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Achetons des kunais [Arie]


Mer 4 Juil 2018 - 22:47
Les tintements métalliques lui indiquèrent qu'elle était dans le bonne direction. On pouvait confondre ce bruit pour des shinobis qui s'entrainaient, certes. Il y avait cependant une légère dissonance dans le bruit d'un marteau qui frappe sur une enclume, car le rapport de force et de poids n'était pas le même.

L'entré, sobre, ne fut pas difficile à trouver. Toph toussota pour se faire entendre avant d'entrer dans l'atelier.

"Yosh, on m'a dit que je pouvais trouver des armes ici."


Elle s'arrêta un instant et, par réflexe, activa son Byakugan. Des armes. Partout autours d'elle, diverses armes en abondance. L'endroit était propre, rangé, entretenu. Aucun doute, il s'agissait d'un entrepôt pour vendre. Et il y avait de quoi équiper un régiment complet. Toph fut un peu surpris qu'autant d'armes étaient disponibles. Elle eut pensé que le conflit avec Kiri aurait vidé les stocks d'armes de partout. Y avait-il une raison pour laquelle il y en avait autant en réserve ici ?

Et puis, il était là. Il forgeait quelque chose. Il leva ses yeux et... Toph ne put se retenir de pousser un petit cris de surprise. Ses yeux étaient pour le moins particulier. Ouais, admirez l'ironie. Une Hyûga qui se laisse intimider par des yeux de quelques d'autres. Ses joues rougirent un peu et elle arriva à ne pas bégayer tandis qu'elle reprit parole.

"T'as de beaux yeux tu sais ? Oh excuse moi, c'est sortit tout seul. Je cherche des kunais principalement, je pars en mission dans pas longtemps. Tu n'en auras pas à vendre ? Oh, et un sabre, ça pourrait être utile aussi, mais je ne cherche pas spécialement un de bonne qualité. Si tu en as un que tu as un peu raté, je veux bien t'en débarrasser."


Son Byakugan se dissipa et elle afficha un sourire. Oui, elle était définitivement venu au bon endroit.
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Dim 8 Juil 2018 - 2:10
Ce que je forge n'appartient qu'à ma personne. Il y a peu de choses que je méprise autant que céder le fruit de mes efforts à quelqu'un.

Il faut également dire que ne pas avoir de problème d'argent aide énormément.

Il m'arrive cependant, de manière très irrégulière, de céder et d'accepter des requêtes. Des idées ingénieuses, des matériaux rares...ou simplement quand quelqu'un me doit une faveur et me force la main, un peu comme aujourd'hui.

On m'avait confié une épée familiale aux proportions ridicules et je devrai en faire deux aux tailles plus raisonnables. Apparemment, elles étaient promises à deux héritiers à la relation épineuse. Clairement, n'importe qui aurait pu s'en charger mais l'épée a une certaine valeur sentimentale pour la personne me l'ayant confié et je suis la valeur la plus sûre du coin.
Un homme sait se reconnaitre à sa juste valeur et je ne peux refuser quelqu'un qui souhaite le meilleur et rien de moins. De plus, je n'étais pas exactement perdant dans ce deal. Mes besoins monétaires étant comblés, ma rémunération était cette fois un rouleau assez particulier. Il ne m'était d'aucune utilité, mais je savais apprécié l'intention derrière.

C'est ainsi que j'avais ramassé mon marteau ce matin. Ayant déjà terminé le plus fastidieux, il ne restait plus qu'à marteler l'acier pour le mettre en forme. Mes coups gagnaient en force au fur et à mesure que l'acier perdait en température. Un mouvement devenu automatique pour moi. Cela me permettait de penser à la finition. Je n'étais pas particulièrement attaché à la pièce que je forgeais, mais cela ne changeait en rien le fait qu'elle devait refléter tout mon génie.

Ma mélodie de martellements fut interrompue par une jeune voix. Ce n'était pas une rare occurrence qu'un passant curieux s'arrête pour jeter un coup d'œil à mon atelier. D'habitude, ils se lassent assez vite et rebroussent chemin du coup j'ai appris à les ignorer. Mon visiteur d'aujourd'hui semblait avoir un agenda différent.

La silhouette d'une jeune fille, non, un enfant apparait devant moi et déclare son intention de vouloir acheter de quoi s'armer. A peine ai-je le temps de m'attarder sur l'absurdité de cette situation que je remarque quelque chose d'assez inhabituel. De larges iris blanc et l'absence de pupilles. C'était bien la première fois que je voyais le Byakugan d'aussi près. Le design un peu glauque laissait à désirer, mais la rareté de la chose compensait largement. Je ne m'y étais encore jamais intéressé, mais une paire de Byakugan embellirait vachement ma vitrine. J'en choperai sûrement plus tard si la situation le permet.

Il semblerait que la qualité de mes invités a explosé du jour au lendemain. Des gamins au nez coulant et au bégaiement agaçant, j'en voyais tous les jours. Un Hyûga par contre, c'est une première. Je suis encore très loin de me familiariser avec Iwa, mais il me semble bien que les gens ici voient les Hyûga comme un clan élite. Une de leur jeunes princesses se tenait devant et m'avait abordé avec un compliment. Plutôt effrayant. Si jeune, et pourtant consciente de comment notre monde marchait. Une pièce unique peut rapporter un poisson. Une pièce et un compliment peuvent en rapporter deux.

Essayant de trouver une réponse politiquement correcte à sa demande, je remarque ses joues rougies et réalise qu'en fin de compte, j'avais tout simplement devant moi une gamine baignant encore de l'innocence. J'ai de beaux yeux, c'était un fait. Et son compliment était sûrement sincère.

"Ma jeune demoiselle des Hyuga. J'apprécie le compliment, vraiment. Mais venant d'une personne avec des yeux comme les tiens, j'espère que tu comprendras le fait que j'aie du mal à l'accepter."

Mettant mon marteau de côté, je prend une serviette pour essuyer le peu de transpiration sur mon visage.

"C'est regrettable, mais je n'ai malheureusement rien à te proposer. Tout ce que tu vois ici sera fondu et recycler pour refaire des armes. Mais comme je me sentirai mal de te voir partir les mains vides, je veux bien te refiler quelques-uns de mes kunais personnels."
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Mer 11 Juil 2018 - 21:19
Sincère, elle l'était jusqu'au fond de son âme. Les yeux de son interlocteur semblaient presque la happer dans une nébuleuse profondeur, promesses infondées.

Il lui retourna le compliment sur ses propres yeux de Hyûga. Elle eut un sourire un visage, même si on pouvait y deviner une once de tristesse. Ses yeux étaient une prison, en un sens. Un arbre de possibilités, en un autre. Elle subissait le carcan de son clan. Et quelques part elle aimait sa famille. Tous ces sentiments contrastaient les uns envers les autres et résultaient en un vecteur improbable et hasardeux. Elle se contenta donc de répondre sur un ton un peu plus neutre.

Ha, vil flatteur. Mes yeux ne sont pas un don de la nature, ils sont prédestinées. On peut remercier la providence d'un heureux hasard, c'est toutefois plus difficile quand il n'y a que certitudes.


Et puis il avoua ne rien avoir à proposer. Elle redressa un sourcil, interrogateur. Son stock n'a pas l'air vide. Il expliqua en suite qu'il recyclerait tout ce qui se trouvait autours d'elle. Elle fut très confuse quelques secondes, avant de se rendre compte réellement de ce qu'il disait - oui, Toph était encore jeune et certaines choses abstraites sont plus difficiles à comprendre. Elle relâcha son visage et s'empourpa un peu. Enfin, un peu plus. Elle était gênée d'avoir fait une gaffe, certes, mais en plus face à cet intriguant personnage elle se sentait particulièrement sans défense et redoublait de gêne.

Ho, tu n'es donc pas un marchand ? Je ... Oh, je m'excuse, on m'a du coup mal renseigné. J'ignorais que c'était la forge d'un Artiste. Ou d'un chercheur ? Tu forges selon l'inspiration ou dans un but précis ? Ignore mes demandes de kunai, c'était présomptueux de ma part de t'en demander. Je m'excuse encore de t'avoir dérangé.


Elle se courba un peu devant lui, tandis qu'elle s'excusa, avant de se redresser et de se remettre à contempler ses alentours. Vite, se détourner l'attention de ces yeux révolver. Si ce n'était un artisan, c'était quelqu'un de suffisamment confortable pour avoir une telle quantité de matériau à sa disposition. Ses joues redevenaient progressivement dans une couleur normale. Et puis, son naturel curieux et enfantin prit le dessus et elle se rapprocha tout en contemplant l'oeuvre du Maitre.

Tu travailles sur quoi pour le moment ?
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Sam 14 Juil 2018 - 21:30
Prédestiné. Un mot que je n'apprécie guère mais avec lequel j'avais fait la paix. Après tout, il avait sa place dans ce monde. Chaque personne nait avec son avenir décidé. Une minorité est prédestinée à de grandes choses et le reste se débat pour au final ne pas accomplir grand chose. L'un ne peut changer ce à quoi il est destiné, mais il peut trouver du plaisir à essayer de s'y opposer. A la fin, ce n'est qu'une question de chance. Pour ma part, je m'en sors pas si mal que ça. Je suis conscient de ce que je peux et ne peux pas faire. Quant à notre princesse Hyûga ici présente, je suis très mal placé pour me prononcer mais il est indiscutable qu'elle commence avec une longueur d'avance sur nous autres.

Tout ceci mis de côté, c'était une première pour moi de remarquer autant de maturité dans un gamin de son âge. Certes, ses réactions et gestes n'avaient pas perdu leur caractère enfantin. Mais ses propos me paraissaient bien réfléchis. Sa réponse quand je lui ai renvoyé la balle sur ses yeux, ou encore quand je lui ai révélé qu'il n'y avait rien pour elle dans cet atelier... Je suis entrain de la juger un peu trop vite mais je ne peux m'empêcher de ressentir un peu de pitié pour cette gamine qui ne fait pas son âge.

"Ma jeune demoiselle des Hyûga. Il n'y a nul besoin de s'excuser. Si j'étais froissé par chaque personne qui venait ici pour les mêmes raisons que les tiennes, j'aurai fini par perdre la raison."

C'était bien mignon de sa part de me croire artiste ou chercheur. Est ce la première chose qui vient à l'esprit quand on voit mon atelier? Je suppose que je ne donne l'image d'une personnes très logique en laissant toutes ces armes prendre la poussières. Expliquer mes raisons est compliqué et, le plus souvent, me faire perdre toute crédibilité. Dans les cas comme celui ci, je préfère emprunté la voie de la facilitée.

"Je fais partie d'une famille de longue lignée de forgerons. Encore très jeune, j'ai été contraint de suivre la tradition. Maintenant que mon père n'est plus de ce monde, il y a plusieurs choses différentes que je peux poursuivre. On m'a peut être forcé la main par le passé, mais c'est ici où je me sens le mieux et où je peux pratiquer ce que j'aime le plus. A ce stage, je suppose que mon but est l'auto-perfectionnement."

Il s'agissait là d'un mensonge, mais il était pertinent. Pour la princesse Hyûga tout du moins. Après tout, il n'y a pas plus de deux minutes qu'elle me parlait de son don prédestiné. Je pense avoir plus ou moins deviné sa situation. J'ai longtemps été dans la même position par le passé.

"C'est assez embarrassant vu que j'ai refusé de te revendre quoi que ce soit mais..."

Ce n'était pas vraiment embarrassant mais un homme se doit de sauver la face.

"Exceptionnellement, je travaille sur la commission d'une de mes connaissances et à qui je devais une faveur. On peut dire que je n'ai pas trop eu le choix. Ceci dit, c'est une personne qui apprécie ma technique assez pour m'offrir un rare rouleau en échange. Je dirai que dans l'ensemble, c'est pas vraiment un deal perdant pour moi."

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Dim 15 Juil 2018 - 16:40
Elle accepta sans rechigner la première explication du forgeron. Certes, la méprise était facile. Une adulte aurait eu matière à discuter, à argumenter. Pas Toph. Il continua ensuite et expliqua son background. Origin story time. Tombant carrément dans le panneau, Toph buvait aux paroles du shinobi-aux-yeux-cobalt comme au téton de sa propre mère, et cru à 100% à tout ce qu'il dit. Elle acquiesça fermement avec sa tête. Un ascète, sans nul doute.

L'auto-perfectionnement. Je connais. Il est naturellement d'essayer d'exceller dans les domaines qu'on aime. La recherche d'amélioration est un but noble.


Elle eut presque la larme à l'oeil, car finalement, elle se reconnaissait dans ses paroles. On avait forcé sa main à elle, enfant. Et pourtant, elle aimait ce don. Elle aimait ce doujutsu. Elle aimait le juken. Mais... il y a toujours un mais. Elle s'était rebellée. Elle voulait faire les choses différemment. Sans renier le passé, sans renier les traditions, elle voulait les rendre moderne et y appliquer du pragmatisme. Dans l'état, Toph trouvait son clan comme un clan d'Artistes, sans méthodologie. Le juken était beau, et terriblement peu adapté au combat. Elle changerait ça. Cette histoire, parallèle à celle de son interlocuteur, lui fit presque avoir une petite larme.

En tout cas, elle était conquise.

Il expliqua ensuite ce sur quoi il travaillait. Un travail pour un autre, donc il ne travaillait pas exclusivement pour lui-même. Il avait une certaine clientèle. Quelqu'un à qui il devait une faveur. Je me demande quel genre de faveur quelqu'un de son âge peut avoir. Mais cela ne me regarde pas. Je n'ai pas à mettre mon nez partout, on se connait à peine et j'ai déjà piétiné son domaine privé. N'allons pas trop vite en besogne. Dans son explication, quelque chose intéressa Toph en plus. Il parla d'un rouleau comme récompense. Un rouleau rare.

On pouvait voir les étoiles briller dans les deux byakugan de Toph.

Un rouleau de technique ? Oh, serait-tu en plus un pratiquant des techniques shinobis ? Tu piques ma curiosité. Cumuler le travail d'un shinobi avec l'amour de la forge, de l'enclume, du marteau, voilà une combinaison aussi rare qu'intéressante. Impressionnante, même. Je me suis également lancé dans les arts taijutsu et le doton, personnellement, je sais que c'est un travail à temps plein.


C'était gratuitement, sans envie de réciprocité. Toph se confiait réellement à quelqu'un qui était littéralement un inconnu. Elle n'était pas du genre à se cacher, d'habitude, mais là c'était spontané. Le discours de son interlocuteur avait gratté les quelques cordes sensibles de la petite kunoichi et elle entrait en résonance sans même s'en rendre compte. Peut-être que ses beaux yeux y étaient aussi pour quelque chose.

C'est décidé. Toph Hyûga - c'est moi - sera ton mécène ! Si tu as le moindre souci, un besoin de ressources ou de documentations, fais appelle à moi et je t'aiderais à te perfectionner dans ton art. Tu me plais, et ta passion est virile. Quel est ton nom, Ninja-Forgeur ?


Oui, parce qu'avec tout ça, il ne s'était même pas présenté. Et elle pas non plus, en fait. Comme quoi, parfois, les rencontres dépassaient le code commun et les normes de communications traditionnels.
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