beau et virile que tu ne l’es réellement, je suis douée dans mon art, sans prétention cette fois, c’est fait.”

J”avais l'oeil de l’artiste il parait, c'était ce que disaient en tout cas les autres Chokoku qui étaient surement généreux en compliments parce qu’un jour je serais a la tete, mais pas que. Si je n'étais jamais satisfaite de mon rendu, je pouvais me rendre compte qu’il avait sa particularité, mon oncle très fier disait qu’il y avait une âme dans ses statues, une partie de mes modèles que je volais surement, mais le rendu n'était jamais celui qui était attendu vu que moi même, je ne savais pas ce que j’allais sculpter avant de commencer. C'était un moment, un instant, une mimique, un élément qui focalisait ma fibre et se faisait retranscrire. J"aurais pu en parler des heures et lui expliquer toutes les subtilités de ma vision de la chose, mais cela n'aurait fait que nous gâcher du temps. Alors simplement d'un rire venant du coeur je me moquais de sa suggestion sans vergogne, mais ça soulevait une vérité.

_”Je sais que je suis narcissique sur les bords, mais pour me sculpter moi même, il faudrait que je m’admire tout en travaillant et que je capte l’essence que je vole généralement à autrui. La tâche est ardue ne pense tu pas ?”

Mais pas impossible, je lui accordais. Pas sûre non plus que cela serait de bon goût aussi, mais c'était une autre histoire dont il n'était pas nécessaire de débattre vu l'idée étant écarté.

_”Mais je trouverais plus subtile pour honorer ta demande, tu verras. “

Je répondais alors par le même sourire que lui, comme quoi, il y avait la même longueur d’onde dans nos pensées ce matin la.

_”Tu essaieras du moins, c’est autant gagné qu’obtenir un uniforme masculin sans prouver que tu l’es…”

Tir de langue et je partais en courant en avant comme une enfant ayant fait son forfait pour hâter le pas vers la promesse de la glace, le matin, est ce que cela être une tache aisée ? C’etait Tenten l’expert après tout, alors je m’en remettais a lui, galopant longuement avant pour nous perdre dans la citée et le faire suer un peu. Il avait sous estime mon endurance le bougre sous mes airs de princesses j'étais une emmerdeuse de classe SSS, endurance pour casser les pieds rang S aussi. Sacrée boost de CS !

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Lun 9 Juil 2018 - 0:27
Le moment de calme était court... Diao n'était pas le genre à se tenir tranquille longtemps. Elle ne pouvait s'empêcher de chercher la petite bête, de faire des provocations. Je savais sans qu'elle n'eut besoin de me le préciser, que cela faisait en quelque sorte partie du jeu, qu'elle jouait avec moi, qu'elle fondait notre relation sur une chamaillerie jumelle à celle qu'on trouverait entre un frère et une sœur. Je ne l'encourageais pas pour autant, préférant répondre le pus souvent par un sourire aimable et un regard chaleureux.

Me rendre beau et viril par exemple, elle insinuait donc que je ne l'étais pas de base ? Impensable, j'étais la perfection moi, le modèle rêvé pour toutes les dames ! J'étais presque certain qu'elle me taquinait sans cesse d'ailleurs, parce que sachant la confiance que j'avais en moi et qui j'étais, elle pensait que cela me donnait un peu d'humilité et que je ne risquai pas en plus de me vexer. Dans le fond, elle n'avait tort de me prendre de cette façon, outre que ne me vexant pas, j'en riais même beaucoup, cela m'aidait sans doute, c'était vrai, à préserver un minimum d'humilité. M'enfin, je ne recevais pas tant que ça de compliments non plus, à part des gueux, mais est-ce que ça comptait ? Enfin bref... Je digresse.

Je ne doutais pas une seconde de ses talents artistiques. Je le savais, sans me tromper je crois, extrêmement sensible, beaucoup plus qu'elle aurait voulu le dévoiler. Et si l'art était le verbe des sens, elle pouvait fort bien en être ses plus beaux versets. Pour l'encourager, la rassurer, je le lui faisais d'ailleurs un moment remarquer.
-Je ne doute pas de tes talents et je serais très fier de pouvoir contempler une statue de moi réalisé par tes mains. Quant à un autoportrait, les miroirs ça existe, et si tu as assez confiance en moi, je pourrais te dire qu'est-ce qu'il manquerait de cette subtilité à capter que tu chéris tant.

Ainsi lui annonçais-je d'une certaine façon, qu'en plus de la confiance aveugle que je lui portais à ce niveau, j'avais la prétention de la connaître suffisamment pour pouvoir lui donner les descriptions qui lui manqueraient à elle-même. Cela pouvait paraître présomptueux de ma part, mais quelque chose me disait que je n'étais pas si loin de la vérité.

Ne pouvant la tenir en place, elle fonçait au bout d'un moment vers le centre ville et son quartier commerçant pour trouver un glacier... Alors ce n'était pas que je n'aurai pas pu la suivre, c'était que je ne comptais pas faire cet effort. Transpirer pour ça ? Trop peu pour moi. Je préférais simplement l'observer de loin et suivre la même route, pour la rejoindre d'un pas élégant et nonchalant, histoire de conserver toute ma classe-attitude bien sûr. Elle avait couru, et essoufflée ou non, je passais à côté en marchant, tranquillement, sans la regarder, et cela alors que cela devait faire sans doute quelques minutes qu'elle poirotait.
-Alors tu te dépêches ? La taquinais-je derrière.

C'était ça la grande classe, prendre totalement son temps, maîtriser son temps. Ce n'était pas parce qu'elle galopait comme une gazelle que j'allais en faire autant. Je lui devançais donc le pas jusqu'au premier glacier que l'on pouvait croiser. Celui-ci était étonné de trouver des clients de si bon matin, mais il ne s'en plaignait pas. Son échoppe comportait une vitrine refroidie avec de nombreux bacs eux-mêmes contenant une grande variété de parfum. Mon choix à moi était rapidement fait et je n'allais pas me priver.
-Alors pour moi ce sera quatre boules. Café, framboise, fraise, chocolat s'il vous plait. Et toi Oni, quel genre de parfum tu voudrais goûter ? C'est moi qui offre cette fois, alors fais-toi plaisir, ça me fera plaisir à moi. Lui annonçais-je un sourire satisfait.

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Lun 9 Juil 2018 - 11:48
Un autoportrait ? Peut-être qu’au final je n’avais pas envie d’assumer vraiment quelle vision de moi j’avais, mais face à la proposition altruiste et audacieuse, je récompensais l’effort en acquiesçant d’un hochement de tête, non pas sans m’amuser de la situation. C’était que peu se sauraient oser a pareil culot, car c'était bien de cela qui s’agissait. Au fond, j'étais curieuse, peut être qu’il disait vrai en prétendant capter cette subtilité qui m'échappait, je n'étais pas aussi inatteignable que je le voulais, je le savais bien et combien même j’y travaillais durement, rien n’y faisait. Douce humanité. Je n'étais pas sûre qu’il apprécierait, mais je savais déjà quelle expression et quelle position aurait sa représentation, une qui vu par les autres pourraient rester incomprise, mais j’allais le mettre au défi de la décortiquer, lui qui se prétendait si bon a ce jeu, voilà un bon défi pour l’occuper.

_”Quelle prétention, vraiment. Je te reconnais bien la ! ” Lui avais je pourtant dit joyeusement.

Car en le distançant, bien que je ralais ouvertement de son manque de fantaisie pour le jeu, me retournant trente fois pour lui grogner de presser le pas, je me rendais compte que l’humeur dans laquelle il m’avait plongé était réellement bonne. Peut être même que Tenten ne le savait pas lui-même, mais il était capable d’embellir la journée de quelqu’un d’autre sans machination a la clé. Je me souvenais de la vieille et j’avais alors l’impression qu’entre la rencontre et la balade, des semaines étaient passées. Au final, c'était notre choix de franchise qui nous avait fait gagner du temps et vu que les nous profonds ne s'étaient pas fait fuir, il ne restait plus qu'à profiter de l’instant avant les choses sérieuses. Il repassait devant le bougre, après m’avoir fait poireauter et je le regardais faire les mains sur les hanches en relevant un sourcil, j’avais peut être trop d'énergie pour lui ou il avait peur de perdre sa perruque en courant. La pensée chassait mon envie de l’engueuler et je rigolais comme une idiote en le rejoignant près du marchand.

_”J’en veux une de chaque saveur ! " Déclarais je alors au vendeur qui me lançait un regard circonspect.

Il avait alors la délicatesse de me prévenir que je pourrais être malade dans mon exagération, mais je n’avais rien voulu savoir, une de chaque et Tenten qui payait !

_”Chacun son tour, ça me va.”

Attrapant le plat improvisé du marchand, je humais les odeurs sucrées de la gourmandise avant de trouver une place ou la dévorer. Je m’offrais alors une bouchée de chaque, chacune leur tour et me surprenant la première fois de la fraîcheur, mais en appréciant assez vite la consistance.

_”Voilà que tu peux te vanter d’avoir voulu une de mes premières fois.”

Boutade en rapport aux bêtises que l’on racontait plus tôt. Il avait pris une sacrée facture pour la cause en passant, quand je lui disais que j'étais hors de prix, il refusait de me croire.

_”Qu’as-tu prévu pour le reste de la journée ? Tu as eu le temps de penser à nos affaires ? Je me suis chargé à ma prise de poste ce matin de faire en sorte que l’on obtienne nos documents officiels, il n’y aura pas de problème a ce niveau la.”

Eh oui, on ne pouvait pas faire que s’amuser, après tout, comme je lui avais fait remarquer lors de l’annonce du plan, notre temps d’action était extrêmement court. Parenthèse dans l’histoire, visiblement notre initiative avait incité d’autres gens à goûter aux glaces matinales. Le détail m’amusait assez pour être fait remarquer.

_”Je dois les remplir, on dit que le poste 12 est célèbre pour donner les ascensions de grades les plus spectaculaires, mais son fonctionnement interne semble comme un secret d’État… sinon le poste 6 est réputé comme étant le plus facile. Le 8 est débordé de travail. Les autres sont sans intérêt. Lequel choisis-tu ? “

Pour le coup, j’allais m’en remettre à son intuition, qu’elle soit bonne ou mauvaise, on le saurait bien assez tôt.

_”Pour l’infiltration, planifions l’heure et le jour, quelque part j’ai hâte d’y être ! “

Un peu de piment dans cette vie trop carrée, ça faisait du bien.
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Lun 9 Juil 2018 - 18:11
-J’en veux une de chaque saveur ! Criait-elle au glacier qui se frottait déjà les mains.
-Hein, mais heu... Faisais-je dépité. Non mais ma solde... C'est un gouffre ? Ce trou sans faim ? Un ventre sur patte ?! Ce n'était pas possible qu'elle mange tout ça ! Et mon pognon ! Je ne suis pas héritier d'une immense fortune moi ! Non mais c'est quoi cette poule de luxe ! Si au moins elle couchait, mais même pas en plus ! J'avais beau transpirer et supplier le glacier des yeux, lui il voyait surtout le jackpot et servait Diao sans se poser de questions. Ho il avait bien tenter de la modérer, mais à peine hein, pour la forme quoi.
-Non mais Oni... Doudou... osais-je tenter. Tu vas tomber malade là...
-Chacun son tour, ça me va.

Pourquoi je sentais une arnaque là ?! Elle n'écoutait rien et tout ça pour prendre une bouchée de chaque parfum. Je voyais à son regard et que ses papilles en profitaient largement, elle adorait ça, mais même si cela m'attendrissait, non de non ! Ma tune ! Je ne vais même pas expliquer ma tronche au moment de donner ce que je devais. J'en perdais ma constance tiens... Et le glacier qui me souriait largement parce que cela attirait des clients. Ha bah il pouvait sourire ce gros con avec ce que je venais de lui lâcher... Je sentais déjà venir une fin de mois difficile.
-Voilà que tu peux te vanter d’avoir voulu une de mes premières fois.

Ça me faisait une belle jambe... Tu parles d'une première fois, j'y avais laissé toute ma bourse, et pas celle que j'aurais voulu ! (oui jeu de mots gras, mais je suis trop... comment dire, déboussolé, le pognon c'est important hein, j'en perds mon latin et ma révérence même !). En même temps, elle était tellement mignonne quand elle découvrait les saveurs. Comme une petite fille que l'on gâtait d'un nouveau délice. Ce qu'elle pouvait m'agacer à m'empêcher de la détester des fois quand même. Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire bêtement en la regardant, d'un air bienveillant et protecteur. Je n'oubliais pas de piocher dans toutes ses glaces aussi, de toute façon elle n'allait pas tout manger et vu ce que ça m'avait coûté y avait intérêt à ce que ce soit rentabilisé !
-Qu’as-tu prévu pour le reste de la journée ? Tu as eu le temps de penser à nos affaires . Je me suis chargé à ma prise de poste ce matin de faire en sorte que l’on obtienne nos documents officiels, il n’y aura pas de problème à ce niveau-là. Je dois les remplir, on dit que le poste 12 est célèbre pour donner les ascensions de grades les plus spectaculaires, mais son fonctionnement interne semble comme un secret d’État… sinon le poste 6 est réputé comme étant le plus facile. Le 8 est débordé de travail. Les autres sont sans intérêt. Lequel choisis-tu ? Pour l’infiltration, planifions l’heure et le jour, quelque part j’ai hâte d’y être !

Que de questions... Oni ne savait pas rester en place. Se poser, manger la glace tranquillement, profiter du beau temps silencieusement, non tout ça elle ne savait pas. Il fallait qu'elle soit toujours à deux cents à l'heure. Heureusement que bien que d'un tempérament calme et réservé, j'étais somme toute aussi débordant d'énergie qu'elle, une énergie que je canalisais. C'est pourquoi j'arrivais à la suivre sans m'emporter, très détendu, ainsi que je pouvais lui répondre avec le calme et la volupté mélodieuse qui me caractérisait si souvent.
-Cet après-midi je vais aller voir la fleuriste. Et selon le temps que cela prendra, j'irais ce soir ou demain matin chez le Hyûga. J'ai bien eu le temps d'y penser ne t'en fais pas, je sais exactement ce que je fais. Tu oublierais qui je suis ? Tu devrais te calmer, tout va bien se passer je te le promets. Personnellement j'ai déjà tout prévu au millimètre. Nous avons des clés il n'y a pas de senseurs là-bas. Ce sera un jeu d'enfant.

Je lui fis un sourire rassurant un confiant. La confiance infaillible en moi, un autre trait de ma personne que mes partenaires acceptaient pour ce que je prenais de stress sur mes épaules et les rendre ainsi plus légers.
-Étant donné le passif de Hyûga Takumi, je songeais personnellement au poste 12. Pourquoi se cantonner à des postes inférieurs quand on peut viser le haut du panier franchement. C'est comme ça que je fonctionne en tout. Je vise le sommet, toujours le sommet.

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Lun 9 Juil 2018 - 20:00
Juste pour le surnom ridicule, j'aurais dû en demander le double histoire de le finir définitivement. C'était d'ailleurs amusée que j'avais profité des traits de son facies, tandis qu'il devait sortir sa bourse pour s'en faire totalement vider. Je l'avais prévenu que j'étais hors de prix, mais il n'écoutait jamais la preuve, peut-être que l'aventure allait lui servir de leçon. Essayant de garder son calme et son attitude typique, notre cher Tenten essayait donc de sauver la face. Mais je voyais bien au fond de ses mimiques contrôlées qu'il bouillait de l'Intérieur en voyant disparaître sa solde pour les caprices de son invitée. Finalement est-ce que je n'avais pas fait un petit peu exprès, c'était très très très très fort probable inutile de se le cacher. Sans aucune hésitation d'ailleurs, il affirmait avoir les choses en main pour ce weekend, je voulais bien le croire sur parole donc ça ne m'inquiétait pas plus que ça. Le choix du poste de police ne me surprenait nullement non plus, évidemment j'avais proposé les autres simplement pour le genre diros nous. D'autant plus que je me retenais de lui dire, que certaines rumeurs couraient sur ce poste-là que je voulais vérifier tellement elles étaient invraisemblables. On devait s'ennuyer dans la police pour inventer des trucs pareils, mais si c'était avéré, le Sempai était encore pire que je ne le pensais.

_« Bonne chance avec la demoiselle, quand j'y suis passé de loin, j'ai aperçu qu'elle était très jolie. En revanche il m'a été impossible de rentrer dans sa boutique pour lui parler je n'ai pas besoin de te dire pourquoi.»

Allergique. Bon certes, pas autant que je le faisais croire, mais vu mieux valait être prudent pour le le cas où un regard indiscret connaissant la famille pourrait venir rapporter des faits contrariants. Encore que, vous me diriez, que je n'avais déjà pas le droit d'être là en théorie. J'imaginais bien la colère de mon oncle, si on venait lui rapporter que sa nièce chérie mangeait des glaces avec un parfait inconnu en plein centre-ville aux yeux du public. Sur ce coup-là je n'avais été ni prudente ni bien intelligente. Cette matinée-là était sur le ton de la légèreté, et possiblement le relâchement allait se faire payer. Pour le moment, à quoi bon d'y penser, de toute façon le mal était déjà fait. Et vu qu'il était grognon autant persister pour au moins lui rendre bonne humeur remerciement du déjeuner glacé. Ou simplement parce que j'aimais lui prouver qu'il était important pour lui de mieux m'écouter.

_« C'était très bon. Mais je n'ai plus faim, je pense que ma préférée est celle-ci et puis celle-là. Tu vois plus besoin de les voler, tu peux la finir si tu veux.»

Parce que depuis quelques minutes déjà je me battais presque, en tournant mon bol d'un côté à l'autre, pour ne pas qu'il puisse se servir comme il essayait dans mon met. Franchement ce bougre n'avait aucune manière et après en public, il voulait se faire voir comme un prince, quel escroc.

_« D'ailleurs ignore ma question si elle est déplacée, mais une interrogation m'est resté depuis que l'on s'est rencontré, où as-tu appris toutes ces manières, tu as l'air particulièrement éduqué, ce qui est surprenant vu que tu m'as dévoilé le métier de ta mère. Je ne veux pas rester dans les préjugés, mais tu m'accorderas que l'éducation n'est pas une priorité pour ces femmes-là, on attend d'elles qu'elles soient attirantes non ? Pas qu'elle soit assez maligne pour être indépendante. Et voir qu'elles sont abusées...»

C'était dit sans détour, mais avec lui, je n'avais pas l'impression de devoir faire toutes les simagrées qui était réservée à mon public de tous les jours. S'il n'avait rien dit de sa classe sociale à notre rencontre, je l'aurais sûrement pensé, comme faisant partie d'une grande famille. Mais en y repensant il disait être adopté, c'est peut-être d'avant que toutes ces mimiques qui était resté.

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Lun 9 Juil 2018 - 21:14
Voler voler... Gonflée quand même la gazelle, déjà que je l'invitais et qu'elle ne mangeait même pas la moitié de ce qu'elle avait commandé, voilà qu'elle me reprochait de piocher dans ce qu'elle ne prenait pas ! Si je n'étais pas qui je suis, je crois que cette femme me rendrait chèvre, elle pourrait réveiller un mort et faire perdre patience à un vieux moine bouddhiste. Comment faisait-elle d'ailleurs, pour être à la fois si casse-pied et charmante ? Ça ne pouvait pas résulter que de son éducation, non, il y avait un mystère que je ne pouvais sonder. Comme quoi, en ce monde, il y avait encore des choses qui m'échappaient...

Je ne me faisais pas prier pour continuer d'avaler les restes qu'elle laissait. Rentabiliser on avait dit ! Hors de question de laisser ça fondre au soleil parce que la demoiselle avait des goûts de princesse. J'étais soudainement glouton, un vrai petit enfant qui se gavait de sucrerie, enfin de glace je veux dire. C'est que c'était bon ! Au moins en plus comme ça, je n'avais pas l'impression d'avoir perdu mon argent !

Là, pendant que je m'empiffrais, elle m'interpellait d'une question qui me faisait cesser d'avaler. Je dressais les yeux sur elle, très sérieusement, puis reposais la cuillère. Je m'essuyais la glace aux commissures avec une serviette de table et me redressais sur moi-même en me laissant échapper un tendre sourire. La question n'était pas anodine, mais elle ne me dérangeait pas, car il était vrai dans ce qu'elle disait, que si j'avais été élevé par une prostituée, il était étonnant que je sois en même temps si bien éduqué, quasiment comme un petit noble.
-D'ailleurs ignore ma question si elle est déplacée, mais une interrogation m'est resté depuis que l'on s'est rencontré, où as-tu appris toutes ces manières, tu as l'air particulièrement éduqué, ce qui est surprenant vu que tu m'as dévoilé le métier de ta mère. Je ne veux pas rester dans les préjugés, mais tu m'accorderas que l'éducation n'est pas une priorité pour ces femmes-là, on attend d'elles qu'elles soient attirantes non ? Pas qu'elle soit assez maligne pour être indépendante. Et voir qu'elles sont abusées...

Et en plus d'être presque gênée elle y mettait la forme. S'en était attendrissant et je lâchais un petit rictus, même si ce que j'allais lui répondre n'avait rien de joyeux. À mon regard traversait l'idée que ce n'était pas grave, que ce soit sa question ou la réponse que je lui donnais, c'était la vie et voilà. En réalité, mes yeux luisaient de douleur, car cela obligeait la remontée d'un souvenir que je refoulais sans cesse. Je vivais avec, et je vivais assez bien, mais que voulez-vous, il y a de ces choses qu'on ne peut jamais vraiment digérer. Je ne voulais pas qu'elle se sente coupable non plus, alors je m'efforçais de rester joyeux, solaire, lumineux et doux. Alors reposant ma tête sur une main, et balayant le vent d'une autre, pour mimer l'idée que ce que je disais était sans gravité, je lui répondais.
-Ce n'était pas ma mère biologique. J'ai été adopté à huit ans après la mort de mes parents. Ils étaient d'une très noble lignée de Kaze, j'ai donc reçu une éducation noble jusque-là, puis j'ai vécu dans un camp de réfugiés de guerre quelque temps, avec ma mère adoptive et son compagnon, un shinobi. Ma mère était surnommée la princesse des putains, elle a tenu à ce que je conserve une certaine éducation, pour mieux assurer mon avenir. Elle avait connu mes parents, puisque mon père, pour fuir la guerre et ne pas être enrôlé et accessoirement épargner à l'enfant que portait ma mère encore enceinte le sort de la guerre, il s'était réfugié dans ce camp. C'est une longue histoire, très longue, et pas heureuse, je ne crois pas que c'est de cela que tu as besoin de parler.

Je forçais encore le sourire, ravalant ce que j'avais de douleur au creux de ma gorge qui s'étouffait. J'aurai bien voulu du coup, lui en demander autant à son propos, pourquoi être élevé par un oncle, comment en était-elle arrivée là, mais vu ce que je vivais en ce moment intérieurement, je m'en voudrais qu'elle en ressente autant, de le lui imposer, alors que rien ne l'y obligeait. Ma tendresse me rattrapait ainsi, avec toute la difficulté d'exprimer ce que j'avais vu durant cette période. Ce qu'ils avaient fait à ma mère, ce qu'ils m'avaient fait... Non, je ne voulais pas y penser, pas maintenant. Là, je baissais le regard, m'efforçant de maintenir le sourire comme je pouvais.

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Lun 9 Juil 2018 - 22:50
Il dévoilait une partie de sa vie, une part d'intimité parce que j’avais été trop curieuse, peut être maladroite même. Je sentais bien ou plutôt je lisais a travers ce regard ou plutôt les tréfonds de ce dernier que j’avais retourné le couteau dans une vieille plaie. Oh je connaissais bien cette situation, celle où il fallait rester joyeux et fier pour conter les histoires d’une vie qui faisaient pleuraient le cœur et l'âme en silence. J'appréciais la réponse, bien qu’elle n’avait rien qu’une obligation à être donné et je regrettais un peu peut-être de l’avoir posée alors qu’au final elle n'était en rien indispensable, juste de la curiosité. Un caprice encore qui lui coûtait cher, mais il prenait avec le sourire le fait de me l’accorder. Bel idiot qu’il était.

_” Tu sais, tu n’es pas obligé de répondre à toutes mes questions, je suis d’une nature curieuse, tu n’as pas fini parti comme c’est. Je dis ca pour ton bien.”

D”un tir de langue, j'espérais rendre la conversion moins lourde, mais malgré tout, je savais qu’aucune pirouette ne suffirait maintenant, alors puisque le mal était déjà fait, autant que cela n’est pas servi à rien.

_”Je vois, le genre de vécu qui marque, mais ne pas avoir perdu de ton éducation c’est honorable. Maintenant je comprends un peu mieux ou je me retrouve en toi.”

Au final, notre histoire se ressemblait, je ne pouvais pas insister sur les détails, même si j'étais curieuse de savoir comment était Kaze no kuni. Ce pays avait des allures légendaires, bien des histoires étaient rapportés dessus dans les livres, des rumeurs terribles aussi composaient les pages. Mais si c'était un sujet délicat, alors mieux valait éviter à moins qu’il ne se décidait de le faire par lui même.

_” Je connais ça les histoires pas très heureuses, vois tu, moi non plus je ne suis pas originaire d’ici, je suis née à Taki. Pendant une guerre que mes parents avaient déclenché si tu veux tout savoir, ils comptaient conquérir le pays.”

Si j’en riais la en le disant, mon sentiment était plus amer, avec leur bêtise, Shin mon frère s était alors retrouver avec moi entre les pattes alors qu’il n'était qu'un adolescent. Pendant longtemps même on avait été traque pour être éliminé.

_” Ce qui est amusant, on m’a adopte a peu prés au même age. Eh oui, je n’ai pas toujours ete une petite princesse, qui aurait cru ! “

D”un sourire amusé, j'espérais en avoir dit assez pour l’avoir ramené a des sentiments meilleurs, on pouvait aussi bien échanger la dessus, de façon plus subtile.

_” Comment c'était Kaze ? Si tu t’en souviens. “
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Lun 9 Juil 2018 - 23:54
-Tu sais, tu n’es pas obligé de répondre à toutes mes questions, je suis d’une nature curieuse, tu n’as pas fini parti comme c’est. Je dis ça pour ton bien.

J'inclinais ma tête et me reculais un peu, comme une demoiselle qui avait eu à souffrir d'un petit empressement, mais au regard, il n'y avait pas de remontrance, il n'y avait pas de rancœur non plus. Je préservais la douceur et la sainteté de mon sourire, pour la convaincre de ne point se sentir coupable de cette question. Si je consentais à répondre c'était que je le voulais bien, et quoique la douleur s'éveillait, amorçant les premières fièvres de la fureur sanglante, je savais fort bien en mon âme qu'il fallait bien qu'un jour je sois capable de parler de tout cela sans avoir l'air d'être poussé au suicide. Et pendant qu'elle me tirait la langue, prenant l'un des air les plus doux que je lui connaissais, je lui répondais sans gravité.
-La confiance va avec les confidences non ? La confiance s'acquiert, elle ne se demande pas : qui la mérite n'a pas besoin de la demander. Je te réponds par confiance, parce que les amitiés se forgent avec ses petites choses qui n'existent qu'entre deux êtres.

Quand une fois la confiance a quitté une place, comme elle y revient difficilement ! elle a de la rancune. Aussi nous fallait-il construire une confiance à l'épreuve des mesquineries et secrets qui pouvaient en effriter les fondations. C'est d'ailleurs ce qu'elle confirmait, elle-même, en me faisant ses propres confidences, comme un rendu, sans doute pour apaiser mes remontées malsaines aussi. Elle était si bienveillante en réalité, derrière sa carapace brûlante et fielleuse. Une fois de plus je m'attendrissais, et une fois de plus je comprenais ce qui pouvait causer tant d'émulation entre nous. Ce passé si proche, ces expériences si communes, quoi de mieux pour unir deux êtres, qu'une souffrance à partager, car la douleur du cœur est celle qui se comprend le moins, il faut une immense sagesse, ou en avoir subi les affres pour la concevoir dans son entièreté. Ayant vécu ce que d'autres appelleraient traumatismes, nous pouvions nous comprendre sans avoir à en exprimer tous les mots, d'ailleurs, n'était-ce pas cela, qu'on appelait complicité ?

-Je vois, le genre de vécu qui marque, mais ne pas avoir perdu de ton éducation c’est honorable. Maintenant je comprends un peu mieux ou je me retrouve en toi. Je connais ça les histoires pas très heureuses, vois-tu, moi non plus je ne suis pas originaire d’ici, je suis née à Taki. Pendant une guerre que mes parents avaient déclenchée si tu veux tout savoir, ils comptaient conquérir le pays. Ce qui est amusant, on m’a adopté à peu près au même âge. Eh oui, je n’ai pas toujours été une petite princesse, qui aurait cru ! Comment c'était Kaze ? Si tu t’en souviens.

Mes lèvres se délièrent d'étonnement. Devant son histoire, et devant sa question. Cela me ravivait encore des souvenirs bien lointains, mais uniquement fâcheux pour être honnête. Mes yeux se perdirent dans ma mémoire, scintillant dans un mélange de joie et de mélancolie, où je retrouvais la simplicité d'une époque lointaine où tout était émerveillement. Plus doux encore que d'habitude, comme un jeune homme cette fois, qui avait l’emprunte sacrée de l'innocence sur lui, je lui répondais. Sage et tempéré, mais aussi passionné, j'essayais de lui compter ce que pouvait avoir de merveilleux cette contrée sauvage.
-Très chaud le jour, très froid la nuit. Un air sec et un vent agréable, que l'on souhaitait toujours rencontré. Du sable à perte de vue, un océan de sable, des chemins rocailleux, et des falaises rouges sur lesquelles luisait le soleil. Les aurores étaient sans couleurs, aveuglantes, et se réfléchissaient sur le sol pour nous illuminé de bon matin, tandis que je dormais à même le sable qui épousait les formes du corps. Les crépuscules étaient d'un rouge orangé, tout fait de romantisme et d'une beauté difficile à exprimer. Une terre sauvage, brutale et indomptée, où la survie se méritaient. Si la guerre n'y avait pas fait rage, je pense que ce pays serait l'un des plus beaux qui soient, par sa nature mouvante, où dans cette mer sableuse, on ne trouvait nulle trace de passé ou d'avenir. Mon camp était ouvert d'abord, puis encerclé d'une puissante muraille de terre dur, que des shinobis avaient construite pour empêcher les assauts de la division blanche. Au-dessus du baraquement du roi lépreux, le chef du camp, flottait ce drapeau blanc tâché de sang, un symbole de paix pour les réfugiés, qui estimaient avoir payé le prix de leur paix dans ce sang. C'était une terre de liberté, qui enfantait le malheur des hommes trop durs, et où se croisaient par je ne savais quelle ironie, le pire et le meilleur de l'être humain. Et toi Oni ? Ma sœur portait le même nom tu sais. Je ne suis jamais allé à Taki, comment donc était-ce ? Et si je peux me permettre, le titre de princesse te va bien, mais tu es faite pour les étendues sauvage, pas pour les palais dorés, c'est mon avis.

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Mar 10 Juil 2018 - 12:44
Son discours sur la confiance et les confidences ramenait à l'amitié, en y réfléchissant, avais je déjà accorde réellement pareil statut a qui que ce soit ? Yasuo, je l’appelais ainsi, mais des squelettes dans mes placards il ne savait rien. Au final, je voulais le préserver aussi, il y avait des choses qu’ils valaient mieux ignorer et a Taki malheureusement, une erreur de sa part bien qu’humain aurait coûté nos vies. Le bout de l’histoire de Tenshi me réconfortait alors dans le fait que j’avais le bon choix de ne pas être tout à fait honnête avec cet ami d'enfance, même sans mauvaise intention, la gaffe était si vite arrivée. Au final, cela n’aurait pas que raccourci ma vie, mais aussi laissait un douloureux fardeau dans la sienne.

_”Tu as raison, c’est à la fois une belle preuve, mais aussi un cadeau empoisonné. “

Riant doucement, je ne me moquais pas, c'était comme je le pensais et je croyais bien qu’il avait l’habitude maintenant de mon étrange façon de raisonner. Les mains dans le dos je l'écoutais d’une seule oreille,mais attentive, c'était qu’en même temps qu’il s’expliquait sur son pays, j’essayais de l’imaginer aussi. ce touche brûlant sous les pieds nus, la caresse réconfortante de ce vent atypique, ou même la violence magnifique de l’astre solaire. Ma conclusion était sans appel…

_”J’aurais vécu cloîtrée chez toi, déjà ici je brûle souvent si je me balade en journée…”

Oui, brûler, c'était le terme exact. Les peaux laiteuses des albinos ne supportaient pas la léchure du soleil moins bienveillant que l’astre lunaire éclairant la nuit. Et encore, il ne s’en rendrait pas compte de prime abord, car ma peau était recouverte de teinture, mais quand je disais blanche, c'était vraiment le cas. Relevant la manche entière de mon vêtement, je lui tendais alors mon bras ou il pouvait alors constater la démarcation tranchante des couleurs de peaux. Celle exposée était claire, mais la crème qui la protéger la teintait de rose/orangée, celle au naturelle était semblable à la porcelaine.

_”C’est de là que vient mon nom. À Taki, quand je suis née, on murmurait que toutes mes couleurs avaient été volées dans le ventre de ma mère pour la punir de sa cruauté. Les enfants comme moi vivent la nuit majoritairement, le soleil les châtie durement quand ils se présentent à lui.”


Voilà pourquoi c'était plus rare de me voir en journée, bien plus encore avec de la peau exposée, même avec une protection solaire, les couches de tissus n'étaient jamais de trop pour m’offrir du confort. Ironiquement, mourir de chaud, je savais ce que c'était, vu qu’en journée, qu’importe la température, je restais emmitouflée.

_”Un peu une sorte de malédiction, je serais curieuse de savoir ce qui a motivé le choix pour ta soeur.”

Je n’osais pas poser la question, mais j’avais comme l’intuition qu’ils n’avaient pas eu la même chance que Shin et moi. Celle de pouvoir encore aujourd’hui être ensemble. De plus, je ne voulais pas épiloguer sur le reste du sujet, je savais ce qu'était une guerre, j’avais grandi en plein dedans aussi, toujours en mouvement, doutant chaque printemps de si il était sage de retourner au verger, par crainte d’y être attendu. De Taki, j’avais le choix de ne vouloir garder que sa beauté, les futilités qui la composaient et qui m’avaient offert réconfort et joie.

_”À l’inverse de Kaze, Taki est luxuriante, son air est humide, les cascades sont légion, mais aussi les ruisseaux, les rivières et les lacs. La végétation est d’un vert profond, abritant tellement de vie, qu’on ne peut jamais s’y sentir seul. Tout ce que je me souviens du vent, c'était qu’il me faisait éternuer au printemps.”
Petit rire évidemment. “ Je restais sous l’ombrage des immenses arbres des forêts. Tu aimerais cet endroit, je pense, il n’y avait jamais a marcher longtemps pour mettre les pieds sur une terre indomptable prête à te cacher et te couper du monde. Le cratère de l'arrivée de ma folle de mère est devenu un lac en à peine deux années. Pour te dire comme nature a les choses en mains là-bas.”

Sa dernière remarque me faisait soupirer, qu’importe pourquoi j'étais faite, et la ou j’allais le mieux, ce n’était pas a moi de le décider et c'était un marché honnête vu tous les privilèges que j’avais reçus jusque-là. Dans ce monde rien ne sera jamais gratuit.

_”Probablement, mais je ne fuirais pas a Taki, on veut ma mort là-bas, donc je me contenterais de me rendre ou on me l’ordonne ici. Tu sais, c’est aussi pour celui que je m’entraine chaque jour que je nourris de l’ambition. Je ne crois pas en la fatalité, ce n’est pas grave si j'échoue, je serais en paix d’avoir au moins essayer. Un jour je prendrais tout ce qui me revient de droit, sans plus payer les erreurs de ceux qui m’ont fait naître.”

Cela sonnait comme une promesse et cela en était sûrement une.

_” Le soleil va se lever, retournons au domaine, maintenant tu sais que je dois me terrer durant certain horaire de la journée.”
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Mar 10 Juil 2018 - 23:06
De la légèreté, par des petites boutades, des remarques anodines, des blagues intempestives et des plans machiavéliques, nos passions à un pur moment de tendresse et de partage. Nous étions deux adolescents qui se racontaient bêtement leur vie, partageaient leurs expériences, comme si nous étions des collégiennes qui conversaient sans gravité, avant ou après les cours. Je ne m'en rendais pas tellement compte sur le moment. Et souriant bêtement, comme une petite jeune fille qui avait le contact un peu trop facile, je m'abreuvais de son récit pour m'imaginer à quoi pouvait bien ressembler le pays de sa jeunesse et quelle avait pu être son enfance.

Ce cadeau empoisonné qu'elle pensait me donner, (et que je lui avais vraisemblablement offert par corrélation), j'étais très très loin de le considérer comme tel. N'avions-nous finalement pas le droit, pour une fois, de seulement partager un bon moment avec une personne avec qui l'on se sentait à l'aise, même et surtout si quand bien même l'on tentait par tous les moyens d'apposer des barrières infranchissables ? Diao me séduisait par son tempérament, sans envie libidineuse, sans intention de manipulation, de domination, je me livrais à elle, et elle se livrait à moi, uniquement parce que cela nous faisait du bien. Devais-je me sentir coupable de cela ? J'avais depuis si longtemps cessé de regarder les êtres humains autrement que comme des objets, que j'en avais oublié le principal à gagner parmi eux — le bien-être.

Elle me montrait désormais, autant sa fragilité que sa force. Je n'avais il était vrai jamais vraiment remarqué qu'elle était une albinos. Je la trouvai pourtant, moi, très séduisante. Cette peau qu'elle me dévoilait ne me rebutait d'aucune façon, je lui trouvai même plutôt un certain intérêt, et philosophiquement, je dirais qu'alors que j'étais fait pour baigner dans la lumière, exprimant littéralement le concept d'enfant et de personnage "solaire", radiant naturellement d'une luminescence parfois aveuglante, elle était à l'inverse l'enfant de lune, faite pour les ambiances tamisées, pour la nuit et son lot d'inconnu, de mystère, de romantisme. Si différent, il se trouvait que de temps en temps, la course du soleil et de la lune les faisait se croiser le temps d'une idylle. C'était peut-être la nôtre, tout innocente, nous n'avions pas dans la pensée le cœur à l'exploitation et l'éternel profit sur le dos de l'un et de l'autre. La facilité avec laquelle nous nous découvrions était aussi déconcertante que ravissante. Comment ne pas, dans ses conditions, finalement, décider d'avoir enfin quelqu'un à qui montrer tous les travers de son visage et de son être.

Elle m'acceptait je crois comme j'étais, sans que je n'aie jamais besoin de mimer sans cesse un idéal de perfection, que je savais qui plus est imparfait. En dehors d'elle, j'étais un prince, ambitieux, qui jouait de tout et de tout le monde pour atteindre son but, mais avec elle, j'avais le cœur et l'envie d'être celui que j'étais dans le fond, sans la bercer d’illusions et avec le désir profond et sincère de lui accorder, sinon au moins de l'aider obtenir, une belle vie.

Une fois de plus, elle me posait une question à la réponse difficile. Elle ne le faisait pas exprès, mais toutes les questions relatives à mon passé finissaient généralement mal. Je lui souriais donc encore, comme je le pouvais, la sincérité dans le fond de mes yeux pour lui assurer une fois de plus, que ce n'était pas grave quoique j'allasse lui répondre. Je n'osais cependant la regarder bien longtemps, tournant les yeux sur le côté, vers le vide, comme si j'avais honte de ce que je disais. C'était simplement parce que j'avais véritablement honte de l'aveu que j'allais lui faire. J'étais un monstre, depuis ce jour, et je ne cessais de travailler pour devenir un saint homme, sans vraiment savoir ce que cela voulait vraiment dire d'ailleurs. La voix fébrile, je répondais, quoique toujours et encore doux et mélodieux, la féminité en ressortît que plus gravement.
-Ma sœur est née pendant que ma mère était pendue à la branche d'un arbre. C'était un jeu des shinobi qui avait intercepté la fuite de plusieurs réfugiés du camp dont nous faisions partie. L'homme qui a ordonné ça, après m'avoir fait regarder l'accouchement, m'a demandé si ma sœur devait vivre ou mourir. J'ai choisi sa mort, parce que j'avais peur qu'il ne me tue, si je disais le contraire. De toute façon ma mère en était morte et mon père avait déjà été tué le jour même. Il l'a malgré tout épargné et m'a renvoyé avec elle au camp pour livrer un message. Mon père adoptif a dit en l'apprenant, qu'il n'y avait qu'un démon pour survivre à ça, alors il l'a appelée Oni. Boarf... elle n'a pas vécu bien longtemps, pendant une attaque la nourrisse, sans s'en rendre compte, l'a étouffée en la serrant trop fort contre elle, pour étouffer ses pleurs. Les bébés ne savent pas que se taire empêchent les ennemis de nous repérer. Elle est morte quasiment tout de suite après elle.

Voilà, à force de poser des questions, je l'avais finalement dit. Si simplement en fin de compte. Je ne pleurais pas, mais ne souriais pas non plus. Mes yeux scintillaient toujours de tendresse, mais aussi maintenant de honte. Je restais neutre, et me répétais sans cesse en moi-même, "c'est la vie, tu as dépassé ça, n'en parle plus, ça va aller va". Et comme ça, seul en moi-même pendant quelques secondes, je me laissais le temps de me retrouver un peu, pour parvenir à retrouver mon sourire d'enfant, Innocent et emprunt de sainteté. Le forçant un peu, je retournais le regard sur Diao, joyeusement, et forçant tout autant sur la voix je continuais.
-J'aurai sans doute adoré ton pays natal. Vraiment. J’espère qu'une de mes missions m'y enverra un jour. Je te ferais pousser beaucoup d'arbre, pour que tu puisses trouver autant d'ombre possible. Si cela peut te faire plaisir. Finissais-je en fermant légèrement les yeux, afin de calmer la douleur et de mimer la joie.
Là, je me redressais, droit, vif, comme si de rien était, retrouvant d'un seul la stature d'un prince.
-Je te raccompagne. Je te construirais un escalier de l'autre côté. Après tout, tu es une princesse quel que soit le côté du mur. Concluais-je comme une taquinerie.

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