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RETROUVAILLES ?


Mer 11 Juil 2018 - 15:20


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Il fait chaud, très chaud dans le désert de Kaze no Kuni. Surtout lorsque l’on fait le voyage depuis les verdures du pays du feu. La route est longue, très longue, et le désert est quasi inchangé du début à la fin. Seul le type de désert change. En effet, Kaze no Kuni est certes composé à 90% de désert dit « sableux » ou « traditionnel » avec des barkhanes qui sont des dunes que les violents vents font progresser vers au lieu, mais quelques endroits sont différents. En effet, il existe bien pire, les Regs. Les Regs sont des déserts rocheux et graillonneux. La température en ces lieux est bien plus forte à cause des rochers suintants la chaleur du soleil frappant de ces rayons ces amas, se transformant au fil du temps en montagnes volcaniques.

Le chemin fut long, très long entre ces deux pays mais notre protagoniste, qui a réussi non sans mal cette épreuve se trouve à présent dans un lieu bien plus propice à la vie : la capitale du vent Taiyô. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il aurait pu éviter cette épreuve s’il s’était préparé avant au lieu de foncer tête baisser. Il est vrai que franchir un paysage tel que celui de Kaze no Kuni est une marque de force, mais il est toujours préférable d’emprunter le chemin le plus simple et rapide et de ce fait utiliser la route se trouvant sous ses pieds depuis le début. Mais dans sa malchance résidait une part de chance justement, puisqu’utiliser un chemin de traverse lui a permis d’arriver incognito dans la capitale alors que plus tard, cela serait impossible au vue des travaux en cours de réalisation pour empêcher ce type d’arrivée.
Quoi qu’il en soit, il se trouvait dans la cité du désert à la recherche de la moindre information pouvant le mener jusqu’au groupe de criminels dont il rêvait d’anéantir l’existence. A la suite de plusieurs longues heures de recherches, la nuit commençait peu à peu à engloutir la capitale, laissant quelques ruelles dans l’obscurité. Et c’est d’ailleurs dans une de ces ruelles qu’allait bientôt commencer notre histoire.

Des hommes, dans un coin d’une ruelle. Toute une scène d’un mauvais film. En se rapprochant de plus près, Kenshi pu constater que ces hommes étaient en train de parier sur des combats. Des crapules, ni plus ni moins. Alors qu’il faisait demi-tour pour retourner à son occupation, il entendait que ces combats avaient lieu dans le colisée se trouvant proche de la ville mais au milieu du désert et que les hommes préféraient parier en ville puisque cette arène était plus que mal fréquentée. Dès le lendemain, il rejoindrait ces lieux mais pour l’heure, il fallait trouver un endroit tranquille pour planter sa tente.

Le lendemain, à l’aube, alors que le soleil faisait déjà son travail, le sabreur avait replié son bivouac d’une nuit et pris la route pour ce fameux colisée. Cette fois-ci, il avait suivi de loin un groupe de personnes qui se rendaient dans ce même lieu. Alors qu’il avait marché pendant un temps qui parut une éternité, le voilà enfin dans cette immense arène se trouvant sous terre, cette dernière ayant été creusé dans le sable. Le lieu était impression, gigantesque et d’une beauté sans précédent. Mais toute ces belles émotions furent coupées nettes lorsque l’odeur du sang lui parvînt au nez et des cris d’effroi mais également d’agonies se firent entendre. Mais au bout milieu de ces cris, l’un d’eux suscita l’attention de Kenshi : un cri de plaisir.

Regardant à droite et à gauche pour trouver le lieu d’où provient ce cri tout en marchant pour s’y retrouver, il vit une jeune femme, au beau milieu de l’arène, en train de combattre contre trois colosses. Elle se débrouillait bien, même très bien, mais pour combien de temps. Kenshi regardait le combat avec attention, réfléchissant en même temps à cette question : pourquoi est-il si obnubilé par cette jeune femme ? Il fit signe à la combattante afin d’attirer son attention lorsqu’elle souleva le corps d’un de ses adversaires en direction du public. Et c’est précisément à ce moment qu’il comprit : elle ressemblait trait pour trait à sa sœur et qu’il recherchait depuis des années.


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Ven 13 Juil 2018 - 15:51
La demoiselle s'était endormie tôt la veille. Elle savait qu'elle allait avoir une épreuve assez compliquée le lendemain, trois putains d'abrutis étaient parvenus assez haut dans l'arène pour lui faire de l'ombre et ils avaient souhaité la défier. Ensemble bien sûr, gros lâches qu'ils étaient. Et vu les côtes des paris, son père l'avait obligée à y aller. Selon les experts de l'arène, elle n'avait aucune chance. Alors qu'en vérité, elle savait parfaitement qu'elle allait les exterminer, comme toujours. Quasimment personne ne l'avait vu prendre de coups, mais ce n'était pas pour cela qu'elle n'était pas résistante. En vérité, elle était quasimment indestructible. Un roc immuable qui survivait à tout ce qu'on lui faisait subir. Mais son apparence délicate n'allait pas en ce sens et cela perturbait nos petits experts. Ceux qui parieraient sur elle le lendemain allaient gagner gros, et facilement.

Le lendemain matin, elle se dirigea vers l'arène pour aller s'y échauffer et s'y préparer. Cette fois-ci, sa tenue serait blanche. Pour changer lui avait dit son père, en vérité elle savait parfaitement que c'était de la mise en scène. Que tous la voient se parer de rouge au fur et à mesure que le combat avançait. Qu'elle massacrait ses ennemis et que leur propre sang se mette à les effrayer. Elle fut alors installée sur un autel sous l'arène qui monterait au début du spectacle. Elle serait entourée de deux esclaves, mains attachées aux piliers qui l'entoureraient, enchainée, impuissante, tête découverte. Puis les deux esclaves la relacheraient et alors commencerait le massacre des brebis égarées.

Alors qu'elle avait un air presque triste sur le visage lorsqu'elle était attachée, un grand sourire carnassier vint s'afficher sur son visage lorsqu'elle fut libérée face à ses trois proies tandis que les esclaves partaient sur le côté de l'arène. La montée au centre avait été lente, elle avait brûlé d'envie de les retrouver et de les tuer sauvagemment, c'était désormais chose possible. S'armant de deux katanas de sang, la folle se mit brusquement en mouvement sous les acclamations de la foule, fonçant sur les trois monstres humains qui lui faisaient face. Son coeur battait à pleine vitesse, propulsant son sang dans tout son organisme à une vitesse excessive. Ses veines et artères étaient gonflées, rougeoyantes, tandis que ses yeux étaient devenus brillants. La mort allait pouvoir cueillir les combattants perdus.

Le combat commença par l'entrechoc entre les armes de Katsuko et celles de deux de ses adversaires. Ils avaient respectivement une hache, une épée à deux mains et une massue. Voilà qui était peu original. Ils seraient faciles à vaincre alors. Plus encore qu'elle ne l'avait pensé. Après avoir paré la hache et l'épée d'une main chacune, avec une force étrange pour sa petite taille, due en réalité à son boost actif qui la rendait aussi terrible à admirer, elle se mit en action. Repoussant l'épée tout en gardant la hache au contact, elle força sur ses jambes pour repousser et déséquilibrer l'homme face à elle en hurlant de rage. Elle profita alors de l'ouverture créée par le moment où sa garde n'était plus correcte pour lui planter son katana en plein torse, lui plantant alors le second dans le bas-ventre avant de le soulever ainsi au dessus de sa tête en criant de joie, riant à moitié folle tandis que le sang de sa première victime se vidait en partie sur ses bras et sur sa poitrine.

« Sakki ! Sakki ! Sakki ! »

Voilà qu'elle était acclamée par la foule maintenant. Elle rejetta alors le cadavre un peu plus loin d'elle au sol, toujours riant aux éclats face aux mines déconfites des deux géants restants. Ils avaient perdu toute leur assurance. Et oui, Sakki n'était pas n'importe qui. Son nom n'était pas connu de cette arène sans raisons, et elle comptait bien le leur faire comprendre. Ou du moins, le faire comprendre aux autres présents aujourd'hui, puisque ces deux là ne ressortiraient pas en meilleur état que le camarade.

Bien que sa tenue soit désormais allourdie en partie par le sang dont elle avait commencé à s'imbiber, elle était toujours d'une agilité largement supérieure à ses deux adversaires. Esquivant leurs coups avec habileté et précision, elle ne se fatiguait pas, les laissant un peu mouliner dans le vide jusqu'à trouver l'ouverture qui lui permettrait de les achever. Avec un sourire, elle en entrevit soudain une. Celui à la masse était décidément bien mauvais, puisqu'il ne défendait pas sa gorge convenablement. Quelques mudras plus tard, la demoiselle avait transformé ses deux katanas en une seule petite lance avec laquelle elle transperça la défense misérable du mauvais guerrier et lui planta la pointe de sang acérée en plein dans la gorge avant de tourner à l'intérieur pour élargir le trou. Elle força ensuite sur le manche pour la remonter et la faire transpercer le crâne de sa victime dont le sang commença à couler en abondance par le trou situé sous son menton, servant alors de douche à la vampire qui ouvrit la bouche pour en boire une partie avant de se retourner, sang sur le visage, vers le dernier de ses ennemis.Elle lui fit un doux sourire qui, dans cette tenue désormais presque entièrement rouge, lui donné un côté fou non négligeable. Elle n'était pas saine d'esprit, c'était évident pour ce pauvre soldat qui s'était perdu au mauvais endroit au mauvais moment.

Neiko fit quelques mudras supplémentaires, restructurant à nouveau son arme. Il ne s'agissait plus là d'une lance ni de katanas, c'était désormais une faux qu'elle avait en main, souriant à sa dernière proie. Les cris continuaient toujours dans l'arène tandis que la folle hurla sur son adversaire avant de se mettre en mouvement. Elle échangea avec lui deux coups violents où leurs lames s'entrechoquèrent puis Katsuko, Sakki plutôt, fit deux mouvements avec une vitesse extrême. Le premier para un coup qui allait peut être la couper en deux tandis que le seconda arriva dans la nuque de son adversaire, faisant voler sa tête plus loin. Le corps resta debout un instant, le temps qu'il fallut à la vampire pour l'attraper par la taille en modifiant encore une fois son arme. Désormais, elle avait une dague dans la main et s'en servit pour ouvrir le ventre de sa cible, se couvrant de son sang entièrement. Elle en but une partie devant tous avant de laisse le dernier des trois colosses tomber dans le sable en partie rougit de l'arène. Elle bondit alors sur l'un des piliers après une course d'élan et une acrobatie parfaite, retombant sur ses deux pieds en haut du pilone. Elle fit alors un tour sur elle même en hurlant, brandissant sa dague vers le haut.

« Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! »

Criant avec eux sans qu'elle n'ait aucune parole en bouche, la vampire bondit en bas de son promontoire, quittant la zone pour aller rejoindre ses quartiers post-combat, là où personne n'était sensé pouvoir rentrer sans permission mis à part sa famille. Elle alla alors s'affaler sur un divan, ne prenant pas encore la peine de se laver, trop fatiguée par le contrecoup de son accélération sanguine. Elle l'avait tenue pendant tout le combat puis pendant son ovation, c'était trop longtemps... Elle avait exagéré, elle le savait, mais le spectacle avait un coût et elle ne pouvait décevoir les spectateurs. Elle profita donc du silence de ce petit salon prévu pour elle en tant que gagnante du combat, respirant profondément, les yeux un peu éteints, crachant un peu de sang sur le côté des côtes brisées sous les chocs qu'elle avait encaissé en apparence sans flancher un seul instant. Elle attendait de se reprendre un peu, puis elle irait se laver dans la bassine d'eau bien chaude qui l'attendait derrière un paravent, sous un couvercle qui en gardait momentannément la chaleur.
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Lun 16 Juil 2018 - 13:47


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Kenshi regardait le combat avec de grands yeux. Il était vraiment impressionné par cette fille mais à la fois inquiet. Etait-ce finalement bien elle ? Il pensait que c’était impossible, ça ne pouvait pas être sa sœur Memori. Jamais elle n’aurait pu avoir de tels agissements. Mais après tout, cela faisait bien des années qu’il ne l’avait pas vu et les évènements auraient très bien pu la faire changer comme ils ont changé Kenshi, lui qui était un garçon si doux et souriant. Et d’un autre côté, il était bien trop excité à l’idée de retrouver sa sœur alors qu’il la pensait peut-être morte depuis des années.

Durant le combat, le jeune garçon fut rejoint par Kōjō, son mentor et ami. Kōjō est un marchand de sabres ambulant qui a fait la connaissance de Kenshi alors qu’il voulait lui voler son légendaire sabre Jūryō to Saizu, alors qu’il était inconscient au sol. Mais le marchand a pris pitié et a décidé de l’aider à se reconstruire et plus tard lui apprendre l’art du Kenjutsu. D’un coup d’œil rapide, Kōjō savait à quoi pensait Kenshi et tentait tant bien que mal à lui faire comprendre qu’il était possible que ça ne soit pas elle alors qu’ils regardaient la fin du combat.

« Kenshi, ce n’est peut-être pas ta sœur. Et si c’est bien elle, attend toi à ce qu’elle ne te reconnaisse pas. De ce que tu m’as décrit, elle n’a pas l’air d’être la même personne. Méfies-toi. »

Mais le garçon âgé de quinze printemps n’écoutait pas ce que lui disait son mentor alors qu’il avait toujours été de très bons conseils pour lui. Non, il était trop aveuglé par la joie de revoir sa sœur. Ce fut à une vitesse incroyable qu’il zigzagua à droite à gauche entre les personnes présentes dans l’enceinte de l’arène afin de rejoindre le lieu approximatif dans laquelle la supposée Memori venait de se retirer.

Il y avait une énorme porte en bois qui se dressait devant lui et savait pertinemment que c’était le derrière de la scène des combats et qu’il y aurait sûrement des gardes. Plus haut se trouvait une petite lucarne. Concentrant son chakra dans ses pieds, Kenshi n’eut aucun mal à gravir ce mur puis à casser le carreau de la petite fenêtre afin de pénétrer dans le bâtiment. Il était loin d’être en position de force et était en infériorité numérique. Il allait falloir qu’il la joue discret, chose qui n’était pas très compliqué pour lui. Passant de poutres en poutres au-dessus de diverses personnes dans l’ombre tel un félin dans la nuit, il avait accès à un visuel sur presque toutes les pièces de l’étage se trouvant en dessous de lui. C’est après quelques minutes de recherches qu’il put voir une pièce avec un garde devant. C’était sûrement dans cette pièce qu’elle était enfermée.

Kenshi s’approcha lentement de sa destination. Il venait d’arriver pile au-dessus du garde qui se tenait devant la porte. D’un geste fluide, il se laissa tomber de son perchoir afin de retomber sur celui qui allait bientôt tâter de son sabre qu’il venait de retirer de sa cachette, soit le long de sa colonne vertébrale, sous ses vêtements, comme habituellement. Mais il ne dégaina pas son sabre de son fourreau. Non, au contraire, il le laissa dedans et frappa sur le haut de son crâne le garde afin de l’assommer. Kenshi n’était pas pour tuer gratuitement si ça pouvait être évité. Le garde faisait peut-être ce travail pour subvenir aux besoins de sa famille, sans aimer ce qu’il faisait. Tout comme la mère du sabreur avant qu’elle ne soit tuée.

Le garde était dans les pommes et il venait de le rattraper afin de ne pas faire de bruits lorsque son corps tomberait au sol. Un peu plus loin se trouvaient des caisses en bois, entreposées là, en vrac, dans un coin. Kenshi traina le corps jusqu’au niveau de ces caisses et en ouvrit une pour y cacher le corps, pensant qu’elles étaient sûrement vide. Mais au contraire, ces caisses n’étaient pas vides et voilà qu’un nombre incalculable de colombes blanches s’en échappèrent. C’était assez ennuyeux et il n’allait plus avoir beaucoup de temps avant que ne retrouve le fautif de cette erreur. Se précipitant devant la pièce qui était précédemment gardé par l’homme assommé, Kenshi y entra, des larmes coulant le long de ses joues et vit la jeune fille.

« Memori, c’est moi, Kenshi. »


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Mer 25 Juil 2018 - 9:23
Katsuko était à moitié affalée sur son divan depuis un moment lorsqu'elle entendit du bruit devant sa porte, un bruit très léger, un homme mis hors d'état de nuire. Elle connaissait trop bien ce bruit pour ne pas le remarquer, plutôt habile elle-même dans la pratique. Elle se releva donc, contenant un gémissement de douleur avec ses côtes felées, se mettant debout juste devant le divan désormais tâché de sang. Elle se tenait le plus droit possible mais évitait tout mouvement. Elle attendit ainsi ine vingtaine de secondes assez interminables lorsque finalement, un homme poussa la porte. Alors qu'elle était sur ses gardes, lui la regardait en pleurant.

C'était quoi ce délire ? Un psychopathe ? Il pleurait pour ce qu'il venait de faire ? Alors qu'elle le regardait en fronçant les sourcils, il appela un nom en la fixant. Memori ? Quelqu'un qu'il connaissait sans doute. Enfin, elle hésitait. Il se présentait comme étant Kenshi. Que faire. Elle n'avait aucune idée de qui était ce gamin encore plus jeune qu'elle. Elle ne savait pas comment réagir. Est-ce que lui dire qu'elle n'était pas Memori risquait de l'énerver ? Est-ce qu'il voudrait la tuer si elle le détrompait ? Elle ne savait pas comment réagir, blessée, elle était trop faible pour pouvoir l'affronter. Elle choisit donc de le laisser dans l'erreur pour le moment, attendant d'en savoir plus pour voir si elle pouvait se dévoiler, lui apprendre que non, elle n'était pas cette Memori, elle s'appelait Chinoike Katsuko et elle se faisait surnommer ici Sakki. Un surnom qui lui correspondait bien au fond, même s'il correspondait bien mieux à la foule qui l'acclamait. Des fous assoifés de sang, qui ne voulaient que la mort de leurs congénères comme spectacle.

« Je... Salut... Kenshi... Ça fait... Longtemps... Euh... Ça va ?.. Qu'est-ce que tu fais ici ?.. »

Elle cherchait ses mots, mains dans le dos, triturant ses doigts. Elle ne savait absolument pas quoi lui dire, perturbée par la soudaineté de l'approche de cet inconnu. Elle se racla un peu la gorge pour aborder le sujet fatidique, celui qui lui dirait probablement si elle avait intérêt à s'inquiéter ou si, normalement, tout devait bien se passer une fois qu'elle lui aurait dit la vérité.

« Tu pourrais... Me dire ce qu'il s'est passé... Devant la porte ? Le garde... Tu en as fait quoi ?.. »

Elle le regardait, un peu méfiante et un peu inquiète. Elle ne pourrait pas courir longtemps si cela s'avérait nécessaire, elle ne pourrait certainement pas résister à grand chose, elle était dans son état le plus vulnérable. Elle n'avait donc plus qu'une solution, survivre jusqu'à ce qu'ils se rendent compte de ce qui se passait et qu'ils envoient des renforts si jamais c'était un fou furieux.

« Je peux savoir comment... tu m'as retrouvée ?.. »

Elle devait meubler la conversation au maximum, éviter d'aborder des sujets personnels, rester dans le flou et dans ce qu'il se passait actuellement. Elle n'avait aucun moyen de connaître son passé avec cette Memori, aucune sureté quant à la stabilité mentale de cette personne face à elle. Elle n'avait plus que l'espoir et l'attente pour elle dans sa robe rouge de sang, attendant un peu. En dernier recours, elle pourrait peut être jouer la carte du bain pour gagner du temps...
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Mer 25 Juil 2018 - 10:11


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Il venait d’entrer dans la pièce, qui ressemblait étrangement à une sorte de salle de préparation. Kenshi ne faisait pas vraiment attention aux détails qui l’entouraient, se contentant de laisser ses yeux rivés sur sa sœur. Yeux qui avaient quand même du mal à la regarder tellement ils étaient remplis de larmes. Il ne faisait même pas attention à la réaction de sa sœur à son entrée dans la pièce, avant qu’elle ne prononce des premiers mots ayant l’air hésitant. Le jeune sabreur comprenait, lui aussi était dans une sorte d’état de panique mais à la fois euphorique du fait de l’avoir retrouvé. Mais une chose ne le trompait pas, c’était bien la crainte. Elle avait prononcé son prénom, elle l’avait donc reconnu, alors pourquoi présentait-elle des signes d’hostilités ? Avait-elle changé à e point-là ?

Sa réaction était vraiment trop étrange, mais il voulait faire abstraction de ça. Ca faisait longtemps, que fais-tu ici… Des mots encore une fois étrange, tout comme son comportement. Il fit place net, laissant un silence s’installer pendant quelques secondes avant d’écouter ce qu’elle s’apprêtait à dire. Le garde ? Mais c’est une plaisanterie, ça ne pouvait pas être vrai. Qu’en avait-elle à faire du garde ? Elle venait de retrouver son jeune frère. Et pourquoi porter un intérêt particulier concernant le sort d’un garde alors qu’elle venait de tuer trois hommes de sang-froid.

A la pensée de cette vision d’horreur qu’il avait vu il y a quelques minutes seulement au sein de l’arène, Kenshi eut des frissons dans le dos. Ses mots, son comportement, ses actions… Elle avait belle et bien changé. Ou plutôt mal changé. Il écoutait la suite, et alors qu’un nouveau silence s’installait, il prit la parole pour créer un dialogue avec Memori.

« Je n’ai pas arrêté de te chercher depuis que nous avons été séparé. Tu as l’air d’avoir beaucoup changé, beaucoup changé, racontes-moi tout. »

Il avait esquivé la question concernant le garde avec une agilité déconcertante. Plus il y pensait, plus il était méfiant envers Memori. Et si elle ne l’avait en fait pas reconnu ? Si elle avait comme perdu la mémoire ?


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Mer 25 Juil 2018 - 11:00
La prédatrice était devenue proie. Incapable de trouver une solution au problème qui lui faisait face, la jeune femme fixait l'homme, toujours sur ses gardes. Il avait esquivé la question du garde... Il était mort ? Il l'avait tué comme ça, de sang froid, juste pour venir pleurer à ses pieds et l'appeler par un nom qu'elle ne connaissait pas ? Elle était blessée, impuissante. Elle ne savait pas comment s'en sortir, se mordant un peu la lèvre.

« Excuse-moi, Kenshi... Mais... »

La mémoire. Voilà sa solution. Qui que soit cette Memori, elle avait très bien pu perdre la mémoire et ne pas se souvenir de lui. Il était suspicieux, lui demandait des informations qu'elle ne possédait pas. C'était sa seule solution pour ne pas énerver ce potentiel fou furieux, la seule solution qui lui paraissait viable en tous cas. Celle où elle ne risquait pas de mourir d'un seul coup parce qu'il pétait un plomb.

« Je suis vraiment désolée mais je ne me souviens pas... De grand chose... Je m'entraîne ici depuis un certain temps, je saurai pas trop combien de temps exactement... Je... Je me souviens plus... De toi... Tu m'en veux pas... Hein ?.. »

Elle le regardait, craintive, sur ses gardes.

« Tu... Tu n'as pas tué le garde... Devant... Pas vrai ?.. Tu l'as juste assomé, hein ?.. Tu... Tu vas pas me faire pareil... Si ?.. »

Elle voulait reculer d'un pas mais se cogna directement au divan derrière elle, retombant assise dessus. Elle ne put retenir un gémissement de douleur sous le choc, grimaçant et portant la main à ses côtes. Elle avait bien trop mal pour parvenir à se tenir bien plus longtemps de toute façon, ne lui restait que l'espoir que ce jeune homme en question ne soit pas aussi fou qu'elle le croyait. Elle mit un petit temps avant de parvenir à se redresser, questionnant alors un peu le jeune homme face à elle qui s'était mit devant la porte après l'avoir fermée.

« Et... Du coup... Tu me connais... Comment ?.. Et... Je peux faire quoi... Pour toi ?.. »
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Lun 6 Aoû 2018 - 16:33


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Kenshi en tombait dénue. Lui qui cherchait sa sœur depuis longtemps, bien trop longtemps, l’avait enfin retrouvé. Mais qu’avait-elle trouvé à lui dire ? Qu’elle avait perdu la mémoire et qu’elle ne se souvenait de pas de « grand-chose ». Non, c’était impossible, c’était un drame. Elle ne se souvenait de rien, ne se souvenait plus de son propre frère. Le jeune garçon aux cheveux blancs ne voulait pas y croire. Elle ne le reconnaissait plus…

Quelques mots furent assez compliqués à entendre pour lui, qui regardait à présent dans le vide comme s’il y avait un voile devant ses yeux. Bien sûr, il ne pouvait pas lui en vouloir de ce qui lui était arrivée alors qu’elle l’interrogea à ce sujet. Puis elle remit à nouveau le couvert concernant le garde. Qui était-il pour elle ? Mais surtout, pourquoi avait-elle besoin d’un garde ? Tout cela était vraiment très étrange, et ses agissements étaient suspicieux. Tout d’abord les meurtres, puis toutes ces questions pour finir à la perte de mémoire. Non, quelque chose clochait sous tout cela. Soudain, le voile devant ses yeux disparu lorsqu’il entendit le bruit sourd de l’impact de Memori contre le divan. Elle tentait de s’enfuir ? Mais pourquoi ? Elle se tenait par la suite les côtes, grimaçant.

D’un appui fort contre le sol, Kenshi s’élança dans sa direction à une très grande vitesse. Il se devait d’agir, et commença ainsi. Il arriva à proximité de Memori et lui pris sa main afin de l’ôter de l’endroit qui paraissait lui faire mal. Après quelques regards et un bref examen, il se contenta de lui dire :

« Tu as quelques côtes cassées. Rien de grave mais reste tranquille. »

Il attrapa ensuite une sorte de serviette qui se trouvait sur une table non loin d’eux et lui posa sur les coupures qu’elle avait au niveau de ces fameuses côtes afin d’en enlever le sang qui y coulait légèrement. Il s’asseyait alors à côté d’elle, sur l’appui coude du divan, puis repris la parole.

« Jamais je ne te ferais de mal, je suis ton petit frère après tout. »

Une simple phrase qui répondait à la majorité de ces questions sauf à celle du garde afin de ne pas l’effrayer, même si après ce qu’il s’était passé dans l’arène, c’était à lui d’avoir peur.


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Mer 8 Aoû 2018 - 18:44
Katsuko n'était pas rassurée lorsqu'il s'approcha d'elle a grande vitesse. Elle fut vaguement soulagée en voyant son regard qui semblait plus inquiet qu'aggressif. Cependant, une nouvelle fois, il avait refusé de lui répondre pour le garde... C'était mauvais signe. Très mauvais signe. Elle ne pouvait pas se dévoiler sans quoi elle en mourrait, elle en était maintenant certaine. Souriant tant bien que mal au jeune homme, gênée par la douleur de ses côtes, elle n'avait put garder ses distances. Elle resta alors silencieuse tandis qu'il l'examinait. Elle s'était laissée faire mais ne se détendait pas vraiment, encore couverte de sang.

« Ah... Mon... petit frère... D'accord... C'est... Inattendu ?.. J'étais seule quand ils m'ont trouvé... De ce qu'ils m'ont dit... Pour les côtes, je m'en doutais... A vrai dire... Excuse-moi c'est juste que j'ai eu peur en te voyant arriver comme ça de nul part alors que personne n'était sensé pouvoir rentrer... J'ai déjà eu quelques problèmes avec des fans un peu trop... Décidés à me montrer leur amour... C'est pour ça... Le garde... Après les combats, je ne suis pas toujours en état de me défendre seule... Un peu comme là. »

Elle se passa une main dans les cheveux, replaçant la mèche qui avait chûté devant ses yeux, la glissant derrière son oreille. Elle avait besoin de voir sa réaction maintenant, alors elle serait fixée. Était-ce un frère désespéré ou un fou furieux ? Normalement, la suite devrait être révélatrice, et cela lui permettrait -ou non- de se dévoiler. Elle essaya de se redresser tant bien que mal, gémissant un peu alors qu'il s'installait à côté d'elle.

« Je vais aller me baigner... Le sang... Ce n'est pas super agréable, c'est poisseux et gras. J'ai déjà eu ma dose pour aujourd'hui, j'avais juste besoin de respirer un peu. On peut continuer à parler si tu veux, le baquet est juste derrière les paravents... »

Elle alla donc faiblement jusqu'à son bain chaud en question, se déshabillant pour poser sa tenue qui gouttait encore un peu sur le paravant avant d'y ajouter ses sous-vêtements des propres l'attendant juste sur le côté de la grosse bassine de bois emplie d'eau bien chaude. Elle frissonna de plaisir en sentant son corps pénétrer dans l'eau à température parfaite, poussant un petit soupir en s'installant dedans.

« C'est... Un peu bizarre... Je sais pas trop quoi te dire... Il t'es arrivé quoi, pendant ce temps ?.. Et on a été séparés comment ?.. »
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Ven 10 Aoû 2018 - 15:19


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Ils étaient tous deux côte à côte entrain de soigner ses côtes. Il ne manquerait plus qu’à monter une côte en mangeant des côtes et se serait parfait. Enfin, là n’était pas la question. Les dires que Memori était assez bizarre, voir même inquiétant. Kenshi avait beau lui dire tout ce qu’il pouvait, elle avait toujours cet air très craintive et interrogative. Il fallait remédier à ça. Elle n’avait pas l’air de comprendre tout ce qui se passait, mais elle le saurait bien assez vite. Il ne faut pas brusquer les choses et prendre son temps.

Comme elle le disait, elle était surprise et de par ses précédentes expériences, des dispositifs avaient été mis en place afin de l’aider, surtout dans les cas comme aujourd’hui où elle était incapable de se défendre. C’est donc pour ça le garde !

« Tu sembles attachée à ce garde. Ne t’en fais pas pour lui, il n’est pas mort, il fait juste un petit somme. »

Il n’allait pas non plus lui dire qu’il l’avait attaqué par surprise, assommé et caché dans un coin, elle devait sûrement sans douter après tout. Mais après ces quelques mots, alors qu’il venait tout juste de s’installer à côté d’elle, voilà qu’elle tentait de se redresser, prétextant qu’elle allait ne mettre dans le bain chaud se trouvant à proximité afin de se nettoyer et surtout enlever le sang de ses victimes du jour. Kenshi comprit facilement qu’elle prenait ses distances, qu’elle était loin de lui faire confiance. Il ne savait pas comment gérer cette situation, il n’en avait jamais connu l’expérience. Elle marcha tout en enlevant ses vêtements. Il l’entrevue pendant quelques instants nues, mais cela lui faisait ni chaud ni froid. Ces besoins primitifs étaient à mille lieux de ses pensées, surtout que c’était sa propre sœur. Et puis, étant enfant, ils s’étaient déjà vu tous deux nus comme des vers.

Cela étant dit, il la laissa quelques instants tranquille, écoutant les clapotis de l’eau après chaque mouvements qu’elle y faisait. Un court silence venait de prendre place à leur conversation. Kenshi sentait clairement qu’elle n’avait toujours pas confiance en lui. Il prit la petite pochette d’armes de jet qui était accroché à sa ceinture et prit direction de Memori. Elle était dans sa bain, profitant de l’eau chaude et se nettoyant. Il ne savait pas comment elle allait réagir à sa venue alors qu’elle ne portait rien sur elle mais se contenta de poser cette fameuse pochette au sol, proche d’elle, afin de lui prouver qu’il ne lui voulait aucun mal.

« Tu ne me fais aucunement confiance et je le comprends. Saches que je ne te veux aucun mal, Memori. »



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Ven 10 Aoû 2018 - 15:54
Katsuko fit un sourire un peu gêné au jeune garçon qui s'occupait d'elle avec une certaine tendresse malgré tout, continuant de la prendre pour sa soeur. Elle hocha un peu la tête, lâchant quelques gémissements lorsqu'il touchait un endroit sensible, le laissant malgré tout s'occuper d'elle sans mouvements de reculs.

« C'est qu'il m'a bien aidée, voire même sauvée plusieurs fois... Mais... Tant mieux si tu ne l'as pas tué. Il ne le mérite pas, il fait juste bien son travail... »

Des blablas ridicules mais qui avaient le don de laisser croire au jeune homme qu'elle n'était pas qu'une folle qui aimait tuer et qui se foutait pas mal du garde en question. Elle savait juste qu'il était utile mais il pouvait bien crever. C'était juste rassurant de le savoir en vie car cela signifiait une certaine stabilité de Kenshi. Elle alla ensuite dans son bain sans trop faire attention à s'il la voyait ou non, se glissant dans l'eau et s'y détendant un peu, laissant d'abord l'eau enlever une partie du sang avant de s'y ateler d'elle-même avec du savon pour se nettoyer complètement, profitant d'abord de la chaleur du bain.

Le garçon vint la suivre quelques secondes plus tard, sortant ses armes et les déposant non loin d'elle comme un signe pacifique. Elle n'avait pas d'armes sur elle donc ne pouvait pas faire de même, mais elle était alors plus rassurée par ce geste. Il se répéta une nouvelle fois, tâchant visiblement de la rassurer, ce à quoi elle répondit par un petit hochement de tête alors que ses joues étaient devenues légèrement rouges. Jouer la cruche était tellement facile décidément...

« J'essaie mais c'est assez dur... Je te connaissais mais... Maintenant... Je ne sais que ce que tu me dis, ce n'est pas facile... Et c'est bizarre de voir un frère apparaître de nul part quand on pense n'avoir aucune famille... »

Au final, le jeu était assez amusant. Elle s'y prêta donc, continuant de discuter avec lui en se faisant passer pour sa soeur plutôt que lui avouer la vérité. Elle pouvait bien jouer quelques minutes avec lui après tout, non ? Gardant toujours cet air un peu méfiant qui s'efforçait de se détendre, elle regarda autour d'elle puis rougit à nouveau.

« Excuse-moi, j'ai oublié le savon là-bas... Tu peux me le passer s'il te plait Kenshi ? »

Elle lui désigna un petit rebord sur lequel était posé une serviette au dessus de laquelle trônait un petit cube de savon. À côté de ce tas, un second patientait, des habits propres pour la jeune demoiselle de dix-sept ans.

« Et du coup, on vivait où avant ?.. Et il s'est passé quoi pour qu'on soit séparés ? On a encore des parents ? »

Informations. Visiblement, ce jeune homme était assez radin sur le sujet mais elle finirait bien par en apprendre plus sur qui il était et ce qu'il faisait là. D'où venait-il, que comptait-il faire, autant de sujets qui lui seraient important de connaître pour ne pas être en danger avec lui.
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