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Be Stronger


Jeu 12 Juil 2018 - 14:23
Le soleil venait à peine de se lever que tu étais déjà en train de t’entraîner et seule. Tu n’étais pas une paresseuse. Quand tu avais décidé personnellement d’entreprendre quelque chose, tu le faisais toujours avec fougue et une certaine passion.

Tu avais décidé de venir à Kumo et intégrer le clan Metaru avec l’objectif de devenir plus forte en maîtrisant cette capacité que tu avais hérité de ton géniteur et le ninjutsu en général. Bien que tu détestasses t’entraîner seule, tu le faisais tout de même et régulièrement car tu avais envie de progresser rapidement afin de pouvoir quitter le plus tôt possible cet endroit où tu ne te voyais pas vivre éternellement. Ton avenir, tu ne le voyais pas à Kumo et surtout pas en tant que kunoïchi servant celui-ci. Ton projet était bien plus ambitieux et certainement plus dangereux mais c’était justement pour cela que tu l’entreprenais.


Pas plus ni moins habillée qu’habituellement mais avec des vêtements plus pratiques pour bouger, tu t’entraînais au même endroit où avait l’habitude de s’entraîner la seule Metaru que tu arrivais à apprécier : Itagami. Les autres n’étaient pour toi que des êtres que tu étais forcée de fréquenter tant que tu vivrais sur ce domaine qui leur appartenait. Un endroit où tu étais supposée avoir ta place car même si tu ne voulais pas l’accepter tu faisais partie de leur clan ; ta maîtrise avancée du métal en était la preuve incontestable. Tu pourrais t’intégrer facilement au sein de ce groupe qui t’avait accueilli les bras ouverts. Il pourrait devenir ta nouvelle famille mais tu ne le souhaitais pas car tu n’étais pas venue à Kumo dans ce but. Et puis, tu n’avais jamais souhaité avoir une famille depuis que tu avais abandonné volontairement ta mère et ta grand-mère même si tu avais bien apprécié de faire partie de ce clan des yakusa que tu avais fréquenté durant ces cinq dernières années. D’ailleurs, à ta grande surprise, ils te manquaient aujourd’hui alors qu’à l’époque tu avais tué toi-même et sans la moindre hésitation certains de ses membres. C’était surtout le Parrain qui te manquait. Cet homme que tu avais fini par considérer comme ton véritable père alors que jamais tu n’avais souhaité retrouver ni même connaître l’identité de celui avec qui tu partageais des gènes. Le Parrain avait été le seul être avec qui tu t’étais réellement attaché et sa disparition te faisait encore aujourd’hui ressentir de la peine. Un sentiment que tu ne connaissais pas avant sa mort et que tu aurais préféré ne jamais découvrir.

Se concentrant sur ton entraînement, tu ne pensais à rien d’autre qu’à ce que tu étais en train de faire. Le corps luisant de sueur car tu travaillais ton goken depuis un moment, tu prends une pause pour aller se désaltérer avec la bouteille d’eau que tu avais amené avec toi. Préférant le combat au corps à corps à celui à distance car celui-ci t’offrait plus de sensation de bienêtre que t’attaquer tes adversaires en restant à l’écart, tu préférais donc te concentrer sur des techniques physiques. Il t’arrivait cependant de recourir au ninjutsu pour renforcer tes poings avec du métal par exemple.

Alors que tu buvais tranquillement, ton regard était attiré par une petite araignée mais aux longues pattes qui avait tissé sa toile à l’ombre d’un arbuste. Une fois désaltérée, tu refermes puis reposes la bouteille d’eau avant de se diriger vers la bestiole que tu pensais te lorgner.

- Viens-là toi !

Ton visage jusque-là très sérieux s’illumine alors que tu fais grimper l’araignée sur tes doigts. Tu détestais les animaux et encore plus s’ils étaient de petite taille mais tu as toujours été fascinée par cette race d’arachnide. Une fois, tu t’étais fait piquer par une alors que tu jouais avec. Une piqure qui t’avait rendue convalescente durant plusieurs jours. Tu avais failli perdre la vie cette fois-là et pourtant cela n’avait pas ôté l’amour que tu portais à ces bêtes que beaucoup détestaient à cause de leur apparence plutôt repoussante mais aussi parce que certaines d’entre elles étaient dangereuses voire mortelles.

Absorber par l’arthropode qui grimpait à présent le long de ton avant bras, tu oublies ton entrainement. Tu ne remarques même pas la présence d’un homme qui te voyais avec un visage radieux que tu aurais préféré que personne ne remarque …

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Ven 3 Aoû 2018 - 16:07
Des cadavres... Des cadavres à perte de vue. Des mares de sang jonchés de cadavres. De loin on pourrait s’y confondre avec un terrain accidenté, d’où certaines collines se détachent du lot... Des tas de corps si grand que l’on ne parvient même pas à en voir le sommet. Debout, au milieu de ce spectacle morbide, j’observe en quête du moindre signe de vie. Rien. Je marche, je cours, toujours plus loin, regardant ci et là à la recherche d’une vie… Rien. Des morts par centaines, par milliers… Des morts… Pourquoi suis-je le seul en vie ? Pourquoi moi ?

Encore ce rêve… Toujours ce rêve. Je me réveille en sursaut. Haletant, mon regard balaye la pièce. Je suis dans ma chambre. Je suis en sécurité. Tout va bien… tout va bien. Dégoulinant de sueur, je m’assois sur le côté de mon lit, mes mains placés devant mes yeux. Je revois ces images, encore une fois. La mort, partout. Tous sont morts, sauf moi. Tous sont morts. En enlevant mes mains, je remarque que le soleil n’est pas encore levé : seuls les rayons de la lune éclairent la pièce. Quelle heure est-il… Peut-être 3 ou 4 heures. Bien plus tôt que d’habitude. J’inspire une grande bouffée d’air puis expire, une fois, puis deux… Jusqu’à me sentir apaisé. Il me reste beaucoup de temps avant que la journée ne commence, alors autant en profiter utilement. De toute manière, il m’est impossible de me rendormir dans un tel état.

Je décide donc de me lever, puis après une rapide toilette, je m’atèle à étudier les dossiers du Sūken. Des heures durant je m’évertue à rester concentrer. Inutile de ressasser encore et toujours à propos de ce rêve, rien ne change. J’ai donc décidé de laisser le temps au temps, et de m’évertuer à ce que cela m’impacte le moins possible. Ce qui est fait est fait, il faut aller de l’avant.

Les rayons du soleil viennent m’extirper de mon travail. A travers les rideaux, un halo de lumière envahit la pièce. La poussière alors flottante devient visible, et c’est tout un monde de particule qui s’offre à moi. Je tends la main, puis en saisit quelques-unes. Bien que j’aie trouvé ma voie dans mon nouveau travail, je ne dois pas pour autant en oublier mon objectif : devenir puissant pour ne jamais revivre le même cauchemar. Devenir puissant pour ne jamais ressentir à nouveau ce sentiment d’impuissance. Bien qu’accaparé par mon travail, je m’entraine tous les matins – et le soir quand cela est possible – afin de parfaire mon ninjutsu et mon Taijutsu. Les habitudes ayant la vie dure, je vais à chaque fois au même terrain d’entrainement, lieu dans lequel je trouve un certain réconfort. Isolé des autres, il me permet de me retrouver, seul. Et cette solitude pour autant être une souffrance pour certains qu’une délivrance pour d’autres. En tant que noble, c’est une délivrance. Ou que je sois, ou que j’aille, je suis accompagné de collègue, de camarades, de famille ou de servants.

La solitude est une bénédiction.

Je prends mon sac – déjà préparé la veille – puis part à l’entrainement. Il faudrait aussi que je songe sérieusement à déménager. Il y a dans cette maison bien trop de souvenirs pour que je ne parvienne à définitivement tourner la page de ce qui est arrivé. J’aurai bien aimé m’installer à la périphérie du village, dans des quartiers plus calmes mais mes obligations familiales ne me permettent pas de sortir du quartier Metaru. La paix ne peut être trouvée sans compromis. C’est avec cette idée en tête que j’ai décidé de prendre une bâtisse d’une taille convenable, disposé sur un seul étage. Bien que fortuné, je ne vois pas l’intérêt d’habiter dans une maison bien trop grande pour moi. Et je n’ai pas non plus envie d’avoir des servants. Je veux pouvoir rentrer et me retrouver seul. Seul avec moi-même.

Le diner de ce dimanche sera l’occasion parfaite pour annoncer la nouvelle. Mon déménagement ne sera pas une pilule difficile à faire avaler, mais mon choix de ne pas avoir de servant lui le sera.

Arrivé sur le terrain d’entrainement, je remarque que quelqu’un y est déjà présent. Personne ne vient ici, alors pourquoi aujourd’hui parmi tous les autres jours ? Après quelques secondes je distingue Metaru Yamiko. Ma frustration disparaît aussitôt pour laisser place à de l’anxiété. Grand-mère Aya m’a demandé de m’occuper d’elle, mais je n’ai aucune idée de comment faire. Bien qu’elle m’ait déconseillé d’en apprendre plus sur sa famille – puisque Yamiko s’y refuse – j’ai néanmoins décidé de rechercher toutes les traces de son passé. Plus j’en saurai, mieux je pourrai comprendre ce qu’elle a enduré et tant qu’elle n’en sait rien, ce sera comme si rien n’était jamais arrivé.

Arrivé à son niveau, je remarque qu’elle tient sur son bras une araignée. Un petit corps dont part huit longues pattes poilues… Hideux et fascinant à la fois. Un être dont l’apparence repousse la plupart – moi y compris – mais dont les prouesses ne peuvent être ignoré. Leurs capacités physiques extraordinaire, la résistance de leur fil de soi, leur agilité… Tout chez elles sort est hors du commun. La définition « les apparences sont parfois trompeuses » s’appliquent parfaitement aux araignées.


« Bonjour Yamiko. Tu m’as l’air bien absorbée par cette araignée. »

Loin d’apprécier leur présence, je reste à distance convenable, comme s’il s’agissait simplement d’un geste de politesse. Je remarque son corps transpirant et suppose qu’elle a dû s’entrainer jusqu’à maintenant. Peut-être accepterait-elle de continuer avec moi. Ce serait un bon moyen de faire plus amplement connaissance en parlant son langage.

« Si tu as fini ta pause, entrainons-nous ensemble, veux-tu ? »

Ma proposition sonne comme une affirmation. Je ne lui demande pas vraiment si elle en a envie, mais je lui demande plutôt de me rejoindre.

« Je te propose de faire un petit combat en guise d’échauffement, pour que l’on découvre chacun le potentiel et les techniques de l’autre. »

Je me place en face d’elle, à une dizaine de mètres, puis me mets en position de combat.

« A toi l’honneur. »


Dernière édition par Metaru Kenshin le Mer 12 Sep 2018 - 19:21, édité 1 fois
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Sam 8 Sep 2018 - 1:20
L’homme qui te surprenait dans un état d’ébahissement que tu aurais aimé que personne ne remarque n’était autre qu’un Metaru que tu avais rencontré il y avait tout juste quelques jours chez la vieille Aya chez qui tu étais hébergée. C’était plutôt un bel homme et il émanait de lui cette aura qu’on ne décelait que chez les bourgeois. Il avait cette élégance inimitable par une personne du bas peuple. A côté de lui, tu étais une véritable ratée de la société. C’était à se demander si vous partagiez réellement les mêmes gènes. Vos différences, aussi bien physiquement que comportemental, étaient si flagrantes qu’il était difficile de croire que vous étiez issus d’un même clan.


>> S’entrainer ensemble ? … Si tu veux que je te frappe, demande-le clairement. J’assouvirais avec plaisir ton penchant … cousin !

Cet homme était certes un véritable Metaru contrairement à la bâtarde que tu étais. Il était aimé et respecté par les siens contrairement à toi et pourtant, fidèle à toi-même, tu venais de lui manquer ouvertement de respect. Alors qu’il venait de te faire une proposition plutôt bienveillante, tu l’avais répondu avec une méchanceté gratuite en lui balançant au faciès son handicap qui devait déjà assez lui travailler. Tu l’avais traité de masochiste parce qu’au vu de son état physique, tu pensais qu’il serait incapable de te tenir tête et pourtant il venait de te proposer un combat.



>> Bon, si tu tiens à retourner dans un fauteuil roulant alors soit !

Tu prends le temps de lâcher tranquillement l’araignée que tu laissais se balader sur ton bras jusque-là sur un arbuste comme si elle s'agissait d'un être qui t'était cher. Puis, tu effectues des mudra pour malaxer ton chakra afin de matérialiser presque instantanément ton arme fétiche : un kusarigama fait entièrement de ton métal. Puis, tout en fixant l’homme qui s’était mis en garde d’un regard amusé, tu tournoies rapidement le boulet grâce à la chaîne qui reliait cette partie de l’arme à la lame dont tu tenais le manche avec ton autre main. Sans crier gare, tu vises ensuite le bourgeois avec le boulet. Grâce à ta maîtrise du kinton, tu pouvais contrôler non seulement la longueur de la chaîne dont était équipé ce dernier mais aussi sa direction. Ce qui te permettrait d’harceler ta cible à distance même si celle-ci réussirait à éviter ton premier assaut ...

Le kusarigama :
 


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Mer 12 Sep 2018 - 20:24
L’impertinence et la méchanceté de sa réponse étaient à prévoir. Mais je ne le lui en tiens pas rigueur. Mon rôle n’est pas, dans un premier temps, de lui enseigner les bonnes manières. Mais d’être présent pour elle. Le reste viendra naturellement, avec le temps.
Yamiko effectue une suite de mudra. Une arme…Un kusarigama prend forme dans ces mains. Cela doit être la seconde fois de ma vie que je vois un tel objet. La première était dans une boutique du clan, perdue entre deux rues. C’est une arme exotique, très peu utilisée. Souvent associer à des criminels ou de mauvaises personnes. La faux elle-même est un objet associé à la mort. Pas étonnant que cette arme, dont l’un des bouts est une faux, ait mauvaise image.
Aussitôt fait, elle fait tournoyer le boulet puis le balance dans ma direction. Je passe la paume de ma main droite sur ma main gauche et active le sceau.



Un katana apparaît dans mes mains puis, dans un mouvement continu, je pare le projectile de métal.


Le choc me fait légèrement pencher en arrière, mais rien qui me ferait perdre mon équilibre. Buffle, Serpent, Chèvre.


Dix lames de métal apparaissent autour de moi et fondent aussitôt sur leur cible. Voyons maintenant comment sont ses défenses.

Combattre pour se rapprocher, voilà une nouvelle expérience pour moi. Habitué aux gens de la haute société, ou aux responsables, je suis plus expérimenté dans les diners et réunions que dans le combat. Mais… Il faut s’avoir s’adapter à chacun. Et je suis prêt à user de tous les moyens nécessaires pour parvenir à créer un lien avec elle. Il en va de mon honneur, de ma promesse à Aya.

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Jeu 13 Sep 2018 - 11:48
Tes lèvres se déforment légèrement et discrètement pour esquisser un sourire en coin voyant comment ta cible s’était pris pour contrer ton assaut.

Un Metaru usant d’une épée, du classique mais l’homme avait matérialisé son arme via ce que tu supposes être un sceau marqué sur l’une de ses mains au lieu de le fabrique lui-même grâce à sa maîtrise du kinton. Ce que tu trouvais plutôt originale. Une idée qui jusqu’à présent ne t’avait jamais effleuré l’esprit.

Le katana seyait à merveille au Metaru aux cheveux longs. L’arme accentuait son côté noble. Une image que tu avais envie de réduire en miettes non pas par haine mais juste pour assouvir ton désir de destruction.

Sans surprise, ton adversaire ne perd pas du temps pour contre-attaquer avec des lames qui se heurteront contre le métal qui recouvrirait la partie de ton corps qui était visée. Ayant confiance dans ta défense, tu n’avais pas attendu de voir le résultat de cette attaque qui ressemblait plus à un test qu’à une véritable offensive, pour tenter de nouveau de frapper le noble Metaru avec le boulet qui composait ton arme que tu avais gardé en main. Mais cette fois, tu ne te contentes pas d’un assaut mais d’un enchaînement de deux. Le second attaque ayant lieu postérieurement à l’esquive de la première, juste après que tu aies surveillé le déplacement de ta cible.

A force d’harcèlement, il finira certainement par se faire avoir. Du moins, c’était ce que tu espérais …



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Jeu 13 Sep 2018 - 14:24
Tandis que mes lames fondent vers leur cible, la Metaru contrattaque en renvoyant son boulet. Ne compte-t-elle pas se défendre ? Sa peau se recouvre alors d’une fine couche de métal, là où les lames viennent se planter. L’une après l’autre elles ricochent contre sa seconde peau et s’effondrent au sol.
Parfait.
Buffle, Dragon.



Un mur de métal apparait sur ma droite, entre mon corps et le boulet. Ce dernier vient se fracasser contre l’épaisse plaque de métal, métal qui éclate en morceau sous l’effet du choc. Son boulet rebondit, puis après avoir repris de l’inertie, se rabat à nouveau sur moi. Katana en main, je me tourne vers le projectile puis le pare.


Plus solidement placé sur mes appuis, le choc ne me fait pas vaciller. Je plante ma lame dans le sol, puis joins mes deux mains. Buffle, Serpent, Sanglier, Lièvre et Chèvre.

.

Une, deux, dix, vingt… Une nuée de sabres et d’épées apparaissent tout autour de moi, s’abattant sur leur cible par dizaines. Testons maintenant ce dont elle est capable face à une technique de plus grande envergure.

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Jeu 13 Sep 2018 - 15:42
Tes nouveaux assauts échouent. C’est qu’il a du répondant l’infirme, te dis-tu alors que tu ne t’attendais pas à tant de résistance de sa part. Mais tu ne comptais pas en rester là, tout comme lui ne semblait pas vouloir abandonner. En effet, ton adversaire du jour ne tarde pas à contre-attaquer par une technique que tu trouves plutôt impressionnante mais qui, une fois de plus, tu encaisses en couvrant cette fois entièrement ton corps de métal. Les armes se fracassent les unes après les autres contre ta seconde peau sans réussir à t’infliger la moindre blessure.

Tu fais disparaitre ton arme comme si tu abandonnais avant de te baisser pour ramasser une des épées qui avaient échouées à tes pieds. Tu examines ensuite l’arme après t’être redressée. Puis, ton regard s’abaisse sur ton ventre à découvert que tu taillades ensuite lentement avec la lame. L’entaille n’était pas bien profonde mais assez pour que celle-ci saigne aussitôt.

Tu poses ensuite ton regard sur le Metaru aux longs cheveux noirs de jais comme si de rien n’était alors que du liquide rougeâtre commençait à dessiner des sillons le long de ton ventre avant d’échouer sur ta ceinture.



>> Excellent travail. Elle est bien tranchante.


Il était évident que cet homme maîtrisait mieux que toi votre élément. Ce qui n’avait rien d’étonnant, étant donné que, contrairement à toi, il avait dû apprendre à maîtriser sa capacité innée dès son plus jeune âge alors que toi, tu commençais tout juste à exploiter ce pouvoir que tu avais hérité de ton géniteur.

Tu balances ensuite l’épée que tu avais en main sur son créateur, et non sans l’avoir visé. Mais, comme tu t’y attendais, il réussit à l’éviter en reculant juste légèrement. La lame se plante alors dans le sol mais là n'était qu'une tentative de diversion car aussitôt tu charges pour réduire rapidement la distance qui vous séparait afin de lui asséner un violent coup de coude au niveau du thorax en te pivotant rapidement à deux cent soixante-dix degrés au dernier moment et usant de l’élan que tu avais acquis dans le déplacement .

Tu n'avais rien contre cet homme mais tu n’étais pas du genre à ménager quiconque lors d’un combat. Ennemi ou allié, tu ne faisais pas la différence lors d’un duel …


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Dernière édition par Metaru G. Yamiko le Jeu 13 Sep 2018 - 20:12, édité 1 fois
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Jeu 13 Sep 2018 - 19:20
La Metaru reste immobile devant cette masse de lames qui fondent sur elle. N’éprouve t’elle aucune peur ? Sa peau se recouvre aussitôt quasiment entièrement d’une fine couche de métal et les lames se fracassent à nouveau dessus, virevoltant dans les airs puis s’écrasant sur le sol. La même technique qu’il y a quelques instants… en bien plus puissant. Mais cette attitude… Soit elle a parfaitement confiance en ses capacité, soit elle n’a absolument aucune peur de se blesser… Peut-être les deux ? Quoi qu’il en soit, ce comportement est le premier du genre que je vois. Ni concentration, ni peur, ni détermination. Du… plaisir ? Plutôt une sorte de jeu. Tout cela est un jeu pour elle. Un jeu dans lequel elle place sa vie et celle de son adversaire. Qu’a-t’il bien pu lui arriver pour jouer ainsi de sa vie ?

Sa peau de métal disparait aussi vite qu’elle était apparue. Puis c’est au tour de son arme de disparaître, telle une poussière qu’il s’envole dans la brise. Solidement ancré sur mes appuis, je me mets en garde, prêt à encaisser sa prochaine attaque. Mais l’attention de la Metaru se porte plutôt sur l’une des lames qui venait de tomber au sol, au niveau de ses pieds. Elle la ramasse, puis l’examine sous toutes ses coutures avant de se taillader le ventre et d’observer le résultat… Déconcertant. Je ne peux m’empêcher de tirer une grimace en voyant ça. Une grimace de douleur. Je connais très bien le tranchant de mes lames. Aussi bon puisse-t-il être, se faire lapider… Se lapider volontairement avec fait mal. Très mal. Du sang coule aussitôt de l’entaille, une blessure superficielle mais assez profonde pour laisser une marque. Yamiko n’a surement que faire des cicatrices. Si elle voyait mon corps…
Son regard se pose sur moi et elle me félicite pour le tranchant de mon épée. Stoïque, je ne réagis pas, jusqu’à ce qu’elle balance l’épée dans ma direction. Un pas en arrière suffit pour éviter le projectile, qui vient s’écraser devant moi. Mais c’est à ce moment que la Metaru me charge à toute vitesse.



D’un bond en arrière, j’esquive le coup. Son coude vient fendre l’air là où mon thorax était placé. Avec cette vitesse et cette puissance… Nul doute que j’aurai été sonné. Son petit jeu était-il une diversion volontaire ? Ou simplement un enchainement d’actes ? Ses mouvements… Ses décisions, rien ne semble logique. Rien ne ressemble à ce que j’ai pu voir chez les autres. Je le sais, Yamiko n’est pas comme tout le monde.

Je lève ma main en signe d’arrêt, puis fait disparaître mon Katana dans le sceau posé sur ma main gauche. Je saisis dans ma veste un rouleau que j’ouvre devant moi et fait apparaitre un bandage. Peut-être va-t-elle à nouveau m’attaquer, mais peu importe. Mes pas me rapprochent d’elle et arriver à son niveau, je m’accroupi pour lui apposer le bandage autour du ventre.


« Ton corps est plus important que cela. Si tu veux tester le tranchant de ma lame, tu peux tout autant la jeter contre un arbre ou une pierre et voir le résultat. »

Voilà que je me prends à donner des sermons. Une attitude qui ne me ressemble pas du tout et qui me surprend moi-même.
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Mer 19 Sep 2018 - 15:59
Après avoir esquiver une fois de plus ton assaut, le Metaru demande l’arrêt du combat en levant une main. Sollicitation que tu n’aurais pas acceptée dans d’autre circonstance mais, sachant que de toute façon, cet homme ne cherchait pas à te combattre sérieusement car son objectif était certainement juste de te tester, tu accèdes donc à sa requête.

Le Metaru descelle ensuite un bandage sous tes yeux avant de venir vers toi pour bander ta blessure. Geste que tu jugeais fort futile mais tu le laisses faire tout en se délectant silencieusement de le voir s’inquiéter autant pour toi alors que toi-même, tu ne te souciais guère de ta personne. Contrairement à ce que cet homme t’exposait, tu ne considérais pas ton corps comme quelque chose de précieux. Pour toi, celui-ci n’était qu’un outil destiné à fournir du plaisir à l’âme qui l’habitait et pour ce faire, le tien avait besoin de brutalité. Les coups et blessures étaient pour toi sources de jouissance. Ils libéraient en toi une montée d’adrénaline qui pouvait te hisser jusqu’à l’extase ou qui, dans certaines circonstances, te permettait de supporter une souffrance que le commun des mortels ne saurait endurer.



>> Il y a aucun plaisir à tirer de frapper un arbre ou un rocher.


Pour toi, un humain n’était qu’un amas de chair et d’os destiné à être lacérer ou à être briser. Il t’était donc impossible de te priver de ce bruit discret mais ô combien jouissif que faisait une lame lacérant la chair et du liquide rougeâtre qui en découlerait inéluctablement pour parachever l’œuvre. C’est pour cette raison qu’à l’époque, tu utilisais des êtres vivants pour tes entraînements et non pas des mannequins ou encore des sacs de frappe comme aujourd’hui.

Tu attends que le Metaru finisse de te soigner et qu’il se relève face à toi pour le fixer dans les yeux.



>> Pourrais-tu m’enseigner cette dernière attaque que tu m’as lancé ?


Contrairement à ce que tu avais pensé de cet homme il y avait encore quelques minutes, il pouvait d’être utile. Tu ne savais pas toutes les techniques qu’il maîtrisait mais la dernière qu’elle t’avait balancée te plaisait particulièrement …

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Dernière édition par Metaru G. Yamiko le Jeu 27 Sep 2018 - 12:31, édité 1 fois
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Ven 21 Sep 2018 - 12:10
Quand je vois cette jeune femme agir ainsi, je ne peux m’empêcher de me demander comment elle a pu devenir ainsi. Qu’elle a bien pu être ses tourments ? Son histoire ? Son vécu. Savoir ce qu’il s’est passé et le vivre sont deux choses très différentes… On peut le comprendre sans le vivre, sans vraiment le comprendre.
Je dois serrer un peu plus les bandes si je veux qu’elle ne se défasse pas avec le temps. Yamiko ne la changera pas de la journée.
En y repensant, je me suis approché d’elle ma garde baissée. La connaissant elle aurait pu en profiter pour me jouer un tour ou me frapper, mais elle n’en a rien fait. Son ne semble transparaître aucune cruauté, aucune perversité particulière. Contrairement à ce qu’elle montre bien souvent. Elle ne montre ni intérêt, ni désintérêt. Quand elle qu’elle explique pourquoi elle s’est blessée, plutôt que de tirer sur un arbre ou un rocher tout devient clair. Elle n’en tire aucun plaisir, aucun intérêt. Elle est impulsive. Elle agit par intérêt. Pour ressentir. Pour vivre. La douleur… est un plaisir pour elle.
C’est…attristant. Je ne peux m’empêcher d’être peiné. Dégoûté aussi. Perplexe.
Ce n’est pas simplement sa douleur, ou la douleur de l’autre, mais les deux. La douleur semble lui plaire. Plus encore, l’exciter. Ce visage que j’ai vu l’autre jour, son visage, montrait de l’excitation. Mais est-ce la douleur ? Ou plutôt la mort ? Au fond, n’est-ce pas ses propres souffrances à laquelle elle veut mettre un terme ?

Le bandage proprement apposé, je me relève. Nos yeux se croisent. L’espace d’un instant le temps semble s’allonger, se distordre. Puis vient la rupture. Une question toute simple, une demande. Yamiko me demande de lui enseigner mon déluge de lames ? Une technique que j’ai moi-même créé et amélioré ces derniers mois, bien qu’elle soit un classique dans le clan. Peut-être serait-ce une erreur de lui enseigner une telle technique… Elle pourrait causer la mort à bien des personnes… Mais de toute évidence, elle n’aurait pas besoin de moi pour l’apprendre. Tout juste vais-je l’aider à lui faire gagner du temps. En lui enseignant, peut-être pourrai-je me rapprocher un peu plus d’elle. Tisser un lien. Mes yeux toujours plongés dans les siens, je brise le silence qui est mien.


« D’accord. »

Je recule légèrement, pour me placer à distance plus convenable puis prend le temps de réfléchir. Sa maîtrise du métal est brouillonne. Grossière. Ne lui a-t-on donc jamais enseigné depuis son retour ? Si. Aya a dû s’en charger. Mais la jeune femme… par son impatience doit avoir des difficultés à s’accommoder à son rythme. Beaucoup de difficultés. Apprendre à créer des lames aussi fines et coupantes demande du temps et de la pratique. De la patience et de l’entrainement. De la patience… Elle n’a aucun de patience.
Je ne dois pas me comporter avec elle comme je me comporterai avec tous les autres. Je ne dois pas installer un rapport de hiérarchie. Et un rapport de force… ne ferait que répéter ce qu’elle a toujours connu.


« Ta maîtrise du métal est brouillonne, mais efficace. Cela en dit long sur l’enseignement que tu as reçu par le clan depuis ton arrivée ici. Personne parmi les Metaru ne doit vouloir être ton professeur. Personne à part Aya. Et Aya, avec tout le respect que je lui dois, est une ancienne. Ses méthodes sont… d’un autre genre. Un genre qui demande de la patience, de l’écoute, de l’obéissance. Rien de ce que tu aimes faire. »


Comment pourrai-je procéder ? Quelle est la solution ? Sa solution ?

« Si tu veux créer des lames comme les miennes, tu vas devoir t’entrainer longuement. Elles correspondent parfaitement à de vraies épées. Aiguisées, forme parfaite, pointues. Sans le moindre défaut. Si j’en réduis la taille je peux aussi faire de parfaites lamelles, des copies, encore une fois, sans le moindre défaut. Mais tu n’as pas besoin de créer des lames aussi parfaites. Tu peux tout autant créer des lames acérées, mais dont les formes ne sont pas aussi… précises et répétitives. Qu’importe l’apparence, tant que le principal est là. Bien-sûr, ce que je dis là serait un blasphème pour le clan. Pour Aya. Mais tu n’en as que faire, je me trompe ? »


Je sais déjà que oui.

« Commençons par un exercice simple. »

Je joins mes mains puis effectue deux mudras. Une lame de métal prend forme à ma gauche. La copie parfaite de mon Katana. Aussitôt créée, je la propulse sur le rocher le plus proche.

« Vu que tu es capable de créer ton arme, tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à créer une épée, ou un projectile de cette forme. Alors passons directement à l’étape suivante. Crée un projectile puis essaye de le lancer sur ce rocher. Je sais bien que ce ne sera pas aussi passionnant qu’une cible mouvante et bien vivante, mais je n’irai pas jusque-là pour te faire plaisir. »
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Jeu 27 Sep 2018 - 0:04
Attentivement tu écoutes le Noble Metaru t’exposer ce qu’il fallait faire et à ne pas faire pour la réalisation de la technique que tu avais demandée qu’il t’enseigne. Quand tu y mettais de la volonté, tu pouvais être une élève modèle. Tu savais faire preuve d’écoute et de patiente. De plus, c’était toi qui avait quémandé à ce qu’il t’enseigne alors le sujet ne pouvait que t’intéresser car tu y trouvais de l’intérêt.

Tu esquisses un sourire en coin lorsque tu entends ton enseignant du jour dire du mal de la méthode d’apprentissage de la vieille Aya. Tu ne pensais pas qu’il était capable de dire le moindre mal de la doyenne qu’il semblait si apprécié et respecté. Cet homme que tu pensais être l’ange incarné se révélait donc être capable de médisance. Enfin, il restait tout de même un ange comparé à certains Metaru comme cette Sorcière de Raïkage ou encore cette Itagami dont tu pouvais ressentir le démon qui sommeillait en elle malgré ses beaux sourires et ses paroles bienveillantes. Parmi les Metaru que tu avais rencontré, outre les anciens, Kenshin était certainement le plus prévenant. Le genre de personne que tu appréciais agacer mais pour l’heure tu avais mieux à faire.

Après une démonstration plutôt basique pour un Metaru, Kenshin t’invite à l’imiter. Tu t’exécutes sans plus attendre sauf qu’au lieu d’une lame parfaite, tu matérialises ce qui ressemble à un pieux rugueux mais acéré. Ta création n’avait aucune finesse. Elle ne ressemblait en rien à la lame parfaite de ton enseignant mais elle te plaisait pleinement car elle te ressemblait. Mis à part ton kusarigama - dont la création t’avait demandé beaucoup d’heures d’entrainement dans la maîtrise de ton élément - toutes les autres œuvres qui te servaient de technique avaient cette apparence brute et sauvage à ton image. Avec un peu d’effort, tu savais que tu étais capable de faire des belles choses mais tu n’en avais pas envie.

Comme ton enseignant, aussitôt créé, tu projettes le pieux mais contre un arbre au lieu d’un rocher mais n’ayant pas la dextérité du Noble, ton arme réussie à peine à écorcher la cible avant de tomber lourdement au sol. Le pieux ne s’était pas brisé, preuve de sa solidité, mais tu n’avais pas réussi à le propulser correctement.


>> Si cet arbre était un humain, je suis sûr qu’il aurait perdu connaissance, plaisantes-tu face à ton échec avant d'ajouter fixant ton interlocuteur dans les yeux : ne me dis surtout pas que j’ai foiré parce que je n'ai pas fait une belle lame digne de Monsieur le Noble car il est hors de question que me batte avec des épées !

Tu préférais dire les choses clairement avant que ton enseignant ne te somme de faire exactement comme lui. Tu appréciais sa technique mais pas les outils qu’il utilisait. En effet, mis à part les petits poignards que tu appréciais en tant qu'armes de jet, tu n’avais aucune affinité avec les sabres. Tu ne les détestais pas mais tu n'aimais pas non plus les utiliser. Tu ne saurais dire la raison de cette manque d'intérêt pour ces armes blanches. En tant qu'une Metaru tu devrais pourtant les apprécier. Sans doute parce que tu avais grandi au milieu des sous-fifres issus de la pègre qui utilisaient ce type d'arme sans savoir les manier correctement. Certains parvenaient même à se blesser avec leur propre sabre tant ils étaient maladroits. Leur manque de dextérité t'avais certainement ôter l'envie d'user toi aussi de ces armes …

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Dim 7 Oct 2018 - 0:24
La lame fend l’air pour venir se planter dans la roche. De petits morceaux de roche brisés sont projetés à quelques centimètres et tombent au sol. Une lame avec un tranchant parfait. L'énergie parfaitement concentrée sur la cible.
Yamiko ne se fait pas prier et se met aussitôt en place. Je me recule légèrement pour la laisser se concentrer et l’observe attentivement. Elle effectue à son tour la suite de mudra puis crée un pieu grossier. Le projectile fend à son tour l’air pour venir se fracasser contre la cime d’un arbre. Le morceau de métal s’effondre sur le sol, laissant apparaître l’écorce légèrement abîmée. Un essai plus que correct sachant qu’il s’agit du premier. Tous les Metaru n’en seraient pas capable. Pas du premier coup. Yamiko plaisante en disant que s’il s’agissait d’un humain, il serait déjà assommé. Avec un pieu d’une telle masse aucun coute là-dessus. Elle se tourne vers moi puis, tout en me fixant dans les yeux, me défie de la critiquer, arguant qu’elle ne se battrait pas avec des épées. Ainsi la surface commence-t-elle à s’égratigner ? Sans y réfléchir, je laisse un sourire m’échapper.


« Loin de moi cette idée, je dirai plutôt que c’est un bon premier essai. Je le redis : tu n’as pas besoin de faire des lames aussi fines et tranchantes que les miennes. Tout ce que tu dois faire, pour réussir cette technique, c’est créer des projectiles pointus et tranchants. Peu importe la forme qu’ils ont. L’apparence compte pour moi car je suis un noble. Je n’ai pas le choix. Toi, tu as cette liberté. Qu’importe le jugement des autres. Seul le résultat compte. »

Le privilège d’être comme tout le monde. De ne pas faire partie d’un monde où les apparences vous définissent… à un point où ne pas les respecter signifierait la perte de votre rang. La déchéance de votre famille. La honte sur votre nom.
Yamiko… semble avoir un besoin de reconnaissance. Un besoin que nous avons tous. La reconnaissance de nos efforts, de l’énergie que nous mettons. De notre existence. Être reconnu par nos pairs. Pouvoir nous identifier. Tant sont ceux qui ignorent l’importance que cela a. Quand on attend que le meilleur de vous, pourquoi vous donnerait-on de la reconnaissance ? Après tout, si vous réussissez, c’est tout simplement normal. Mes parents… sont différents de bien d’autres. Mais pour cela, ils ont hérité le comportement de leurs prédécesseurs. Un noble se doit de toujours être le meilleur partout. Il ne peut se mettre de moins. La reconnaissance est futile, tant l’excellence est évidente.
Un manque béant. Vitale. Essentiel. Omniprésent. Qui avec l’usure des années… S’est tari petit à petit. Un vide… Qui fait aujourd’hui parti de moi. Je n’en ressens plus le besoin car je n’attends plus à ce qu’il soit comblé. Mais peut-être pour elle il est encore temps.


« Maintenant que tu as compris le principe, je t’invite à répéter l’expérience. Affine ton pieu, ou quoi que ce soit que tu veuilles faire. Peut-être… Pourrais-tu te servir comme base ton kusarigama ? Quand tu le crées, à quoi penses-tu ? Quelle forme imagines-tu dans ton esprit ? Sers-toi de ce que tu sais déjà. Tu as déjà ce savoir, tu as juste besoin de t’en servir autrement. »
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Lun 8 Oct 2018 - 12:16
>> L’apparence compte pour moi car je suis un noble, répètes-tu sur un ton moqueur tout en imitant le Metaru … Et moi, je ne suis qu’une bâtarde dont on se moque de l’apparence, c’est ça ? Je pourrais me balader cul nul que les gens s’en foutraient ?

Tout en posant les questions menaçantes, tu avais rapproché ton visage de celui de Monsieur Noble.

>> Tu as de la chance que tu m’es utile sinon je te dessaperais puis exposerais sur une place publique, ajoutes-tu avant de reculer.

Menace que tu étais capable d’exécuter tout en sachant pourtant ce que cela pourrait entraîner : ton enfermement certainement. Heureusement, malgré l’air, en vérité tu n’étais point vexée ; tu éprouvais juste un plaisir malsain à menacer cet homme. Tu ne saurais dire pourquoi tu aimais tant le bisquer mais vu à quel point tu lui manquais de respect, il pourrait très bien changer d’avis sur votre apprentissage. Il pourrait décider de ne plus t’enseigner. Ce qui serait fort dommage pour toi qui avait besoin de quelqu’un comme lui, qui maîtrisait le kinton, pour progresser. Et pourtant, il ne t’effleurait même pas l’esprit de t’excuser pour ton mauvais comportement et encore moins de se montrer plaisant envers ton « senpai ». La gentillesse tout comme la reconnaissance étaient des choses qui t’étaient complètement étrangères et ce n’était pas aujourd’hui que tu allais les inclure dans tes vocabulaires.

Appliquant les conseils du Noble, tu te concentres afin de créer un pieu plus pointu. Pour parvenir à fabriquer vélocement ton kusarigama, tu avais dû t’entraîner longuement et durement car avec ton niveau actuel en ninjutsu, tu ne parvenais à matérialiser rapidement que des armes brutes de petite taille comme des éclats de métaux ou encore des kunai sans la moindre finesse. Comme lors de ton entraînement pour la forge de ton arme fétiche, tu fermes les yeux pour mieux te concentrer puis tu visualises ce que tu aimerais faire avec cet outil meurtrier. Imaginer les dégâts que celui-ci pourrait provoquer, les morts qu’il pourrait entraîner, t’aidait à sa réalisation.

Tu malaxes ton chakra tout en gardant les paupières baissées. Ton nouveau pieu se forme lentement puis tu ouvres subitement les yeux avant de le projeter contre le même arbre. Cette fois, l’objet réussit à se ficher dans la cible mais pas à la traverser entièrement. Tu avais réussi à faire un pieu bien aiguisé mais il semblerait que tu ne parvenais pas à le projeter assez fort pour que celui-ci parvienne à passer au travers de la cible comme tu le désirais. Alors tu recommences - sans demander le moindre conseil à de ton enseignant - et en procédant de la même manière mais tu obtiens le même résultat. Tu recommences, encore et encore mais tu parviens toujours au même aboutissement puis l’arbre finit par se plier à force d’être visé au même endroit qui l'avait rendu fragile …

>> Bah voilà ! Il suffisait d’insister, plaisantes-tu une nouvelle fois face à ton échec.

En effet, l’arbre était certes tombé mais ce n’était pas ce que tu souhaitais à la base. Tu voulais juste qu’un pieu le traverse de part en part. Chose que tu n’avais pas réussi à faire …

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Mer 10 Oct 2018 - 9:22
Provocation. Moquerie. Défi. Voilà un schéma bien habituel de sa part. Un schéma qu’elle répète à nouveau. Et à nouveau je ne lui en tiens pas rigueur. Je l’observe m’imiter, me moquer et me provoquer d’un air stoïque. Attendant que cela passe sans pour autant montrer de signe de faiblesse. Ses mots de m’atteignent pas, ils sont hors propos. Une fois terminée, elle se concentre à nouveau sur l’entrainement en créant un pieu, plus fin cette fois-ci. Une fois fait, elle le projette contre la cime cible sans que cela est plus de réussite que la dernière fois. Puis elle répète l’expérience, encore et encore. Pour sûr, contrairement à ce qu’on pourrait penser d’elle, Yamiko est déterminée. Elle a beau s’agacer, la jeune femme ne se décourage pas et persévère. Le monde dans lequel elle a évolué… où la loi du plus fort prédomine. Persévérer et se battre ou mourir. Persévérer ou mourir… Voilà qui me rappelle bien des souvenirs… Même s’il ne s’agit pas vraiment de mort au sens propre du terme… Mon monde aussi tourne ainsi. Mourir… En tant que noble, en tant qu’être reconnu, respecté. En tant qu’être humain. N’être plus qu’une ombre qu’on moque, qu’on dissimule, qu’on oublie. Être effacé parce qu’on a trop honte de votre existence. Voilà le sort réservé à ceux qui n’ont pas les capacités nécessaires pour s’adapter. Mais voilà aussi un discours que je ne peux tenir avec personne, car personne ne comprendrait. A part peut-être un noble qui ne nie pas la vérité… S’il en existe en ce bas monde.

Les essais s’enchainent les uns après les autres. La jeune femme parvient petit à petit à affiner le pieu sans pour autant atteindre la finesse nécessaire pour se planter dans le bois. Mon regard se porte sur la création des pieux. Elle commence par amasser une masse de métal puis lui donne ensuite une forme tout en rajoutant de la matière là où c’est nécessaire. Bien qu’efficace et rapide elle doit avoir de grande difficulté à modeler avec précision ainsi. Comment… Quelle est ma manière de procéder ? Lorsque je veux créer une épée, j’imagine la forme de la lame et coule mon métal en suivant ce schéma. Comme… Comme si je créais un moule dans mon esprit et que je le remplissais dans la réalité. Ainsi je n’ai pas besoin de faire de retouches. Le procédé est rapide, précis, efficace. Pourrait-il lui convenir ? Un bruit sourd m’extirpe de mes pensées. La cime de l’arbre explosée par les attaques répétées se trouve maintenant au sol. Yamiko se retourne et se moque de son échec.


« Quand tu crées ton pieu, tu le coules en même temps que tu le tailles . Bien qu’efficace car rapide, cela ne te permet pas de modeler un objet avec précision. Essaye de le visualiser dans ton esprit. Essaye surtout de visualiser un moule qui te permettrait d’atteindre la forme souhaitée et de couler ton métal à l’intérieur de ce moule. »

Buffle, Chèvre. Je tends la main devant moi et commence à créer un pieu. Lentement, avec minutie, je donne forme au métal en le faisant couler dans ce « moule » imaginaire. Celui-ci se modélise petit à petit puis, après une dizaine de seconde, atteint sa forme finale : un pieu parfait sans la moindre aspérité.

« Encore une fois tu n’as pas besoin de faire un pieu aussi propre mais plus il sera pointu, plus il pénètrera facilement les armures et les défenses. Plus il sera effilé, plus il pénétra loin et profondément. Dans un premier temps il doit être acéré. Donc modélise surtout la pointe et oublie le reste. Ensuite tu procèderas à l’étape inverse. Enfin tu essayeras de joindre les deux morceaux dans une seule et même création »

Je lance le pieu sur la cime gisant au sol. Ce dernier pénètre le bois sur plus d’une dizaine de centimètres. Un pas en arrière, mains croisées dans le dos, je laisse à nouveau la place à la jeune femme.
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Jeu 11 Oct 2018 - 17:27
Le Noble te dit que ta méthode pour façonner ton pieu n’était pas bonne. Que tu devrais d’abord visualiser la forme finale de ton œuvre avant de commencer sa création. Maintenant qu’il ne te le disait, cela te paraissait logique. Imaginer d’abord ce que l’on veut créer avant de le créer. En réfléchissant, c’était d’ailleurs ainsi que tu procédais pour la matérialisation de ton kusarigama même si ça n’a pas toujours été le cas. En effet, au début, pour créer ton arme fétiche tu procédais de la même manière que maintenant avec le pieu : tu le génères étape par étape sans penser à ce que tu veux obtenir au final et en corrigeant les imperfections au fur et à mesure de la création. Mais à force, sans même te rendre compte, tu avais fini par dessiner le kusarigama dans ton esprit avant de le matérialiser. A force de le voir, son image avait certainement fini par imprégner ton esprit que celle-ci s’imposait à toi indépendamment de te volonté à chaque fois que tu désirais le faire apparaître. Là était donc le secret de la réussite de ta technique alors que tu pensais que c’était le fruit de tes nombreux essais. Présentement, tu pensais d’ailleurs qu’à force d’essayer tu finirais bien par parvenir à créer le pieu parfait or tu étais dans le faux.

Écoutant le précieux conseil de ton senpai, tu fermes de nouveau les yeux avant de tendre la main, comme l’avait fait le Noble Metaru, après avoir malaxé ton chakra. Dans ton esprit, tu esquisses un pieu dans son intégralité. Tu imagines sa taille, sa densité … sans oublier de lui octroyer une pointe bien acérée. C’est seulement une fois qu’un pieu aiguisé à souhait se dessine entièrement dans ta tête que tu commences à la matérialiser dans la réalité. L’objet commence à se former à partir de la pointe, qui était la section la plus importante, puis celui-ci se complète progressivement. La matérialisation prend beaucoup de temps. Trop de temps que si tu avais été sur un champ de bataille tu serais sans doute tombée avant même d’avoir pu créer ton arme mais tu étais ici pour apprendre alors tu prenais tout le temps qu’il te fallait. Plus tard, tu travailleras sur le temps de la création mais pour l’heure tu devrais te concentrer sur la création en elle-même.

Ton pieu finit par se matérialiser entièrement et sans perdre plus de temps tu le projettes sur un nouvel arbre. Un sourire satisfait se dessine aussitôt sur ton visage alors que tu fixes l’objet qui avait réussi à traverser de part en part l’énorme tronc. Sans attendre, tu procèdes à la réalisation d’un autre pieu, en procédant de la même manière que précédemment, puis tu vises le même arbre avec le nouveau projectile. Tu continues ainsi jusqu’à ce que le second arbre cède à son tour sous tes assauts et cette fois quelques pieux avaient suffi à le faire tomber contrairement au premier. Tes nouveaux pieux se révélaient bien plus efficaces. Il ne te restait donc plus qu’à en créer plusieurs à la fois. Chose qui s'annonçait plutôt ardu …

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Mer 17 Oct 2018 - 10:35
Cette fois-ci, aucune remarque, aucune provocation, aucune moquerie ne vient entacher la discussion. Pourquoi ? Yamiko ferme les yeux, puis tend la main devant elle. Malaxant son chakra elle suit mes conseils et commence à former un pieu. Une tête pointue apparaît. Lentement, très lentement celle-ci se complète, puis vient s’y greffer la structure. Le procédé est lent, très lent… mais parfait.
Elle a compris.
Quand elle a enfin terminé, elle projette son pieu sur un arbre. Le projectile de métal fuse dans les airs vient pénétrer l’épaisse écorce en bois, pénétrant le tronc de part en part. La satisfaction se lit sur son visage, une satisfaction toute méritée. Est-ce déjà arrivé ? Ses techniques… Tout ce que j’ai pu voir jusqu’à maintenant ne reflète aucunement les arts et les manières de notre clan. Dans chaque technique que nous apprenons sont présents des codes passés de génération en génération. Un art peaufiné avec les âges. Une manière élaborée, visant à rechercher la plus grande efficacité. Un savoir empirique qui nous est transmis, puis que nous transmettons à notre tour. Et ainsi est venue le tour de Yamiko. Elle n’était Metaru que de nom. Maintenant elle est une Metaru de sang. Avant même que je ne m’en rende compte, mais main avait rejoint son épaule. La fierté est partagée, le geste naturel.
Voilà qui va me valoir une autre remarque.
Mais qu’importe. Avec elle je ne risque pas de tomber le masque. Elle dit vouloir détruire tout ce qui l’approche… Peut-être a-t-elle réussi à le détruire lui aussi ? En réalité elle ne cherche qu’à se protéger de ce qui l’effraie tant. Ce qui la menace tant. L’être humain cherche rarement à comprendre, il cherche d’abord à se protéger, à survivre. Survivre… avant de vivre. Mais est-ce vivre que de survivre ? Vivons-nous pour exister, ou pour réaliser notre existence ?...

Je ferme les yeux quelques secondes, puis fixe ceux de la jeune femme. L’heure n’est pas à la réflexion philosophique personnelle, mais à elle.


« Bravo. Je suis fier de toi. Maintenant il va falloir que tu apprennes à maîtriser ce procédé. Pour pouvoir t’en servir en combat, tu dois parvenir à créer tes pieux bien plus rapidement. Et ce avant même d’essayer d’en créer plusieurs, sinon cela te prendra une éternité. »

Comment enseigne-t-on aux enfants à améliorer leur vitesse de création ?

« Ce procédé, cette manière de faire que tu viens d’apprendre, tu peux t’en servir pour toutes tes techniques. Que tu décides ou non de le faire est ton choix. Qu’importe le jugement des autres. Cependant, pèse le pour et le contre avant de décider. Est-ce plus puissant ? Est-ce plus efficace ? Est-ce utile ? Derrière tous les codes et manière d’un art il y a une raison. Qu’elle soit esthétique, scientifique, sociale, … il y a une raison. Dans le combat pour la vie, il n’y a qu’une seule chose qui compte : survivre. Peu importe l’art et la manière. Tous te diront que tuer un adversaire dans le dos est lâche… mais tous le feraient s’ils n’avaient d’autres choix pour vivre. L’humain est lâche. Rares sont ceux qui restent droit devant la mort car nombreux sont ceux qui préfèrent se courber pour l’éviter. »

Voilà un discours que je ne devrai à nouveau pas tenir… Un discours que je n’aurai jamais tenu deux ans plus tôt. Mais côtoyer la mort… La toucher du bout de ses doigts, ressentir sa froideur, sa profondeur…

« Si tu es parvenu jusqu’ici c’est que tu as réussi à survivre. Tu es une survivante. Mais survivre n’est pas non plus vivre. Nous Shinobis essayons de survivre tout en accomplissant notre devoir. Un devoir que nous élevons au rang de tâche sacrée. Que ce soit pour assouvir l’avidité des hommes ou protéger ceux que nous aimons, assouvir nos propres désirs ou fuir la mort. Je ne devrai pas tenir ce genre de discours. Si cela venait aux oreilles de n’importe qui, je pourrais risquer gros. Mais tel est ma voie : tu dois trouver ton propre but. Tu dois trouver ta raison de vivre, au-delà de simplement survivre comme tu le fais aujourd’hui. »

Ai-je trouvé la réponse à cette question ? Non. Bien que j’aie entrepris de marcher sur le chemin qui -je pense – me mènera sur cette voie, je n’ai toujours pas trouvé ma réponse.

« Trêve de bavardage, je parle trop. Tu dois maintenant apprendre à créer plus rapidement tes pieux. Tu vas donc devoir en créer encore et encore jusqu’à que tu parviennes… A les créer en… Moins de cinq secondes. C’est encore bien trop, mais y parvenir sera déjà un exploit. A moins que tu ne veuilles défricher toute cette forêt, je t’invite à ne plus les lancer sur les arbres. Lancer les sur le sol ou la roche, quoi qu’il te plaise excepté toute forme de vie. »
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Jeu 18 Oct 2018 - 15:10
Le Metaru ose poser une main sur ton épaule. Un geste qui pourrait lui priver de ce membre si précieux s’il avait été quelqu’un d’autre. Tu savais que lui infliger un tel châtiment pourrait te coûter gros alors tu t’abstiens de t’exécuter. Tu étais du genre à agir avec excès et le Noble devrait le savoir mais son geste était sans doute un élan naturel venant d’un être comme lui. Il était fier de toi bien que tu te fusses montrée bien irrespectueuse envers lui. Une bienveillance que tu ne parviendrais jamais à comprendre et tu associais plutôt à une faiblesse.

Tu laisses le Noble parler sans l’interrompre une seule fois sans pour autant l’écouter car tu n’avais cure de ses leçons de bonne conduite. Cet homme se comportait comme un ancien qui tentait de t’inculquer la philosophie de la vie sauf que ton principe était d’agir et de vivre comme tu l’entendais sans te soucier des autres ni même des conséquences de tes actes sur toi-même. Cela t’importait si tes actions pourraient détruire le monde et toi avec. Si l’envie de faire quelque chose t’animait alors tu t’exécutais sans penser aux répercutions que cela engendrerait du moment que tu puisais du plaisir dans l’exécution de l’acte en-lui-même. Egoïste invétérée, tu ne pensais qu’à ton bien être personnel et du moment.

>> Si tu te contentais de m’enseigner ce que j’ai demandé Monsieur le Noble ? … Ta leçon sur la vie, garde-la pour quelqu’un d’autre et arrête de croire que je ne fais que survivre.

Tu plonges profondément ton regard dans celui de ton interlocuteur avant d’ajouter d’une voix sereine et bien claire de sorte qu’il ancre bien dans son crâne ce que tu allais lui dire.

>> Et si survivre était ma façon de vivre ?

Tu tenais à faire comprendre au Metaru que tu vivais mais à ta façon. Ton comportement méprisant cachait effectivement peut-être quelque chose dont tu cherchais à fuir sans que tu en eusses pleinement conscience mais dans tous les cas, tu croquais la vie à pleine dents à ta manière.

Sans même attendre la réaction de ton senpai du jour face à ta question qu’un philosophe dans l’âme comme lui pourrait bien aimer débattre, tu te concentres sur le sujet qui vous a mené dans ce tête-à-tête. De nouveau, tu fermes les yeux pour mieux te concentrer puis tu tends la main devant toi. Tu procèdes à la création d’un nouveau pieu en imaginant d’abord sa forme finale avant de la matérialiser comme précédemment. La création se révèle toujours aussi lent alors sans projeter celle-ci qui tombe sur le sol, tu procèdes à la création d’une seconde et de la même façon mais tentant d’accélère le processus de matérialisation. Tu réussis sans trop de mal à créer le second pieu plus rapidement mais celui-ci présente des nombreuses imperfections qui rendaient ta création très fragile bien qu’acérée. En effet, à cause des trous parfois énormes présentent éparsement tout au long du pieu, dont au niveau de la pointe, tu ne pouvais même pas espérer pouvoir perforer de la chair fraîche avec.

Dans l’espoir de faire mieux, tu recommences alors après avoir abandonné le second pieu, qui rejoint le premier au sol, mais tu te retrouves encore avec le même problème. Persévérante, tu n’abandonnes pas bien que tu heurtasses toujours avec le même souci bien que les imperfections avaient tendances à diminuer. Un tas de pieux imparfaits finissent par s’accumuler à tes pieds alors que tu commençais à t’essouffler à force d’user du chakra …

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Jeu 18 Oct 2018 - 23:55
Comme toujours, je ne m’attends de sa part à aucun remerciement ni même aucune gratitude. Ses mots se font… piquant. Pour d’autres ils seraient blessant, à moins que l’on ne cherche à prendre du recul, à comprendre pourquoi. La jeune femme ne comprend pas aujourd’hui le sens de mes paroles… Mais peut-être un jour y parviendra-t-elle. Je ne vais ni me cacher, ni m’empêcher de m’exprimer. Surtout pas avec Yamiko.
Elle me toise du regard, mais je ne garde un air stoïque. A ton agression – encore une fois – je ne répondrai pas par l’agression. A tes provocations j’opposerai ma détermination, Yamiko.

L’entrainement reprend et la jeune femme s’attèle à reproduire des pieux, toujours plus, toujours plus vite. Le premier est lent à modeler, mais parfait dans sa forme. Le second se fait plus rapide, mais imparfait… Comme tous ceux qui lui succèdent. Pour sûr il n’est pas simple de combiner rapidité d’exécution et précision. Ce n’est pas le plus difficile, puis que pour l’acquérir il faut uniquement répéter encore et encore l’exercice. Mais justement, rien n’est plus frustrant, lassant et usant que la répétition sans amélioration. Jusqu’à ce qu’enfin, enfin, le résultat soit là. Mais tandis que les essais et échecs se succèdent, la fatigue elle commence à apparaître. Créer autant de pieu a dû épuiser ses réserves de chakra et rien ne vaut un bon repas pour les remplir. J’attends ainsi encore quelques instants, patiemment, qu’elle ne s’arrête d’elle-même puis intervient.


« Tu fais de bons progrès, mais il te manque encore de l’entrainement avant d’y parvenir pleinement. Cependant tu as besoin de te reposer. Surtout, tu as besoin de reconstituer tes réserves de chakra. Suis-moi, nous allons manger. »


Mon ton ne transparaît aucune autorité, mais simplement du bon sens. Je me mets donc en route vers le quartier le plus proche, vérifiant d’un rapide coup d’œil que Yamiko suit mes pas. Arrivé au niveau de la rue, je repère dans un coin une petite échoppe qui ne paye pas de mine. Qu’importe son apparence, tout ce que nous avons besoin est d’un bon repas. Surtout Yamiko. Je me dirige donc jusqu’à cette dernière et m’installe sur le comptoir.

« Bonjour, je voudrai commander… Un bol de nouilles. »

J’attends que la jeune femme prenne la sienne puis continue.

« Je paye pour nous deux. Oh et pas d’alcool pour moi, mais donnez-lui ce qu’elle veut. »

Inutile de faire des manières avec elle. Bien qu’encore jeune, la jeune femme a dû boire bien assez d’alcool pour toute une vie. Et peut-être ainsi sera-t-elle plus… enclin à s’ouvrir à la discussion. On peut toujours rêver.

Une question me taraude l’esprit.


Tout à l’heure tu jouais avec une araignée. Tu avais un comportement bien différent que ce que j’ai pu voir jusqu’alors. De la… fascination. Pourquoi te fascinent-elles tant ? »

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