Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Iwashukusai : Deuxième édition [ Ouvert ]


Mar 10 Juil 2018 - 22:29
IWASHUKUSAI
Feat Iwa


Le jeu du miroir : Le monde qu'on scinde

Un pas devant l'autre. Des draps qu'on tire, qui s'envolent. Une soierie nacrée t'enveloppe, égaye la scène de ses vagues voluptueuses. Le cortège princier s'avance à ton rythme, dérobant alors les regards. Même les plus impatients s'étaient calmés. Il fallait une paix sereine, de la douceur noble. Il leur fallait une princesse, de blanc reluisant, qui s'approchait au milieu d'une escorte sans fin.

Une énième bourrasque soulève les rubans festifs ; Les couleurs naissent et crépitent en harmonie. Cette année, la pudeur était de mise, pas de fanfare tonitruante, pas d’exagération dans les décors. Si la fête était sur le point de commencer, l'aborder avec humilité était impératif. L'Iwashukusai prenait vie aux portes de l'été, tournant avec elle la page des hostilités. Les guerres, les défunts, le passé. Ce festival symbolisait un éternel renouvellement, tantôt timide, tantôt passionné.

Le cortège prend fin sur une estrade boisée ; Au milieu d’innombrables fleurs sauvages déposées ça et là. L'assemblée te regarde avec une attention patiente, car ta démarche est lente et mesurée. Sans avoir à parler, le simple fait d'arriver avec délicatesse avait calmé les euphories naissantes.

Parce que la nouvelle qu'il t'avait été incombé d'apporter était à la fois triste et heureuse. Parce qu'il était de ton devoir de prendre position, maintenant, en tant que princesse et fille cadette de Byakuren Masato. Il était celui qui t'envoyait, celui qui dirigeait en silence. Son choix était radical et emporterait le village dans une nouvelle transition. Une silhouette qui disparaît, une autre qui naît.

Tu t'approches au bord de la scène, sous le regard interrogateur du peuple Iwajin. Habituée des regards massifs, mais maladroite quant à la façon de les rencontrer. Tes propres prunelles sillonnent les flots de la foule sans chercher quelqu'un en particulier. Tu en reconnais certains, d'autres non. Chaque individu gagne sa part de rencontre : Des prunelles qui saluent sans le faire. Tu les vois et ils te voyaient. La parade du bonheur commence, ta voix de crécelle en première danse.

Citation :
« Comme à l'été de l'autre année,
Aux mois de chaleur, après le froid,
Par quelque belle matinée,
Nous vivrons encore, Iwa.

Nous verrons les mêmes choses,
Ce même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses,
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos de nos ancêtres,
Dans nos coeurs, se réveiller.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux cœurs refroidis,
Et lorsqu'un règne s'achève
Un autre le suit. 
»

Hypnotique, sous les braises invisibles que portent les airs, tes mots de poésie s'envolent et retombent. Certains comprennent, d'autres se figent. Tu n'étais pas là pour le festival, ni pour raviver les peurs. Te voilà en représentante du pouvoir féodal. Celui qui avait choisi. Celui qui avait agi. Pour ouvrir une porte, il fallait en fermer une autre : Et c'était ce qu'on t'avais demandé de faire comprendre.

- Chers Iwajins, nous fêtons aujourd'hui le deuxième anniversaire de l'Iwashukusai...

Une pause, un regard dans le vide.

- … Et comme l'année dernière, son ouverture officielle sera faîte par le Tsuchikage en personne.

Les premiers murmures naissent. Le poème n'était qu'une amorce, une introduction que les plus sensibles commencent à saisir. Une absence qui se fait remarquer tardivement ; Un colosse en moins, celui qu'on ne peut manquer d'apercevoir.

- Les événements passés ont amené avec eux une réflexion importante, impliquant le poids des responsabilités liées au rôle de Kage.

Une bombe qui s'amorce, préparée avec élégance pour qu'elle ne blesse personne.

- Il a donc été décidé d'un accord commun que Borukan Akimoto ne correspondait plus au profil de chef d'Iwa. Il concède donc sa place à un nouveau visage....

... Saluez le Sandaime Tsuchikage, Nagamasa Yoshitsune !

Une houle de surprise, une autre de scepticisme. Le nouvel invité transparaît au milieu des drapés scéniques. Tu le suis d'un regard opaque, le cœur serré. Dans sa démarche, il y a Chogen, il y a Akimoto. Tu penses aux heures noires, à son nouveau trône de rocaille, à l'ombre de son frère qui planait derrière lui. C'est Chogen qui avait lancé ces festivités, voilà maintenant son simili qui reprenait le flambeau. Tu recules, pas à pas, pour ne laisser la lumière qu'à une personne. Il était le nouveau centre de la roche. A lui maintenant, de revêtir ses habits de régent militaire et politique.

Un, deux, trois.
Nouveau reflet d'Iwa.

Spoiler:
 

_________________
Shiroi Kujaku — I am blooming from the wound where I once bled


Dernière édition par Byakuren Yume le Lun 16 Juil 2018 - 23:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 11 Juil 2018 - 15:22


De nos jours, les rumeurs pouvant autant se révéler source d'authenticité que de calomnies. Deux silhouettes s’avancent à travers le bourg environnant. C'est que Yoshitsune était venu à la rencontre des siens cette fois-là, en agencement avec un membre de son cortège. Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis ce jour où Chogen et lui-même avait lui embrasé la foule. Une période sombre que nombre de guerriers souhaitent oublier et qui possiblement resterait dans les annales. Un espoir fou que le jeune homme, nouvellement Troisième, ombre de la Terre essaierait d’entretenir. Face à l’ensemble des autres chefs de clans ou leurs représentants, il devrait maintenant essayé d’imposer sa volonté, celle du Leader de son clan mais asseoir ses volontés en tant que régents. Un leader moins en vue lorsqu’il s’agit de politique extérieure, certes. Il fallait bien que les Nagamasa puissent s’affirmer ! Encore faut-il circonscrire ces propos aux domaines militaire et affiliés.

Enfin. Quand bien même un soupçon de doute planait au dessus de lui, Yoshisune ne s'infligeait guère les réflexions représentatives ; faire confiance à Daiki ? Quelles vétilles à ses yeux, vétilles qui ne contribuent qu'à nourrir l'agitation à l'affût de sa déflagration. Iwa redeviendrait bientôt la nation unie et forte d’antan ; cette même nation qui fera trembler toute les autres.

Et alors que Yume, Princesse de Tsuchi no Kuni prenait soin de déclamer tant avec allégresse que sagesse, l’Enfant du Fer s’avance doucement mais surement vers la scène. La vérité a éclaté et nul besoin de jouer la carte du masque : Il est désormais le Sandaïme Tsuchikage.

Cette réunion imposée vient de lui, elle-même reléguée depuis les instances supérieures de la hiérarchie du village. Le seigneur de la terre a approuvé l'intention de l’homme, mais, pris de court par quelque urgence extérieure ou bien trop occupé à mettre en œuvre un nouvel ordre au sein de Iwa, il s'est offert le luxe d'envoyer quelqu'un d'autre – telle est la version de ceux qui jasent ou s'offusquent de ce que Yoshitsune soit mandaté pour prendre en charge cette opération, plutôt qu’Akimoto l’étoile montante pleine d'enthousiasme et de rigueur solennelle à l'idée de partir en mission pour son clan. D'enthousiasme et de rigueur solennelle, Yoshitsune n'en est pourtant guère dépourvu. Au contraire. Néanmoins, ce n'est pas de cela qu'il s'agit. La cible est particulière. L'enjeu, conséquent. Iwa y gagnerait une aura certaine, un trophée supplémentaire à son tableau de chasse sinon un cachet non-négligeable, et l'information a d'ores et déjà filtrée parmi les autres groupements du villages, dont les antennes se sont sûrement dressées à l'unisson dès qu'elles ont eu vent de la situation. Les circonstances sont donc délicates et nécessitent de la finesse. Un talent singulier pour mettre à l'aise sans paraître intéressé, pour manœuvrer dans les bas-fonds à l'aveugle.

À l'époque, Yoshitsune ne l'était pas encore. Ses yeux ne le trahissaient qu'en de brèves secondes, à cause d'un élan de fatigue passager ou d'une sollicitation trop intense de ses globes oculaires, et seul l'horizon gaspillait sa netteté derrière un voile embrumé. Il se déplaçait seul et sans hésitation dans les rues lisses de la Cité, et ses mains ne tremblaient qu'à peine lorsque l'émotion les embrassait. Son cerveau, lui, était néanmoins de meilleure facture que celui de son cadet. Il avait pris soin, avant de se rendre sur les lieux de l'entrevue, de s'informer du caractère si précieux de la situation – il dépréciait le terme, bien qu'à écouter les échanges entre les différentes diaspora, c'était ce qui se rapprochait le plus de la vérité ; du moins en avait-il l'étrange impression. Il n'avait pas le souvenir d'avoir suscité autant d'engouement durant l'ensemble de sa carrière. Et il ne pouvait qu'en ressentir du soulagement.

Prenant place face aux membres de son clan, face à ses villageois plein d'appréhension, le wagashira exécuta un mouvement des bras afin de se dégager les bras cachés derrière les larges manches de son habit royal. Se grattant l’arrière de la tête, comme stressé par la présence de tant de membres devant lui.. Le silence s’était imposé de lui-même dans la foule depuis qu’il avait fait son apparition. Ce n’est que lorsqu’il daigna le briser qu’il sembla qu’à nouveau la vie reprenait ses droits dans le village.

La voix grave, impérieuse et vaillante ;
Le bushido obéit à l'injonction et, toujours sur la devanture, s'incline avec une dignité toute cérémonieuse. Sur sa langue le japonais ricoche, fleuri d'un accent plus ancien qu’admirable, mais il connaît sa grammaire sur le bout des dents.

Camarades, Shinobi de la roche.
Genin, Chuunin, Jonin.
Travailleurs, hommes et femmes des fermes collectives, intellectuels, frères et soeurs dans l'arrière ennemi qui sont temporairement tombés sous le joug des brigands du Shoshikidan, nos femmes et hommes glorieux guérilleros qui ont combattu les envahisseurs Kirijins…

De la part du pouvoir Féodal et en tant Sandaïme Tsuchikage, je vous salue et vous félicite à l'occasion du 2ème Anniversaire de l’Iwa Shukusai.

Camarades, aujourd'hui nous devons célébrer le 2ème Anniversaire de l’Iwashukusai dans des conditions difficiles. Il ne m’est sans cesse difficile de ne pas penser à mes défunts frères, encore plus lors d'événements festif que tel celui-ci. Alors pour vous comme pour moi, il s’agit d’un tournant clé.

Celui-ci aurait pu justifier ma présence devant vous aujourd’hui, mais il n’en est rien. Mes raisons sont toutes autres. En effet, à l’inverse de mes prédécesseurs je refuse que tout cela s’entame sur un mensonge.

L'attaque déloyale du peuple Kirijin et la guerre qu'ils ont forcée sur nous ont créé une menace à l’encontre de notre pays.

Nous avons malencontreusement perdu un certain nombre de nos proches, et Borukan-dono dont nous déplorons la présence d’ailleurs, du porter le poids de cet affront seul. Et cela ne fut pas sans conséquence. Les Hoshinos que nous avons accueillis, traître envers leur nation l’ont poussé à agir de manière irréfléchi quoique légitime certes. Mais agissant ainsi, il s’est attiré les foudres des seigneurs et ces imputabilités lui ayant véritablement coûtés son statut et sa condition.

Croyez-le ou non, cela ne me satisfait guère d’être devenu votre leader - si du moins vous l’acceptez - d’une telle façon. Toutefois ce village à besoin d’ordre et d’être maintenu dans le droit chemin. Et je refuse d’être une ombre aussi stupide que l’eut été mon jeune frère et refuse d’être aussi imprudent que l’eût mon cher ami Akimoto.

L'ennemi a calculé que notre armée serait dispersée à l’ouïe de ces nouvelles affolantes et que notre pays serait forcé à se mettre à ses genoux.. Libre à eux.

Mais, l'ennemi comme le monde entier, ont tord de nous sous-estimer.

Montrons leur que le peuple Iwajin se relèvera encore ; que les montagnes ne cesseront jamais de faire trembler.

A compter de ce jour, Iwa… Je vous demande de vous battre encore et encore, jusqu’à votre dernier souffle. Pour vos pairs mais aussi pour le futur des générations à venir.

A compter de ce jour, moi Nagamasa Yoshitsune, fils d’Hideyoshi… Je vous fais le serment de défendre cette patrie où, vous comme moi avons grandi ; où nos enfants, nos familles grandiront. Et vous promets que plus jamais nous n’auront à pleurer nos morts, que quiconque osera ternir la roche en paiera de son sang versé.

Sur ce, je déclare officiellement l’ouverture de l’Iwa Shukusai ! Iwajins, festoyez car demain le monde nous attend.







_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 11 Juil 2018 - 22:28
Peut-être étais-je le moins iwajin d'entre tous, tandis qu'au milieu de la foule, un peu plus en retrait en fait, j'attendais, comme chacun, que la princesse fasse son discours d'ouverture des festivités. Une fièvre joyeuse émanait de l'ensemble, et l'on sentait sans mal que tous ici avaient attendu impatiemment que démarre enfin ce festival d'été. Une tradition à laquelle on ne pouvait se soustraire de ce que j'avais compris.

Si j'étais né à Tsuchi, je n'y avais finalement que très peu vécut jusqu'ici. Néanmoins, en à peine moins d'un mois, il s'était produit tellement de rencontres et tellement d'événements que cela aurait manqué de me donner le vertige. Ici, comme je l'avais escompté, je pouvais trouver le marche-pied qu'il me manquait, et créer des liens, qui seraient susceptibles d'être bien plus durable et profitable que ceux que j'aurai connus dans une vie de vagabondage. Des liens forts, des liens moins forts, des liens qui m'avaient donné, étrangement, envie d'aimer ce pays, cette cité, et ses habitants, Iwa devenait en quelque sorte, le noyau d'où devait désormais naître et prendre corps mon rêve.

De là où je me trouvais, je n'attirais pas encore l'attention, malgré mon apparence qui commençait, je le savais, à faire déjà quelques échos ; pour cause que tous les regards étaient rivés sur la scène qui portait majestueusement notre princesse. Je pouvais la voir, de loin, sans qu'elle ne me voie, et je doutais qu'elle ait porté attention à mon égard, quand bien même elle m'aurait aperçu. Elle rayonnait, elle illuminait la scène, tenant son rôle à la perfection, peut-être mieux que je n'aurai su le faire moi-même. Sachant quel intérêt je me portais et quel talent je me considérais, c'était un véritable compliment. Alors bien sûr, son rang exigeait tous les artifices vestimentaires d'usages, mais sa grâce n'en était que sublimée, et loin derrière la foule, je souriais d’émerveillement devant sa performance. J'étais si petit à côté de tout cela, que je me disais que je ferais pâle figure après son passage.

Je comprenais la nécessité politique de sa présence, et la nécessité politique de ces festivités, car dans des temps troublés comme les nôtres, le peuple n'avait pas besoin que de pain, et de victoire, il avait besoin d'espoir et de rêve, et notre belle princesse venait l'apporter. Du pain et des jeux, pour la stabilité d'une nation et d'une cité, c'était l'un des plus vieux trucs du monde, et cela fonctionnait toujours aussi efficacement. Le jeu change de caractère avec l'âge. Il consiste pour l'enfant à représenter la vie ; pour l'adolescent, à la rêver ; pour le jeune homme, à l'activer ; pour l'homme fait, à s'en distraire. Ces festivités avaient l'avantage et la capacité d'accorder tous ces traits à la fois pour une population entière. On ne pouvait être qu'admiratif, si l'on prenait le recul nécessaire, de l'entreprise d'endormissement de la masse. La guerre étant aux portes, les jeux de pêches et de pommes et les attractions feront vite oublier les menaces et les tracas de la vie courante.

Yumehime, avait un discours noble, calculé au millimètre j'aurais pu dire. Elle commençait par un joli poème, qui rappelait à la foule, que non seulement gracieuse, elle avait aussi de l'esprit et le sens de la sonorité verbale. C'était un très joli texte, qui collait à l'ambiance qu'impliquait un festival fêtant l'été. Rien ne garantissait qu'elle l'eut écrit elle-même, mais pour ce que je savais de la jeune femme, elle n'était pas du genre à faire faire son travail à un autre. Elle était une princesse, qui avait déjà la conscience et la sagesse d'une reine. Une fois son poème terminé et la foule en liesse, elle lâchait une bombe, à savoir l'intronisation d'un nouveau Tsuchikage. Moi-même j'en étais abasourdi. Comme quoi, le sommet de la montagne savait fort bien rendre docile sa racine. Une telle entrée pour un Kage c'était une première dans le village, un joli coup de publicité, et surtout un coup de ruse politique comme on en trouvait que dans les romans. Je me mettais à rire, tout seul dans mon coin, "sacrés fripons que vous êtes", pensais-je durant quelques instants. Une fois de plus, j'applaudissais la performance. Puis, notre nouveau chef militaire nous apparaissait, fidèle à lui-même, solennel, et gravissime. Je pressentais qu'il risquait de plomber l'ambiance avec un discours peu joyeux, plutôt réel pour ainsi dire. Tel que je connaissais Yoshitsune, il fallait s'attendre à ce qu'il impose dans l’immédiateté son tempérament et ses projets futurs.

Plus il parlait, plus les murmures s’éteignaient, car comme je me l'étais représenté, Yoshitsune vous plombait l'ambiance en quatre phrases, mettant au pas tout une foule qui n'espérait jusque-là qu'avoir à s'amuser. "Sensei, vous vous êtes bien gardé de me faire cet aveu parmi tant d'autres... Pourquoi cela ? Je comprends mieux maintenant, d'où vous venait cette mélancolie, ce poids qui vous pesait sur leur corps, si seulement je l'avais su, j'aurai tellement voulu vous apporter plus..." Homme d'honneur et de foi, notre Kage ne tournait pas vraiment autour du pot et c'était tant mieux. Il rappelait à toutes ces brebis frivoles que les loups n'étaient pas loin, et qu'Iwa, serait la puissance majeure du monde et de ce siècle, ou ne serait pas. Un discours équivalant à la conversation que nous avions eue finalement en y pensant. Haaaa les shinobis du pays de l'eau, qu'ils étaient impétueux et compliqués. De vraies bêtes sauvages. Quand enfin il terminait, je savais que je devais entrer en scène. L'inquiétude sur le visage des shinobis présents débarquait car ils ne me voyaient pas, et le tout devait normalement être millimétré. Je serpentais dans la foule, tranquillement, passant entre les mondains et les courbés sans me faire prier. C'était ma première apparition publique, et même si ce n'était pas grand-chose, je tenais à la soigner au maximum. L'entrée et la sortie, toujours le plus important. Ma crinière blanche passant au-dessus de quelques têtes, les shinobis en bas de l'estrade s'en voyait soulagé. J'étais là, et prêt à accomplir le devoir que l'on m'avait ordonné.

Qui est ce merdaillon pouvait-on penser... Pas de grand nom, pas de grand de titre, pas de grand exploit ou apposer un surnom. Le seul privilège que j'avais était mon pouvoir qui servait la cause politique des hautes figures du village. J'apparaissais pourtant avec toute l'humilité et la dignité princière que je savais usurper. Souriant, fait de lumière et d'innocence, pour accompagner une démarche élégante et ample, j'arrivais jusqu'à un terrain prévu à l'effet du petit tour que je devais fournir.

Des shinobis écartaient la foule, et dans les rues, tout avait été prévu, les gardes empêchaient les passants de marcher ou d'attendre là où devaient jaillir les arbres d'Iwa. Silencieusement, quand j'arrivais vers l'esplanade, je contemplais le visage d'une enfant joyeuse, aux yeux émerveillés, car elle s'attendait sans doute à un tour de magie. Je m'en attendrissais, et me disais qu'il ne fallait sûrement pas la décevoir. C'était finalement bien plus pour l'émerveillement des enfants, et des amis de la nature, que j'allais m'appliquer à offrir l'un des plus beaux spectacles qu'Iwa n'eut jamais connu. Bien en place, sous le regard de tous, je joignais les mains, et me permettais non pas un discours, mais un petit mot, que je lâchais aussi délicatement que mélodieusement.
-Les grands arbres font plus d'ombre que de fruits. Vous viendrez y enraciner vos souhaits, qu'ils puissent y fleurir d'espoir. Ainsi, par le temps et leurs accomplissements, Iwa pourra se targuer un jour de n'avoir ni arbre sans tare, ni homme sans défaut.

Le ton était noble, mais je parlais bien d'un village imparfait. Une petite touche d'humour (qui n'en était pas vraiment une) qui ne plairait pas à tout le monde. Mais la grammaire était de fait à souligner, si l'on écoutait bien, qu'il s'agissait bien de n'avoir, et non d'avoir. Ceux qui pouvaient comprendre comprenaient, de cette façon, comment je voulais voir Iwa un jour.
Mes mains touchaient le sol et je tombais à genoux. Dans les rues, jaillissaient parfaitement éloignés et alignés, des saules pleureurs et des chênes, tous magnifiques et déjà en feuilles. Ainsi Iwa se découvrait non plus seulement comme une citée de la roche, mais aussi comme une cité verte. Puis sur l'esplanade, venait le bouquet final, un ifa gigantesque, aux branches assez basses pour que chacun puisse y accrocher sur un petit papier son souhait. Arbre éternel nourrit de mon chakra, dont les racines touchaient les fonds jamais explorés de la terre. Celui-là, ne perdrait jamais ses feuilles, tant que nul ne le fera souffrir. Là, il y avait un petit cadeau, pas seulement à Iwa, mais à l'une de ses résidentes, dont je connaissais quelques soucis avec le pollen et le goût qu'elle avait pour cet arbre, il était vrai, des plus majestueux. C'était le seul arbre de ma création qui bénéficiait de ce privilège, parce que mon chakra n'était pas inépuisable, que je n'étais pas magicien, mais shinobi. Les autres auraient besoin d'entretiens, et il en allait de même pour ceux des petits parcs que l'on m'avait ordonné de créer quelques jours plus tôt.

Je venais d'épuiser mon chakra, mais en me relevant fébrilement et m'efforçant de conserver toute la hauteur et la stature d'un homme inépuisable, je trouvais ma plus sublime récompense, l'émerveillement dans le regard d'une petite fille qui venait de voir un prodige. Je souriais comme un enfant un instant, puis me retournant dans la princesse et le Tsuchikage, je m'inclinais bas, en signe de déférence. Mon office était accompli.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3517-sainan-gi-tenshi-termine

Ven 13 Juil 2018 - 23:58
Etsuko sentit un frisson lui parcourir le dos. Elle avait un rôle important dans le lancement du festival, celui que sa mère avait tenu l'an dernier. Elle n'était plus qu'une enfant qu'on gardait près du stand pour vendre des fleurs, elle pouvait aussi participer au reste, montrer son intérêt, ses capacités. Non, elle n'allait pas juste rester encore une fois à faire la petite vendeuse de l'étal de Kisetsu no Hana, elle faisait parti de ceux qui menaient la fête, qui la guidaient à bon port, pour cette cérémonie d'ouverture en tous cas. Elle rejetta un oeil sur le papier que Lee Sun-Hi -sa nouvelle sensei et chef d'équipe- lui avait donné quelques jours plus tôt.

Pour cette fois, la tâche n'était pas très compliquée, il s'agissait simplement de fleurir le parcours à la suite de Tenshi qui ouvrait la marche végétale. C'était son rôle principal pour cette cérémonie qui se voulait grandiose, elle n'avait pas le droit à l'erreur sans quoi elle se ferait remarquer dans le pire sens possible. Elle respira alors profondément quelques fois pour se calmer et gérer son émotion. Enfin, un peu de confiance lui était accordée de la part de sa hiérarchie, elle n'allait pas leur faire faux-bond. Il fallait qu'elle prépare le tout efficacement, ainsi elle pourrait être au mieux de sa forme et offrir le plus beau des spectacles qu'elle n'avait jamais créé. Tel était son but du festival. Enfin... Elle pensait aussi un peu timidement à Takumi. Lee-sensei lui avait dit de réfléchir à ce qu'elle pensait de lui, et même s'il lui avait fallu un peu de temps, elle était parvenue à la conclusion inévitable, elle l'aimait. Il lui tardait de le revoir depuis la brève entrevue qu'ils avaient pu partager pendant les préparatifs.

Le jour même, elle s'était levée aux aurores pour vérifier toutes ses préparations. En pleine forme, elle s'était présentée avec les autres participants, réglants quelques détails comme sa tenue, un maquillage léger, discret, juste là pour le principe puisque c'était un grand jour, ainsi qu'un beau yukata qui la mettait en valeur sans être vulgaire le moins du monde. Elle voulait faire bonne impression au jeune homme qu'elle espérait voir de tout coeur bientôt.

En silence, elle écouta les discours de la princesse puis du Tsuchikage. Si la première voix était pleine de poésie où tout se voulait parfait et sobre, la seconde voix fut plus... enflammée. Plus directe, plus violente aussi. Le Sandaime Tsuchikage se promettait différent de ses prédécesseurs, mais seul le temps permettrait d'en savoir plus à ce sujet. La Naari se mit alors à penser un peu au kage précédent, Borukan Akimoto, qu'elle avait croisé par hasard au détour d'une rue alors qu'il n'était "que" chef de la police. Il était assez amusant, pas méchant bien qu'intimidant. Elle n'avait pas compris exactement l'histoire qui avait mené à sa destitution, mais il n'était pas parfait, et c'était en soit, plutôt agréable. Mais alors qu'elle se faisait cette réflexion, elle fit finalement le lien entre cet homme, le nouveau chef d'Iwa, et celui qu'elle avait vu lors des préparatifs, le père adoptif de Takumi si elle avait bien tout compris. Donc Takumi était désormais le fils adoptif du kage ?!

Elle cligna des yeux, chancelant légèrement face à cette révélation. Elle rougit un peu, se demandant alors si ses pensées d'il y a quelques mois n'allaient pas être l'une de ces tristes prophéties autoréalisatrices. Il était déjà haut placé par rapport à elle, mais maintenant ? Elle ne serait jamais assez bien pour lui... Elle n'était qu'une genin en plus... C'était affreux. Elle ne savait plus que penser, perdue là où elle avait cru finalement trouver pied.

Mais déjà, Tenshi se mettait en action. Elle ne pouvait traîner, ne pouvait gâcher la fête pour résoudre les énigmes de ses sentiments. Ce n'était pas le moment, désormais, elle devait fleurir la zone de la plus parfaite des manières, c'est pourquoi ses bras se mirent en action. Son collègue semblait cependant bien plus adepte qu'elle de la foule puisqu'il ne se montrait pas le moins gêné du monde alors que désormais, une partie des regards s'étaient tournés vers eux. Tandis qu'il se permettait quelques mots tout en faisant pousser des arbres aux parures magnifiques, Etsuko était concentrée au plus haut point, s'occupant de parer les créations de Sainan-san de la plus parfaite, la plus maîtrisée et la plus judicieuse des façons. Tout comme lui, elle donna toute son énergie, faisant de son mieux pour parvenir à remplir le contrat qu'on lui avait donner. Elle suivait l'ordre de fleurissage à la lettre, se permettant quelques petites touches supplémentaires de dernière minute, se rendant compte pendant la pousse que tout n'était pas comme elle l'aurait souhaité, ce qui offrait alors aux spectateurs une floraison en dégradé, la plus grande partie se levant tout d'abord comme un rideau puis suivie de vaguelettes complémentaires qui parfois faisaient ressurgir le vert, d'autres fois venaient compléter la composition colorée pour faire ressortir certaines touches et ainsi les rendre plus magnifiques encore.

Le travail achevé, elle salua avec le plus grand des respects les deux hôtes de la cérémonie puis s'éclipsa discrètement tandis que les regards cherchaient où se situait la suite de la cérémonie, d'autres se perdant déjà dans les feuillages et fleurs qui paraient l'endroit. Elle alla se trouver sans un bruit un endroit où se poser, elle aurait encore du travail pour le reste de la journée après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Sam 14 Juil 2018 - 11:56
De tous, je croyais bien que j’avais la meilleure vue, en effet, la tâche de lancer le feu d’artifice l’obligeant, par sécurité et aussi pour plus de spectaculaire, j’avais pris place sur un sommet de toit, accroupi sur ce dernier guettant le contrebas sans être inquiété de ceux qui surveillaient, ils étaient prévenus sans nul doute. Je ne ratais rien pour autant des discours, qui résonnaient distants, mais étaient compréhensibles. A la fin de ces derniers, les chants et les danses envahissaient l’espace sous le manteau d’une floraison encore plus belle vue d’en haut, à mon sens, pour le plus grand ravissement du public. Cette année Iwa avait mis le paquet pour le lancement, les chariots avec les statues de lave refroidie qu’avait préparé Kentaro avec moi attendaient leur heure pour pavaner à leur tour durant la parade. Si je savais que j’avais mis entre leurs mains ouvertes des artifices attendant leur mise a feu, je me demandais si mon partenaire avait lui aussi prévu un effet de surprise pour éblouir le public…

Un particulièrement choyé avec le petit Hayate, mais je n’en dirais pas plus à ce sujet, j’avais d’autres chats à fouetter quand le spectacle prenait fin et que la parade depuis le milieu de la place centrale allait être lancée. Tout semblait être une affaire de coordination aujourd’hui et mes bébés étaient déjà prêts. Quand la marche de la parade s’entamait, des artifices roulants et pétillants illuminés les roues des chariots en roulant, juste de quoi détournait l’attention alors que sifflaient les premières fusées pour venir éclater dans le ciel iwajins illimunant d’un éclat verdâtre la citée quelques secondes sous le brouhaha caractéristique des feux de festivité. Trois par trois, toutes de couleurs variées s’assemblant, deux ou quatre a la suite, des fois une seule plus intense que les autres qui lançait sa cascade de couleur pour entourer Iwa comme un dôme céleste retournant vers la terre, mais s’effaçant avant d’y arriver.

À mi-chemin, quand c'était devenu redondant à mon gout, toujours profitant d’un effet de surprise, j’avais activé les fusées des mains des précédentes kages en lave refroidie de Kentaro, ces dernières ne montant pas très haut, mais n’étant non plus aussi intense que leurs grandes sœurs n’avaient pour autant rien à leur envier. Dans plusieurs micros explosions elles étaient montées en spirale jetant leurs paillettes embrassées au-dessus des têtes qui n’étaient plus que cendre une fois arrivées à la portée des spectateurs.

En vérité, c’était la juste une ruse pour prendre une pause sur les toits, enfin de préparer la plus conséquente des fusées. Âpres le petit coup en traitre des Kages sculptés, un lourd sifflement perçait les oreilles pour ramener l’attention vers les cieux, la seule et unique fusée explosait en elle-même à vue de nez sept fois d’une couleur différente à chaque fois se succédant dans un cercle progressif. Le silence régnait bientôt dans les cieux, je n’avais presque plus de chakra pour ces bêtises de toute façon et la dernière réserve qu’il restait, était pour la surprise offerte par Hayate, mais ça, c’était lui qui vous le’expliquera ! D'autant que pour le coup, j'étais bien la et pas vraiment pressée de redescendre en bas.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done

Lun 16 Juil 2018 - 1:22
Ne pas stresser, rester calme. Mon rôle était crucial lors de la cérémonie car elle apportait la fin d'un age de et le début d'une nouvelle ère pour les shinobis de tous les pays. Le message de renouveau et de paix du Tsuchikage s'accordais avec ce que je voulais pour le monde ninja. Je me devais d’être irréprochable mais aussi de me faire remarquer par le nouveau Chef de Iwagakure. En positif bien sûr, pour le timing impeccable dont je faisais preuve pendant mon action et ma vitesse de réaction que je pensais au dessus de la moyenne.Certes l’expérience du terrain me faisais défaut jusqu’à maintenant,mais j'allais faire ce qu'il fallait pour qu'on me confie enfin une mission.
Mon rôle ? Il fallait que je maintienne un jutsu de manière à ce que les derniers feux d'artifices éclatent et que les cadeaux arrivent en main propre des chanceux qui avaient eu leur statuette designée par la famille Chokokû. Les figurines de la famille Chokoku étaient sous ma responsabilité et je comptais bien les remettre en main propre aux différents shinobis concernés.
J'activais mon byakugan et connaissant les emplacements des différentes cibles je coordonnais des lancés de figurines avec les derniers feux d'artifices . Paf, le premier explose et mon lancé s'accorde parfaitement avec l'explosion formant une petite pluie de poudre d'or qui dégringolaient vers le sol.Mes fûuton permettaient de ralentir les statuettes qui filaient vers les différents destinataires . Chacun recevait sa petite statue à son effigie en se demandant d'ou elle pouvait bien provenir.
L'effet de surprise était total mais je n'avais pas le temps de traîner je devais distribuer en personne leurs statuettes au Tsuchikage et sa famille puis à la princesse. D'un saut périlleux arrière j'arrivais aussi gracile que le vent devant le chef du village et sa princesse s'en suivait une révérence travaillée et gracieuse, dotée d'une certaine noblesse dans chacun de ses gestes.Une révérence Hyûga de la plus belle facture.

-Cette statuette vous démontre à la fois tout le savoir faire de la famille Chokoku mais aussi tout le respect et la confiance que vous accordent la nouvelle génération, que je représente, en tant que protecteurs du village d'iwa. Veuillez accepter ces modestes présents témoignant de la confiance et de la gratitude de tout habitant du village de la roche envers votre engagement de devenir un bouclier et l'épée du village .

Terminant ma phrase je m'inclinais humblement en direction de Yoshitsune Nagasama et de la princesse Yume Byakuren puis je me retournais avant de disparaître . Désormais je déambulais a travers la foule compacte armé de tout un tas de feux de Bengale et de mon sourire innocent . J'avoue que j’étais épuisé de mon dernier fuuton et qu'il s'imposait naturellement que je fasse la distribution des derniers feux et statuettes que je n'avais pas pu laisser tomber des airs. Ce jour était signe de festivité, de renouveau et de regard vers l'avenir pour notre village et ses habitants. Muni de mon kimono bleu très classieux j’avançais doucement a travers les chemins que formaient la foule quand ils me voyaient.Mon byakugan toujours activé je regardais si toute la scène se passait bien et qu'aucune forme de violence ou de problème pouvais se déclencher pendant la fête. Aujourd’hui j’étais à la fois responsable de son bon déroulement mais aussi de la clôture de la cérémonie. Tout se devait d’être parfait. Je pourrais me reposer plus tard, pour l'instant il me fallais tenir.Faisais-je honneur à mon clan ?Faisais honneur à mon Père ? Je l’espérais. C’était ma première vraie mission et je comptais bien la remplir a 100%.

J’espère que la surprise allais leur plaire...

Les différentes statuettes:
Spoiler:
 
IMPORTANT
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 16 Juil 2018 - 15:53
Debout sur l’estrade auprès de la jeune princesse Yume, le nouvellement ombre de la Terre, l’esprit aussi volatile que possible, miroitait pour la énième fois de la journée, un ciel bleuâtre à souhait. Il ne s’agissait pas d’un ciel de saison, que du contraire. Et pour cause, ce bleu céleste était presque aussi sombre que la nuit à l’exception d’un soupçon de clarté. Dans la pénombre de cette vue imprenable flamboyèrent ses prunelles d’un jaune beaucoup plus cristallin. Bien que cela était fort peu visible en vue de sa posture, surtout en vue de la direction de son regard, le jeune homme était bel et bien en train d’observer la voûte nuageuse qui passait juste au-dessus de lui. Chance ou malchance si ce jour-là il était dehors, si les dieux lui ont donné distinctement cette possibilité, il fut ébahi de voir un mouvement laiteux -tout aussi titanesque- se mouvoir par-delà un bleuté sinistre.

Avant même qu’il ne puisse se rendre compte de quoi que ce soit et en pleine possession de son esprit, tant vivace et volatile il était, les mouvements célestes s’étaient laissé entrevoir quelques secondes avant de ne laisser derrière eux, un spectacle inouïe : Tant par cet arbuste et ce bourgeonnement de fleurs signifiant le début d’une vie nouvelle, qu’avait agencé Sainan et Etsuko ; Mais il en fut d’autant plus surpris à la vue de ces magnifiques feux d’artifices ou encore ces splendides sculptures que présentèrent respectivement, Diao et ce jeune homme.

De par ces actes, ces jeunes pousses du village caché de la Roche venait de lui témoigner du respect, un respect qu’il ne manquerait pas d’oublier. Il était fier de pouvoir se dire, habitant de la Roche non. Leader de la roche.

Il s’avance alors en direction de la scène bien qu’il en soit déjà très proche.
Et si tout à l’heure son discours eût été des plus sérieux, allant un peu à l’encontre de l’esprit de l’Iwa Shukusai.

- Avant de vous laisser tous vaquer à vos occupations, je tiens à saisir cet instant pour vous énoncer ce que je considère comme de bonnes nouvelles.
En ce jour, j’aimerai premièrement vous introduire cette petite brebis égaré que j’ai recueilli, et qui dès ce jour sera aux yeux de tous mon premier enfant : Nagamasa Takumi.


La voûte céleste, teintée aux nuances de la fumée s'était éclaircie par-dessus leurs pas et la joie vint étreindre le peuple Iwajin, sous une salve d’acclamations. L'ardeur de l'atmosphère était étouffante, resserrant son étau flamboyant autour de son corps. L’hélianthe alanguissait son épiderme de parasite lumineux, éclairant sa peau mate au passage. Sous un sourire, le Nagamasa enveloppa sa peau opaline des étoffes de soie. L'insigne de sa famille pourfendant les steppes, une énième fois ; cette fois pas Chogen mais Yoshitsune.

- En second, j’aimerai tous vous convier à mon mariage avec celle qui a su m’accompagner toutes ses années et qui m’accompagnera pour toujours. Quand bien même, ma demande a déjà été faite…

Le cœur de Yoshitsune était gonflé tant de joie, que d'excitation ; tant d'impatience que d'appréhension. Le moment approchait, et le samouraï se sentait mourir à petit feu tant le stress et l'euphorie parvenaient à leur comble. Il avait tant rêvé cet instant, l'avait imaginé de mille et une façon possibles et ne pouvait que constater, le sourire aux lèvres, que la réalité était plus belle, plus enivrante que tout ce que ses rêves avaient pu décrire jusque-là. Lui qui avait été captif si longtemps de cet univers monstrueux qu’était le Monde Shinobi, se sentait si libre, et soudain si jeune ; le poids des années qu'il portait anxieusement dans un coin de sa tête jusqu'à ce jour avait disparu. Plus rien n'avait d'importance sinon ces terres ; ce peuple ; cette famille ; cette femme qu'il devrait protéger, qui semblaient lui tendre les bras comme une invitation à prendre ce qui lui était dû. Il descend au milieu de la foule, zigzagant à travers le marasme. Quand enfin son regard s’appose sur elle, il appose solennellement le genou à terre. Devant l’ensemble du peuple Iwajin, l’homme fait sa demande.

- Lee Sun-Hi, je sais a quel point cela peut paraître redondant mais je veux que le peuple qui est le nôtre sache à quel point tu comptes pour moi. Alors c’est devant toute cette assemblée que j’espère faire de toi ma Femme.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 16 Juil 2018 - 19:46

La grand-place où viennent d’apparaître végétations en tout genre - arbres et fleurs -, la Roche est colorée, elle semble renaître. Pareille à cette promesse du poème du sang bleu, le renouveau d’Iwagakure no Sato est annoncé. Non pas dans l’ombre mais bien par cette Dernière. Les paroles se veulent exaltantes, rendant à l’eau calme tout son pétillant. Contraste renforcé par le spectacle explosif. Chacun s’attelle à ce qu’il a à faire, les figurines sont distribuées. Présent accepté par le jônin, il lève alors les yeux sur le troisième du nom qui prend à nouveau la parole devant l’audience, le village entier. La nouvelle retentit. Peut-être que certains sont surpris, d’autres indifférents. Takumi est de ceux qui observent. Cela ne changerait pas grand chose pour lui. Mais pour les autres, ces derniers ne changeront pas du tout au tout après cela ? À voir, les traitements de faveur ne l’étonneraient pas, surtout en connaissance de cause des précédents événements. Peu importe, c’est dorénavant deux noms qu’il devra porter et bien plus d’âme à porter à travers chacun de ses actes à venir.


Ses pupilles pâles balaient du regard les personnes présentes à ses côtés. L’albinos et sa petite soeur, le paon blanc et tout ce qui suit. Silencieux, il entend ce qui est dit. Murmures. Et voici donc que la décision fait débat au sein de son propre clan. Un membre important se voit maintenant affilié à une autre famille. Laquelle choisira t-il ? L’entre-deux est-il possible ? Et bien d’autres encore. Le Hyûga feint le sourire devant le monde entier - surtout les siens - puis regarde Yoshitsune aller retrouver Sun-Hi afin de lui faire sa demande. Ce n’est probablement pas une surprise pour elle - et peut-être certains de ses proches - mais nul doute que cela soit le cas pour tous les autres. Ainsi donc l’été commencera avec plusieurs bonnes nouvelles : un festival, un mariage, un nouveau chef. Un peuple bientôt bercé par une eurythmie de plaisirs qui ne connaîtra sûrement aucun équivalent par la suite. Que les shinobis et les iwajins en profitent, il est évident que l’Enfant du Fer fera honneur à sa réputation et celle de son pays d’origine.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Mer 18 Juil 2018 - 2:25
Ce soir, tu t'étais parée de ton plus beau yukata ; celui que tu obtenus au prix de nombreuses péripéties. C'est que cette soirée était spéciale, elle marquait le début de l'Iwa Shukusai. La tribu suivit se revêtant de ses apparats -les plus chics et festifs- en plus des présents que tu leur avais offert il y a plusieurs mois de cela.
Cette soirée était spéciale, et c'est en famille que vous vous y rendiez, marchant au rythme des rires et joies du village ; ils pavent votre chemin jusqu'au coeur qui sera bientôt plein de vos âmes en fête ; séchant ses larmes de vos pieds, il abandonnera accablement et tristesse pour accueillir amusement et allégresse.

Devant la scène la foule trépigne, s'impatiente ; se tait. Plus un mot face à cet éclat sans nom ; incarnation de la grâce vous l'écoutiez, hypnotisés. Son poème tinte à vos oreilles, élégant sonnet, il est porteur d'un lourd secret ; d'une vérité sur le point d'être élucidée, et vous l'écoutiez, hypnotisés.
Le voile est enfin levé par celle qui arbore les emblèmes de la Terre : la Roche portera une nouvelle Ombre. Stupéfactions et messes basses, le peuple est pantois. Dubitatif, les clans se forment : les sceptiques, les optimistes et les sans avis. Puis il y a toi.
La Lumière laisse place à L'Ombre, et tu le regardes, l'admires. Il est fidèle à lui-même et tu souris. La nouvelle Ombre de la Terre récite de sa voix grave, entonne une puissante cantate ; il est basse. Son discours résonne et la foule tremble, frisonne, de crainte et d'excitation. Puis il y a toi.

Interdite, tu frémis ; de ces confidences, tu n'en eus pas connaissance. D'ailleurs, la tribu s'agite : elle l'ignorait aussi. Elle rive ses yeux sur toi, mais sidérée, tu ne peux les détacher -tes yeux- de celui qui se tient sur l'estrade. Ce n'est que quand il se retira que tu te retournas, échangeant ta surprise avec ceux dont tu partages le sang. Celle-ci n'allait quand grimpant. Soupirs et bruits ahuris, la foule est éblouie ; arbres et fleurs prennent vie pour votre plus grand plaisir, à ton tour tu souffles et applaudis, mais ce n'est pas fini.

Un sifflement. Une explosion. Des cris. Le ciel s'illumine sous les feux d'artifices et la foule est en liesse. Toi-même tu ne peux te retenir et t'exclames ébahie. Des statuettes semblent tomber du ciel elles aussi, tu attrapes celle qui t'est destinée. Ris, elle est à ton effigie ; comme c'est magnifique.
Tu n'en reviens pas, cette cérémonie est royale, sublime ; tu ne t'attendais pas à telle fantaisie. Et ça ne s'arrête pas là, L'Ombre réapparait pour une nouvelle annonce. La tension monte, vous retenez votre souffle ; il présente celui qui est maintenant son fils. Tu manques de t'évanouir, saisissant enfin le lien qui les lie, mais ce n'est pas fini.

À tous il dévoile vos plans de mariage avant de descendre de l'estrade, et ton coeur bat avec plus d'intensité à mesure qu'il se rapproche, de toi ?...
Les larmes montent, tes lèvres tremblotent, à nouveau il te le demande ; à nouveau tu lui dis - "Oui", d'une voix brisée par les sanglots.



Arbres et fleurs prennent vie pour votre plus grand plaisir.

Sifflements. Explosions. Cris. Le ciel s'illumine sous les feux d'artifices.

Tu n'en demandais pas tant, tu ne demandais rien. Mais de toi il fit Reine, Lee Sun-Hi.



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Mer 18 Juil 2018 - 7:16
Ainsi donc débutait le festival d'Iwa.

Le kage n'était plus. Un certain Yoshitsune le remplaçait. Le père de Takumi. D'ailleurs, il y avait un air de ressemblance entre les deux. Il en profita pour annoncer son mariage auquel il conviait tout Iwa. Toph se frotta les mains. Il y avait toujours quelques rixes aux mariages, cela promettait. Sur ce nouveau Kage en tant que tel, elle n'avait pas d'opinion. La terreur d'Iwa ne connaissait pas l'Enfant de Fer et était prête à lui donner l'occasion de faire ses preuves avant de l'incendier et de lui foutre personnellement une raclée.

Hypothétique, la raclée bien sûr.

Elle reçu une petite statue à son effigie qu'elle rangea dans un sac en bandoulière. Ce n'était pas le genre de Toph, mais elle la garderait tout de même. C'était pas les parties qui l'avaient intéressées le plus.

Ce qui l'impressionna le plus ? L'arbre de Tenshi. C'était un acte presque divin de pouvoir créer la Vie, et le mokuton était dans cette dimension là un véritable don d'en Haut. Après, elle supposait que cela constituait également en un dépense de chakra importante, et qu'il y avait des conditions associées. Les feux d'artifices étaient aussi pas mal. Sous le voile de son doujutsu, les lumières changeaient d'éclats, indiquant la présence de chakra dedans - d'origine Chokoku elle aurait parié.

Et elle ?

Et bien, Toph, pour sa part, s'était contenté de fausser compagnie à ses gardes du corps (imposés par son père) pour assister à tout ceci sur le toit d'une maison. Car c'était une vérité dans le monde ninja que les shinobis classes assistaient à ce genre d'évènement sur les toits des maisons. Après tout, il suffisait de maitriser le kinobiri pour directement ne plus être secoué par des foules en délire.

Accessoirement, elle était en général trop petite pour voir quoi que ce soit dans une foule.

Yare, yare...


Elle redescendit dans la rue, le spectacle du discours était fini. La fête pouvait commencer. La petite boule d'énergie sautilla presque sur place d'impatience. C'était son premier festival. Elle comptait bien en profiter un maximum.

Des ptits cadeaux, des mariages, des feux d'artifices, un ptit géranium, le retour du fils prodige - qui se trouve être mon cousin - on peut dire que ce festival est bien animé. Mais vous savez ce qui manque ici ? Un peu de baston. Allez, les gens, personne n'est chaud ? Y'a pas un concours de lutte ou de bras de fer ?


Les gens autours d'elle pensèrent qu'elle faisait une blague. Et comment ne pas leur donner raison quand une petite gamine haute comme trois pomme appelait à taper sur des adultes. Elle fit une moue dégoutée avant de se fondre dans la foule à la recherche d'activités intéressantes. Il y aurait bien quelques tournois ou concours sportif qui attiserait sa soif de violence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3493-hyuga-toph#26646

Mer 18 Juil 2018 - 13:56
Iwashukusai : Deuxième édition
Fébrile, je pourrais l'être et apprécier cet instant, néanmoins, je ne peux m'empêcher d'être plus soucieuse qu'autre chose. Première festivité de la sorte pour moi, c'est un nouveau visage d'Iwa que je vais visiblement découvrir ce soir. Contrairement à beaucoup de personnes, je n'ai pas connu la première édition. Ainsi, peut-être serais-je moins critique. Là où vous pourrez comparer à l'année précédente, je pourrais simplement m'émerveiller, si motif à cela il y a bien entendu.

Pour l'heure, tous rassemblé sur la place principale du coeur commercial, nous sommes là, à écouter les prémices de cette soirée, l'annonce de l'ouverture qui ne devrait guère tarder et qui pourtant, se fait quand même languir face aux monologues de mon grand-frère. Un discours long, porteur de guerre et pas si enthousiaste que cela. Il nous parle de sang, de mort pour une soirée que l'on veut tous radieuse. Il nous vend un Iwa plus guerrier dans le futur, mais surtout plus dur pour les plus faible. Est-ce réellement une bonne chose de tenir de tel propos un soir de fête ? Je l'ignore, mais je ne puis critiqué.

Bien que...

Je ne peux m'empêcher de tiquer quand il ose mentionner notre père. Il profite encore de la réputation de celui-ci pour se faire valoir alors qu'il en est son meurtrier et je ne peux m'empêcher de le haïr encore plus à cet instant. Un tel affront... Yoshitsune n'a réellement aucune limite dans sa perfidie... Néanmoins, mon soucis n'est pas que là... Car si en réalité, je pouvais chercher à agir contre lui alors qu'il n'était que chef de clan, maintenant qu'il est devenu Tsuchikage... Cela devient compliqué pour ne pas dire impossible. Je ne puis aucunement aller contre lui dés à présent. Il n'est plus seulement une personne à qui je dois obéissance, il est également l'une des personnes que ma lame doit servir et protéger contre tout ennemi de la roche. Un sacré dilemme pour moi.

Néanmoins, il n'est point l'heure de penser à tout cela. Que du contraire, je continue d'écouter, mais surtout d'observer maintenant ce qu'il se passe sous nos yeux. Des arbres et des fleurs qui prennent places et vie tout autour de nous, pour animer la zone avant que finalement, un feu d'artifice éclair le ciel de diverse couleurs. Je me demande alors si les plus jeunes ne sont pas perdu entre l'émerveillement et le trop plein d'informations visuels qui se jouent l'un à la suite de l'autre actuellement.

Parce que ce n'est pas fini, maintenant, des petites statuettes virevoltes dans le ciel, dont une qui vient jusqu'à moi et je ne puis m'empêcher d'arquer un sourcil alors que je la réceptionne, surprise par se présence plutôt inattendu et assez représentatif de ma personne. L'observant alors pendant de longue seconde, je ne remarque pas que mon frère est remonté pour prendre la parole.

Cependant, quand il laisse à nouveau entendre sa voix, je relève le regard vers lui, m'attendant encore à une ineptie de sa part, mais non rien dont je ne sois pas déjà plus ou moins au courant. Bien que je ne m'attendais pas à ce qu'il reconnaisse Takumi aux yeux et aux su de tous de la sorte. M'enfin bon, il fait ce qu'il désire, après tout, je n'ai rien à lui dire.

Et puis, il quitte à nouveau l'estrade, sans avoir fini, les regard toujours posé sur lui alors qu'il s'avance vers Sun-hi, s'agenouillant devant elle pour lui refaire une demande. A croire qu'il est désireux que tout Iwa soit au courant de ce qu'il se passe dans notre clan. Prochaine étape, ça sera quoi ? Qu'il me demande de le rejoindre sur l'estrade pour me gifler une nouvelle fois ? Ah non, je doute qu'en réalité, il montre comment il agit avec moi aux yeux de tous. Cela ne collerait pas avec le beau rôle qu'il se donne.

Mauvaise ? Oui, je le suis à cet instant précis, car je n'ai toujours pas digéré qu'il ose mentionner notre père pour se présenter. Néanmoins, après que ma future belle-soeur ai donné sa réponse, je m'avance vers eux. Et c'est dans une voix dissimulant bien ma rancune contre mon aîné que je prends la parole. "Félicitation à tout les deux. Que ça soit pour le titre de Kage." Lançais-je à mon frère. "Ou pour vos fiançailles." J'adresse alors un léger sourire amical à Lee. "Je suis impatiente de t'accueillir au domaine." Espérant peut-être une future complicité entre elle et moi. Un peu comme celle que je n'ai jamais pu avoir avec ma véritable soeur, Shiro.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2808-nagamasa-mikazuki#20668 http://www.ascentofshinobi.com/t2833-equipe-7-les-charognards http://www.ascentofshinobi.com/t2947-mikazuki-la-voie-du-bushido#21852

Mer 18 Juil 2018 - 18:26
Le ciel était d'un bleu sombre, sans la moindre tâche de blanc pour venir perturbé cette immensité. Même mes yeux étaient plus clairs que la voute qui nous surplombait. Et cependant, ce n'était pas un vent sombre qui parcourait les rues du village cachée de la roche, mais bien le vent des festivités. De la joie, de la bonne humeur, et une excitation sourde qui tapissait les rues d'Iwa. C'était la seconde fois que je participais à ces festivités, bien que la première fois ce n'était pas en tant que shinobi d'Iwa, mais en tant que civil. Et pourtant, une fois de plus, je regardais cet attroupement de personnes s'émerveiller des festivités depuis mon emplacement préféré en ville : les toits des immeubles. Sorina, qui elle n'avait pas eu la chance de participer à la première édition était toute émerveillée. Je l'avais emmené avec moi, et tout comme moi-même elle était assise sur les toits de la ville. Ses jambes se balançaient dans le vide et ses yeux brillaient de milles feux, avec une joie enfantine qui ne pouvait que me toucher au plus profond de mon être. Je ne pouvais m'empêcher de regarder la jeune fille, dont le bonheur suffisait à me faire profiter de ce festival.

La princesse Yume s'avança alors sur le podium, et de son élégance naturelle, nous déclama un poème qui annonçait à la fois des promesses et de mauvaises nouvelles. Cependant, ce poème élaboré passa bien au dessus de la tête de Sorina qui était émerveillée par la beauté de la princesse et s'éprit à devenir comme elle lorsqu'elle serait plus grande. Posant une main affectueuse sur le sommet du crâne de celle que je considérais un peu comme ma petite soeur, je lui souris brièvement avant de reporter mon attention sur la suite des évènements. Et alors que je me demandais ce qu'elle voulait nous dire exactement par ce poème, le Tsuchikage troisième du nom fit son apparition et prit la parole. Alors c'était donc cela...Nous avions changé de dirigeant. Et alors que les rues étaient remplies de l'esprit de fête, notre nouveau Kage -un samouraï à la chevelure argenté et au regard doré- nous fit parvenir ses désirs prochains pour notre nation. Bien que ceux-ci ne collaient pas avec l'ambiance que j'imaginais de ce festival, ils eurent quand même leur petit effet sur l'assemblée. Un frisson d'excitation parcourut mon échine alors que je reconnaissais en cet homme, ou du moins en ce discours, un leader que je me ferais un plaisir de suivre. Si le but était de ne plus perdre personne, alors je donnerais tout ce que j'avais pour réaliser ces belles paroles. Ne plus perdre, et retrouver... Sorina me demanda brièvement ce que voulait dire cet homme intimidant, ne comprenant pas totalement la portée de son discours, et avec un doux sourire, je lui répondis.

-Il vient de dire que nous protégerons les habitants de la Roche pour qu'on ait rien à craindre et qu'on puisse être heureux avec ceux qui sont chers à notre coeur.

Elle n'avait que 12 ans, et elle était peut-être un peu jeune pour que je lui explique en détail ce que venait de dire la nouvelle Ombre, cependant je me refusais à lui mentir pour autant. Elle fit une moue songeuse, avant de me sourire en retour.

-Ça m'a l'air d'être une bonne chose !

Je rigolais doucement et nous retournâmes à notre contemplation du festival. C'est alors que quelque chose d'impressionnant se produisit. La foule s'écarta pour laisser place à un homme à la chevelure immaculée. Un homme que la jeune enfant et moi connaissions : Tenshi. Elle ne manqua pas de me le faire remarquer en le pointant du doigt avec une joie qui n'était pas le moins du monde dissimulée. De mon côté, j'arborais un sourire un peu plus mesuré, même si j'étais content de revoir ce shinobi. Faisant quelques mudras, il plaça ses mains au sol et des arbres en fleurs poussèrent à travers le village. Mokuton ! C'était un don héréditaire que peu de gens possédaient à travers le monde. Je ne connaissais certes pas cet homme à part les quelques minutes que j'avais passé en sa compagnie pour délivrer Sorina des mains du tavernier, mais j'étais loin d'imaginer qu'il possédait de tels caractéristiques. Puis vint une multitude de fleurs qui vinrent décorer ses arbres et les rues de notre village, présent d'une jeune fille. Puis vinrent les feux d'artifices et le jeune Hayate que j'avais rencontré qui lançait des amulettes à tout va, utilisant son fûton pour les diriger avec une dextérité et une grâce qui sublimait ses gestes. C'était un spectacle merveilleux. Prenant la jeune fille entre mes bras, je me laissai tomber au sol. Des regards inquiets se tournèrent vers nous, mais en faisant un salto et en utilisant mon assimilation, je ralentis légèrement ma chute afin d'atterrir d'un pied léger au milieu des habitants. Je me dirigeai alors vers Tenshi qui s'était fondu dans la foule après avoir fait sa démonstration. Mais avant même que j'ai pu l'atteindre, Sorina s'était précipité à son encontre pour sauter dans ses bras et pour lui poser tout un tas de questions. M'approchant d'eux, je saluai l'utilisateur du Mokuton.

-Je ne savais pas que tu avais de telles capacités, mais d'un autre côté on ne connaît pas grand chose l'un de l'autre n'est-ce pas ? Alors comme ça, tu fais partie de la cérémonie d'ouverture, et quelle cérémonie !

Mais alors que je pensais que le tout était fini, le Sandaime Tsuchikage s'avança à nouveau pour prendre la parole. Et après avoir nommé un Hyûga comme son fils adoptif -Hein ? Je n'avais pas rêvé ?-, il s'avança alors à travers la foule pour rejoindre une femme. Une femme que je connaissais. Une femme qui était celle nouvellement désignée pour me prendre sous son aile. Lee Sun-Hi sensei allait se marier avec le Tsuchikage ?! Je ne pus cacher la surprise qui m'abritait. Une femme qui ressemblait au Kage s'avança pour féliciter ce dernier et le couple qui sera bientôt déclaré mari et femme. Je supposai aux paroles et à l'air de ressemblance qu'elle devait être la soeur de l'homme qui avait pris la tête du village. Ayant alors une idée, je m'éloignai de Tenshi pour me rapprocher de la Iryo-nin. Je me récupérai sur plusieurs des arbres aux nombreuses fleurs toutes plus jolies les une que les autres de nombreuses pétales en un temps record.
Puis utilisant mon fûton, je les soufflai en direction du couple pour que les fleurs retombent au dessus d'eux. Ils furent alors rapidement entouré de fleurs toutes plus belles les unes que les autres, comme il me semblait qu'une demande en mariage réussie se devait d'être. Puis regardant surtout le visage de ce qu'elle connaissait avec un sourire franc, je m'adressai à eux de manière brève, alors que j'étais encore posté sur les branches de l'arbre.

-Félicitation à vous pour cette belle annonce, et félicitation Tsuchikage-sama, fis-je avec une respectueuse mais sobre révérence.

Je m'éloignai cependant rapidement et discrètement avant que la foule ne se resserre autour du leader du village et de sa compagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3535-le-livre-de-tenzin#26739

Mer 18 Juil 2018 - 23:39




自然の芸術 - Iwashukusai



« 良いお年を »

◐Justice◐

Un ciel insignifiant, sans forme ni couleur, s’étalait chaudement sur les toits de la ville rocailleuse. On pouvait sentir se dégager de ses vapeurs fébriles, un charme artificiel et des rêves trompeurs, propre au peuple de la Terre.

Il s'ennuyait au milieu de la foule bruyante, maudissant toute ces lumières aveuglantes,
l’agitation, le monde et les festivités. Le sauvageon s’était efforcer de participer au festival annuel suite à la promesse tenu auprès de Diao.

L’intronisation de Yoshitsune ne l’importait guère, son discours à forte raison d’être particulièrement éloquent, sonnait tout aussi faux que les promesses d’un fumiste. Le peuple l’ovationnait comme s’il ne s’était jamais rien passé auparavant. Auraient-ils déjà oublié ? Senkū assistait le visage neutre, à une scène "déjà vue" à laquelle, il avait fait acte de présence l'an dernier. À la seule différence cette fois-ci, le couronnement d’un autre Nagamasa, grand-frère du Shodaïme, ou celui qui avait fortement influencer l'intégration de l’Ostrogoth dans la société civile.

Pouvait-on croire les dires d’un homme qui avait abandonné son propre sang à la grande faucheuse encapuchonnée ? Ces Kirijin méritaient tout simplement le courroux féroce d’Iwagakure par le Sang et la Guerre. Ce qu’il espérait en revanche de la part du patriarche Samouraï, fut simplement de ne pas tomber dans la routine pitoyable de son prédécesseur volcanique.

En dépit du profond respect qu’il avait à l’égard d’Akimoto, le Yasei avait trouvé son règne plus préjudiciable qu’autre chose pour le village caché des monts, et pourtant, tous savaient à quel point sa force était incommensurable.

Un léger sourire apparut sur son faciès primitif à la vue de Sun-Hi sur l’estrade, même si la fête ne l’enchantait que peu, il s’affichait réjoui de voir le bretteur et l’eiseinin partager une telle relation.

« Yoshitsune-san, j’espère que vos actions seront à la hauteur de vos serments. » Susurrait-il pensif.

Il ne prêtait pas plus attention au reste des individus présents, même si certains visages lui semblaient familiers. N’étant pas vraiment un fervent de la foule en délire, son tempérament sibyllin le contraignait à fausser compagnie à ses pairs. Il extirpa un bref soupir de satisfaction, dénotant tout même, le soutien et le respect qu’il pouvait avoir à l’égard de l’épéiste et de son sacre plus que mérité en comparaison au rouquin cinquantenaire. Même si au fond de lui, il lui en voulait de n’avoir rien fait pour venger Chôgen, Meian et les autres.

Brusquement, le Jônin fit volt-face avant de s’éclipser dans les hauteurs de la ville, caressant une nouvelle fois la solitude, observant sagement les feux d’artifices engendrés par l’héritière Chokoku.



_________________
野生動物 - Yasei dōbutsu
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t45-yaoguai-senku-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t1668-yaoguai-senku-carnet-d-un-aborigene#10263

Iwashukusai : Deuxième édition [ Ouvert ]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Cœur commerçant
Sauter vers: