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Shirohime - Les artistes de l'extreme


Mar 17 Juil 2018 - 12:16
C'était un sourire joyeux qui n’annoncait rien de bon et une bonne nouvelle à la fois qui était offert à ce cher Tenten que je venais de saisir par la main pour le traîner avec moi. Pas le choix et pas le temps de niaiser, j’avais lâché quelque chose comme…

_” Une urgence vient avec moi ! “

Ca marchait à tous les coups et maintenant qu’il était inquiet, j’avais toute son attention. Eh eh.

_”Pour ta princesse, c’est le moment ou jamais de prouver à quel point a t’as tapé dans l’oeil, on va se rendre à l'académie et faire d’elle la plus belle et majestueuse statue trônant en son centre qui ce village n’est jamais eu. Un mélange d’argile et de bois, une représentation parfaite. Alors, concentre-toi et arrange-toi pour me faire passer tous les détails (genjutsu?). Je ferais son corps et son visage, tu l'habilleras de romantisme et noblesse avec ton mokuton. Je t’avertis, j’ai une haute exigence pour cette création. Par ailleurs, toutes princesses, même inerte méritant trône et royaume, nous referons cette cour a sa grandeur, ainsi que le socle qui la portera.”

Je lui adressais un regard tout en marchant, il devait se demander quelle mouche m’avait piqué, c'était qu’il n’avait encore jamais été exposé à ma passion pour l’art au final. Mais je n’étais pas que venu le prendre par les sentiments et faire des caprices, non, j’avais vraiment quelque chose à lui offrir.

_”Tu seras celui chargé de lui faire découvrir l’hommage et le respect qu’elle inspire. Questions ?” Il allait de soi que les objections n'étaient pas envisageables. ‘Même si ça t’aide, ceci n’est pas une faveur tu le sais bien ? Mais ça ne change rien à l'utilité de l’acte pour toi. Commençons par le début, les détails. ”


Avant de partir la veille, j’avais demandé à un utilisateur de fuinjutsu de sceller les autres statues importantes et cie de la cour, donc sur place, c'était une cour complètement retournée de terre battue qu’il retrouvait à l’aube à laquelle j'étais venue le débusquer. Je m'étais fait plaisir en somme.

_” Pendant que je travaillerais sur la base de la statue, les moulures de son visage, tu auras deux tâches, comme tu vois, la fontaine-seule survivante du carnage- va la porter, fait sa structure principale, son squelette si tu préfères il devra être joint à son “trône”. “

Cela pouvait paraître simple comme ça sur la théorie, mais en pratique, c'était un exercice de coordination plutôt difficile. La seconde et non des moindres…

_”Pour que ça soit une surprise, elle ne doit pas être au courant et ton défi et de prouver tes dires en guidant mon talent de reproduction.”

Un défi en somme.
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Mar 17 Juil 2018 - 21:02
Une urgence ? Une urgence avait-elle dit... Moi je le voyais déjà égorger quelqu'un, apprendre une terrible nouvelle ou un truc du genre mais non, rien de tout cela. Intercepté je ne sais plus où Diao m'arrachait presque le bras pour me traîner en direction de l'Académie. Qu'est-ce qu'on allait bien pouvoir faire là-bas, ça sentait encore l'histoire à dormir debout. Elle jouait de mon affection pour que je ne pose pas de question, mais tout de même, je plissais un regard inquisiteur sur elle en me méfiant de l'entourloupe qu'elle devait me préparer.

Que nenni, la surprise était belle et je souriais comme un adolescent amoureux quand elle m'exposait son projet. Voilà en effet qui le séduisait totalement. Quand il s'agissait d'honorer Yume, je ne pouvais décemment pas dire non...

Diao avait encore plus de passion et d'énergie que d'habitude, limite elle le mettait la pression... Comme si j'en avais besoin. Elle n'imaginait pas comme je voudrais déjà voir les yeux de Yume se poser sur cette oeuvre d'art à son effigie. Un magnifique cadeau qui ne pouvait que jouer en ma faveur. Encore que, elle avait je crois tant à cœur de me faire abandonner (de me repousser), qu'elle pourrait prendre cela dédaigneusement... Ça n'en valait pas moins le coup de le tenter, surtout pour elle.

Nous retrouvant à l'Académie, Diao m'exposait le détail de chacune des étapes de la confection de ladite statues. Mes propres tâches n'étaient franchement pas aisées... Faire du mobilier je voulais bien mais une statue de cette taille, c'était une autre histoire.
-Cela me ferait très plaisir de lui offrir un tel présent mais là tu m'en demande beaucoup quand même. Je vais faire mon possible...

La zone était préparée clairement pour ce moment, et la première chose que Diao réclamait n'était pas bien difficile, du moins pas dans le sens où on l'entendrait. Ce qui me gênait, outre mon incompétence que je devais alors avouer c'était ce qui risquait de suivre après lui avoir donné ce qu'elle demandait.
-Je peux t'envoyer l'image que j'ai d'elle par genjutsu, mais je maîtrise mal la transmission de mémoire alors ne t'étonne pas si tu captes d'autres pensées.

Je lui avais dit cela quelque peu gêné, tout en espérant que rien de fâcheux ne le traverse l'esprit durant le genjutsu. Sans le lui dire, je collais mon front au sien pour que cela puisse commencer. Je me trouvais finalement sous un parfait contrôle du flot de pensées qui me traversait. Je lui renvoyais l'image idéale que j'avais de Yume. Son visage, ses expressions, sa tenue, les courbes de sa silhouette... Il faut dire que j'avais eu le loisir d'admirer tout ça de près et que j'y avais pris le temps. Soudainement, l'image de ma mémoire se brouillait. Des jambes sur élevées du sol avec un cordon ombilical apparaissaient et cela me fit immédiatement décrocher le genjutsu et décoller mon front du sien.

Je lui souriais sans gêne, présumant qu'elle n'avait pas eu le temps de voir grand-chose hormis Yume. C'était donc gaiement et le visage lumineux que je lui annonçais.
-Je pense que tu as tout ce qu'il te faut. Moi je vais me lancer sur le trône et la Fontaine hein.

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Mer 18 Juil 2018 - 20:29
Lui en demander beaucoup moi ? Jamais assez en fait. Il apprendrait bien vite que j’en voulais même toujours plus au fil du temps qui passerait. Certains disaient que j'étais une emmerdeuse trop exigeante et épuisante, mon frère disait que j'étais la meilleure des motivations qu’un homme ou une femme puisse espérer. Alors quand il se plaignait je me retournais pour attraper son menton doucement et rapprocher son visage du mien simplement lui jetant un regard engagé.

_”Ne me déçois pas Tenten. J'ai confiance en toi.”

Que dire ou faire de plus ? Ou plus efficace plutôt. Il enchainait d’ailleurs assez malicieusement avec un genjutsu plutôt soudain qui nous plongeait dans mes souvenirs, la belle s’invitait donc a mon insu dans son esprit et la façon dont elle s’exposait me faisait sourire, autant que quelque part m’enthousiasmait plus que de raison. Était-ce cela un regard amoureux ? J’aurais pu décrire ou retransmettre bien des corps et des visages, des expressions par mon expérience artistique, mais jamais cette étincelle la de passion qui transpirait une âme bien plus qu’une enveloppe charnelle. Elle lui avait vraiment tapé dans l’oeil pas seulement que par son rang. Seulement voilà, la belle déesse laissait place a quelques secondes de quelques choses de beau et tendre, il rompait aussitôt son genjutsu, mais ma mémoire était véloce… Cependant, comme il fit comme de rien, j’en fis autant en mettant mon expression surprise sur le compte de la surprise de son talent.

_”Le genjutsu est quelque chose de vraiment impressionnant. J’ai tout oui, tu me diras ce que tu en penses une fois son visage façonné. Peut-être qu’on devra recommencer selon la pose que tu décides de lui faire prendre.”

Peut être a l’occasion je devrais lui demander la même chose pour moi, c’était peut être de ça qu’il parlait lorsqu’il m’avait proposé de l'assister pour l’autoportrait que je n’avais pas le goût de faire. Quoi qu’il en soit, chaque chose en son temps et hochant de la tête pour le laisser s’occuper de ses tâches, je m’activais dans les miennes, reproduisant l’expression à la fois noble, intransigeante et impartiale de la princesse. Le temps qui s'écoulait alors n’avait plus de valeur pour moi, dans ma bulle, concentrée, j’aurais ignoré même le fait que le village soit en train de s'écrouler… Quand le résultat me sembla satisfaisant, l’oeuvre en mains, je me rapprochais de lui pour le déranger et lui demander son avis, tout en inspectant ce qu’il avait fait.

_’J’aimerais ton avis sur le premier essai, sous précis dans tes reproches et tes attentes, je refuse de passer trois jours là-dessus, j’ai de plus grandes ambitions. De ton côté, cela donne quoi ? ”
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Mer 18 Juil 2018 - 21:25
Passant sur les images qu'elle avait semblait-il parfaitement reçu, j'avais été néanmoins surpris par ses manières. Elle qui n'aimaient pas le contact d'ordinaire agissait avec encore plus de sans gêne et de désinvolture que moi. Je m'étais laissé faire, mais je n'étais pas parvenu à lui cacher cet étonnement qui passait dans mes grands yeux ronds. Elle changeait depuis quelques temps, à moins que je me faisais des idées. Plus simplement, étais-je une sorte de privilégier ?

En tout cas elle avait reçu les images telle que je les concevais. La mémoire n'était pas parfaite, pas même la mienne, c'était une imagerie faite sensation que la mémoire rentranscrivait en image pour combler par l'imagination les vides de l'imagerie mentale. Je sais que ça ressemble à du charabia mais je comprends. En tout cas ce que cela veut dire c'est que ce que voyait Diao était surtout l'image idéalisée que j'avais de Yume.

Nous partions après qu'elle me félicitait chacun de notre côté pour entamer le travail. Laissant Diao à son œuvre, je m'efforçais de mon côté de réaliser l'une de mes plus belles œuvres. Un trône bordé de deux fontaines d'eau, l'eau par un jeu de gravité revenait sur son parcours initial pour ne jamais cesser de couler. Le bois choisi était un bois luxueux, cisellé et magnifiquement sculpté, notamment par le dossier qui imageait le plumage du paon. Une touche que j'espérais que Yume apprécierait sachant ce qu'elle m'avait dit. Le bois choisi était blanc, pour coller avec ce qu'elle pensait symboliser, et j'ajoutais une touche de vert par des feuillages et branchages bien choisi.

Proche de l'achèvement Diao m'appelait pour me montrer ce qu'elle avait réalisé et me demander son avis. Son travail était magnifique, mais ce n'était pas la Yume que j'avais capté . Très sérieusement, et un peu tristement, je lui répondais donc.
-Yume, c'est oiseau dans une cage qui a accepté l'idée qu'il ne volera jamais. Qu'il n'en sortira jamais. La sévérité dans son regard, c'est le sacrifice de sa hauteur pour la hauteur d'Iwa. C'est cela, qu'on doit voir sur son visage. Et moi ce que j'ai fait ça te convient ?

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Mer 18 Juil 2018 - 23:33
Il contestait l’oeuvre et c'était bien la première fois que cela m’arrivait, d’ordinaire, les néophytes s'extasiaient de la ressemblance frappante, ne s’attardant pas à l'âme même de la statue. Quelque part, bien l'échec fit mal, j'étais réchauffe de l’ardeur du culot de sa franchise, admiratrice aussi du culte presque qu’il lui vouait pour la connaître autant, avoir une idée aussi fixe de sa représentation. Chanceuse pensais-je alors en modifiant les traits de ce fascié en création sous ses yeux.

_”Comme ça ?” Il contesta évidemment, je n’avais changé qu’une expression pour tester sa volonté de bien faire. " Je vois."

Et tandis qu’il contestait ou approuver au fur et à mesure les modifications, je reproduisais exactement ce qu’il cherchait dans un visage à la fois ferme et pourtant délicat, attractif, mais intimidant. Les oiseaux en cage rêvaient de voler, mais ne pouvaient qu'observer l’horizon en chantant a ce dernier a quel point ils étouffaient tandis qu’autour les gens s'émerveillaient de leurs prestances, les pensant heureux pour se dévoiler a gorge déployer d’un son si mélodieux. Imbéciles qui ne sauraient jamais la vérité, car le talent des volatiles gracieux dans cette cage était de rester noble même soumis à l’esclavage de plus puissant au final. En échange, nourri, protégé, aimé et adulé. Une vie parfaite certains diraient, eux qui avaient eu le choix et ne connaissaient pas le prix de la soumission dissimulée. C'était sous cette humeur, sous cette pensée, que j’inscrivais le fascine à tout jamais de la Princesse a plaindre autant qu'à admirer. Elle qui rêverait de liberté lointaine posée sur son trône au milieu de son parterre de vie végétale et sujets sculptés.

Le visage étant travaillé jusqu'à l’aval de Tenshi, je m’attelais alors à créer le royaume de la belle, couplant au bois mon argile blanche spécialement pour elle et multitudes d’hommes et femmes sans visage, s’enlaçaient au bois des fontaines pour supporter les branches apparentes, laissant le trouble sur s’ils voulaient grimper pour rejoindre le trône, ou s’ils le soutenaient de toutes leurs forces. Le travail finement fait, je constatais si Tenshi avait pris la décision ou non d’apposer le royaume de la belle autour d’elle, tandis que j’allais déjà composer son corps en suivant le squelette de bois qu’il avait choisi. Quelques heures plus tard, je greffais le visage, lui la pièce la plus travaillée de la statue avant de rappeler mon acolyte pour prendre ses directives. Après tout, c’était lui le chef des opérations de cette oeuvre.

_”Tu as des modifications a signalé ?”



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Jeu 19 Juil 2018 - 13:39
Diao était finalement parvenu à force de travail, à capter la corde sensible de la princesse Yume. Je retrouvais enfin dans ce visage toute la grâce et le dilemme qui abritait l'ambiguïté de celle que mon cœur avait désigné. Le souffle de cette statue, bien au-delà du pointu de son détails, résidant bien plus dans l'impression qu'on lisait sur visage. Me l'imaginant terminée, je le dis une plaisanterie à moi-même ; je pourrais tomber amoureux de cette statue tellement j'y retrouve le cœur de Yume.

Diao me faisait donc une nouvelle preuve de son talent et j'en restais relativement impressionné. S'il y avait bien un domaine où elle assurait c'était définitivement celui-ci, au point que je décidais de ne pas être avars de compliments quand je découvrais l'oeuvre.
-C est vraiment magnifique ce que tu fais.

Le gros du travail était terminé, mais me prenant de passion il m'arrivait désormais de douter des réponses que je fournissais à Diao. Un soucis de perfection me touchait fortement et je n'assumais pas qu'il fut possible que cette oeuvre soit un échec. Très sérieusement donc, je me laissais composer son royaume sur son trône, il devait représenter la roche et Tsuchi, mais l'idée de Diao sur les hommes et les femmes me semblait encore bien meilleure.

Lorsque nous approchons de la fin et que le corps de Yume prenait forme, je m'offençais presque de ce que je voyais. La statue était magnifique, très détaillée et Yume y apparaissait comme époustouflante, mais il manquait une chose fondamentale. Sa grâce, la grâce de Yume était exceptionnelle et il nous fallait réussir à la faire surgir de cette inerte statues.
-Il lui faudrait une robe plus belle encore, qui semble prise par le vent, pour lui rendre la grâce qui transpire d'elle à chacun de ses pas. Je vais lui en faire avec des roseaux, des ronces et du lierre. Avec des feuilles aussi, toi aussi n'hésite pas si tu as une idée, nous allions bientôt pouvoir sceller le tout
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Ven 20 Juil 2018 - 15:17
Je pensais qu’il fallait encore le lui rappeler, dans ce village tout le monde semblait l’oublier j'étais une Chokoku, les compliments ne servaient à rien, notre don etait inné. Est ce qu’on felicitait une vache de faire du lait ? Un jour je finirais par l'intégrer dans leurs moeurs. Après mes imbéciles de cousins se faisaient enfler la tête pour rien. Simplement je lui lançais un regard perplexe avant de rire gentiment et reprendre mon travail de finitions. il avait l’air heureux, cela serait dommage de gâcher l’ambiance avec ca. La princesse semblait avoir une influence particulièrement lumineuse sur le personnage si sombre qu’il m’avait laisse découvrir, ainsi donc je ne pouvais qu’encourager, bien que s'intéresser à une princesse sans rang était de la pure folie. M’enfin, courir après quelque chose ou plutôt quelqu’un le motiverait à avancer non ?

J'étais trop terre à terre il paraît, alors laissons le rêver, qui sait, il pourrait surprendre et la moral ce n'était pas mon genre.


Son idée de robe végétale était originale, de plus elle allait demander de l’entretient, donc la statue serait préservée. L’oeuvre était ainsi donc presque terminée, j’avais convié le petit Hayate qui m’avait montré ses talents de peinture pour donner de son talent envers la plaque et autre. Il ne devrait plus tarder à arriver, mais en attendant, il restait le reste de la cour à finir, ainsi qu’un service plus personnel à demander au manieur du mokuton.

_”Eh bien ca prend forme tout ca, nous avons trois jours pour la parfaire, ensuite tu pourras lui exposer, d’ici la il faut que la cour soit un royaume digne d’elle, mais j’aimerais aussi si tu as du temps, que m’aide pour un projet professionnel.”

C'était ainsi que laissant le temps à l’argile de prendre comme on disait, que j’entrainais Tenshi vers l’aile du defi du directeur de l'académie.

_”Le directeur m'a mis au défi de faire de cet endroit inoccupé, un petit havre de paix et de détente pour ses étudiants. Est-ce qu’il te reste encore assez d’inspiration et de chakra ? Disons qu’en récompense, je t’inviterais à manger comme jamais.”

Bien que ce n'était pas nécessaire de l’acheter, je savais bien que je pouvais compter sur lui.

“J’avais pensé à placer des bancs et des tables sous des arbres feuillages. Le chant du vent entre les feuilles m’à toujours repose.”

Débattant un peu des emplacements, je pouvais dès lors m’amuser avec un peu de fantaisie dans la création du mobilier extérieur

||Hrp : Diao et Tenten ont changé de cour, donc ceux qui veulent pas les voir, Diao plutôt (lol) peuvent aller à la statue à ce moment là faire leur truc, sinon, on y reviendra au bout d’un moment indéterminé et vous pouvez aussi arrivé à ce moment et travailler avec nous ou juste Tenten, on va s’arranger, comme ça tout le monde est content
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Dim 22 Juil 2018 - 12:28
Proches de l’achèvement, Diao et moi échangions des regards pour savoir si nous nous satisfaisions de nos réalisations communes. Nous trouvions dans l'élan que nous éprouvions une certaine communion artistique et alors que fabriquer des choses avec du bois je le faisais depuis mes huit ans, je n'avais jamais éprouvé cela comme de l'art jusqu'à aujourd'hui. C'était relativement plaisant en fin de compte, d'imaginer son pouvoir comme autre chose qu'un outil de combat, quelque chose qui ne servait que pour le plaisir des yeux. Le Mokuton était créateur de vie et de forme, mais avec la motivation que m'insufflait Diao, il prenait une toute nouvelle tournure, qui me faisait découvrir en moi une fibre artistique. Hô, ce n'était pas que j'allais devenir sculpteur demain, je n'aurais jamais le même regard qu'elle c'était certain, mais j'arrivai à plus qu'aimer jusqu'où nous parvenions en alliant nos talents.

Notre réalisation sculpturale était magnifique, plus sinon autant que le petit royaume que nous battissions pour elle et autour d'elle dans cette cour. Songeant à Yume et ce qu'elle pourrait penser la découvrant, sa réaction était désormais de moindre importance à mes yeux. J'éprouvais par-dessus l'envie de la satisfaire une réelle et intense satisfaction personnelle. Immobile et contemplant l'oeuvre, je me rendais compte que durant son élaboration et en ce moment même, sans m'en rendre compte, sans y avoir pensé, j'avais perdu toutes mes manières. Je brillais d'une lueur d'apaisement et de satisfaction qui n'était pas feinte, je me tenais droit non plus pour accentuer hauteur et noblesse de ma personne, mais parce que la joie et la plénitude me portaient à la cime des rêves et du ciel. Et si mes yeux bleus brillaient toujours de toutes leurs forces, ce n'était plus par le pétillement du désir, mais par l'éclat du plus et innocent plaisir. Ce tout réuni à l'unisson, me rendait curieusement, apparence innocente et pure que je feintais habituellement. Comme si ce que je cherchais au fond de moi, caché derrière la bête sanglante aux crocs acérés, était parvenu à rendre docile ce cerbère des enfers, pour avoir le droit, comme un prisonnier lors de sa balade, à enfin profiter de la lumière.

Diao me rappelait ensuite vers la réalité en m'invitant à un autre endroit de cette académie. J'ignorais un peu de quoi il s'agissait, mais je comptais lui rendre son service quoi qu'il arrivait, et je ne pensais pas qu'elle en douterait. Un projet personnel ? Un projet professionnel ? C'est avec une certaine curiosité que je m'en allais la suivre et le découvrir. Je ne lui avais même pas répondu, lui rappelant ainsi que les moments où je parlais "beaucoup", ou même parlais "tout court" d'ailleurs, étaient rare, et que c'était à travers mon regard et mon visage, qu'il fallait chercher une forme de communication. J'étais joyeux comme un enfant et souriant, ainsi, durant que je la suivais, il me revenait en tête une chanson, une très vieille chanson, que j'entendais mon père adoptif me chanter parfois. Je la chantais, assez gracieusement et mélodieusement, pas d'un talent certain pour la musicalité, mais tout de même agréable à l'oreille.
-Langoureux automne.
Frontispice de l'hiver.
J'y entends Perséphone.
Sa neige perce le mystère.
Montant au pas du loup.
Dissimulé dans les arbres montagnards.
Un endroit où je m'appellerai vous.
Passant sous ciel tour de garde.
La bâtisse abandonnée.
Celle que j'aurai réhabilitée
Un royaume de ma sauvegarde.
Car des saints, il déversera sur le monde.


Arrivant alors dans une autre coure, Oni m'exposait ce dont elle avait besoin, ce qui n'était pas franchement un service immense à lui rendre et me faisait le plus grand plaisir à satisfaire, surtout après ce qu'elle venait de faire pour moi. Elle essayait en plus de m'acheter avec de la nourriture, comme s'il y'en avait eut besoin. En plus généralement pour m'acheter on me donnait de l'argent ou plutôt d'autres faveurs... Des faveurs beaucoup plus charnelles. Diao elle avait la fortune, mais pas la jugeote de penser, que je rendrais ce service pour rien d'autres que lui faire plaisir. Ainsi, riant un peu, après l'avoir entendu, je lui répondais en la regardant droit dans les yeux, pour lui offrir ce qu'elle avait créé de mieux aujourd'hui, le moi vrai que je cherche à atteindre par feinte, mais qui aujourd'hui trouve enfin un semblant de réalité.
-Le directeur m'a mis au défi de faire de cet endroit inoccupé, un petit havre de paix et de détente pour ses étudiants. Est-ce qu’il te reste encore assez d’inspiration et de chakra ? Disons qu’en récompense, je t’inviterais à manger comme jamais. J’avais pensé à placer des bancs et des tables sous des arbres feuillages. Le chant du vent entre les feuilles m’à toujours reposé.
-Le bruissement des feuilles de la forêt, l'odeur de la végétation, toute cette ambiance et ces odeurs, cela nous renvoie à nos origines nous êtres humains, qui n'est jamais qu'un animal tropical. Rien d'étonnant que tu trouves du plaisir en cela.

Il me restait suffisamment de chakra et d'inspiration je crois pour la satisfaire. Je privilégiais pour les bancs, les petits arbres (dont seul un chêne assez grand pour économiser mon chakra), une ambiance bucolique et romantique, ou le lierre était à l'honneur et le feuillage, comme elle le demandait, servait d'ornement harmonieux pour ses créations. Je conservais encore un peu de chakra, pour une surprise, mais je devais attendre qu'elle ne me regardât pas. Voir, je devrais revenir un jour où elle ne serait pas là. Après tout, est ce qu'elle ne méritait pas elle aussi qu'enfin, un homme la mette à l'honneur, non pour s'en servir d'outil, ou obtenir quelque chose d'elle, mais pour rendre hommage à la femme exceptionnelle qu'elle était.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Dim 22 Juil 2018 - 18:07, édité 1 fois
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Dim 22 Juil 2018 - 17:55
_”Tu sais donc chanter Tenshi, je joue de la musique. À l’occasion je te montrerais, mais il est amusant de voir comme on sait se compléter.”

Autant dire que l’on s'était bien trouvé, bien que cela soit un pur hasard qui nous avait obligés à nous côtoyer et final nous entendre aussi bien. Mêlant à nouveau nos talents et ce qu’il nous restait de chakra, le décor du coin de paradis pour les études du directeur prenait forme, rendant aussi bien que je l'espérais, si je pouvais trouver un utilisateur de suiton, on rajouterait surement un peu d’eau à ce décor, mais ce n'était déjà pas si mal, ne resterait plus qu’aux responsables des statues des Kages de la placer à leur guise, bien que la main était forcée sur quelques emplacements. Enfin, un détail me direz vous, mais pour un artiste cela avait son importance. La besogne étant faite, la journée étant bien entamée, je devais m’absenter pour quelques autres affaires à régler, ainsi donc allais-je abandonner Tenshi à son sort quelques heures.

_”Tu sais Tenten, je te charrie souvent, mais je sais que je peux compter sur toi. Je me dépêche, pas de catastrophe en mon absence et si tu as des idées pour améliorer ça, n’hésite pas. D’ailleurs, j’ai un service encore à te demander.”


Le bouquet final, il fallait récupérer chez le bijoutier les joyaux qui composaient les yeux de la princesse de l'académie, qui avaient été commandés à un orfèvre de la cité fournissant la famille explosive. Dommage, on s’amusait bien, mais quelque part découvrir un avancement sans avoir eu le contrôle sur tout pouvait être amusant.

_”Tu te souviens de la fleuriste ? Et si tu allais lui proposer de participer ? Mais oublie de lui dire que je fais partie de la fête sinon elle ne viendra pas. Et je ne suis pas certaine que tu as envie de connaître les détails. Je te laisse faire l’artiste, surprend moi tiens ! ”


Et c'était sur cette note joyeuse que je le laissais se débrouiller avec tout ça sur les bras. Ou m’envoyait boulet et rentrer chez lui sans m’attendre.Moi ? J’avais une dépense faramineuse à aller expliquer à la maison et croyez bien que cela ne serait pas une mince affaire de faire passer ce genre de caprice la, même pour l’art qui offrait bien des passes droit… Ça valait le coup, pour moi, pour lui aussi !

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Lun 23 Juil 2018 - 0:47
Jouer de la musique d'accord, mais de quel instrument ? Parce que si elle jouait du triangle, ça risquait d'être tout de suite moins glamour. Je ne m'étonnais même pas qu'elle sache jouer d'un instrument, étant élevée pour être mariée, il était évident que les arts, et la musique entre autres, faisait partie intégrante de son éducation. Je ne relevais pas plus que ça cette proposition, au contraire, je n'y répondais que par un sourire taquin et séducteur qu'elle connaissait désormais fort bien. Je pense que désormais, elle savait que sans les mots, je pouvais lui parler avec autant sinon plus de profondeur, rien que par les yeux que je m'autorisais simplement à poser sur elle.

Preuve sans doute, preuve la plus concrète et réelle, du lieu qui nous unissait et de la connaisse de l'un de l'autre que nous forgions si rapidement. Son projet, et ce que je lui offrais paraissait lui convenir, et je m'en trouvais fort aise car il m'aurait réellement déplu de la décevoir. Je en crois pas utile de rappeler encore pourquoi, cela aurait été un autre que je n'en aurai aucunement faire, mais elle, je voulais toujours lui donner un meilleur, sans faire état des difficultés ou de ce qu'elle me donnait en retour, je n'en trouvais, étonnamment, plus l’utilité. C'est alors d'ailleurs, que Diao se retournant vers moi, me gratifiait d'une phrase étonnamment tendre.


J'en étais je dois dire, totalement surprit, à tel point que je ne pouvais en retenir l'expression sur mon visage. Décidément elle m'étonnait toujours, et c'était innocemment, sans le savoir vraiment, que des grands yeux étonnés se posaient sur elle et que je lâchais bêtement un "ho...". C'était le genre d'effet qu'elle avait sur moi il faut dire, il m'apaisait, et me forçait à revenir vers l'enfance que j'avais perdue trop tôt, on pouvait dire, d'une certaine façon, que si j'étais l'ange du mal, elle était celle qui me ramenait vers le ciel. Il y a de ces compliments différents, elle ne me disait pas que j'étais beau, intelligent ou fort, elle me disait simplement que j'étais une personne sur qui elle pouvait compter. Ce n'est pas grand-chose, dis comme ça, mais si on cherche plus loin cela veut dire "j'ai confiance en toi", et ça, la confiance, c'est le don le plus précieux que l'on puisse donner à quelqu'un. Cela venait avec une autre demande, un autre service, qui en soit, n'en était pas tellement un, puisqu'il permettait de finaliser notre oeuvre d'art.
-Tu te souviens de la fleuriste ? Et si tu allais lui proposer de participer ? Mais oublie de lui dire que je fais partie de la fête sinon elle ne viendra pas. Et je ne suis pas certaine que tu as envie de connaître les détails. Je te laisse faire l’artiste, surprend moi tiens !

Ainsi elle me plantait là, pour aller je ne savais où, car je n'avais pas vraiment compris (en fait je n'avais carrément pas écouté, mais bref). Je devais donc retrouver cette fleuriste, pour qu'elle orne la statue de Yume et ce parc de fleurs. Diao devait vraiment vouloir que cela soit magnifique, parce qu'avec son allergie au pollen, c'était quasiment une tentative d'assassinat sur elle. J’obéissais malgré tout, et sautant de toit en toit, je venais à la porte d'Etsuko, pour savoir si elle accepterait de poser la touche finale aux deux endroits tandis que je finaliserais de mon côté le parc de Diao. Si Etsuko acceptait je la conduirais directement ici, et elle n'aurait qu'à laisser travailler son imagination.
Bien entendu, en ouvrant la porte de sa boutique, c'était un homme jovial et au grand sourire séducteur qui s'annonçait à elle. Il s'agissait de la convaincre pas de l'effrayer, même si je doutais que qui que ce soit refuse à Iwa d'aider pour faire un cadeau à notre princesse. Alors, mélodieusement, et l’œil compassionnel sur Etsuko, je formulais ma demande avec légèreté.
-Bonjour Etsuko. La dernière fois vous m'avez dit de revenir si j'avais besoin de vous. Et bien aujourd'hui c'est le cas, une urgence, j'ai besoin de vous pour finaliser une oeuvre d'art en honneur à notre princesse Yume. Vos fleurs et votre pouvoir, seraient du meilleur effet si vous consentez à me suivre sur les lieux.

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Mar 24 Juil 2018 - 19:47
Etsuko était attelée à la création de nouveaux bouquets dans l'arrière-boutique lorsque la sonnette d'entrée résonna. Elle cria un bref "J'arrive ! " pour faire patienter le client, terminant d'attacher les tiges des fleurs ensemble pour que le bouquet se tienne mieux au transport puis elle le glissa dans un grand récipient à moitié empli d'eau qui était rempli de bouquets divers mais toujours dans les mêmes teintes allant de rouge sombre au rouge orangé avec quelques touches de blanc. Elle arriva dans la boutique et reconnu alors le client, celui de la demoiselle allergique. Elle lui sourit machinalement alors le gratifiant du "Irasshaimase" habituel puis alla jusqu'à la table centrale qui avait remplacé le large fauteuil désormais détruit. Elle posa l'assemblage de bouquet sous la table de bois et se redressa en tapant un peu sur son tablier pour le remettre bien et enlever les feuilles qui s'y étaient accrochées.

« Bonjour, alors, votre amie a été satisfaite de son bouquet ? Les couleurs étaient-elles à son goût ? Je n'en avais oublié aucune rassurez-moi ? »

Elle souriait aimablement avec un fond de tristesse dans le regard au jeune homme qui était apparemment un fin observateur puisqu'il avait remarqué la broderie offrant le nom de la fleuriste sur son tablier, au niveau de son sein gauche. Ou alors c'était un pervers et c'est bien le placement du nom qui lui avait fait le remarquer, allez savoir. La jeune femme aux cheveux désormais court et aux yeux toujours aussi émeraude bien que moins brillants qu'ils n'avaient pu l'être quelques semaines plus tôt écouta l'homme en hochant la tête, compréhensive, avant de lui répondre.

« Je comprend, oui, bien sûr. Pouvoir aider à la création d'une oeuvre pour Yume-hime serait un honneur bien évidemment. Je mettrais tous mes talents à votre service pour pouvoir proposer des compositions florales qui pourront aider. L'oeuvre en question est bien avancée je suppose puisque vous parlez de finalisation ? Vous acceptez de me guider jusqu'à elle pour que je puisse voir ce qui serait le mieux et éventuellement faire quelques dessins sur place ? Cela m'aiderait grandement pour pouvoir réfléchir à comment intervenir pour vous aider au mieux. »

L'efficacité était importante, il s'agissait là d'un travail pour la Princesse, aussi elle ne saurait mettre en retard l'avancement du projet. Elle prit donc un carnet et des crayons qui patientaient derrière le comptoir principal en bois massif, laissant traîner une main sur la surface lisse du bois poli et vernis, puis elle répartit avec le jeune homme après avoir fermé la boutique. Sa mère avait aussi la clef, cela ne poserait aucun problème.

« Très bien, je suis prête, je vous suis donc. »
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Jeu 26 Juil 2018 - 8:13
Comme toujours, j'étais sagement et très bien accueilli dans la boutique, Etsuko ne semblait pas avoir changé depuis la dernière fois, quoiqu'elle me parût étrangement moins naïve, comme si un je-ne-sais-quoi de barrière s'était développée soudainement en elle. Portant sur elle un regard un peu plus prononcé, j'y faisais renaître une plus haute mesure de ma compassion. J'essayai par là, de percer le mystère de ce subtile changement, sans vraiment y parvenir. Clairement il s'était passé quelque chose qui m'échappait et lui avait retirer un peu de l'innocence qui faisait son charme et que je lui trouvais un minimum d'intérêt.

Elle avait parfaitement réalisé son travail la dernière fois, Diao avait été plus que satisfaite du bouquet, par contre je ne savais toujours pas où il avait terminé. Probablement dans un vase ou dans le jardin de son domaine. Souriant, et quoiqu'un peu peu haut, je lui répondais mélodieusement, faisant tinter ma voix suavement, et délicatement.
-Pour ce que je sais, elle fut plus que satisfaite. Vous pouvez être certaine de votre talent à n'en pas douter.


La tristesse que je pressentisse au fond de son regard, je ne la relevais pas, pour lui lancer un faciès de légèreté et un regard aussi confiant qu’empathique. Il y avait là moyen de comprendre que je savais qu'un malheur lui était arrivé, mais que je savais ne pas violer l'intimité pour ne pas froisser. Il n'était tout de même pas question de la mettre mal à l'aise, particulièrement si j'avais besoin d'elle et qu'elle répondait favorablement à ma demande par-dessus.
À son approbation je ne répondis rien, rien de plus qu'un sourire satisfait et des plus charmeurs, car je ne lui demandais rien de plus qu'elle ne me proposait déjà ; une composition florale digne des plus beaux jardins du monde (sans pollen encore une fois de préférence).
Je la conduisis donc vers l’académie, tranquillement et sûrement, en lui expliquant le détail de ce que j'attendais d'elle une fois sur place.
-Nous avons construit une statue de Yume, elle est pour ainsi dire achevée, ainsi qu'une sorte de royaume tout autour. La statue est juchée sur un trône, qui est semblable à une fontaine que j'ai retravaillée pour réaliser un jeu d'eau. Votre mission est de réaliser une composition florale sur cet ensemble, surtout sur la robe de la statue, de préférence sans pollen si possible. Et si vous avez le temps, ensuite nous passerons à un autre endroit, qui est plus un parc pour les élèves.

Parler de Yume éveillait toujours en moi un immense intérêt, une flamme brûlait à l'intérieur de mon cœur à la seule idée de parvenir à la satisfaire d'une quelconque façon, preuve qu'elle n'était pas n'importe qui à mes yeux. Je ne mettais pas pour autant une grande pression sur les épaules d'Etsuko, bien au contraire, je lui prouvais à chaque regard posé sur elle, que j'avais une entière confiance en ses compétences.

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Ven 27 Juil 2018 - 11:21
Etsuko garda son sourire triste, hochant un peu la tête. Elle parvenait encore à faire son travail correctement, c'était déjà ça. Elle écouta la requête de l'homme jusqu'au bout, dans les détails. Il semblait très confiant dans ses capacités, ce qui ne la rassurait pas vraiment. Au fond d'elle, elle ne savait plus trop si elle ferait du travail au niveau de celui qu'elle faisait avant l'incident. Elle se contenta donc de hocher la tête à nouveau, retenant les choses à faire. Une robe pour la statue, une composition pour ce qui l'entourait. Puis, ensuite, elle devrait s'occuper du parc pour les enfants. Bon, la commande était importante mais loin d'être infaisable, même pour elle seule puisque ses parents étaient trop occupés avec l'Iwajuku malgré son erreur. Ils étaient déçus, ne lui parlaient pas vraiment, ne sachant sans doute pas comment l'aborder.

C'était effectivement compliqué puisqu'elle même ignorait comment les regarder en face, se levant encore plus tôt qu'à son habitude pour éviter sa mère et n'apparaissant plus pour les repas, ne faisant que travailler. Elle voulait réparer ses erreurs, les soins de l'hôpital et la prison ne lui semblant pas assez. La seule chose pour laquelle elle était vraiment touchée était sa sensei qui refusait maintenant de lui donner des cours d'Iroujutsu. C'était son but unique, celui qui lui permettrait de réparer bien plus efficacement ses errerurs, mais voilà qu'elle n'avait plus le droit d'avancer... De terminer son apprentissage bien avancé...

Elle soupira un peu en marchant derrière l'homme jusqu'à arriver devant la statue, carnet et crayons à la main. Elle la regarda alors pendant quelques instants puis en fit le tour, déjà concentrée sur sa tâche. La statue était magnifique, un vrai travail d'artiste, mais effectivement, il manquait ce qui pouvait la rendre vivante, les fleurs. Elle se retourna vers Tenshi et prit la parole, sereine, déjà dans sa commande.

« Je vais avoir besoin d'un certain temps pour terminer la commande, le temps de dessiner et d'imaginer ce qu'il faudra. Vous souhaitez que je fasse quelques dessins et que je vous laisse choisir l'ensemble qui vous paraîtra le plus adapté ou vous me laissez maître du choix, avec éventuellement quelques indications ? »

La jeune femme écouta alors sa réponse, hocha la tête puis lui répondit finalement.

« D'accord. Je vais m'installer là pour dessiner, j'en aurais pour deux heures environ. »

Elle avait montré un banc non loin de la statue, plutôt bien positionné, puis elle y alla et se mit au travail, s'absordant dans son tracé de la statue puis y ajoutant plusieurs propositions de fleurs, certaines monochrome de blanc, de violet, de orange, de rose, de bleu ou de rouge, d'autre faisant des panels violet-bleu-blanc ou orange-rouge-jaune avec des pointes de blanc et de rose. Elle fit également une proposition bleu-orange puis une dernière violet-orange-blanc. Certaines étaient plus complètes, d'autres plus aériennes, puis elle étala les pages de dessin pour les regarder toutes et réfléchir à laquelle serait la mieux, avec Tenshi s'il avait choisi de faire son choix lui-même.
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Ven 27 Juil 2018 - 13:25
C'était l'un de ces moments d'allégresse, simple, enfantin, ou la clémence et le romantisme imprégnaient la saveur de tous les instants. Je m'y complaisais, me laissant emporter dans un flot magnanime et voluptueux, où rien de sale et de violent n'avait de sens. Des statues, des fleurs, des jeux d'eaux, la beauté signifiait sa candeur comme une aurore fascine après une longue nuit. J'y perdais, dans l'innocence de l'instant, toute soif de sang, toute ambition malsaine, je devenais enfin, pour un bref instant, l'ange immaculé que je souhaitais être depuis mon enfance. Cela ne s'atteignait que rarement, car il fallait sans cesse se dominer et éviter de tomber en désuétude, à trop en faire, il arrive bien souvent qu'on ne fasse plus rien. Toute la magnificence d'un moment de quiétude, auréolé d'une virginale blancheur s'éprouvait au regard incertain d'une jeune fille qui craignait, de ce que j'en voyais, d'être à la hauteur de la terrible tâche que je lui octroyais.

Je lui symbolisais par un regard compassionnel de ne pas se mettre tant de pression, parce que la confiance que je lui portais était aussi réelle que le talent dont elle m'avait déjà fait preuve. Extrêmement doux, je posais une main sur son épaule, comme élan d'encouragement et lui renvoyait sur mon visage un doux sourire, solaire et tendre, car voyant son mal-être et ses réticences, je savais qu'elle n'avait pas besoin de plus de pression, mais de légèreté. Personne ne méritait d'avoir autant de pression sur les épaules, sous la pression, certains s’épanouissaient et d'autres éclataient comme un ballon. Moi, dans mon idéal, je voulais élever les hommes et les femmes, tous, vers les plus hautes altitudes, que ce soit physiquement ou métaphoriquement. Je voulais que tous, trouve leur utilité dans ce monde, sache à quoi ils étaient destinés, pourquoi ils étaient nés. Je voulais que la paix règne en effaçant la frustration et la rancœur dans le cœur du monde, afin que si un jour je devais utiliser le genjutsu de mon père adoptif, ce ne serait pas le malheur, mais un immense amour qui en rejaillisse.


Je ne sais pas si c'était parce que ce cadeau était destiné à Yume, que je me sentais subitement si grand et si saint, je ne sais pas si c'était de l'amour ou une simple attirance, je ne sais pas si c'était l'image d'elle heureuse en voyant ce cadeau, qui me galvanisait à ce point, mais je préférais saisir l'occasion au vol, sans en lâcher une parcelle. Etsuko et son innocence inspirait d'autant plus tout cela, quand je voyais son entrain, ses dessins, son envie de satisfaire celle qui d'un regard s'était emparé de mon cœur et m'avait conduit au désir le plus honorable, c'est-à-dire celui de nos épousailles. Sachant ma condition de roturier, je savais cela fou, improbable, arrogant et défait de toute raison, mais je m'en fichais, j'étais un prince de cœur et moi aussi de noble lignée, alors pourquoi devrais-je me limiter à ce que le destin m’accorderait ? J'étais un ange qui devait lutter sans cesse pour conserver toute son innocence, je refusais de n'être un rien uniquement parce que je serais né rien, j'aurai tout, ou rien ! Mon destin et ma vie m'appartenaient, être du désir et ambitieux, je préférais mourir comme un lion en courant vers mon but, que vivre comme un mouton et courbé à jamais.

Je faisais le temps qu'elle dessine ce que j'avais à faire, jusqu'à ce qu'elle m'invitât à juger de ses créations sur le papier. Aimablement, je lui disais de tout me montrer, jusqu'à trouver quelque chose qui pouvait m'inspirer la hauteur que je désirais rendre à la statue de Yume. Soudainement je disais avec entrain "stop ! C'est ça que je veux !" Un dessin magnifique qui me laissait rêveur quant à sa finalisation. Et là, je souriais d'autant plus à Etsuko, sans séduction, uniquement par gratitude tandis que je lui répondais sur un timbre capable d'évoquer le même sentiment.
-Tu vois, tu es très douée, une véritable artiste. C'est parfait, je te laisse te mettre au travail.

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Sam 28 Juil 2018 - 13:44
Etsuko rangeait tranquillement son plumier qui renfermait ses peintures aquarelles dans son sac en regardant les dessins qu'elle venait de faire. Elle alternait son regard entre la statue et les dessins, projetant en trois dimensions ce qu'elle venait de retranscrire de ce qui lui était venu à l'esprit en dessinant et en regardant l'oeuvre d'art face à elle. Quelque chose de trop épais, trop complet étoufferait la statue et ne laisserait pas apparaître le travail des sculpteurs. Or, la statue méritait sa place, il ne fallait pas trop la cacher. Elle écarta donc de son esprit les propositions trop volumineuses pour regarder les aériennes.

C'est à ce moment que le jeune homme à côté d'elle dont elle ne connaissait toujours pas le nom s'exclama à la vision de l'un des dessins. Il le lui désigna alors avec ferveur, Etsuko hochant la tête pour détailler un peu le dessin en question. C'était l'ensemble léger et blanc, avec quelques notes d'un bleu profond. Quelque chose de léger et poétique donc, plutôt porté sur la pureté et l'esprit. Soit. Elle hocha un peu la tête avant de se retourner vers le jeune homme qui semblait très satisfait rien qu'à la vue de ce dessin. Elle se força un peu à lui sourire lorsque, plein d'entraint, il la félicita à nouveau pour quelque chose qui était assez banal aux yeux de la jeune femme.

« Ce n'est rien, vraiment, c'est juste mon travail... ça en fait partit comme le reste... Mais je suis contente que l'idée vous plaise. Je vais devoir aller à la serre et à la boutique pour chercher les essences nécessaires, si vous voulez bien m'excuser... »

Elle fit un petit salut et commença à se diriger vers le nord, la partie la plus sauvage du plateau d'Iwa, celle où la serre familiale avait été installée. Elle savait qu'elle y croiserait sa mère et même si elle était mal à l'aise en ce moment face à ses parents, elle n'avait pas d'autre choix, c'était une commande à la boutique après tout... Elle commençait dès lors à réfléchir sur les espèces exactes à planter, en ayant déjà choisi certaines dans ses dessins mais il en fallait certaines autres dont elle n'était pas encore sûre. Elle s'arrêta cependant au bout de quelques pas, se retournant vers le jeune homme, le dessin principal en main.

« J'ai pris le dessin qui m'est nécessaire, pour les autres, vous pouvez en faire ce que vous voulez, ils ne seront pas utiles. »
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Dim 29 Juil 2018 - 23:01
La jeune femme ne me paraissait pas, malgré mes encouragements et la qualité de son travail, ce qu'on pourrait appeler pleine d'entrain, elle était fade, flétrie, maussade, portant sur les épaules et le visage une douleur qu'elle semblait chercher à enfouir profondément au fond d'elle. Une chose qui ne pouvait m'échapper car j'avais vécu exactement la même chose. Sans aller jusque dans le détail de mon passif, je savais d'expérience que de ne rien dire était pire que tout dire. Garder le malheur en soi, n'amenait qu'à la naissance de démons. Ils grossissaient dans l'âme, jusqu'à devenir furieux, et nous dévorer de l'intérieur.

Il était certain que les fiançailles entre Diao et Takumi n'avaient pas dû l'enchanter. La naïveté de son amour, comme je l'avais prédit, avait finalement raison d'elle et de sa joie. Sa pureté tombait ainsi en sommeil, parce que le deuil d'un être cher, même dans une relation à sens unique, est toujours une épreuve, parfois dont la blessure ne se referme jamais vraiment. Là aussi, j'en savais vraiment quelque chose.


J'éprouvais de la compassion et plus seulement de la pitié pour cette jeune femme. Même dans la douleur qu'elle cherchait à me dissimuler, elle avait un talent réel et faisait de son mieux pour me satisfaire, allant jusque dans les montagnes pour préparer les fleurs dont elle aurait besoin. J'avais un sentiment de gratitude, parce que satisfaire Yume était important et que sans l'intervention d'Etsuko cette statue aurait beaucoup moins de splendeur à n'en pas douter. Je ne cherchais pas à m'emparer de ses dessins, en fait, je m'en fichais un peu, le seul qui me convenait était celui qui correspondait à la statue que je voulais voir achevée. Mais je ne voulais pas l'offenser non quand elle me proposait de les garder. Alors lui décernant l'un de mes visages les plus doux, et l'observant comme d'en haut, mais avec une extrême bienveillance, je lui répondais assez simplement.
  • -Garde les et range-les. Un jour ils pourront te servir. Rien de ce qui se créé n'est inutile. Ne gâche pas ton talent à te croire plus inférieur que tu ne l'es réellement. Dresses-toi, la douleur passe toujours, comme le vent, avec le temps, mais l'art lui, demeure, verbe des sens, il communique à tous ce que d'autres ne peuvent jamais dire.


Ainsi, sans chercher à violer son intimité, je ne cherchais pas à plus savoir de quoi elle souffrait, mais tentait une dernière fois de lui redonner du courage, sinon le sourire, en lui prodiguant de bonnes paroles mesurée et juste, énoncée sur le timbre de la douceur et de l'affection. Je concluais sur un plus beau sourire encore, en lui dévoilant quelque chose, et sans en avoir l'air, il s'agissait malgré tout alors d'une véritable marque de respect.
  • -Je m'appelle Sainan Gi — Tenshi.



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Lun 30 Juil 2018 - 0:19
Etsuko avançait assez lentement malgré son besoin d'aller vite. Elle devait rester sobre, ne rien laisser paraître, faire son métier de son mieux pour convenir au client, lui apporter ce qu'il souhaitait. Cependant, elle avait bien remarqué l'air de pitié qui flottait dans le regard du jeune homme, ce qui continuait de la blesser intérieurement. Entre la pitié, la compassion, la méprise et la haine, elle ne voyait plus de regards neutres ou juste aimables, gentils, mignons. Des regards normaux quoi. Pas cet espèce de mélange qui la différenciait et qui lui rappelait ses fautes qui lui donnaient envie de pleurer.

Mais encore une fois, elle était au travail, elle ne pouvait pas se laisser aller et juste rentrer chez elle pour s'effondrer sur sa couchette et y disparaître pour ne plus jamais en ressortir. Il fallait avancer, rebondir, ne pas se laisser abattre. Faire comme si de rien était n'y changerait rien et elle le savait, elle devait continuer à avancer, passer à autre chose sans pour autant oublier ce que cette erreur lui apprenait. Enfin... Plus facile à dire qu'à faire. Lorsqu'elle s'arrêta pour demander à l'homme si les dessins l'intéressaient, celui-ci tenta de la rassurer, lui offrant à nouveau sa compassion et sa pitié. Il n'était pas méchant, ne cherchait sans doute qu'à être gentil, mais là, en l'occurence, il ne servait que de rappel de ses fautes sans rien lui apporter. Il lui dit alors ne pas vouloir des dessins, ce à quoi elle hocha la tête avant de faire quelques mudras, les papiers s'embrasant en quelques instants sous un katon parfaitement maîtrisé.

« C'est gentil de vouloir me rassurer ou me consoler, mais j'ai du travail, alors je l'accomplirais de mon mieux, ne vous en faites pas. Pour les dessins, non, ce sont loin d'être des oeuvres d'art. J'ai passé beaucoup de temps à dessiner et à peindre avec les aquarelles donc le rendu peut être réaliste, mais ce ne sont en aucun cas des oeuvres. Et si je les gardais tous, alors en moins d'un an je ne pourrais plus rentrer dans ma chambre, convenez que ce soit un peu gênant. Je préfère ne pas y attacher de sentiments et les brûler, qu'ils rejoignent la terre pour nourrir les arbres qui permettront de faire d'autre papier pour que je puisse continuer de dessiner. Un cycle nécessaire. »

Elle se força un peu à sourire pour lui montrer qu'elle ne lui en voulait pas et qu'elle ne voulait pas paraître trop tranchante, trop glacée, mais elle devait effectivement avancer. Elle hocha la tête lorsqu'il lui dit finalement son nom.

« Hajimemashite, Sainan-san. Je me nomme Naari Etsuko, mais je crois que vous aviez déjà vu mon prénom sur mon tablier. »

Elle eut un petit sourire, toujours empli de la même tristesse, puis elle termina avant de se retourner pour continuer d'avancer vers la serre familiale.

« Je vais commencer par aller à la serre pour y trouver les spécimens nécessaires qui ne sont pas à la boutique, puis je préparerais là-bas tout le nécessaire pour l'installation. Si vous voulez, vous pouvez m'accompagner, sinon j'utiliserais la charette pour ramener les fleurs nécessaires jusqu'à la boutique puis jusqu'ici pour tout mettre en place. À moins que vous ne préfériez que je regarde dès maintenant le parc pour enfants afin de faire les dessins et de vous laisser choisir ce qui irait le mieux ? Cela éviterait des allers-retours maintenant que j'y pense. »
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Lun 30 Juil 2018 - 23:12
Le charme n'opérait pas, la douleur qui lui enfouissait le cœur sous l'écorce passait par dessus mes éloges et mon regard compassionnel. Je ne pouvais hélas pas en faire plus pour elle, sinon du moins je n'en éprouvais pas l'envie, elle n'était pas sous ma responsabilité, ne m'appartenait pas, et n'avait aucun lien particulier avec moi au-delà de son professionnalisme et de ses talents, s'ils souhait donc s'enfermer, elle le ferait sans m’entraîner dans son fond.

Je n'avais pas non plus de rancœur, mais il me sembla qu'elle pensait que je l'avais prise en pitié, et cela me déplaisait. La pitié... il n'y avait que les gens que je déconsidérais qui pouvaient s'insurger de recevoir ma pitié, car à mes yeux, la pitié était une épouvantable insulte, quelque chose de rabaissant, qu'on ne pouvait supporter très longtemps. La pitié n'allait de pair qu'aux faibles incapables de tenir la lumière, ils ne tenaient que la manche de celui qui brandissait la torche dans l'obscurité. Si je n'avais pas assez de lien pour forcer son sort, j'avais assez de considération pour ne pas me permettre cette insulte. Ainsi, mon sourire ne s'effaçait pas devant l'inefficacité de ma tentative de lui remonter le moral. Plus nonchalant et voluptueux, je passais ma main dans les cheveux quand elle parlait, tout en conservant un faciès extrêmement doux sur elle.
Je l'écoutais attentivement, décelant chez elle l'envie toujours de bien faire, mais avec cette ombre qui la tourmentait dans son esprit.

Je ne souhaitais pas l'accompagner, pas maintenant, je préférais me retrouver seul dans le parc. Pas que sa compagnie m’incommodait, mais j'en éprouvais simplement un besoin dans l'immédiateté et je lui faisais toute confiance pour la finition du travail que je lui avais assigné. Alors, d'un aimable sourire, je lui répondais avec la délicatesse qui incombait à sa situation.
  • -Le parc est beaucoup moins mon affaire, et j'ai confiance en votre gout, je ne vous accompagnerais pas, j'ai besoin de terminer certaines choses seul, mais vous me retrouverez ici une fois le travail terminé, car j’amènerais moi-même Yumehime pour voir le travail que nous avons tous accomplit pour elle.


Je me préparais donc à la regarder partir, et moi à m'en retourner vers le parc et la statue pour peaufiner tous les derniers détails, avant que Diao et Etsuko ne terminent ce qu'elles avaient à faire et que je puisse aller revoir Yume.

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Jeu 2 Aoû 2018 - 14:29
La jeune femme hocha la tête suite aux paroles de Tenshi. Il avait sans doute d'autres choses à préparer, elle partit donc seule au parc. S'y promenant une petite demi-heure avant de commencer ses dessins, elle parvint assez rapidement à créer quelque chose de coloré avec ses dessins, de propice à la joie, au développement, à l'amusement, à l'apprentissage. Un milieu joyeux pour permettre aux enfants de jouer en toute sécurité sous le regard reposé des parents, veillant à ne pas mettre trop en abondance les fleurs pour ne pas non plus que cela devienne un parc pour jeunes couples amoureux. Il s'agissait d'un parc pour enfants, elle devrait donc rester sur des touches partiellles pour ne pas donner un côté romantique au lieu qui n'avait rien à y faire.

Elle s'étira ensuite, toujours emplie de cette même tristesse qui lui collait à la peau, indiscociable à ses pensées qui continuaient par moment de revoir les corps blessés qu'elle avait essayé de soigner tant bien que mal à l'hôpital il y a de cela quelques jours. Elle dirigea alors ses pas vers la serre familiale, traversant le village, puis y récupéra toutes les fleurs nécessaires. Direction ensuite la boutique où elle put commencer les préparations, aider un peu les fleurs en leur infusant un tout petit peu de chakra pour prolonger leur longévité, puis elle fit quelques préparations contenant du chakra qu'elle pourrait donner à ceux qui s'occuperaient de l'entretien des lieux en question. Si jamais il percevait un problème avec certains bosquets, alors il serait facile grâce au liquide en question de les revigorer en un instant sans avoir à l'appeler à nouveau, plus pratique et rapide en cas de soucis.

Elle repartit finalement vers la statue puis en commença l'installation. Une robe légère, voletante de roses blanches, de jasmin étoilé, de lys, de corbeilles d'argent et de freesia avant de compléter le tout par quelques phlox bleus et quelques roses blues elles aussi, donnant au tout un aspect léger et aérien qui mettait la statue en valeur sans la camoufler. Elle y ajouta également une couronne et glissa la plus belle des roses bleues dans la main de la statue. Elle créa ensuite un léger parterre autour de l'oeuvre pour la compléter et la rattacher au lieu, qu'il n'y ait pas cette impression de flottement hors du temps comme il pouvait parfois y en avoir et qui laissait la désagréable impression d'un artiste qui n'avait pas compris l'intérêt du lieu qui l'entourait pour simplement se concentrer sur son oeuvre égoïste. Encore une fois, selon Etsuko, on ne pouvait faire mieux que la nature et l'ignorer était tout aussi lâche que de la nier.

Elle alla ensuite au jardin d'enfants, déposant ajustant et choisissant les impressions qu'elle voulait délivrer à l'aide d'un panel de fleurs allant du jaune au violet en passant par le rouge, chaque petite touche colorée ravivant un coin du parc pour le rendre agréable, vivant mais sans pour autant écrasant ou d'un aspect qui ne lui sierait pas quant à son objectif et sa fonction. S'essuyant le front, fatiguée à la fin de toutes ces décorations, la demoiselle aux regard smaragdin s'étira un peu puis, replaçant ses cheveux courts et noirs derrière l'une de ses oreilles pour qu'ils arrêtent de la gêner, elle repartit vers sa boutique pour s'y reposer, la journée étant désormais bien avancée.
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Shirohime - Les artistes de l'extreme

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