Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

Une décision a été prise | Sandaime Tsuchikage


Mer 11 Juil 2018 - 16:12

Et je refuse d’être une ombre aussi stupide que l’eut été mon jeune frère et refuse d’être aussi imprudent que l’eût mon cher ami Akimoto.

Des mots qui te font sourire, qui te pousseraient même à éclater de rire chaque fois que tu y repenses. Certes, cette vision de ses prédécesseurs est la même que la troisième ombre mais cette dernière a volontairement exprimé son point de vue à toute la population. Qu’est-ce que cela annonce pour le futur de la Roche ? Du changement ? Finies les assistantes du Kage complètement fêlée ? Finies les traitements de faveurs, ne visant que les amis ou la famille ? Tu l’espères fortement, peut-être trop d’ailleurs. C’est beau de rêver, accroches toi donc à tes rêves. Ca te permettra d’avancer au moins. De ce périple que tu as commencé - l’objectif de devenir samuraï à ton tour malgré tes origines du pays du feu - que reste t-il ? Tu as bien sagement suivi Yoshitsune sans pour autant te plaindre, te pliant à sa volonté chaque fois qu’il le voulait. Cédant à son caprice d’aller régler le compte de son aîné - zappant magistralement la mission qui vous était attribuée à ce moment-là -, sa disparition soudaine à Tetsu no Kuni pour réapparaître à Hi no Kuni et correspondre avec toi par lettre. Même dans ces dernières, des ordres te parvenaient. Tu n’es pas las d’en reçevoir, loin de là. Seulement, tu désires faire bouger les choses et tu ne te contenteras pas de la place d’un vulgaire scarabée, la place de quelqu’un qui finira aigri à la vue du succès des autres, la place de quelqu’un qui n’a rien fait de sa vie mais ose tout de même parler pour les autres sans aucune légitimité.

Tu as besoin de changer et pour cela, il te faut autre chose à faire que veiller sur Sun-Hi ou Mikazuki. Si les femmes de la Roche ne sont même pas capables de se défendre toutes seules, qu’elles crèvent. Il y a assez d’absents à l’appel des armes comme cela. Le goût de l’aventure et du combat t’appartiennent mais ton attachement à ce village est trop fort. Le moyen le plus évident pour avoir cela serait une désertion, c’est une évidence.

Ces pensées nébuleuses sont chassées d’un mouvement de tête, tu ne te le permettrais pas. Pas maintenant. Mais tu y as songé bien des fois - comme lorsque ce village ne t’apportait plus rien malgré tout ce que tu daignais lui donner. Comme la Roche peut se montrer ingrate par moment (la plupart du temps à vrai dire). L’Enfant du Fer a décidé de convoquer chaque shinobi du village, les plus intéressants du moins, et de passer une entrevue avec chacun d’entre eux. Vas savoir pourquoi, tu es le premier à passer. Souhaite t-il s’occuper du sujet le plus épineux en premier ? Celui qui daigne faire entrer un kirijin après l’avoir sauvé de la mort ? Celui qui ne respecte pas ses engagements vis-à-vis de son paternel ? Celui qui se comporte comme un idiot avec cet arrangement marital ? Malgré ta réputation certaine, tu ne fais qu’empiler les erreurs et il te semble évident qu’aujourd’hui est annonciateur de l’heure du jugement et de la punition de la part de ton père. Tu peux te permettre de faire le guignol avec le princesse du pays, celles de tous les clans, n’importe qui en somme mais pas lui.

Devant la porte de son bureau, tu es resté de longues minutes - soucieux de ce qu’il se passera - avant de frapper, quémandant alors l’autorisation d’entrer. Tu entres en silence et observe celui qui se veut être à présent à la tête d’Iwagakure no Sato. Ce n’est pas une surprise pour toi, cela fait un bon bout de temps que tu étais au courant de cette affaire. Quelques instants à rester debout sans parler te laissent de plus en plus perplexe, rien n’est moins sûr pour toi à présent. Le doute t’assaille mais ta respiration reste cependant très claire, signe que tu as accepté toute punition qui te sera infligée : allant de la simple réprimande à la mort. C’est ça aussi, être un shinobi.



@Nagamasa Yoshitsune

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Mer 11 Juil 2018 - 17:16
Yoshitsune était là bien installé dans son nouveau bureau ; sortant sa pipe, il gangrène de son corps, l’opium s'infiltre dans son système sanguin procurant immédiatement à son corps cette sensation de bien-être tandis qu’il se sent confiné dans cette pièce. La fumée cancérigène du tube de tabac s'en alla rejoindre celle tout autant nocive de la pipe. Le samouraï observa d'un œil nouveau la porte qui allait bientôt s’ouvrir.

Rien qu’à entendre les pas qui s’approchaient, ses lèvres s'étiolèrent en un moins beau sourire, afin d’observer, se renseigner, planifier. Voici là des termes qui résumaient bien le nouvellement Tsuchikage. Alliant ce visage aux traits froid à un geste distinctif pour lui, il tira une seconde bouffée sur sa pipe. Il n’en avait réellement que faire des responsabilités de Kage dans un premier temps car ce n’étaient bien là que des mots dénués de sens.

Des racontards et pléiades de jugements d’hommes et femmes dont il ne connaissait pas même le nom et dont la présence lui apportait peu « Oh... » Murmura-t-il comme pour lui même, absolument pas prêt à parler de ses manigances à quelqu'un d'autres que lui-même.

Certes une syllabe beaucoup plus courte que celle qu’il prononçait à l'accoutumée mais qui en disait tellement long. Avec un soupir qu’il peinait de plus en plus à cacher, il amena à nouveau cette drogue à ses lèvres ; comme était en pleine réflexion. Devant son bureau, les feuilles dispersées, relataient les diverses informations qu'il avait recueilli concernant les forces shinobi d’Iwagakure et également leur faits et gestes.

Il s’éleva finalement avant d’aller ouvrir la porte à Takumi, son enfant. Si d’abord la chaleur peut se ressentir entre les deux, il n’en est rien. Pas même bonjour, pas même de chaudes étreintes ; Il lui ouvre la porte et referme aussitôt derrière lui.

« Assieds-toi immédiatement.» dit-il sèchement.

Il prend place derrière sa nouvelle géole et enfin débute le meeting.

« Je ne laisserai que cette seule occasion de répondre à tes imputabilités. » Expire t-il doucement en palpant sa lame.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 11 Juil 2018 - 18:06

Le ton de ton vieux est adapté à la situation. En temps normal, tu te serais mis à soupirer, sourire puis toiser du regard celui qui est en face de toi. Seulement là, tu n’es pas dans une situation qui te place dans une situation d’impunité. Le devoir passe avant l’amour, c’est évident. Bien que les précédents Kage ne l’eurent point compris, celui-là compte bien prouver que tous méritent le même sort pour les mêmes écarts. Et que dire des tiens si ce n’est que probablement personne, si ce n’est peu de gens, ont fait quelque chose de comparable. Et où sont-ils actuellement ? Tous morts, enterrés ou non. Tu ne pas clairement pas gagnant cette fois-ci. Toujours silencieux, tu t’assoies - sans te presser, ni prendre ton temps - quand l’ordre t’es donné. Fuyant d’abord le regard du blanc de cheveux, tu viens finalement le soutenir du tiens - non pas timidement mais d’une manière qui laisse comprendre que la hiérarchie instaurée est claire, aucun mot, aucun acte n’est nécessaire pour le prouver. C’est probablement à cela que l’on reconnaît un vrai leader. La question n’est pas là pourtant, cesses de fuir tes problèmes et donnes donc des réponses. C’est ainsi que t’es présenté ton seul chemin pour t’en sortir. Tout déballer par télépathie.

Le disciple de mon oncl… - tu te souviens alors des relations entretenues entre ton interlocuteur et ce dernier puis tu changes ta façon de le nommer - de Shigure. Je l’ai empêché de se battre à mort avec un autre sabreur de la Brume sur le territoire du Fer. Dans la précipitation et ma maladresse, j’ai malencontreusement tué ce dernier. À compter de ce jour, seuls toi, moi, le dénommé Ryoko Goten et un haut-gradé, probablement le chef des sabreurs, sommes au courant de cette affaire. - tu tentes de garder ton calme alors que tu lui apprends la chose en dernier, cela peut s’avérer déroutant ou être vraiment mal pris, surtout votre proximité et la confiance qu’il t’accordait.

Un court instant de silence plus tard, et une grande inspiration plus tard, tu t’exprimes à nouveau.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Quand vous êtes partis à Hi no Kuni sans nous prévenir - tu remercies d’ailleurs intérieurement Yoshitsune pour t’avoir donné de ses nouvelles alors qu’il aurait très bien pu le faire avec n’importe qui d’autre -, il ne restait plus que Mikazuki, moi-même et Goten au domaine (parmis les récents arrivés). Ma tante n’étant qu’une genin (à cette époque du moins), je prend toute la responsabilité de ma décision seul. Après son affrontement avec son confrère et son caractère impétueux, je ne pouvais laisser Goten chez toi, là-bas, où toute ta famille a grandi. J’ai donc décrété que j’allais l’emmener avec moi au sein de la Roche, sans lui laisser un quelconque choix.

Tes iris nacrées font face à celles empourprées, la tension qui règne au sein de la pièce semble insoutenable. Mais tu poursuis, envers et contre tout. Au delà de pouvoir te sortir d’une quelconque manière et ne comptant que sur la miséricorde de ton paternel, c’est la vérité qui vient primer sur tout ce que tu peux être, faire ou encore dire.

J’avoue avoir manqué de rigueur quant à la surveillance de cet homme. Je ne cherche pas d’excuse à mon incompétence, je n’ai pas su remplir les obligations que tu m’as donné et encore moins celles que je me suis imposé moi-même. J’avoue avoir préféré batifoler et lui laisser un peu de liberté, croyant un peu naïvement que cet homme se tiendrait à l’abri des problèmes et se montrerait reconnaissant pour la vie que je lui ait épargné d’arracher ou bien de perdre… - un altruisme qui t’a déjà perdu et qui te perdra toujours - J’ai tout de même tenté de l’intégrer comme je le pouvais au village mais nous savons tous les deux que… cet… imbécile… a fini par passer outre la ligne à ne pas franchir en étant allé user de provocations - du moins, c’est ce qui fut dégagée de son intervention - envers et surtout devant ton ami le Nidaime. J’avoue m’être entraîné avec lui, c’était plus un combat par orgueil à vrai dire, et nous avons sans aucun doute retracé la topographie de la région se trouvant un peu au Nord d’Iwagakure no Sato.

Aucun mot n’a besoin de sortir de la bouche de Yoshitsune pour que tu comprennes que la déception est forcément au rendez-vous. Tu n’as que trop usé de ta position tout le long de l’année dans tout ce que tu as fait. Certes, la plupart des choses que tu as aujourd’hui, tu les as obtenu en allant l’arracher aux bras de crevards complets ou alors de jaloux sans aucun autre épithète pour les qualifier.

Concernant cette jeune femme à qui vous m’avez destiné, Mère et toi, j’ai… semble t-il… aussi… foiré.

Oui, c’est le cas de le dire. Sur ces quelques mots et sans la moindre permission, tu te permet un ultime affront en te levant et en dégainant promptement ton sabre devant celui qui t’as transmis les arts samuraïs. Tu aurais tant voulu tout détruire afin de faire passer ta frustration mais la solution ne réside pas dans cela. Te mettant à genoux et après avoir ouvert ton kimono, tu places ta lame un peu en dessous de ton nombril. Le suicide rituel est prêt, tu es sur le point de laver ton déshonneur. Offrant un ultime regard à celui qui fut comme un père pour toi, tu décide d’appuyer de toutes tes forces - d’un coup sec et bref -, espérant régler cela de manière qui se rapproche le plus de celui que tu respectes le plus en ce monde mais aussi celui que tu as probablement le plus déçu.



_________________


Dernière édition par Hyûga Takumi le Ven 13 Juil 2018 - 21:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Mer 11 Juil 2018 - 19:16
Fatidique prétention. Tandis que le jeune homme lui expie la moindre de ses fautes, Yoshitsune fume et l’observe sans la moindre once de joie, de fierté. Il a honte et l’aurait surement tué si il n’était pas si utile pour le village de Iwa. N’oubliez pas qui il est. Chef des Tengus. Il est de ceux pour qui la vie ne tient qu’à un mièvre fil. Son frère, il a tué ; pareillement pour son paternel, son oncle, sa tante. Qu’est-ce qu’il l'empêcherait de venir à bout de cet homme qui se tenait là devant lui ? De ce vil garnement qu’il avait adopté ? Il n’avait même pas son sang.

L’envie. Tout simplement, plein de gens pourront ainsi le comparer à ses pairs mais il n’en était rien. Il l’épargnait simplement par pur orgueil ; pour compter des gens puissants dans ses rangs ; parce qu’il s’était débarrassé d’un homme ô combien il méprisait, qui plus est Kirijin ?

Yoshitsune n'était très certainement pas le mieux placé pour faire part ouvertement de par cette vision, cette attitude taciturne qu’en dépit de son rôle, ne s'y prêtait pas plus l'envie de demeurer aussi sérieux à ce rendez-vous mais il le devait. Et alors, il se remémore brièvement ceux ayant trépassés, dont Chogen ; cette promesse faite à celui qui est désormais retraité. Le maître Samouraï portait également son lot d'erreurs, mais avait des valeurs nobles, à commencer par ce respect qu’il place dans la moindre de ses promesses. En effet, quand bien même il le voulait, il ne pouvait se laisser aller à la colère. Du moins pas pour ça.

Alors simplement il écoute et sans dire sans jamais rien répondre, parce que “Taciturne” et “Solitaire” sont les mots qui lui convienne le mieux. Il ne sait pas même quel est sa place au sein de cette pièce tant il exulte la honte à la vue de cette détermination fébrile dont Takumi fait preuve.

- « Penses-tu que ton statut “Fils de Yoshitsune” t’octroies des droits supplémentaires ? Qui donc penses-tu être pour oser dégainer ta lame sans que je te l’ai ordonné ? Ne recommence plus jamais. »

Et Yoshitsune tranche à même le marasme, le questionnant sur les raisons qui les pousse à lui foutre la honte, tandis que son idiot de fils s'efforce de le tirer dans la boue. Et pourtant son calme demeure, ses réflexions gardaient en ligne de mire le centre de leur cible : réussir.

Mais une chose était claire. Takumi serait puni. Yoshitsune relâche cette lame qu’il a stoppé de la main, son sang perlant à même le sol.

- « Ne te fais pas plus lâche que l’as été. Si tu veux te tuer, fais-le après avoir lavé mon nom… Notre nom que Shigure, maître du traître que tu as emmené a bafoué. Ce nom que tu as bafoué, ce nom que je bafouerai si tout cela reste impuni. Lève-toi ! »

Il observe Takumi et le balafre le long de la poitrine ; signature éponyme de ses samourais qu’il veut devenir.

- « Cette balafre sera la preuve de ton affront, sans compter que tu côtoieras les cellules d’Iwa pendant 3 jours. Y’a t-il d’autres chose que je dois savoir ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 11 Juil 2018 - 20:39

Les phrases te frappent plus lourdement qu’une lame. Cette tranche éclair qui vient te balafrer sur tout le long de ton torse ne te feras jamais plus mal que ces paroles qui te parviennent. Un statut en particulier ? Tu en as eu tellement mais nul doute que celui-ci fut tout de même l’un de ceux dont tu as le plus profité - à titre personnel, pour ton ego - derrière celui d’appartenir au clan des pupilles pâles. Du genre à toujours vouloir tout tout de suite, cette lame sortie de son fourreau n’est qu’une énième preuve de ton impatience. Ton acte est stoppé par la main de ton supérieur hiérarchique qui te brime encore. Tout est justifié, tu te contentes de légèrement froncer les sourcils - signe que tu comprend bien ce qui est dit. Étendu sur le dos - au sol - tu regardes ton paternel. Se relever ? Tu n’en as aucunement envie, pour l’instant. Peut-être bien que ce séjour en prison te ferait du bien. Être seul durant un certain temps ne pourra que t’aider à mieux réfléchir à tout cela. Ton moral en a pris un coup, au même titre que ton amour propre et la considération que tu avais de toi-même. Autre chose à savoir ?

Mikazuki, je n’ai pas pu veiller sur elle. À peine ai-je eu le dos tourné qu’elle est partie pour une mission à Kaze no Kuni. Partie avec un homme (et un jeune garçon) dont je ne sais rien mais que j’ai croisé quand j’ai vu le Collectionneur. Si tu désires en savoir plus sur lui, Mère pourra très certainement mieux te renseigner que moi. Je n’ai toujours pas de nouvelle d’elle depuis. J’ai tout de même pu m’entraîner avec elle avant qu’elle ne parte, elle m’a semblé plus en forme que jamais. En ce qui concerne Ryo, il a pris sa retraite sans prévenir grand monde. Un véritable tir-au-flanc comme tu disais.

Heureusement que l’échange ne se fait pas de vive voix, sinon tu aurais sans doute bien du mal à t’exprimer. Rien ne te servira de t'apitoyer sur ton sort, tu te dois d’admettre tes torts. C’est donc là - avec un peu de mal -que tu te relèves puis te tiens debout, presque droit face à celui qui désire effacer la partie qui lui déplaît chez toi afin de faire de toi quelqu’un de meilleur.

Le reste ne sont que des choses mineures et pas forcément mauvaises, je n’ai donc rien d’autre à ajouter, père.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Jeu 12 Juil 2018 - 7:52
La peine l'assaille de toute part, tant la déception dévore cet organe qui bat. Il a honte et aimerait qu’il en soit autrement (lui qui eut juré de jamais devenir Hideyoshi). Si il n’eut pas été si borné, si il avait fait comme les autres sans doute ce serait t-il comporter comme un meilleur père mais ce ne fut pas le cas.

Il souffrait terriblement, en effet de tous ses disciples, il est le plus prometteur (enfin c’était sans compter le talent inouïe de Sainan qu’il avait récemment pris sous son aile). Et alors qu’il le voit se relever, son cœur se resserre mais il est là de son devoir de père de lui enseigner le respect. Ainsi avec la déférence désuète dont fait désormais preuve Takumi, l’entretient se poursuit. Yoshitsune non plus dans la position de celui qui interroge ; mais dans celle qui informe.

Je vois.

Comme un appel d’air se fait écho dans sa poitrine tandis qu’il prononce ces quelques mots. Un long silence fait suite à cela avant que le Kage ne se tourne en direction de la fenêtre.

Demain, sache que j’irai à la rencontre de son clan. Tout ça pour présenter des excuses. Alors je compte sur toi pour ne plus me décevoir... Iwagakure no Jonin, Hyuga Takumi.

Il est fier de pouvoir lui annoncer sa promotion. C’était étrange compte tenu de la situation certes, mais c’était son rôle de père qui voulait ça. Il n’en pouvait s’en resoudre à le voir autant souffrir ; Il ne pouvait se résoudre à lui montrer sa fierté, ses paroles précédentes n’aurait pas autant de poids sinon mais vu comme il le connaissait, sans doute saurait-il en déchiffrer les codes. Faire la part des choses en tant Leader mais en tant que famille. C’était là son nouveau rôle en tant Tsuchikage.

Il sait néanmoins que tout n’a pas été abordé mais d’un côté qui pouvait le lui reprocher ? Un homme humble qui préfèrait éviter d’en faire trop, luttant contre son envie de prendre son enfant dans ses bras et de le féliciter tout simplement. Ainsi cette promotion qu’il prendrait tant comme une punition que comme une récompense agirait comme escomptée : Bonheur et Regrets. Il devrait maintenant prouver au monde qu’il mérite son rang sans quoi, à tout jamais resterait-il dans l’ombre de son paternel.

Enfin passons à la suite. As-tu des questions à me poser ?

informations:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 12 Juil 2018 - 12:26

La face légèrement baissée mais le regard toujours visant les prunelles de celui que tu suis aveuglement depuis un temps déjà. Promu Jonin hein… Quoi de mieux pour t’accabler encore plus ? Tu es celui qui prend le plus mais tu es aussi celui à qui l’on donne le plus. Comme cela pourrait ressembler à un traitement de faveur aux yeux de ceux qui ne saisissent pas toute l’ampleur de cette promotion. Evidemment, quand tu baignes dans le flot de la masse, celui qui te permet d’être comparé aux autres Chunins, tes écarts de conduite peuvent être perçus comme un manque évident d’expérience ou de discernement. Mais là n’est pas la véritable raison, tu ne souhaites que t’amuser et te jouer des autres tout en progressant vers ton objectif. Te monter d’un cran, c’est t’obliger à prendre de nouvelles résolutions. Tu ne pensais pas que cela arriverait aussi rapidement, tu ne pensais pas que cela arriverait de la sorte. Cela est restreignant mais tu ne doutes pourtant pas de toi-même. Tu vis au sein de la Roche depuis ta naissance, les shinobi de classe supérieur, tu les sais faibles - aussi bien physiquement que mentalement - pour la plupart. Leur unique mérite ? Est-ce celui d’avoir pu se démarquer durant des instants que beaucoup d’autres n’auront jamais l’occasion de vivre ? Si tel est le cas, cela en est tristement affligeant. Repensant à tout cela, la réflexion te fait oublier l’héritière et son clan. Tu n’en as que faire mais visiblement ce n’est pas le cas de ton paternel. Si cela est important pour lui, ce le sera alors pour toi aussi. Des efforts, n’est-ce pas là tout ce qui t’est demandé/ordonné ?

Très bien... - un moment se passe avant que tu te décides à lui donner une appellation, la frontière entre le Kage et le père étant très mince à ce moment précis, tu arrives cependant à faire ton choix - ...troisième du nom. - c’est un entretien après tout, n’oublies pas quelle est ta place.

À quelques détails près, tu pourrais faire la mine de celui qui nie, celui qui ne sait pas. Sur ton visage ou au plus profond de tes songes, des sentiers de ton coeur, quelque chose se trame. Ce sourire, cet oeil manquant. Cette énergie, cette folie. Ce passé tragique, cette fin foudroyante. Ces célébrations exaltantes et ces manigances de l’ombre. Ce jour et cette nuit. Cette ombre et cette lumière. Ce Takumi et cette Sanadare. Tout cela a été fait pour ton clan, pour toi, pour elle, pour un peu tout le village. Te voici aujourd’hui à porter seul ce fardeau mais qu’importe, n’est-ce pas là aussi être un homme, voire un shinobi. Cette histoire ne te fait pas le grand bien donc tu passes vite les moments mineurs et te concentres sur ceux qui ont eu une quelconque importance. Fut-ce une bonne fin pour elle ? Tu n’en as jamais été bien certain mais elle avait l’air heureuse au moment de perdre la tête, tu crois.

Secouant légèrement la tête, les gouttes sang coulant doucement depuis ta poitrine sur tes propres habits - et un peu sur le sol -, tu poursuis la discussion comme si de rien n’était, enfin presque. Un père sait reconnaître le mal(être) de son enfant au travers d’infimes variations dans son comportement, dans ses mimiques, c’est un fait. Tu l’observes un peu - dubitatif quant à la suite - puis tu te résous à avancer au rythme de ton interlocuteur (comme tu l’as toujours fait depuis votre rencontre finalement, que cela t'ait été soit bénéfique ou non).

Qu’as-tu prévu pour moi ? Une promotion et me relâcher dans la nature après trois jours de prison ? - ce n’est pas (complètement) un reproche, tu ne comprends tout simplement pas ; quelque chose se trame, du moins tu le penses - N’est-ce pas un peu (beaucoup trop) maigre ? J’ai (véritablement) besoin d’en savoir plus... - le temps passé en prison pourrait te servir à autre chose qu’à repenser à tes écarts, tu n’as plus quinze ans et réfléchir à ses erreurs, n’importe qui peut le faire, pas besoin d’aller aux geôles pour cela - … si tu me permets de te le demander. - évidemment.

Bien que cela puisse être (com)pris comme une exigence - à cause de ton impétuosité naturelle et ton manque de patience reconnu par tes proches -, le ton que tu abordes est calme mais tout de même teinté d’une légère goutte de soif. Seul sur ce fleuve, tu avais trouvé un radeau pour survivre à la crue, seulement tu avais oublié que tu avais prié pour cette dernière. Ne vois-tu pas là un juste retour des choses, un retour à la réalité ; celui dont tu avais besoin ?



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Ven 13 Juil 2018 - 8:33
L’empathie sans doute était-ce là le poison le plus dangereux que connaissait l’homme, et il n’a de cesse de le comprendre et l’appréhender au fur et mesure qu’il sonde les songes du jeune homme. De voir avec quel poids les responsabilités qu’il avait dû prendre pour arranger la situation précaire de son clan ; Yoshitsune se sentait lésé et désolé pour cet enfant qui avait du grandir bien trop tôt.

Son regard se lève venant s’auréoler autour de Takumi qui lui faisait face, il s’y revoyait quelques années plutôt ; encore prisonnier de cette géhenne infernale, joug de Feu Hideyoshi Nagamasa. Il aurait voulu lui éviter d’avoir à faire cela mais si la régence de son clan, lui revenait tout cela était inévitable. Le monde shinobi était rempli de déboires que Yoshitsune ne parvenait toute à expliquer, celle-ci en faisant parti. Lui n’avait été qu’un bambin reclu dont la réalité n'était qu'un dégradé de gris, et de noir. Un univers terne et vide, où seul le rouge du sang versé subsistait. Un dévorant besoin d'assouvir ses fantasmes guerriers, véritable virtuose dont le pinceau lui-même était la Mort, traçant des lignes brûlantes sur une toile qui frémissait de terreur à chaque instant. ㅡ Le sang de ces propres victimes jonchant encore son visage (sentimental image qui ne le quitterait jamais)

Le Tsuchikage s’exclama, transperçant le vide glacial du silence

- Je sais. Mais elle n’était plus qu’une vulgaire nukenin, tu as accomplis ton devoir envers la Roche. Rien de plus ni moins

Ces mots qu’il énonce, il les sait lourd de conséquences ; bien loin de la réalité, du moins de ce qu’il pense. Mais c’est bien la ce que lui impose son rôle de leader. Il revoit ce tableau de lui et Sanadare enfant, et déverse cette larme qu’il lui doit. (Adieu mon amie.)

- En ce qui concerne cette question saugrenu dont tu me fais part. J’estime que c’est suffisant. N’y vois là aucun traitement de faveur, simplement avec les changements qu’on risque de devoir apporter à la roche, je ne peux pas me permettre de te punir plus longtemps. Estimes-toi heureux. D’autres questions débiles de la sorte ou pouvons-nous poursuivre ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 13 Juil 2018 - 10:38

Le ressentiment de son interlocuteur est en premier lieu étouffé par sa propre tristesse, cette affliction qui le tourmente depuis plusieurs mois déjà. Ses propres cousins - traîtres et morts - et sa propre cousine - alliée et morte. Plus personne, plus rien si ce n’est le sourire des faibles (et des hypocrites) de sa famille. C’est bien ce qu’elle voulait mais il ne souhaite pas s’y résoudre. Quelque chose ne va pas, quelque chose le ronge. Un mal-être constant, une blessure de l’âme. La culpabilité d’un acte. Et son regard se veut vide alors qu’il le baisse légèrement afin de se perdre dans ce nébuleux qu’est la lypémanie dont il souffre. Jamais il ne souhaite il penser par crainte d’avoir à se dire qu’il a mal agi, que cela eut lieu en vain. Mais alors même qu’il se sent faillir - de par le sang qui commence à manquer dans son corps mais aussi sa perturbation psychologique -, la crinière de neige lève la voix et vient la placer au dessus du vide de son esprit. Un appel à revenir sur la voie de la raison, un écho entendu comme une ultime salvation.

Ses yeux s’écarquillent très légèrement puis il serre l’un de ses poings. Une nukenin..? Des idées noires le submergent. Qui croit-il être pour sortir une telle chose ? Takumi commence alors à grincer des dents mais son état les fait plutôt s’entrechoquer - par moments seulement. Yoshitsune est un adversaire de taille mais il n’a pas froid aux yeux, l’honneur de la défunte est en jeu. Mais alors qu’il cesse un instant d’être égoïste en pensant à son seul malheur - accablé par les pensées sur cette jeune femme -, il ressent alors. Il sait à son tour. Une amie ? Des projets ? Le mariage avec Mère ? Sa dentition cesse alors de tourmenter sa mâchoire, ses iris cherchent des réponses en bougeant un peu - venant ainsi briser ce mutisme, cette inaction - et sa respiration se veut un peu plus calme. Mais ces sentiments, cette vie, c’est bien celle du samuraï et non la sienne...

Le pupilles pâles relève subitement le regard, cette perle du coeur est abandonnée sur le visage de son paternel, une situation encore inconnue pour lui. Mais qu’a t-il donc fait ? Peu importe, il comprend. Il comprend et ses deux yeux se gorgent de cette solution aqueuse qui dépeint les mauvais sentiments de l’Homme. Une dernière intervention du Sandaime, celle qui vient consolider l’idée qui se doit d’être faite sur sa situation. Qu’en est-il de Takumi ?

Nous pouvons poursuivre...

La voix faible se veut forte - ou l’inverse -, les larmes coulent doucement. Résolu à avancer, il ne demande qu’à terminer cela au plus vite. Il savait bien que ce moment serait à redouter mais le Hyûga n’avait aucune idée d’à quel point cette épreuve serait éprouvante pour lui - et son père.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Mer 18 Juil 2018 - 9:21
Nul besoin de croire qu’il s’agit bien là du tonnerre. Non. En ces temps où les orages menacent, les seuls grondements qui font trembler les terres sont les tumultueuses discussions qui naissent sous l'égide de ce regard embrasé en Iwagakure, anciennement Rokkusu. De par leur paroles, les deux hommes de la terre s’aventurent sur des sujets au questionnement dangereux. Foulées de l’armée de la roches qui sillonnera en cadence militaire les chemins créés dans la fange et le sang. Yoshitsune ne sait pas si les décisions qu'il prendra pour la Roche seront porteurs d’espoir et de renouveau ; ou bien énonciateurs d’un funeste présage au trépas certain. Pourtant il ne trépasse pas.

- Reprends-toi, idiot. Il ne me semble pas avoir élevé un pleurnichard.

Léger humour, dépourvue de mesquinerie, à l'égard du traditionalisme responsable. Au fond, l'intérêt est de créer un cocon confortable dont son invité ne souhaiterait plus sortir ; plus âpre sera la chrysalide, plus véloce sera l'insecte à s'en extirper.

Toutefois tandis que Takumi, délie sa langue, la question fatidique, toutefois, finit par se décrocher. Lorsqu'elle heurte le sol, elle laisse d'une craquelure se répandre un parfum que Yoshitsune respire avec un mince froncement de nez. Si tôt, les conversations sérieuses ? Certes, le temps est précieux, mais enfin. Pour s'effacer, la rudesse exige une certaine distanciation. Et tout ce que le Samouraï craint, c'est de trancher dans le vif trop tôt. De ne pas avoir, du haut de sa sagesse, le recul indispensable à ce type de confrontation. Cruelle vérité. Il inspire, profond, sobre, relâche ses épaules et noue ses mains sur ses genoux. Affable et altier d'un même souffle.

- Dans un premier temps, j'aimerais savoir quel est ta vision du village caché de la Roche puis dans un second quels sont tes objectifs ?

Sans le savoir Yoshitsune tente d’accélérer le cours des choses, car si il entrevoit les traits qui bercent désormais le visage du jeune homme, il sait désormais qu'il parvient lui aussi à lire en lui. Chose qu'il ne veut décidément pas.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 18 Juil 2018 - 11:21

Les mots laissent planer un nouveau vent, celui d’une ambiance qui se veut moins vindicative, plus légère. Des arcanes venteuses il use alors par le fil du mouvement de son index - discrètement - et ce dernier vient cueillir ces larmes qu’il porte au dehors du bureau, allant au dehors et les abandonnant sans aucune forme de procès. Le passé est le passé présume t-il, il faut aller de l’avant. Une phrase que l’on entend que trop souvent ces derniers temps mais que personne n’applique vraiment.

Pardon. C’est qu’il est difficile d’être digne de l’Ombre tu sais.

Une fausse gratification, évidemment. Le titre est là et il ne doute pas que beaucoup ont commencé leur travail de fourbes pour s’attirer ses bonnes grâces, ces même personnes qui n’étaient pas là il y a quelques mois, qui étaient bien occupés à gérer leurs petites affaires tout en oubliant les problèmes de la Roche. Ce village qu’ils - soit disant - chérissent. Et ce sont eux, les homologues iwajins du pupilles pâles. Léger sentiment de dégoût, c’est simplement un peu d’humour qu’il a voulu faire à son tour sur ça mais visiblement, le sujet des shinobis du village est assez sensible. Sa vision d’Iwagakure et ses objectifs ? Un léger rictus affiché, il détourne le regard vers l’extérieur, les sourcils froncés.

De manière complètement subjective, mon avis n’a pas changé depuis notre rencontre. La plupart des shinobis de ce village, si ce n’est la quasi totalité, sont soit des idiots, soit des traîtres, soit des coquilles vides. Les premiers ne recherchent qu’une image forte, un pilier auquel se tenir et tenter de grimper dessus afin d’atteindre sa cime. Les seconds ne recherchent que le bien pour leur petite personne, à ne penser à nul autre qu’eux-mêmes, qu’ils sont détestables. Mais les troisièmes sont bel et bien les pires - il ramène son regard dans celui de Yoshitsune -, ils attendent que le temps passe, que tout leur soit amené sur un plateau d’argent et que tout leur est dû qui plus est. Je ne nourris aucune haine ou animosité à leur égard, simplement un mépris bien trop fort pour que je puisse l’ignorer.

Pour avoir côtoyer un bon nombre de personnes au sein du village - certaines ont péri depuis, d’autres ont déserté -, il est très bien placé pour en parler. Femmes comme hommes, tous les mêmes. Ils attendent leur messie, qu’un changement soit apporter. Mais un changement de quoi ? Ils végètent, attendent, patientent puis daignent geindre derrière. Un soupir insolent est involontairement lâché. Si il lui était donné de pouvoir être le chef de ce village, il refuserait sans aucun scrupule et les laisserait sombrer. Celui qui ne montre aucune bonne volonté n’a pas à être aidé, le chemin peut lui être indiqué tout au plus. Que s’est-il passé depuis l’attaque de Kiri ? Que s’est-il passé depuis les débordements déplorables au pays du Feu ? Ici ? À part cette histoire douteuse de Poste 12 et les manigances au sein du clan Hyûga, rien. Le temps s’est arrêté depuis bien longtemps ici et l’horloge a bien besoin d’une maintenance. Ou bien d’un grand coup de pied pour qu’elle reprenne sa course.

En soit, si je souhaite bien une chose à ce village, c’est d’être unifié. Que tous puissent jouir de la même liberté et qu’aucun ne se sente lésé. Mais regardes donc les clans (majeurs)... Constamment à se chamailler pour un oui ou un non, à tout faire pour avoir le plus de hauts-placés parmi ses propres membres. Et les autorités dorment face à cela, ne disent rien. J’en ai assez de voir une Roche qui dort, une Roche qui subit. Ce n’est pas une montagne sur laquelle je désire vivre mais bel et bien un volcan. Prêt à exploser, craint par ses voisins et ayant une vision d’ensemble sur le monde qui l’entoure. Un édifice fort et vigoureux capable de supporter les ambitions de ses propres pierres.

Être solide et savoir faire face aux menaces qui planent. Iwagakure doit montrer sa puissance et ne pas rougir devant cette dernière. Que son armée assume son rôle et sa force, sinon Takumi doute fortement du futur de ce village qu’il n’apprécie que très peu ces derniers mois (c’est d’ailleurs pourquoi il a désiré partir en mission ou en voyage plus que toute autre chose). La Roche se meurt même avant d’avoir terminé sa propre grossesse. Un enfant qui n’a - à l’évidence - jamais été éduqué par ses propres parents, ses créateurs : les grands clans de la montagne. Iwa a besoin de quelqu’un pour lui tenir la main un temps, c’est un fait. Mais viendra le moment où elle arrivera à maturité, un jour ou l’autre, et il faudra lui apprendre à marcher, puis courir. Courir plus vite que les autres.

Il vient porter une de ses mains à son torse encore sanguinolent puis s’exprime à nouveau.

Mes objectifs ont quelque peu changés depuis notre rencontre par contre. Certes, je souhaite toujours devenir bien plus puissant, un samuraï accompli et chef de mon clan rempli d’imbéciles. - ses iris montrent alors un peu plus de détermination - Mais comme dit précédemment, ce village dort. Je veux le réveiller, retourner dans le Yamagenzo gérer comme il se doit la sécurité interne du village (qui est une vaste blague, avouons le), donner à chacun ce qu’il mérite et arracher aux mains de ceux pour qui ce n’est pas le cas. - il se gratte alors les cheveux, un œil fermé (sale habitude de ne pas vouloir se servir de ses byakugans) - Et bien sûr, comme toujours, partir affronter de puissants adversaire. Quitte à en mourir. Je ne passerais pas ma vie derrière un bureau à parler de mes exploits passés, ou encore pire : à parler de ceux des autres. Je veux vivre les miens, mon épopée, sacraliser mon existence et n’avoir aucun regret quand j’aurais rendu mon dernier souffle. C’est égoïste pour le coup mais j’en ai besoin. Ce sera mon seul caprice : pouvoir me battre.

Pour son épanouissement personnel, il se doit de combattre. Quand il passe trop de temps au village sans avoir rien à faire, il devient désagréable avec tout le monde et commence à créer des problèmes. Ce n’est pas quelque chose d’étonnant à apprendre.

Et à très long terme, je souhaite étendre mes ambitions au monde entier. C’est utopique mais qui sait ? Je ne me suis jamais plus considéré comme un iwajin que comme un être humain alors à quoi bon faire la différence entre les habitants de la Roche et ceux des autres pays ? - léger haussement d’épaules - Mais je serais probablement mort avant de voir cela de mes propres yeux, donc autant se concentrer sur les bases de ce projet et le confier à quelqu’un ayant les mêmes idées que moi.

La question est subite et il ne s’est pas comment bien matérialiser ce qu’il a en tête depuis bien longtemps. Mais qu’importe, rien ne sert d’épiloguer, l’Enfant du Fer a au moins ce qu’il a en tête. Dans les grandes lignes. En ce qui concerne les autres clans ? Le plan à abattre ? Takumi pense simplement être une des clefs pour les soumettre à son père et ce n’est pas pour lui déplaire plus que cela. Il est sûr de réussir quelque chose au moins au milieu de tout ce bordel, ce bordel où il ne se contente que d’improviser et d’avancer à l’instinct puisque la plupart de ses projets échouent lamentablement et peu de choses semblent avoir de sens dans ce monde. Vouloir le bien et finir par faire le mal, c’est un peu son quotidien.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Lun 23 Juil 2018 - 22:27
Changeant et réglé à la façon d’une symphonie, d’une série d’équations , d’un tableau mouvant et divers, d’un roman imprévu et pourtant prévisible et, en fin de compte, nécessaire, qui se poursuit de chapitre en chapitre. Il est en ce rêve cohérent, tantôt plein de délices et tantôt empli de cruauté que les ninjas connaissent sous le nom de la réalité. Il est fait de changements, d'évolution, de développement et de lois immuables.. Il est construit sur quelque chose de stupéfiant, de radicalement absent du néant de la mort ou de l’infini. Quelque chose qui, par un miracle sans cesse recommencé, paraît tout simple et tout naturel. Quelque chose d’obscur et de lumineux qui est lié à l’espace et que nous appelons la destinée.

Et la voilà, la sainte différence entre les ninjas et Yoshitsune. Désormais ce dernier n’ignore plus les sages paroles que lui inculquait son paternel ; premier et dernier présent qu’il lui eut offert. Avec son passé qui n’est plus, son avenir qui n’est pas encore et son éternel présent, toujours en train de s'évanouir sous les méandres de souvenirs et d’objectif à atteindre, le temps est le seul remède à tous les maux. Il est là requérant une solution pour cette pluie de questionnement qui vient se saisir de son propre enfant.

- Tes ambitions sont très louables et je n'aurais aucune honte à t'épauler dans cette tâche, Takumi. En tant que père comme en tant que Kage. Toutefois...

Il souhaiterait donner une bonne ligne de conduite à cette énergumène, mais il n’est qu’un rien empli de ressentiment. Pour donner une idée de ce rien, il faudrait une nuit obscure, un silence complet, un vide absolu. Similaire à une page blanche en attente d'écrits ; page où le blanc et l’oeil pour le voir serait encore de trop.

Une nuit, un silence, un vide ne peuvent donner qu’une idée très imparfaite du néant qui berce les songes de Takumi. Supprimer les idées préconçues, et la nature profonde de ces gens qu’il citait ne ferait en rien de lui un bon chef. Au contraire, les gens finiraient à la longue par le détester.

Ainsi, les étoiles jusqu’aux couleurs et aux sons ; jusqu’à l’air qu’on respire ; jusqu’aux ondes et aux atomes… Yoshitsune souhaitait l’aider à faire le vide et le noir sans le moindre lueur, sans le moindre bruit. Mais il sait qu’il demeura toujours quelque chose, qu’il restera l’espace et ce fantôme sans chair et sans eau, sans la moindre présence et pourtant implacable que nous appelons le temps.

Avant le monde shinobi et son train, nul personne n’avait connaissance de l’envers du décor et des responsabilités que les haut grades impliquait ; il n’y avait pas même ce temps que tous deux prennent pour en discuter. Et si oui, il y avait quelque chose, c’était là l’éternité. Cette infinité qu’offrait la mort aux vivant ; ce cadeau empoisonné que Yoshitsune souhaitait éviter à son enfant.

- Si j’ai beau comprendre toutes ces choses dont tu me fais part, il y’a bien de sujets sur lesquels j’aurais besoin que tu m’éclaires. Effectivement je ressens ton besoin de faire bouger les choses, mais je ressens également ton mépris pour les décisions qui ont été entrepris par les Kages. Que leur reproches-tu ? Et puis surtout que me reproches-tu à moi ton père ? Ta colère doit surement venir de là.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 24 Juil 2018 - 19:32
Et de ce qu’en dit son paternel, ce qu’il en pense semble être une bonne chose. Seulement, le forme posée, le chemin pour y parvenir, sa façon de voir les autres… Rien ne semble bon. Takumi en a conscience, ce n’est sûrement pas une manière de faire. Mais il n’a jamais dit vouloir être un chef, encore moins un bon chef. Enfin, pas à la même portée que Yoshitsune. Avec les problèmes du village et ceux qu’il méprise, le Hyûga oublie que les militaires sont avant tout des êtres humains. Pour lui, ils sont pareils à des machines, capables de meurtres sans états d’âme. Pleurnicheries et égoïsmes, ambitions personnelles prévalant sur celles des autres. Des hommes et des femmes imbus d’eux-mêmes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Indignes du titre de shinobi, indigne de voir leur patronyme être apposé sur des écrits. Écoeurants. Comment leur laisser un droit de parole, ne pas jouer les garde-fous préventifs ? Dur à dire pour lui. Mais est-il en position de pouvoir tenir de tels propos, de mener de telles réflexions..? Probablement pas. Se faire détester ? Il n’en a que faire dans l’absolu. Le pupilles pâles ne sera jamais aimé de tous, c’est un fait inhérent à la condition de mortelle.

Faire le vide. Son esprit ressemble plutôt à un feu d’artifice duquel jaillissent mille et une idées, mille et une passions, mille et une colères, mille et une folies. Et de cet amas d’échos - s’entrechoquant et faisant s’évoquer et retentir le reflet de son esprit - naît son caractère, ses paroles, la forme de ses iris et le jugement qu’elles imposent. Pour ce faire, le récemment nommé Jônin se doit de passer par tout un processus. À commencer par une remise en question, ce qu’il n’a pas fait depuis bien des mois. Cela viendra sans aucun doute un jour, qui sait ? Actuellement, que dire de l’influence de Yoshitsune sur Takumi ? Une personne qui contient les possibles fureurs du Hyûga et qui s’efforce de lui indiquer la bonne route à suivre. Néanmoins, sans efforts effectués de la part de l’impétueux, le changement ne risque pas d’être très concluant. C’est un temps qu’il se doit dorénavant de prendre afin de changer pour le mieux, et non pour le pire.

« Ce que je reproche aux Kage ? Les traitements de faveurs, les décisions hâtives, leur soumission et/ou leur inaction face aux agissements des clans majeurs, leur très faible intérêt quant à nos unités spéciales et j’en passe. Des hommes qui, visiblement, laissent parler leurs émotions avant leur raison. Je n’ai pas personnellement connu le premier et quand bien même fais-je partie de sa famille dorénavant, qu’a t-il légué à la Roche ? »

Un instant laissé à l’abandon, il reprend.

«Le Yamagenzo ? Regardes à quoi il ressemble, aucune attraction et cela ne va pas en s’arrangeant avec les genins qui perdent toute ferveur, toute ambition. Iwagakure se fait des vieux os, c’est un fait. Ou peut-être pouvons-nous parler des exilés de la Brume ? »

De faux espoirs et des problèmes comme héritages pour le village et ses habitants. La promesse d’une prospérité, la déception d’une inefficacité.

« Quant à mon géniteur ? Son tempérament jugé indomptable, le meurtre d’Alderan au lieu d’en exploiter toutes les informations possibles, le fait d’avoir tout laissé à une “assistante” - que faisait-il ? s’il n’était pas utile à la Roche, nul doute qu’il aurait essayé de le faire disparaître lui aussi -, les événements évoqués à Hi no Kuni ? »

Un règne aussi bien dicté par l’absentéisme que par la “terreur”, celle d’un volcan endormi qui ne se réveillait que quand bon lui semblait.

« Quant à toi… - dépose son regard sur le visage de son paternel - que puis-je te reprocher ? À part cette crainte qui grandit en moi et me hurle que tu seras beaucoup moins disponible dorénavant, pas pour les mêmes choses du moins.. rien. Mais je présume qu’il faudrait que je grandisse un peu et que je fasse mon bout de chemin seul, c’est probablement ça aussi être un homme. »

Si il doit commencer à reprocher quoi que ce soit à quelqu’un, ce serait sans conteste se dire de devenir plus mûr. Fuir ses démons est une chose, en amener aux autres, c’en est une autre. Il compte bien chasser les siens et les détruire ou bien les réduire à la servitude, avant d’en faire de même avec ceux de ses homologues iwajins.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Mer 1 Aoû 2018 - 3:30


Et ainsi tandis que Yoshitsune et son enfant Takumi s’arment de courage bataillant contre nature et compromis ; au loin les cornes de la guerre bercent d’une langueur morne et monotone les cœurs de la nouvelle génération. L’horizon s’assombri, l’Éternité elle-même n’eut sans doute jamais été témoin d’un destin aussi obscur et incertain. Ils ont transgressé les lois de la nature et traversé les âges à la recherche de l’ultime réponse à leurs questionnements emplis de détresse. Mais qui sont ces êtres, à la fois “Hommes” et “ombres sans identité” ? s'interrogent les Ninja de la roche. Sont-ils réellement l’avenir. des plus jeunes ? Car si tel est le cas, il n'était là plus que l’incarnation d’ambitions décharnés. Le symbole d’un futur apocalyptique et terrifiant, abandonné par la lumière et l’espoir. Et le chaos ayant présidé leur naissance, il en va désormais de l’élite d’Iwa que de lutter contre les rouages guerriers pour déjouer le sort. Et ici l’échec ne sera pas toléré car il en va de l’équilibre de tout un peuple en perdition. Mais peut-on réellement jouer impunément avec le temps ? La partie s’annonce dangereuse et l’abandon n’est pas une option. C’est un chemin sans retour, semé d'embûches et de pièges méconnus. Et à la fin du voyage, ils devront faire face au plus intransigeant de tous les ennemis : la fatalité.

De la sorte, le fier bushido se bloque contre son siège le bordant lors du cheminement de leur quête sans nom, nommé discussion. Un peu à l'image des vallées de ces contrées inconnus respiraient les doutes. Yoshitsune se questionnant sur la réalité de cette énigmatique charade. La robe du doute sembla comme s'évanouir dans les méandres du jour tandis que Takumi expose là les raisons de sa colère. Il est véritable que l’Enfant du fer ne serait peut-être plus aussi présent dans la vie de son marmot (du moins dans les faits d’usage). Mais lui était une ombre à part, lui déciderait de sa propre destinée. Et alors que son apparats se drape d'un charisme sans faille, l’illustre bretteur ne peut s’empêcher que de faire fi de son idée à Takumi.

Il entendu tout ce que le jeune Takumi avait à lui annoncer et a finalement décide que de n'avoir rien à faire de tout cela. Il était son père, bien plus que Akimoto avait pu l'être et bien plus qu'il ne le serait jamais. Dès aujourd'hui, il prendrait à coeur ces responsabilités de père.
« Je pense qu’il est grand temps que nous apprêtons à partir. A notre retour, le prisonnier Kirijin devra répondre de ces agissements. » il inspire un bref instant avant de soupirer
Yoshitsune hoche ainsi humblement la tête, respectable accueil d’un si aimable condisciple ; soucieux de l’écart minimal que deux corps quémandent cet homme sait au moins se tenir ; vivre un peu mieux que les fidèles de la roche, codes-barres pour litanies. Puis zieute par mégarde l'homme de pardon qui lui fait face, envie ses mains si calmement patientes qui savent (se) tenir dignement ses aumônes de courage.
« Dans 3 jours nous partons à la recherche de nos Nukenin à Hi. Ce sera également l’ocasion de voir si notre raisonnement concernant l’artefact est correct. » dit-il souriant à pleine dent.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 1 Aoû 2018 - 5:45

Et du haut de ses dix-neuf ans, le Hyûga s’expose au jugement des cieux et de leurs créateurs. Un monde façonné à l’image d’un caprice bien trop singulier pour ne pas en parler. Ici bas, chaque mortel se veut être doté d’une destinée qui lui est propre, qu’aucun autre ne saurait se targuer d’avoir ou ne serait-ce qu’imaginer pouvoir effleurer du bout de l’espoir qu’il porte à ses ambitions. Une constante appliquée au grand nombre et non pas la totalité. Takumi est de ce petit nombre. Ceux qui ne se contente de rien, qui recherchent bien plus. La soif à l’aube, la faim au crépusculaire. Quand il ouvre les yeux et constate, il désire. Quand il ouvre la main et saisit, il arrache. Un comportement se montrant fort binaire, à la limite du manichéen. Une douceur qui laisse place à l'exubérance des actes bien trop barbares pour l’étroitesse d’esprit de la plupart des semblables du pupilles pâles. Excès.

La voix du samuraï vient fendre la discussion, offrant une nouvelle perspective aux dires appliqués et applicables.

Je le pense aussi, père.

Une quête qu’ils ont interrompu il y a de cela plusieurs mois, ayant à s’occuper de Shigure puis de ce kirijin séjournant encore dans les geôles. L’ironie a voulu que chacun des actes souhaitant désamorcer une situation n’a fait qu’en lancer une autre et ce, jusqu’à atteindre un point de non retour peinant. Qu’à cela ne tienne, le très récemment Nagamasa apprend de ses erreurs, voit chaque jour un peu plus loin que le bout de son nez, sonde son environnement et apprend une fois de plus à l’apprivoiser, à se l’approprier. Un exercice relevant plus d’une gymnastique mentale que d’un réel effort de comportement. Un mystère qu’il se chargera d’élucider un peu plus tard, l’heure est à la discutaille. Soulevant son regard afin de croiser celui de son père, le Jônin acquiesce calmement les dires de ce dernier.

Trois jours donc. Concernant l’artefact, nous découvrirons sans aucun doute de nouveaux détails sur place. Du moins je l’espère.

Une chose qu’il souhaite probablement plus que toute autre présentement.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2386-presentation-de-hyuga-takumi-termine http://www.ascentofshinobi.com/t3029-equipe-11-tensai-iwa-pleine http://www.ascentofshinobi.com/t2416-hyuga-takumi-memoires-d-un-revolutionnaire#17148 http://www.ascentofshinobi.com/u508

Une décision a été prise | Sandaime Tsuchikage

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche
Sauter vers: