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Be Stronger


Jeu 12 Juil 2018 - 14:23
Le soleil venait à peine de se lever que tu étais déjà en train de t’entraîner et seule. Tu n’étais pas une paresseuse. Quand tu avais décidé personnellement d’entreprendre quelque chose, tu le faisais toujours avec fougue et une certaine passion.

Tu avais décidé de venir à Kumo et intégrer le clan Metaru avec l’objectif de devenir plus forte en maîtrisant cette capacité que tu avais hérité de ton géniteur et le ninjutsu en général. Bien que tu détestasses t’entraîner seule, tu le faisais tout de même et régulièrement car tu avais envie de progresser rapidement afin de pouvoir quitter le plus tôt possible cet endroit où tu ne te voyais pas vivre éternellement. Ton avenir, tu ne le voyais pas à Kumo et surtout pas en tant que kunoïchi servant celui-ci. Ton projet était bien plus ambitieux et certainement plus dangereux mais c’était justement pour cela que tu l’entreprenais.


Pas plus ni moins habillée qu’habituellement mais avec des vêtements plus pratiques pour bouger, tu t’entraînais au même endroit où avait l’habitude de s’entraîner la seule Metaru que tu arrivais à apprécier : Itagami. Les autres n’étaient pour toi que des êtres que tu étais forcée de fréquenter tant que tu vivrais sur ce domaine qui leur appartenait. Un endroit où tu étais supposée avoir ta place car même si tu ne voulais pas l’accepter tu faisais partie de leur clan ; ta maîtrise avancée du métal en était la preuve incontestable. Tu pourrais t’intégrer facilement au sein de ce groupe qui t’avait accueilli les bras ouverts. Il pourrait devenir ta nouvelle famille mais tu ne le souhaitais pas car tu n’étais pas venue à Kumo dans ce but. Et puis, tu n’avais jamais souhaité avoir une famille depuis que tu avais abandonné volontairement ta mère et ta grand-mère même si tu avais bien apprécié de faire partie de ce clan des yakusa que tu avais fréquenté durant ces cinq dernières années. D’ailleurs, à ta grande surprise, ils te manquaient aujourd’hui alors qu’à l’époque tu avais tué toi-même et sans la moindre hésitation certains de ses membres. C’était surtout le Parrain qui te manquait. Cet homme que tu avais fini par considérer comme ton véritable père alors que jamais tu n’avais souhaité retrouver ni même connaître l’identité de celui avec qui tu partageais des gènes. Le Parrain avait été le seul être avec qui tu t’étais réellement attaché et sa disparition te faisait encore aujourd’hui ressentir de la peine. Un sentiment que tu ne connaissais pas avant sa mort et que tu aurais préféré ne jamais découvrir.

Se concentrant sur ton entraînement, tu ne pensais à rien d’autre qu’à ce que tu étais en train de faire. Le corps luisant de sueur car tu travaillais ton goken depuis un moment, tu prends une pause pour aller se désaltérer avec la bouteille d’eau que tu avais amené avec toi. Préférant le combat au corps à corps à celui à distance car celui-ci t’offrait plus de sensation de bienêtre que t’attaquer tes adversaires en restant à l’écart, tu préférais donc te concentrer sur des techniques physiques. Il t’arrivait cependant de recourir au ninjutsu pour renforcer tes poings avec du métal par exemple.

Alors que tu buvais tranquillement, ton regard était attiré par une petite araignée mais aux longues pattes qui avait tissé sa toile à l’ombre d’un arbuste. Une fois désaltérée, tu refermes puis reposes la bouteille d’eau avant de se diriger vers la bestiole que tu pensais te lorgner.

- Viens-là toi !

Ton visage jusque-là très sérieux s’illumine alors que tu fais grimper l’araignée sur tes doigts. Tu détestais les animaux et encore plus s’ils étaient de petite taille mais tu as toujours été fascinée par cette race d’arachnide. Une fois, tu t’étais fait piquer par une alors que tu jouais avec. Une piqure qui t’avait rendue convalescente durant plusieurs jours. Tu avais failli perdre la vie cette fois-là et pourtant cela n’avait pas ôté l’amour que tu portais à ces bêtes que beaucoup détestaient à cause de leur apparence plutôt repoussante mais aussi parce que certaines d’entre elles étaient dangereuses voire mortelles.

Absorber par l’arthropode qui grimpait à présent le long de ton avant bras, tu oublies ton entrainement. Tu ne remarques même pas la présence d’un homme qui te voyais avec un visage radieux que tu aurais préféré que personne ne remarque …

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Ven 3 Aoû 2018 - 16:07
Des cadavres... Des cadavres à perte de vue. Des mares de sang jonchés de cadavres. De loin on pourrait s’y confondre avec un terrain accidenté, d’où certaines collines se détachent du lot... Des tas de corps si grand que l’on ne parvient même pas à en voir le sommet. Debout, au milieu de ce spectacle morbide, j’observe en quête du moindre signe de vie. Rien. Je marche, je cours, toujours plus loin, regardant ci et là à la recherche d’une vie… Rien. Des morts par centaines, par milliers… Des morts… Pourquoi suis-je le seul en vie ? Pourquoi moi ?

Encore ce rêve… Toujours ce rêve. Je me réveille en sursaut. Haletant, mon regard balaye la pièce. Je suis dans ma chambre. Je suis en sécurité. Tout va bien… tout va bien. Dégoulinant de sueur, je m’assois sur le côté de mon lit, mes mains placés devant mes yeux. Je revois ces images, encore une fois. La mort, partout. Tous sont morts, sauf moi. Tous sont morts. En enlevant mes mains, je remarque que le soleil n’est pas encore levé : seuls les rayons de la lune éclairent la pièce. Quelle heure est-il… Peut-être 3 ou 4 heures. Bien plus tôt que d’habitude. J’inspire une grande bouffée d’air puis expire, une fois, puis deux… Jusqu’à me sentir apaisé. Il me reste beaucoup de temps avant que la journée ne commence, alors autant en profiter utilement. De toute manière, il m’est impossible de me rendormir dans un tel état.

Je décide donc de me lever, puis après une rapide toilette, je m’atèle à étudier les dossiers du Sūken. Des heures durant je m’évertue à rester concentrer. Inutile de ressasser encore et toujours à propos de ce rêve, rien ne change. J’ai donc décidé de laisser le temps au temps, et de m’évertuer à ce que cela m’impacte le moins possible. Ce qui est fait est fait, il faut aller de l’avant.

Les rayons du soleil viennent m’extirper de mon travail. A travers les rideaux, un halo de lumière envahit la pièce. La poussière alors flottante devient visible, et c’est tout un monde de particule qui s’offre à moi. Je tends la main, puis en saisit quelques-unes. Bien que j’aie trouvé ma voie dans mon nouveau travail, je ne dois pas pour autant en oublier mon objectif : devenir puissant pour ne jamais revivre le même cauchemar. Devenir puissant pour ne jamais ressentir à nouveau ce sentiment d’impuissance. Bien qu’accaparé par mon travail, je m’entraine tous les matins – et le soir quand cela est possible – afin de parfaire mon ninjutsu et mon Taijutsu. Les habitudes ayant la vie dure, je vais à chaque fois au même terrain d’entrainement, lieu dans lequel je trouve un certain réconfort. Isolé des autres, il me permet de me retrouver, seul. Et cette solitude pour autant être une souffrance pour certains qu’une délivrance pour d’autres. En tant que noble, c’est une délivrance. Ou que je sois, ou que j’aille, je suis accompagné de collègue, de camarades, de famille ou de servants.

La solitude est une bénédiction.

Je prends mon sac – déjà préparé la veille – puis part à l’entrainement. Il faudrait aussi que je songe sérieusement à déménager. Il y a dans cette maison bien trop de souvenirs pour que je ne parvienne à définitivement tourner la page de ce qui est arrivé. J’aurai bien aimé m’installer à la périphérie du village, dans des quartiers plus calmes mais mes obligations familiales ne me permettent pas de sortir du quartier Metaru. La paix ne peut être trouvée sans compromis. C’est avec cette idée en tête que j’ai décidé de prendre une bâtisse d’une taille convenable, disposé sur un seul étage. Bien que fortuné, je ne vois pas l’intérêt d’habiter dans une maison bien trop grande pour moi. Et je n’ai pas non plus envie d’avoir des servants. Je veux pouvoir rentrer et me retrouver seul. Seul avec moi-même.

Le diner de ce dimanche sera l’occasion parfaite pour annoncer la nouvelle. Mon déménagement ne sera pas une pilule difficile à faire avaler, mais mon choix de ne pas avoir de servant lui le sera.

Arrivé sur le terrain d’entrainement, je remarque que quelqu’un y est déjà présent. Personne ne vient ici, alors pourquoi aujourd’hui parmi tous les autres jours ? Après quelques secondes je distingue Metaru Yamiko. Ma frustration disparaît aussitôt pour laisser place à de l’anxiété. Grand-mère Aya m’a demandé de m’occuper d’elle, mais je n’ai aucune idée de comment faire. Bien qu’elle m’ait déconseillé d’en apprendre plus sur sa famille – puisque Yamiko s’y refuse – j’ai néanmoins décidé de rechercher toutes les traces de son passé. Plus j’en saurai, mieux je pourrai comprendre ce qu’elle a enduré et tant qu’elle n’en sait rien, ce sera comme si rien n’était jamais arrivé.

Arrivé à son niveau, je remarque qu’elle tient sur son bras une araignée. Un petit corps dont part huit longues pattes poilues… Hideux et fascinant à la fois. Un être dont l’apparence repousse la plupart – moi y compris – mais dont les prouesses ne peuvent être ignoré. Leurs capacités physiques extraordinaire, la résistance de leur fil de soi, leur agilité… Tout chez elles sort est hors du commun. La définition « les apparences sont parfois trompeuses » s’appliquent parfaitement aux araignées.

« Bonjour Yamiko. Tu m’as l’air bien absorbée par cette araignée. »

Loin d’apprécier leur présence, je reste à distance convenable, comme s’il s’agissait simplement d’un geste de politesse. Je remarque son corps transpirant et suppose qu’elle a dû s’entrainer jusqu’à maintenant. Peut-être accepterait-elle de continuer avec moi. Ce serait un bon moyen de faire plus amplement connaissance en parlant son langage.

« Si tu as fini ta pause, entrainons-nous ensemble, veux-tu ? »

Ma proposition sonne comme une affirmation. Je ne lui demande pas vraiment si elle en a envie, mais je lui demande plutôt de me rejoindre.

« Je te propose de faire un petit combat en guise d’échauffement, pour que l’on découvre chacun le potentiel et les techniques de l’autre. »

Je me place en face d’elle, à une dizaine de mètres, puis me mets en position de combat.

« A toi l’honneur. »
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