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Négoce d'influence_PV HYÛGA TAKUMI


Jeu 5 Juil 2018 - 0:17
Après ma rencontre avec la jeune Etsuko, j'étais dubitatif et mesurais l'information qu'elle m'avait donnée comme négligeable. D'une certaine façon nous n'y pouvions rien, je jugeais seulement qu'elle n'était qu'une victime de plus du charme du Hyûga en question. Je ne pensais pas, à l'image que je me faisais de lui, que ses conquêtes seraient un moyen de pression pour ce que je devais l'obliger à faire. Diao en avait de bonne, ... Mes charmes à moi ne feraient sans doute aucun effet non plus et apparemment, il était quelqu'un de suffisamment influent dans le village pour pouvoir me regarder de haut sans que je ne puisse y protester. En somme, je ne partais pas gagnant....

Pour rappel, je devais obtenir de cet individu une recommandation pour Diao et moi-même pour une intégration dans les forces de police d'Iwa, et ce malgré nos rangs. Je devais donc convaincre un homme de haut rang, que je ne connaissais pas, de nous faire une petite faveur... Tous les Hyûga que j'avais rencontrés étaient des gens fier, éduqués selon des préceptes stricts et avec qui il était particulièrement difficile de dialoguer. Si cet homme avait en plus le privilège du prestige, la partie paraissait donc quasiment perdue d'avance.

Je n'étais pourtant pas le genre d'homme à s'écrouler devant une embûche. Une difficulté ? Un caillou sur ma route à pousser du pied. Un échec ? Un contretemps sur lequel il faut tirer un avantage . Une défaite ? Une leçon de vie qui donnera de l'expérience pour les futures entreprises. Rien ne m'atteignait, rien ne me faisait peur, je préférais mourir en courant vers mon idéal, que vivre courbé sous l'idéal des autres.

Tandis que j'avançais vers le quartier Hyûga, je pensais à ce qui m'avait finalement conduit jusqu'ici. Un idéal justement. Ils étaient si nombreux a en sourire, quand on parlait de ses rêves. Si nombreux au regard court, incapable de visionner le lointain. Ils étaient si nombreux, à clamer de demeurer dans les réalités du monde... Qu'est-ce que l'idéal ? Le réel de l'homme c'est la bête, l'idéal de l'homme c'est l'esprit, et c'est avec l'idéal qu'on abîme le réel. L'abîmer c'est le façonner à notre image, à notre souhait, c'est fabriquer son propre Éden, sans recourir aux passions et magnanimités de Dieu, qui n'est plus qu'une syllabe épuisée et creuse. Rien de grave ne se jouait ici, et en même temps, toutes les petites étapes sans importance d'un vaste projet, une fois cumulées, résumait la gravité d'un échec dans leur entreprise.

Je savais par-delà tout cela, que j'étais profondément incompris et seul, en pénétrant dans le quartier résidentiel des Hyûga, je savais, qu'on ne verrait qu'un visage d'ange, certes stupéfiant de beauté, mais comme un magnifique tableau à exposer, rien de plus. Ce qui était en moi échappait à la substance de la raison des êtres ancrés dans le réel, moi, j'étais un rêveur, quelqu'un qui ne craignait pas de briguer loin, comme les hautes natures, alors qu'elles paraissent briguer nos applaudissements, ne songent en fait qu'à nous offrir un idéal. Elles ne demandent rien, elles donnent. Une part sincère de ce que j'étais pour tous ces ingrats qui n'avaient pas idée de ce que j'avais déjà dû vivre et voir dans ma vie, pour arriver jusqu'ici.

Je me présentais aux Hyûga vêtu à la fois sobrement et élégamment, de mon long manteau et de mon sabre. Les cheveux détachés et l'air aussi serein que ma démarche se faisait noble et assurée. Je m'annonçais sous mon nom, Sainan Gi. Tenshi, genin d'Iwa, qui demandait audience à Hyûga Takumi concernant la police d'Iwa. Pas un mensonge en somme, même si ne rien dire de plus pouvait laisser entendre une affaire bien plus grave et plus urgente que ce qu'il était en réalité. Radiant de lumière, d'innocence et de sainteté, je me laissais donc conduire vers l'homme à qui je devais demander de jouer de son influence, la question étant ; Quel prix demanderait-il pour cela ?


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Sam 7 Juil 2018 - 0:27
Installé calmement chez lui Takumi est allongé sur le côté, la tête posée sur le creux de sa main, et semble observer devant lui. La porte coulissante est ouverte et c’est une vue sur une des grandes cours de son clan qui lui est offerte. Depuis certains temps, quelques changements sont remarquables au sein des pupilles pâles. Certes le traitement des membres de la Bunke n’est toujours pas celui qu’il souhaite mais des différences sont notables, des membres de la branche principales daignent ouvrir un dialogue qui ressemble un peu plus à celui entre deux être humains plutôt qu’en un maître et son chien. Pas optimal mais encourageant pour la suite. Évidemment, certains voient ça d’un tout autre œil et tentent de détruire le peu de relations que leurs cousins entretiennent. À voir si leurs vils desseins feront mouche, le clan au byakugan - la majorité de ce dernier du moins - semble définitivement avoir Takumi à la bonne. Et pour cela, ils se renseignent sur lui : ses dires, ses faits et gestes, ses idées, ses motivations, ses projets, ses rêves… En ce qui concerne ces derniers, tous ses hypocrites de cousins n’en avaient que faire, et beaucoup l’auraient raillé si ils en avaient eu vent. Celui que l’on nomme le Shihainin dans le Yamagenzo - et un peu partout dans le village par extension - ne souhaite qu’une seule chose : remanier le fonctionnement de son clan tout comme il l’a fait pour les forces de police du poste n°12. Bien entendu, tout sera plus… soft pour les Hyûga. La police, c’était son caprice. Son clan, c’est son… (je n’ai pas trouvé de rime en -an alors disons qu’il existe un synonyme pour le mot rêve en -an).

Mais alors qu’il repense et à tout cela - tout le chemin et les risques qu’il a pris pour en arriver là - un de ses cousins vient déranger sa réflexion et lui rapporte le nom d’un inconnu qui désire lui parler. Loin de se tenir à l’écart de ceux qui ne sont pas de son propre sang (et c’est d’ailleurs tout l’inverse), il ne souhaite pas donner suite à la demande de cet homme qui est venu le voir. C’est quand son cousin parle des forces de police que le Hyûga lève la main comme pour le faire taire - ce qui réussit plutôt bien - et l’intime de le mener à lui. Ce n’est pas une surprise,même si Takumi avait rejoint le yamagenzo uniquement pour changer son clan mais il est vrai que c’est le village et plus globalement le Yuukan qui le motive à faire des efforts.

Arrivé devant cet homme, la démarche du jeune prince est nonchalante mais harmonieuse en même temps et son visage se veut tout sauf fermé. Les cousins du chûnin repartent aussitôt et les lèvres de ce dernier bouge tandis qu’il observe les traits de son interlocuteur.

«Parles.»

Loin de vouloir se montrer sévère ou peu enclin à la discussion, seul un unique mot sort de sa bouche. Takumi ne fait pas dans la fioriture et n’aime pas les discussion stériles, peut-être est-ce là une chance à la diva masculine de parler de ses projets. Enfin, si seulement il en a et qu’ils sont liés à la police. Si c’est quelque chose de plus personnel… À voir, il reste un homme après tout, armé de son cœur et de son âme, il pourrait bien devenir le bienfaiteur d’un énième individu.

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Sam 7 Juil 2018 - 16:01
Pour un clan soi-disant au bord de l'extinction après un massacre, je les trouvais nombreux. J'avais rencontré beaucoup de Hyûga depuis mon intronisation à Iwa, et voyant le quartier dans lequel je serpentais au milieu des rues, je me demandais si on ne m'avait pas exagéré un peu les faits. Par comparaison, j'étais le dernier représentant de la famille Sainan (oui parce que Gi est un rajout à mon nom de famille par mon père). Ma famille ne jouissait pas du même prestige cependant, et les utilisateurs du mokuton étaient dispersé aux quatre vents. Une erreur en y songeant, car s'ils étaient réunis, la force et le prestige d'un tel clan égalerait sans le moindre mal ceux des Hyûga.

Leur dojutsu les rendait, pour beaucoup d'entre eux, très arrogant. Avoir des pupilles particulières dans le monde shinobi était un synonyme de prestige aussi, et sachant les capacités qu'offraient le byakugan, ils ne pouvaient s'empêcher, en majorité, de rappeler par leur regard une certaine supériorité imagée. Ils n'étaient pas tous aussi arrogants certes, mais la majorité de ceux que je croisais, y compris ici-même, avaient cet air-là. Il n'avait pas in grand effet sur moi, ce regard hautin de certain. Retenant toutes les leçons de mon enfance, je me figurais, et répondais à un homme qui brandissait son talent comme objet de sa hauteur, "que c'est l'homme qui fait l'arme, et pas l'arme qui fait l'homme". Je ne me sentais jamais donc inférieur face à un Hyûga parce qu'il était Hyûga, je jugeais l'homme en tant qu’individu propre, indépendamment de sa classe, de sa condition sociale, et même de son talent martial.

Il était très difficile d'être à la fois fier, assuré de soi-même, et et dépourvu d'arrogance, de fierté déplacée, de médisance. Être à la fois humble et princier était un art qui n'était pas offert à chacun, et je pense, qu'il fallait pour parvenir à cela, plus de qualités morales que de qualité physique. Ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait aisément mimer. Il fallait pour cela je pense savoir ce qu'était une certaine souffrance, une certaine difficulté, et ne jamais l'oublier. La nécessité est le meilleur des maîtres pour rendre un homme humble, et le ciel savait, comme j'avais pu souffrir de la nécessité.

On me conduisait après quelque temps, dans une belle maison, un beau couloir, une belle pièce, où se trouvait, m'avait-on indiqué, l'homme que je souhaitais rencontrer. Je pénétrais dans la pièce sans faire trop de simagrée ; un pas lent, une posture et une aura calme et confiante en elle-même, une grâce naturelle et une délicatesse féminine assumée sur un visage androgyne respirant la volupté et la dignité d'une noblesse de cœur aux creux de ses rétines scintillante de lumière. On me reprochait parfois d'être ainsi, d'être ce que j'étais, de refléter la lumière et d'irradier de sainteté et d'innocence quel que soit l'angle du regard que l'on posait sur moi. Mais cet air était naturel et je n'y pouvais rien.

Je m'inclinais légèrement, de la tête surtout et à peine du corps, pour saluer silencieusement l'homme qui m’accueillait. Hyûga Takumi. Me redressant et restant debout, je tournais le regard sur lui. J'y passais au fond de mes rétines, dès les premiers instants, tout le sans gêne d'une observation outrancière de sa personne. Cherchant en effet, comme à chaque première rencontre, chaque premier regard, à percer l'âme de son être, sa substance, en sondant son cœur par le creux de ses rétines. Cela dura quelques instants, pas plus d'une dizaine de secondes où j'imposais sans commune mesure l'éclat d'un bleu scintillant qui se reflétait parfaitement sur les pages blanches qui lui servaient de regard. Diao, ne s'était pas trompée sur lui non plus, ce jeune homme était époustouflant de charme et de beauté. Une froide indifférence cachant, une haute dignité satisfaite d'humilité. Une force tranquille prête à bondir aux moindres soucis. Je voyais quel charme pouvait soutirer les vertus des pauvres jeunes femmes tombées sous sa coupe ( de cheveux mais pas que). Et je remarquais aussi, que même avec ma ressemblance féminine, mes charmes n'auraient pas grand effet sur lui. Le secret de ses charmes, c'était qu'il paraissait inaccessible aux dames, un coup classique, mais preuve était qu'il ne l'était pas tant que ça, vu le nombre de conquête qui avait eu à souffrir de ses charmes.

-Parle. Lâchait-il simplement. Ce qui aurait pu m'offenser, mais je prenais cela comme faisant partie du jeu. Le négoce avait déjà commencé en somme. Je lui parlais donc, sans avoir craint le ton sec qu'il me renvoyait, pour conserver dans mon timbre la tendresse et la douceur qui allaient de pair avec le reste de ce que je figurais posséder.

-J'ai besoin de votre soutien pour trois personnes afin qu'elles puissent intégrer la police d'Iwa. Une recommandation en somme. Moi-même, Sainan Gi. Tenshi, Chokoku Diao, et Akiji Yasuo. L'on m'a conduit à vous, parce qu'il me sembla que vous seriez plus enclin que d'autres à accepter et que votre réputation jouerait en notre faveur pour une recommandation.

L'homme ressemblait plus à un samouraï qu'un Hyûga et vu comment il me demandait de lui parler, je concluais qu'il ne valait mieux pas tourner autour du pot et garder les cartes pour jouer contre un cas de refus. Il savait maintenant pourquoi j'étais là, et je ne semblais pas avoir l'air choqué moi-même de demander cela. Cependant, avant qu'il ne réponde, je me permettais, délicatement, une première petite intervention.
-Après tout, vous-même, n'avez intégré cette unité que lorsque vous n'étiez que genin. Preuve que les petits soldats peuvent aussi faire de grandes choses — n'est-il pas.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Dim 8 Juil 2018 - 1:24, édité 1 fois
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Dim 8 Juil 2018 - 1:15
Ton interlocuteur s’exprime, doux et muni d’un calme certain, il te demande l’aide qu’un peu tout le monde aurait besoin. Grimper les échelons plus rapidement, c’est une chose à laquelle tout le monde aspire. Qui cela intéresse de rester en bas du tableau à devoir commenter les exploits des autres lorsque ces mêmes autres pourraient être en train de raconter les leurs ? Personne dites-tu ? Faux. La plupart de ces bipèdes - acharnés dans leur bêtise - se reposent plus sur les épaules des autres que sur leur propre jambe. Tu le sais. Et quand cette épaule n’est plus, que se passe t’il ? Oui, ils tombent. Ils tombent et jamais ne se relèvent car ils attendent patiemment un nouveau messie, quelqu’un pour les sortir de leur médiocrité et ainsi daigner leur rendre le peu de dignité qu’ils avaient jadis (sans pour autant ne l’avoir jamais méritée). Ces hommes, ces femmes. Rois de l’inaction, ils te détectent et ne te servent qu’à faire parcourir ton nom, tes dires, tes actions. Ces pions tous plus ignorants les uns que les autres, les voilà qu’ils sourient et se mettent à jouer - epiloguant sur ce que tu feras prochainement et essayant de se rapprocher de ta personne. Ta réponse à ces bons à rien ? Le sourire. Parfois l’humour quand le coeur t’en dis. Cette hypocrisie est-elle amenée à disparaître ? Tu aimerais. Tu le souhaites réellement. Mais si la plèbe n’est point bercée par l’illusion que quelqu'un d'important les considère et les écoute, que se passera t’il ? Takumi, tu connais la réponse. Ils douteront. Douteront des têtes, puis des autres, puis eux-mêmes pour les plus faibles d’esprits. Les clairvoyants te verront comme un problème, les autres te réclameront comme cette dose d’opium quotidienne qu’il leur faut. Triste monde mais tu t’abstiens de commentaire.

«Je vois.»

Ton regard se plonge dans le sien, il sait ce qu’il veut, cela te parait évident. Aussi, le dénommé Tenshi a déjà eu vent de ton passif, ce qui aide sa plaidoirie, tu te dois de l’admettre.Contrairement à ceux qui se disent fiers des exploits de leurs ancêtres et leurs proches, l’individu aux traits gracieux semble vouloir prendre son destin en main. Le château de cartes de la Roche ne lui plait pas ? Il soufflera peut-être dessus afin de tester sa fiabilité, la solidité des liens qui unit ses éléments entre eux. Et si il advient qu’il soit fragile et en proie à l’incertitude, que ferait ce jeune homme face à toi ? Cette question n’a qu’une bonne réponse et la seule manière de le savoir, c’est bien de lui donner les outils nécessaires dont il a besoin pour accomplir sa destinée. Cependant, bien que ta curiosité est légendaire, elle t’oblige à en t’informer un peu plus sur celui qui chamboulera peut-être Iwagakure no Sato un jour - pour le meilleur… ou pour le pire.

Tu l’invites à commencer à marcher tandis que tu montres évidemment que tu souhaites continuer la discussion. Il est toujours plus agréable de converser en ayant à changer de décor, pour toi en tout cas. Cela te permet de toujours avoir cette liberté qui t’est si chère, ou en avoir la nette impression. Pas de prise de tête sur ce sujet, le genin t’intéresse.

«Je présume que tu as une bonne raison de vouloir intégrer la police. Courir après les criminels, c’est ce que tu veux ? Dis m’en plus sur ta personne, tu me demandes une lettre de recommandation après tout, il faut bien que je sache qui se tient en face de moi.»

Oui tu pourrais savoir si il ment en usant de sensorialité ou alors en faisant un tour au Yamagenzo afin de vérifier ses dires. C’est ton image que tu joues aussi. C’est pourquoi tes sens s’aiguisent, ton chakra vient se malaxer et se concentre sur sa personne. La négoce est à présent devenu un interrogatoire. Dur dur d’oublier les habitudes de policier il faut dire.


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Dim 8 Juil 2018 - 13:08
-Je vois. Me répondait-il très simplement.

Je restais devant lui durant cet instant, arborant une œillade contemplative et une humeur égale. Il me regardait pendant ce temps, droit dans les yeux, jaugeant je pense, comme je l'avais jaugé moi-même, qui j'étais, ce qui m'animait, quelle valeur — je possédais. Il jouait l'indifférent, qui n'était pas si peu intrigué qu'il aurait voulu me le faire croire. Il jouait le glacial, qui était plus chaleureux qu'il aurait voulu le faire sentir, il jouait, ou essayait de jouer avec mes nerfs, mais rien ne m'atteignait.

Je lui renvoyais une fierté et une hauteur comme celle que l'on trouve que chez ceux qui ne craignent rien des regards d'autrui. Ceux pour qui le seul regard comptant est le leur propre. Être au-dessus de tout, ce n'était pas une affaire d'ego, c'était une de confiance en soi, une confiance aveugle, de détermination et de détachement total. La confiance en soi est une conquête permanente sur l'imprévisible de la vie, elle n'est pas acquise une fois pour toutes, mais elle doit se ressourcer, se reconstruire, se confirmer et s'embellir chaque jour, pour pouvoir faire face à la fois à la mouvance d'une existence et à l'irruption de l'inacceptable. Les échecs, qui n'étaient que des pas de la vie, pouvaient tous, sans exception, faire rejaillir une réussite, posséder un gain à retirer, une expérience fructueuse à conclure.

Quel message, renvoyer silencieusement alors à celui qui me fixait ainsi droit dans les yeux. Que pouvait-il conclure au creux de mes rétines bleutées et scintillantes. Quel jugement faisait-il en observant quelle lumière je dégageais, comme une pointe éblouissante, un guide, dans l'obscurité. Il se trouve que je ne ressens absolument rien à votre égard, pensais-je en le regardant. Nulle haine, nulle bienveillance. Rien. Je ne fais que vous utiliser, vous étiez au bon endroit, au bon moment. Parfois, de temps à autre, des cailloux tels que vous roulent le long de la route que j'empreinte. Voilà. C'est tout. C'est ce que je pensais pour le moment. Refus, ou accord, rien ne changerait ce que j'étais, et qui qu'il fut, si célèbre et prestigieux était-il, moi aussi, je ne jugeais un homme qu'au travers de ses actes, et de mes propres, jugements, pas ceux des ont-dit et des légendes surfaites, comme celles des héros, qu'on ne trouve véritablement, que dans les tombeaux.

Il m'invite alors à marcher avec lui, à changer de lieu, sans doute pour converser, tranquillement, paisiblement, en se baladant. L'idée me plaisait singulièrement. L'ambiance était de cette façon moins guindée, nous pouvions, en marchant, éprouver nos doutes et trouver des réponses à nos questions tandis que, comme le dicton le raconte, "les anges murmureraient aux oreilles de ceux qui marchent". Je le sentais désormais intéressé par qui j'étais, et le pourquoi de cette entreprise. La police, pourquoi ? Et pourquoi pas les tengus ? Police ou tengus en réalité je m'en fichais pas mal, je visais une pointe à l'horizon, mon rêve, mon but, cette chose et cet espoir qui n'appartenait qu'à moi, et entrer dans cette police n'était qu'une petite étape de tout cela, une marche dans un grand escalier bien long à gravir.
-Je présume que tu as une bonne raison de vouloir intégrer la police. Courir après les criminels, c’est ce que tu veux ? Dis m’en plus sur ta personne, tu me demandes une lettre de recommandation après tout, il faut bien que je sache qui se tient en face de moi.


C'était honnête, et sans le regarder, je le trouvais là tout à fait digne. C'était le minimum que je lui devais s'il acceptait de me porter vers la sphère qui m'intéressait. Il n'exigeait pas une soumission de ma part, seulement une réponse, et je me devais de la lui donner. Toutefois, il ignorait la portée de sa question je pense. Il ne pouvait pas savoir jusqu'à quel point ma détermination était grande, jusqu'où je pourrais aller pour y parvenir. C'est alors, paisiblement et pourtant intensément, que je tournais les yeux sur lui. Supérieur, ferme, beau, passionné. Parler de mon but me faisait vibrer la voix, qui sublimait avec mon regard brillant de désir, toute la détermination et le sacrifice auquel je consentais pour y parvenir. Ainsi, je le montrais qu'il pouvait bien en rire, il ne serait pas le premier, mais moi je ne rirais pas, ce que je voulais, je l'obtiendrais, ou j'en mourrais, un rêve, qui réduit en cendre, finira peut-être par me tuer.
-Ceux qui ont peur sont incapables de s'éloigner de la lumière. Ils ne peuvent que contempler hébétés, la part sale et cruelle d'eux-mêmes et continuer à se détester. Et afin de sauver l'infime respect d'eux-mêmes qui leur reste, tout en détestant ce feu ils en sont dépendants. Je veux être ce feu qui guide ces âmes tourmentées. Je veux changer le monde, le rendre à la perfection que nous voyons en songe. Je veux le dominer, pour l'éclairer d'une flamme éternelle et douce, qui effacera le malheur dans le cœur des damnés. Je veux être l'aurore, qui passe la nuit, je veux dompter la violence qui nous assujettis. La fuite ne conduit jamais au paradis, alors je veux faire du monde un sanctuaire pour les hommes, tous les hommes. Je veux être roi, et fondé le royaume le plus précieux que l'humanité n'eut jamais connu. Je veux être unique, je suis unique, et l'Unique est ma propriété.

Ainsi, cheveux d'argent mouvant au vent, je lui présentais ma foi dans un part vierge de ses desseins. Ne cachant pas au fond de son altruisme, l'infime lueur ténébreuse et sanglante qui animait un but révérencieux et noble. À l'aise avec moi-même, je ne craignais pas ma tache, jamais, c'était celle que j'avais choisit, c'était celle en laquelle j'avais toute ma foi. Il ne faut pas déplorer une mission difficile. Il ne faut pas déplorer le fait que les gens ne nous comprennent pas. Il ne faut craindre ni la mort des autres, ni la sienne propre. Il ne faut pas rechercher de récompense à ses actes. Il ne faut pas douter de soi. En tant qu’humain, dans notre chair et dans notre cœur… Nous ne vivons que pour notre plus réel et profond désir. C’est cela qu’on appelle la foi.

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Mar 10 Juil 2018 - 9:38

Il tient le regard, c’est bien. Le genin montre qu’il est déterminé. C’est qu’il en aura besoin, de cette détermination. Cette niaque, la hargne qui semble l’habiter. À dire vrai, je me fiche un peu de qui veut entrer dans la police. Si sa tête ne me revient pas à l’avenir, je pourrais très bien décider de l’évincer par la suite, là n’est pas la question. Non, ce qui m’intéresse au contraire, ce sont les motivations de ces hommes et ces femmes qui veulent se donner pour leur village, leurs proches, l’humanité, leur propre petite personne ou autre chose encore. Qu’il soit bon ou mauvais m’est égal, je suis curieux. Si il est du nombre des bons, tant mieux pour lui, nous ne risquons pas de nous voir souvent - voire jamais. Cependant, si il s’avère qu’il est un nuisible… Sa jolie petite tête de charmeur à la sexualité ambigüe roulera un jour sur le sol torturé de la Roche. Je n’aurais évidemment aucune peine à le faire disparaître de la surface du Yuukan, effaçant avec son dernier souffle de vie tout souvenir de la pitoyable personne qu’il pourrait incarner. Mais pour l’heure, il m’apparaît plutôt comme étant quelqu’un d’ambitieux - quoiqu’un peu narcissique, égocentrique, mégalomane. Des défauts qui ne freineront en rien son avancée, cela est sûr. J’en suis sans aucun doute une preuve vivante.

Être une lumière pour les autres, ce n’est pas nouveau tu sais. Comment comptes-tu t’y prendre ? Cette police que tu souhaites rejoindre, penses-tu réellement qu’elle t’aidera pour ton objectif ? Tu désires donc devenir un personnage public si j’ai bien saisi. Dis moi, celui que l’on nomme Sainan Gi. Tenshi, qui crois-tu être pour penser pouvoir panser les plaies de ce monde sans ressentir la moindre gêne ?

Est-ce que je tente de l’éprouver d’une manière pas vraiment subtile ? Oui et non. J’ai besoin de savoir si il est en proie aux doutes. Tout homme a ses faiblesses, lui aussi. Ne pas connaître le doute peut se montrer dangereux pour quiconque se fait pousser des ailes afin de rejoindre le rayonnant, risquant à l’occasion de les perdre, elles et sa propre vie. Mais nous sommes aussi des shinobis et le doute ne nous est quasiment jamais permis, pas durant notre service du moins. Non. Ce que je veux savoir, c’est si il est incroyablement têtu ou si il n’est pas capable de se remettre en question. Même s’il est vrai que pour ce genre de choses, l’expérience et les rencontres parleront pour lui. Un léger sourire - non pas moqueur, mais plutôt celui qui laisse entrevoir de la compréhension dans mon regard (après tout, nous avons tous les deux les yeux plus gros que le ventre visiblement) - je m’exprime à nouveau mais sur un autre sujet.

Chokoku Diao et Akiji Yasuo tu me disais. Ils n’obtiendront rien de ma part, les absents ont toujours tort et j’aime parfois montrer que les proverbes sont des vérités générales. Mais parles moi d’eux je te prie, sur un malentendu je pourrais toujours changer d’avis.

Peut-on me targuer du doux sobriquet de connard ? Oui, sans aucun doute. Il faut dire que j'aime bien faire chier juste pour mon petit plaisir. Mais j'ai tout de même une autre raison de faire cela et c'est bien leur absentéisme. Si tu veux quelque chose dans cette vie, viens l'arracher toi-même ou restes sagement à ta place et laisses quelqu'un d'autre le faire. Laisses quelqu'un d'autre le faire car tes épaules ne supporteront jamais un poids que tes bras n'ont pas su soulever seuls. Quoi qu'il en soit, cela pourrait me permettre d'en apprendre sur deux autres personnes voulant rejoindre le Yamagenzo, c'est toujours ça de pris. Renardise, renardise, quand tu nous tiens…




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Mar 10 Juil 2018 - 14:32
-Être une lumière pour les autres, ce n’est pas nouveau tu sais. Comment comptes-tu t’y prendre ? Cette police que tu souhaites rejoindre, penses-tu réellement qu’elle t’aidera pour ton objectif ? Tu désires donc devenir un personnage public si j’ai bien saisi. Dis moi, celui que l’on nomme Sainan Gi. Tenshi, qui crois-tu être pour penser pouvoir panser les plaies de ce monde sans ressentir la moindre gêne ? Me répondait-il débord de la même indifférence qui paraissait le caractériser en grande partie.

La marche reprenait, et je me laissais tester, car tel était l'interprétation que je me faisais de cette première réponse. Sa position lui permettait d'être en confiance et de me voir de haut si l'envie lui en prenait. Après-tout, il pourrait même me tuer dans l'instant, et personne n'aurait à y redire, c'était son droit et son privilège et je devais faire avec sans m'en sentir offenser. Il ne fallait pas blâmer un puissant parce qu'il était puissant, il fallait se blâmer plutôt soi-même de ne pas l'être. Ses questions n'étaient point dépourvu de sens, ce qu'il testait, en somme, c'était la profondeur de mes idéaux. Les envolées lyriques étaient une chose, mais lorsque l'on trifouillait le détail, il était bien moins certain que le tout ne s’effondrerait pas comme un château de cartes. Je ne perdais donc pas la tendresse de mon sourire, ni la nonchalance et l'élégance de mon pas tandis que je lui répondais sans vraiment hésiter.
-Je compte concilier le besoin de violence et de paix, en trouvant le juste équilibre entre les deux. Le conflit et la violence sont des parties intégrantes de l'existence, c'est biologique c'est la vie, le loup dévorera toujours le mouton, sans demander pardon, nous n'y pouvons rien. La guerre, est né du concept de propriété, la propriété est au centre de tous les conflits. Qui gouverne, qui possède le royaume, l’intelligence, la beauté, la richesse, le pouvoir, une femme. Propriété engendre jalousie qui engendre le conflit. Il faut trouver l'équilibre dans tout cela, pour parvenir à créer au minimum l'idéal d'une paix concrète. Pas une paix sans confrontation, mais une paix ou la confrontation serait encadrée.

Là, je tournais les yeux en coin de mon visage pour continuer de lui répondre. Car ce qu'il mettait en doute en quelque sorte, c'était pourquoi j'étais plus apte qu'un autre à réaliser ce but. Qu'est-ce qui me plaçait au-dessus de la masse en quelque sorte ? C'était une question tellement philosophique que je doutais qu'il y ait une réponse juste. Toutefois il fallait bien y répondre.
-Le regard que je porte sur le monde est un regard d'ensemble. Je juge les hommes dans leur multitude. Ta race, ton titre, ton sang, ta patrie, ta foi, rien de tout cela ne m'intéresse. Seul le fond a de l'importance. La multitude créée la masse et la masse se contrôle. Je n'éprouve pas de haine pour le monde, mais un profond amour de celui-ci. Pour gouverner, il faut être capable de porter avec légèreté, la douleur de tous les hommes, leurs vices, leurs défauts. Aimant l'homme dans son entièreté, je ne juge pas les actes pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils engendrent. Il faut un grand recul pour arriver à cela, et j'en suis plus que capable. Intégrer la police, ce n'est qu'une marche de plus d'un seul escalier bien plus haut, qui mène vers mon but. Je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin. Et si vous me refusiez ce chemin-là, je ne déprimerais pas, j'en prendrais seulement un autre. Je crois en moi, parce que j'ai vécu et vu plus de choses que la plupart des hommes ne peuvent comprendre. Je crois en moi sans faillir, parce que celui qui ne croit pas n'arrive à rien. Croire, c'est le vrai pouvoir de l'être humain, c'est en croyant qu'il construit sa réalité, c'est en croyant qu'il altère sa destinée. Alors je crois, je crois envers et contre tout, quitte à en mourir, car si je meurs, au moins, ce sera pour mon rêve, et c'est une bien plus belle mort que tout autre. Mieux vous mourir sur un champ de bataille pour son but et couvert de gloire, que vieux dans son lit couvert de pisse.

Nous en arrivions alors à un sujet épineux. Celui de ceux pour qui je plaidais également la cause. Abaissant le regard, les cheveux tombant par-dessus mes épaules pour dévoiler ma nuque, je me sentais subitement beaucoup moins à l'aise. J'avais une responsabilité, surtout vis à vis de Diao, parce que l'autre en réalité, je ne l'avais jamais rencontré et je m'en fichais pas mal. Jusque-là il ne m'avait rien apporté, alors que Diao avait forcé la création d'un lien et m’aidait dans mes entreprises. Relevant le regard sur Takumi, une fois de plus au coin de l’œil, je lui offrais cette fois une neutralité glaciale, qui accentuait l’honnêteté de mon propos. Une froide vérité, brutale, comme elle l'est si souvent.
-Chokoku Diao et Akiji Yasuo tu me disais. Ils n’obtiendront rien de ma part, les absents ont toujours tort et j’aime parfois montrer que les proverbes sont des vérités générales. Mais parles moi d’eux je te prie, sur un malentendu je pourrais toujours changer d’avis.
-Akiji Yasuo je m'en moque. Je ne le connais pas, c'est pour faire plaisir à une femme que j'estime que je parle en son nom, à savoir Chokoku Diao. Mais Diao, je réponds d'elle, elle m'ait précieuse et utile. Sachant que je compte de toute façon gravir les échelons, il viendra un moment où je l'intégrerai moi-même s'il le faut ce n'est qu'une question de patience. Elle est impétueuse et de bonne lignée, héritière de clan, l'avoir dans les forces de police serait un avantage certain au regard de la stabilité clanique du village. Mais vu votre rang, je doute que vous ayez besoin de leçon de politique. Vous voyez sans doute parfaitement où je veux en venir.

Un petit sourire en coin brisait la neutralité de mon faciès. Ne sachant rien de Yasuo, je ne pouvais pas vraiment argumenter, et je me refusais de dire des bêtises pour une personne pour qui je n'avais aucune considération. Diao en revanche, je la connaissais bien, et je savais que placer une héritière clanique dans les forces de police, flatterait un clan dont Iwa avait cruellement besoin et pouvait être fière. C'était une carte à jouer qui ne manquait pas de subtilité et d’intérêt, même pour une haute personnalité. En effet, flatté les ego faisaient partie des choses qu'un chef devait savoir entreprendre. Oser parler de ce genre de chose avec autant de légèreté et d'assurance était néanmoins risqué, moi, petit genin, parler stratégie politique à cet homme ? C'était tout de même présomptueux, toutefois, il n'était nullement question de me faire passer pour un chef né, simplement de dire ce que je pensais concernant les avantages que le village aurait à retirer de cette intégration. Moi qui calculait tout ce que je faisais au millimètre, cela serait au moins un argument auquel j'aurai immédiatement pensé en tout cas.

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Mer 11 Juil 2018 - 7:26

Trouver le juste équilibre. Le parfait milieu. Une idylle, celle de ceux qui désirent une égalité parfaite entre les hommes. Celle des justes et des bons. Seulement, même parmis les ces derniers se trouvent des parasites. À voir si ce brave gars en fait partie. Cette violence dont il parle, je ne la connais que trop bien. La première chose que j’ai faite pour ce village - à savoir, libérer des esclaves et avoir aidé à démanteler le réseau les exploitant - ne m’a pas empêché de tuer. Le pire, c’est que je n’étais même pas obligé de le faire. J’aurais très bien pu assommer cet homme et repartir avec cette jeune fille qu’il était en train de violer. Non, tout simplement non. Ma lame a transpercé sa poitrine et à peine s’était-il retourné que je lui ait brisé la nuque sans aucun état d’âme. Cette bestialité dont il parle, elle m’habite. Au même titre que beaucoup d’autres je pense. J’apprécie le tableau qu’il me dépeint, il marque des points. La suite n’est que plus intéressante. La police est une marche parmis tant d’autres - je ne peux qu’être d’accord avec lui - et sa vision de la mort ainsi que son mérite attribué en fonction de ses circonstances me plaisent autant que ces idées. Sa volonté semble inébranlable. C’est bien aussi, il en aura besoin.

Disons que je fasse en sorte que tu deviennes une recrue du Yamagenzo. Que vises-tu au sein même de la police ? Si tu veux aussi mener une simili guerre d’image avec les ténèbres de ce monde, n’iras-tu pas chercher la tête de cette unité ?

Après tout, cela lui permettrait d’asseoir ses idéaux et sa domination sur une bonne partie du village. Quoi de mieux pour le préparer au commandement d’armées entières s’il le souhaite ou à supporter la pression des responsabilités que même un seul homme - aussi compétent puisse t-il être - ne devrait pas avoir à supporter ? Le moment où il doit plaider pour les deux autres arrive. En ce qui concerne le jeune homme, il ne semble en avoir que faire. Bien, une chose en moins à traiter et je serais libéré plus tôt. Quant à cette Diao, il est évident qu’il s’accroche à la chose. Le reste de son discours me fait doucement rire puis je me gratte doucement les cheveux avant de prendre un air qui s’approche un peu de la froideur dont je suis capable, laissant flotter une aura barbare et brutale autour de nous tandis que je dépose mon regard complètement désintéressé sur son joli petit minois... Enfin, c’est ce que je ferais si je n’étais pas animé par une impétuosité sans pareille mais aussi d’une insolence encore inégalée à ce jour, cela me permet de relativiser sur ses dernières paroles. Je me contente alors de l’observer et le jauger, puis je soupire en lui souriant.

Le Yamagenzo n’a pas à rougir quant à ses effectifs. D’ailleurs, ce sont même les membres mineurs des grands clans qui en bavent pour y entrer. D’où le prestige accordé à ceux qui sont dignes d’y entrer.


Je me permet de laisser flotter un moment de silence en continuant notre route, contemplant alors les rues presque désertes du domaine Hyûga. Un paisible qui ment, un paisible qui trompe. Voici ce qu’est mon clan. Un iceberg dont l’eau boue intérieurement et n’attend que le premier à avoir le sang chaud pour pouvoir fondre sur son premier ennemi sans prévenir. J’espère pour lui qu’il sait ce qu’il fait en me demandant un service car je suis certes un bienfaiteur mais je suis surtout un homme qui n’oublie pas. Et, vicieux et/ou taquin comme je suis, nul doute que je viendrais lui quérir une faveur au moment où il sera le plus bas, au moment où il n’aura rien à me donner. Uniquement pour que je puisse profiter de quelques instants d’impuissance de cet être qui veut dominer tous les autres - moi y compris pour le coup. Si j’accepte qu’un certain ordre soit placé au sein de ce monde, ce n’est certainement pas en me voyant sous la croupe de qui que ce soit. Je prendrais mon mal en patience et me délecterait de sa douche chute, mineure ou majeure, du moment qu’elle le mette à mal. Suis-je mauvais ? Non, tout simplement trop fier pour accepter le projet de cet homme comme étant concevable dans mon esprit.

Faisons cela, tu auras ta lettre. Tu feras entrer ton amie par tes propres moyens vu que tu lui fais confiance. Sans mon aide, tu te prouveras à toi-même que tu en es capable. À moins que tu ne désires être un assisté dans le service rendu pour quelqu’un d’autre ?

Auquel cas, il sera sans aucun doute aussi un assisté dans sa pseudo-quête de domination du monde.

À moins que tu ne désires lui dire de venir me voir ? Je veux dire, n’est-ce pas ce que ferait toute personne intéressée par la chose si elle voulait réellement entrer dans la police et qu’elle me connaissait ?

Taquin taquin taquin, j’espère qu’elle ne viendra pas. Ayant déjà eu quelques problèmes par le passé avec des Chôkokû, j’aimerais qu’elle reste loin de moi - elle et son clan de débiles mentaux.




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Jeu 12 Juil 2018 - 8:27
-Disons que je fasse en sorte que tu deviennes une recrue du Yamagenzo. Que vises-tu au sein même de la police ? Si tu veux aussi mener une simili guerre d’image avec les ténèbres de ce monde, n’iras-tu pas chercher la tête de cette unité ?

La discussion battait son plein et je commençais à croire que je touchais au but. Il ne se laissait pas encore faire et me testait encore, sans que je ne puisse dire, derrière ses airs et ses regards tantôt intéressés, tantôt indifférents, si j'avais fait mouche. Sa fonction, avait dû l'habitué à le rendre imperméable aux jugements et aux regards, à moins que ce fut dû à ses pupilles blanchâtres. Je pense qu'il était plutôt sincèrement de ce genre-là, très distant. Cela ne me faisait pas grand-chose. Cette question, s'attendait-il vraiment à une autre réponse que celle que je donnerais ? Plus nous parlions plus j'avais l'impression qu'il avait décidé de m'aider dès le premier regard que nous croisions, et que cette étape, sinon une confirmation, n'était pour lui que le moyen de passer le temps. Le quartier des Hyûga (qui semblait bien désert subitement), n'avait donc pas ses propres distractions ? M'enfin, c'était encore et toujours avec calme que je lui répondais, mélodieusement, parce qu'il fallait bien.

-Je vise sa domination. Commençais-je purement et simplement. L'ombre doit déjà s'y trouver, formellement ou non, comme dans tout. On ne fait pas la guerre à l'ombre, on l'apprivoise. Par la police je pourrais participer à la sécurité du village, y poser ma pierre pour m'assurer que quand les shinobis seront au front, les arrières seront bien gardés. Une attaque kirijins comme celle de la dernière fois, avec moi à l'organisation préalable des défenses, cela ne serait jamais arrivé.

Présomptueuse parole s'il en était, et pourtant, je ne semblais pas m'en rendre compte tellement j'en étais convaincu. Je n'étais que genin certes, mais de l'art de la guerre, j'en savais plus qu'un rayon, j'étais né, littéralement, sur un champ de bataille, et vécu dans un camp de réfugiés de guerre ou les civils, devaient se défendre des attaques shinobis. Je savais en mon âme et conscience que les mains libres, la nation militaire d'Iwakagure no Sato, deviendrait une forteresse imprenable. Jamais déjà des kirijins n'auraient traversé mes frontières sans que j'en fus averti. Jamais les Kirijins n'auraient atteint les murs sans qu'ils y furent attendus... Bref, je digresse. Le village était jeune, et on ne pouvait pas tout mettre sur le dos des hautes figures de la cité, d'ailleurs je n'étais même pas présent à cette époque. Mais pour ce que j'en sais, il y a eut un impair, qu'il en déplaise de l'entendre à qui de droit.

-Le Yamagenzo n’a pas à rougir quant à ses effectifs. D’ailleurs, ce sont même les membres mineurs des grands clans qui en bavent pour y entrer. D’où le prestige accordé à ceux qui sont dignes d’y entrer. Commençait-il à me répondre. Faisons cela, tu auras ta lettre. Tu feras entrer ton amie par tes propres moyens vu que tu lui fais confiance. Sans mon aide, tu te prouveras à toi-même que tu en es capable. À moins que tu ne désires être un assisté dans le service rendu pour quelqu’un d’autre ? À moins que tu ne désires lui dire de venir me voir ? Je veux dire, n’est-ce pas ce que ferait toute personne intéressée par la chose si elle voulait réellement entrer dans la police et qu’elle me connaissait ?

Je ne retins pas un sourire en coin. Il me provoquait, je le sentais. Hélas, j'étais imperturbable, surtout quand il s'agissait d'affaire aussi sérieuse. Un rictus suivait mon sourire, rictus qui ne cachait de ce que j’appréciais, ou non, de ce qu'il venait de me répondre. J'avais donc ma lettre de recommandation. Un soulagement, mais comble de l'ironie, alors que c'était l'idée de Diao, c'est moi qui me retrouvais avec tous les avantages et elles avec rien. Takumi, ne s'était pas laissé séduire par l'option politique que je lui avais fournie. Il estimait le prestige de la police suffisamment important pour ne pas avoir à s'en servir pour flatter un clan. Je pense au timbre de sa voix qu'il n'aimait pas le clan Chokoku, peut-être une rivalité clanique mal placée. Question de point de vue, et comme dit précédemment, le nom de clan ne m'intéressait pas. Seul l'individu en lui-même comptait. J'aurai pu insister pour Diao, mais je me figurai qu'il ne valait mieux pas. Nous nous débrouillerons autrement et rien n'était perdu pour elle. J'avais désormais le nom de Hyûga Takumi dans la poche.
-Moins j'en dois, mieux je me porte. Je m'occuperai de Diao moi-même dans ce cas. Je ne voudrais vous surcharger de travail en vous l'envoyant directement qui plus est. Pour ce qui est de l'intéressement. Si je puis me permettre, c'est elle, qui m'a permit de savoir qui vous êtes et quel rang vous avez. C'est elle en somme, qui a fait que je me retrouve devant vous aujourd'hui. Ce n'est pas parce qu'on agit dans l'ombre, qu'on agit pas. N'est-ce pas d'ailleurs une facette bien connu d'un — shinobi ?

C'est tout ce que j'avais à lui répondre. Cela ne manquait pas d'insolence. Ce que je venais de dire était simplement la vérité, et ce n'était pas parce qu'il brillait dans la lumière, à la leur du prestige de son rang, qu'il devait oublier à quelles conditions nous obligeait notre statut même de soldat shinobi. Calme, tempéré oui, quand je lui répondais, mais soumis, certainement pas. Ce qu'il venait de m'offrir de service, un jour je lui payerai, et nous serions quittes. D'ailleurs, je ne tenais vraiment pas à être l'obligé de cet homme-là.



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Jeu 12 Juil 2018 - 15:46

Comme à l’accoutumée, le blanc de cheveux énonce clairement et proprement ses idées. Si je peux lui reconnaître une qualité, c’est au moins une voix fort agréable à écouter. Mélodieuse, elle pourrait bercer bien des gourgandines. Comme quoi, certains sont gâtés par la nature et d’autres non. À moins qu’il n’ait travaillé tout cela et que ce qui se trouve face à moi ne soit qu’une vaste comédie ? Une vulgaire pièce de théâtre au sein de laquelle je ne jouerais que le rôle d’un figurant ? Je suis loin d’être naïf mais je n’apprécie pas non plus cette vision des choses. Le preux chevalier est bien présomptueux mais peut-on réellement en vouloir à quelqu’un qui ne demande qu’à faire ses preuves ? Oui, cela reste un problème tout de même. Chacun doit savoir rester à sa place, à commencer par ceux qui servent de marches - propres ou non, là n’est pas le problème même si j’apprécierais qu’ils se tiennent docile lorsque je les regarde de haut - pour ceux qui leur sont supérieurs. Une hiérarchie est nécessaire, nous sommes d’accord sur cela, autant lui en donner un très léger avant-goût.

Que sais-tu de l’attaque de la Brume exactement ? Y as-tu participé ou en as-tu été une des victimes ? Quel effort as-tu fourni afin d’endiguer un tel flot d’assaillants ? - une courte pause avant de reprendre pour le regarder froidement, laissant flotter une aura pleine de brutalité - Tu veux faire tes preuves, devenir quelqu’un ? C’est bien. Cependant, ne m’obliges pas à t’inculquer l’humilité.

Qu’il ait raison n’est point important. Je me doute bien que le borukan à la tête du village n’a pas été véritablement efficace, si ce n’est durant les batailles qu’il a mené. Un véritable imbécile doublé d’un attardé évident. Qui d’autre aurait pu donner autant de pouvoir à feu Sanadare ? Seulement, dans ce monde - et par soucis d’éducation -, il va de soit que certaines paroles n’ont pas à être prononcées. Qu’il garde ses insinuations pour lui, je n’ai pas spécialement envie de le corriger ici, devant d’autres membres de mon clan et ses homologues genins. Quelle image renverrais-je alors, si ce n’est celle d’une personne intolérante ?

Tu es - apparemment - quelqu’un d’intelligent Tenshi et cela me peine quelque part de devoir te dire ça. Renseignes toi un peu plus sur la personne à qui tu demandes un service la prochaine fois. Si j’avais besoin d’un cours sur ce qu’est un shinobi, je t’aurais demandé ton avis. Réponds simplement aux questions que te sont posées et aie la décence de te taire lorsque tu désires en poser de manière innocente comme tu viens de le faire.

Cependant, la personne qu’il est et le fait que je sois littéralement à deux doigts de me débarrasser de lui ne changent rien à ma décision : je le ferais entrer dans la police. Qu’il prenne bien ou pas mes paroles, cela m’importe peu. Je connais les têtes de ce village et comment ils fonctionnent. C’est pour son bien que je fais cela. La retenue est la maître mot devant les puissant, aussi beau puisses-tu être.

As-tu quelque chose à redire là-dessus ? - en regardant devant moi ; ce n’est pas un manque de considération ou de respect, simplement une invitation à calmer la situation et à faire fi des défauts de chacun.




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Ven 13 Juil 2018 - 0:27

L’orgueil, ma faiblesse, mon péché, mais aussi celui de la majorité des hommes, encore plus, s'il s'agissait d'hommes de pouvoirs. Dès qu'il commençait à me répondre je me stoppais et cessais d'avancer. "Voilà, c'est bon, je te tiens", pensais-je sans retenir un large sourire. Dans son dos, même s'il ne se retournait pas, il aurait sans doute pu ressentir ce regard perçant et satisfait que je lui lançais. Il croyait me donner une leçon d'humilité . À moi ? Mais en réalité, il venait à la fois de montrer sa faiblesse, et que lui en avait encore moins que j'en possédais.

Un homme humble, ne craint pas de recevoir une leçon d'un individu de rang inférieur. Il boit avec sagesse et satisfaction toute vérité, sans se soucier de qui s'y conforme ou la brandit, il la reconnaît et la félicite pour ce qu'elle a de réel et de pur. La brutalité de la vérité est une réputation faite par les orgueilleux, qui ne supportaient de devoir regarder leur propre médiocrité de trop près, jusqu'à y être confronté d'eux-mêmes, et pouvoir, se targuer de s'y être attardé sans l'aide de personne. Ils veulent ainsi récolter le laurier de l'humilité "regardez-moi comme je suis humble, je suis si sage que je peux voir mes propres défauts !" crient-ils. Mais alors, brave homme, pourquoi avoir dénigré celui qui te la jetait au visage le premier ? "Parce que son rang le lui interdit !" Répond-il à l'offense. Comme si la sagesse avait un rang et un titre à respecter. La fortune peut bien, sans qu'on l'appelle, entasser sur nos têtes les honneurs et les titres : les richesses peuvent s'offrir d'elles-mêmes ; mais pour la sagesse, il faut aller au-devant d'elle. Je proposais à Takumi un versant de celle-ci, et la seule réponse qu'il eut à y offrir, fut de m'ordonner le silence. Il était semblable à ces hommes ivres de prestige et de pouvoir, il acceptait que l'on puisse grimper à sa hauteur, mais exigeait qu'on le fasse en rampant, pour rappeler à qui l'on devait cette ascension.

Que répondre à cela ? La vérité aurait été de lui dire simplement "une vérité reste une vérité, quel que soit le rang qui la dénonce". Mais l'homme était déjà bien énergique, prêt je crois, je supputais, à me tuer pour un simple fait présenté. Comment ne pas rire intérieurement devant cela ? Comment ne pas penser qu'un jour ou l'autre, il serait obligé d'être celui qui rampe. En ma présence nulle n'avait jamais à souffrir d'oser employer sagement son verbe. Je ne respectais que ceux qui cherchaient à s'élever, envers et contre tout, qui poursuivaient leur rêve quel qu’en fut le prix, et qui balayent tous les obstacles pour y parvenir, même si cet obstacle ce serait moi. Un homme de cette trempe, ce serait sans doute mon plus grand ami, et lui ne me craindrait pas, ou ne s'insurgerait pas, parce que je lui dirais une vérité. Mon Dieu, que j'aime à voir le juste s'abriter dans le sein de sa vertu, contre les orages de la vie, et se garantir des séductions du monde avec le bouclier de sa sagesse ! La vue de l'homme de bien repose le regard, fait sourire à l'existence et rêver au ciel. Face à moi, si les hommes se grandissent et se sentent confiants, c'est parce que lorsqu'ils s'agenouillent, je m'insurge justement et clame "Debout ! Devant moi on ne s'agenouille pas, on se dresse, car la place d'un homme digne, elle est debout !" La parole d'un homme de bien est d'une grande force, quand la sagesse et la vertu parlent, elles calment toutes les passions excepté une seule, l’orgueil. J'en possédais, mais moi, j'aimais que l'on me résiste, parce que c'était une preuve de valeur, et je fleurissais, à la mesure que j'encourageais cela chez autrui. Takumi hélas, était déjà vaincu, car dévoiler une limite, c'était dévoiler une faiblesse. D'où ce sourire et ce regard sur lui, scintillant de satisfaction à peine dissimulée.

Mon regard luisait sur lui, de hauteur, et sans gêne, et dans un profond silence, j'attendais, qu'il se retourne ou non. J'étais amplement satisfait d'avoir obtenu ce que j'avais cherché, et sa brimade n'eut l'effet que d'une brise sur une montagne. J'étais déjà la roche, cette immense montagne. Même quand le vent hurle, même quand la pluie bat, même quand le feu brûle, la montagne, jamais ne ploie. Je peux m'incliner, mais pas, même jamais — m'agenouiller.


Quand il terminait, je calmais mon sourire, mais ne le perdis point. Il devenait plus subtile, tandis que je le regardais dans les yeux et m'inclinais très légèrement. Le soin d'en saisir la subtilité, je le laissais à mon interlocuteur qui avait le loisir d'en apprécier toute la teneur.
-Merci — infiniment — sempaï.

Un remerciement des plus sincère, pour sa recommandation, mais pas seulement... Difficile à juger pour lui ce qui se cachait derrière ce remerciement, et ce sourire. Il était néanmoins tout à fait sincère. S'il souhaitait en conclure, pour son propre bien être affectif et psychique, que c'était une preuve de soumission, et bien je le lui accordais volontiers, pour ce que cela valait... Là je me redressais un peu, puis demandais congé avec le même sourire.
-Me permettez-vous de prendre congé ?

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Ven 13 Juil 2018 - 23:42

Ton interlocuteur s’arrête et tu continues ton chemin quelques instants avant de te stopper à ton tour, sans te retourner. Plein d'orgueil pour toi-même et tout un clan, tu attends patiemment qu’il se remette en route ou qu’il se mette à parler, un peu comme le ferait un maître qui attend que le fougueux canin ait terminé de satisfaire ses besoins les plus élémentaires, les plus réducteurs - ceux qui rappellent à chacun sa condition de mortel et de créature imparfaite. Quelques uns de tes cousins ont d’ailleurs entendu certaines de tes paroles. Certains s’éloignent, craintifs, d’autres s’approchent, voulant éviter tout problème à l’impétueux. Bien qu’il soient admiratifs devant le chûnin, ils n’en restent pas moins de son sang et se considèrent comme étant - à peu près - son égal. Alors que cette dizaine de Hyûga se trouvent à quelques mètres seulement de vous - Tenshi et toi -, une brise apparaît de nulle part. Ils la connaissent tous - cette arcane venteuse qui est comme la deuxième conscience de la chevelure de jais, accourant à ses côtés au moindre de ses tracas et étant ses oreilles là où ses yeux ne peuvent se déposer - et réagissent comme il leur est attendus de faire : ils arrêtent d’avancer - à l’unisson -, certains grincent des dents (par frustration), d’autres commencent à sentir une sueur froide leur parcourir l’échine et le dos, cette dernière étant suivie d’un frisson plus ou moins violent selon la pression psychologique inspirée par la crainte de voir Takumi dans une colère certaine. Jamais il ne s’est montré sous un jour volcanique et pour cause : il n’a jamais eu à le faire. Une image vaut mieux que mille mots et les actes sont bien souvent mal interprétés. Les pupilles pâles raclent leur gorges puis s’éloignent - à l’image des premiers, doués de raison.

Ne domptes point un homme par la violence des coups mais aies l’intelligence de lui faire comprendre qui est celui qui décide. Laisses lui cette liberté de pavaner autant qu’il lui plaira. Accordes lui cette arrogance que tu t’es permis d’avoir devant des êtres qui défient la logique humaine, les fondements de ce monde. Permets lui cet écart qui constitue le tronc de l’arbre de ta vie. Celui d’une assurance qui ne souffre d’aucune défaillance, constituant le début de la perte de son porteur. Personne n’est parfait et celui qui pense l’être s’abandonne à une bien triste illusion, il verra ses imperfections le ronger et le rattraper. Des erreurs - anodines aux premiers abords - au commencement de son parcours le rattraperont, s’imposant ainsi comme des murs semblant infranchissable seul. Cette unité qu’il souhaite, jamais personne ne l’obtiendra. Et ce, tout simplement car l’homme n’est que mortel.

Ta curiosité n’est plus à prouver, tu veux savoir jusqu’où il est capable d’aller. Finira t-il vulgairement embroché comme l’imbécile, au comportement loin de lui être avantageux, qu’il est ? Tu pourrais y mettre un terme en un instant, c’est une évidence. Qu’en retirerais-tu ? Des problèmes et la satisfaction de t’être débarrassé d’un agacement perpétuel. Se valent-ils ? Oui. Apprécies-tu te retrouver dans des situations qui ne te mettent point en valeur ? Pas spécialement. Seulement, les autres sont ce qu’ils sont : ils continueront à te manger dans la main. Faibles, leurs complaintes n’atteindront point les cieux où tu loges et les observe se chamailler pour tes grâces. Qui peut donc venir déranger l’oreille de celui à qui il attribue moult mérites si il ne se donne pas même la peine d’évoluer, de devenir quelqu’un par lui-même, d’utiliser un peu la matière grise qui lui a été accordé à sa création ou encore braver tous les dangers - quel qu’ils puissent être - pour tenter d’accomplir l’impossible, récupérer l’imprenable, découvrir le mystérieux. Lui, te semble apte à remplir le rôle de celui qui désire plus que tout autre.

Mais pour l’instant, il n’est que rêveur. Un rêveur aveuglé par le voile qu’est cet orgueil qui te frappe aussi. Et que se passe t-il lorsque deux orgueilleux semblent entrer en conflit ? Deux bêtes apparaissent et tentent d’effacer l’autre à l’aide de procédés divers et inhérents à leurs personnalités. Tenshi, lui, a choisi le comportement et les mots. Utile devant bon nombre de bipèdes, c’est une certitude. Takumi, lui, a opté - et depuis bien longtemps - pour l’assassinat pur et simple. Un jeune policier Hyûga tout fraîchement sorti de l’Académie dont il est sorti major de promotion qui se comporte comme un Tengu, espionnant chacun au sein du village sans leur en demander le droit - la confiance étant une chose bien trop précieuse pour l’accorder à un si grand nombre de personnes. L’illusion passe tristement bien. Ce village est au plus mal.

Tu te retournes alors nonchalamment et fait face au regard angélique de ton interlocuteur. Il s’incline face à toi. Cela te fait sourire. Non pas par satisfaction - loin de là - mais bien par suffisance. Ainsi donc cette guerre d’images s’arrêterait là ? Une fuite par la victoire auto-proclamée, voilà bien agissement qui appelle les vents à venir caresser les pores de la peau du chérubin. Délicatement, ils parcourent son visage puis se placent sur ses épaules. Ses remerciements sont accueillis par un rictus qui te correspond bien : celui qui joue de la signification d’un visage radieux pour endormir les autres. Seulement, tu as là un petit diable devant toi. Evidemment, il n’est rien face à feu Sanadare et la comparaison s’arrêterait là. Deux fous, voici ce qu’ils sont. Mais n’est-ce pas non plus ces êtres qui remuent ciel et terre afin de gouverner ce monde et ses habitants ? Qu’est-ce qui différencie les seigneurs et les princes - imbus d’eux-mêmes - de ce Tenshi ? Un titre de noblesse ? Un volonté sans faille ? Difficile à déterminer, les beaux parleurs sont bien nombreux au sein de la Roche et tu ne les supportes pas - tu n’aimes pas tout ce qui te ressemble de toutes façons. Peut-être que quelque part, tu veux aussi être un Unique. Pas le même que lui, simplement celui que tu es et rien d’autre. Celui que nul ne daignera comparé à autrui si ce n’est pour les recadrer proprement.

La chevelure immaculée demande congé puis d’un mouvement de doigt le vent qui venait chaleureusement accompagner ses gestes jusque là s’applique comme une très lourde pression sur le corps entier du jeune homme. Ton alliée, cette tempête remplie de fougue et de brutalité, ne lui laissera aucun répit. Ce qui lui est forcé de faire ? Se prosterner devant le noble Hyûga que tu incarnes. Genoux et pieds collés au sol, le front frottant contre le sol dur et froid du domaine de ton clan - où donc son regard peut-il se diriger si ce n’est en direction de la pierre qui n’est rien face à la Roche des montagnes ? Devant la scène, bien des pupilles pâles se taisent et font semblant, font comme si de rien n’était. Ton regard se dépose sur cet idiot de genin mais il viendra bientôt foudroyer tes semblables, ces derniers étant terriblement lâches pour le coup.

À l’évidence, un cours particulier s’impose et cela tombe bien car tu pourrais être professeur à l’Académie Hashira. Il faudrait d’ailleurs que tu revois ton cher frère à sa tête afin de converser de diverses choses, notamment les récents événements. Tu te perds doucement dans tes pensées alors en venant tapoter ton menton puis tu dégaines doucement ton sabre et use de ton protecteur divin et intangible - qui se veut cette fois-ci pareil au tranchant de la plus aiguisée des lames de ce monde - et le pointe vers Tenshi. Tu n’es pas spécialement proche de lui, tes arcanes te permettent de pouvoir l’atteindre sans pouvoir te trouver à ses côtés. Cette lame venteuse vient parcourir l’une des joues de l’immaculé minois de celui qui se veut être messie puis l’entaille sans trop de profondeur. Après cela, elle se dirige alors au niveau de la nuque de cet impudent puis s’arrête et descend doucement. C’est l’innocente chevelure qui est visée et non la peau de l’individu. Pour beaucoup, perdre sa chevelure est synonyme de déshonneur. Pour d’autres, cela influe fortement sur l’attraction charnelle qu’ils exercent sur ceux qu’ils rencontrent.

L’humilité est le mot d’ordre.


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Dim 15 Juil 2018 - 12:22
Le silence, pas de réponses, aucune réponse, juste un regard, un regard étrange, où je décèle d'avance la perfidie. Je me prépare à recevoir une attaque, une tentative de meurtre peut-être, je ne comprenais guère où il voulait en venir sur le moment. Mon visage se durcissait jusqu'à atteindre une parfaite neutralité. Je pouvais lui résister suffisamment longtemps et fuir, mais tout autour de nous, il n'y avait que des Hyûga qui se soumettaient avant même que quelque chose ne commence. Je pressentais que je ne devais pas bouger.

J'avais donc offensé la bête ? Preuve suprême que ce que je pensais de lui était des plus réels. Je vis à son visage, qu'il n'aimait pas être à la place de celui qui est dominé. Mon esprit plus grand et vaste que le sien l'avait écrasé, simplement, et son orgueil bafoué transpirait par-delà ses pupilles posées sur moi. Il allait en venir aux mains, au sang, je le sentais, et soutenais en conséquence son regard. Ne pouvant me soumettre par l'esprit, il allait utiliser la force. Pauvre fou, intérieurement je lui conseillais de me tuer, car la moindre humiliation se paierait un jour au centuple. On n'a jamais tant besoin de son esprit que lorsqu'on a affaire à un sot. Moins on a d'esprit, plus on a de vanité et de présomption, il en était la preuve flagrante. J'aurai pu, en réalité, vouloir l'aider, s'il n'était pas si imbus de lui-même, même si un cœur pervers et un esprit mal fait sont des maux incurables. Je pense qu'il voulait finalement me voir ramper, pour récompense de cette foutue lettre de recommandation que j'étais venu lui demander, mais que voyant que je n'étais pas homme à s'agenouiller si facilement, il était en train de se demander comment il allait procéder pour m'y obliger. Cet homme, il ne comprenait pas que le plus soumis de nous deux c'était lui, il rampait, devant son propre orgueil... Les esprits bas et rampants ne s'élèvent jamais au sublime, à quoi bon alors, un jour, lui expliquer quelle bassesse peut l'animer en une pareille occasion.

Une brise venait me caresser le visage, douce, tendre, ce vent n'était pas naturel, et avec étonnement je me laissais bercer par celui-ci. Changeait-il de ton ? Essayait-il de me séduire ? Voilà qui en m'étonnant, commençait à me faire changer d'opinion sur lui, et je m'apprêtais déjà à l'honorer d'une certaine considération. Mais avant que je ne puisse parler, je me retrouvais à crouler sous le poids d'un vent extrêmement puissant sur l'épaule et tout le haut du corps. Je comprenais immédiatement la manœuvre, il voulait m’aplatir sur le sol....
Je résistais, d'instinct, pas moyen que je lui facilite cette tâche, je m'apprêtais à utiliser mon mokuton, plutôt mourir que de lui donner autant de plaisir ! Puis, le genou pliant petit à petit sous la force du vent, je décidais de délier mes mains pour ne faire finalement aucun mudras, en le fixant le plus intensément qu'il puisse être. Puisqu'il voulait cela, et bien soit, je tomberais au sol, front contre terre, les yeux remonté sur lui, avec aux creux de mes pupilles la promesse d'une vengeance terrible.

J'acceptais cela pour avoir ce fichu papier, pour ne pas décevoir Diao, et parce que j'avais quelque chose de plus important encore que ma dignité, c'est-à-dire mon rêve. Pour ce rêve j'étais prêt à tout, même à me soumettre à cet imbécile. Pour mon rêve je sacrifierais tout, y compris ma fierté, sachant que ce ne serait que pour un petit temps. Je serrais donc les dents, et ne lui répondait rien tandis qu'il s'approchait. Je serrais toujours les dents, et ne répondis toujours rien quand il me balafrait, et je ne répondais encore et toujours rien, en serrant les dents, quand il me coupait les cheveux. Les mots étaient dépassés par les sentiments, nul juron, nulle définition, ne pouvait retranscrire la gravité de ce qu'il venait de faire et les répercussions qui l'attendraient. Ce jour d'humiliation gravé à jamais dans ma mémoire, je m'arrangeais aussi pour le graver dans le fond de ma rétine, lui et son visage.

Ce moment, je savais en mon for intérieur, que le jour de ma vengeance, j'y repenserais alors comme une autre embûche, un autre caillou sur ma route, qui me conduisit à encore plus de motivation pour dominer cette race d'hommes vils et bouffit de prétention. L'adrénaline montante, le cœur battant plus qu'il ne faudrait, et la bête gardienne de mon âme se léchant les babine, car elle salivait d'avance en sachant que je ne laisserais jamais cela impuni, pour cette fois, je n'offrais que du silence, et prendrait patiemment le temps, de mûrir ma vengeance.

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Dim 15 Juil 2018 - 14:05

L’impudent - mais doué de raison - s’écrase face à toi. Et alors qu’il est probablement en train de te maudire de mille et une façons, tu l’observes. Impassible, le visage fermé, rien n’apparaît. Pas une seule émotion. Jubiler ? À quoi bon ? Tu es de ceux qui donnent tout pour ce village, lui compris. Cette fois où tu as pris le risque de te faire juger pour haute trahison ? Une fenêtre que tu essayais d’ouvrir pour une paix - durable ou non, qui ne tente rien n’a rien de toutes façons - avec la Brume, rivale de la Roche. Tu as fait preuve de miséricorde à leur égard, eux qui ont emporté ton père et bien d’autres iwajins. Cette fois où tu as perdu ton bras pour rapporter à ce village un sujet d’étude dont nul autre ne soupçonne l’existence - les artefacts. Rechercher la puissance pour accabler la conscience des Hommes. Leur inspirer la crainte d’un courroux qui se voudrait terrible pour tous. Une quête qui ne fait que t’attirer des ennemis - justifiés ou non. Et cela t’importe peu car tu vis pour ce que tu as à faire, accomplir ta destinée. L’accomplir ? Non. La broyer et la remodeler à ta guise, oui.

Et alors que la jeune pousse oscille entre tu ne sais quoi - vengeance ? remise en question ? relativisation ? désespoir ? -, tu te tournes vers tes cousins. Lâches, il laissent une telle scène se produire. À l’évidence, rien ne va dans le coin, ce qui te fait réfléchir. D’une certaine manière, tu n’as fait que rapporter les problèmes dont sont victimes les tiens sans jamais - pouvoir ? vouloir ? savoir ? - les résoudre. Une touche d’amertume vient perturber tes songes. Depuis le temps que tu souhaites prendre la tête de ton clan et le réformer comme jamais, gravant un changement dans sa roche d’une police dorée et élégante. Avant de viser le monde, vises ton entourage. Tu aurais l’air d’un rêveur idiot ou d’un simple beau parleur sinon. Si personne ne t’accorde de crédit, qui voudra croire en toi ? Et comment donner du crédit à une personne dont le seul talent est de pouvoir parler noblement ? Il faudrait être sacrément idiot pour faire cela.

J’ai un message pour le conseil. - d’une voix pareille à celle du conquérant ; tu les regardes - Dites-leur que je leur demande audience.

Un mouvement de bras plus tard, ils se mettent à courir. Ces faibles. Peu importe, tu te tournes vers Tenshi et annule l’emprise venteuse sur son corps. En espérant que cela puisse lui servir de leçon face à ceux dont aucun vil(e) langage/intention n’est permis. Evidemment, tu ne le fais pas pour conforter ces derniers mais bien pour préserver cette lueur qui semble briller de mille feux dans le doux regard du genin. À quoi peut-il bien penser actuellement ? Tu n’en as que faire. Son rêve est celui des grands penseurs, à voir seulement si il est du nombre des bien trop aimés d’eux-mêmes ou si il sait véritablement voir plus loin que le bout de son immaculé nez.

Ta retenue t’honores. - tu l’invites à se relever et souris - Vas, j’ai à faire. Reviens me voir quand tu auras besoin de conseil ou d’aide.

Rien de plus à dire, il est libre et il peut désormais se targuer d’avoir été chez le coiffeur gratuitement. Une aubaine.



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Négoce d'influence_PV HYÛGA TAKUMI

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