Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
» La flêche et la rapière_PV Ashikaga Gabushi
Aujourd'hui à 9:03 par Ashikaga Gabushi

» 07. Autres demandes techniques
Aujourd'hui à 8:56 par Borukan Rikyu

» [C/OFFICIELLE/IWA] LE TENBATSU
Aujourd'hui à 8:41 par Arie Yoorasia Hahn

» L'eveil
Aujourd'hui à 8:17 par Setsuna Kurai

» Flocon de neige - Rakka
Aujourd'hui à 3:53 par Chôkoku Diao

» [Terminée] Shiro Tsikuyi
Aujourd'hui à 3:50 par Nagamasa H. Takumi

» Un Vent Nouveau [Gabushi]
Aujourd'hui à 3:42 par Ashikaga Gabushi

» Invitée de Toph [Diao]
Aujourd'hui à 3:25 par Chôkoku Diao

» Le laisser passer A38
Aujourd'hui à 3:07 par Yuki Rakka

Partagez | 

Drag Me To Hell ▬ Solo ▬ Pt 1


Lun 16 Juil 2018 - 8:37
Lieu : Pays de la Terre.
An : Aux alentours de 202.

. : Drag Me To Hell : .

Pétasse.
Ta mort arrive trop vite.

Une délibération du système, le relâchement des olympiens ligaments d’acier et de fer retenaient les ponts divers entre les pays multiples. Ne parle pas. Traverse de façon aussi désabusée qu’un Roi sans carrosse l’entièreté du Pays de la Terre. Ayant commis guerre sanglante et acte signant la fin de ta présence ; mettre à mal les futures fécondations de la fille du plus grand électoraliste du territoire. Le ventre tordu en deux, d’abord par manque de viande divine, l’estomac te parlait. Plus exactement, les boyaux s’embobinaient sur eux-mêmes, gémissant comme pouvait le faire un moutard en manque de l’épais sein maternel, distributeur du lait de chèvre amélioré. Danseur ventral en mal d’opalescence du gibier, mort. Rebroussant chemin, les divins Dieux avaient vu dans ce retour, un moyen final de changer l’histoire, que Jashin frappe de son sceau les aide-mémoire des plus grands historiens et philosophes du monde contemporain. Une force de frappe qui n’aurait dû laisser sur son chemin, seulement une graine, plantée au coeur des reins de la demoiselle au cristal. Il suffisait dès lors de simplement attendre que la haine, la rancoeur, l’animosité gagnent ses veines, colorant son nindô d’une teinte amère, jusqu’à que l’envie de vengeance soit plus forte que n’importe quel besoin de vivre.

Les Grands Affamés allaient pouvoir se complaire dans l’élaboration de ce gibier, dans sa transformation, dans son évolution. Et revenir de temps en temps, prendre la température comme pouvait le faire un bon caviste. Oui, tu y retournerai. Oui, le sang coulera de nouveau de façon exponentielle. L’impatience qui naissait, tambourinant un coeur construit de matières noires, de filaments infinis et de rancoeur définitivement perdu, irrécupérable. Alors tu disparais. Fuyant la moindre source humaine. Plongeant dans les crocs des montagnes rocheuses, les plus hauts pics digne des fers de lance d’Iwa, tu prenais un malin plaisir à faire ce que tu savais faire de mieux. Languir et redouter. Tu restais un rat trainant dans les pattes d’un maitre d’oeuvre, une tâche de graisse qu’on laissait sur un ensemble de travail, bouge ta tête et court pour ta vie. Enfonce toi au plus loin des civilisations militaires, retrace ce cheminement, cette chevauchée qui te rappelait tant. Tes compagnons d’armes, ton honneur mais aussi le rappel des sauvages n’acceptant pas main tendue. Quiconque quittait les siens ne pouvait revenir vers eux, seul Dieu pour l’ancienne famille, rendre ce que tu as pris. Leur vie.
Ta vie.

Rebrousse chemin.
Emmène ton âme.
Mettez tout ça loin de toi.

Il existait des guerriers souhaitant ta défaite, ta tête sur un pique qu’ils ramèneront alors fiévreusement à Iwa Gakure no Sato. Cette pensive brumeuse offrit un vipérin coup de sang, remontant le long de chaque parcelle de ta colonne vertébrale torturée, pliée sous le poids de ta tâche divine, les os craquant sous l’absence de médecine viable, une composition structurelle seulement retenue par les tenaces helminthes. Similaire à un hôte, tu étais le servant mort né des Dieux. Tu étais ce corps inanimé, sans conscience pure, qui opérait selon les directives qu’il pensait obtenir par une voix céleste quelconque. La population parlait alors de monstre, d’horreur à la crinière ivoire aux canines injurieuses de haine et accompagné d’un certain plaisir malsain. Le but de la manoeuvre était de sortir du territoire de la Terre pour partir vers des nouvelles contrées certainement plus accueillantes. La fausse hiérarchie militaire que tu occupais, te permettait de bouger à ton aise, sans devoir disposer d’une anodine mission indifférente pour sauver un maigre paysan et sa récolte de l’Hiver. Aucune réelle restriction si ce n’était la mort qui t’attendait au bout de ce chemin jonché de pierres maudites, d’adversaires amblyopes et de la noirceur naissante dans les villages cachés.

Après avoir dépassé les hauts bois du pays, te voilà dorénavant sur des plateaux fermés et dangereux. En arrivant sur les territoires vénérables de la nation halée, tu partais du principe que la frontière ne devait pas être bien loin. Si le démon qui t’abritait te poussait à courir toujours plus loin et vite, dans peu de temps tu devrais quitter ce maudit pays à la non gloire incessante. Perce pendant quelques minutes les hautes étoiles qui se délectent de la nuitée tombante. L’obscurcissement de l’ancien domaine des Dieux était une variable qui permettait de se mouvoir avec plus de simplicité, même si être sur ses gardes restait une garantie de survie et non une option. Grince des dents, le ventre tordu par cette peine de n’avoir pas eu le loisir de goûter assez bien Princesse de cristal. Mais ce que tu avais réussi à obtenir, cette pleuterie, l’intimidation, la répulsion de l’homme. Voilà des mets ancestraux que les milles démons appréciaient autant que la viande en elle-même. Tu n’avais pas une seconde à perdre, ventre plein comme vide, tu ne pouvais stationner ici indéfiniment. Malgré ta connaissance des lieux, esbignant l’éventualité de rester statique plus longtemps.

Cette nuitée-ci,
Les maudits festoyèrent,
L’esclave, pleura, ondoyant une portion,
Du carnage cramoisi.




Dernière édition par Ryūuketsū no Deku le Sam 18 Aoû 2018 - 14:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

Mer 18 Juil 2018 - 9:09
. : Drag Me To Hell : .

Tu arrivas aux abords d’un village quelconque, civil au possible. L’endroit paraissait plutôt paisible, menant une vie qui semblait simple, bienfaitrice mais surtout bien loin des tracas militaires que connaissaient les villages Ninja depuis l’aube des temps. Un coin miniature de Paradis, s’occupant guère des joutes névralgiques et des poignards dans le dos. Technologie peu avancée comme de partout, les vaches et les boeufs tiraient les cargaisons à l’aide d’une puissance saugrenue, les hommes contrôlaient naturellement les femmes et ces dernières s’occupaient des bambins courant un peu partout, pied nu sous roche dentée. Au dessus d’une plateforme aussi gargantuesque que l’égocentrisme d’un gladiateur de Kiri, tu observais bien à l’écart et en hauteur ce petit monde s’agitant sous tes paupières. Cette petite colonie de vivaces, les quelques flammes des maisons rustiques et des ruelles allumant un appétit démentiel. Ce poulailler humain donnait du fil à retordre à des souhaits et une appétence qui n’avaient absolument pas lieu d’être. Contrôle de soi-même. Contrôle des puissances supérieures. Contrôle intérieur et une langue mordue intimement pour ne pas craquer sous la soif de vin humain. Des ongles qui raclent une chaire meurtrie. De la saleté qui s’insère au creux des plaies purulentes.

Ils voulaient. Ils le souhaitaient du fond du coeur. Tapant contre la surface de ta chaire telle un démon intérieur scellé. Il y avait dans cette manifestation obscure, un homme qui tentait de lutter pour sa propre survie. Faire du mal à ces gens n’étaient pas la bonne solution malgré la gloutonnerie qui secouait tes entrailles. Ils te retrouveront si tu tapais. Ils te tueront si elle parle. Elle parlera. Elle te décrira comme un monstre sans logique pure, seulement animé par une envie, celui de répondre aux questionnements des Puissants des Cieux. Mais ils ne comprendront jamais. Ils resteront ignorants pensant avoir la certitude belliqueuse. Une pensée obscure qui éclaira ta voie ; pensant être meilleur que toi, ne faisant point le poids. La fin de leur monde commençait où le tien prenait forme dans une réalité alternative, dans un oeil rempli de terreur. Kirijins, Kumojins, Iwajins, Nukenins, ouvraient tous leurs gueules ! Les âmes que tu avais ôté hurlaient dans un bordel ambiant, n’arrivant pas à monter vers les cieux. La dalle devait être tempérée comme les Kunais devaient être évitées. Jugement ultime ; lorsque la viande était conspuée, ils restent tous dans ton crâne. Hurlant à la mort comme un repos qui ne sera jamais atteint. Comme une catastrophe. Comme une échappatoire au repos éternel. Comme une révolution des morts, une revanche sur toi.

Tai… Taisez-vous…  

Mains contre tête, cerveau problématique qui grince des dents. Sauvage comme un singe, il fallait que tu te reprennes si tu souhaitais mettre ce village à ta disposition. Geindre n’était pas une option, n’assumant pas les propos et les actes. Mais ils avaient tant faim. L’échec cuisant que tu venais de subir ramenait à ta plus basse condition de l’homme. Tu devenais de nouveau un pâle esclave, un idiot incapable de se battre contre une civile avec des pouvoirs. Pourquoi ses pouvoirs ne se sont-ils pas dévoilés avant ? Il ne s’agissait pas d’une Ninja, pour sûr. Un membre d’élite d’Iwa n’aurait pas fui comme ça, peur d’une pénombre et d’une horreur sur demande. Princesse de coeur, Dragon de statut, un ciment qui coulait lentement, vous joignant à deux pour toujours. Suite à quelques murmures mentaux, des spasmes non contrôlés et des tentacules qui, dans un ultime effort, restèrent à l’intérieur d’un homme désabusé. Sautant dans la vide, dévalant cette colline infime, tu terminas alors ta course aux abords de la civilité.

Capuche sur surface dentée, manteau léger d’été en lin récupéré sur le cadavre amère d’un membre de Kaze No Kuni ; ces gens-là savaient parfaitement combattre la chaleur et être protégé de l’astre solaire. Belle chance que d’être tombé sur cette charogne de passage ; sûrement un combat isolé entre deux tempéraments bien trop extrêmes. La viande bien trop décomposée n’avait pas pu être mise sous la dent. Comme un invisible cachant ses méfaits, son ardeur et sa violence, tu te déplaças tel un fantôme dans les artères de cette communauté paysanne. Ce peuple semblait vivre en paix, en communion avec ce qui l’entourait, que cela soit l’épaisse roche dont était faite les maisons ou bien la rare verdure qui aidait - tant bien que mal - à construire un potager digne de ce nom. Un peu au hasard, tu te rapprochas d’un civil, corpulence chétive et tête seconde.

Petit être, j’ai besoin de rejoindre la frontière du pays le plus proche. Bourse épaisse de Ryôs sera à transmettre à mon futur cocher.  

Bourse épaisse,
Enfoncée dans gorge fine.
Tombant quelques pièces,
Cocher, pleure, couine.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

Dim 22 Juil 2018 - 15:51
. : Drag Me To Hell : .

Il releva la tête, un épis de maïs incrusté dans le coin de sa bouche. L’allure était plutôt négligée, l’homme était un manuel et cela se sentait par son comportement, son physique ainsi que son odeur… La capuche visée sur le sommet de ton crâne, quelques brides de crinière argentée s’extirpait du lin pour flotter au grès des vents de chaleur. Similaire à un voyageur des temps modernes, l’intérêt premier était d’utiliser des personnes suffisamment arriérés pour que tes traces se perdent dans la tempête, un peu comme un oubli, un « je t’aime » à la volée, une timide altercation qu’on ne retiendra pas. Par conscience professionnelle, tu commençais déjà à réfléchir à comment sortir de cette situation avec le moins de civils blessés. Partir sans bavure, jusqu’à la frontière. L’homme et sa brouette ; l’homme et sa fuite. L’un était stable, l’autre vagabond. À l’échelle du monde, il ne s’agissait qu’une conversation diluée dans un flot d’interactions constant.

Aaaah. Bah c’est qu’j’peux faire quelq’chose pour toi, mon p’tit gars. 

Voilà qui venait d’attiser ta curiosité malsaine. Sans trop bouger, restant stable malgré l’envie évidente de n’en faire qu’une bouchée avant son utilité première, tu écoutas attentivement l’homme et ses - presque trop - divines paroles. Laissant tomber ce qu’il avait à faire, il se tourna complètement à toi, posant une fourche rouillée sur son épaule. Stéréotype encore inexistant, le personnage avait le don de savoir faire sourire quelques érudits du village, « la bonne patte » de ce petit coin paumé en somme. Tant mieux, ce genre de personnage bien que sympathique mais encombrant ne devrait pas alarmer plus que ça la population s’il venait à disparaitre. Une vie pour le maintien d’une autre, cela semblait être une soustraction correcte aux yeux de la mère Justice. Du moins, celle que tu pensais être la tienne, usurpation olympienne des démons dans un jeu politique qui dépassait les mortels.

Un besoin de tapis rouge,
Pas de celui des étoiles montantes.

Où qu’tu vas ? 
Où tu iras. 
… Ah qu’tes un p’tit gars secret !

C’était une façon de voir les choses. Il ne devrait pas trop poser de problème durant le voyage. Au vu du personnage, le trajet se passera en chariot broussailleux. Espérons pour ta survie que les boeufs seront chargés de testostérones, leurs épais jambons étaient bien trop lourd pour atteindre des vitesses de pointe digne d’une fuite convenable. Mais au vu du commerce triangulaire que commençait à former les villages shinobis - avec plus ou moins de complication - les échanges étaient plus ou moins courants. Tu espérais donc une couverture plus large qu’un déplacement solitaire même si cela semblait être une drôle d’idée. Les Dieux te soufflent parfois monts et merveilles, simplifiant l’esprit à la matière la plus brute qui soit. Capuche flottante, tu regardas plus en détail ce qui entourait votre conversation. Les maisonnettes étaient simples, typique de la ruralité ambiante d’Iwagakure. Un village qui semblait être à l’écart des maux idiots des ninjas et des envies meurtrières de ces derniers. Intérieurement, malgré la mission que tu te devais d’accomplir, le quotidien d’un civil était un destin tout aussi humble. L’ignorant atteint son paradis à sa façon, semi-liberté intellectuelle par bonhomie absurde. À votre façon, un certain équilibre se créait. Peut-être bien un lien temporaire, quelques rires et bonheur miséreux avant que le croc ne craque.

Homme peu exemplaire, bête en fougue.
Une vie, coûte que coûte.

J’bouge demain à l’aube, p’tit gars. La place là-bas, l’gauche.

D’un doigt crasseux il montra une petite place dont le centre était occupé par une fontaine vaguement entretenu, quelques bonnes femmes trempant le linge des familles avec une monotonie non dissimulée. Tu penchas légèrement la tête sur la gauche, quelques mèches de chevelure te tombant sur le front. De toute façon, le village ne semblait pas bien grand, difficile de se perdre.

Hantée.

Si j’augmente la bourse, l’hébergement est compris ? 
Gneeeh… Ça s’ra l’occasion d’ouvrir une ‘teille de gnole ! 
Ça me convient. 
T’réjouies pas trop mon gaillard, aide-moi donc avec ma brouette. 

Une seconde fois, tu te décalas avant de percevoir véritablement la tâche qui venait de t’attendre. Des branches mortes et deux-trois objets inutiles. Rien de bien insurmontable. La vie de fugitif pouvait être forte difficile de temps en temps. Loin des yeux. Loin de l’esprit. Il fallait donc mettre en oeuvre ce que tu pouvais pour fuir. Ton meilleur avantage étant de ne pas être toi-même. Grince des dents et joue le rôle temporaire d’une âme de passage.

Branches mortes comme porteur.
Douleur à venir ; yeux contre cieux.
Amer.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

Mar 31 Juil 2018 - 15:30
. : Drag Me To Hell : .



Les quelques épreuves physiques qui t’attendaient n’avaient rien eu d’insurmontables, surtout pour un ancien membre des forces d’Iwagakure. Malgré une désertion volontaire, tu restais un individu qu’on avait fait évolué pour la guerre et par la guerre. Une espèce de machine à tuer qui avait eu un dysfonctionnement. Voilà la véritable explication. Les entrainements rigoureux et quotidiens pour devenir le plus puissant des Shinobi ne réussissaient pas à tout le monde. Les examens classiques de Genin n’étaient que simple tâche administrative, de même que le grade de Chuunin n’avait rien d’exceptionnellement dur à tes yeux. Toutefois, l’accumulation. Le sacro-saint Ordre des Kages, cette rigidité stupide, ces logiques martiales ne mettant pas l’individu au centre des préoccupations. Membre délaissé, membre triste, membre pleureur, membre hargneux, membre haineux, membre tueur.
Sanglant.

Tandis que l’astre solaire se perdait peu à peu dans les bras des cumulus ivoires, le paroissien de la campagne t’amena aussi humblement que possible au sein de sa demeure. Belle ; loin de la jungle, simplicité qui ne rimait pas avec les anciennes tanières que tu avais laissé au sein de Tsuchi No Kuni ou encore bien à Hi, ce fameux territoire du Feu. À la manière d’un grand voyageur, comme une gargouille de plus, tu semblais être l’un de ses âpres fous qui découvraient le monde par la force du courage. Par la fuite, par l’envie de meurtre alors que tu ne connaissais nullement les secrets de ces grandes métropoles gargantuesques, par l’illogisme de ces chiens en laisse, par la bave acide de leur incompétence jusqu’à rien comprendre. Une envie d’être là au bon moment et au bon endroit, une envie de traque, une envie de vengeance. Ils n’étaient même pas encore au courant que leur coeur se resserrait de peine. Des faux sages, des faux Meta-Guerriers, des âmes égarées, le couteau tranchant leurs commissures sanguines. Les clébards d’Iwa n’étaient que des vulgaires allumettes à l’échelle du monde, simplement éphémère et sans intérêt.
Idiots.

La maisonnée était modeste, bien que commode. Faites de pierre et d’argile, à l’image des nombreuses agglomérations arriérées. Une bâtisse comme une autre, sans logique réelle mais qui permettait de vivre sans soucis, bien loin des tourments éloquents et des hommes de guerre. Une subtilité que tu ne connaissais point depuis quelques temps. Il y avait bien sûr la traque, l’envie des conquérants de détenir ta membrane, similaire à la fourche enflammée, un trophée macabre que l’on place sur la place publique lors des fêtes régionales. Cette missive intellectuelle te donna un frisson d’effroi. Il y avait rien de glorieux dans ta condition, un être rattaché à sa seule envie, celui de la chaire, celui de la démence et de la non autorité mortelle. Seul les démons tendent des mains aux âmes perdues. Il ne fallait pas avoir en ligne de mire les grands Kage qui ne s’occupaient que trop peu des défenseurs de l’ombre. Ceux tirant les grandes informations, les divines comédies des adversaires. Il y avait fort à mettre sur la table, la bourse de Ryos épaisse, que les monstruosités devaient déjà être en chasse, traquant les larmes aux yeux, le monstre qui avait dévoré l’innocence d’une Princesse quelconque.

Ah qu’l’ai où la ‘teille de gnole ! 

Religion du village tenu à carreau.
Brume alcoolisé à azurée d’une pique ;
Dans le coeur.

Droit comme un mur, tu restais dans cette étrange pièce centrale. À mi chemin entre la cuisine et la salle à manger. Simplicité était véritablement le maitre mot de ces êtres de la campagne. Bohème sans le vouloir dans l’attitude, il s’agissait là d’un exemple qui forçait le respect malgré les envies belliqueuses se tortillant à l’intérieur de ton estomac. Sûrement plus à l’abri que dehors, l’ample capuche qui recouvrait ton visage tomba sur tes épaules, laissant apparaitre un pâle épiderme, des crocs safranés et quelques bibelots et quincailleries diverses et variées. À l’exact inverse, l’homme avait enfin mis la main sur la fameuse bouteille contenant le liquide sacré. Dans un fracassement presque trop enjôlé, le verre gagna l’antique table qui régnait au coeur de la pièce, accompagné de deux contenants.

Viens donc’là p’tit gars, tu vas m’goûter ça ! 
Avec plaisir. 
Mélange personnel, ‘tension ! 

Trinquons.
À une amitié éphémère,
À une candeur bénite,
À la folie.
Des Grandeurs.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

Hier à 14:05
. : Drag Me To Hell : .



Mal de crâne.
Vision trouble.

Point l’appel des démons et des gorges hurlantes, ces dernières s’étaient éteintes en même temps que le verre de trop. Comme un caniveau, le lit simplet que tu avais eu à disposition offrit un semi sommeil réparateur. Tes pores corporels évacuaient avec un brin de mal les vapeurs de l’alcool et de la transpiration, la bouteille du paysan avait mis un coup au cerveau ; bien plus que tu ne l’aurais pensé. La légère fenêtre de terre cuite avait laissé venir quelques rayons de l’astre solaire réchauffant des draps cotonneux au ton beige usé. L’épaisse chaleur du pays limitait la possibilité de dormir et il était pourtant encore tôt, du moins, tu le soupçonnais grossièrement.

Faire appel à la socialisation ; un art que tu ne connaissais pas si bien que cela. Il y avait pas de mal à avoir des lacunes dans certaines domaines, mais les innommables monstres intérieurs grondaient sous le manque de viande épaisse. Pourquoi parler ? Pourquoi faire la conversation ? Le langage, le dialecte, l’envie et la logique d’être une personne dialoguant et naviguant entre les envies des uns et des autres. Voilà une logique que tu n’avais pas effectué depuis bien des années. Un rapide mouvement de main sur un visage défait par des sensations encore alourdies par l’alcool, la longue nuit, et la violence verbale dont tu avais dû faire preuve.

Dans un soucis de rentabilité et de rapidité ; le but était de partir plus ou moins à l’aube malgré la courte nuit que vous aviez eu. Il allait falloir que tu fasses l’impasse sur les rites sacrificiels du matin ainsi que les incantations divinatoires quotidiennes. Maitre Jashin comprendra, le silence pour la survie, le fouet parlera à ta place lorsque le pardon devra être accepter. Homme pieux, les devoirs du temple sanglant devait être fait en temps et en heure. Si un imprévu venait ternir les habitudes journalières, la repentance physique était alors la meilleure voie pour le pardon des Dieux et des Grands Gourmands.

Un bruit désignant un toc-toc du bois régulier. Il était temps de faire vite, de se lever et de partir malgré le certain mal de crâne qui gagnait ton être. Le contrat était ce qu’il était, une nuit, pas plus. De toute façon tu n’avais pas besoin de plus. L’envie de partir de ce pays maudit après tes actes monstrueux restait la meilleure option envisageable. Si les forces spéciales n’étaient pas encore à ta recherche, tu savais pertinemment que ça ne saurait tarder. Un geôlier finissant en prison, l’histoire aurait pu être drôle si elle n’était pas aussi amère.

Tes pas vers la pièce centrale après quelques ménagements et un habillement rapide t’amenèrent vers ton compagnon de route éphémère qui lui, à contrario de ta personne, semblait déjà en meilleure forme que toi. Les ruraux avaient les nerfs plus solides que pas mal de guerriers des villages militaires, c’était un fait. Il s’agissait là de deux professions totalement différentes mais tu trouvais la vie d’un laboureur bien plus respectable que celui d’un preneur de mort. Politique. Économie. Territoire. Social. Égocentrisme. Puissance. Les métropoles étaient déjà rongées par l’avarice des hommes, les démons n’avaient même pas eu le besoin d’intervenir.

Ah k’t’es prêt p’tit gars ? 
Plus ou moins. 
Allons y alors ! 

Tu cherchas rapidement la seule source potable de liquide disponible sur la table.
Du vin.

Légère grimace après la première gorgée mais cette dernière avait au moins eu la gentillesse d’ôter l’épaisse sécheresse buccale qui s’était installée durant la nuitée dernière. Et de te mettre une claque mentale au cerveau. Sans trop attendre, l’homme épais passa le pas de sa bâtisse, sortant dehors. L’air était déjà lourd malgré la brise que tu trouvais bien trop matinale. Fuir. Fuir son propre pays à cause de son destin. Tu aurais pu t’en mordre les lèvres mais la vérité était tout autre. Quitte la fausse cité paradisiaque et découvre des nouveaux territoires encore interdits.

On va-t-on ? 
T’verras, bien loin d’ici en tou’cas ! 

Fuir.
Pour sa survie.

Fuir.
Pour les Dieux.

Fuir.
Pour la viande.

Citation :
Partie 1 : Terminée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

Drag Me To Hell ▬ Solo ▬ Pt 1

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Tsuchi no Kuni, Pays de la Terre
Sauter vers: