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RETROUVAILLES ?


Mer 11 Juil 2018 - 15:20


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Il fait chaud, très chaud dans le désert de Kaze no Kuni. Surtout lorsque l’on fait le voyage depuis les verdures du pays du feu. La route est longue, très longue, et le désert est quasi inchangé du début à la fin. Seul le type de désert change. En effet, Kaze no Kuni est certes composé à 90% de désert dit « sableux » ou « traditionnel » avec des barkhanes qui sont des dunes que les violents vents font progresser vers au lieu, mais quelques endroits sont différents. En effet, il existe bien pire, les Regs. Les Regs sont des déserts rocheux et graillonneux. La température en ces lieux est bien plus forte à cause des rochers suintants la chaleur du soleil frappant de ces rayons ces amas, se transformant au fil du temps en montagnes volcaniques.

Le chemin fut long, très long entre ces deux pays mais notre protagoniste, qui a réussi non sans mal cette épreuve se trouve à présent dans un lieu bien plus propice à la vie : la capitale du vent Taiyô. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il aurait pu éviter cette épreuve s’il s’était préparé avant au lieu de foncer tête baisser. Il est vrai que franchir un paysage tel que celui de Kaze no Kuni est une marque de force, mais il est toujours préférable d’emprunter le chemin le plus simple et rapide et de ce fait utiliser la route se trouvant sous ses pieds depuis le début. Mais dans sa malchance résidait une part de chance justement, puisqu’utiliser un chemin de traverse lui a permis d’arriver incognito dans la capitale alors que plus tard, cela serait impossible au vue des travaux en cours de réalisation pour empêcher ce type d’arrivée.
Quoi qu’il en soit, il se trouvait dans la cité du désert à la recherche de la moindre information pouvant le mener jusqu’au groupe de criminels dont il rêvait d’anéantir l’existence. A la suite de plusieurs longues heures de recherches, la nuit commençait peu à peu à engloutir la capitale, laissant quelques ruelles dans l’obscurité. Et c’est d’ailleurs dans une de ces ruelles qu’allait bientôt commencer notre histoire.

Des hommes, dans un coin d’une ruelle. Toute une scène d’un mauvais film. En se rapprochant de plus près, Kenshi pu constater que ces hommes étaient en train de parier sur des combats. Des crapules, ni plus ni moins. Alors qu’il faisait demi-tour pour retourner à son occupation, il entendait que ces combats avaient lieu dans le colisée se trouvant proche de la ville mais au milieu du désert et que les hommes préféraient parier en ville puisque cette arène était plus que mal fréquentée. Dès le lendemain, il rejoindrait ces lieux mais pour l’heure, il fallait trouver un endroit tranquille pour planter sa tente.

Le lendemain, à l’aube, alors que le soleil faisait déjà son travail, le sabreur avait replié son bivouac d’une nuit et pris la route pour ce fameux colisée. Cette fois-ci, il avait suivi de loin un groupe de personnes qui se rendaient dans ce même lieu. Alors qu’il avait marché pendant un temps qui parut une éternité, le voilà enfin dans cette immense arène se trouvant sous terre, cette dernière ayant été creusé dans le sable. Le lieu était impression, gigantesque et d’une beauté sans précédent. Mais toute ces belles émotions furent coupées nettes lorsque l’odeur du sang lui parvînt au nez et des cris d’effroi mais également d’agonies se firent entendre. Mais au bout milieu de ces cris, l’un d’eux suscita l’attention de Kenshi : un cri de plaisir.

Regardant à droite et à gauche pour trouver le lieu d’où provient ce cri tout en marchant pour s’y retrouver, il vit une jeune femme, au beau milieu de l’arène, en train de combattre contre trois colosses. Elle se débrouillait bien, même très bien, mais pour combien de temps. Kenshi regardait le combat avec attention, réfléchissant en même temps à cette question : pourquoi est-il si obnubilé par cette jeune femme ? Il fit signe à la combattante afin d’attirer son attention lorsqu’elle souleva le corps d’un de ses adversaires en direction du public. Et c’est précisément à ce moment qu’il comprit : elle ressemblait trait pour trait à sa sœur et qu’il recherchait depuis des années.


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Ven 13 Juil 2018 - 15:51
La demoiselle s'était endormie tôt la veille. Elle savait qu'elle allait avoir une épreuve assez compliquée le lendemain, trois putains d'abrutis étaient parvenus assez haut dans l'arène pour lui faire de l'ombre et ils avaient souhaité la défier. Ensemble bien sûr, gros lâches qu'ils étaient. Et vu les côtes des paris, son père l'avait obligée à y aller. Selon les experts de l'arène, elle n'avait aucune chance. Alors qu'en vérité, elle savait parfaitement qu'elle allait les exterminer, comme toujours. Quasimment personne ne l'avait vu prendre de coups, mais ce n'était pas pour cela qu'elle n'était pas résistante. En vérité, elle était quasimment indestructible. Un roc immuable qui survivait à tout ce qu'on lui faisait subir. Mais son apparence délicate n'allait pas en ce sens et cela perturbait nos petits experts. Ceux qui parieraient sur elle le lendemain allaient gagner gros, et facilement.

Le lendemain matin, elle se dirigea vers l'arène pour aller s'y échauffer et s'y préparer. Cette fois-ci, sa tenue serait blanche. Pour changer lui avait dit son père, en vérité elle savait parfaitement que c'était de la mise en scène. Que tous la voient se parer de rouge au fur et à mesure que le combat avançait. Qu'elle massacrait ses ennemis et que leur propre sang se mette à les effrayer. Elle fut alors installée sur un autel sous l'arène qui monterait au début du spectacle. Elle serait entourée de deux esclaves, mains attachées aux piliers qui l'entoureraient, enchainée, impuissante, tête découverte. Puis les deux esclaves la relacheraient et alors commencerait le massacre des brebis égarées.

Alors qu'elle avait un air presque triste sur le visage lorsqu'elle était attachée, un grand sourire carnassier vint s'afficher sur son visage lorsqu'elle fut libérée face à ses trois proies tandis que les esclaves partaient sur le côté de l'arène. La montée au centre avait été lente, elle avait brûlé d'envie de les retrouver et de les tuer sauvagemment, c'était désormais chose possible. S'armant de deux katanas de sang, la folle se mit brusquement en mouvement sous les acclamations de la foule, fonçant sur les trois monstres humains qui lui faisaient face. Son coeur battait à pleine vitesse, propulsant son sang dans tout son organisme à une vitesse excessive. Ses veines et artères étaient gonflées, rougeoyantes, tandis que ses yeux étaient devenus brillants. La mort allait pouvoir cueillir les combattants perdus.

Le combat commença par l'entrechoc entre les armes de Katsuko et celles de deux de ses adversaires. Ils avaient respectivement une hache, une épée à deux mains et une massue. Voilà qui était peu original. Ils seraient faciles à vaincre alors. Plus encore qu'elle ne l'avait pensé. Après avoir paré la hache et l'épée d'une main chacune, avec une force étrange pour sa petite taille, due en réalité à son boost actif qui la rendait aussi terrible à admirer, elle se mit en action. Repoussant l'épée tout en gardant la hache au contact, elle força sur ses jambes pour repousser et déséquilibrer l'homme face à elle en hurlant de rage. Elle profita alors de l'ouverture créée par le moment où sa garde n'était plus correcte pour lui planter son katana en plein torse, lui plantant alors le second dans le bas-ventre avant de le soulever ainsi au dessus de sa tête en criant de joie, riant à moitié folle tandis que le sang de sa première victime se vidait en partie sur ses bras et sur sa poitrine.

« Sakki ! Sakki ! Sakki ! »

Voilà qu'elle était acclamée par la foule maintenant. Elle rejetta alors le cadavre un peu plus loin d'elle au sol, toujours riant aux éclats face aux mines déconfites des deux géants restants. Ils avaient perdu toute leur assurance. Et oui, Sakki n'était pas n'importe qui. Son nom n'était pas connu de cette arène sans raisons, et elle comptait bien le leur faire comprendre. Ou du moins, le faire comprendre aux autres présents aujourd'hui, puisque ces deux là ne ressortiraient pas en meilleur état que le camarade.

Bien que sa tenue soit désormais allourdie en partie par le sang dont elle avait commencé à s'imbiber, elle était toujours d'une agilité largement supérieure à ses deux adversaires. Esquivant leurs coups avec habileté et précision, elle ne se fatiguait pas, les laissant un peu mouliner dans le vide jusqu'à trouver l'ouverture qui lui permettrait de les achever. Avec un sourire, elle en entrevit soudain une. Celui à la masse était décidément bien mauvais, puisqu'il ne défendait pas sa gorge convenablement. Quelques mudras plus tard, la demoiselle avait transformé ses deux katanas en une seule petite lance avec laquelle elle transperça la défense misérable du mauvais guerrier et lui planta la pointe de sang acérée en plein dans la gorge avant de tourner à l'intérieur pour élargir le trou. Elle força ensuite sur le manche pour la remonter et la faire transpercer le crâne de sa victime dont le sang commença à couler en abondance par le trou situé sous son menton, servant alors de douche à la vampire qui ouvrit la bouche pour en boire une partie avant de se retourner, sang sur le visage, vers le dernier de ses ennemis.Elle lui fit un doux sourire qui, dans cette tenue désormais presque entièrement rouge, lui donné un côté fou non négligeable. Elle n'était pas saine d'esprit, c'était évident pour ce pauvre soldat qui s'était perdu au mauvais endroit au mauvais moment.

Neiko fit quelques mudras supplémentaires, restructurant à nouveau son arme. Il ne s'agissait plus là d'une lance ni de katanas, c'était désormais une faux qu'elle avait en main, souriant à sa dernière proie. Les cris continuaient toujours dans l'arène tandis que la folle hurla sur son adversaire avant de se mettre en mouvement. Elle échangea avec lui deux coups violents où leurs lames s'entrechoquèrent puis Katsuko, Sakki plutôt, fit deux mouvements avec une vitesse extrême. Le premier para un coup qui allait peut être la couper en deux tandis que le seconda arriva dans la nuque de son adversaire, faisant voler sa tête plus loin. Le corps resta debout un instant, le temps qu'il fallut à la vampire pour l'attraper par la taille en modifiant encore une fois son arme. Désormais, elle avait une dague dans la main et s'en servit pour ouvrir le ventre de sa cible, se couvrant de son sang entièrement. Elle en but une partie devant tous avant de laisse le dernier des trois colosses tomber dans le sable en partie rougit de l'arène. Elle bondit alors sur l'un des piliers après une course d'élan et une acrobatie parfaite, retombant sur ses deux pieds en haut du pilone. Elle fit alors un tour sur elle même en hurlant, brandissant sa dague vers le haut.

« Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! Sakki ! »

Criant avec eux sans qu'elle n'ait aucune parole en bouche, la vampire bondit en bas de son promontoire, quittant la zone pour aller rejoindre ses quartiers post-combat, là où personne n'était sensé pouvoir rentrer sans permission mis à part sa famille. Elle alla alors s'affaler sur un divan, ne prenant pas encore la peine de se laver, trop fatiguée par le contrecoup de son accélération sanguine. Elle l'avait tenue pendant tout le combat puis pendant son ovation, c'était trop longtemps... Elle avait exagéré, elle le savait, mais le spectacle avait un coût et elle ne pouvait décevoir les spectateurs. Elle profita donc du silence de ce petit salon prévu pour elle en tant que gagnante du combat, respirant profondément, les yeux un peu éteints, crachant un peu de sang sur le côté des côtes brisées sous les chocs qu'elle avait encaissé en apparence sans flancher un seul instant. Elle attendait de se reprendre un peu, puis elle irait se laver dans la bassine d'eau bien chaude qui l'attendait derrière un paravent, sous un couvercle qui en gardait momentannément la chaleur.
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Lun 16 Juil 2018 - 13:47


Saiko Kenshi & Chinoike Katsuko


Retrouvailles ?




Kenshi regardait le combat avec de grands yeux. Il était vraiment impressionné par cette fille mais à la fois inquiet. Etait-ce finalement bien elle ? Il pensait que c’était impossible, ça ne pouvait pas être sa sœur Memori. Jamais elle n’aurait pu avoir de tels agissements. Mais après tout, cela faisait bien des années qu’il ne l’avait pas vu et les évènements auraient très bien pu la faire changer comme ils ont changé Kenshi, lui qui était un garçon si doux et souriant. Et d’un autre côté, il était bien trop excité à l’idée de retrouver sa sœur alors qu’il la pensait peut-être morte depuis des années.

Durant le combat, le jeune garçon fut rejoint par Kōjō, son mentor et ami. Kōjō est un marchand de sabres ambulant qui a fait la connaissance de Kenshi alors qu’il voulait lui voler son légendaire sabre Jūryō to Saizu, alors qu’il était inconscient au sol. Mais le marchand a pris pitié et a décidé de l’aider à se reconstruire et plus tard lui apprendre l’art du Kenjutsu. D’un coup d’œil rapide, Kōjō savait à quoi pensait Kenshi et tentait tant bien que mal à lui faire comprendre qu’il était possible que ça ne soit pas elle alors qu’ils regardaient la fin du combat.

« Kenshi, ce n’est peut-être pas ta sœur. Et si c’est bien elle, attend toi à ce qu’elle ne te reconnaisse pas. De ce que tu m’as décrit, elle n’a pas l’air d’être la même personne. Méfies-toi. »

Mais le garçon âgé de quinze printemps n’écoutait pas ce que lui disait son mentor alors qu’il avait toujours été de très bons conseils pour lui. Non, il était trop aveuglé par la joie de revoir sa sœur. Ce fut à une vitesse incroyable qu’il zigzagua à droite à gauche entre les personnes présentes dans l’enceinte de l’arène afin de rejoindre le lieu approximatif dans laquelle la supposée Memori venait de se retirer.

Il y avait une énorme porte en bois qui se dressait devant lui et savait pertinemment que c’était le derrière de la scène des combats et qu’il y aurait sûrement des gardes. Plus haut se trouvait une petite lucarne. Concentrant son chakra dans ses pieds, Kenshi n’eut aucun mal à gravir ce mur puis à casser le carreau de la petite fenêtre afin de pénétrer dans le bâtiment. Il était loin d’être en position de force et était en infériorité numérique. Il allait falloir qu’il la joue discret, chose qui n’était pas très compliqué pour lui. Passant de poutres en poutres au-dessus de diverses personnes dans l’ombre tel un félin dans la nuit, il avait accès à un visuel sur presque toutes les pièces de l’étage se trouvant en dessous de lui. C’est après quelques minutes de recherches qu’il put voir une pièce avec un garde devant. C’était sûrement dans cette pièce qu’elle était enfermée.

Kenshi s’approcha lentement de sa destination. Il venait d’arriver pile au-dessus du garde qui se tenait devant la porte. D’un geste fluide, il se laissa tomber de son perchoir afin de retomber sur celui qui allait bientôt tâter de son sabre qu’il venait de retirer de sa cachette, soit le long de sa colonne vertébrale, sous ses vêtements, comme habituellement. Mais il ne dégaina pas son sabre de son fourreau. Non, au contraire, il le laissa dedans et frappa sur le haut de son crâne le garde afin de l’assommer. Kenshi n’était pas pour tuer gratuitement si ça pouvait être évité. Le garde faisait peut-être ce travail pour subvenir aux besoins de sa famille, sans aimer ce qu’il faisait. Tout comme la mère du sabreur avant qu’elle ne soit tuée.

Le garde était dans les pommes et il venait de le rattraper afin de ne pas faire de bruits lorsque son corps tomberait au sol. Un peu plus loin se trouvaient des caisses en bois, entreposées là, en vrac, dans un coin. Kenshi traina le corps jusqu’au niveau de ces caisses et en ouvrit une pour y cacher le corps, pensant qu’elles étaient sûrement vide. Mais au contraire, ces caisses n’étaient pas vides et voilà qu’un nombre incalculable de colombes blanches s’en échappèrent. C’était assez ennuyeux et il n’allait plus avoir beaucoup de temps avant que ne retrouve le fautif de cette erreur. Se précipitant devant la pièce qui était précédemment gardé par l’homme assommé, Kenshi y entra, des larmes coulant le long de ses joues et vit la jeune fille.

« Memori, c’est moi, Kenshi. »


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