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IWASHUKUSAI : Le soleil a rendez vous avec la lune - Tenten


Mer 11 Juil 2018 - 9:20
Est-ce que je venais de prendre quelque chose dans la face ? Je somnolais ce soir là devant mon livre d'étude, mais une curieuse sensation m’avait réveillé, regardant autour et en me penchant, je ramassais un gland… Puis en voyais plusieurs autre. Étrange… Ma baie vitrée était grande ouverte pour profiter de la brise du soir, ca ne pouvait venir que de la, aussi, je me levais avec ma petite idée en tete. Depuis quand il y avait un arbre aussi grand devant cette fenêtre, il ne pouvait y avoir qu’un seul avorton capable de ce méfait culotte, sautant en bas le plus discrètement possible, j’usais de senso pour le repérer en bonne mauvaise joueuse. Il semblait au moins avoir eu le bon sens de rester de l’autre côté des murs de cette maison de fou. Désertant les lieux sans hésitation -en pyjama-, je lui adressais un regard complice, ne voulant pas avouer qu’il tombait bien en fait. J’avais eu une sale journée pour tout dire, mais je l’avais cherche aussi, sans regrets.

_”Un oiseau de nuit ? C’est plutôt moi ca, je croyais que les belles plantes avaient besoin de soleil.”

Mon regard se tournait vers le domaine tout prêt. Cela ne me tentait vraiment pas t’y retourner. Aussi, affichant un fascie étrangement rayonnant en y repensant, je posais une proposition.

_”C”est mon tour non ? Alors faire le tour des stands, je t’invite, attend moi.”

Avec de l’argent c'était mieux et aussi au moins un yukata par dessus pour être plus présentable. Bon il n’y avait aucun effort sur la présentation, certes, mais ce n'était pas non plus la priorité, il n’y avait pas d'opération séduction avec Tenten, ni qui que ce soit finalement. Quelques minutes plus tard, je glissais mon bras dans le sien souriant pour l'entraîner par les raccourcis vers la fête. Est ce qu’il avait eu vent des mauvais nuages sur ma tête ces temps ci ? Peu importe, j'étais contente qu’il soit venu et je le lui faisais savoir.

_” Dis Tenten, j’aimerais ça un poisson rouge, il parait qu’on en gagne au festival et que les stands sont ouverts jour et nuit.”

Une sorte de caprice ? Éventuellement, ce ne serait ni le premier, ni le dernier.

_”Alors que faisais-tu par ici ?”

Me chercher bien évidemment, mais j’avais envie de le charrier un peu en rajoutant…

_”Ca y est, tu ne peux plus te passer de moi, pas vrai.”

Peut etre qu'il notera que je n'avais pas repris la peine de colorer ma peau de porcelaine aussi...

@SAINAN GI. TENSHI



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Mer 11 Juil 2018 - 23:31
Les festivités d'Iwa avaient commencé. Il y avait deux personnes avec qui j'éprouvais l'envie de les passer. L'une d'elles m'était inaccessible mais déconsidérait probablement, mais il y'en avait une autre avec qui je n'aurais voulu manquer cela pour rien au monde. La seule personne avec qui j'étais entièrement moi-même, la seule personne avec qui je me livrais sans détour, et la seule personne jouissant de mon affection sans autre ambition que de la satisfaire. Une seule personne correspondait à ce critère, vous l'aurez vite deviné, c'était Diao, ma petite Oni à moi. Dès le lendemain de l'ouverture, j'avais tout prévu pour lui faire passer l'une des meilleures soirées de sa vie. À fin de me faire pardonner un peu de ce qu'elle avait dû prendre de remontrance à cause de moi la dernière fois. La sortir de cette cage dorée, et lui faire oublier ce qu'elle était, au moins pour quelques heures, je pense que c'était le plus beau cadeau que je pouvais lui faire.

Mon plan était simple, venir une fois la nuit tombée, quand normalement tout le monde se couchait, c'est là que je passerais, ainsi, je pourrais la soustraire à cette fichue maison le plus discrètement du monde. Elle était si adorable que je voulais marquer le coup. La seule à me regarder comme j'étais, ni me trouvant fameusement beau et princier, ni affreusement laid et démoniaque. Je désirais lui offrir une soirée digne d'un conte de fée. Sachant où se trouvait sa fenêtre, je commençais à faire pousser un énorme chêne proche de celle-ci, les branches en escalier lui permettant de descendre de sa chambre telle une princesse. Je vins à elle habillé somptueusement, mêlant élégance et sobriété, pour ne pas l'humilier avec des fanfreluches que je me doutais qu'elle n'appréciait guère.

L'arbre serait le signal, et de l'autre côté du mur, où je lui avais encore préparé un escalier, sachant qu'elle serait suffisamment maligne pour comprendre, je l'attendais, incliné en révérence, comme un prince charmant attendant sa princesse. Je me doutais que cela, sachant qu'elle le prendrait en dérision la ferait rire. C'est cependant moi qui étais surpris quand je la voyais débarquer en pyjama.
-Haaaa heuuu bahhhh....
-Un oiseau de nuit ? C’est plutôt moi ça, je croyais que les belles plantes avaient besoin de soleil. Me criait-elle de sa fenêtre. Et je détournais immédiatement le regard en rougissant. Mais qu'est-ce qui me prenait là ? J'en avais pourtant déjà vu des filles nues, et des hommes aussi, et je savais jouer de ces choses-là sans problème, mais elle je ne pouvais pas, cela me gênait, cela raisonnait en fait comme inceste dans mon esprit.
-Rhabilles-toi vite ! Lui disais-je en murmurant fébrilement un cri qui ne cachait rien de ma gêne.
-C'est mon tour non ? Alors faire le tour des stands, je t’invite, attend moi.

Elle était tellement naturelle avec moi, que cela frôlait la limite acceptable. La voyant disparaître de sa fenêtre je soupirais de soulagement en imaginant qu'elle me réapparaîtrait dans une tenue tout de même beaucoup plus décente. Elle le faisait dans un yukata, à la présentation négligée il faut dire. Mais je m'en fichais, sous la lune, elle rayonnait, et cela me ravissait. Je l’accueillais d'un immense sourire, tendre et chaleureux, tandis que bras dessus bras dessous, nous nous dirigions vers le meilleur endroit pour profiter de ce soir, le cœur commerçant."Votre Altesse", l'avais-je accueillie en riant, "ce soir je suis votre chevalier servant". Nous y arrivions, au coeur commerçant, et sans le couvre feu cela grouillait de vie et de choses à faire.
-Dis Tenten, j’aimerais ça un poisson rouge, il paraît qu’on en gagne au festival et que les stands sont ouverts jour et nuit.
-Tout ce que tu veux, enfin presque je te connais ! Cette soirée est la tienne. Je veux que tu en gardes le meilleur des souvenirs. Je vais te l'attraper ton poisson rouge moi !
-Alors que faisais-tu par ici ? Ça y est, tu ne peux plus te passer de moi, pas vrai.

Elle était taquine, c'était elle après tout, et la tenant à mon bras, je détournais le regard, moi qui aimais dominer le monde en tout point, j'étais gêné et je rougissais comme une jeune fille trop prude. Saleté de bonne femme, oui c'était pour elle que j'étais là ! Zut hein ! Me criais-je à moi-même. Ramenant mon visage pour qu'elle contemple mon profil, je ne retins pas un sourire léger, tendre, mais cette fois, qui n'avait rien d'innocent, bien au contraire. Mélodieusement, et tendrement, je venais lui susurrer alors à l'oreille.
-Je voulais donner de la joie à la seule femme qui a vraiment su m'en donner depuis des années.

Là, c'était tout, et je fis comme si ce que je venais de dire était sans importance pour pointer du doigt le premier stand susceptible de nous intéresser.
-Tiens là ! La pêche ! Pour le poisson rouge. Ho et le truc des pommes qu'il faut attraper avec la bouche. Je te propose une chose, moi je pêche pour ton poisson rouge, et toi tu m'attrapes une pomme avec la bouche et tu choisis le cadeau, on va voir si tu me connais si bien que ça ! Et après on mange ! Parce qu'il fait faim aussi hein. Finissais-je en lui tirant la langue.

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Jeu 12 Juil 2018 - 15:58
La mise en scène était théâtrale, je pensais bien qu’il avait deviné que j’avais une affection pour ces jeux la. il en faisait des tonnes et je riais joyeusement de son manque de sérieux, ça me changeait de l’ordinaire un peu de légèreté, puis cela ne pouvait faire de mal à personne, bien au contraire. Comme si c'était outrageant de se présenter dans un peignoir du soir, toujours dans l'exagération quand il me hurlait de me rhabiller, comme si je lui exposais les secrets de mes courbes. Imaginez qu’on ait entendu cet imbécile ? Pour quoi j’allais passer. J’aurais dû être fâchée, mais je n’y avais même pas pensé. Preuve étant que j avais réellement besoin de cette évasion, les Chokoku étaient furieux après moi, le boycotte était général et vu que je ne pouvais pas leur échapper, l’ambiance était lourde, très lourde ici.

_”Tout ce que je veux hein ?”
Directe le stop et je riais lourdement comme une idiote, oh il commençait a me connaitre. “ Trop tard, tu as dit tout, ça sera tout, je n’ai pas écouté la suite.”

Traitez une femme en princesse et elle en devenait une pour de vrai, pour le meilleur et le pire ! C'était une base et j'étais certaine qu’il la connaissait, alors c’était bien de l’altruisme qu’il m’accordait en se laissant prendre exprès dans la toile. J’aurais dû être modéré par correction, mais je n’en avais pas envie. Un poisson pour commencer.

_”J'espère continuer dans ce cas, sincèrement, donc nous faisons une trêve pour ce soir ?”

Car il ne fallait pas trop ce ramollir non plus, la base c’était le mélange d’un bras de fer et de ces moments de pause. Puis je n’avais pas envie de trop m’attacher et laisser trop place a l’habitude qui ferait baisser les défenses. Des fois, les pertes se jouaient dans un seul instant de faiblesse. Sur place, il lançait une sorte de défi que je relevais avec joie, il savait comment motiver ses troupes et mon choix pourrait bien le surprendre. J’étais persuadé qu’il pensait que je refuserais en bonne bourgeoise de jouer ce jeu ridicule, mais il n’avait fallu que quelques instants pour débourser mes ryos, rattacher les mèches de mes cheveux et plonger là-dedans sans la moindre hésitation….

Quelques secrets dépensent plus tard… Il y avait eu du sabotage.

_”Bon, je n'ai rien gagne... Mais je te ferais un peigne avec une sculpture de lierre en compasation.”

C’était à la fois un cadeau bien choisi et une boutade, un qu’on pourra offrir a une femme ou bien de quoi lui permettre de soigner sa chevelure plus longue que la mienne. Lui tendant des deux mains trempée, mais pas rancunière, je souriais bêtement en me moquant ouvertement.

_”Et mon poisson alors ?” Instant de répit avant de l’attraper par le bras et toute excitée l’emmener déjà ailleurs pour gouter les saveurs des stands, face au premier marchand… “ Un de chaque de tout ! Puis on partage, ça te convient Tenshi ? “

Et ce n’était que le premier round.
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Ven 13 Juil 2018 - 8:18
Bon au niveau de la pêche je n'avais pas été d'une grande habileté au premier abord. C'est que l'homme qui tenait le stand en me voyant arriver sabre à la ceinture s'était immédiatement insurgé. "Hollaaa pas de chakra hein sinon c'est de la triche !"
Non mais franchement, interdire son chakra à un Shinobi c'est comme interdire un pinceau à un peintre, c'est impossible et ça n'a pas de sens ! Je ne me débinais pas pour autant, j'avais promis un poisson rouge, je l'aurai !

Il me refilait une canne que je savais trafiqué, ou usé jusqu'à la moelle, pour ne pas dire que ce civil était un petit fripon. Il s'agissait d'arriver à prendre avec son hameçon les bons objets qui couraient sur un petit parcours d'eau. Le courant n'était pas le plus rapide qui soit, mais quand même ! Sous le regard de Diao, je me promettais qu'au premier sourire, ou la première moquerie d'elle, je le plongerai la tête dans la flotte quand elle devrait attraper une pomme avec sa bouche (pourvu qu'elle la croque bien !)

M'acharnant, à force d'une concentration telle que j'en avais l'air d'être dans un combat à mort avec des canards en plastiques qui flottaient (oui oui !), je peux vous dire qu'au visage on sentait toute la pression du monde peser sur mes épaules. C'était une question d'honneur ! Si j'avais promis un poisson elle devait l'avoir ! Alors passons sur le fait que j'y parvins finalement, sauf que ! Devinez qui allait se trimbaler le bocal à la con avec un poissecaille dedans ? Bah c'était bibi bien sûr ! Et qu'est-ce que j'avais en retour ? Un peigne ! En argile (manquerait plus qu'il explose sur la tête), et tout trempé en plus ! Hors de question que j’abîme ma crinière avec ce machin ! J'ai tout de même fait un sourire et me suis incliné en remerciement pour ce "noble cadeau", histoire de lui faire honneur (et ça avec le bocal des les mains hein).

Et elle continuait de déborder d'énergie pendant ce temps. Elle rayonnait toujours, nous avions à peine terminé qu'elle m'attrapait le bras pur qu'on s'en aille manger.
-Et pourquoi pas manger le poisson ? Blaguais-je (enfin pas tellement, ça m'en débarrasserait). D'ailleurs tu comptes l'appeler comment ce machin ?

Nous faisions le tour des stands et des sucreries, devant lesquelles elle refusait obstinément de se modérer. Je m'en amusais, parce qu'elle était comme une enfant et que j'avais ce que je voulais, je la voyais heureuse et légère, sans pression, et profitant uniquement d'une belle nuit. Attendit, je lui lançais de temps à autre ces petits regards sans séduction, seulement rempli d'attention. J'étais pour ainsi dire quasiment à son service cette soirée-là. Je mangeais en passant bien moins qu'elle ! Mois je n'avais pas un gramme de graisse, mon corps était parfait et je tenais à ce qu'il le reste (oui je suis bien foutu je vous emmerde !). Je lui tirais la langue parfois, parce que vint un moment ou la voyant dévorer je songeais et lui en faisais part.
-Dis, si tu continues comme ça, tu vas vraiment finir par grossir tu sais. J'espère pour toi que tu n'as pas tendance à tout prendre dans l'arrière-train hein.

Ayant mangé pas mal de nos sous, et voulant profiter au maximum de cette petite trêve que nous nous accordions, je décidais de proposer de nous attarder sur quelque chose d'autres. Ne sachant pas si elle connaissait, j'espérais qu'elle en garderait un bon souvenir.
-On passe aux attractions ? Genre la roue ? Et après on va sur les toits histoires d'observer la ville sous la lumière, ça doit être quelque chose à voir quand même. Mais je t'arrête tout de suite ! ON NE FAIT RIEN SAUTER ! C'est bien compris hein.

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Sam 14 Juil 2018 - 10:50
J’avais ri et pas qu’évidemment, commentaires et moqueries, Tenten avait été rhabillé pour au moins trois hivers et en échange, combien même j’avais quand même eu mon poisson, j’avais manqué de finir noyée dans le tonneau d’eau. Plus jamais de ma vie je ne jouerais à ce jeu, mais c'était de bonne guerre ma foi. Combien même j’avais râlé les premiers instants tandis qu’il s'époumonait et que les passants nous observaient amusés. Dire que je voulais faire dans la discrétion.

_”Personne ne mangera jamais Akimoto.”

Il avait sa réponse et il n'était pas prêt de ce qui allait l’attendre au moment de rentrer, Akimoto avait besoin de son royaume après tout. Pour l’heure, il était temps de régaler nos papilles. Le goujat était invité, alors il ne m'empêchait nullement les excès de commandes, pourtant, ce sobriquet ne lui valait que quand il se permettait un commentaire sur mon poids, damne, quelle fille cela ne titille pas. Arrêtant de marcher sur l’instant, j’avalais en lui offrant un regard mauvais et l’humeur n’allait pas s’arranger avec ce que j’allais lui dire.

_”En temps normal, je t’aurais dit que j’espère qu’un peu de poids ne donne une poitrine, mais la, cela n’a plus vraiment d’importance, je suis fiancée pour de bon, mariée prochainement donc… Tu vas rire quand tu sauras qui c’est."


Beaucoup plus que moi en tout cas, si j’en étais à la phase d’acceptation, quelques amertumes tiraient encore leurs ficelles en arrière fond. Certes, ce n'était pas une surprise en soi, en vrai j’avais toujours su que cela arriverait, mais c’était peut-être l’individu lui-même qui posait problème au fond.

_”Le Hyuga chez qui tu as été chercher notre recommandation. “

J’avais dit ça avec le sourire, pour m'empêcher de rajouter à quel point le fiancé était imbuvable, en plus d'être un parti discutable si on lui enlevait l'héritage de son clan lié au mien sous peu. Là-dessus, rien n’a redire, en revanche être humiliée sous les conquêtes cachées par un secret de polichinelle… ça faisait mal a l'orgueil en sachant tous les freins qu’on avait imposés à ma vie pour être une future épouse sans encoche. L’injustice planait, mais il n’y avait rien a y faire et ne voulant pas gâcher la soirée avec le détail finalement, j’avais acquiescé sa demande en le traînant avec le même entrain pour les stands vers l’attraction spectaculaire.

_” Roh tout de suite ! Même pas un petit feu d'artifice clandestin ?!! “

Cette réputation qu’il allait me coller lui, j'étais une fille sage, mais à l’entendre, on pourrait en douter durement. Les billets pris pour le tour de la grande roue, je m’y installais la première, il paraît qu’on pouvait voir toute la ville. Rien que ça. Pour un civil ça pouvait être sensationnel, mais les shinobis eux n’avaient qu'à sauter sur les toits… Encore que, c'était agréable de voir la vue changeait progressivement sous les couleurs et les lueurs du festival.

_”C’est ironique tu ne trouves pas. Nous genin, on nous interdit de quitter le village, mais de simples civils peuvent leur faire a leur guise sans donner de compte. Rends-moi mon poisson”

Mon regard était tourné vers l'entrée restée ouverte ou les allées et retours n’en finissaient pas. Et je lui avais arraché des mains Akimoto pour le porter a mon tour sur mes genoux.

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Sam 14 Juil 2018 - 23:03
Akimoto ? C'était le prénom du Nidaime Hokage si je ne m'abusais. Honnêtement je ne le connaissais pas, lais sans doute y avait-il une raison cocasse derrière cela. J'étais seulement heureux de pouvoir partager ce moment des plus simples, avec quelqu'un qui me faisait oublier, non sans peine, toutes les pressions de la vie quotidienne. Ce combat de chaque instant, où de le lever, on sait que sa journée n'aura rien d'un moment de détente. Un combat oui, perpétuel, contre tout et tout le monde, à commencer contre soi-même. Si je savais encore pleurer, je verserais des larmes chaque soir. On m’opposerait que j'ai choisi ma vie, d'être ainsi. Mais en croyant en l'imprévisibilité du destin, je crois aussi en sa détermination. On ne choisit pas qui on est ni ses rêves, de là la première injustice du monde.

Avec Diao, tout s'envolait, naturellement, chaque instant était de la pure transparence, de la pure innocence, sans complexité, sans jeu de duperie, et bon sang, que j'aimais ça. J'étais encore incapable de tout lui dire, et je ne crois que cela arriverait un jour. Mais je n'en pensais pas moins. Même quand elle faisait la faussement vexée je souriais, tendrement, la larme aurait presque pu couler sur la joue, mais débordant de joie, elle restait emprisonnée aux fonds des yeux. Elle ne pouvait pas comprendre tout cela, personne ne le pouvait. Un mélange douleur et de bonheur, calfeutrés dans un songe, qu'une bête immonde aux crocs acérés conservait, protégeait, avec férocité.


Cette férocité révulsait mon regard au moment même où elle m'annonçait la terrible nouvelle. Elle était fiancée à Hyûga Takumi... Cet homme... Cet homme-là. Par tous les saints, les dieux et le ciel et la terre cherchaient-ils ces derniers temps à se jouer de moi, me mettaient-ils à l'épreuve pour une raison ou une autre ? Je marquais un silence, nous étions sur cette fichue roue, j'avais le bocal d'Akimoto dans les mains. Mon cœur battait, il battait si fort de colère, qu'il injectait mes yeux de sang et que ma peau rougissait. "Avale, avale, avale vite ! Vite !" Me criais-je en pensée. Non content de m'avoir pris mes cheveux, et de m'avoir obligé par la force à me soumettre, uniquement parce que d'esprit je lui étais supérieur, il me prenait la seule amie que j'avais en ce monde. Une autre voix tonne en moi, je lui dis de se taire, alors que le silence devient de plus en plus lourd. "Dévore-le, dévore-les tous, brûle-les", je me reprends, je me domine, je me mord la lèvre jusqu'au sang, pour me canaliser, je fais pression sur moi, et mes battements de cœur retrouvent un rythme plus et régulier.

Diao s'empare du bocal, et continue de parler, je crois qu'elle n'a heureusement rien remarqué. Elle le pose sur les genoux, et moi je ne l'écoute plus que d'une oreille. Une seule pensée m'obsède maintenant, car être du désir, quand je veux quelque chose, je deviens prêt à tout pour l'avoir. "Je vais le tuer, je vais le tuer, je vais le tuer", résonnant dans ma tête comme une timbale. Mon visage se force, et rayonne, il s'illumine en perdant ce qui faisait sa révulsion. Le masque est rétabli et je peux sourire de nouveau, simplement, tendrement, innocemment.

-Les civils n'ont pas le pouvoir de raser une maison. Toi si. Encore que, les shinobis ont toujours sous-estimé les capacités des hommes sans pouvoir. Lui répondais-je avec le sourire.

Que faire ? Que dire... Je pensais un instant, puis ne pensais plus, en réalité j'étais abattu, j'avais vraiment du mal à avaler cette pilule. Je savais que cela arriverait un jour, mais pas si tôt, pas avec cet homme-là...
-Tu peux faire tout flamber ce soir si tu veux.

Simplement annoncé, comme une évidence, qui voulait en réalité dire, bien que c'était totalement faux, plus rien n'a de sens, alors allons y jusqu'au bout. Elle était bien capable de tout faire cramer en plus, et voilà qui me redonnait un peu de joie dans cette soirée qui s'annonçait jusque-là si bonne. Je perdais mes moyens, je redevenais alors un simple petit enfant, qui s'efforçait de réapprendre à ravaler comme il pouvait sa frustration. C'est là qu'innocemment, sans y penser, j'approchais mon visage de sa joie, et lui y fit un tendre et délicat baiser.
-Toutes mes félicitations. Soit heureuse.


Que dire d'autres, je savais que c'était un mariage politique et je soupçonnais mon maître d'en être la cause. Il voulait réunir deux clans pour assurer la stabilité. Le pire c'est que je ne pouvais pas lui en vouloir, s'il n'y avait eu mes sentiments et avouons, mon désir de possession, j'aurai pris la même décision. Même moi, je ne pouvais pas tout avoir, c'était ainsi. Alors il n'y avait rien d'autre à lui répondre, et je lui présentais cet hommage, en mimant sur mon visage tout le bonheur que j'aurai dû lui souhaiter. Je souhaitais bien le sien, mais celui de son futur en revanche... Puisque nous étions sur cette lancée, je décidais, pour détourner la conversation et parce que l'occasion s'y prêtait, de lui faire une confidence.
-J'ai rencontré une femme dont je serais certain qu'elle saurait me satisfaire. Une femme de ma hauteur, mais je crains que cette fois le charme n'opère pas. C'est la princesse d'Iwa. Il faut croire que ces derniers jours ne sont pas ma révolution solaire comme on dit chez moi. M'enfin, j'espère quand même que nous pourrons continuer de nous voir de temps en temps. Aller viens, sortons de là et allons sur les toits, profitons-en comme on peut.

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Dim 15 Juil 2018 - 0:40
Bien qu’il tentait de la dissimuler au mieux, l'étincelle dans son regard n’avait pas menti quand j’avais annoncé la nouvelle. Je me doutais bien qu’elle ne l’enchanterait pas, deja, moins de liberte pour nous et nos plans et aussi parce qu’un mariage politique de ce genre laissait toujours amer.Mais c'était bien plus que cela ou alors je me faisais des idées. Quoi qu’il en soit, vu tout le mal qu’il s'était donné à ne pas le faire remarquer, je jouais le jeu de l’ignorance en changeant le sujet regardant au loin les portes. Toute ma vie j’avais su que ca se profilerait ainsi de toute façon, mon amertume n'était pas dans le fait de me marier, mais plus dans celui d'être allègrement cocufiée par mon énergumène de mari. Un homme ne changeait pas du jour au lendemain, je ne pouvais pas me résoudre à y croire, mais la n'était pas la question, les choses étaient faite ainsi, on composerait.

_”Tu crois vraiment ca ? Si je donne un explosif a un civil et qu’il le place, ne fera t il pas sauter une maison ? “

Je serais plus du genre à lui faire avaler à son insu et le faire exploser avec la demeure, mais bon. Et son changement de position soudain, comme l'alternative qu’il n’avait pas de lui même consommer une colère se sentait dans sa suggestion/autorisation de tout détruire au final. Je riais faussement et longuement, fixant le poisson innocent qui lui n’avait pas à se soucier des humeurs humaines. C'était lors ce moment d’absence que la réalité me rappelait par le contact tiède et sans empressement de ses lèvres sur ma joue. Simplement je l’avais guette du coin de l’oeil et ma mâchoire s'était crispée à la fin de l’action qui se voulait chaleureuse et qui pourtant me faisait tourner la tête vers lui avec un regard inquisiteur.

_”Ton hypocrisie pourrait presque m’atteindre. Je nous croyais sous le serment de la franchise et déjà tu nous fais rejouer le jeu du premier jour. Le bonheur n’a pas de place dans la vie des héritiers et les félicitations aussi peu sincères sont insultantes. Si tu as dire fais le, mais ne te joue pas de moi comme nous nous jouons de la plèbe en nous moquant impunément.”

Imbécile de peu de foi. Quoi qu’il en soit, j’avais attendu qu’il finisse de me parler de cette femme avant de l’agresser et ainsi donc les choses remises telles qu’elles devraient l'être, je pouvais enchainer sur ce sujet avec facilité.

_”Tu n’apprendras donc jamais.” Avant de rire joyeusement. “ Une princesse pauvre fou, j’ose imaginer que sa vie est encore plus restreinte que la mienne. Damne Tenshi, conquis un pays et recommence, ton charme ne sera que la hauteur de ton pouvoir avec elle.” Je ricanais encore. “ Il est temps que tu comprennes que les nobles et les héritiers sont élevés sans amour ou affection, juste avec des privilèges et des devoirs. Parce que ce tu ne connais pas, ne pourra jamais te manquer. Comprends tu ? “

Comment pouvait-on lui dire mieux que cela la réalité de la chose. Qui plus est…

_”Première et dernière fois, j’aimerais que ta tête reste sur tes épaules, alors limite fortement notre proximité affective.”
Le pire, c'était que je disais ca avec un sourire des plus tendres, comme un conseil bienveillant, car c'était ce que c'était. “Qu'est ce que je vais faire de toi, pourquoi tu ne choisis que la complexité… Nous voilà dû à conquérir un pays pour ta belle, du joli. Elle est belle et a de l ‘esprit au moins, ou c’est juste le fait qu’elle soit princesse ?”
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Dim 15 Juil 2018 - 15:24
La petite maligne, elle me soufflait le cœur en me revoyant au serment que nous nous étions fait (serment dont je n'avais aucun souvenir en passant, mais disons que cela m'est sorti de l'esprit). Rien à foutre des civils, ils pouvaient bien être soudainement des kamikazes, se transformer en milice armée, ou faire cuire des patates, ils ne resteraient jamais que des outils des villages shinobis, de leur nation, comme nous tous d'ailleurs. Ce n'était pas le sujet qui m'intéressait, ce qui m'intéressait, c'était de ne jamais décevoir Oni, et c'est ce que je venais de faire sans le vouloir. Moi je voulais la protéger de moi, ne pas lui gâcher sa soirée, et voilà qu'elle me renvoyait cela au visage comme une impardonnable faute.

Elle osait suggérer que je la traitais comme si elle faisait partie de la plèbe. Cette petite garce, qui n'imaginait pas comment, pour un homme comme moi, avoir le sentiment d'être volé était dur à avaler. Après quelques jours cela passerait (mais pas l'envie de buter l'autre pour le coup), mais il fallait, en bonne princesse, qu'elle exige tout, tout de suite. Pourquoi, alors que je faisais tellement d'efforts, fallait-il qu'elle ne sache pas quand il était préférable de simplement prendre ce que l'on reçoit et sans poser de questions... Sans la regarder, puisque je tournais mon regard vers le vide, je lui répondais sans gravité, mais n'y cachait point le mécontentement que je ressentais de la voir incriminer, peut-être sans le vouloir, le bien-être que je lui souhaitais.
-Être franc, n'implique que tu saches absolument tout sur moi à tout moment. Je ne te dois aucunement ce genre de chose. Je voulais te faire passer une bonne soirée, pas te faire part de mon mécontentement. L'homme que tu épouses, puisque tu veux savoir, je vais le tuer, ou le soumettre, d'une façon ou d'une autre. Une affaire entre lui et moi qui a eu lieu lors de notre entrevue et qui ne te regarde pas. Cela ne doit pas influer sur vos épousailles, c'est pour ta sécurité et ton bien. Oser dire que je te traite comme la plèbe, effrontée, tu es la plus privilégiée du village d'Iwa... Personne ici, hormis toi, peut se dire mon amie. Personne ici, hormis toi, peut dire que je tuerais pour sa sécurité. Ne me redis jamais que je te déconsidère ou te manipules, plus jamais.

Sans colère, et le ton mélodieux, je restais néanmoins un homme ( oui un homme), qui avait la force et le loisir de pouvoir couper tout lien à n'importe quel moment avec n'importe qui. J'avais trop longtemps connu la complète solitude pour pouvoir la craindre, même Oni, je la balayerais demain s'il le faut. Quand bien même cela me ferait mal, quand bien même je pourrais regretter, je me connaissais, et n'hésiterais pas une seconde à couper le lien qui nous unis si j'y trouve un gain suffisant. C'était aussi cela d'être proche de moi, on ne me tenait jamais totalement, j'étais aussi inaccessible intérieurement qu'on pouvait l'être. "Plus jamais", oui ce n'était une menace, à prendre très au sérieux, son orgueil et sa fierté ne suffirait pas à me soumettre et faire d'elle celle qui me ferait supplier ou ployer les genoux, jamais ! Aucune affection en ce monde, ne vaut que l'on devienne l'esclave d'un sentiment que l'on porte à quelqu'un, pas même elle quelque soit ce qu'elle a d'exceptionnel. Il valait alors mieux qu'elle n'insiste pas, et qu'elle sache qu'aucune menace, qu'aucun départ, n'aurait d'emprise sur moi. On m'avait déjà quitté et trahis tellement de fois que je n'attendais pas de loyauté des humains, je voulais une loyauté sans failles, j'achèterais un chien.

Un peu dur jusque-là, je me détendais, et retrouvais lentement et sûrement, le visage paisible d'un enfant, où la sainteté rayonnait à nouveau. Je l'adorais toujours, tant qu'elle ne commettait pas d'impardonnable faux pas. Elle était très intelligente, cela m'avait d'ailleurs séduit, et je savais qu'elle avait assez de recul pour savoir que tout cela, dépassait la fierté ou l’orgueil, sachant mon passé il ne pouvait en être autrement. Elle avait d'ailleurs le privilège, comme mon sensei, de savoir ce qui faisait que j'étais ainsi, une arme contre moi que je ne donnais pas si aisément. Posant sur elle, désormais, un regard bienveillant et plein de compassion, avant de répondre au reste, tendrement j'ajoutais de quoi peut-être calmer les ardeurs.
-Ce baiser était le seul et le dernier avant que tu n'appartiennes à un autre. Ta peau de porcelaine a bon gout, je ne pouvais pas ne pas y goûter. Annonçais-je sur la plaisanterie. Je n'apprécie pas cette femme uniquement pour son titre, même si cela joue. Si tu la voyais, c'est mon miroir inversé. J'ai du mal à respirer près d'elle et je perds mes moyens. C'est celle que j'idéalisais dans mes rêves, comme si le ciel l'avait fait tomber exprès pour moi. Elle est pleine d'esprit, de force intérieur, elle a un parfum envoûtant, et une grâce qui embellit sa beauté plus qu'aucune autre. Elle marche aussi élégamment que moi, se tient droite, et fait preuve d'une véritable force et vertu morale. Comment ne pouvais-je pas succomber, face à celle qui me paraît être la plus digne de ma personne. Je sais bien que je suis fou, mais si je veux quelque chose, je le prends, tôt ou tard, j'obtiens toujours ce que je veux. Et s'il faut conquérir un pays, même Iwa, tuer son père, ou que sais-je encore pour l'avoir, aucun souci je le ferais. En attendant je lui ai simplement proposé de faire partie de son escorte, être près d'elle, je ne te cache pas que c'est un ravissement. Quand j'ai pu lui parler dans l'intimité, c'était comme si... je ne sais pas. Je sais juste que c'est elle qu'il me faut et c'est tout.

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Dim 15 Juil 2018 - 17:23
_”Tu as tort, être franc c’est s’accorder le droit de ne rien dire sans être jugé plutôt que jouer des simagrées. Damne, je sais qu’il est détestable,mais tout de même, s'effaroucher à ce point.”

Je n’allais pas insister, mais plier pour autant non plus, on ne me félicite pas quand on désapprouve, c'était les gens sans considération qui faisaient cela ou les imbéciles qui pensaient que j’en avais à faire de leurs politesses. D’autant plus que s’il n’y avait pas eu -d’accroc?- entre eux une sombre entrevue, il aurait le premier à me rire au nez à quel point le destin était taquin. Que je n’avais plus qu'à coucher pour réussir et d’autres plaisanteries de mauvais goûts qui lui convenaient bien plus que le sérieux écrasant. Je me retenais de secouer la tête, il avait obtenu ce qu’il voulait le gredin au moins…

_”Ne sois pas stupide, je n’ai que faire de vos histoires, vous pourriez vous entretuez sous mon toit, je lèverais pas un doigt de ma tasse de the. Quel prétentieux tu fais a te croire si influant sur moi… Au moins je te reconnais mieux la.”

Oubliait il parfois que sous les airs de l’innocente jeune fille, c'était avec un diable qu’il avait pactisé un soir et lui comme moi savions, que l’on ne pourrait pas se reprocher d'être sans merci. C'était dans les premières lignes du contrat.

_”C’est de ta sécurité que tu ferais mieux de te préoccuper mon cher Tenten, a moins que je sombre dans le déshonneur pas grand chose peut venir inquiète la mienne. C’est de l’enfant du fer la décision pour unifier les clans, il ne laissera pas ses plans se défaire pour des détails de l'âme humaine. Et la peau n’a de goût imbécile et peut on parler “d’un autre” alors qu’au final je n’ai jamais appartenu à personne avant ? Tu t'égares parfois mon bon ami. ”

C'était un peu joué avec les mots, d’autant plus qu'à mon sens j'étais plutôt liée, mais je n’appartenais qu'à moi, mais n'était pas le message que je voulais lui faire passer. Les hommes et leur possessivité, voilà pourquoi ils m'écoeuraient tous. Heureusement, un sujet plus délicat nous ramenait plus loin de cet accroc naissant. Il parlait d’elle comme d’une déesse descendue des cieux et s’il était plaisant de l’imaginer ainsi, je ne pouvais m'empêcher de m’amuser et me réjouir de le voir avoir un jupon derrière lequel courir. Chanceux.

_”Eh bien compte sur mon soutien pour ta conquête de la fille ou du pays. Prend un peu de virilité entre temps pour esperer la seduire. Ce qui est triste tu sais, dans les mariages arrangés, c’est qu’elle ne t’aimera jamais.”

Sourire taquin, allez ne restons pas fâcher, la roue avait fini son tour.

_”Retrouvons les toits et fais moi rêver en me racontant cette fameuse rencontre.”


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Dim 15 Juil 2018 - 18:25
Un jeté de cheveux et un regard qui se détournait indifféremment d'elle étaient la première réponse que j'avais à lui offrir. Je ne pouvais pas reprocher à Diao d'être Diao d'un côté, alors ce n'était que pour la forme au final. Je n'étais pas vexé, et elle n'aura pas franchi l'ultime limite qui m'aurait fait la planter là. Le lien demeurait, et j'en étais profondément soulagé. Une petite mine amusée y suivait, avec un léger soupire. Épuisante comme toujours, mais je l'adorais, et elle avait bien de la chance pour ça.
-Du coup je n'aurai pas à trafiquer pour ton poste dans le Yamagenzo. Je pense que tes atouts feront très bien leurs office auprès de la personne concernée. (oui, je la traitais de catin vous avez bien comprit).

Je n'allais pas provoquer une dispute pour si peu de chose. Je déconsidérais tellement Takumi qu'il était évident à mes yeux qu'il n'en valait définitivement pas la peine. Il y eut une petite déception cependant venant d'elle. Elle me rappelait son rang, et me rappelait le mien. Tous les iwajins faisaient cela, Takumi, Diao, Yume. La manie des titres qui les faisaient se penser supérieurs et élus de dieux alors qu'ils ne m'étaient pas, sans le titre, qui était fabriqué par les hommes sommes toutes, certainement pas supérieur. De quoi conserver mon humilité tout le temps qu'il faudrait jusqu'à ce que je puisse bénéficier de ce privilège moi aussi. J'espère que je ne ferais cependant pas comme eux à ce moment-là, à toujours rappeler mon rang, sans être toujours capable d'en faire la preuve. Diao, je pense, saura très bien me ramener à la raison si cela advenait.

Ma sécurité... Elle n'avait pas compris depuis le temps, que depuis le jour fatidique que lui avais raconté, j'étais comme porté par le destin, bénis par les dieux . C'était comme si j'étais mort ce jour, et rien ne m'atteignait plus. Ce que j'entreprenais m'apportait toujours quelque chose au final, rien ne me résistait éternellement. Si bien que j'en pris une confiance absolue en moi-même, en mon destin. Confiance mal placée ? N'étais-je pas en un mois, passé de genin inconnu à élève du Tsuchikage, recommandé l'un des genins capables d'entrer de le Yamagenzo, n'avais-je pas réussi à approcher la princesse plus près que la plupart des shinobis ? Fier et arrogant me dit-on, et alors... Je comprends que la réussite fasse des envieux et des jaloux, cela m'est égal, et je sais que je ne risque rien pour le moment. Le jour où mon étoile m'abandonnera n'est pas encore venu, et quand bien même je devais craindre pour ma sécurité, ce serait le sourire aux lèvres et d'ailleurs, le sourire à ces lèvres, l'air taquin et le ton moqueur.
-Je sais que tu ne permettrais pas que je meurs si facilement Diao. Je ne risque rien.

Elle avait beau être dur, et faire le petit diable, ce n'était pas que la méchanceté était sa véritable forme, comme moi, c'était que la méchanceté était une autre de ses formes, aussi, comme moi. J'aurai presque fait un clin d’œil mais je ne serais pas allé jusque-là, je la suivais plutôt sur l'un des toits de la ville où elle désirait que je lui fasse le récit de ma rencontre avec la princesse. Voilà qui était gênant tout de même. Elle avait l'air heureuse et d'avoir envie de m'encourager, mais la connaissant elle pouvait tout aussi bien m'enfoncer, et je n'en avais vraiment, mais alors vraiment, pas envie. Une fois arrivé, je m'installais sur le sol, pas en tailleur, mains je me couchais, le crâne reposé sur les mains jointes et tout à fait à l'aise, pour observer le ciel et ses étoiles. Nonchalamment je lui répondais, sans y mettre je l'avoue une bien grande conviction. J'avais d'ailleurs les yeux fermés et je ne la regardais même pas.
-Ne y a pas vraiment de quoi rêver, je l'ai croisé au marcher. Je savais même pas que c'était elle la princesse, j'ai juste flashé dessus. Du coup tu me connais, j'ai fait mon numéro du prince, et je lui ai rentré dedans. Elle a bien voulu que je l'accompagne mais j'ai fait quelques gaffes, jusqu'à ce qu'on retrouve finalement seul à seul dans une pièce de restaurant privé où on a pu discuter et voilà... J'ai du mal avec elle, je suis pourtant naturellement saillant et solaire, mais avec elle, y a vraiment pas moyen que je me contrôle complètement. Vous les femmes hein. Les filles, vous êtes vraiment des puits à emmerdement. Ce pouvoir que vous avez, ça m'agace, et va pas me dire que je m'en sers de ce pouvoir aussi, ce n'est pas pareil moi.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Dim 15 Juil 2018 - 21:58, édité 1 fois
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Dim 15 Juil 2018 - 21:57

Bon c'était déjà plus lui comme ça, en temps normal j'aurais déjà malaxé une petite bille d'argile pour le faire exploser sur place, mais quelque part, j'espérais que ce genre de boutade viendrait, donc pour cette fois je laisserai passé. Même qu'en fait, plutôt que de m’offusquer, j'allais en rajouter une couche.

_« Tu dis ça parce qu'il a aimé ton côté efféminé, ou parce que c'est mon côté plat masculin qui pourrait le séduire d'expérience ...?»

Œil pour œil et dent pour dent. Le bougre appuyait sur les points sensibles, probablement comme je l'avais fait moi-même. Évidemment que j'allais le couvrir et ne pas laisser ses petites fesses souffrir. Dans la mesure du possible toutefois, il ne fallait pas trop me surestimer non plus, mais je ferai au mieux. Ne rien risquer c'était une autre affaire, peut-être qu'un jour quand je serai cheffe de clan il n'y aura aucun doute là-dessus mais pour l'heure à part obéir...

_« Ne tente pas trop les diables non plus quand même. Tu sais ils sont tous plus vicieux les uns que les autres prêts à dévorer les âmes des plus impétueux.»

Que dire de plus, je ne lui apprendrai rien tout ça, il le savait déjà sans aucun doute lui-même pour être ressorti d'un chaos et arrivé jusqu'ici. Sur les toits, il s'était installé confortablement, moi je m'étais contenter de m'accroupir levant le nez vers les cieux pour regarder les mêmes étoiles qui scintillaient, c'était là ce qui nous séparait toujours. Lui il pouvait faire comme bon lui semblait à chaque instant de sa vie, jouer un jeu était son choix et moi dans tout ça, même seule j'avais peur de prendre goût au naturel en effectuant un simple geste que personne ne verrait. À ce niveau-là ce n'était plus de l'éducation, mais davantage du dressage. Mais à quoi bon de ressasser ce qui était évident depuis longtemps. Ainsi donc il ne me ferait pas rêver dommage, mais je m'y attendais. Les histoires des contes sont spectaculaires, les histoires des hommes sont banalités, sauf pour ce qui les vivent j'imaginais. Que dire de tout ça, est-ce que j'étais un puits d'emmerdement comme il disait si charmant, peut-être, très certainement même, mais est-ce que je voulais l'être? … Alors simplement, j'avais hausse des épaules levant les mains autour de moi l'air de dire: et tu veux que je fasse ? Sans jamais quitter du regard la danse étoilée au-dessus de nos têtes.

_« C'est dans l'ordre des choses j'imagine.»

La fatalité, pourtant je n'avais jamais voulu y croire, mais elle était bien ou bien là, un petit silence planait et je méditais à tout ça. Encore quelques jours en arrière, la vie etait avec une insouciance que je ne soupçonnais même pas, encore quelques jours en avant et elle en aurait encore moins que ce jour-là. Que pouvait-on faire à ça? Partir à la conquête d'un pays qui etait le notre? Quand on ne peut pas gagner toutes les batailles, on choisit celles qui font gagner la guerre. La mienne, la sienne, quelle importance tant que une belle victoire venait à son bout.

_« Je vais me renseigner sur ta princesse chez moi, histoire de voir si je ne te trouverai pas bon filon pour tes affaires. D'ici là, essaie de ne pas trop en faire, tu peux vite devenir agaçant tellement tu es arrogant, mon cher ami.» Dit avec le sourire en me moquant.

Pour son bien effectivement, quand je n’en avais rien à faire des gens, je m'abstenais de tout commentaire à leur sujet. Là-dessus à part profiter de l'horizon et du calme, je n'avais plus envie de faire grand-chose, peut-être que j'étais fatigué d'avoir trop couru et jouer. Le poisson tournait dans son bocal et il restait encore son palais à construire, peut-être pas ce soir.

_« Contentons-nous d'être patient et de ne pas faire n'importe quoi alors.»

C'était pour le moment la seule chose à notre portée, mais ca changerait.

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Dim 15 Juil 2018 - 23:23
De la tristesse et de l'amertume dans la voix et le verbe de Diao que je ressentais. "Non pas ça !" que je me disais en l'écoutant. Qu'est-ce qu'elle avait d'un seul coup ? Est-ce que ça venait de moi ? De la jalousie ? Non, pas elle... Son mariage qui l’écœurait ? Oui, peut-être, mais elle ne se mettrait pas dans cet état. Discrètement j'ouvrais les yeux sur elle, pour l'observer du coin de l’œil. Je voyais qu'elle n'était pas à l'aise et se forçait pourtant à en avoir l'air. Sachant qu'elle venait de me faire la morale y'a quelques minutes là-dessus, c'était gonflée de sa part.

Je ne comptais pas lui faire cette remarque, et pas même tenter de lui tirer froidement les vérités comme elle le faisait avec moi. J'étais plus subtile. Je voulais lui redonner un véritable sourire, revoir la joie sur son visage, parce que, même si elle pouvait en douter ou ne l'avait pas compris, c'était là aussi mon bon plaisir. Il fallait vite détendre l'atmosphère, alors pour commencer, je joignais mes mains, et confectionnais un trône de lierre pour la belle.
-La place d'une princesse n'est pas sur le sol voyons. C'est moi le gueux ici je te rappelle. Lui annonçais-je avec amusement.

Comme toujours, la confection était magnifique et digne des plus nobles princesse. Je l'avais confortable et à bascule, histoire qu'elle puisse se pencher pour voir les étoiles si elle le souhaitait, et comble de la plaisanterie, un petit emplacement rien que pour le bocal d'Akimoto. Si c'était pas royale ça je ne savais pas que c'était. Je restais couchée, reprenant la même posture que précédemment pour ma part, croisant cette fois une jambe sur l'autre, j'étais ainsi à la fois nonchalant et élégant.
-Tu sais, tu pourrais séduire qui tu voudrais, même avec ta planche à pain. Y'a que moi pour te résister. Ton Takumi tu en feras ce que tu voudras je te fais confiance.

C'était dit sur le ton de la plaisanterie, mais en même, même jusque dans le timbre de ma voix, l'on sentait qu'il y avait un fond de vrai dans ce que je disais, que je le croyais sincèrement. Je devais penser à elle, à son traitement, à l'obligation qu'on lui infligeait. J'aurais pu parler au sensei, mais ce serait un coup à me faire couper un membre je le savais. Je n'y pouvais simplement rien, si ce n'était tenter de lui rendre la vie un peu plus joyeuse quand je le pouvais.
-Au fait les fleurs t'ont plu ? J'espère que tu les as pas détruite en pensant à un attentat hein. Parce qu'elles m'ont pas rien coûté quand même.

Moi radin ? Oui bon, c'était vrai, elle le savait déjà ! C'était d'autant plus une preuve de considération de les lui avoir offerte ! Alors pas de critique. Mais ce n'était qu'une phrase anodine parmi les réponses que je lui lâchais allègrement, avec autant de légèreté et de complaisance que je savais en représenter. J'étais libre d'être un connard finit si je le voulais, et je ne m'en privais pas. Ainsi, tantôt avec le rire en pointe, tantôt provocant et taquin, je faisais suivre mes mots comme une chanson, pour la bercer et l'amuser à la fois, avec l'espoir de voir à nouveau ce sourire au coin de ses lèvres.
-Arrête de dire des bêtises. Je suis indestructible tu le sais bien. Et même s'il m'arrivait quelque chose, au final, qui s'en soucierait, la valeur d'un homme se compte aux nombres de ceux qui pleurent sa disparition. Personne ne me pleurerait et c'est bien normal. Ta vie est bien plus précieuse que la mienne.

Je fixais les étoiles un moment, devenant plus romantique, plus mélancolique, je me laissais finalement imprégner d'une certaine saveur qu'elle avait déjà en elle à ce moment même. Je n'étais pas gravissime non plus, seulement plus transparent, plus vrai.
-À Kaze ce sont les étoiles qui nous guide. Que d'heures passées à les regarder, en espérant parfois m'y accrocher, que je m'envole tout là-haut, parmi les lumières qui nous guidaient. Je ne suis pas si arrogant que ça. Je suis très confiant, et je m'efforce d'avoir l'air toujours parfait, sans défaut, d'être l'idéal qu'un homme puisse rêver. Parfois je réussis, parfois non, parfois on aime ce que je suis, d'autres fois on me jalouse ou on me hait. Tout le monde n'essaie pas comme toi de sonder l'âme, de réellement me connaître. Tu as fait quelque chose qui a dépassé les efforts de la quasi-totalité de ceux que j'ai connus depuis que j'ai quatorze ans. Je te l'ai jamais vraiment dit, mais tu es belle, vraiment très belle. Pour le moment la vie est dure, mais t'en fait pas, on va la dominer cette putain de vie. Oui j'ai dit putain ! Je vais pas faire n'importe quoi, mais j'en pense autant à ton service, tu es loin d'être un modèle de retenue, fais attention à toi hein. Tu sais l'Ifa qu'il y a au centre de la ville... Non rien. C'est une belle nuit.

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Lun 16 Juil 2018 - 15:14
Mon humeur n'était pas tarie contrairement à ce qu’on aurait pu croire, j’avais juste lâche le masque quelques instants pour paraître au naturel. Moins extravagante pour combler l’espace, moins souriante pour rire a la face du monde, simplement rêveuse et un peu désabusée à la fois, ce que je combattais lourdement de manière générale dans l'étrange caractère qu’il me connaissait. Sans changeait d’expression je lui avais adressé un regard en coin tandis qu’il me parlait tout en se moquant à la fois, posant pourtant une attention pas forcément mérite et simplement je me plaçais sur le trône végétal en secouant la tête, s’il faisait tout un cas a chaque fois de mes sauts d’humeurs, il passerait sa vie à entraîner son mokuton pour me distraire… Mais c'était plaisant quelqu’un qui me prenait soin de moi simplement par envie et non-obligation ou intérêt.

_”Menteur, tu le sais bien pourtant que je suis une fausse princesse, aux côtés d’un faux prince en cette douce soirée. Mais sais-tu que l’on pourrait changer cette vérité pour mieux. D’ailleurs, tu te feras roi en épousant la princesse et assassinant son père… Je peux même m’en charger pour toi. La trahison ne sera effective que si nous échouons, sinon...”

Je tournais vers la tête amusée en souriant. N’ayant pas raté la stabilité de l’ouvrage pour le bocal du poisson princier, il y avait autant de talent que de créativité chez cet homme-là, un artiste au fond, ou au moins une âme dans le genre, ce qui me faisait penser qu’au retour, je pourrais l’inviter à s'infiltrer pour visiter mon atelier. Sa réflexion me faisait pouffer de rire, il était incroyable des fois…

_”Pas toi ? Vraiment ? Tu présumes un peu trop de tes forces, regarde, un air mélancolique et je fais déjà de toi ce que je veux. La question est, est-ce que j’ai envie d’en faire quoi que ce soit plutôt non ? Pourquoi s’adresser aux saints quand on peut directement aller le faire au Bon Dieu.” Clin d’oeil, a bon entendeur.

Pour mon manque de poitrine, je ne comptais pas relever, j'étais faite comme j'étais faite, au moins, ça augmentait mon habileté au taijutsu… Voilà qu’il amenait un sujet intéressant, a la base, Mina, ma gouvernante allait les jeter, mais après lecture de la carte et un peu de méfiance, elle était restée sur un coin de mon bureau…

_”Pour être franche avec toi, vu que je vole le dulciné de la fleur de chez qui elles proviennent…. Je suis restée méfiante sur une éventuelle tentative d’assassinat.”

Un rire lourd m’avait pris alors, c'était probable en plus, le bougre m’avait offert beaucoup d’ennemies à ne pas en douter en futur cadeau de mariage.

_”En revanche, leur parfum embaume la pièce agréablement et je ne pensais pas pouvoir profiter de fleurs si proche sans être malade. Moi je te pleurais et tu es bien placé pour savoir à quel point ça me couterait de verser des larmes, en plus, je ne compte pas déposer de fleurs sur ta tombe pour des raisons évidentes.”

Moqueries. Puis le calme à nouveau en regardant le toit céleste qui était propre à tous et je l'écoutais parler en me balançant sur mon trône de lierre. Tant pis pour ceux a qui la surface suffisait, au final peut être avaient ils raison, moins de soucis, mais il y avait comme moi qui aimaient se compliquer la vie il fallait croire.

_”Quoi l’ifa ?... Maintenant parle tu en as trop dit.”
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Lun 16 Juil 2018 - 23:49
Créer sa propre vérité, fonder sa propre réalité, emmener les événements et le destin là où l'on voulait les voir s'en aller. Ce discours était celui que j'avais tenu à Yoshitsune, Takumi et tellement d'autres. Diao ne savait combien ce qu'elle disait là résonnait en moi fortement. Je ne bougeais pas, je gardais les yeux fermés, mais mon poil s'hérissait de passion rien qu'à l'idée que tout cela fut possible. C'est déjà ce à quoi je m'employais chaque jour, contrôler mon destin, mais je visais encore plus haut, je voulais aussi contrôler celui des autres.

J'étais fou de poursuivre un rêve qui finirait par me tuer, mais Diao savait-elle seulement ce qui l'inspirait ? Pourquoi je désirais tellement tendre vers la perfection de moi-même, et dominer tout ce qui m'entourait. C'était parce que je voulais le bien du monde. Je savais pertinemment que tous les tyrans se considéraient comme de droit juste, se pensant faire ce qu'il fallait au mieux, et que je n'étais peut-être pas si différent qu'eux, mais je m'en fichais. Ma conviction profonde résultait ce que je ressentais, chaque fois qu'on attentait d'une façon ou d'une autre à tout ce qui avait trait à l'innocence. Je voulais protéger l'innocence du monde, la lui faire recouvrir, quitte à passer pour le diable en personne, pourvu que l'humanité trouve enfin un juste équilibre. Mon altruisme était fanatique, et passant pour un homme qui était plus égocentrique qu'aucun autre, en m'imposant ainsi de devoir être l'exemple de l'être le plus noble, le plus digne et le plus lumineux qui soit, je voulais motiver, inspirer et donner l'exemple à suivre de ce qui se rapprochait le plus de la sainteté.

Parlant de sainteté, sans ouvrir les yeux, mon visage se durcissait pourtant quand elle terminait son premier opprobre. Car l'assassinat en était bien un à mes yeux. La glaciale neutralité à laquelle Diao finirait bien par s'accoutumer suivait un timbre de voix qui luit tout à l'inverse, était pure et décousue, sans aucune violence.
-J'aimerais autant parvenir à l'avoir honnêtement. L'assassinat est une extrémité que je n'emploie que si c'est le seul recours. Le meurtre ce n'est pas comme les champs de bataille, c'est une basse besogne qui avilit le métier des armes. Il me déplairait de te souiller en te demandant une chose pareille. Si cela devait en venir là, c'est moi qui m'en chargerais, après tout, c'est moi qui la veux cette princesse. Laisse-moi le temps de tomber définitivement amoureux et j'aviserais. Je sais que ça va venir. Et garde d'avance tes tirades habituelles. Sur ce sujet je ne négocie pas. L'assassin a le pouvoir de tuer, ce n'est pas une chose avec laquelle il faut jouer. Et ne va pas croire que tu me domines parce que je souhaite ton bien. Si je fais tout cela, c'est parce que je le veux, et que tu es plus qu'un outil, tu es mon amie. Les amis ne prennent-ils pas soin l'un de l'autre ?

Passant sur la fleuriste qui n'avait pas grand intérêt pour le moment ici, de même que sur ce que Diao serait susceptible de faire du Hyûga, elle revenait finalement sur l'arbre au centre de la cité qui avait poussé lors de l'ouverture. Je ne retins pas un sourire amusé de la voir ainsi trépigner devant une chose qu'elle ignorait. Esclave de sa curiosité, c'était néanmoins une qualité que j'espérais la voir se cultiver. J'étais entre parenthèses ravies que les fleurs lui conviennent, vraiment, tellement que je lançais un regard tendre en coin vers elle, reflétant dans les yeux les étoiles au-dessus de moi, comme preuve d'autant de plaisir de la savoir au moins satisfaite sur un point. Fausse princesse et faux prince peut-être, mais cela n'empêchait pas que la princesse voulait quand même absolument savoir ce qu'il en retournait de cet arbre. Taquin j'allais le lui dire, puisque je savais qu'elle insisterait. De toute façon, j'avais fait une princesse, cette soirée était la sienne, je ne lui refusais rien, ou presque.
-Cet arbre t'était plus dédié qu'il ne l'était à Iwa. Il est éternel. Comme nos rêves de liberté. Si ça n'a pas de sens pour toi ne cherche pas à comprendre. Ho et le feu d'artifice était sympas aussi. Ha et aussi, évite l'impératif avec moi. Les ordres je vais en recevoir assez de ton fiancé ou du Kage. Sinon je m'y mets aussi, et ce ne sera pas jojo ! Concluais-je en tournant la tête pour lui tirer la langue.

Je retournais la tête vers les cieux, songeant à ce qu'elle avait dit concernant les larmes qu'elles verseraient pour moi. Je m'en étais caché, et les étoiles brillantes dans mes rétines bleutées pouvaient difficilement cacher à quel point j'en fus ému. Je crois que les dernières personnes à pouvoir dire ça hormis Diao, sont mon père et ma mère. Si c'était vrai, cela voulait dire qu'au moins une personne sur cette terre m'aimait réellement. Voilà qui réchauffait le cœur et endormait la bête. Mais pas de mélodrame, cela ne nous ressemblerait ni à elle ni à moi. À ce propos donc, pur cacher comme cela me touchait, j'y répondais sur le ton de la plaisanterie
-Dépose des bonsaï sur ma tombe ça ira ou mieux, des fleurs en plastique, ça passe parfaitement, si tant est que j'aie une tombe.

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Mer 18 Juil 2018 - 21:19
Il soulevait alors une question que je m'étais jamais posé, est-ce bien ou mal de tuer ? Mon frère était un assassin en passant, un reconnu et châtié par la roche, pourtant dans sa vision des choses, il n’avait fait que son devoir, poussant les limites de sa passion. Mais Shin n'était pas un mauvais gars, c'était même tout l’inverse, malgré ça, on n'avait retenu plus que le monstre en lui. Alors écoutant sa tirade je souriais, est-ce que Shin avait écouté Sanadare quand elle l’avait mis en garde de rester loin de ce danger ? Non, ca lui avait coûté ses mains, son nom et s’il vivait encore, c'était simplement pour lui infliger la pire des punitions. Une leçon de vie, aurais je dû en tirer qu’il ne fallait pas que je m’emploie à reproduire le schéma ? Mais dans ma tête tout était clair, il avait été loyal et honorable jusqu’au bout, bien qu’un peu fou. Si simplement j’avais souris a ce moment la, je savais que je n’aurais pas besoin qu’il me le demande ou de lui dire pour assassiner quelqu’un en travers de son avenir ou sa survis. Tenshi s’affichait soudainement comme plus important pour moi que je ne l’avais imaginé. Qui se ressemblent, s’assemblent, il était un astre solaire donnant la vie sur la terre de sa bienveillance, j'étais une étoile de nuit brillant pour pousser aux vices dans son faux éclairage repoussant les ténèbres qui cachaient mes propres malveillances. Peut être j'espérais qu’il déteint sur moi un jour dans le bon sens, c'était le soleil qui illuminait la lune après tout dans nos cieux.

_”Je prendrais soin de toi avec ton accord ou pas, sois en sur.”


Je lui devais au moins cette franchise la je suppose. Mon sourire a ce moment la en disait long et il se jouait de moi et mes faiblesses en attisant une curiosité maladive. Vile bougre qui savait déjà si bien -trop bien- si prendre pour gagner mon intérêt et mon attention. C'était mon arbre préféré étrangement, je n'étais pas sûre qu’il pouvait le savoir, mais c'était plaisant de penser que si.

_”Alors protégeons le et devenons aussi enraciné et imposant que lui.” Un petit rire et haussement d'épaules pour le feu. “ Il a eu l’air de les amuser oui.”

Puis alors qu’il parlait de tombe, je le fixais assez sereinement, pas avant de longues années je lui souhaitais. Pour le reste, je ne relèverais n’ayant pas envie de relancer le sujet.

_”Si je meurs la première, libère mes cendres au vent. La ou plus personne ne pourra reellement me retrouver.” Clin d’oeil. “ Des fleurs en argile sinon ? Parlant d’hommage, rendons nous a ton parc avant de rentrer, tu pourrais y être surpris.”

Comme en découvrant que sa statue de lui était finie et déjà en place sur son socle, comme par enchantement. Il découvrirait une colonne sculptée avec un buste aux yeux fait de cristaux :

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Mer 18 Juil 2018 - 23:25

Si j'étais réellement destiné à illuminer le monde comme le soleil le faisait, à quoi alors était destiné Diao ? La lune n'avait de lueur qu'un reflet solaire. Et pourtant, la lune, nous pouvions la regarder, la contempler, souvent avec passion, alors que le soleil éblouissait, aveuglait, il était inaccessible. Si moi, je devais être le soleil, j'avais accepté depuis longtemps une complète solitude, mais la présence de Diao avait écharpé ce manque à combler, alors je refusais qu'elle dut un jour supporter ce poids si lourd à porter. Celui de la solitude, car tout l'enfer est dans ce mot. Celui qui veut être Roi, n'est pas seulement esclave de son désir et seul à s'y complaire, il est l'esclave du désir de l'homme tout entier.
Prendre soin de moi ? Était-ce pour cette raison qu'elle me paraissait ce soir si tendre, sans avoir l'air de chercher quelque chose en retour ? Un éclat dans ses yeux et cette peau blanche reflétant la lumière de la lune comme la mienne le soleil faisait reluire mon regard quand il s'attardait délicatement sur ses courbes. Cela m'attendrissait sans commune mesure, mon visage perdait de sa noblesse, pour se faire faire moins saint, et paradoxalement plus luminescent, simplement sûrement, parce qu'à l'écoute de cette voix qui était la sienne, je me laissais bercer vers d'autres horizons, où se noyait toutes les tourmentes dont je souffrais.

Prendre soin de moi... Alors que je ne pouvais la protéger moi-même. Il y avait de quoi se sentir honteux devant autant d'amour, de ne pas pouvoir l'empêcher d'épouser un homme qu'elle n'aimait pas. J'étais si sale que je ne pouvais décemment aller contre mon sensei, parce que le bien du village, sans en dépendre, en bénéficierait à l'évidence. La balayer demain, que je le fasse ou non, je savais que cela me ferait terriblement mal, pourtant je préférais, même maintenant, nous préserver d'un élan d'affection trop grand, combien même nous nous laissions régulièrement prendre à un jeu très dangereux. En ce moment même, cet amour que je lui destinais, était pure de toute lubie libidineuse, sans excès de possessivité, et songeant à ce sentiment de bien que l'on voulait quoi qu'il en coûte à une personne, je me disais une seconde que c'était cela le plus beau des amours finalement, même s'il n'était pas le plus grisant.

Ce qui me faisait sourire, et me fit même lâcher un rictus d'ailleurs, c'est qu'elle me dit me protéger même sans mon accord. Je n'y répondis pas, mais n'en pensait pas moi "ma cocotte, c'est ce que je fais déjà pour toi-même si je ne suis pas bon à cela", pensais-je. Songeant à sa mort, que je croyais sincèrement devoir venir bien après la mienne, je m'étais contenté de lui faire un clin d’œil. Disperser ses cendres ne me posait pas de problème, mais j'aimais autant éviter de devoir le faire. Il ne me restait que l'espoir qu'elle s'assagisse avec le temps, peut-être même avec le mariage. Pourvu que l'imbécile qui lui servait d'époux la traite bien et arrive à la rendre un peu plus sage, que je n'ai jamais à devoir moi aussi, verser une larme pour elle. Car c'est bien ce qui se passerait, même si cela pouvait étonner, j'en pleurerais.

Là encore, je conservais le silence, passant tout de moi par les gestes et les regards. Je n'éprouvais plus l'envie de parler, j'avais l'impression que de nous voir suffisait pour communiquer. C'était donc cela, une véritable et profonde amitié. L'amitié... Je me redressais, me retrouvant assis, et y perdant mon air désinvolte autant que la tenue d'un noble. Là, je tournais le regard et le visage droit sur elle, pour y offrir en son sein toute l'intensité de mes pensées. L'amitié.. Et cette estime profonde que je lui vouais en si peu de temps pourtant. L'amitié sur l'amour a cette préférence : elle ne prend jamais ce vol impétueux, cet essor de l'amour vif et tumultueux ; ce n'est point un éclair, de qui les traits de flamme répandent le désordre et l'espoir dans notre âme ; qui fait, par son ivresse, oublier les vertus ; dont les fers sont brisés, dès qu'ils ne blessent plus. L'amitié nous unit par un nœud plus aimable : rien n'en peut altérer la source respectable. Nous voyons tous les jours ses liens pleins d'attraits s'étendre, se prêter, sans se rompre jamais ; et des temps et des lieux rapprocher la distance par les bienfaits, l'estime et la reconnaissance.

Elle me demandait alors de la suivre à notre parc, parce qu'une surprise m'y attendait, et bien curieux, je voulais bien évidemment savoir de quoi il en retournait, je l'accompagnais donc silencieusement sans me faire prier. Elle m'offrait donc, une statue de moi, tel que je me voyais... Une statue magnifique, où elle était parvenu à me capter dans toute ma profondeur et mon ambiguïté. Mes yeux s'ouvrirent en grand, j'étais ébahi et ma bouche s'ouvrait devant la splendeur de l'oeuvre. Là dans ce parc, il y avait désormais mon visage, au milieu des arbres, proche de notre banc. Je rougissais, et ne savais que dire sur le moment. J'étais comme un enfant, devant son cadeau, et presque ému, si j'avais pu verser une larme, je l'aurai fait. Un peu trop vous croyez . Tout le monde le disait beau et couvert de chance, mais personne ne m'aimait pour ce que j'étais ou ne faisait quelque chose pour moi juste par amour. Sauf Diao. Je m'approchais de la statue, et lui effleurais des doigts délicatement le visage, jusqu'à me retourner finalement sur Diao.
-Merci. Lui dis-je fébrilement.

Un véritable mot de gratitude qui m'avait étouffé la gorge tant il sortait de mes tripes. Je n'osais lever les yeux sur elle, de peur qu'elle ne voit que je pouvais être aussi faible que cela finalement. Car il s'agissait en réalité de bien peu de chose, alors qu'en moi, cela pesait pour tellement beaucoup.

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Jeu 19 Juil 2018 - 4:26
Devant la statue, son silence fut long et son regard si parlant qu’il n’y avait besoin d’aucun mot de toute façon. Je pouvais alors estimer qu’elle lui plaisait, il aurait été dommage que cela ne soit pas le cas, puisque c'était ma vision-réelle et d’artiste que je posais sur lui. Sa réaction m’amusait un peu, autant qu’elle égayait ma soirée grâce à la soudaineté dont j’avais usé pour le prendre un peu de cours. Voilà la promesse quelque part qu’il traverserait le temps, son image du moins et quand nous aurions rendu son parc populaire, au fils des passages il se gravait dans les esprits des gens, sous le buste, la plaque offrait le nom du modèle à qui voulait s’y attarder et en dessous de ce dernier le nom de l’artiste-moi, s’y était déposé, ainsi qu’une phrase pour se rappeler : Sainan Gi. Tenshi cimes de liberté, racines de volonté. Je posais ma main sur son épaule pour qu’il s’en remette un peu, allons, allons.

_”C’est moi qui te remercie, maintenant, je ne m’endors et ne me lève plus jamais seule grâce a toi.”

Je souriais bêtement et ça pouvait paraitre stupide de dire pour une fille avec une si grande famille et une armée de domestique, mais au final, même entourée à chaque instant, j'étais restée seule pendant tout ce temps. Tout le monde se fichait de ce que je voulais ou penser, on exigeait ou attendait juste de moi que je sois l'héritière et la Chokoku répondant aux critères. Ainsi donc, personne ne pouvait se vanter de me connaître, puisque personne n’avait cherché à réellement le faire, faute d'intérêt.Tenshi lui ne demandait rien en retour si ce n'était mon propre bien pour me porter attention et intérêt, je comptais bien lui rendre.

_” Maintenant tu ne peux plus reculer devant le travail qui nous attend avec ce parc, il faut le faire vivre pour qu’elle soit vue. Je pense que c'était une bonne note pour finir notre soirée, si nous rentrions maintenant ? ”

Il était tard et on avait eu tous deux notre compte pour les émotions non ?

_”Je suis le genre de personne qui se souvient toujours de tout Tenshi, du pire, mais surtout du meilleur aussi.”

Ma main tapotait son épaule avant de se retirer, il était évident que sa place auprès de moi n'était plus celle d’un lambda et c’était peut-être la le vrai message que je voulais lui faire passer ce soir. Les statuts étaient des choses contre lesquels on ne pouvait pas lutter quand ils étaient officiels, surtout avec certains rangs, mais personne ne pouvait désigner de force ceux qui obtiendraient une place dans un coeur. Au fond, c'était ça la vraie liberté.
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IWASHUKUSAI : Le soleil a rendez vous avec la lune - Tenten

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