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Découverte au pays du Bois [Sazuka]

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Ven 6 Juil 2018 - 1:40
Attendant patiemment Sazuka, ceux-ci avaient entamé le départ vers le pays du bois. Disons simplement que leur dernière discussion ne s’était peut-être pas terminée de la meilleure manière. Avait-il fait preuve de trop de mystère ? Il ne le savait pas vraiment, mais son premier réflexe pendant le trajet fut d’aborder un sujet qu’il n’osait pas aborder avec plusieurs personnes. Son but était simple, s’assurer que leur confiance allait être à son paroxysme, car tout pouvait arriver. Puis de toute manière, il fallait bel et bien meubler l’ambiance non ?

-Si jamais ça t’intéresse, tu m’as raconté ton passé, mais j’ai réalisé que tu ne savais pas vraiment grand-chose de moi, et avant d’entrer en relation/mission avec quelqu’un, c’est important de savoir avec qui on se met dans le pétrin et avec qui on compte découvrir le monde...

N’hésitant aucunement à utiliser des expressions susceptibles de créer de nombreuses allusions, il poursuivit.

-À la base, je suis né à Kaze , mais ce que plusieurs ne savent pas, c’est que je suis indirectement un immigrant de ‘’politique’’.

Mettant l’accent sur les guillemets pour préciser que c’était plus complexe que cela, il poursuivit sur sa lancée.

-En réalité, ma famille était importante au sein du clan Meikyû, mais elle faisait partie d’un camp plus jeune qui visait le partage des connaissances du fuinjutsu aux autres peuples comme les Uzumaki, un clan rival depuis plusieurs années. Malgré tout, la tradition a remporté les élections après tant d’efforts et sachant que ce sera excessivement tendu au sein du clan, mes parents ont préféré m’envoyer dans un endroit où la connaissance et le développement étaient à l’ordre du jour : Kumo.

Souriant en se remémorant le tout, il porta son attention sur le visage de Sazuka.

-Donc, ça explique la raison pour laquelle je m’implique plus ou moins dans la politique de Kumo. Je suppose que c’est quelque chose que j’ai hérité de mon père malgré moi. Ça explique mon côté évaluateur et examinateur sans oublier le fait que je sois excessivement curieux, etc.

S’exprimant sur un phénomène dont il n’abordait jamais le sujet, il poursuivit sur sa lignée.

-Par moment, je me dis que Kaze me manque, surtout depuis les changements qu’il y a eu, mais étrangement, que ce soit à Kumo ou à Kaze, je n’ai pas l’impression que je me sentirais à la maison, sauf si j’ai des responsabilités qui me permettent d’y ajouter mon grain de sel. J’aime déconstruire pour mieux reconstruire, comme un architecte.

Si on veut, c’était un des complexes de la politique et des grades importants, chose que Sazuka risquait de comprendre vu son nouveau rôle.

-Je pense que tu devrais comprendre ça, madame la directrice...

Arrivant ainsi sur le territoire du pays du bois, ceux-ci étaient dorénavant en terrain de découverte, phénomène qui risquait d’être intéressant. Ayant tous leurs sens en alerte, le plaisir allait commencer dès maintenant.

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Ven 6 Juil 2018 - 14:59




Nous étions prêts à partir, sur le départ aux portes du village, comme nous en avions convenu quelques temps plus tôt. Ce départ pour un pays dont je ne connaissais absolument rien ne m’avait pas laissé beaucoup de temps, tout juste deux semaines après mon retour de mission au pays de l’eau… Et deux semaines qui furent particulièrement bien remplies, entre ma nomination au poste de directrice du complexe scientifique et de Suken et ma promotion au grade de juunin ; sans compter mes « adorables retrouvailles » avec Reiko… Je n’étais pas mécontente de me rendre dans ce pays, ni même d’y rendre avec Raizen, au contraire ; mais j’avais l’impression de ne même pas avoir eu le temps de reprendre mon souffle... Enfin, c’était surement ça d’être une kunoichi d’un village tel que Kumo…

Nous avions donc quitté le village le matin, très tôt afin de parcourir le plus de distance possible en profitant au maximum de la lumière du jour. Evidemment, le voyage ne se ferait pas en quelques heures seulement, aussi vite pouvions nous nous déplacer. Le pays du bois… ce n’était pas la porte à côté, déjà qu’il fallait une bonne demie journée pour rejoindre le pays voisin, tout au sud de Kaminari, après Tokanaba… Alors et pour rendre le voyage un peu moins monotone, le Meikyu avait engagé la discussion. Qu’on parle ou qu’on garde le silence, dans le fond sans dire que je m’en fichais, les deux me convenaient. Cela dit, je n’avais pas imaginé un seul instant qu’il allait me parler de son passé, ou tout au moins l’avant Kumo, d’une part parce que je lui avais rien demandé, et d’autre part… Et bien non, pas d’autre part.

-Je le comprends… Mais je m’en fous. La politique… ne m’intéresse absolument pas. Rigolais-je légèrement. Ceux qui la pratiquent ne sont que des beaux parleurs… de longs discours… pour peu de résultat et surtout, peu d’action. Expliquais-je en haussant les épaules. C’était mon point de vue sur ce qu’étaient cette… pratique et ses adeptes. Mais ! Parfois, il y a des personnes qui ressortent un peu du lot. Ce sont celles-ci qui sont… utiles. Le reste… ce n’est que superflu. Repris-je avec ce sérieux qui m’était propre. Cela dit… le « monde » semble avoir besoin de ces personnes pseudonymement influentes… enfin, le monde… me repris-je. Ceux qui ne peuvent pas réfléchir par eux même, du moins. Soupirais-je brièvement. Oui parce que foncièrement, le monde n’avait pas besoin de ces hommes et ces femmes pour tourner. Désolée si je parais un peu… dur sur le sujet… Mais, quand on voit le résultat de Hi no Kuni. Pourquoi faire de la politique, de la diplomatie, pour ensuite déclencher une guerre ?

Tout le problème était en fait là, des personnes se targuaient d’avoir des idées, des idéaux même sur de nombreux sujets ; de vouloir instaurer la paix, permettre à des pays de retrouver leur souveraineté, leur libre arbitre et de tracer leur propre histoire sans devoir se calquer sur un quelconque modèle. Des personnes qui finissaient par, lorsque les choses n’abondaient pas dans leur sens, déclencher des guerres, commanditer voire perpétrer des massacres au nom de philosophie ou de principes factices. Et encore, s’il s’agissait vraiment de ça et à pas simplement de l’idiotie des uns et des autres, de leurs caractères incompatibles avec la paix ou même de leurs esprits tordus… Oui, malheureusement, aujourd’hui la politique ressemblait davantage à un concours de qui a la plus grosse, qu’autre chose.

-Enfin, je suis très… contente que tu ais partagé ça avec moi… si tu te lances dans ce jeu, j’espère que tu feras mieux que tous les autres. Lui souris-je alors que nous continuâmes notre progression sur les terres de notre pays, jusqu’à la frontière qui signerait le vrai début de notre aventure. Par contre, qu’on soit clair, nous ne ferons rien à l’encontre du pays du bois ? Nous n’y allons pas dans un esprit de conquête, n’est-ce pas ? Je n’ai pas vraiment eu le temps d’en parler avec Reiko… Evidemment que non, nous avions eu bien d’autres occupations après mon retour de mission…



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Dim 8 Juil 2018 - 5:22


Écoutant attentivement la réaction de Sazuka par rapport à tout ce qu’il venait de lui confier, il ne pouvait s’empêcher de sourire. N’étant aucunement apte à masquer son intérêt par rapport à ce qu’elle disait, il ne s’attendait pas à ce qu’elle aille un avis aussi tranchant. Pourtant, le tout était non seulement tranchant, mais aussi aiguisé par ses expériences passées et la perception qu’elle avait eue de la vie politique.

Ce qu’elle amenait était non seulement une perception authentique, mais aussi un rappel pertinent à Raizen qu’il devait suivre sa voie et éviter de se faire corrompre par le piège qu’était la conformité. Lors de l’obtention de tout rang, le syndrome d’imposteur prenait le dessus, transformant ainsi la perception qu’une personne pouvait avoir de ses compétences. Dans ce genre de situation, tenter d’imiter les autres en se conformant était le réflexe logique, mais aussi le piège qu’il comptait éviter.

-Ne t’en fait pas, on n’est pas là pour faire quoi que ce soit à ce pays. Si tu préfères, dis-toi juste qu’on est venu en vacances à deux, mais qu’on doit faire un rapport sur nos vacances pour que nos assurances remboursent le voyage.

Lui faisant un clin d’œil avant de passer sa main dans sa chevelure, il précisa :

-Le village du bois n’est pas l’élément que je veux conquérir de toute manière.

Double sens? Très possible. Désiré ? Excessivement possible aussi. Il ne s’en gênait aucunement surtout qu’il la pointait.

-Puis si ça peut te rassurer, je pense aussi que les hommes politiques sont tous des beaux parleurs et c’est ce qui justifie l’échec à plusieurs endroits. Du haut de leurs estrades, ils prennent des décisions, mais parfois, ils oublient de regarder en bas afin de voir la population et finissent par crouler en faisant tomber la population et le climat avec eux.

Gardant ses iris dans ceux de celle qui l’accompagnait, il trancha soudainement le tout en adoptant sa vision.

-Pour moi devenir politiquement influent se caractérise surtout à aller sur le terrain, voir, constater et le remonter aux élites aveugles et confinées dans leur monde. Je ne suis pas là pour décider de l’issue du monde. Par contre, je sais ce qui est positif et négatif, parce que je connais le terrain et que je ne cesserais jamais de le connaître.

En réalité, Raizen lui expliquait clairement qu’il comptait devenir un soldat politique, un peu comme un conquérant de guerre, mais aux objectifs aucunement péjoratifs.

-Donc conquérir serait inutile en ce moment. On est juste là pour découvrir...

Faisant quelques pas en avant, il se retourna vers Sazuka en marchant de reculons alors qu’il l’invitait à le suivre dans cette nouvelle aventure et découverte qui s’offrait à eux.

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Mer 11 Juil 2018 - 18:05



-Des vacances ? Soupirais-je. Je ne voyais pas et n’arrivais simplement à voir notre « mission » de la sorte. Si j’allais là-bas outre le fait d’assouvir une certaine curiosité, c’était avant tout pour y travailler, faire des relever, découvrir de nouvelles variétés de végétaux aux propriétés, pourquoi pas, surprenantes. Pas pour m’y prélasser… De plus, je n’étais pas une adepte de ce genre de « luxe ». Prendre une pause de temps en temps pour me consacrer à autre chose que le laboratoire que je connaissais maintenant de fond en comble, oui bien sûr ; mais partir en « vacances », certainement pas. Vision de la chose que je n’avais sans doute pas besoin d’exprimer au Meikyu. Et même si ce n’était qu’une façon de parler, ce dont nombreuses personnes étaient adeptes, et bien je n’y adhérais pas. Oh… Il y a un village du bois ? Dis-je pensive. Cela ne me surprenait pas vraiment qu’il y en est un à vrai dire, mais ça ne devait pas être un village ninja alors…

-Mais, un politicien doublé d’un shinobi… Je ne sais si c’est une très bonne idée non plus, en fait. Pas que je doutais des intentions de Raizen mais… On voyait ce que cela pouvait avoir comme effet. Cette double casquette pouvait être d’une perversion extrême. Si tu proposes… n’importe quoi, et que les autres ne sont pas d’accords ; tu ne seras pas tenté… d’imposer ta volonté ? C’était exactement ce qu’il s’était passé à Hi no Kuni. Que nous intervînmes pour débarrasser non pas le pays du feu mais tout le Yuukan de la menace que représentait le Shoshikidan fut une bonne chose, mais que nos autorités voulurent imposer leurs idéaux, leur façon de voir les choses ; d’interférer avec l’histoire et la destinée d’une nation… Même moi qui me contrefichait éperdument de toutes ces magouilles politiques avait trouvé cette approche… hors cadre, voire infâme. Nous aurions pu être ami de cette nation, l’influencer autrement… Mais voilà, les dirigeants des villages shinobi n’étaient ni des diplomates, ni des politiciens… Que de sombres guerriers ne trouvant leur paix que sur les champs de bataille… Enfin, si tu penses pouvoir agir différemment… J’ai remarqué que beaucoup de shinobi semblent intelligents lorsqu’ils parlent… mais dans les faits…

-Et, quel élément veux-tu « conquérir » ? Enfin, si on y va pour découvrir. Soit… Mais, si ce que nous y découvrons représente un risque de conflit ; alors nous l'y laisserons. Et… nous n'en parlerons ni à Reiko, ni au conseil. Repris-je en l’observant un instant alors que nous continuâmes de marcher assez tranquillement. Je ne m’étais jamais cachée de ce simple fait : je n’aimais ni le conflit, ni la guerre, ni les combats. Ce qui pouvait paraître assez paradoxal dans le fond quand on savait ce-dont j’étais capable et notamment que je ne reculais jamais devant un affrontement, sauf s’il était perdu d’avance, bien sûr. J’étais du genre à optimiser mes ressources… Nous avons déjà bien assez à faire en ce moment… avec tout ce qui se passe… pour nous amuser en plus à nous mettre une nouvelle nation sur le dos, et susciter de nouvelles convoitises. Oui, aussi étonnant cela pouvait paraître, j’étais assez lucide quant aux menaces qui nous entouraient ; alors s’en créer une nouvelle…



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Jeu 12 Juil 2018 - 2:54


Écoutant de nouveau les points qu’apportait sa partenaire de mission, Raizen ne pouvait s’empêcher d’apprécier le second point de vue qu’elle amenait à ce qui semblait visiblement clair comme de l’eau pour lui. Le fait de recevoir ce genre de questionnement le poussait constamment à se remettre en question et observer de quelle manière il comptait aborder certains sujets ou projets. Enrichissante non seulement dans ses interactions, mais aussi par sa simple présence, le Meikyû se félicitait intérieurement de l’avoir amené en mission.

Parmi les nombreux points qu’elle aborda, celui lié à ce qui se produisit à Hi no Kuni fit le plus griller ses oreilles. Si on veut, elle avait touché à 100% un des événements qu’il n’appréciait en aucun cas. Lors de sa rencontre avec les nombreux représentants des villages, Raizen avait été confronté à la triste réalité du fameux Daiki. N’aimant pas forcément le personnage, il devait tout de même lui accorder le fait que les villages cachés auraient dû réagir de manière différente. Si certains débattaient en mentionnant que le Yuukan n’était pas un monde de bisounours, Raizen répliquerait aussitôt en mentionnant le fait que ne pas taper sur le moindre désagrément n’était pas un manque de caractère, mais bien un signe de présence d’esprit.

-Tu as raison, il y a beaucoup de beaux parleurs et de petits faiseurs. La différence est que je n’ai pas peur de me tromper. Ça fait partie de l’apprentissage et c’est pour ça que j’apprécierais toujours un avis externe et divergent du mien.

Lui faisant un délicat sourire, c’était aussi un signe indirect qu’il appréciait sa présence, chose qu’il ne tarda pas à lui évoquer.

-C’est aussi pour ça que j’apprécie particulièrement ta présence. Ça et pour d’autres motifs que tu connais déjà.

Étant de plus en plus direct ave celle-ci, il changeait de son comportement habituel. Ayant quelque peu réalisé qu’il était mieux d’y aller en mentionnant clairement les faits avec Sazuka, il ne laissait qu’à interprétation ce qui ne valait pas la peine d’être précisé, ni plus, ni moins.

-Donc bon, si je me trompe ce n’est pas si grave. Au final, c’est avec l’ensemble des points de vue qu’on peut se faire une vision globale de la chose.

Regardant autour pour s’assurer qu’ils n’étaient pas écoutés, Raizen était quelque peu surpris de voir que celle-ci comptait déroger de ce qui était techniquement prévu. Le fait de ne pas rapporter certains faits intéressants à Reiko ou autre était une décision assez risquée que Raizen sondait silencieusement pendant quelques secondes. Ce qu’elle disait n’était pas faux. Or, d’un point de vue positionnement, s’il trouvait quelque chose et qu’il ne le rapportait pas, un autre village comptait possiblement les devancer, fait qui pouvait jouer en leur défaveur si ladite contrée l’utilisait à mauvais escient.

-Ensuite, ça ne me dérange pas de ne pas raconter certaines choses à Reiko. Au vu de la manière dont la situation à Hi no Kuni a été géré, je pense sincèrement qu’il y a des moyens plus diplomatiques d’aborder certains sujets et que celui-ci pourrait être abordé de la mauvaise manière.

La regardant tranquillement, il préparait son fameux ‘’mais’’.

-Mais, ce serait aussi un manque de jugement de ne pas faire mention d’un élément pouvant aussi se retourner contre nous.

Glissant son bras autour de celle-ci pour venir l’amener contre lui, il s’approcha délicatement de son oreille pour venir lui murmurer quelques paroles.

-Si je suis bel et bien le seul à avoir eu cette idée après la réunion, les dirigeants sont tout simplement des êtres humains stupides.

C’était bel et bien par prévention face à ce genre de comportement que Raizen avait décidé d’agir de la sorte. En agissant comme les conquérants, il était plus facile d’anticiper et de se positionner de la bonne manière.

-Je pense surtout qu’il faut trouver tous les éléments qui pourraient être source de convoitise, les recenser et ensuite voir ce qui mérite d’être énoncé si on veut éviter de se retrouver en conflit ou en mauvaise posture. À force de vouloir fuir le conflit, on peut se retrouver en plus mauvaise posture que si on l'aurait déclenché. L'évitement et les affrontements sont des possibilités, mais pas les meilleures solutions.

Il ne savait pas ce qu’elle en penserait, mais c’était sa vision du sujet, ni plus ni moins. La relâchant tranquillement après ce geste qui visait à protéger un maximum ce genre d’information, il attendit qu’elle soit prête avant de continuer d’avancer en quête d’un élément pertinent dans le paysage.

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Jeu 12 Juil 2018 - 11:59



Il marquait des points, indéniablement. Si nous gardions le silence sur certaines découvertes, quelles qu’elles soient ; nous nous exposions à d’autres risques. Qu’une nation rivale découvre à son tour ce que nous avions dissimulé, et surtout qu’elle soit moins « regardante » quant à sa probable utilisation à des fins peu louables. De fait nous ne pouvions ni ignorer les informations qu’un seigneur avait donné malgré lui à Raizen ni nous abstenir de nous rendre dans ce pays semblant calme, duquel on n’entendait jamais parler. Finalement ce qui me dérangeait le plus dans cette expédition était que nous allions surement perturber la quiétude de tout un peu ; ce qui m’étonnait un peu à vrai dire.

Etonnée de moi-même… Depuis quand portais-je un tel intérêt aux autres, et encore plus à des étrangers dont je ne connaissais rien, ni les intentions, ni les espoirs ni quoi que ce soit d’autre ? J’avais la très nette impression que Kumo et ses habitants avaient déteint sur moi et ma façon de penser. Les crimes commis à Hi ? Non, eux ils n’avaient en rien changé ma façon de voir les choses, ce qui était arrivé à nombre d’Hijin, finalement, ne m’avait pas vraiment ému. Je ne m’étais pas inquiétée de leur sort, à eux. Alors pourquoi prêter une telle attention au pays du bois, à ses habitants ? Des questions qui me travaillaient un peu plus chaque et dont je n’arrivais pas à capter la réponse.

-Tu as raison… Admis-je sans avoir vraiment besoin de peser le pour et le contre. Enfin… Si ça se trouve, nous ne trouverons rien à Hayashi. « Ton » seigneur à peut-être dit ça pour… nous faire perdre du temps. Ajoutais-je pensive. Ce n’était en effet pas si évident que cela qu’un politicien lui ait dit toute la vérité. Peut-être était ce même un piège… De toute façon, on verra bien une fois sur place. Lui souris-je. Et oui, j’avais complètement fait abstraction du reste de ce que m’avait dit le Meikyu. Evidemment ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde, bien loin de là ; mais je n’avais simplement pas l’esprit à la blague ou à quoi que ce soit d’autre pour le moment. Certaines choses occupaient trop mon esprit…

Cela faisait maintenant plusieurs heures que nous marchions depuis notre départ de Kumo. Nous avions traversé la région nous séparant du pays frontalier le plus proche. Heureusement nous avions eu la bonne idée de partir tôt, ainsi nous ne nous fîmes pas surprendre par la nuit, nous avions même le temps de la voir venir. Passer la frontière alors qu’il fait encore jour était donc une bonne chose, mais bientôt il nous faudrait trouver un endroit adéquat afin… de nous y reposer. Si à Kaminari la sécurité était de mise et permettait de pouvoir camper un peu n’importe où sans avoir à craindre quoi que ce soit, les pays voisins n’étaient peut-être pas aussi… Bien gardés.

-Encore quelques kilomètres, et nous devrons nous arrêter pour la nuit. D’ici un ou deux jours, nous y seront. En fonction du temps, par exemple…


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Ven 13 Juil 2018 - 1:59


Tout comme lui, Sazuka n’avait aucun mal à reconnaître lorsqu’elle avait tort, ce qu’elle fit sans aucune difficulté. Malgré tout, il pouvait tout de même lire ce qu’il considérait comme étant une once d’espoir qu’ils ne trouveraient rien pour lever un conflit quelconque. Il comprenait ce désir d’éviter le conflit. Après tout, personne n’aimait se retrouver en situation de confrontation mis à part quelques personnes déviantes. Or, même s’il penchait en faveur de cette manière d’être, il n’avait aucunement peur de vivre l’inverse. C’était surtout une question d’expérience et d’apprentissages qui à long terme différaient en fonction des décisions prises au préalable.

Faisant quelques mètres, Raizen localisa un coin sous un arbre vers lequel ils pourraient établir leur campement pour la nuit. Levant ainsi le poing en le fermant, c’était un signe silencieux qu’ils pouvaient dorénavant s’arrêter. Ils avaient suffisamment fait de route et ils étaient en bonne position pour établir un campement. Piquant légèrement vers la droite afin d’éviter de se retrouver trop à proximité de certaines routes principales et secondaires, ils s’arrêtent à un endroit dans lequel ils s’installèrent.

Souriant à Sazuka, Raizen fit appel au fuinjutsu afin de libérer l’équipement nécessaire à la création d’une tente pour les deux individus. À l’intérieur se trouvaient de nombreux éléments pertinents comme un drap et deux oreillers. Faisant aussi appel au fuinjutsu pour faire appel à ses lames de chakra, il sépara l’écorce des arbres autour afin de récolter suffisamment de bois pour créer ne serait-ce qu’un petit feu.

-Je pense que nous sommes prêts à établir un campement cette nuit. On risque de partir très tôt demain, donc aussi bien manger et aller se coucher.

Regardant celle-ci alors qu’il sortit de la viande séchée de son sac, ils avaient respectivement de quoi se sustenter pour la nuit. Certes, ce n’était pas le plat le plus diversifié. Pourtant, c’était un des aliments légers qui se conservait très facilement et qui faisait le travail.

-D’ailleurs Sazuka, qu’as-tu pensé de la décision prise à Hi no Kuni ?

Il lui posait la question puisqu’il savait pertinemment qu’elle avait un lien avec Reiko. Peut-être que de ne pas mentionner son nom risquait de lui permettre d’avoir un avis beaucoup plus objectif sur la question.

Une fois qu’elle aurait répondu à la question, il ne tarderait surement pas devant le feu. Après tout, il avait besoin de s’allonger et de se changer les idées.

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Sam 14 Juil 2018 - 3:11




L’endroit me paraissait correct, je me serai probablement arrêtée ici, aussi. En quelques minutes le campement fut dressé sans que je n’ai eu besoin de rien faire. Le Meikyu était vraiment prêt à toute éventualité, c’en était presque effrayant. Et lorsqu’il me proposa sa viande séchée en guise de repas je ne pus m’empêcher de grimacer ; légèrement bien sûr. J’avais alors fouillé dans ma sacoche, cette éternelle sacoche qui me suivait partout où j’allais, et j’en extirpai une tasse métallique et une poignée de plante.

-Ah… non, désolée. Je ne mange pas de viande. Souris-je un peu gênée. Je savais que certaines personnes ne comprenaient pas mon régime alimentaire, mais c’était ainsi et je ne changerai pas. La seule viande que j’avais mangé durant toute ma vie, fut celle d’un… ours. Vraiment parce que je n’avais pas eu le choix. Mais t’inquiète, j’ai ce qu’il me faut. T’en veux ? Avant fallait quand même que je fasse infuser les plantes dans l’eau au-dessus du petit feu qu’avait allumé Raizen. Le mélange d’herbe une fois infusé donnait à l’eau un goût légèrement mentholé et anisé, avec un arrière-goût un peu amer… Enfin… j’aimais bien ça et c’était aussi nutritif que de la viande.

Et, alors que nous mangions ; enfin que je buvais pour ma part ; le Meikyu me posa une question plutôt inattendue. Un sujet dont quasiment personne ne parlait à Kumo, étonnement…

-Pas grand-chose… Enfin… je n’ai pas cautionné, et pas participé surtout. Puis, je n’ai pas compris le but… de tout ça. Autant combattre le shoshikidan… était utile, que s’en prendre aux Hijin… Non, franchement je n’ai pas compris l’objectif derrière cet acte… Politique, militaire ; les deux ? Je n’en savais strictement rien, mais ce qui avait été fait m’était resté en travers de la gorge, assurément. Mais paradoxalement… je n’avais pas quitté Kumo pour autant, c’était étrange. Mais que ce soit les Borukan, ou les Metaru… aucun de ces deux clans n’est fait pour diriger un village, et prendre des décisions. Je comprends pourquoi les seigneurs des différentes nations… « se rencontrent »… Je pense que… Daïki avait raison.

Je n’avais pas vraiment d’autre élément pouvant expliquer mon jugement de cette situation. Avant, je disais que je laissais les affaires shinobi aux shinobi, mais aujourd’hui… C’était surtout parce que je ne les comprenais pas, que je leur laissais.

-Tu peux aller dormir. Je vais prendre le premier tour de garde. On sait jamais…

Ainsi j’étais restée assise seule près du feu pendant quelques heures avant de rejoindre la tente, dans l’obscurité. Et, surement à cause de la fatigue, je n’avais pas réveillé le jeune homme pour qu’il prenne son quart et m’étais laissé tomber sur qui devait me servir de couche.



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Dim 15 Juil 2018 - 1:10


Découvrant que Sazuka était végétarienne, le Meikyû n’était pas tout à fait surpris. Après tout, à force de travailler avec tout ce qui était lié de proche ou de loin avec la santé, il ne lui était pas surprenant qu’elle ait une alimentation contrôlée. De nombreuses rumeurs racontaient qu’il était possible de trouver de nombreux substituts au fer et aux protéines trouvés dans la viande. De ce fait, il était curieux d’en apprendre davantage sur le régime alimentaire de celle-ci, d’où son désir de goûter à ce qu’elle préparait.

Certes, le goût n’était pas le plus phénoménal, mais tant que l’apport énergétique y était, ce pouvait être facilement quelque chose qu’il consommerait dans des missions du genre dans lesquels la capacité de transport est limitée.

Plus le début de la mission avançait et plus il appréciait Sazuka. Son point de vue des événements de Hi no Kuni était similaire au sien. Tous deux n’ayant pas compris ce manque total de jugement, il ne put s’empêcher d’éclater de rire lorsqu’elle fit mention que les Borukan et les Metaru n’étaient aucunement de bons meneurs. Après tout, ce genre de décisions hâtives donnait une raison d’être aux opportunistes comme Daiki, des plaies pour la société.

Vint ensuite le temps d’aller se coucher dans lequel Sazuka prit le premier tour de garde. Fatigué, il se contenta d’arquer un sourcil en se demandant si elle n’essayait pas d’éviter la situation de leur première sieste. Puis, il décida de ne pas rouspéter sachant qu’ils allaient avoir une mission.

Ainsi, Raizen se contenta de fermer les yeux et sombra dans ses pensées sans pour autant tomber dans un profond sommeil. Son sommeil était si léger qu’il s’apparentait plus ou moins à une longue sieste. Puis, au moment même où celle-ci entra dans la tente, ses sens commencèrent à se réveiller. Lentement, il entrouvrit les yeux avant de voir celle-ci s’allonger à ses côtés sans pour autant le réveiller. Sur le coup, il crut qu’elle avait oublié, mais n’en fit rien. Se déplaçant ainsi délicatement, il vint l’enlacer calmement avant de lui murmurer à l’oreille.

-Je suis content de savoir que je ne suis pas le seul à avoir pensé que les tours de garde n’étaient pas la situation la plus optimale.

Laissant lentement un sourire transpercer ses lèvres, il ajouta :

-Je pense qu’on a tous les deux besoins de repos...

Sa voix était mi-fatiguée, mi-éveillée. Toutefois, il était aisé de voir qu’il était suffisamment conscient. Puis, effectuant quelques mudras, il effectua quelques clones raiton qu’il envoya à l’extérieur pour eux.

-Voilà comment joindre l’utile à l’agréable

Le tout fut dit en déposant calmement son visage au niveau de son cou histoire de voir comment elle allait réagir.

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Jeu 19 Juil 2018 - 18:43


J’aurais effectivement pu penser à ça. Les clones pour monter la garde était plutôt une bonne idée. Mais malheureusement je n’avais ni vu ni entendu ce que venait de dire le Meikyu. En fait, cela n’avait été qu’un lointain écho à mon oreille, comme le reliquat d’une voix perdu sur un flanc de montagne. Oui, j’avais le sommeil aussi rapide que lourd. Et par lourd, j’entendais vraiment très lourd. Pour moi, dormir était sacré et les rares fois où j’avais dérogé à cette presque religion, j’en avais payé le prix, d’une manière ou d’une autre. Néanmoins, je m’étais sentie en relative sécurité.

Etait-ce du fait de savoir qu’un homme j’appréciais malgré tout se trouvait à côté de moi, ou alors que nous étions de toute façon dans un coin assez tranquille ? Ou peut-être était-ce simplement la fatigue. Quoi qu’il pouvait se passer dans les environs, lorsque je dormais, j’étais une pierre ; ni plus ni moins. Enfin, une pierre qui bouge. Beaucoup. J’avais déjà entendu Akina se « plaindre » d’une certaine manière de mes nuits agitées. Sans doute animées par des rêves ou leur contraire dont je ne me souvenais jamais à chaque réveille.

Seul le chaos que je laissais dans mon lit et ma chambre attestait de cette agitation. Le Meikyu allait il l’expérimenter, la subir ? C’était une bonne question. Je n’en savais rien, puisque je dormais. Evidemment. C’était d’ailleurs pour cette raison que le lit meublant ma chambre était si grand. Pour éviter que je ne finisse par terre ou que je n’assène de coup une éventuelle partenaire, ou… voisine. Cela dit, on ne m’avait jamais rapporté une quelconque forme de violence, non plus. Seulement que gesticulait… énormément.

Dans le fond, je m’en fichais pas mal, et n’avais jamais rien tenté pour essayer de remédier à ce problème qui à mon sens n’en était absolument pas un. Et cette nuit n’échappa pas à la règle, et fut comme toutes les autres plutôt animées. Sans doute plongée dans un rêve ou un cauchemar, l’Ikeda ne pouvait se retenir de tourner et ratourner, tendre les bras ou encore s’étendre de tout son long, dans tous les sens. Seule la Suzuri semblait avoir trouvé une solution, que jamais Sazuka ne lui avait demandé de lui expliquer…

Après une nuit somme toute normale pour la jeune femme, elle se réveilla. Se redressa. Et observa autour d’elle.

-Hey c’est l’heure Raizen, on doit partir. Dis-je en me levant et rejoignant l’extérieur de la tente.

Je savais très bien « comment » je dormais, et je me demandais s’il avait bien dormi. L’idée de l’horrible nuit qu’il avait pu passer me fit sourire. Ce fut suffisant à égayer ce début de journée qui s’annonçait sans doute très chaude…


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Sam 21 Juil 2018 - 4:17


S’il croyait qu’une voix plus ou moins sensuelle allait être suffisante pour réveiller la femme aux pensées tendancieuses #kunai, il s’était trompé. Après avoir prononcé ses quelques mots, il s’était heurté à plusieurs menaces qui ne faisaient que gravir les échelons en terme de gravité. Commençant tout d’abord par ne pas l’écouter, ce n’est qu’après quelques secondes qu’il réalisa que celle-ci était dans un état assez mauvais. En effet, en plus d’être en train de respirer bruyamment, elle venait de tomber dans un profond sommeil. On aurait dit une tombe...

Pensant que Hi no Kuni aurait fait de son sommeil une douce berceuse aussi légère qu’une plume, il venait de se heurter à un mur de pierre probablement solidifié par un mur de chasteté signé Metaru. Cette situation était triste, mais tout de même cocasse. Décidant d’être sage, il s’était vite rendu compte que la sagesse avait son prix à payer. Commençant par le premier coup qu’il reçut, Raizen cru qu’il se faisait narguer jusqu’à ce qu’il réalise qu’elle bougeait. Commençant de manière supportable, plus la nuit avançait et plus il se surprenait à anticiper ses actes et parfois même devoir éviter de violent coup de paumes. Durant cette nuit, plusieurs techniques furent utilisés. Passant de l’esquive à la fuite, il avait tout essayé jusqu’à ce qu’il finisse par ne tout simplement pas dormir.

Quoi de mieux après une nuit dépravé de sommeil que de voir la cause de cette absence de repos ? Quoi de mieux dans une telle circonstance de se rendre compte que celle-ci était pressée et se sentait visiblement reposée.

-Haha...

Riant alors qu’il avait de violents cernes noirs sous les iris, on aurait dit qu’il avait mis du mascara, chose qui était assez comique étant donné qu’il était de mauvaise humeur.

-Je sais pas, pour une raison inconnue, j’ai mal dormi.

La regardant avec un regard menaçant, il tentait de voir si elle avait compris où il voulait en venir.

-D’ailleurs, tu faisais des cauchemars la nuit passée ? Tu ne m’avais pas dit que tu avais le sommeil...assez agité.

Tentant d’avoir un ton assez sévère et inquisiteur, il s’était heurté à un mur physique lorsqu’un bâillement était venu intercepter la tendance qu’il prenait dans son discours.

-M’ouais allons y...

S’étirant comme un chat, la route allait vraiment être longue d’autant plus qu’il n’était pas reposé. Pourtant, Raizen se devait de rester conscient de tout danger possible qui pouvait survenir. Après tout, ce n’était pas comme s’il cherchait un défouloir. De ce fait, il voulait tout sauf manquer cette possibilité.

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Dim 22 Juil 2018 - 17:52



Ah ! Voilà, cela se reproduisait. Une personne ayant partagé ma couche se plaignait à nouveau de mes turbulences nocturnes. Mais cette fois je pouvais sentir un ton reproche dans les paroles du Meikyu. Je savais parfaitement pourquoi il avait mal dormi mais ne comprenais pas pourquoi il semblait si… remonté. Qu’y pouvais-je ? Le sommeil et ce que l’on pouvait faire durant ce dernier était quasiment impossible à contrôler, que ce soit la respiration, les gestes ou les pensées. Tout cela nous échappait inévitablement, et sans doute plus à moi que n’importe qui d’autre. J’étais restée sans mot face à lui, enfin, un court moment, juste le temps que nous nous mettions en marche.

-Tu ne me l’as pas demandé. Dis-je en faisant craquer les os d’une nuque un peu raid. Mais maintenant tu le sais… La prochaine fois je dormirai dehors. Soupirais-je en observant le ciel. Par ce temps, ce n’était pas vraiment un problème pour moi de dormir à la belle étoile, puis j’y avais été habituée depuis mon enfance, donc… Ça ne me dérange pas, et toi non plus. Et je ferai des clones ce soir, aussi. Ce sera mieux que rester éveillé à ne rien faire. Ajoutais-je, dans une réflexion à voix haute. Et, je n’en sais rien. C’est très rare que je fasse des rêves, enfin… que je m’en souvienne. Haussais-je les épaules en l’observant un instant.

Quelques heures plus tard, sans doute animées de quelques discussions, nous arrivâmes, à en juger la carte et le village qui se dessinait au loin, au trois quarts de notre traversée de pays. Nous arriverions sans doute le lendemain soir à la frontière avec le pays du bois. Après ce pays, il nous n’en resterait plus qu’un à traverser, donc, pour rejoindre le lieu de notre « mission ». Finalement, ce voyage ne serait pas aussi long que je l’avais imaginé. Enfin, si tout se passait sans encombre… Après tout, nous n’étions pas à l’abri de rencontrer d’éventuels ennemis, ou faire face à un imprévu quelconque…

-Nous y serons bientôt… Encore un peu plus d’une journée.. Souris-je en scrutant le village qui grossissait au fur et à mesure que nous nous en approchions. Que penses tu que nous allons trouver là-bas ? Apparemment… c’est un pays assez dangereux. Sa faune et flore sont, selon… J’hésitai un instant en tentant de retrouver le nom de ce livre que j’avais consulté avant de quitter Kumo… Un livre, très inhabituelles ; elles seraient "nourries" des propriétés particulières de… leur environnement. Dis-je sans laisser paraître mon scepticisme. Ô ce n’était pas impossible ; mais parfois les récits de voyageurs… pouvaient être tout sauf fiables.



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Lun 23 Juil 2018 - 2:26


Soupirant, Raizen coupa court le discourt de Sazuka sur ce qu’elle ferait pour éviter de troubler son sommeil.

-T’inquiète, je sais comment gérer la situation.

Terminant ainsi cette conversation sur ce point, ils poursuivirent tous deux leur trajet et finirent par atterrir sur un sujet beaucoup plus intéressant. Étant lui aussi curieux de ce qu’ils allaient trouver là-bas, il accepta la supposition de Sazuka à l’aide d’un sourire en se demandant ce qu’elle pouvait bien lire.

-Mais quel genre de livre lis-tu ?

Dit avec un léger sourire, il soupira avant de regarder lentement autour de lui :

-Sincèrement, je ne sais pas à quoi m’attendre. Je sais juste qu’ils ont les composantes de la flore les plus réactives et compatibles avec le chakra, donc on pourrait être très surpris.

Pour une raison inconnue, il se demandait s’ils avaient possiblement réussi à utiliser leur chakra et la nature particulière des éléments de la faune pour en faire des mécanismes et des systèmes d’autodéfense. Le tout restait à voir sachant qu’ils pouvaient tous les deux être surpris par ce qu’ils comptaient voir.

-Mais bon, le meilleur moyen de le savoir est de se rendre sur les lieux. Une fois là-bas, il faudra être sur nos gardes puisqu’on ne sait pas si la nature, des individus ou les deux seront contre nous...

Puis d’un seul coup, il essaya de détendre l’atmosphère en ajoutant :

-D’ailleurs, j’ai entendu dire qu’il faut faire attention de ne pas respirer certaines plantes puisqu’elles sont aphrodisiaques et font entrer les gens dans un état immédiat de désir...

Laissant un léger sourire trahir son mensonge, il se demandait comment elle allait réagir.

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Mar 24 Juil 2018 - 16:33



Avait il parlé à Akina pour savoir comment gérer la situation ? Ou alors allait il simplement dormir dehors, et me laisser la tente ? Dans un cas comme dans l'autre la solution de me convenait. Je n'étais pas égoïste au point de le priver de sommeil ou le forcer à dormir à l'extérieur. Quand un élément posait problème, c'était ce dernier que l'on mettait dehors, pas les autres. Enfin, j'étais plutôt curieuse de savoir comment il s'y prendrait...

-Je lis tout ce qui se rapporte à la médecine. Répondis-je d'abord assez évasivement. C"était vrai, précis et vague à la fois, évidemment je n'allais pas le laisser dans le le flou. Manuels de médecine, roman se déroulant dans un hôpital, les comtes, les légendes sur différents endroits du Yuukan... Mais ça... Je venais de me souvenir d'où j'avais entendu cette information. Je ne l'ai pas lu. Je l'ai entendu, il y a très longtemps. A Tetsu... J'avais, oublié. Haussais-je les épaules.

Je m'étonnais d'ailleurs, encore un fois, de ne pas m'être rappelée cette histoire que j'avais écoutée un soir dans une taverne. Un voyageur avec une cape rapiécée, et un visage marqué de nombreuses cicatrices... Comment avais-je pu oublier ça ? Et ne pas m'en souvenir alors que le Meikyu m'avait parlé du pays du bois à plusieurs reprises, et que j'en parlais moi même ? Oui, c'était pour le moins étrange, voire même... Impossible.

-Il y a un lieu comme ça à Kaminari, "La forêt foudroyée". J'y suis allée avec Myoga Kiyoko -une de mes élèves- précisais-je, il y a quelques temps. On y a croisé un spécimen de sanglier... que je n'avais jamais vu avant. En fait, cette forêt attire la foudre, comme un aimant le métal. Expliquais-je sans entrer dans les détails. Puis, j'étais sûre que la plupart des ninjas et des personnes vivant dans ce pays connaissaient cet endroit. Enfin... Ouais, je suppose qu'on devra faire attention... Comme toujours, avais-je envie de dire.

Des plantes aphrodisiaques... Cette idée me fit sourire...

-Haha... ça me fait penser que j'ai mis au point une drogue qui a ce genre d'effets. Rigolais-je alors que nous progressions toujours vers le petit village qui ne se trouvait plus maintenant qu'à quelques encablures de nous.

Après une ou deux heures de marche en plus, nous arrivâmes à ce qui devait être l'entrée de ce petit village, de pays que nous ne connaissions que peu. Tout y avait l'air parfaitement normal. Les personnes vaquaient à leurs occupations sans même se préoccuper de nous. Nous n'étions que de passage et nos visages devaient inspirer une certaine confiance, ou alors étaient ce nos bandeaux ? Ou le mien tout au moins.

-Ce sera sans doute notre dernier arrêt avant Hayashi. Si t'as besoin de quelque chose... avec un peu de chance... on peut le trouver ici... Dis-je en scrutant la rue centrale qui traversait ce petit hameau de part en part.



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Mer 25 Juil 2018 - 16:46


Sazuka avait toujours des histoires intéressantes à raconter, d’où son intérêt pour la forêt qui semblait attirer la foudre tel un aimant. Si on veut, Raizen était excessivement préoccupé et intéressé par ce phénomène qui lui était relativement connu. Après tout, en développant de nombreuses techniques raiton, le sujet du magnétisme était venu à l’ordre du jour. Toutefois, ceci nécessitait un degré de maîtrise propre au phénomène lui-même. Ainsi, il comptait y aller à son retour afin d’étudier ce phénomène et de voir de quelle manière il pourrait extrapoler ses observations pour être en mesure de manifester des techniques liés à ce phénomène.

-Tu me montreras c’est où à notre retour...

Dit-il alors qu’ils arrivaient devant un minuscule village. Pour une raison inconnue, Raizen se disait qu’il serait intéressant de pouvoir y dormir. Après tout, il devait possiblement y avoir des auberges dans ce genre de mini village. Or, le fait d’être reconnu et de créer un sentiment d’alerte était bel et bien un risque qu’ils risquaient de courir en leur faisant confiance. Bien que tous les individus semblaient vaquer à leur occupation sans pour autant leur attribuer une valeur aussi importante, il voulait tout de même éviter de dormir dans un lieu sur lequel ils ne savaient rien. À ce moment, Raizen fit l’arbitrage qu’il valait mieux prendre quelque chose à grignoter si disponible dans le village et d’établir de nouveau un campement en territoire éloigné de manière à ce qu’ils aient leur périmètre de sécurité. Or, avant tout, il préférait attaquer le sujet des pilules qu’elle avait conçu.

-Je me demande sur qui tu les utilises...

Lui faisant un sourire en coin, il tira légèrement la langue avant d’ajouter.

-Je pense que je devrais faire attention à ce que je bois autour de toi, mais tu sais déjà que ce n’est pas quelque chose qui est nécessaire pour ma part.

Lui caressant la joue au passage comme pour établir le fond de sa pensée, il retourna sur la facette sérieuse de la discussion.

-Sinon, passons au travers du village. Si jamais nous trouvons quelque chose à grignoter pour la route, prenons-le, mais je préfère établir un campement non loin au cas ou tu es fatigué plutôt qu’ici. Ce genre de village peut sembler paisible, mais nous ne savons pas sous quelle juridiction est cet endroit. Si ça se trouve, ça pourrait jouer en notre défaveur, donc essayons de faire profil bas.

Proposant le tout, il espérait secrètement que Sazuka ait l’énergie nécessaire afin de terminer la route. Autrement, faire un campement non loin pour la nuit était aussi intéressant, mais pour d’autres raisons...

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Mer 25 Juil 2018 - 18:27



Ah ? Il ne connaissait pas la « forêt foudroyée » ? Bien, ce n’était très important, après tout c’était un endroit qu’on ne visitait qu’avec un objectif précis, pas pour le plaisir étant donné des dangers qui guettaient ce lieu pour le moins énigmatique. Moi, j’y allais pour y trouver des plantes bien spécifiques qui ne poussaient que là-bas, ou pour y observer certains animaux lorsque l’occasion se présentait. J’y avais emmené Kyoko, je pouvais bien aussi le montrer à Raizen… Si cela pouvait l’aider. Je savais bien qu’un endroit portant ce nom l’intéresserait.

-Oui, pas de soucis ! Dis-je en observant les personnes que nous dépassions ici et là, tentant d’estimer leur niveau de menace. Mais à part des paysans, je ne voyais ici pas grand-chose de très… suspect. J’avais parlé de cette drogue, qui n’était d’ailleurs pas une pilule; par simple analogie avec les plantes prétendument aphrodisiaques d’Hayashi, et fus donc plutôt surprise de l’entendre rebondir sur ce simple détail, surtout de cette façon. Ha… Sur personne. C’est destiné au combat. Lui répondis-je en esquissant un léger sourire. J’avais bien compris son allusion.

Etrangement une petite intérieure venait d’hurler sans mon esprit : Arrête !. Mais je n’en fis rien, cette caresse ne m’avait pas dérangé, faire taire parfois mon fort intérieur pouvait avoir de bons résultats, comme j’avais pu l’expérimenter avec Reiko. Et pas besoin de drogue ou quoi que ce soit d’autre. Puis finalement ce fut un retour à l’essentiel de notre présence ici, et de notre voyage. J’étais d’accord avec lui, je ne projetais pas d’y passer la fin de cette journée, et encore moins d’y dormir. Il y avait trop de monde, et surtout qu’on ne connaissait pas.

-Oui, faisons le plein de vivres, et partons d’ici. Répondis-je en me dirigeant vers une longue étale un peu plus où un marchand vendait des produits apparemment locaux. Rien de très exotique. Visiblement ce village devait voir passer pas mal de personnes, de voyageurs. Ce qui me poussa d’ailleurs à lui poser une question. Est-ce que d’autres personnes sont passées ici plus tôt ? Interrogeais-je le vendeur, avec Raizen à mes côtés; tout en me détaillant la nourriture qu'il vendait.
-Oh ben… Y a du monde qui passe oui.
-Des comme nous ? Avec ce genre de plaque. Lui dis-je en montrant celle que je portais au bras. Ou des personnes un peu étranges… ? A part lui... Montrais-je Raizen.
-Haha... Non, rien de tout ça. Affirma-t-il.
-Ok. On va vous prendre ça. Ajoutais-je en lui pointant diverses choses.

Puis, nos sacs chargés, nous quittâmes les lieux. On pouvait dire que nous étions sur la dernière ligne droite avant Hayashi, enfin, quasiment. Après ce village, la carte n’en indiquait pas d’autre avant Hayashi. Tout ou moins, pas sur notre chemin. D’ailleurs, aucunes routes ne semblaient être indiquées sur notre carte. Notre périple allait donc bientôt véritablement commencer.

Après plusieurs nouvelles heures de marche, la nuit commença à tomber…



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Mer 25 Juil 2018 - 23:24


Au final, ils avaient bien fait de mettre sur pied leur campement à un endroit différent du village qu’ils avaient visité. Après tout, personne n’avait réellement visité le coin avec des bandeaux comme les leurs ce qui laisserait présager qu’ils attireraient beaucoup trop l’attention. Puis, ne sachant pas si cette attention serait négative ou positive, Raizen préférait poursuivre le chemin pour se rapprocher le plus possible de la région qui risquait de marquer leurs recherches.

-Établissons un campement ici, je pense qu’on sera à une distance propice pour ne pas être trop loin dès demain matin.

Effectuant exactement la même scène de la journée précédente, Raizen installa la tente et se retourna ensuite vers Sazuka.

-Comme ça, je suis étrange ?

Arquant un sourcil alors qu’il s’était rapproché d’elle en passant ses bras autour de sa taille, il déposa son menton sur ton épaule avant de lui chuchoter quelques paroles taquines.

-En quoi suis-je étrange ? Madame, je bouge pendant mon sommeil ?

Faisant usage de nombreuses taquineries, il s’amusait à aller la piquer en attente d’une réaction quelconque. Si on veut, c’était un malin plaisir qu’il appréciait de plus en plus, surtout avec celle-ci puisqu’elle avait toujours des réactions intéressantes. Puis, qui sait... ce que leur réservait l’avenir ?

-D’ailleurs, tu n’as pas à t’en faire pour cette nuit, j’ai trouvé le truc pour éviter que ça me dérange d’une quelconque manière, mais c’est confidentiel comme technique.

Souriant tout proche de son oreille, il appréciait ce genre de situation.

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Ven 27 Juil 2018 - 1:19


Ainsi à plusieurs kilomètres du petit village où nous avions pu faire le plein de denrées et autres vivres ; nous dressâmes notre nouveau camp alors que soleil avait déjà décliné depuis plusieurs minutes. La procédure fut la même, en gros. La tente, le feu… Puis les clones que je venais de créer de dispatcher un peu partout aux alentours, pour anticiper un peu, à la différence de la veille, sur le moment où nous préférerions nous reposer plutôt que monter la garde. Les clones étaient un peu la solution miracle à la plupart des problèmes « logistiques ». J’avais bien fait de m’y intéresser. Sa question, alors qu’il s’était rapproché ; m’étonna un peu, avait-il prit cette phrase adressée à un vendeur peu loquace pour une « taquinerie » ? Je devais sans clarifier la chose…

-Je lui ai dit ça pour détendre l’atmosphère… Je ne te trouve pas si étrange que ça, t’inquiètes. Rigolais-je en l’embrassant sur la joue. J’ai appris ça à Mizu, avec Asami. Souris-je en l’écoutant. Ah… Une technique ? Soupirais-je. Je n’aimais pas trop ça ; que les « ninjas » se reposent trop sur leur chakra et leurs techniques pour régler d’éventuels soucis. Et, c’était bien différent des traitements médicaux ou tout au moins médicinaux que j’employais. Si je n’avais pas été Eisei-nin, j’aurais sans doute tout de même été un médecin… C’était sûrement pour ça que j’avais tellement apprécié Akina. Pour dire les choses simplement, je voyais deux types de ninjas, de shinobis : ceux qui sans leur chakra n’étaient rien, et ceux pour qui le chakra n’était qu’une valeur ajoutée à leur talent…

Voilà, sans mon chakra, j’étais une médecin, sans le sien Raizen serait sûrement un politicien, et Akina une bibliothécaire, ou une dessinatrice. En revanche… Autant pouvais-je l’aimer, je ne pouvais dire ce que pourrait être la Raïkage… sans son chakra.

-Hum… sans avoir recourt à une technique, tu sais, il y a d’autres moyens. Me réveiller par exemple. Réveiller quelqu’un n’a rien de compliqué, même moi et mon sommeil de plomb. Dis-je avec un nouveau sourire. Me séparant de lui je fouillai rapidement dans mon sac et en sorti un flacon avec une étiquette verte, juste un repère pour moi. C’est un sel d’ammonium. Ça réveille instantanément. Si jamais tu vois que je suis trop agitée… Bien sûr je ne lui en voudrai pas de l’utiliser à bon escient, d’ici à ce qu’il trouve la « technique » de la Suzuri…

L’instant suivant j’avais sorti de quoi manger, quelques légumes et fruits pour ma part… Et bientôt il serait le temps du repos. Le lendemain, nous arriverions à Hayashi…


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Ven 27 Juil 2018 - 20:58


Se laissant faire calmement alors qu’elle venait délicatement poser ses lèvres contre sa joue, le Meikyû ne put s’empêcher de porter une attention particulière à celle-ci alors qu’elle se révélait de plus en plus intéressante à ses yeux. Cette mesure juste d’affection et sa personnalité étaient deux phénomènes qu’il appréciait particulièrement. C’est d’ailleurs ce qui expliquait son confort dans la situation actuelle. Sans aucune gêne, il se laissait tout simplement aller au gré du moment lorsqu’il était en compagnie de Sazuka puisqu’il avait compris qu’il ne servait totalement à rien de trop penser certaines situations. À vrai dire, le fait de retenir certains éléments de sa pensée ou autre n’était pas la meilleure technique pour sa propre personne ni pour Sazuka. Tant mieux, si on veut, pour une fois, il pouvait être totalement lui-même sans se soucier de quoi que ce soit.

-J’ai surnommé ça une technique, mais c’est plutôt une méthode, ne t’en fais pas.

Lui faisant un clin d’œil alors qu’il venait soudainement l’enlacer, le jeune Meikyû déposa un délicat baiser sur son cou puis suivit le geste d’une série de doux baisers en remontant jusqu’à son oreille.

-Merci pour le conseil, mais ne t’en fait pas, je ne compte pas non plus t’empêcher de dormir, à moins que tu veuilles faire une nuit blanche.

Murmurant le tout pour la taquiner, il s’amusait à cogner à la douce porte qu’était le désir pur et simple.

-Dans tous les cas, l’essentiel c’est qu’on passe une bonne nuit non ?

Il attendait de voir comment elle allait réagir. La dernière fois, elle l’avait complètement ignoré et s’était contentée de dormir comme une tombe...

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Ven 3 Aoû 2018 - 19:59


Bien que le sommeil était une chose très importante, il n’était pas non plus le sujet principal de notre voyage vers le pays du bois quoique nous pourrions peut-être y trouver quelques plantes bénéfiques au repos ; enfin, nous le saurions très bientôt. Ainsi, comme la veille, après que nous nous soyons restaurés, nous nous couchâmes et seuls les écureuils et autres bestioles sans danger de la nature surent ce qu’il se passa sous cette tente, cette nuit.

Le lendemain, comme ‘habitude, je m’étais levée assez tôt ; je n’y dérogeais jamais, ou presque. Les seules fois où je me permettais de dormir plus longtemps étaient lorsque j’étais réellement malade, ou lorsque que j’avais un peu trop éprouvée mon corps ou mon esprit… Et, mine de rien, ce n’était pas si rare que cela. Un peu moins cela-dit depuis que j’étais revenue de Kiri et que j’avais pris les rênes de l’Institut.

La suite fut comme attendue, le départ, le voyage, puis l’arrivée. Ce dernier pays que nous traversâmes en à peine quelques heures, nous mena tout droit vers la frontière d’Hayashi, notre destination, à peu prés. Jusque maintenant, tout le long de cette dernière ligne droite, j’étais restée assez silencieuse, écoutant et observant davantage que du reste. Il y avait des moments, comme ça, où parler m’ennuyait plus que m’occupait. Enfin… Je rompis mon silence lorsqu’une indication nous information de proximité de la Nation du Bois nous apparue, un peu plus loin.

-Plus loin derrière cette pancarte. Dis-je en désignant le vieux panneau en bois. Nous serons au pays du bois… J’ai hâte de voir ce qu’il peut… abriter. Ajoutais-je en m’étirant de tout mon long, et jetant un regard furtif au Meikyu. Bien… Allons-y. Dis-je en franchissant la pancarte. Avec un peu de chance, on tombera sur un village… Soupirais-je, consciente que ce pays était peut-être l’un des moins bien cartographiés. J’avais lu dans certains témoignages, que les rares villages de ce pays –on ne parle même pas de villes- étaient… comme dissimulés.


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Ven 28 Sep 2018 - 13:53
Si ce n’est son nom, peu d’informations avaient filtré hors du Pays du Bois. Si des livres en parlent aujourd’hui, la connaissance qu’il en reste est des plus limités. Et à mesure que la distance qui vous sépare de ce pays se réduit, il est aisé de comprendre que peu de shinobis, voire même, tout simplement, ne foulent ces terres depuis un long moment. Peut-être que vous pouviez identifier quelques passages à ce qui ressemblaient à des empruntes et aux tiges d’herbes écrasées, mais impossible de le confirmer : cela pourrait tout aussi bien être des animaux.

La pancarte franchie, vous vous présentiez dans une zone en apparence inhospitalière. Une petite et calme brume inspirait un sentiment d’inexploré et de dangerosité. Restait à savoir si ce sentiment était avéré, et plus encore, de quoi vous deviez redouter la présence. Vous aviez sans aucun doute confiance en vos capacités, mais plus vous avanciez, plus vous sentiez un sentiment de malaise s’installer. Les bruits partout autour n’aidaient pas, vous étiez tout bonnement entouré de vie, qui grouillait et s’agitait chaque seconde qui passait et surtout, dans toutes les directions. La température n’était pas non plus des plus agréables depuis que vous aviez traversé cette pancarte abimée – presque détruite. Sans doute l’environnement qui retenait l’humidité.

Quelques mètres après ‘’l’entrée’’ au sein du Pays du Bois, vous pouviez apercevoir devant vous un iguane. Ce n’était pas si étonnant que ça, vous en aviez rencontré une bonne dizaine depuis votre arrivée. Ces lézards ne semblaient pas très actifs, ils se déplaçaient de branche en branche à une vitesse plus que modeste.

Mais… leurs yeux rivés sur vous avaient fini par éveiller en vous la sensation d’être… observés ; épiés. Vous en étiez presque sûr… les iguanes gardaient un œil sur vous à mesure que vous progressiez. Vous sembliez encore bien loin de sortir de cette forêt, et par extension, bien loin de rencontrer de la vie.

Ou peut-être pas.

Deux Kunais fusèrent à vos pieds. Pour des ninjas de votre trempe, rien de bien difficile à esquiver. Ce n’était pas très difficile de comprendre que c’était dans l’objectif d’attirer votre attention. Avachi sur une branche, un visage camouflé par la fine brume et l’ombre des feuilles, une femme vous observait.

« Des étrangers. Ca faisait longtemps. Mais pas assez longtemps à mon goût… Que voulez-vous ? Si vous avez un message, je l’apporterai, nous n’avons pas à vous accueillir plus loin que ce territoire. »
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Sam 29 Sep 2018 - 3:47

Utopique, c’était le cas de le dire. Depuis déjà un bon moment, ceux-ci venaient d’entrer dans ce qui semblait visiblement être l’accueil en terre nouvelle. Forcée de constater que l’environnement était différent de l’endroit d’où il venait, une violente humidité semblait se propager dans l’air. Comme si ce n’était pas suffisant, l’endroit semblait littéralement mort. Outre quelques signes de vie générés par des lézards, ils avaient l’impression de pénétrer une contrée abandonnée, comme si personne n’y vivait. Était-ce ce dont ils faisaient mention ? Une zone désertique ?

Raizen avait des doutes. En effet, les iguanes présents étaient un signe de vie beaucoup plus révélateur qu’ils ne le pensaient. Si à la base, il croyait que ceux-ci étaient là de manière lambda, leur regard insistant prouvait le contraire. Ayant soudainement la sensation d’être épié par ceux-ci, le Meikyû se méfiait, sachant pertinemment qu’il y avait des animaux aux compétences impressionnantes. Dès lors, tandis que ses iris se baladaient de droite à gauche, il sentit deux projectiles se diriger vers eux avant de les apercevoir.

Si à la base, ses réflexes et ceux de Sazuka étaient suffisamment aiguisés pour qu’ils esquivent l’attaque, il préféra opter pour une réaction leur donnant plus de choix. S’avançant ainsi en direction des projectiles qui semblaient destinés à s’arrêter devant eux, il tendit le bras avant d’activer son sceau de guerre et intercepta l’attaque d’un bref geste.

Suite à cela, une voix se fit entendre et les paroles n’étaient pas très accueillantes. Peu surpris, il venait d’apprendre que d’autres semblaient s’être aventurés dans ce coin sans forcément avoir de succès.

Forcé de regarder Sazuka pour s’assurer de leur complicité, il ferma les yeux avant de se concentrer sur sa respiration. Il ne voyait personne, mais les yeux étaient parfois trompeurs. Activant une technique de sensorialité, il put détecter la provenance vers laquelle venait la source de chakra. Ainsi, alors que celle-ci pensait fort probablement être cachée, il posa son regard directement vers la source de chakra qui semblait vouloir tout faire sauf les laisser passer.

-Désolé de vous importuner, nous ne sommes aucunement venus avec des intentions hostiles.

Levant les mains en guise de bonne volonté, le Meikyû savait pertinemment que son geste allait avoir un impact sur la tournure des événements. Après tout, réagir à un comportement imposé les aurait mis dans la même posture que tous les autres. Or, montrer du répondant sans paraître le moindrement gêné était une approche unique et différente.

-Je vous présente Ikeda Sazuka, une scientifique et je suis Raizen Meikyû, diplomate. Nous sommes vraiment venus à des fins d’exploration et il serait regrettable de ne pas pouvoir poursuivre notre chemin.

Alors qu’il semblait n’avoir aucunement argument pour faire pencher la balance, un léger sourire se traça dans le coin de son visage tandis qu’il comptait passer en vitesse supérieure.

-Je dois avouer être confus en ce moment. Après avoir rencontré Mokkô il y a quelque temps, je ne m’attendais pas à un tel accueil. À qui avons-nous l'honneur?


Spoiler:
 
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Dim 30 Sep 2018 - 4:55



Alors que nous passâmes la pancarte et pénétrâmes sur les premiers mètres du territoire du bois, dans la naissance d’une forêt ; nous fûmes rapidement interrompus dans notre progression. Effectivement, le Meikyu venait de repousser une attaque venue de nulle part. Je n’étais pas sûre qu’ils nous visaient, ces kunai, mais il avait plutôt bien réagis, supposais-je. Ensuite, une voix elle aussi venue du néant nous atteignit, nous signifiant que nous n’étions pas les bienvenus sur ces terres, dans ces bois. Cela m’étonnait un peu… Comment des explorateurs avaient-il pu traverser ce pays s’ils s’étaient faits interceptés à peine y avoir mis les pieds ? Ouais… Suprenant.

Enfin, Raizen expliqua la situation assez calmement pour refléter notre volonté qui comme il l’avait n’était « aucunement » hostile. Au contraire. Je supposais que si le seigneur du bois avait transmis ces informations au Meikyu, c’est qu’il s’imaginait aisément que quelqu’un finirait par venir dans son pays, avec des intentions certainement moins louables que les nôtres. Personnellement, la situation ne me stressait pas ni ne me posait problème. Je comprenais parfaitement qu’un probable garde fasse son travail…

Après, nous n’avions pas prévenu Hayashi de notre venue. L’aurait-on du ? je n’en étais pas persuadée. Ce pays était décrit comme sauvage et dangereux et il n’était quasiment pas fait mention, nulle part, de son gouvernement… Alors… Et comment aurions nous fait pour contacter des personnes dont nous ne connaissions pas l’emplacement ? Compliqué me semblait-il. Enfin… Je ne me doutais de rien quant à ce pays, sa faune et sa flore. Les informations que nous avions à ce sujet étaient bien trop minces ; et c’était d’ailleurs aussi pour cette raison que nous étions venus. Des informations.

-Ikeda Sazuka, Directrice Scientifique de Kumo. Me présentais-je tout de même malgré que Raizen l’ait fait. Je n’aimais pas trop qu’on parle pour moi. Enfin ; pour le moment, je n’ajoutais rien d’autre. Le Meikyu faisait déjà bien son travail. Il ne nous fallait pas grand chose, juste la possibilité de pouvoir circuler à Hayashi. De toute façon... Nous n'étions que deux, quelle menace pouvions nous bien représenter pour cette... personne tapis dans l'ombre ?



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Jeu 4 Oct 2018 - 11:33
Toujours perché sur sa branche, le garde-frontière ne semblait aucunement décidé à sortir de son petit abri. Simple mesure de précaution, sans doute. Peu importe qui vous étiez, peu importe votre réputation ou vous intentions affichés, il valait mieux tenir son poste jusqu’à avoir la certitude d’être en sécurité… ou jusqu’à ce que les ‘’invités’’ partent.

A l’aide d’un bras plutôt fin malgré une silhouette que vous pouviez identifier de rondouillarde, elle dégageait la branche qui la dissimulait majoritairement, vous dévisageant néanmoins toujours dans une relative obscurité.

« Le Charpentier représente notre pays et souhaite conserver sa tranquillité. Evidemment qu’il ne va pas s’afficher un tronc d’arbre et un air menaçant sur le visage. Réfléchissez un peu. Et vous vous dites diplomate ? »

Alors que les iguanes continuaient à se mouvoir dans des gestes d’une rare lenteur – et donc dans un silence de mort, ce que vous pouviez deviner comme leur maîtresse empoigna un nouveau Kunai qu’elle tournoyait un peu tout en vous regardant. Le geste n’avait pas réellement l’air menaçant, elle semblait plutôt… s’ennuyer ? Ou s’agacer, peut-être ?

« Nous avons pu tenir les étrangers loin de notre pays des années durant. Nous ne regrettons ni le tourisme, ni les visites cordiales de représentants étrangers. Rien contre vous, hein, mais on se sent mieux quand vous n’êtes pas là. Vous pouvez déjà être satisfaits de tomber sur mon tour de garde. Sans vouloir provoquer d’incidents politiques, d’autres auraient moins bien réagi. »

Dans un petit moment de silence, elle vous observait de la tête au pied, vous scrutant sous la moindre couture. Au même moment, la brume, se déplaçant logiquement sans discontinuer, s’intensifiait. Votre expérience en tant que ninja vous imposait d’accroître votre vigilance, mais cela ne semblait clairement pas d’origine humaine.

« Pourquoi maintenant ? Quel intérêt pour Kumo – visiblement – de s’intéresser soudainement à Hayashi no Kuni ? Laissez-moi douter de votre simple ‘’exploration’’. Surtout que vous risquez de repartir dans un sale état en vous enfonçant dans cette forêt hostile. »
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Jeu 4 Oct 2018 - 14:16


Si on veut, la conversation n’avait pas pris la tournure qu’il pensait. Au contraire, en plus de faire preuve d’une certaine insolence, celle-ci s’amusait à leur faire une leçon de morale qu’elle justifiait par le fait que d’autres n’auraient pas pris tout ce temps à leur parler. C’était noble de sa part au même compte que le kunai qu’elle tournoyait dans sa main sans forcément paraître un moindrement hostile avec celui-ci. Or, quelque chose d’étrange semblait se former dans les environs et il ne savait pas vraiment comment l’interpréter. Pire encore, il se demandait ce qui avait pu motiver le fait qu’ils aient éloigné les étrangers pendant tout ce temps. Le fait de se sentir mieux quand les gens de l’extérieur n’y étaient pas était lié à un manque d’ouverture. Or, c’était compréhensible surtout s’ils avaient vécu loin des étrangers toutes leurs vies. Or, ce désir de ne pas les introduire témoignait d’une méfiance certaine ... Au point où d’autres auraient mal réagi, il devait fort probablement y avoir un vécu partagé qui les influençait dans cette décision.

Puis, c’est alors qu’il réfléchissait qu’une brume se déplaça tout en s’intensifiant. Forcé d’accroître sa vigilance, le Meikyû et l’Eisei-nin risquaient de devoir manifester beaucoup de méfiance par rapport à cela. Malgré tout, plus la conversation se poursuivait et plus il avait des interrogations pertinentes. Chaque parole qu’elle prononçait était un indice et la fameuse brume n’était que distraction. Qu’elle soit naturelle ou purement composée de chakra, il pensait sincèrement avoir mis le doigt sur quelque chose...

-Malgré mon rôle, il reste que je suis imparfait tout comme toutes les personnes ici en ce moment. Donc, je vous remercie de votre patience.

Dit d’un ton léger, Raizen tentait de désamorcer cette bombe. Le fait de se présenter en tant que diplomate n’avait en aucun cas eu un effet rassurant. Ainsi, il comptait y aller pour une approche un peu plus naturelle, quelque chose qui lui ressemblait beaucoup plus.

-Et en réalité, c’est principalement lié aux discussions qui ont eu lieu lors du rassemblement des Seigneurs. En toute sincérité, le tout a piqué ma curiosité. Sachant que notre but d’entretenir de bonnes relations et de savoir comment nous pouvons nous entraider, ça a en quelque sorte justifié cette expédition exploratoire. Mais, si je devais être totalement sincère avec vous, je dois avouer que cette initiative était la mienne et purement menée par la curiosité d’où mes prochaines questions.

Affichant un léger sourire, en aucun cas Raizen ne bougeait, signe pertinent qu’il n’était pas là pour tenter le diable. Au contraire, il préférait laisser ses dires optimiser ce qu’il voulait véhiculer. Après tout, c’était son plus grand talent.

-Lorsque vous dites que vous vous sentez mieux quand nous ne sommes pas là, à qui faites-vous référence et avez-vous par le passé eu de mauvaises expériences avec des étrangers ?

C’était une bonne question à poser pour avoir un peu plus de contexte, mais l’endroit où il voulait aller était différent.

-Ou est-ce pour des raisons différentes ? De la manière dont vous parlez, je commence à croire que cette forêt a possiblement une conscience ... donc pouvez-vous nous éclairer sur ce qui est si hostile dans cette forêt ?

En aucun cas, les deux shinobis n’avaient peur. C’était un risque qu’ils étaient prêts à prendre d’où la raison pour laquelle il prenait du temps pour éplucher le sujet, question par question. Après tout, s’ils pouvaient vivre paisiblement dans cet endroit, pourquoi ne serait-ce pas le cas pour eux ?

Entre temps, Raizen avait sondé son système chakratique afin de savoir s’il était influencé par une illusion quelconque. Après tout, il valait mieux guérir que prévenir avec cette brume...




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Découverte au pays du Bois [Sazuka]

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