Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao }


Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Jeu 19 Juil 2018 - 20:19
Etsuko avait patienté pendant un moment au poste, puis un homme était revenu. Il l'amena dans une cellule provisoire, lui indiquant qu'elle resterait là jusqu'au jugement du Taicho qui serait rendu d'ici une petite heure. Elle attendit ainsi, puis finalement on vint lui expliquer ce qu'il allait advenir d'elle. Elle allait devoir passer une semaine en prison, puis allait devoir rembourser les dommages effectués par le biais de travaux d'intérêt général qui lui seraient donnés plus tard. Pour l'heure, elle allait être guidée jusqu'à la prison puis mise en cellule, et ce durant une semaine.

Mais alors qu'elle pensait pouvoir profiter de la semaine pour se poser, réfléchir calmement comment gérer la suite et comment éviter Takumi ainsi que cette peste, cette dernière fut également amenée dans la geôle sombre au plus grand damn de la Fleuriste. Elle regarda le garde avec un air d'incompréhension mais n'eut pour retour qu'un simple haussement d'épaules.

Etsuko s'était installée dans un coin du petit rectangle, adossée à un mur, elle redressa ses jambes contre sa poitrine et croisa ses bras sur ses genoux puis apposa sa tête dessus. Elle demeura ainsi silencieuse, n'ayant aucune envie de communiquer avec celle qui l'avait mené jusqu'ici et se retrouvait désormais coincée dans la même pièce misérablement petite. Elle sentait des frissons la parcourir. Elle n'avait pas accès à son chakra, et c'était sans doute la seule chose qui lui avait ôté l'envie d'aller faire comprendre à Diao à quel point elle ne voulait pas la voir.

Malheureusement, elle était enfermée, privée de son chakra, et elle n'aurait visiblement pas le droit au moindre commentaire, la moindre remarque sur son état. Non seulement le Sandaime Tsuchikage lui avait fait perdre celui qu'elle aimait d'un seul ordre, mais voilà qu'il la faisait enfermer avec cette même folle ? C'était quoi le but au juste ? La rendre tarée elle aussi ? La faire souffrir plus qu'elle n'avait de mal ? Lui faire comprendre qu'elle n'avait pas la moindre chance avec quelqu'un de la caste supérieure ? Il pouvait s'en passer, elle l'avait déjà compris. Elle resta donc sans dire un mot, attendant simplement que cette semaine passe le plus vite possible. Si elle pouvait dormir, alors elle le ferait sans hésiter.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Ven 20 Juil 2018 - 18:17
Étrange décision que voilà, poings serrés et mâchoire crispée, je prenais place sur ma couchette en pierre en face de celle avec qui je serais visiblement punie. Quelle idée saugrenue, était-ce la punition ou un test de nous obliger à nous côtoyer comme ça? Si Takumi ne m’avait pas vidé de mon énergie juste avant d’arriver ici, j’aurais surement cherché la bagarre physique belliqueuse comme j'étais, mais à la place, silencieuse, je la regardais recroquevillé sur elle même. Plus le temps s'écoulait et plus au début elle m'exaspérait d'être ainsi accablée, je ne pouvais pas comprendre que l’on puisse se laisser abattre comme ça, mais plus encore qu’il puisse préférer une fille comme elle. Clairement en la défendant jusqu’au bout, il avait marqué son affection pour cette avortonne. J'étais vexée, jalouse d’elle ? Dans quel monde vivons-nous. Mais la nuit et la danse des ombres ironiquement avaient éclaircir mes idées… J’avais fait un caprice de petite princesse égocentrique, comme une merdeuse jetant sa fureur à la face d’une autre petite fille ayant touché son jouet sans permission. Pas prêteuse ? Mais l’homme ne m’appartenait pas, enfin dans un sens oui, mais bon...

Des remords ? Non, pas mon genre, elle avait payé pour le Hyuga, c'était le risque en voulant orbitant autour de gens comme lui.

Par contre, un peu plus de compréhension sur son état, combien même je ne l’approuvais pas. Son problème si elle voulait se terrer dans son coin comme une victime toute sa vie après tout. Bras croisés, assise contre le mur, c'était ainsi que j’avais fini par m’endormir. Le réveil était indélicat, c'était peu de le dire…

_”Allez, les princesses, debout, vous allez fissa me réparer toutes vos conneries.”

Déclarait un grossier personnage en nous sortant de la pour nous conduire sous sa surveillance vers le lieu de nos dégâts. C'était saisissant en effet… J'étais amusée, alors que j’aurais dû me sentir mal d'être à l’origine au final de ce carnage. Pas mal quand même ! Enfin bref, ce n'était pas la question, le chaos était trop à mon goût, un fait, gardant mon sérieux, je ne perdais pas de temps pour le déblayage de la zone, il fallait bien commencer par la. Plus vite on en finissait, plus vite il nous laisserait en paix.

_”Allez Etsuko ne fais pas la gueule, au moins t’as prouvé que tu pouvais raser une rue. C'est déjà ca.”

Le regard du gardien me coupait l’envie de poursuivre les commentaires. Rabat-joie.

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Sam 21 Juil 2018 - 0:36
Tout était si lent. Les secondes perlaient plus lentement encore que les gouttes de la fuite d'eau du toit ne tombaient sur le sol à un mètre de la jeune femme aux yeux émeraude. Elle restait immobile, ne souhaitant absolument pas communiquer avec cette fille qui faisait tout pour lui nuire de l'impression qu'elle avait de la situation. Et pourquoi devait-elle être dans la même cellule que cette dernière ? Même dans sa pénitence, elle n'avait pas le droit à un peu de repos ? Même là, elle devait souffrir la présence de cette folle ? Celle-là même qui était venue la provoquer puis éclater sa boutique sans la moindre raison autre que lui nuire ? Elle avait même accepté sans le moindre combat d'oublier Takumi.

Tout ça à cause de ces rangs sociaux, de cette hiérarchie stupide. Si elle parvenait à monter suffisamment haut, au moins, plus personne ne pourrait la négliger, on ne pourrait plus décider pour elle ni l'empêcher de vivre. On ne pourrait plus lui voler ce à quoi elle tenait sans subir la peine qu'elle comptait infliger au coupable. Et pour cela, la police serait le meilleur des emplacements rêvés pour elle. Elle n'aurait qu'à tomber sur un autre jônin que Takumi et tout se passerait bien, elle avait les capacités, elle l'avait déjà prouvé par deux fois. Elle ne pouvait qu'espérer que cette histoire ne lui fasse pas subir un refus, elle n'en pouvait plus de voir toujours plus de portes se fermer pour des raisons à peine valables, la plupart du temps immondes d'injustice.

Au bout d'un moment qui lui paru une éternité, sans trop qu'elle sache dire s'il s'était passé une heure ou six, un homme vint grogner à la porte, leur ordonner de se réveiller et d'aller travailler pour réparer les dégâts qu'elle avait causé. Sans rechigner, la fleuriste se leva et alla ader à la reconstruction de la zone. Elle travaillait sans le moindre problème, efficace comme elle l'avait toujours été mais le visage fermé au possible. Elle était concentrée sur sa tâche, voulant en finir au plus vite pour pouvoir retourner s'assoir et cacher son visage dans ses bras. Elle aimerait pleurer, mais elle ne voulait plus se laisser aller devant la Chôkokû. C'était déjà trop, et elle ne voulait pas continuer son plaisir, le perdurer. Elle ne réagit pas un instant quand cette dernière se mit à la héler, laissant leur surveillant lui faire des yeux noirs quand elle ouvrit la bouche. Si l'autre voulait faire la maline, elle, elle ne tenait qu'à voir tout ceci se terminer et retourner présenter ses exuses à ses parents. Ils n'étaient pas venus, peut-être n'avaient ils pas eu le droit, pas le temps, peut être n'avaient-ils pas été informés qu'elle était coupable de ce qu'il s'était passé à la boutique, qu'ils s'en moquaient, qu'ils avaient honte d'elle... Elle avait aussi peur de leur réaction que de se voir fermer les portes du Yamagenzo de manière définitive suite à cet incident.

Dans sa peur, elle ne fit pas attention et finit par se blesser plusieurs fois aux mains sur des débris de verre, le sang commençant à couler doucement. Elle serra alors un peu les dents et continua son travail en silence. Non, elle ne montrerait plus de faiblesse, même si elle avait mal, même si elle souffrait. Elle ferait de son mieux pour ne plus montrer ses émotions négatives puisque les positives semblaient avoir quitté son coeur. Elle n'avait plus que la peur et la douleur pour la faire continuer, pleurant intérieurement sans pour autant verser la moindre larme. Etsuko voulait désormais changer et elle y parviendrait. Elle serait plus forte et plus importante que celle qui lui avait détruit ses chances d'être avec celui qu'elle aimait, mais elle ne s'abaisserait plus à la frapper, cela lui ferait bien trop plaisir. Ce serait dans l'ignorance qu'elle l'enverrait, la banissant dans le néant pour qu'elle n'existe plus jamais à ses yeux. Voilà sa solution, voilà ce qu'elle avait choisi pour ne plus souffrir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Sam 21 Juil 2018 - 12:00
Bon elle voulait bouder et se morfondre dans son coin que grand bien-ou mal lui en fasse, personnellement je prenais ça plus allègrement, la vie sous surveillance ou faite de restrictions n'étant pas une nouveauté. Au final, je passais d’une prison à une autre, moins confortable, avec des gardes faisant moins de simagrées, mais c’était la même chose, une routine. Les travaux physiques étant un bon moyen de renforcer son corps, je mettais du coeur à l’ouvrage, autant ne pas perdre mon temps ici totalement, habituée à faire mes délires toute seule, sous le regard désabusé de notre gardien je m’égayais par moi même de notre journée de travail. Le soir elle boudait encore une fois tandis que nous rentrions en cellule, et si elle m'ignorait sans surprise, mais j’avais bien remarqué l'état de ses mains, elle n’aurait juste eu à le dire et on l’aurait surement soigne ou épargner au fond, j’en étais persuadée, mais bon… Quelque part un peu de fierté, parce que c'était de ça qu’il s’agissait redorer son blason pour ainsi dire. Pour ce soir, je la laisserais souffrir en silence, de toute façon, elle n’entendrait pas raison, mais au lendemain matin, quand le garde se présentait, le moment parfait pour l’obliger à se tenir tranquille… je ne comptais pas allonger mes jours ici...

_”Tu ne fais jamais de bêtises pas vrai, je pourrais parier même que tu n’as jamais été punie.”
Saisissant une de ses mains avant de sortir-sans crier gare ou lui demander son avis, je roulais une bande du drap déchiré autour de cette dernière. “ Je ne te rends pas service, je m’assure juste qu’on finisse notre tâche plus vite. C’est rudimentaire, mais efficace. Regarde mes mains n’ont eu depuis hier.” Lui avais je avoue en montrant l'état de ces dernières tout en lui accordant le choix de se laisser faire ou non pour couvrir sa seconde main. Sinon tant pis pour elle.
_”Faites ça avant que j’arrive, allez dépêchez vous !”

En chemin, je roulais donc mes propres protections en tissu de fortune pour la nouvelle journée, ça pouvait paraître tout bête comme ça, mais ça facilite grandement de ne pas être gêné ou avoir les mains endolories. La semaine allait être d’un sacré ennui, si j’avais eu accès au ninjutsu, la reconstruction au moins aurait été rapide… Si c'était juste pour nous humilier, ou nous donner une leçon, j’imagine. Le gardien qui d’ordinaire ne nous donnait que des ordres avait offert une variante aujourd’hui, il nous informait…

_”Ce soir en rentrant nous ferons un détour, vous irez voir les civils blessés grâce à vous à l'hôpital.”

Pour être franche, je n’avais même pas pensé qu’il puisse en avoir sur le coup...

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Sam 21 Juil 2018 - 21:33
Elle avait terminé sa journée ainsi, les blessures s'accumulant. Sans chakra, elle n'avait pu se soigner mais elle n'avait pas protesté, prenant soin de ne pas dévoiler ses mains au garde pour éviter qu'il se méprenne sur la raison de ses blessures. Elle ne voulait pas de sa pitié, pas de son aide, pas non plus qu'il croit qu'elle tâchait de s'enfuir de sa sanction par ce biais. Elle était donc rentrée dans la cellule le soir, suivant le garde, fatiguée par la journée qui aurait pu être bien plus aisée avec du chakra pour une somme de travail abattu plus important. C'était simplement fait pour les punir qu'elles étaient ainsi bloquées dans leur utilisation du chakra, puisque cela n'aidait au final pas tellement les commerçants qui auraient pu voir leurs vitrines et boutiques refaites bien plus rapidement. Mais si c'était le souhait du Taicho, alors il en serait ainsi, et elle ne se plaindrait pas. Elle aurait pu perdre la vie pour cela après tout...

Elle s'était adossée au mur, au même endroit que la veille et avait fermé les yeux, toujours dans cette même position de replis sur soit. Certes le repos était moins réparateur ainsi, mais au moins elle se sentait tranquille, elle n'avait pas à voir ce qui l'entourait, elle était juste recentrée sur elle-même pour réfléchir en toute quiétude. Cela lui permettait aussi de ne pas voir Diao, ce qui, en soit, n'était pas un mal pour elle actuellement. Elle sentait qu'il lui fallait encore un peu de temps pour simplement l'ignorer, ou du moins ignorer qui elle était et ce qui s'était passé. Pour pouvoir converser de manière logique et raisonnée en mettant les sentiments de côté en résumé.

Elle fut néanmoins surprise le lendemain lorsque le garde arriva puisque Diao arriva vers elle rapidement et commença à parler. Elle ne lui répondit pas et détourna seulement un peu la tête, puis lorsque la fille lui attrapa la main presque de force pour la bander et ainsi la protéger des futures saletées qui auraient risqué d'infecter les blessures, bien que le risque ait déjà été présent toute la journée précédente. Elle ne rechigna pas, la laissant faire en silence. Elle n'était pas non plus stupide, elle savait qu'elle en avait besoin pour continuer de travailler les jours restants, aussi ne fit-elle aucune remarque ou aucun geste pour la repousser. Elle ne fit cependant aucun commentaire quant à l'état des mains de l'héritière, suivant le garde une fois l'entreprise terminée.

« Merci... »

Elle ne dit rien d'autre, se contentant du minimum, mais elle le disait malgré tout. Elle n'était pas non plus ingrate et elle savait que c'était nécessaire. Sur place, elle reprit le travail, se mordant la lèvre assez fort en entendant le garde. Aller voir les blessés... Elle avait effectivement blessé des gens et ils se retrouvaient à l'hôpital par sa faute. La culpabilité revenait la dévorer en entendant ces mots et elle se sentit mal à en vomir pendant toute la journée, mangeant à peine lorsqu'on les laissa se reposer un peu le temps de retrouver des forces pour la suite du travail quotidien de cette semaine. Elle les connaissait. Forcément. Des civils de la zone, elle les avait presque tous rencontré, leur avait parlé, les avait probablement eu en clients. Elle se dégoutait elle-même d'avoir succombé à la folie pendant quelques instants, ne prêtant plus attention qu'à sa cible qu'elle ne voyait alors d'ailleurs même plus comme une humaine mais juste quelque chose à détruire, comme elle aurait pu le faire pour une simple cible de paille.

Aussi, lorsque le garde déclara finalement la fin de la journée, elle ferma les yeux, se mordant à nouveau la lèvre et plantant ses ongles dans ses paumes. Ne pas flancher. Ne pas faiblir. Elle devait les affronter. Les voir à nouveau de face à face pour leur présenter ses plus humbles excuses et essayer de continuer à se racheter de son erreur monumentale. Leur montrer à quel point elle s'en voulait ne changeait rien à la donne. Elle se racla un peu la gorge avant d'interpeler le garde qui les surveillait.

« Je... Excusez-moi mais... Est-ce que je pourrais faire un passage chez moi s'il vous plait ? Je voudrais prendre des bouquets de fleur pour les amener aux blessés... Des excuses ne suffiront jamais à me racheter, je... Je voudrais ajouter ceci, si vous l'acceptez... »

Elle se mordit la lèvre, baissant un peu la tête face au garde qui s'était retourné avec un air assez bourru. Il la regardait avec un air de mépris puis au bout d'un moment, il hocha la tête.

« Dépèches-toi. »

Il avait parlé d'une voix sèche, tranchante. Cela lui déplaisait beaucoup, mais après tout, les blessés devraient rester un moment à l'hôpital et des fleurs ne leur feraient pas de mal. Etsuko fila donc le plus vite possible retrouver quelques bouquets de fleurs, baissant la tête devant ses parents, honteuse. Ils ne firent aucune remarque mais elle les sentait tristes, déçus probablement. Elle avait d'autant plus mal qu'ils restaient silencieux. Elle ressortit rapidement avec les bouquets, continuant de se mordre la lèvre, atteignant alors le sang qui se mit à couler doucement dans sa bouche. Elle devait arrêter ça, c'était stupide, mais elle se dégoutait tellement elle-même que se faire du mal était la solution la plus simple qu'elle avait trouver pour arrêter de se morfondre sur son cas et tenter d'avancer.

Elle hocha alors la tête positivement au garde pour lui signaler qu'elle était prête et elle se mit à le suivre, toujours silencieuse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Dim 22 Juil 2018 - 13:07
Bon, y avait plus qu’à l’attendre. Le garde me lançait un regard, je haussais les épaules, il plissait son regard en me fixant, chacun son truc hein. Heureusement que je n’avais pas de chakra ceci dit, car dès qu’elle était revenue avec ses maudites fleurs, je m’avais pas pas arrêter d'éternuer toutes les deux trois minutes, pour le plus grand agacement de mon gardien à qui je ne pouvais que signifier une allergie, ce qui ne le rendait pas plus tolérant pour autant. C'était donc les yeux rouges et gonflés, un tissu sur le bas du visage retenu par mes mains que j’arrivais à l'hôpital, aucun doute, j’allais bien avec le décor, on aurait même dit une patiente au plus grand damne de celui qui nous trainait ici.

Je n'étais pas sûre qu’elle l’avait fait exprès cette garce, donc je ne pouvais même pas être tenté de les lui faire manger ses maudites fleurs.

Dans les couloirs de l'hôpital tandis qu’il s’adressait à qui de droit et que j'étais au bout de ma vie à force d'éternuer, on nous avait demandé de patienter et j’avais essayé de prendre une petite distance de ce poison de fleuriste. Ce qui me faisait penser que nous étions nous même intacts… Pourtant j’avais senti les lacérations, ainsi que la caresse agressive des flammes., mais en entrant dans la grande salle regroupant nos victimes, plutôt celle de la Fleuriste, mais bon, je les découvrait tous enroulés dans des bandages. Pourquoi ne pas les avoir soignés de la même façon que moi ?... Est-ce que c'était impossible avec les civils..?

Se battre en ville n'était pas une idée, pour s’amuser, comme en situation réelle d’une mission ou une attaque, le carnage était sans merci face à des arcanes shinobis, à force de s'entraîner entre nous toujours plus violemment, on en oublierait à quel point un civil sans jutsu pouvait se retrouver désarmé. Si on me l’avait demandé à cet instant, j’aurais probablement pris une baffe, car même en face de tous ces gens, je ne me sentais pas responsable. Mauvaise peut être, mais je n’avais pas visé de civils, ni même dans sa boutique dont j’avais vérifié les présences, même la sienne. Un tort une bonne leçon, un shinobi devrait être sans merci la preuve, j’aurais dû la viser dans sa chambre. Je l’avais chicané, certes, certes…

_”Quelqu’un a demandé à vous voir, donc on va l’attendre.”

Ok, tout ce qu’il voulait tant qu’on se débarrassait vite des fleurs la.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Mar 24 Juil 2018 - 19:44
Une journée banale au coeur d'Iwa. Les festivités étaient lancées et les allées s'emplissaient de joie. Aujourd'hui encore tu te mêlerais à eux, tu passerais d'abord au stand tenue par ta tribu avant de te balader dans les rues ; profitant de l'ambiance générale tout en effectuant ta ronde, car est ces temps de félicités, il faillait s'attendre à voir quelques incidents arriver. À part des hommes et des femmes éméchées, il n'y avait pas grand chose à déplorer. Des incidents mineurs ci et là mais rien de bien important jusqu'à cette sourde déflagration... dont les seuls éclats te parvinrent sous forme de rumeurs...

Bien trop loin de la zone en proie aux déchaînements, tu ne l'appris que bien plus tard, en voyant les corps lacérés et calcinés défilés dans les couloirs de l'hôpital...
Une journée banale au coeur d'Iwa. Les festivités étaient lancées et les allées s'emplissaient de joie. Aujourd'hui, corps mutilés défilaient devant toi... Une triste et macabre parade organisée par un ou plusieurs anonymes sur lesquels tu n'espérais jamais tomber...

Lee Sun-Hi tu fulmines, les flammes de la colère viennent doucement te lécher...


***


Lee Sun-Hi cela à présent plusieurs jours et tu fulmines, une véritable punition que de pouvoir soigner ces corps meurtris. Une liquoreuse frustration dont vint se repaitre ta colère presque ivre avant de prendre feu : on t'apporta le dossier de l'accident...
Confinée dans cette cage d'os : fureur gronde. Tu régules ton souffle pour la calmer : elle ne doit pas sortir...

Première page. Deuxième page. Troisième page. Elles entre tes doigts tremblotants. Énième page, tes doigts brise la surface sur laquelle ils étaient apposés : son nom y est inscrit. Dernière page, tes doigts s'enfonce, le bois craque : son nom y est aussi...
Tempête d'incompréhension, de consternation, d'exaspération ; de déception... À quel moment avais-tu échoué ? En tant que sensei ; en tant que mère ? Tes mains recouvrent ton visage, tu es à deux doigts de t'arracher les cheveux, et comme si ça ne suffisait pas il te fallait les recevoir maintenant ?!
Pas le temps de ressasser les données, de les analyser, de les ordonner ; te retire le luxe de te calmer pour prendre du recule et chercher le pourquoi du comment... Tu ne seras donc que façade...
Une profonde inspiration, une longue expiration : tu expulses une part de la tempête. Ta face emprunte de colère, se fait sévère à défaut d'être stoïque, et tu avances d'un pas furieux mais rythmé.

Toisant les deux coupables ou victimes -tu ne sais plus-, l'une a les cheveux court d'un noir terni par la cendre et l'autre, tu ne la connais pas mais ces longs cheveux maculés portent eux-aussi la couleur de la souille. La première est dans un état plus piteux que la seconde ; mais qu'importe pour l'instant tu les exècres -tu t'exècres ?- ; profères d'un ton sec - "Suivez-moi. Allons admirer votre oeuvre..."
Tu avances d'un pas furieux mais rythmé, leur présente blessés léger, moyen ; termine par le bouquet final avec les plus graves : ces corps, ces visages, tu veux qu'ils marquent leur mémoire comme ils ont marqué la tienne...

- "Voici tous ceux que vous étiez censés protéger. Vous qui vous prétendez kunoichis, vous pensiez qu'une fois mort la tâche vous serez plus aisée ? Remarquez vous n'auriez effectivement plus à vous en soucier." -dis-tu avec une acerbe ironie- "Je ne sais pas quelles sont à terme vos objectifs, mais vous avez sans aucun doute échoué." -une pause- "Mais soit, aujourd'hui vous vous occuperez des blessés légers et moyens." -tu fais signes au garde retirer temporairement leur sceau, il te regarde dubitatif mais tes pupilles en disent long alors, l'homme s'exécute sans broncher...- "Vous serez autorisés à vous servir de vos dons. Cependant, n'essayez pas d'en user pour autre chose que votre rédemption".

Tu laisses commencer ; t'installes dans le coin de la pièce pour les épier : tu seras intraitable si elles osent te défier...



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Mer 25 Juil 2018 - 10:50
Les voilà qui traversaient les rues d'Iwa. Elles avançaient avec une lenteur iréelle dans les perceptions d'Etsuko, vers l'hôpital. À chaque pas en avant, Etsuko se sentait plus honteuse. Elle s'en voulait horriblement, presque à en vomir. Elle n'en pouvait plus, souffrait de savoir qu'elle avait fait souffrir des innocents. Pourquoi... Pourquoi elle n'avait pas sû se contrôler... Pourquoi était-elle aussi faible. Pourquoi avait-elle cédé à sa rage, son égoïsme ?.. Elle voulait se frapper, s'infliger toute la douleur qu'elle avait pu infliger aux autres, la prendre pour elle pour qu'ils n'aient plus à la subir. Elle s'en voulait mais elle devait avancer. Non pas qu'elle souhaitait leur pardon, elle n'estimait pas le mériter. Elle voulait simplement avancer pour leur présenter ses excuses les plus profondes et sincères, et leur prodiguer tous les soins et le réconfort nécessaire.

La seule chose qui la réconfortait un tant soit peu était de savoir qu'elle n'avait tué personne. L'irréparable n'avait pas été totalement franchit, elle n'avait pas détruit la vie d'une famille de gens qu'elle connaissait. Mais cela ne lui réchauffait pas vraiment le coeur, s'en voulant avec une haine envers elle-même qui dépassait tout ce qu'elle avait ressentit jusque là. Lorsqu'elles arrivèrent finalement, Etsuko déposa les fleurs sur le côté, attendant d'avoir le droit d'aller voir les blessés et, si jamais on le lui accordait, la possibilité de leur apporter des soins avec son chakra.

Au bout de quelques minutes, elle vit une silhouette fulminante arriver. Une silhouette qu'elle connaissait, sa nouvelle sensei, depuis un peu plus de deux semaines. Elle se mordit la lèvre et baissa la tête, plus honteuse que jamais. Elle attendait le sermon, espérait qu'il passerait vite pour qu'elle ait une chance de se racheter et de prodiguer les soins nécessaires aux blessés. Elle s'en voulait horriblement et voilà que sa sensei venait en rajouter une couche. Mais elle ne lui en voulait pas, c'était sa faute à elle après tout...

La jeune femme au regard smaragdin se mordit la lèvre une nouvelle fois, des bandages encore sur ses mains, puis elle attendit. Elle écoutait le monologue de sa professeure visiblement irritée au plus haut point sans faire le moindre commentaire. Lorsque finalement, on lui permit de recouvrer son chakra et on la guida vers le premier blessé, elle retint ses larmes et baissa la tête. Elle déposa une des fleurs amenées proche du lit, avant de s'approcher de la personne qui la fixait sans un mot, la regardant en silence. Elle connaissait l'homme en question mais il ne disait rien. Lui n'avait pas été trop blessé, mais d'autres l'avaient été bien plus.

« Je... Je n'ai pas d'excuses... Je suis vraiment... désolée... Je suis devenue folle... pendant quelques instants... Si vous l'acceptez... Je... Je souhaiterais vous soigner... Pour réparer les torts que je vous ai causé... »

L'homme soupira, ne faisant aucune réflexion, puis il lui indiqua les endroits où il avait été atteint. toujours en se mordant la lèvre, fébrile, Etsuko se mit à soigner son patient, prenant soin de ne pas faire d'erreurs. Elle était débutante dans le domaine et, même si elle avait réussi une opération complexe, elle n'était pas habituée à la réalité du terrain, aussi n'était-elle pas à l'aise avec cela. Elle réussit tout de même à prodiguer les soins nécessaires au patient avant d'aller voir le blessé suivant, recommençant un manège similaire, sautant parfois certaines personnes lorsque ces dernières refusaient clairement son aide, la jugeant trop responsable pour lui offrir cette chance de rédemption. Honteuse, la jeune genin baissait la tête, acceptant leur haine. Elle reçut même un livre en plein derrière la tête par une des plus enragées, mais elle ne fit aucun commentaire, trébuchant simplement sur le coup avant de se relever et de reposer le livre sur le côté, laissant le sang de la blessure couler un peu. Ce n'était pas une grosse blessure, elle se soignerait d'elle-même, elle avait plus important à faire pour le moment.

Elle continua ainsi toute la soirée, jusqu'à ce que tous les patients soient traités ou l'aient refusé, ne forçant personne à recevoir les soins par elle-même puisqu'elle était la fautive. Elle attendit alors à nouveau, laissant les fleurs restantes à l'hôpital comme cadeaux pour ceux qui en voudraient, puisque tous ses patients ne les avaient pas acceptées. Elle patientait désormais à son tour, attendant de savoir si le garde et Lee Sun-Hi allaient les laisser retourner se reposer dans leur cellule ou s'il restait autre chose à faire. La jeune femme retenait encore tant bien que mal ses larmes, mais elle finirait par craquer assez rapidement tant elle se sentait mal de son acte irréfléchit.

_________________
Theme song : Ici
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Mer 25 Juil 2018 - 17:35
La future du Sandaime nous accueillait donc, son expression laissait s’en dire sur son humeur, compréhensible, cette femme était elle donc chargée de l'hôpital ? Ou simplement un énième avertissement de l'enragé-Yoshi, sur le fait qu’il avait des yeux, des oreilles et des mains partout. Me souvenant de notre entrevue, je sentais la douleur sur mon oreille revenir. Tout en la suivant silencieuse, mais pas pour autant accabler. Se morfondre étant fait pour les faibles à mon sens, certes la leçon était un nécessite que je ne nierais pas, mais j'étais du genre à penser qu’il ne fallait jamais regretter ce qui avait été fait, mais plutôt s’assurer que l’avoir fait à tort ou à raison obtienne son utilité. À son toissement du regard, simplement je suivais le mouvement de ses yeux, essayant de ne pas la froisser pour autant avant de la suivre sagement, un regard en coin vers Etsuko, on dirait bien que la fin du monde était annoncée. Respire, pas de mort d’hommes fort heureusement, cela aurait pu être bien pire, chanceuse ? …

Le discours de la senpai me faisait relever un sourcil, mais je ne commenterais pas. Échoué ? Potentiellement en un sens, pour le même résultat j’aurais dû lancer les explosions tant qu’à faire. M’enfin ce n’était pas le moment de plaisanter et peut être j'étais de mauvaise foi ou je relativisais trop, mais ce n’était pas moi qui avais touché de plein fouet tous ces gens la. Certes, j'étais l’inquisitrice de la querelle, mais au moins j’avais pris soin de vérifier que la boutique était vide. Ce qui n’excusait rien vous me direz, mais comprenez aussi alors pourquoi mon accablement était moindre. Bien, bien, je n’avais aucun talent en médecine, mais j'étais heureuse de retrouver mes dons.

_”Profites-en pour soigner tes mains, tu es assez punie comme ça n’en rajoute pas inutilement.” Avais-je marmonné à ma partenaire de corvée avant que le garde grogne de parler plus fort.

Simplement je haussais les épaules avant de me diriger vers le bout opposé de la pièce de Etsuko et ses maudites fleurs. Devant le premier patient qui se montrait turbulent je l’observais stoïque me gronder/insulter ou ne sais-je autre tout en continuant d’avancer pour placer le bout de mon doigt sur son front. Instantané, il se taisait, plongeant dans un faible genjutsu l'emmenant dans un pays des merveilles. Ca suffit les niaiseries. Et tandis qu’il hallucinait sans plus aucune réaction procédant sous la directive d’une vraie infirmière, je nettoyais puis panser les plaies. Son cas règlé, je relâchais mon genjustu une fois passé au suivant- son voisin qui me regardait d’un air suspicieux, mon petit air à cet instant en disait long, ramène-la et tu auras le même sort. Perplexe, il se laissait faire en silence non pas sans rester sur ses gardes concernant mon doigt magique… Suivant et l’astuce se répétait aussi souvent que nécessaire. Elle nous avait dit de les soigner, pas de nous laisser lapider en libre-service. Au final, ma chère fleuriste et moi-même en venions à nous croiser, surement qu’elle pourrait parfaire mes pansements ou laisser ces imbéciles se défoulaient, pour ma part, repassant sur ses traces, j’allais calmer les récalcitrants qui l’avaient refoulé par une petite hallucination agréable qui les tenait tranquilles. Je n’avais pas les talents de la fleur et c’était tant pis pour eux qui avaient fait les difficiles.

Finalement, pas si pire, j’aurais presque pu avouer avoir aimé faire ça… Mais j’allais me faire lapider pour de bon.

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Ven 27 Juil 2018 - 8:43
Non, cette fois-ci, Etsuko n'écouta pas Diao. Soigner ses mains alors qu'elle avait du chakra pour soigner les blessés ? Certainement pas. Les bandages qu'elle lui avait fait seraient bien suffisants, surtout que le lendemain, il y avait les blessés graves. À cette pensée, la jeune femme se mordit la lèvre, s'en voulant à nouveau. Comment elle avait pu faire ça... Pourquoi... Pourquoi n'avait-elle pas réfléchit ?.. Plus elle passait de temps dans cet hôpital plus elle se posait la question et plus elle s'en voulait. Ces gens qu'elle connaissait pour la plupart ne savaient eux non plus comment réagir en sa présence, la plupart ayant des mouvements de recul ou de peur. Aussi faut-il dire qu'elle avait envoyé deux techniques très puissantes en pleine rue... des techniques de zone...

Elle réfléchissait donc pendant sa peine jusqu'à ce qu'elle se soit occupé du dernier des patients, laissant Diao finir de son côté et s'occuper des récalcitrants, peut-être serait-elle plus à même de les soigner... Elle était épuisée par le rythme qu'elles avaient eu cette journée, à finir de s'occuper du déblayage pendant toute la journée avant de venir s'occuper des blessés pour le reste de la soirée. Il y avait même quelques enfants... Elle continua de contenir ses larmes sur le trajet puis sans un mot, elle alla à nouveau s'adosser au mur, se remettant dans sa position "habituelle", genoux remontés contre la poitrine et tête cachée dessus avec ses cheveux retombant sur son visage. Ses larmes se mirent finalement à couler, encore une fois sans sanglots. Elle parvenait à les contrôler pour ne pas montrer à Diao sa honte et sa tristesse. Elle espérait qu'elle ne le remarquerait pas, mais elle ne pouvait avoir aucune certitude.

Épuisée, elle s'endormit bien vite, se calmant petit à petit, pour ne se réveiller que le lendemain un peu avant que le garde n'arrive. Elle eut juste le temps de se laver et de manger un peu avant qu'il ne les embarque à nouveau, directement pour l'hôpital cette fois-ci. Les blessés graves requierraient plus de temps après tout... Elle suivit donc l'homme, parlant toujours aussi peu à celle qui partageait sa peine. Elle n'avait pas envie d'échanger avec elle, pas envie de lui dire à quel point elle se sentait honteuse. De toute façon, avait-elle vraiment besoin de le dire ? C'était tellement lisible sur son visage qu'elle en doutait...

Arrivée à l'hôpital, elle patienta alors à nouveau sans un mot, tête basse, attendant qu'on lui dise où se trouvaient les blessés grave et qu'on lui permette d'aller leur offrir les meilleurs soins dont elle était capable. Elle ruminait et continuait de jouer avec ses mains nerveusement, les attaquant presque parfois tant elle serrait fort ou se plantait ses propres ongles ça et là dans sa peau. Elle ne savait plus comment faire, et même pour les soignés, elle continuait de s'en vouloir horriblement. Pourquoi elle avait fait ça ?..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Sam 28 Juil 2018 - 2:32
La journée se concluait, aussi pathétique qu’elle avait commencé, observant un instant tout en réfléchissant à la question concernant la Fleuriste, je restais perplexe quant à ce que je devais en tirer comme leçon. Mon regard se déportait sur ses mains, celles qu’elle n’avait pas soignées, pour se punir surement plus durement que les autorités l’avaient accablée déjà. Cette fille excessive et un peu idiote pensais je alors en m’allongeant pour me reposer, mais combien même je voulais n’en avoir que faire de la voir dans cet état, il n’en fut rien et la pensée me hantait toute la nuit, si bien qu’au matin, j’affichais une petite mine et moins grande humeur de jouer les arrogantes. Le gardien comme c’était devenu une routine bientôt, venait nous chercher pour nous emmener à l'hôpital, pour la moralité encore on nous conduisait cette fois face aux blessés les plus graves et il était vrai qu’il était difficile de garder un regard porté sur eux sans sentir un certain malaise d’empathie. Ma tête se tournait vers Etsuko, à la base pour se moquer un peu : aujourd’hui moins de chance pour toi de te faire victimiser hein ! Mais mon attention fut captée par la pression de ses poings, après l’air livide de son visage. Toute ma réflexion de la veille me revenait en tête et avant que nous débutions les soins, je la saisissais par le poignet sous le regard courroucé de notre gardien, l’ignorant, je défaisais le bandage de cette main fait précédemment. Sans la regarder, déterminée sur ma tache de l’en défaire, je m’exprimais alors à son intention un ton las et calme.

_”Tu sais Etsuko, je pense que tu ne mérites pas de te punir comme tu le fais. Car au final c’est un peu pour cela que tu refuses de prendre soin de toi ? “
Mon regard se relevait sur elle, avec neutralité, non, je ne l’aimais pas, car elle avait l’affection du Hyuga que je n’avais pas c’était un fait qu’il avait prouvé. Mon ego n’admettait pas, mais au fond de moi… “ Certes, tu as blessé ses gens, manquer de jugement sous l’impulsion, tu regrettes, mais…” Mon regard se baissait sur son autre main pour refaire la même chose si elle me laissait. “Tu n’as été qu’humaine, une qui a craqué sous mes provocations. Imparfaite comme nous tous étant en apprentissage. Au final, tu sais, ce qui est important, ce n’est pas tant de se morfondre sur les erreurs, mais de faire en sorte de ne pas avoir fait souffrir tous ces gens inutilement. Qu’elles soient ludiques comme expérience pour un avenir fait de meilleurs succès. Grâce à cela, tu nous as enseigné quelque chose à toutes les deux sans t’en rendre compte. Notre puissance que nous voulons développer pour protéger les nôtres et notre village peut aussi bien les détruire. Si un jour une confrontation ennemie se passe dans nos rues, nous serons prêtes, car conscientes de ce qui peut advenir. Et si un jour nous envahissons une ville, il y aura à jamais dans nos mémoires toutes ces victimes, nous rappelant notre devoir moral envers les civils désarmés face à nous.” Ma tâche finie, je glissais à nouveau mon regard dans le sien. “Alors soigne tes mains, soigne ton accablement en même temps, sors-en grandi et si ton coeur est toujours en colère pour cette histoire une fois notre punition finie, viens me punir moi, l’inquisitrice de ce malheureux événement. Te faire du mal ne sert personne, même pas toi. Personne n'a le droit encore de te pointer du doigt, tu payes ton forfait, ça s'arrêtera là, ta vie jusque-là ne peut pas se résumer à ces quelques instants de perdition non ? ”

Je pivotais pour rentrer dans la salle des blessés maintenant et faire ce que je pouvais pour les apaiser, n’ayant aucun talent de soin.

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Lun 30 Juil 2018 - 23:06
Délivrance. Après leur passage tu pus enfin t'occuper des blessés. Inspectant principalement leur travail, avant de rectifier, corriger : tout simplement soigner.
Tu y passas une bonne partie de la soirée, épaulée par d'autres maîtres du chakra, car seule tu n'aurais jamais pu t'occuper de tout ce monde ; aurait fini épuisée à la moitié, avec de la chance un peu plus ; parce qu'il était hors de question que tu t'en ailles s'en t'assurer que tous les patients aillent bien. Évidemment, cet altruisme te valut de rentrer tard, éreintée ; mais qu'étais un peu de fatigue face à la satisfaction du devoir accompli et à la vision de ses mines retrouvant vie ? Là était ta récompense, et tu ne demandais rien de plus. Bien sûr tu recevais salaire, mais cela n'était qu'un bonus.

Avachi dans ton canapé, tu repenses à ce qu'il s'est passé. Tout est toujours aussi flou, tu n'arrives pas à entrevoir, ni à imaginer les raisons de telles actions... Et lui... est-il réellement derrière tout ça ? Lui qui était censé te veiller sur toi... pouvait-il réellement poussé à de tels vices deux jeunes filles aux fleurs de l'âge ?... Silencieux lamento s'extirpant d'entre tes lèvres, tu tentes désespérément de donner forme à ce cinoque puzzle, et tu ne comprends pas... Alors à défaut d'en saisir une explication tu te plonges dans les livres et rouleaux ; pour comprendre il te faut tout reprendre depuis le début, aborder les bases de la psychologie humaine. Tu commences mais finis par t'endormir ; toute cette confusion eut raison de ton énergie ; toi, ton esprit plus que ton corps, avait besoin de repos... Le lendemain s'annonçait lui aussi difficile...


En allant chercher les deux coupables tu peux remarquer des choses que tu ne vis pas la veille, que tu ignoras trop en colère... L'expression livide de la Naari ainsi que ses mains bandés -probablement meurtris ?- ; L'expression indifférente de la Chôkoku se déformant pour devenir une sorte d'hybride entre le malaise et l'empathie.
Avant qu'elles ne débutent les soins du jour, tu saisis les mains de la Naari et lui retira ses bandages ; tu voulais voir, confirmer ta théorie. Et tu affiches un air mécontent ; que comptait-elle faire avec des dextres mutilés ?! Sans lui laisser le choix, sans dire un mot tu la soignes ; que tu ne l'y reprennes plus à toucher tes patients avec ces nids à infection. Ensuite, tu empoignes les mains de la Chôkoku -"À ton tour."- elle aussi, qu'elle ne s'avise pas à toucher tes patients de ses mains purulentes, alors tu la soignes -si ses dextres en manifestent le besoin-. Ce n'est qu'après cette inspection que tu laisses aller vers leurs victimes.

Elles faisaient peine à voir ; leur peau était difforme, ridée par la calcination ; taillée, écorchés par les pétales acérées ; leur corps criait à l'agonie... Mais sois patiente Sun-Hi, bientôt tu pourras entamer ton œuvre ; les remodeler, les redessiner de tes doigts de fée pour qu'ils retrouvent leur aspect d'origine ! mais en attendant tu devais les laisser faire, les laisser essayer, les laisser expérimenter la douleur par le toucher avant de ne t'y atteler... -"Ne vous attendez pas à réussir à complètement les soigner, vous n'y arriverez pas. Pour vous dire à quel point cela vous sera impossible, nous aurons nous-mêmes besoin de plusieurs jours pour redonner à certain leur apparence d'origine." -dis-tu en parlant de toi et tes collègues médecins- "Néanmoins, appliquez-vous, ceci sera votre dernière journée entre ces murs... Ce que vous avez vu ici... Je souhaite que jamais vous ne l'oubliez..."- d'une voix emplie de rancœur...

Puis pareil à la veille, tu les observes en retrait. Patience Lee Sun-Hi, bientôt tu pourras entamer ton œuvre ; les remodeler, les redessiner de tes doigts de fée pour qu'ils retrouvent leur aspect d'origine et ainsi leur rendre leur vie...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Jeu 2 Aoû 2018 - 3:37
C’était finalement la femme qui grognait nos occupations de la journée qui s’occupait de ses mains pour les soins sans lui donner le choix. Fort bien, pas mal. Quand elle saisissait les miennes toutefois, surprise au début par le contact tactile soudain dont je n'étais pas habituée, je lui avais lancé un petit regard de mécontement.

_”Pas besoin.” Se glissait simplement.

J’avais protégé mes mains depuis le début, elles n’avaient rien, mais elle pouvait vérifier si le coeur lui en disait. Puis une fois à l'intérieur d’une attention discrète je l'écoutais en observant le patient le plus proche d’elle et moi. Ce n’était pas beau à voir et j’imaginais aisément la douleur qu’il ressentait à chaque soin prodigué par des débutantes. Iwa était étrange quand même, nous obliger à les soigner pour nous punir, ce n’était pas les punir eux aussi au final ? Réflexion que je n’irais pas exposer assez de problèmes comme ça.

_”Collaborons.” À l’intention de Fleurette.

Et restant avec elle sur le même patient, je posais mes mains délicatement sur les tempes meurtries de ce dernier.

_”Je m’occupe d'apaiser leur esprit et toi leur corps, quand dis-tu ? “

Un bon compromis non ? Et qu’importait nos différents, s’il fallait collaborer pour leur bien, n’était-ce pas notre devoir de le faire au fond ? Usant de mes arcanes d’illusion j’emmenais la victime dans la même rue du drame, les battements de son coeur s'accélèrent alors, je pouvais ressentir sa crainte, du calme, du calme, il fallait remonter sur un cheval tout de suite après y être tombé. Le gen l’obligeait à se rendre dans cette boutique, les doux parfums des fleurs caressant ses narines se voulaient comme rebelles. Le son du carillon apaisant et la Naari souriante dans son tablier se tenait la, venant l’accueillir, le conseiller, faire son numéro de charme de commerçante. Les civils avaient un esprit particulièrement faible contre ses arcanes, le moduler fut facile, lui imposer cette vérité absolue aussi. La crainte lui échappait totalement et il souriait bêtement dans le monde réel comme virtuel, autant que faire se peut.

Je ne pouvais pas revenir en arrière et tout effacer, mais je pouvais minimiser comme hier leur colère contre elle, en les obligeant à se rappeler qu’elle était avant tout cette gentille fille qu’ils appréciaient, on ne pouvait pas juger une personne sur un seul de ses actes, surtout le plus humain qu’il soit : Une bêtise. Bien sûr, je ne lui avouerai jamais ce que j’étais en train de faire depuis hier, mais peut-être avait-elle pu remarquer que ma rangée de patients avait été plus accueillante que la sienne. Ce n’était pas une lobotomie à proprement parler, juste un forçage des idées. Mal ? Peut-être. Si je devais être punie pour cela, je le méritais, c’était au final ma façon de réparer le préjudice. Non pas pour être pardonnée ou redorée, mais parce que je le lui devais, à elle et ma conscience. Si la collaboration marchait, tous les patients de cette salle en bénéficieraient.

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Jeu 2 Aoû 2018 - 11:26
Etsuko était épuisée, n'arrivant plus à dormir depuis l'incident. Ses nuits étaient courtes, agitées, troublées par des cauchemars. Elle revoyait la scène en boucle, mais incomplète. Ce n'était désormais plus ce qui était autour d'elle qui disparaissait lorsqu'elle sortait, furieuse contre Diao, c'était Diao elle-même, ne laissant que les passants sans défenses, les gens qu'elle connaissait. Et c'était sur eux, et eux seuls que sa furie retombait. Elle leur envoyait ses deux techniques puissantes, les visant sciemment. Cette vision répétée lui donnait peu à peu la nausée et renforçait cette haine envers elle-même qu'elle était en train de développer, ne se supportant plus tant elle s'en voulait, honteuse face à ce massacre injustifié, inattendu, cruel et destructeur...

Arrivées à l'hôpital, elle ne réagit même pas lorsque Diao lui prit les mains, toujours livide, perdue dans son cercle de cauchemars et de peur d'avoir tué quelqu'un. Elle savait qu'ils avaient tous survécus, mais si l'un d'entre eux périssait à cause de ses blessures ? À cause d'elle ? Cette pensée la faisait sombrer de plus en plus, n'entendant qu'un discours parcellaire venant de la jeune femme face à elle. Se soigner ? Pourquoi faire... Elle avait du chakra pour soigner les autres, et ce ne serait probablement pas suffisant, alors autant ne pas en gaspiller pour une folle qui avait fait tant de mal... Elle ne réagit pas non plus lorsque cette dernière parlait de leçon, de capacité de comprendre désormais les faiblesses d'autrui. Oui, mais elle le savait déjà tout ça... Et pourtant... Elle n'y avait pas prêté la moindre attention dans le pire des moments, et la culpabilité la dévorait.

Ce fut finalement sa sensei qui lui prit les mains et la soigna "de force" sans qu'elle ne se débatte, comme détruite intérieurement par sa propre détresse suite à son action stupide. Elle laissa la Nagamasa lui faire un nouveau sermont en refermant ses blessures, puis se dirigea vers le premier des blessés à la suite de Diao qui lui fit une proposition. Retenant ses larmes, Etsuko fit de son mieux pour soigner les corps, s'en sortant plutôt bien pour tout ce qui était des lacérations mais pas encore suffisamment forte pour soigner véritablement les brûlures, blessures trop complexes encore pour sa jeune expérience d'Iryou-nin. Elle resta silencieuse face à ces blessés rendus totalement béâts par les artifices de la Chôkokû sans que la Naari ne s'enquière exactement de ce qu'elle leur faisait visionner. Elle disait soigner leur esprit, soit, ce serait probablement plus utile que ce qu'elle-même faisait, puisque là encore, elle ne parvenait à faire que le tiers de ce qu'elle aurait souhaité.

Elles continuèrent ainsi toute la journée, s'arrêtant parfois pour ne pas perdre en concentration, Etsuko ayant toujours ce même goût amer de honte et de culpabilité dans la bouche qui l'empêchait d'avaler quoi que ce soit, au moins pour cette journée. Elle finit même par vomir le peu d'eau qu'elle avait réussi à ingurgiter dans un coin avant d'aller se laver un peu le visage pour se reconcentrer, ayant prit tout de même soin de ne pas être vue de Lee et de Diao. Finalement, lorsqu'elles eurent fini de s'occuper du dernier patient, Etsuko se dirigea vers le garde, espérant rentrer à la prison le plus vite pososible pour juste s'affaler au sol et essayer de dormir, n'ayant plus que le chakra nécessaire pour vivre, totalement éreintée avec le dégoût accumulé envers elle-même facee à ce défilé de blessés extrèmes.

_________________
Theme song : Ici
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Ven 3 Aoû 2018 - 3:33
De retour en cellule, le scénario ne changeait nullement, hormis prendre son mal en patience et attendre, le lendemain on venait encore nous chercher, cette fois pour une tâche plus personnelle, l’origine même du débordement, la boutique. Autant dire que pour le coup, heureusement que notre chakra était à nouveau scellé, vu que mes éternuements se succédaient, rendant mon efficacité à l'intérieur de la boutique et les travaux moyennement efficace. Néanmoins, la menace du fait qu’aucun répit ne nous serait accordé avant la fin de la tâche avait eu le don de motiver mes efforts malgré les contraintes.

Passons nous les détails.

Le soir la cellule était un vrai plaisir à retrouver, j’avais tellement mal au ventre à force d’avoir expulsé mon air contaminé. S’endormir fut alors bien simple et le reste du temps fut d’un ennui profond, adossée contre le mur de notre cellule soit je somnolais, soit je passais le temps en faisant des tresses dans mes cheveux. Elle et moi nous ignorant, les journées étaient encore longues, pour être franche, dans cette pure perte de temps, il ne me tardait qu’une chose, que cela en finisse. Comme les règles de la prison le stipulait (crois moi en tant que pensionnaire de longue durée dans une autre vie je sais de quoi je parle), un livre unique à chacune nous était confié pour faire passer le temps. Le mieux qui se dévorait en quelques heures par manque d'intérêt, finissait progressivement désassemble en plusieurs origamis envahissant mon lit, le sol ect.

La sortie de prison était au final, le moment le plus palpitant de l’histoire. Le regard sévère de ma tante m’attendait, le plus humiliant fut quand elle se saisissait de mon oreille, pour me tirer devant tout le monde silencieuse jusqu’à la maison. Ce qui annonçait rien de bon pour la suite à vrai dire, elle n’allait pas se donner en spectacle en public. Nul doute que la sentence serait encore pire plus sa frustration augmenterait en chemin, mais c’était le prix à payer pour avoir jouer et s'être faite prendre comme dirait une certaine personne aux conseils discutables d’une certaine façon.

_________________
Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } R4qz
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao } Empty
Mar 7 Aoû 2018 - 22:48
Etsuko suivit le garde sans broncher une nouvelle fois. Elle n'avait pas envie de parler à Diao, pas plus qu'à quiconque à vrai dire. Elle voulait disparaître, réfléchir. Arrêter ces cauchemars qui l'empêchaient de dormir. Elle espérait juste qu'elle ne criait pas dans son sommeil, elle ne voulait pas faire ce plaisir à la Chôkokû.

Elle laissa ainsi les trois jours passer dans un silence catatonique, arrêtant progressivement de pleurer, son ancien sourire ayant laissé place à un regard vide, triste les seules fois où il s'animait face aux souvenirs cruels qui lui rappelaient à quel point elle avait pu faire mal à ces gens qu'elle connaissait. Elle s'en serait arraché la carotide à mains nues si jamais cela pouvait les soigner, se serait tuée à la tâche si elle avait été en réelle capacité de les soigner, pas seulement de refermer quelques plaies et amoindrir quelque peu leurs douleurs. Elle aurait tout donné pour que cela ne soit jamais arrivé. Mais elle avait fait cette erreur et elle lui collerait à la peau et au cerveau pour longtemps, les cauchemars n'ayant toujours pas diminué depuis la semaine. Elle n'arrivait à dormir que par accoup lorsqu'elle parvenait à fermer l'oeil, souffrant autant de son malêtre dans ses songes que lorsqu'elle était éveillée.

Sans solution pour se racheter, n'ayant aucun moyen de fuite, aucune méthode de défense, elle ne faisait que subir, encaisser cette douleur atroce et perverse qui s'insinuait. C'était sa faute. Diao l'avait attaqué, et alors ? Elle aurait pu simplement se défendre. Ou l'attaquer elle simplement. Mais elle avait déchaîner ses sorts les plus puissants. Elle avait tout envoyer non pas pour la mettre K.O. ou lui donner la punition qu'elle méritait, mais pour la détruire. Elle avait voulu l'anihiler, qu'il ne reste rien, pas même des cendres à pleurer. Elle avait voulu l'exterminer, l'exécuter, la rendre poussière. Elle n'avait réussi dans sa rage stupide et aveugle qu'à blesser des innocents... Elle ne savait pas quoi faire, elle était perdue sans solution de repli pour réfléchir. Elle ne pouvait que subir les conséquences de ses actes, s'en vouloir au point de manquer de vomir le peu qu'elle parvenait à manger.

Lorsqu'elle sortit finalement de prison, elle était seule. Ses parents étaient trop occupés, ne pouvaient pas venir. Les voisins... Ils n'avaient aucune envie de venir et c'était bien normal. Sans grands-parents cousins ou ne serait-ce que proches, elle se contenta d'aller sur les hauteurs, s'effondrer dans un champ de fleur où elle pourrait finir de pleurer toutes les larmes de son corps avant de se relever et de rentrer chez elle, le regard vide comme un automate brisé, sa joie de vivre brisée par sa propre erreur.

Maintenant, il allait falloir tout recommencer depuis le début.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Chien et chat { Prison - Etsuko ft. Diao }

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche
Sauter vers: