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Chroniques d'un géniteur bâtard et de sa progéniture ▬ Gattsu

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Dim 2 Juil 2017 - 0:55

Chapitre 1 : Rétribution




Mes pas se faisaient de moins en moins rapides en même temps que son écho se faisait de plus en plus proche. Le village de Kiri avait ça de bon d'être d'un silence effroyable et ce, même en plein après-midi. Je pouvais entendre ses solerets fracassant les flaques à chacun de ses pas. Son rythme était régulier, il n'était pas inquiété. Il n'était pas de ses rats qui longeaient les murs par peur de rencontre fortuite avec le destin. Cependant, et ce malgré son zèle, sa destinée allait être bien tumultueuse aujourd'hui. La mort avait pris congé pour laisser place à un mal bien plus grand qu'il allait enfin apprendre à connaître. Homme de métal, tu n'es pas prêt.

Tandis que je le filais, un tapage suspect vint perturbé mes pensées. Je n'étais pas le seul à vouloir sa peau. Ils étaient là, déguenillés, sans le sou, dague à la main à observer avec une discrétion maladroite l'armure vivante qui se mouvait dans les ruelles de Kiri. Je me rends compte alors que c'est un quotidien pour le rôdeur, il était hanté par ses âmes guenondes, animés par le désir de représailles ou par cette aura obscure qu'il dégageait. Il était telle une lumière dans des ruelles sombres attirant les forbans tels des moucherons qui scrutaient cette lueur sans jamais oser s'en approcher. Mais l'heure n'était pas à la pitié ou à la contemplation.

La névrose me guettait, Hikare et Merai mes compagnons aiguisés semblaient vouloir en découdre. Et même si je savais que ce n'était pas l'épée-jumelle qui était l'origine de ma pulsion, mon bras droit lui ne demandait qu'à faire justice. Une bouffée d'air et mes pensées redevenaient clairs.

Pourquoi étais-je ici ? Pour la rétribution. Je suis la vindication. Homme de métal, tu n'entends pas mes mots, mais à l'issue de cette journée tu seras témoin de ma rancœur à ton égard.

Une silhouette sombre se dégagea de la ruelle, la mienne. Mon épée bien trop lourde crissait le sol tandis que j'accourais sans aucune volonté de me dissimuler vers lui. Un saut et mes poignes dégainèrent l'outil vecteur de mon courroux. Aucune honte, aucune hésitation, la cible était sa gorge.

« SHINEI ! »


Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Mer 12 Juil 2017 - 14:00, édité 5 fois
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Dim 2 Juil 2017 - 1:29
Te souviens-tu de ce temps lointain et encore flou, lorsque tu n'étais qu'une poussière parmi les hommes ? Lorsque ta famille fut décimée et que tu fuyais les bois brumeux ? Lorsque tu devais te battre pour ta propre survie. La vie ne t'a aucunement épargnée et aujourd'hui tu ne dois ce que tu es devenu qu'à toi-même : tu as toujours su que le destin sera ton pire ennemi et que tu le terrasseras de tes propres mains au moment venue.

C'est aujourd'hui que tu devras faire un choix fort. Ton destin parcourt les rues, il te suit et traque sans te quitter des yeux : tu le sais, tu le ressens. Tu arrives à suivre sa faible présence, celle du lionceau voulant se mesurer au lion. Tu en joues, continuant ton propre chemin, jusqu'à l'attirer dans une zone vide de monde afin de régler cela dans le secret le plus total et l'obliger à sortir de ses ténèbres qui cachent son petit être.

Enroulé de ta cape, tu te contentes d'attendre, dans cette ruelle sombre et vide. Tu te postes alors à un endroit lui permettant de t'attaquer par tous les angles : ton destin s'apprête à frapper, peux-tu l'en empêcher ? Ses bruits de pas se font de plus en plus proches et insistants, lorsqu'il bondit avec la ferme intention de te tuer ; brandissant une épée bien trop lourde pour son propre équilibre.

Une attaque " surprise " et aérienne ? Il crie de sa rage, l'envie qu'il a de te terrasser. Tu te remémores le temps de seulement une seconde, les bases de l'académie des ninjas, chose qu'il doit sans doute être étant donnée qu'il détient une lame légendaire connue dans tout Kiri pour son efficacité.

Chapitre III des bases du combats, Page 10.

- Dans les combats, il est possible que vous soyez contraint d'utiliser le domaine aérien comme terrain d'échange. Cependant il y a des règles qu'il vaut mieux respecter afin d'éviter que cela ne se retourne contre soi. Quelqu'un sait-il de quoi il s'agit là ?

- Il faut faire attention où on met les pieds, car on pourrait glisser sur une crotte en retombant, hein Sensei ?!

- Non. Il est primordial d'avoir l'équilibre parfait afin de pouvoir retomber sur ses appuies en toute tranquillité et se mouvoir correctement dans les airs en cas de contre-attaque !

...

Ainsi donc, les bases bien apprises et remémoré, tu te décales légèrement de son axe, passant du côté où il tient son épée afin de l'empêcher de rediriger celle-ci, étant bien trop lourde pour lui. Tu ne te contente alors que de le pousser du pied violemment, pour stopper de manière brutale son attaque et l'envoyer valser avec les airs.

~ Lorsque tu utilises une épée bien trop lourde pour toi, combat au sol en te servant de ta petite taille pour te mouvoir aisément et combler la contrainte de ce poids.

Tu le fixes, d'un regard sanglant, alors que tu ne tentes que de l'attraper par la gorge afin de ne lui laisser aucun répit pour lui. Tes mots sonnent clairs et dotés de précisions.

~ Je ne sais pas qui t'envoie, mais avant de t'écraser tu vas me dire ce que tu veux, gamin.

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Shiori


Dernière édition par Gattsu le Dim 2 Juil 2017 - 17:31, édité 1 fois
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Dim 2 Juil 2017 - 13:02

Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir ?


Ma bile écume l’air ambiant tandis que je réceptionne le coup de cet homme. Tentant de me débattre dans ma chute pour retrouver l’équilibre, je me rends compte que mon fardeau d’acier est bien pesant pour que je puisse avoir une quelconque influence sur le trajet que mon plongeon dessinait. C’est ainsi, genou le premier, que je reprend contact avec le sol. Mon épée à la verticale, plantée d’un décimètre m'avait permis de stopper mon trajet. Et tandis que je reprenais mes appuis cet enculé était là à me sermonner sur ma façon de me battre. Je le reconnais, il sait m’irriter.

Mais l’heure n’est pas à l’effroi, j’avais usé mon opportunité de le prendre à revers et je devais maintenant faire face au dragon de face. Même sous la brume et avec un soleil timide, sa carrure colossale portait son ombre sur moi. Je suis là, à genou, pointant l’épée-jumelle vers lui, songeant à ma prochaine attaque d’un œil attentif. Je n’avais pas encore le physique essentiel pour lui faire face de front, mais il laissait transparaître une confiance qui allait causer sa défaite.

En premier je ferai ton armure mienne, puis viendra le moment où je me délecterai de toute l’estime que tu peux avoir pour toi. Et c’est quand tu te retrouveras sans membre et sans honneur qu’alors je me délecterai de t’entendre gémir, de t’entendre crier tes supplices qui sonneront tel un hymne à ma gloire.

Je n’avais pas l’intention de jouter avec lui très longtemps. Il n’a pas encore dégainé, et tant mieux, il était l’heure d’abattre toutes mes cartes. Hirame, Kerai, ne me trahissaient pas, mon prochain coup dépend entièrement de vous.

Tu auras au moins la joie de savoir que ce sont tes conseils qui seront responsable de ta mort, chien.

Reprenant ma course, mon parcours bien que rectiligne au début ne s’en retrouva que bien plus aléatoire tandis que je me rapproche de lui. Prenant mes appuis sur le sol, j’alterne de sens, jouant au chat et à la souris sans jamais entrer dans son champ d’action. Je veux qu’il me suive des yeux, qu’il ne me quitte pas. La terre s’affaissait et l'air sifflait au fur et à mesure que je changeais brusquement de direction. Ainsi, une fois au niveau de son bras gauche, m’interrompant une dernière fois pour le charger, il pourrait entendre un sombre murmure stratégique :

« Mère avait raison, nous avons bel et bien les mêmes yeux, père.. »

Le coup fut décoché et c’est accompagné d’une lueur azur et d'une danse de bandeaux que ma lame traçait horizontalement sa route vers son bras tout en se libérant de ses restrictions drapés. Mais je n’allais pas me limiter à une simple provocation orale et une simple taille, non, j’étais le prince épéiste, mon intellect n’est qu’à la mesure de la haine que je ressens pour toi, papa. Visant sa rotule, dans sa route la jumelle d’Hirame, Kerai, avait quitté sa symbiose afin que les deux lames face mouche sur deux fronts différents de son corps. Et tandis que mon Nittoryu était inauguré, je ne pouvais sous la pression que relâcher l’exaltation qui m’habitait sous la forme d’un rire rappelant les entrailles de l’enfer.


Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Dim 2 Juil 2017 - 23:28, édité 1 fois
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Dim 2 Juil 2017 - 18:02
Pas mal. C'est ce que tu te dis, voyant ce jeune bambin se réceptionner comme il peut suite à ton coup. Tu ne tentes là de lui laisser aucun répit, aussi déterminé soit-il tu comptes bien le mettre au fond et lui faire comprendre que dans ce monde ce n'est pas parce que l'on porte une grosse épée qu'il faut s'en prendre à plus fort que soi ; surtout lorsque le combat est perdu d'avance. Tu déposes tes iris sur lui, ne semblant pas vouloir répondre à tes interrogations, tu te doutes qu'une fois de plus il va ré attaquer. Mais que fera-t-il cette fois-ci ?

Tu vois en lui quelque chose qui te rappelle sensiblement toi. Une rage, une envie sanguinaire, quelque chose qui dépasse l'entendement de ce monde. Ce n'est pas de la pure détermination, mais bien une colère noire, si noire qu'elle se transforma au fil des années en rage, laissant devant toi un jeune bambin totalement enragé par l'envie de te voir mort.

" Je vois " ce sont là les seuls mots que tu trouves à redire face à l'acharnement de celui-ci. Tu décides alors de lui laisser une chance, tendant ton bras vers celui-ci tu lui fais signe d'approcher de l'index et c'est alors qu'il entame sa course vaillante et au ton suicidaire.

Tu remarques alors une habilité secondaire après sa détermination : celle d'apprendre vite. Aussitôt ton conseil énoncé, voilà qu'il se met à l'utiliser contre toi, zigzaguant tu le suis des yeux, ne scrutant que ses pieds, qui allaient sans doute trahir le destin que tu " affrontes " en ce moment même. Tu l'attends et c'est alors que tu le laisses entrer à portée de coup, stoppant son élan et ses pas, tu sais qu'il s'apprête à frapper et décide de l'emmener dans un terrain où il ne peut pas t'avoir, tu sautes légèrement en arrière alors que son épée se sépare fendant l'air où tu te tenais il y a de cela quelques secondes.

" Que viens-tu de dire ? " Dis-tu, continuant de jouer avec lui. Tu t'es servi du domaine aérien afin qu'il ne puisse pas continuer son offensive, retombant sur tes appuies directement. Tu n'as pas la tête à plaisanter et encore moins celle d'un clown que l'on peut prendre pour un idiot, mais c'est là bien trop gros pour paraître ridicule.

~ Je ne suis pas d'humeur à rigoler sur un sujet pareil. Je n'ai pas d'enfant, tu te trompe de cible, gaki. Alors vas-t'en avant que je ne m'énerve contre toi : si tu ne veux pas le comprendre je t'aiderai à le faire, c'est le dernier avertissement que tu recevras de ma part.

Bien décidé à arrêter les plaisanteries, tu déposes une de tes mains sur le manche de ta claymore. Tu ne le sais pas encore, tu ne t'en doutes pas une seule seconde, mais le destin que tu affrontes et que tu es prêt à trancher aujourd'hui, est ton fils.

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Shiori
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Dim 2 Juil 2017 - 23:24


Quant on cède à la peur du mal, on ressent déjà le mal de la peur.

Dès que son gantelet fut apposé sur le manche de son fer, l'ambiance n'était plus la même. Le lit de pierre sur lequel je me tenais grelottait sous l'impulsion de mes jambes tremblantes. La haine que j'avais pour cet homme s'était distillée en un état qui n'était pas attendu : l'effroi.

Tu m'as très bien entendu, murmurais-je.

Oui, en cet instant de duel l'effroi me tenait tête. Ma réflexion me faisait comprendre que sous n'importe quel angle d'attaque, un coup de son acier et ma vie prenait fin. Une aura se dessinait autour de sa silhouette, je pouvais humer ce goût de sang amer mêlé à la putréfaction des cadavres qui jonchaient son sillon. Comment a-t'elle pu tomber sous le charme d'un monstre ? Cette chose puait la mort, aucun semblant d'amour ne se dégageait de sa personne. C'est uniquement cette pulsion revancharde qui me permettait de faire face au frisson. C'est uniquement la loi du talion qui me permettait de ravaler ma poltronnerie et de faire un nouveau maigre pas vers lui.

« Je sais très bien qui est devant moi, je sais très bien qui est ma cible, Gattsu. Je suis le fils de cette femme qui t'a offert le gît il y a 12 ans à l’orée de la pinière de kasanagi. »

Reprenant mon souffle je me redresse afin de lui faire face, Kerai tendu vers lui.

« Maintenant garde tes avertissements cabot, ce soir le ciel regardera ta carcasse putride. Des noirs bataillons de mouches accompagneront les larves pestilentielles qui trouveront refuge dans tes lambeaux. Et c'est sous l'élan de dégout de ta puanteur si forte que Kiri comprendra qu'elle a perdu son rôdeur le plus lâche. »

Paradoxalement toute peur venait de me quitter. Mes lames, à l'image de mon esprit devinrent léger. Au détour d'un sentier je pouvais voir ces malandrins qui, témoins de la joute, m'enquerissaient de lui faire la peau. Dans ce morne désert de brume, mon désir n'avait point changer, je me rendais enfin compte que la rage et le calme pouvaient coexister. Je craignais d'oublier plus tard cette sensation qui m'envahissait. Mais l'heure était au meurtre, je repris mes affaires.

Traçant ma route mes deux lames en main, je rasais le sol en quête de l'affrontement. Ne pouvant aujourd'hui assumer le choc d'une parade frontale, j'allais tout miser sur des attaques rapides allié à ma science de l'esquive. Père, me voici.

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Lun 3 Juil 2017 - 13:45

Ce que tu étais autrefois, n'est plus ce que tu es désormais.


Imagine, Kasanagi...

Les pas de ta lourde armure, t'ensevelissent dans la neige. Tu relèves alors la tête, le visage couvert de sang, contemplant les flocons tomber tout autour de toi, prenant quelques instants pour t'arrêter ; restant droit. Tu es comme un rempart vieilli, tu es blessé et faible. Rabaissant la tête alors que tes yeux scrutes avec difficulté l'horizon, tu perçois de ta vue troublée une bâtisse au loin : dans tes derniers efforts tu t'en approches. Un pied après l'autre, tu traînes ici lourdement ta survie. Très lentement, tu ouvres cette porte de bois que tu pousses avec un effort démesuré et tu t'écroules, fermant les yeux pour ce que tu penses être la dernière fois.

Tu entends le chant des oiseaux migrateur alors que tu ouvres les yeux sous l'éveille de la brise matinale. Tu fixes le plafond boisé au-dessus du lit sur lequel tu te reposes, couvert de nombreux bandages. Ta soif de survie fait alors place au sentiment d'une incompréhension totale, ne te souvenant guère des derniers instants passés avant ton évanouissement. Très lentement tu essayes de te relever alors que tes blessures te font encore mal, tes cotes grincent. Tu touches ton visage propre et lavé de ta main, relâchant un petit grognement. " Restez allongé. Ne vous relevez pas, vous êtes encore mal en point ! " Tu tournes alors ta tête affichant un regard noir, te demandant qui se permet de te dire ce que tu te dois de faire ou non. C'est alors que t'apprêtant à répondre farouchement : tu t'arrêtes. Tes iris sont comme hypnotisées par un visage doux, illuminé par les doux rayons de soleil de cette saison passant au travers de la fenêtre. Une femme d'une extrême beauté, affichant un sourire élégant et pourtant au teint si inquiet.

Une première dans ton histoire : tu l'écoutes. Cette inconnue a l'air soucieux de ta propre santé, tu lui obéis et te rallonges en toute tranquillité dans les draps chauds qui te couvrent. Tu la regardes, timidement, elle t'adresse un sourire qui te fait rougir. Tu te tournes alors laissant échapper quelques mots de tes lèvres : " Merci ". Et sans t'en rendre compte, tu te rendors une nouvelle fois ; épuisé, mais soulagé.

Un nouveau matin sonne, celui de ta remise sur pied. Tu te relèves, ne voyant pas cette femme au sourire angélique. Tu sors lentement de ta chambre, jetant un œil au couloir dans lequel elle se trouve ; un corridor vide. Tu descends par l'escalier, rejoignant la salle principale voyante derrière le comptoir l'ange gardien qui sauva tes jours. Tu restes bête et droit, la fixant. Elle te fait alors lentement signer d'approcher et de prendre place devant elle sur l'un des tabourets présents " Venez, ne soyez pas timide ! Un gaillard comme vous devrez être imposant... sans doute " dit-elle en ricanant.

Tu détournes le regard, toujours légèrement gêné à sa vue. Tu t'approches et t'assois lourdement sur un des sièges face à elle. N'ayant pas l'habitude de vivre de relation calme et saine, tu te sens dans un environnement plutôt... inconnu. Tu essayes tant bien que mal de laisser éclater ta rage, ta colère, ta virilité, mais sur le moment tu ne trouves aucune de tes émotions à part la reconnaissance dont tu fais preuve envers elle. " Pour avoir pris soin de moi et pour le logement... merci. " Tes doigts tapotes le comptoir, un signe qui prouve que tu es mal à l'aise face à elle. Elle se contente de t'écouter, rangeant les verres après les avoirs nettoyés d'un chiffon. " Ce n'est pas grand chose. Vous étiez en mauvais état lorsque vous êtes arrivé. Vous ne teniez même plus debout, il n'y a rien de plus humain que d'aider quelqu'un qui en a besoin, n'est-ce pas ? " une fois de plus... elle sourit. " Je m'appelle Gattsu ". Une brève présentation que tu fais là et c'est pourtant ton seul moyen de la remercier de ce qu'elle a fait pour toi. Le silence s'installe un bref instant, alors qu'elle se tourne se penchant vers ton visage, plongeant ses yeux orangés dans les tiens. " Moi c'est Toki ! Gérante de l'orée de la pinière de Kasanagi ! " Ainsi donc désormais tu sais l'endroit dans lequel tu te trouves, ainsi que son prénom. Une ambiance sympathique s'installe alors entre vous.

" Dites-moi ! Cette armure que vous portiez... qu'est-ce ? J'ai eu un mal fou à vous la retirez, celle-ci ne voulez pas bouger. Elle s'est défaite d'elle-même lorsque j'ai dit que vous ne survivrez pas de vos blessures ". Elle s'interroge sur toi. Tu te contentes alors de reprendre un regard plus sombre, moins joyeux ; cachant ton histoire ténébreuse à ses yeux de pie, mais pour la remercier entièrement de ce qu'elle a pu faire pour toi, tu es déterminé à lui dire la vérité. " C'est une armure vivante. Une sorte de relique que j'ai trouvé en étant au près de la mort : on peut dire qu'elle m'a sauvé. Seulement en échange... j'ai du sacrifier un peu de ma liberté, je suppose. " C'est quelque chose de très maléfique que tu lui révèles là. Mais tu te dis que ton fardeau serait moins lourd à porter à deux malgré tes larges épaules.

[...]

Les jours, les semaines et enfin les mois, passèrent au terme de ton séjour avec elle : tu te dois aujourd'hui de reprendre la route et ta quête contre le crime. " Gattsu. .... Dois-tu réellement partir ? Mais pourquoi... pourquoi dois-tu chasser ces criminels et me laisser toute seule ?! ". Tu peux ressentir l'amertume de sa voix, la tristesse de son être et c'est là un nouveau fardeau qui t'incombe et que tu décides de porter. " Quelqu'un se doit bien de le faire, Toki. " C'est alors, que tu te lèves du lit adressant un baiser à son front. Porteur de l'armure du Berserk et de son épée, tu t'élances une nouvelle fois vers ton destin, promettant de la retrouver un jour au même endroit.

Tu retrouves ton quotidien auquel tu t'es détaché depuis déjà tant de jours... des jours heureux et nouveaux que tu te dois désormais de laisser de coté. Tu chasses alors le crime et ses partisans, tranchant sans aucune hésitation ceux qui se mettent au travers de ta route et de ta quête de paix et pourtant, tu gardes en tête le sourire et la pensée de Toki, celle que tu aimes.

Au fil des années, tu traverses le pays. Reconnu comme le guerrier noir, tu te retrouves une fois de plus devant l'auberge, une nouvelle fois par un temps de neige. Tu pousses alors la porte de l'auberge et c'est enfin, soulagé, que tu peux voir son sourir : celle d'une femme ravie. " Désolé, ce fut long, mais enfin... je suis rentré ". Tu retrouves celle qui t'avait autrefois sauvé du malheur et des ténèbres que tu habites et alors... " Bon retour, Gattsu " t'adresse-t-elle d'un sourire que tu n'as plus vu depuis si longtemps.

tu peux entendre alors de faibles bruits de pas, descendant de l'étage tu vois alors un petit être timide arriver. Il se blottit alors contre sa mère " Kasanagi, ne soit pas timide : dit bonjour à oncle Gattsu ". Tu es étonné, légèrement choqué : mais pas peiné. Tu étais autrefois parti pour accomplir ta destinée, tu n'as donc aucun droit de juger sa vie... elle a comblé ton absence et c'est son droit la plus légitime. La voir heureuse te contente et tout souriant tu te contentes de dire : " Tu l'as appelé comme ton auberge ? C'est un beau prénom que tu as là, Kasanagi ". Elle le prend dans ses bras et te le donne alors que tu es tout gêné, tu ne le sais pas, mais ce que tu tiens est ton fils et elle veut voir pour la première fois son vrai père tenir son enfant.

[...]

~ Voilà ce qui c'est passé le jour où j'ai rencontré ta mère. Elle m'avait dit ensuite que tu étais le fils d'un autre : triste de mon départ et soucieuse de savoir si je reviendrais un jour, elle à refait sa vie et je ne pouvais lui en vouloir. Après cela, je suis reparti et lorsque je suis revenu, l'auberge était en ruine et vous n'étiez plus là. Autrefois je ne le savais pas, mais maintenant je le sais ; en y réfléchissant tout concorde. Désolé gaki, je refuse d'ôter la vie du fils de Toki... de mon fils.

Tu relâches l'emprise sur le manche de ta claymore, abaissant ton bras. Toute rage qui t'anime s'envole alors et laisse place à une amère culpabilité, fixant d'un regard coupable et désolé le destin qu'est ton fils, gardant en souvenir l'image de vous trois réunis.

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Shiori
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Lun 3 Juil 2017 - 15:05


...

Au fur et à mesure qu'il me contait cette histoire des brides de mémoire refaisaient surface. Cette image floue et sombre d'une silhouette conséquente s'affinait pour prendre les traits de l'individu que j'avais en face de moi. Je ne savais guère si cette ressouvenance était belle et bien réelle ou alors qu'un simple jeu de ma cognition.

Il avait creusé dans le coin le plus noir de mon cœur, une niche de réconfort.

A l'heure où les chastes étoiles commençaient à tendre leurs lueurs, je n'arrivais plus à tendre mes lames qui, libérées du joug de mes poignes, trouvèrent un réconfort bruyant sur ce lit de galet me supportant. Le ressenti que j'avais pour cet homme m'avait quitté et, avait repris avec lui la force que j'avais pour lui faire face. Mon expression s'affaissait, j'étais telle une coquille vide, tel un jeune homme qui venait de perdre toute animosité, toute énergie. La confusion, la réflexion, m'empêchait toute action. J'étais tout simplement perdu. Une larme, puis deux, et c'est un torrent qui suivit. Je n'arrivais pas à me défaire de cette indigence qui m'habitait. Mon excès de zèle avait laissé place à ma lacune d'affect. J'étais là, tel l'enfant que je tentais de travestir, à bramer tel un babouin. Dans mes plus profonds désirs, je chérissais cette vision d'une famille unie et euphorique, d'une famille à la fois si banale et si peu commune.

Aucune plaidoirie, aucun geste, mes sanglots avaient à cet instant le monopole de ma situation.

« Sumimasen... »
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Lun 3 Juil 2017 - 16:30

Une fois de plus, comme le jour où tu fus au seuil de la mort ; tu la retrouveras.

Tu te remémores de lointain souvenir que tu t'étais d'antan forcé à abandonner. La souffrance d'avoir perdu la seule femme que tu avais pu aimer, celle qui te comprenait il y a si longtemps tellement bien. Et aujourd'hui tu retrouves sa chair et son sang : Ta chair et ton sang. Fixant d'un regard touché par les remore, tu t'approches de celui dont les larmes coulent à flot pour y déposer une de tes mains de fer sur son épaule. Tu es loin d'un sentimentale, ne trouvant que les simples mots " C'est moi qui doit être désolé, mon fils ".

Ce sont les premières paroles d'un père à son fils. Et pourtant, une paroi de fer se glisse entre vous, les années passaient, les retrouvailles... vous ne pouvez faire semblant d'être uni comme un réel paternel et sa progéniture. Mais au fond, c'est un soulagement qui découle de tout ça, le soulagement de savoir que l'on a une famille et que l'on n'est pas seul dans ce monde.

La tête abaissée tu le regardes, retirant ta main. Il est l'heure de rattraper énormément d'année perdue, il est l'heure pour toi de faire de ta progéniture l'un de tes objectifs, si ce n'est le plus important. Tu es déjà fier de le voir porter une lame de cette taille, fier de la rage et de la combativité dont il fait preuve : Toki n'a pas menti, il a les mêmes yeux que toi et pas seulement.

~ Kasanagi, sèche tes larmes, il y a une chose plus importante que nos retrouvailles. Où se trouve ta mère ? Nous avons perdu des années et il est l'heure de les retrouver... ensemble.

Des paroles sensées visant à rassurer l'âme heureuse de ton fils qui fut autrefois en perdition. Et qui sait, peut-être que c'est aussi de toi qu'il s'agit... après tout tel père, tel fils.

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Lun 3 Juil 2017 - 17:42


...

Épongeant mes larmes via le tissu de mon haori je ressentais au-delà du glas de son armure la chaleur d'un père qui m'avait fait défaut depuis ma naissance. Mon corps repris vigueur et fermeté promptement tandis que je ramassais mon arme qui repris sa forme initiale, se tressant de bandelettes de manière autonome.

Répondant à sa demande, nous fîmes un brin de chemin ensemble côte à côte vers la nouvelle demeure de ma mère. Rattrapant le temps perdu, je le scrutais de haut en bas, me rendant compte de la souffrance que mon paternel avait pu semer et recevoir. Il était là, tel un amas de fer vivant qui crissait aux moindres mouvements. Qu'avait-il pu bien vivre pour en être rendu à ce stade ? Combien d'années d'entraînement furent nécessaires pour qu'il puisse dégager une telle aura, une telle présence. Serais-je un jour son égal ? Nulle doute que je n'avais pas pu hérité de tous ses attraits, ma condition physique aurait tout à lui envier malgré mon jeune âge et je ne contestais pas le fait qu'aucun exercice ne me permettrait un jour d'arriver à une telle masse musculaire.

Mais le plus intéressant restait sa carapace d'acier. Même si aux côtés de mon paternel ma névrose pour les trésors de ce monde était éteinte, il n'empêche que je pouvais presque entendre un frémissement se dégageant de la cuirasse. Des soupçons de murmures me berçaient l'oreille, encore une fois, je n'arrivais pas à faire la jonction entre une réelle menace et un simple tour de mon esprit mais je pouvais tout de même déduire qu'elle n'avait rien de commun.

Au fil du trajet, nous échangions alors sur ce monde, sur ces aventures, j'avais pu entre autre lui présenter mon trésor à deux têtes, lui expliquer que mon oncle me l'avait légué et que je faisais donc parti de facto des épéistes de la brume.

Même si nous étions bientôt arrivés à la localisation voulue, je savais que nous n'étions encore qu'au début de notre chemin. Une longue route se traçait devant nous, une route sinueuse semée d'embûches et de défis mais qui allait aujourd'hui, tracer le cheminement de mon aventure.

Ceci est notre histoire.

Fin du chapitre 1.

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Lun 3 Juil 2017 - 19:40
C'est ainsi que ta rencontre avec ta progéniture s'achève. Tu te souviens le temps d'un instant tout ce que tu as vécu avec sa mère et ta première rencontre avec lui il y a de cela tant d'années : au fond de ton âme tu t'en veux de ne pas avoir compris qui il était. Tu te poses toujours cette question qui pour toi porte son importance : Pourquoi Toki a-t-elle caché cela ? Pourquoi n'a-t-elle rien dit ?

Tu marches aux côtés de ton fils, te dirigeant vers la maison que tu considères comme tienne. Tu ne penses qu'à une chose : ne plus les laisser. Tu n'es plus obligé de partir aujourd'hui, il y a de cela longtemps que ta quête prit fin. Tu n'as aujourd'hui que de simples questions auxquelles tu peux désormais trouver des réponses que tu cherchais déjà depuis tant d'années.

Une seule chose t'intrigue sur le chemin de ton retour à ton habitat. Et ce n'est qu'à force d'y penser que tu trouves une réponse. Les souvenirs des paroles échangées avec Toki lors de votre rencontre te font comprendre pourquoi a-t-elle gardé au secret ton fils : elle ne voulait pas te priver elle aussi de ta liberté. Elle ne voulait pas se mettre au milieu de tes convictions et de tes quêtes. Aujourd'hui, tu regrettes de ne pas avoir compris cela plutôt : mais mieux vaut tard, que jamais.


Transition au Chapitre II.

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Shiori
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Mar 4 Juil 2017 - 4:34

Chapitre 2 : Instruction




Assis en tailleur, voilà trois heures que je médite tasse à la main, sur ma montagne spirituel je n'arrive pas à faire le vide. D'où je viens il est coutume d'apprécier en chaque journée une tasse de thé. Le thé n'a pas l'arrogance du vin, l'individualisme conscient du café, l'innocence souriante du cacao. On peut pardonner un meurtre, une imperfection dans le thé jamais, me disait-on. Gorgée après gorgée je me délectais du breuvage. Ce liquide ambré légèrement amer qui emplit la tasse de porcelaine procure à mon esprit le réconfort désirait. Il chasse ma paresse et rend mon corps allègre. Une infusion. Le premier bol avait humectait onctueusement mes lèvres et ma gorge. Le deuxième avait bannit toute ma solitude. Le troisième venait alors de dissiper la lourdeur de mon esprit. J'aurai aimé connaître l'effet du quatrième bol mais l'heure n'était plus à la boisson. Il venait d'arriver. Il était là, dans mon dos, portant une nouvelle fois l'ombre de sa silhouette sur moi.

A ce moment là, le Kasanagi qu'il pensait connaître n'était pas présent, il était resté chez lui. Il ne restait seulement qu'un jeune homme, le braquemart à la main, le regard aiguisé, à la mentalité d'acier et qui n'avait aucune intention de paresse.

Je ne portais pas mon fer aujourd'hui, seulement un sabre de basse qualité mais extrêmement lourd. Une réplique en métal non-tranchante. Même si l'équilibre du sabre était le même, le fait qu'il ne soit pas aiguisé le rendait totalement obsolète pour pourfendre, mais idéal pour s'entrainer en terme de force brute. Si les coups n'allaient pas être mortels, ils allaient au moins être douloureux.

« Oye ! »

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Mar 4 Juil 2017 - 5:51
Les oiseaux de la brume sifflotent le chant de leur migration au rythme auquel bat le vent sur le village Kirijin. Un ciel pourtant dégagé, bleuté comme les mers et pourfendu par des rayons de soleil sublimes. L'heure d'une journée père-fils est à faire désormais, il est temps de vivre en famille et de protéger les tiens.

La montagne laisse l'herbe danser au gré du vent, tandis que ta grande silhouette se rapproche de ta progéniture. Celui-ci t'attend depuis plusieurs minutes maintenant. Tu as pour ferme intention de faire de ton fils quelqu'un de fort, l'entraînant personnellement. Le contexte dans lequel tu vas évoluer aujourd'hui, se trouve être : l'entraînement en force brute. Du renforcement musculaire pur et dur.

~ Plus le temps de se reposer. Tu vas désormais te forger un corps capable de manier cette épée comme un simple Katana. Tes mouvements deviendront rapide, tandis que ton endurance augmentera, mais ce sera dur, Kasanagi. Cependant, une fois arrivé au terme de l'entraînement, tu remarqueras le changement. Commence par mettre ceci.

Tu balances alors deux poids lestés qu'il doit attacher à ses poignets. Des poids conséquents, une dizaine de kilos environ pour chaque poids dans l'unique but de renforcer sa poigne et les mouvements qu'il peut faire avec ses lames jumelles.

~ Tu vivras désormais avec ces poids et cette lame émoussée. Tant que tu ne seras pas capable de la contrôler aisément par ta force, alors tu ne pourras toucher à tes lames jumelles. Souviens-toi d'une chose : la motivation. Soit motivé, car cela sera dur, très dur. Maintenant, tu vas donner une centaine de coup dans le vide, pas de déjeuner tant que tu n'auras pas accompli l'entraînement matinal.

Une méthode à l'ancienne, mais surtout à la dur. Tu ne ménage pas ton fils et c'est bien là ce qui prouve que tu l'aimes : tu veux les meilleures choses pour lui.

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Shiori
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Mar 4 Juil 2017 - 14:14
...

Que croyait-il ? Que je n'étais qu'un simple gamin des rues qui faisait joujou ? J'ai beau ne pas avoir son gabarit, il en reste que shinobi est mon titre. Ces maigres poids bien qu'ils furent un véritable fardeau dans l'accomplissement de mes gestes ne représentaient pas pour moi un rempart et c'est avec une certaine aisance que je performais mon kata devant ses yeux. Voilà depuis maintes années que je travaille mon corps.

Mes excursions au sein des ruelles les plus sombres de ce village avaient battu ma chair à même l'enclume. Mon corps fut forgé à partir de l'émanation de sang et le suintement de la peur. Si la survie restait mon principal moteur, il en reste que c'est aussi pour causer ta mort que je m'étais adonné à la sublimation de mes performances. La pulsion de te retrouver et de faire la peau m'avait fait mûrir de manière précoce.

Te présentant le bout de cette plaque de taule qui me servait de modeste iaito je te regarde père, d'un œil invoquant le défi.

« Je n'ai pas le temps pour tes foutaises père ! Tu aurais dû culbuter une autre femme si c'est une pisseuse que tu voulais. Passons aux choses sérieuses ! »

Le ton était donné, j'espérais le faire réagir afin qu'il daigne me traiter de la manière que je mérite. Je m'en cure d'être ton fils, je n'en ai absolument rien à foutre de ta volonté de me préserver ou je ne sais quoi. J'avais un objectif dans ce monde, et tu allais m'aider à l'accomplir de la même manière que j'allais être à tes cotés afin de te porter là où tu le mérites. Alors balance la sauce et ferme ta gueule.

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Mar 4 Juil 2017 - 20:55
L'entrainement pour ton fils commence. En tant que superviseur, tu n'as aucun intérêt ni envie de le laisser flemmarder, ni même de le ménager. Le renforcement de sa force brut est sans conteste une chose dont il aura besoin pour son avenir, surtout en tant que manieur des épées jumelles aux bandelettes. C'est un matin long qui s'annonce et tu décides alors de commencer tout doucement... très doucement, l'échauffement étant primordial avant tout entraînement afin d'éviter les blessures bêtes et contraignantes.

Les poids que tu lui as donnés auparavant, semble faire l'affaire pour celui-ci. Il pense sans doute qu'il a fait le plus gros ? Il n'est pas au bout de ses peines. Le garçon va cracher et pas que du sang, car avant de savoir maîtriser une arme lourde il faut savoir maîtriser son propre corps : chose difficile qui n'est pas accessible à tous.

~ Ne bouge pas.

Tu installes alors à nouveau des poids en plus de ceux de dix kilos. Cette fois-ci tu rajoutes deux poids de trente kilos à chacun de ses poignets, comptant au total une quarantaine de kilos sur chacune de ses articulations. Mais ce n'est pas tout, en bon épéiste, tu rajoutes, tout au bout de son épée, à son extrême limite, un dernier poids de dix kilos. La répartition des outils de travail étant fait tu peux désormais lui en expliquer les conditions de réussite de l'entraînement.

~ Tu dois donc porter à bout de bras -tendus les bras, tendus au maximum-, une cinquantaine de kilos, sans compter ton épée. Si tu baisses les bras, tu recommences tout depuis le début. Si tu fais tomber le poids à la limite de ton épée ou que celui-ci bouge, tu recommences depuis le début. Tu devras réussir en deux heures... ou recommencer à chaque fois, jusqu'à ce que tu arrives à tenir deux heures complètes. Tu ne mangeras pas tant que tu n'auras pas réussi, vois ça comme du renforcement physique et mental.

Sans plus tarder, tu vas te placer à l'ombre, t'asseyant sur une chaise pour voir les progrès de ta progéniture. Lui qui pensait que cela allait être facile, il n'est pas au bout de ses peines les plus sombres.

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Mer 5 Juil 2017 - 0:03


...

La bile coulait à flot tandis que je faisais face à un nouvel échec. Le sol croulait sous le poids de mon épée qui se fracassa une nouvelle fois au sol. La déshydratation me guettait au vu de la quantité d'eau qui se dégageait de mon corps. Je suintais, je suais. Mes bronches étaient mises à rude épreuve et au fur et à mesure que cette toux se faisait de plus en plus grave je ne cessais de me dire qu'à la prochaine expiration j'allais cracher mes poumons. Mes lombaires criaient de douleur, je n'avais qu'une envie, celle de m'allonger. Ma respiration manquait tellement que je faillis avaler ma langue.

De manière récurrente je tendais un œil vers Gattsu, et de manière récurrente je comprenais qu'il était bel et bien sérieux dans ses paroles. Il était donc bel et bien possible que je crève de faim aujourd'hui après l'avoir provoqué.

Sur le chemin de ce défi, l'accomplissement semblait se profiler de plus en plus loin à mesure que je recommençais. Je n'en voyais pas le bout, comment allais-je pouvoir y arriver ? Rien ne fonctionnait et mes muscles étaient au bord de l'épuisement. J'étais au bord du gouffre et je ne voyais aucune solution à l'horizon... J'avais à peine réussi à tenir pendant une heure la première fois, et les quatre autres tentatives n'ont fait que dégrader ce record. Bien que mon ventre commençait à crier famine, j'avais besoin de repos. Reprenant une position en tailleur, j'étirais mes muscles et ma pensée.

Durant plusieurs heures je restais ainsi immobile, tentant de sentir le sol, tentant de m'unir à l'unisson avec cette élément qui me correspondait, le Doton. La brise soulevait mes cheveux et les roucoulements des oisillons accompagnaient ma réflexion. Mon corps avait présenté ses limites et je restais persuadé qu'il ne m'aurait pas infligé cette épreuve si il n'existait pas de solution valable.

Reprenant mes esprits, la discipline était revenu à l'ordre. Avais-je depuis quelques temps perdu en docilité ? Et bien que mes songes me poussaient à prendre une décision raisonnable, mon instinct fit acte de présence. Je ressentais en moi comme une gène, un soupçon désagréable d’irrationalité. La dissonance me guettait, cet inconfort mental présentait un caractère inconciliable. Je décidais alors de tout mettre de cotés, de mettre en place une stratégie particulière afin de résoudre ce désordre et pouvoir arriver au bout de cet exercice.

Je manquais de quelque chose, mais ce n'était pas d'une simple discipline, d'une simple docilité comme j'avais pu l'hypothéser. Non, je manquais de cette substance qui me faisait défaut, je manquais de ce liquide de haine qui, instillé en moi, allait permettre à mon corps d'atteindre le paroxysme de son pouvoir. Je manquais de rage.

Reprenant mes appuis, je pris alors un moment avant de retenter ma chance. J'ajustais de manière consciente mes états d'esprits. Je calquais mes souvenirs sur les éléments les plus traumatisants que j'avais vécu, tentant d'atteindre cette bête qui résidait au fin fond de mon âme et qui ne demandait qu'à voir le rouge. Détruisant toutes mes restrictions mentales, je parvenais alors à sentir cette chaleur m'habiter. Mon rythme cardiaque s’accéléra, ma pression sanguine était à son maximum et mon souffle repris un rythme effréné tandis que mes veines refaisaient surface.

Réveille-toi, bénie-moi de ta sainte force et prend possession de mon corps, aujourd'hui je suis à toi.

Le ton était donné, d'une prise colérique je déchira mon fer du sol et le tenu droit. Je sentais que je pouvais contrôler cet état. Si j'essayai une nouvelle fois je le maîtriserai. J'avais besoin de colère, j'avais besoin de bâtir cette fureur avant que j'oublie ce qu'elle peut me faire ressentir. Destruction et construction ensemble, voilà la clé. La force et le calme était là, il ne manquait plus qu'à tenir. Mes muscles allaient peut-être se rompre, mais mon ardeur n'allait pas faillir. Regarde-moi père.

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Mer 5 Juil 2017 - 8:09
Le soleil tape de son zénith. La chaleur s'éparpille dans la plaine où se déroule l'entraînement, l'environnement devenant de plus en plus lourd et sec au fil des heures. Assis dans l'ombre, tu contemples les efforts de Kasanagi, ton fils. Bien décidé à ne pas le ménager et à faire de lui un homme de ta carrure, si ce n'est plus, tu convoites simplement le fait de repousser les limites de ce garçon qui jusqu'alors n'y arrive pas.

Quelque chose lui manque... et c'est en ce jour où tu te positionnes en tant que professeur que tu te décides à l'aider de ta propre manière. Tu prends donc une boisson fraîche ainsi qu'un bento bien rempli, te dirigeant vers lui qui tente dans un mouvement désespéré de réussir ce que tu lui imposes. Face à lui, tu prends place dans l'herbe, buvant quelques gorgées et commençant à entamer ton repas.

" Ça fait du bien ". Des paroles provocatrices ayant pour unique but de tester son mental. Un entraînement ne doit pas être seulement physique ; car bien au-delà de cela, l'énergie spirituelle dans la vie d'un Shinobi se trouve être primordiale avant tout. Tu mâches ta nourriture avec les muscles d'une mâchoire de fer avalant les restes et le liquide de ton breuvage tel un goinfre. Tu te relèves alors, déposant le bento et la gourde vide sur son épée encore tendue.

Ce n'est pas une partie de plaisir, tu le sais et il commence à le comprendre : tu seras sans aucune pitié avec lui. Tu lui fais subir les entraînements que tu as vécus afin d'être l'homme que tu es aujourd'hui. " Cette épreuve t'es primordiale. Elle te permettra de posséder le Berserk No Ken, un style de combat à l'épée redoutable : tu pourras manipuler les armes lourdes comme de vulgaires Katana. Doublée aux capacités de ton arme tu pourras compléter cette technique en alliant force destructrice, rapidité et précision. Il te reste encore une heure à tenir, si tu lâches... tu recommences. " Tu lui expliques là le but de cette pratique douloureuse et quasi inhumaine. S'il veut pouvoir un jour maîtriser son épée à son âge et de manière fluide comme tu es capable de le faire avec la tienne, il se doit de posséder la force requise. Tu te contentes alors de retourner t'asseoir, à l'ombre.

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Shiori
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Mer 5 Juil 2017 - 11:29
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Ce bâtard, il tentait de me déconnecter. Bien que devant la vue de ce mets ma rage ne faisait que grandir j'avais de plus en plus de mal à garder le contrôle. Sa gourde vide et son bentô posés sur le bout de la lame j'avais l'impression que la tâche avait doublé en terme de difficulté. Car à présent, en plus de devoir faire face à un exercice physique rude et une faim grandissante, je devais aussi braver l'envie de le trucider, de lui faire regretter son geste et de le dépecer vivant. Je commencerai par ton armure, puis ton derme, puis ta chair.

Ravalant cette acrimonie ravageuse, je repris alors ma rage contrôlée. Je devais retrouver cet équilibre entre la fureur et le calme, entre le feu et la glace. "Berserk no Ken" hein ? Il avait donc donné un nom, élevé au rang de jutsu, au rang de style, le fait d'user de force à travers un rallongement de bras. Ça pouvait paraître suffisant, arrogant, au premier abord mais après réflexion, c'était plutôt bien trouvé. Il n'était pas ici simplement question d'embrasser sa colère, de se faire gonfler les muscles, mais de diriger cette flamme à travers une stratégie qui, bien que brusque et légèrement aveugle, en reste certainement très efficace. Même si je portais l'attrait d'un samouraï, je n'étais pas si différent de lui à ce niveau là. Nous n'étions pas de ceux qui se suffisent d'un cure-dent, qui se suffisent d'une fine lame. Nous avions besoin de faire des ravages et c'est de nos claymores que nous faisions passer le message.

Cette instruction, je ne l'aurai pas reçu de la plupart des escrimeurs ou même de la plupart des épéistes de Kiri. J'avais la chance d'avoir un enseignant me comprenant, d'avoir une personne avec le style orthodoxe qui me correspond.
« Osu' ! » répondis-je tandis que je maintenais l'exigence.
Les minutes coulèrent lentement, le temps semblait s'être arrêté et chaque goutte de sueur versée rallongeait un peu plus le désagrément et la complexité de la tâche. Finalement, après deux heures d'agonie, je pouvais enfin reposer légèrement mon sabre à terre et trouver réconfort sur ce lit de caillou. Mon corps était à l'image de mon esprit, déchiré. J'avais pour cet exercice utilisé tout ce que ma chair et ma cognition avaient de disponible. J'étais vidé, et c'est petit à petit, haletant tel un cabot, que je trouvais réconfort dans les bras de Morphée.

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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Mer 5 Juil 2017 - 12:11, édité 1 fois
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Mer 5 Juil 2017 - 12:10
Si les hommes naissent pour mourir, mes réquiems sont des berceuses.

Sous le soleil de plomb de midi, tu peux voir ton petit évoluer à son rythme. Celui qui sous ses grands airs te défiait il y a de cela quelques heures, semble être bien trop concentré à ne pas faiblir. Ton exercice se trouve être dur, ce dernier évoluant au fil des progrès de ta progéniture haineuse. Il s'écroule, à bout de souffle, épuisé ; enfin il réussit ce que tu lui as imposé. Tu décides alors d'être un bon père le temps de quelques heures, tu lui laisses une heure et demie de répit sans quoi, son corps ne tiendrait sans doute pas à ce que tu lui réserves encore.

Tu t'approches de lui, les pas laissant dégager un son métallique produit par l'armure sinistre que tu portes. Une grande vague d'eau s'abat alors sur le visage de Kasanagi, tu décides de le tirer de sa sieste avec un grand seau d'eau : un classique efficace. Il est désormais treize-heures trente, n'ayant pas réussi dans les temps le premier exercice ton élève de sang se voit alors priver d'un repas tandis que tu le renvoies directement à la réalité après l'avoir sorti de ses rêves. " Tu t'es assez reposé. Passons à la suite. "

Sans en dire plus, tu t'approches de ce qui semble être un sac rempli de cailloux et de sable. Beaucoup de kilos contenus que tu soulèves d'une main, tendant ce dernier à ta chair et ton sang, expliquant clairement la situation. " Cette plaine est vaste et diversifié : des descentes, des montées, des chemins boueux. Tu vas garder les poids que tu portes et rajouter ceci sur ton dos. Désormais tu vas courir, le plus vite et férocement possible... tu dois en faire cinq tours en une heure. Si tu n'en es pas capable, tu feras alors un tour de plus que tu devras terminer en dix minutes. Si tu échoues encore, rajoute un tour de dix minutes et ainsi de suite. "

Tu lâches le sac dans les bras de ton élève. Un exercice permettant de forger son endurance et sa mobilité sous la contrainte d'un poids conséquent. Tu le pousses à surpasser ses limites, à devoir sans cesse gagner en force, en vitesse et surtout en endurance. Tu le laisses alors continuer son entraînement tandis que tu te contentes de rajouter simplement : " Si tu ne veux pas manger les maigres reste de repas ce soir, je te conseil de t'appliquer et de faire vite... car la journée est loin d'être finie. Si ton entraînement ne se termine pas d'ici dix-sept heures, tu peux considérer que tu ne mangera pas grand chose alors, si tu as faim concentre toi et dépasse toi. "

Ton visage est impassible tu lui laisses comprendre que tu ne feras preuve d'aucune peine ni pitié. Après tout si tu as pu survivre à un tel entraînement, s'il est réellement ton fils, il en est capable également.

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Shiori
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Mer 5 Juil 2017 - 13:31
...

Posé sur un lit de nuage, je pouvais sentir au-delà de ce sommeil paradoxal mon corps me remercier. J'étais tel un navet, allongé et immobile, qui ne demandait qu'à ce que l'on laisse tranquille. Et soudain la pluie, que dis-je, le déluge.

Reprenant mes esprits à la suite de ce réveil aqueux, j'expirais le liquide qui avait réussi à s'instiller dans mes poumons. Mon fantasme parricide reprit racine, une nouvelle fois Gattsu représentait ce mur qui me séparait du repos et de la délectation de mets raffinés. Parlant dans ma barbe, je marmonnais des insultes effroyables en liant avec ma grand-mère et son activité professionnelle. De la même manière que j'idéalisais mon père, je rêvais du meurtre de mon idole.

Le ton était à nouveau donné, reprenant mes poids et en ajoutant de nouveau, j’engageais ma randonnée en tentant de répartir les poids de la manière la plus optimale possible. J'avais l'air d'un marmot apprenant à marcher mais je pouvais rendre compte petit à petit des effets bénéfiques de l'entraînement postérieur qui commençait déjà pointé ces bénéfices. La douleur se mêlait alors à un sentiment de satisfaction. Je ne devenais pas plus rapide, plus intelligent, mais simplement plus armé de force. Peut-être n'était-ce là qu'une simple impression que j'avais, et que ce regain de confiance en moi m'avait voilé la face sur mes réelles aptitudes, quoi qu'il en soit, j'arborais une certaine jouissance de cet exercice.

Ma motivation se faisait de plus en plus grande tandis que je rêvais d'un simple repas carné accompagné de riz saucé à la crême. La senteur imaginaire s’immisçait dans mes narines, et je tombais progressivement avec l'acquis du temps qui passe dans un état semi-conscient où ma mémoire musculaire me guidait à travers la plaine rocheuse.

Et c'est ainsi un être vide de tout rayonnement, de tout intellect, accompagné du claquement métallique de ses poids, qui présenta le bout de son nez à l'homme de fer après d'intenses efforts. J'étais vidé, mes yeux levés au ciel ne laissaient apparaître qu'un brin de pupille et mes rotules semblaient pouvoir lâcher à tout moment. Seul un gémissement bruyant attestait que j'étais en vie, témoin de la faim qui m'habitait. Si je ne me mettais pas quelque chose sous la dent, j'allais certainement devoir lui piquer un morceau de barbaque à même sa chair.

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Mer 5 Juil 2017 - 22:59
~ C'est dur ? Je peux comprendre ce que tu ressens. L'essoufflement, l'épuisement. Tu t'apprêtes à te laisser tomber lourdement sur le sol sans même penser à te relever. Ta gorge est sèche, la faim consume ton être à petit feu tandis que la sueur coule le long de ton cou, tu as à peine la force de marcher. Tout cela je l'ai ressenti, vécu et enduré durant des années. Sais-tu comment j'y ai survécu ? C'était un objectif, un combat. Et...

L'entraînement d'aujourd'hui est encore loin de toucher à sa fin. Cependant, le regardant, tu te doutes qu'il ne tiendra peut-être plus très longtemps avant de craquer autant mentalement que physiquement, c'est donc dans un devoir paternel et spirituel que tu lui contes ce que toi aussi tu as pu vivre par le biais de ces exercices inhumains et comment tu t'en es sorti, comment tu es devenu l'homme que tu es à présent.

Tu marques une courte pose, lui tendant sa claymore d'entraînement, une épée factice, inoffensive. Dans un silence de plomb, laissant le vent se soulever tu déposes une main sur son épaule afin de lui donner la clef de cette rage qui t'anime, de cette détermination qui t'a permis d'endurer autrefois les pires atrocités et de venir à bout de ces combats interminables. Sous la bourrasque élémentaire soulevant les herbes, elle appuie tes simples mots : " mon dégout de la défaite est plus violent que mon envie de gagner ".

Tu lui fais signe de te suivre alors que tu marches jusqu'au bord de ce qui semble être une petite falaise montrant du doigt en contrebas un lac. C'est ici la dernière étape de la journée que ton enfant devra réussir.

~ Tu vas pouvoir te rafraichir. Prends tes poids et descend. Tu dois faire cent longueur, aller et retour la longueur. Ceci est encore un moyen de te renforcer. Tu n'as plus que deux heures pour réussir si tu veux manger ce soir, je vais rester ici et te surveiller.

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Jeu 6 Juil 2017 - 1:37
...

Je peinais à comprendre chacun de ces mots, mais du peu de concentration qu'il me restait je comprenais une chose : il voulait bel et bien ma mort, et par épuisement d'ailleurs. J'étais tel un cadavre manipulé par la faim, prêt à faire tout ce qu'il faut pour goûter au réconfort d'un mets quel qu'il soit. Je n'avais plus aucune exigence à ce niveau là, un morceau de cuir bien cuit pourrait faire l'affaire.

J'étais tel un zombie, marchant à ses cotés. J'étais telle une marionnette, sa marionnette, à qui il avait décidé de projeter toute sa haine du monde, toute son enfance mal vécue. Mais aussi bête soit-il à dire, je n'avais plus aucun moyen pour le confronter. Je n'avais plus qu'à pousser encore à bout ce corps que je ne sentais plus jusqu'à ce qu'il se déchire.

Et c'est ainsi que je piqua une tête dans le lac à l'aide d'un plongeon horizontal, fracassant mon crâne contre la surface de l'eau, rajoutant une contusion et un choc à mon pitoyable état. Restant durant quelques secondes sous l'eau, je me rafraîchissais du doux breuvage de mer nature tandis que je remontais doucement mais sûrement vers la surface. Cette carcasse vide qui m'abritait se mit alors à se mouvoir dans l'eau, tel un barbotement pour petit à petit prendre une nage plus dynamique et discipliné au fur et à mesure que je me rendais compte que si je ne mourrais pas d'épuisement dans ce bassin, c'est Gattsu qu'il allait me crever.

Je ne comptais pas les longueurs consciemment, j'étais tel un poisson un peu con qui barbotait, qui atteignant le fond du lac pour finalement revenir sur ses nageoires et reprendre sa brasse vers l'extrémité inverse. Après quelques temps, je me demandais alors combien de longueurs il me restait à accomplir. Jetant un regard vers l'instructeur de métal celui-ci répondis à mon interrogation par un geste de la main : Quatre. Seulement ses yeux inquisiteurs me firent comprendre une réalité différente à celle qui trônais durant quelques instants. Il ne me restait pas que quatre longueurs, non, non, je n'en avais accomplie que quatre...

Le reste de cette journée fut obscur pour moi, je sombra petit à petit dans l'inconscience jusqu'à ne plus être de ce monde. L'épuisement m'avait eu, les troubles de mémoire avaient confus mon esprit, j'espérais seulement trouver du repos, que ce soit sur terre ou aux cieux.

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Jeu 6 Juil 2017 - 10:32
Le bruit des cigales. La chaleur se développe alors que tu regardes ton fils se rafraichir dans ce lac, nageant à toute brasse. Il est au bout du gouffre, il peine réellement à avancer tandis que tu lui annonces n'avoir fait que quatre longueurs : le temps presse contre lui s'il veut avoir de quoi se mettre sous les crocs. Tu jettes un œil avisé à l'heure, ne voulant pas manquer l'heure du repas, mais plus urgent encore : ta progéniture abandonne lâchement, s'évanouit tel un faiblard bon à rien et sans aucune capacité de survie au milieu d'un lac.

Tu te décides à le rejoindre, comprenant ce qu'il peut ressentir ayant enduré les mêmes choses et ce de ton propre chef ayant son âge. Tu l'attrapes d'une main, l'amenant sur ton épaule : il est temps de laisser de côté l'entrainement et de te conduire en père, tu le ramènes alors à sa maison, vide, sa mère manquante à l'appel.

Tu te demandes alors où peut-elle bien être en journée ? Peut-être travaille-t-elle ? Sans poser de questions à ton fils, tu attends le retour de celle-ci avec impatience, pouvant enfin retrouver l'objet de ton amour le plus sincère, celle qui d'antan avait réussi à t'extirper un tant soit peu de la colère qui t'habites, et ceci encore aujourd'hui. Tu installes ton môme dans ce qui semble être sa chambre, son lit et referme la porte, t'en allant vers la cuisine : la faim te gagnant.

Tu penses cependant à être quelqu'un de bon cœur, préparant également un copieux repas au jeune genin dans les vapes. Tu ouvres naturellement, presque brusquement, la porte de sa chambre aux environs de dix-huit heures. " Oy, debout. Le repas est prêt, si tu veux manger dépêche-toi ". Des paroles pleines de bon sens !

Tu le vois te rejoindre, l'air faiblard et la tête dans les nuages tandis qu'un festin l'attend afin de rassasier sa faim et de le remettre d'aplomb pour le lendemain. Pense t-il vraiment que tu en as fini avec sa formation ? Pas vraiment.

~ Couche toi tôt ce soir. Demain, on se lève à l'aube pour continuer ta formation. Le programme que tu as suivi aujourd'hui sera ton quotidien durant trois mois complet, tâche de le suivre à la lettre si tu veux réussir et devenir fort. Aussi, tu rajouteras un kilo de poids dans le sac et sur tes deux bras, en plus des kilos que tu as déjà, à chaque jour qui passent, ceci afin que tu sois en constante évolution. Maintenant... Itadakimasu.

À la vue de la nourriture tu ne peux t'empêcher de sourire que très légèrement, avant alors ce que tu as toi-même préparé.

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Shiori
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Ven 7 Juil 2017 - 0:45


...

Le paradis semblait bien existé, du moins c'est ce que je me disais lorsque mes deux globes oculaires devinrent humides sous la vue des mets délicats qui n'attendaient que de trouver place au fond de mon palais buccal. Je revivais, j'étais heureux comme jamais. Mon estomac après crié famine crié maintenant au désespoir sous le poids de la nourriture qui s'entassait. J'allais sûrement regretter à coup de crampe cette surabondance culinaire mais qu'importe, mon esprit prévalait dans l'instant même. Si le service de table était plus désirable, j'aurai certainement commandé qu'on y aille à pleines écuelles, mais étant que le chef et serviteur était actuellement mon paternel, je pense que je me limiterai à ça. Me désaltérant le gosier d'une lampée d'eau cristalline, j'expirais la joie d'avoir à présent un ventre potelé et bien gorgé.

M'abreuvant de plus belle j'écoutais avec attention les mots de mon instructeur. Apparemment demain allait être la nouvelle pire journée de ma vie. Mais qu'importe, rassasié et reposé, j'attendais les défis de pied ferme accompagné de mon nouvel ami l'embonpoint. Enfin, c'est ce que j'espérais, si l'entraînement en redevenait abscons au point que je perde conscience je ne donnais pas cher de ma vie. Mais qu'importe, je laissais le soin de mes préoccupations du lendemain à mon moi du futur. Cette fin de journée serait dédié à mon repas.

Installé, ou plutôt encastré sur mon siège je contemplais le plafond de la pièce avant que mes yeux se déposent sur le dos de mon géniteur qui s'était débarrassé de sa peau de métal. Il s'était forgé une véritable carapace de muscle représentant une couche de plus de défense, mais ce qui attiré l’œil restait ces stigmates couturés de manière grossière. Si l'on juge le travail d'un homme sur l'état de ses mains, que pouvait-on tirer de l'analyse de sa peau déchirée, témoin d'un passé difficile et douloureux.

Je ne m'étais jamais réellement enquis sur les batailles qu'ils avaient pu mener, sur les conflits qui avaient pu causé des cicatrices aussi béantes. J'avais être née avec son génome, il restait un des grands mystères de ma vie. Nous venions à peine de se retrouvé et nous étions déjà aussi proches et en même temps si distants. Père, qui es-tu réellement ?

Quelle est cette sensation malsaine qui m'emporte à chaque fois que je laisse mes pensées couler sur ta personne ? Me dégageant de cette réflexion douloureuse pour l'état actuel de mon cerveau, je quitta la pièce sans un mot en direction de ma chambre, portant au seuil de celle-ci un dernier regard rempli d'interrogations vers le grand mystère de mon existence.

Fin du chapitre 2.

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Dernière édition par Kirigakure no Kasanagi le Ven 7 Juil 2017 - 12:26, édité 1 fois
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Ven 7 Juil 2017 - 12:15

Chapitre 3 : Disparition





La nuit tombe, la chaleur s'éteint doucement laissant place aux lueurs des étoiles et à une brise de fraîcheur nuptiale. Le calme plat, tu peux encore voir ton fils se diriger vers sa chambre afin de se coucher : il doit bien s'attendre à ce que tu lui prépares. Tu décides de sortir dehors afin de réfléchir, de prendre l'air ; prendre quelques minutes pour toi en toute tranquillité. Déposant ton épée non loin de toi, tu t'assois dans la verdure à tes pieds.

Tu finis finalement par t'allonger dans l'herbe, alourdi par ton armure tu te laisses tomber lourdement au sol dans un soupir quasiment interminable. Ces derniers temps étaient chargés... les retrouvailles de ton fils et l'éducation que tu te dois de remplir envers lui. Passant une main sur ton visage, tu ne réalises pas encore, mais tu te remets lentement de tes émotions qui même si elles n'ont pas explosés aujourd'hui ont étaient sacrément troublées ces temps-ci.

Tu ressens alors un goût amer de déception. Un goût semblable à un manque. Tu te relèves, regardant l'horizon, tournant au fur et à mesure autour de toi et telle une bête aux aguets tu te relèves. Occupé à gérer ta progéniture, tu en as oublié quelque chose d'important, un détail qui jusqu'alors te gênait lorsque tu y pensais au cours de cette journée. Tu vérifies l'heure une nouvelle fois : vingt-trois heures. Sans plus attendre, tu saisis ta claymore que tu mets sur ton dos, te précipitant dans la chambre de Kasanagi.

Celui-ci c'est rendormi. Tu secoues alors la tête, comme si tu fus pris le temps de quelques secondes d'illusion ; comme troublé par la fatigue. Tu refermes lentement la porte, te dirigeant dans le salon. T'asseyant sur le sol entourant ta lame de tes gros bras, tu t'endors ainsi toujours pris d'un doute et d'un trouble que tu n'arrives pas à comprendre : une sorte de mauvaise intuition.

[...]

Les rayons de soleil pointent leur lumière qui se réfléchisse sur tes paupières fermées... lentement tu les ouvres. Tu es confus, le temps de quelques instants : c'est l'aube qui apparaît et il est temps de continuer ce que tu as entrepris avec ton fils. Tu te relèves péniblement, te dirigeant dans le couloir menant à ses quartiers, puis soudainement tu remarques une porte entre ouverte qui ne te semblait pas exister hier encore.

Tu regardes sa poignée quelques secondes, pris d'hésitation. Une pensée te vint alors : et si elle était de retour ? Si celle que tu aimes se trouve être derrière ce bois qui te fait face ? Pourtant, une impression morbide te fait froid dans le dos, tu ne sais pas comment ni pourquoi, mais tu peux ressentir avec précision une aura très peu rassurante émanant de cette pièce entre ouverte qui te charme et t'attire.

Lentement, tu pousses la porte avec ta main. Peu à peu tu découvres une aberration... une incompréhension... une crainte terrible : une chambre, vide. Sur le sol : un amas de décombres, des vêtements, des meubles renversés, des miroirs brisés. Sur la commode, un seul objet se tient encore debout ; un cadre portant une photo en son sein. Lentement et hésitant, tu t'approches saisissant d'une main tremblante ce cade et regardant de près la photographie qu'il contient.

Le temps s'arrête au tour de toi alors que tes pupilles s'écarquillent et que tu comprends enfin le sentiment qui depuis hier te gêne et te prend d'une inquiétude sans pareil depuis que tu existes : au vu de la photo présentée dans ta main tu te tiens dans la chambre vide et dérangée de la femme que tu aimes : Toki.

~ COMMENT J'AI PU NE PAS M'EN APERCEVOIR PLUS TÔT... KASANAGIIIIII !

Ta fureur éclate, tu laisses un cri s'échapper de ta gorge qui laisse la maison trembler, une colère noire t'anime et te prends alors que tu entres avec précipitation dans la chambre de ton fils qui jusqu'ici ne se doute de rien, mais à ton regard, à l'aura de stupeur que tu dégages, très vite l'on peut comprendre l'effroi de la situation. " Oy où est ta mère ?! " dis-tu, attrapant ton fils par les bras en le secouant un peu. Tes crocs grognent et grincent, tu sais que quelque chose de terrible est arrivé.

[...]

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Shiori
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Sam 8 Juil 2017 - 10:39

...


Tumultueux étaient mes songes, en ces temps d'exercice, je n'avais certainement jamais eu de sommeil aussi profond. J’entrouvris mes yeux l'espace d'un instant durant la nuit. Contemplant la pleine nuit, je pouvais toujours sentir un sentiment malsain siégeant sur mon torse tel un pincement au cœur. Tel un liquide malfaisant qui s'instille dans mes poumons, j'étais dans l'inconfort et je ne savais guère qu'elle pouvait en être la source. Mais mon état de demi-sommeil me rattrapais et je replongeais dès lors dans ma léthargie.

A partir de ce moment, les cauchemars s'enchainèrent. J'étais conscient de leurs états de simples fantasmes comme a mon habitude, mais malgré cela, je leur prédisait un caractère annonciateur. Serait-ce le Ragnarök de ce monde ? Ou peut-être l'apocalypse de mon monde. Je n'en savais rien.

Mon réveil fut alors brutal, je retrouvais la vue avec le visage d'un homme à la fois terrifié et terrifiant. Son inquiétude se lisait sur le visage et ses mots que je ne captais pas encore, toujours à moitié endormi, semblaient traduire une effroyable inquiétude.

"Mère" avait-il dit ? Qu'est-ce qu'il lui veut ? S'est-il fâché avec ? Non, cela semblait bien plus grave qu'une simple broutille. Une frayeur traversa alors mon esprit, celle de la perdre, je repris instantanément mes esprits me noyant dans les pupilles de mon père et comprenant dès lors la gravité de la situation.
« Mère ? »
Me relevant maladroitement de mon lit, j'accourus, parcourant la maison pieds nues en direction de la chambre de ma maternelle. Et comme je le craignais elle n'était plus là. Reprenant dès lors un regard vers mon père qui m'avait suivi, je partageais à présent son inquiétude. D'un mouvement de tête latéral, les yeux ébahis, la bouche ouverte, je lui faisais comprendre que la situation était anormale. Il n'était pas encore coutumier de nos pratiques, de nos horaires, mais ô grand jamais ma mère a passé une nuit à l'extérieur de cette bâtisse.
« Père.. Où est-elle ?.. »
Un sentiment de haine fut vite engloutie par la tristesse qui m'habitait. J'essayais de faire l'homme, de prétendre à ce status, mais je n'arrivais pas à faire face à la peur de ne plus jamais la voir. Les larmes montèrent au compte-goutte. J'avais cette anxiété éprouvante que l'on redoute, la crainte de voir disparaître mon être le plus cher au monde et de ne pas savoir quoi faire.

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Chroniques d'un géniteur bâtard et de sa progéniture ▬ Gattsu

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