Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

De la matière à la poussière (FT. Metaru Kenshin)


Sam 21 Juil 2018 - 21:18
Je marchais dans la travée centrale de la raffinerie du clan, les yeux parcourant le plafond rocheux, l’air ailleurs… Cela faisait une semaine que j’avais reçu mon bandeau. Une semaine que je m’étais dit : « ça y est, je vais enfin avoir des combats, des missions, … de l’ARGENT ! ». Car au-delà de la vie de shinobi qui se profilait devant moi, cette perspective d’enfin pouvoir subvenir à mes besoins et de ne plus dépendre de la bonne grâce Metaru m’avais enchanté.


C’était une semaine plus tôt. Dès lors, aucun ordre de mission, aucune tâche à effectuer, rien. Peut-être était-ce le temps que je rentre dans la machine administrative de Kumo ? pensais-je. Enfin toujours est-il que mes ambitions d’indépendances ce sont rapidement envolées…


Je continuais donc tous les jours de faire des heures à la raffinerie pour rendre service au clan Metaru. C’était le contrat tacite passé entre moi et les membres du clan depuis que la petite communauté Metaru dans laquelle j’étais avait rejoint Kumo. Le fait que je ne maitrise pas le Kinton avait alors eu beaucoup de mal à passer. Les membres de la communauté qui m’avais élevé avais finis, eux, par s’y habituer. Surtout qu’ils savaient que je n’étais pas du même sang qu’eux, ce qui simplifiait grandement les choses. Ici, à Kumo, j’avais dû répéter pendant des semaines durant que « Non je ne maitrise pas le Kinton » mais « Oui je suis bien un membre du clan Metaru » et « Oui les anciens sont au courant de ma situation »


Enfin… l’avantage avec les membres du clan Metaru c’est que c’est avant tout la puissance et l’efficacité qui prime, domaine où j’avais réussi à faire à peu près mes preuves. Mois après mois la situation avait alors fini par se tasser. De plus j’avais finalement réussi à me trouver une utilité à la raffinerie : un poste qui correspondait à mes capacités et qui se complétait bien avec les activités de la forge de Kumo.


Vu que j’étais incapable de manipuler un lingot de métal pour le transformer en arme, je m’occupais d’un certain nombre d’autres éléments pour assister les forgerons dans leur travail. J’étais la plupart du temps dans l’immense salle principale de la raffinerie, contenant tous les ateliers. Je me chargeais alors d’approvisionner les ateliers en lingots d’acier, ce qui n’était pas de tout repos. En parallèle de mes trajets d’approvisionnement et grâce à mon pouvoir héréditaire, j’attirais également à moi toutes les poussières métalliques alentours issues de la forge des Metaru, m’entourant alors constamment d’effluves aériennes chargées en métaux (car le Kinton créée toujours un peu de cette poussière, particulièrement quand un utilisateur fait disparaitre une arme qu’il a créé à l’aide de son chakra). Par ailleurs, lorsque les fondeurs désiraient un acier spécial, il arrivait que je les aide à doser leur alliage en Cobalt, Nickel, etc… J’utilisais mes facultés en magnétisme pour projeter dans le métal en fusion la bonne dose de cobalt en poudre (ou autre) pour obtenir le bon mélange. Enfin, Je m’occupais régulièrement de recevoir les clients qui arrivaient à la raffinerie.


Bref, le sous-fifre couteau-suisse en quelque sorte. Mais ça ne me dérangeait pas. C’était des tâches qu’il fallait bien faire, et par ailleurs tout le monde était toujours bien trop occupé par son travail pour venir me faire une pic rabaissante. Enfin presque toujours… Après, faut quand même souligner qu’entre ce travail-là et une mission de shinobi, y avait quand même pas photo… Et c’était qui me frustrait le plus : j’étais à la forge alors que j’aurais pu être au milieu d’un combat dantesque contre adversaire surpuissant possédant des techniques redoutables (enfin ça c’était ce que je croyais bien sûr, quand on est jeune on se fait des films).


Je continuais de marcher, un lingot dans les mains sans regarder devant moi, perdu dans mes pensées. Je ne le vit même pas arriver. En plein milieu de la travée centrale il marchait vite, moi aussi, et nos deux têtes s’entrechoquèrent brusquement. Surpris par l’impact, je chancelle un instant perdant le lingot que je portais qui tombe alors en direction du pied de mon vis-à-vis.


Manquait plus que ça, quel débile ! Je reculai alors en me frottant le front et me pencha légèrement pour me confondre en excuse :


« Désolé Pardonnez-moi ! Ca n’était pas voulu j’avais la tête ailleurs ! Veuillez m’excuser je suis vraiment désolé ! »

Je me redressai, la mine déconfite et je découvris alors que la personne que j’avais bousculée n’était autre que Kenshin Metaru. Je ne le connaissais pas vraiment mais je savais qu’il faisait de la noblesse de Metaru du Kumo et qu’il était passé Genin depuis quelques temps. Je n’avais aucune idée l’image qu’il avait de moi mais en tout cas cet incident n’arrangerait rien…


Tout en me penchant pour ramasser le lingot, j’ajoutai :

« Rien de cassé, Kenshin-senpai ? »


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3688-metaru-kaishyko-terminee

Mar 24 Juil 2018 - 11:14
Des cadavres... Des cadavres à perte de vue. Des mares de sang jonchés de cadavres. De loin on pourrait s’y confondre avec un terrain accidenté, d’où certaines collines se détachent du lot... Des tas de corps si grand que l’on ne parvient même pas à en voir le sommet. Debout, au milieu de ce spectacle morbide, j’observe en quête du moindre signe de vie. Rien. Je marche, je cours, toujours plus loin, regardant ci et là à la recherche d’une vie… Rien. Des morts par centaines, par milliers… Des morts… Pourquoi suis-je le seul en vie ? Pourquoi moi ?

En sueur, haletant, il me faut quelques secondes pour prendre conscience que ce n’était qu’un rêve. La vue floutée, je remarque qu’il fait encore nuit : seule la lumière de la lune vient perturber la quiétude nocturne. Encore ce cauchemar… Bien que cela fasse plusieurs mois – bientôt un an même – que l’accident soit passé je fais toujours le même cauchemar. Dernièrement, j’étais parvenu à retrouver des nuits tranquilles mais ça n’avait pas durer bien longtemps et voilà que maintenant il m’arrivait d’en faire presque toutes les nuits… Les missions, mes responsabilités au sein du clan et le cas de Yamiko, mes sources d’inquiétudes et de stress sont nombreuses. Mais tous comptent sur moi. Pour seul remède, je ne peux qu’essayer de m’évader un instant, alors que tous dorment encore à poings fermés.

Je me redresse et m’assied sur le bord de mon lit quelques instants. Ma vue, habitué à la luminosité nocturne, me permet de distinguer les formes et les objets. Assez pour pouvoir reconnaître les vêtements proprement pliés sur la chaise de mon bureau. Sans un bruit, je me lève pour les prendre et me changer. Une fois fait, j’ouvre ma fenêtre – toujours en veillant à en faire aucun bruit – puis saute dans le jardin et rejoint la ruelle. Le village, à une heure si tardive, est paisible. On dirait presque qu’il n’y a pas une seule âme qui vive. Un spectacle rare, dans un quartier aussi densément peuplé et actif que celui des Metaru. Les rares qui sont encore éveillés sont soient des alcooliques, soit des shinobis, soit des insomniaques. Mes pas me mènent vers un point situé plus en hauteur, d’où il est possible d’observer le village dans son ensemble. Par chance, personne ne vient perturber mon pèlerinage, ou ce qui pourrait s’y apparenter et je parviens à atteindre ma destination, seul. Posé sur un rôcher, je scrute l'horizon : du bâtiment de l’Hokage à l’Institut en passant par mon quartier, on peut clairement distinguer tout ce qui compose notre ville. Les ruelles, dessinées dans la pénombre par les lumières, sont de sentiers se faufilant dans toutes les directions, mais qui semblent pourtant tous se rejoindre. Tout autour s’étend la muraille, et plus loin encore, les montagnes de Kaminari, telles une seconde murailles plus grande et plus infranchissable encore. Les constructions de l’homme semblent bien ridicules fassent à celle de la nature… Les rayons du soleil font leurs premières apparitions, signe que la nuit laisse place au jour. Je profite encore de ces quelques instants de quiétude, observant le village s’éveiller, puis part rejoindre la bâtisse familiale.


Mon premier rendez-vous de la journée est à la raffinerie. L’objectif est d’effectuer un bilan mensuel : mission dans laquelle j’avais remplacé mon père il y a plus de cinq ans. Dès ma 22ème année, mon père a commencé à me donner des responsabilités, se libérant au passage du temps pour en endosser d’autres. Au fil des années, il m’avait passé la main sur des dossiers de plus en plus important en vue qu’un jour je sois capable de le succéder.

A mon arrivée, je suis reçu par le responsable de la raffinerie qui, après quelques politesses, attaque directement le sujet. Bien que je sois attaché aux formes, je n’aime pas non plus perdre du temps en frivolité inutiles. Le bâtiment, l’un des rares posé à même le sol, est disposé sur un seul étage tant les machines qui le composent sont impressionnantes. Etendu sur une grande surface, nous le traversons tandis que le responsable me fait son compte-rendu du mois. Observant les alentours – bien que je ne doute pas de l’honnêteté de mon interlocuteur – je scrute les lieux, tant pour m’assurer que tout est en ordre que pour observer les ouvriers travailler. Leur maîtrise, tant des machines que du métal est parfaite, au point où ça en deviendrait presque artistique. Je ne me lasse pas d'observer encore et encore ces scènes. Dans le coin de l’œil je remarque une forme, mais je n’ai pas le temps de réagir que je suis brutalement interrompu dans mon observation et rentre dans quelqu’un. Je chancelle puis tombe en arrière mais parvient à me rattraper. Mon pied par contre me fait souffrir et je remarque qu’un lingot de métal brut est tombé dessus. Rien de quoi le briser mais… Qu’est-ce que ça fait mal…

« –Kaishyko ! Tu ne peux pas faire attention où tu vas !
Crie le responsable, qui m’aide aussitôt à me relever.
–Je suis désolé monsieur, je prendrai les mesures qui s’imposent…
–Pas la peine, c’est juste un accident, pas de quoi en faire toute une histoire. »

Mon pied me fait souffrir, mais je n’en laisse rien paraître et me relève. Le jeune homme se confond en excuse et me demande si tout va bien.

« –Rien de cassé. Mais… Ne serais-tu pas le jeune homme qui maîtrise la limaille de fer ?
Bien qu’il me soit impossible de connaître tout le monde, peu ici ignorait l’histoire du jeune homme qui, bien qu’il porte le nom de Metaru, maîtrise non pas le métal mais la limaille de fer. Selon la rumeur, il aurait été adopté par une branche de notre famille qui n’a rejoint que récemment le village. N’ayant jamais connu son nom biologique, il porte donc celui de notre clan.
–Responsable Akimiyo, en avons-nous fini avec le bilan ?
–Oui monsieur, voulez-vous que je vous raccompagne ?
–Non. Si vous me le permettez, je vais rester un peu. Je suis curieux de savoir ce que peut apporter ce jeune homme et sa maîtrise à la raffinerie.
–Je vais tout de suite chercher son chef d’équipe…
–Inutile, vous avez des choses plus importantes à faire que de perdre du temps à ça. Ce jeune homme va s’en charger.
–Comme vous le voudrez. Kaishyko, veille à répondre à toutes les attentes de monsieur Kenshin et viens me voir une fois que tout se sera fait. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Mer 25 Juil 2018 - 12:23
« Kaishyko ! Tu ne peux pas faire attention où tu vas ! »

C'était Akimiyo, le responsable. Imbuvable celui-là. Il faisait partie des rares récalcitrants qui avaient du mal à accepter ma présence au sein du clan. Alors accepter mon travail à la raffinerie, vous imaginez… Cette bousculade, j’allais en entendre parler pendant plusieurs semaine, croyez-moi ! Heureusement que les autres de la raffinerie, et surtout ceux avec qui je travaillais, n’étais pas comme lui.


C’est en me relevant avec mon lingot dans les mains que j’entendis la réponse de Kenshin :


« Rien de cassé. Mais…. Ne serais-tu pas le jeune homme qui maitrise la limaille de fer ?

- Heuu si effectivement c’est moi. »

Même si ça n’était pas la première fois que ça arriverait, j’étais toujours étonné de voir à quel point mon cas était connu dans le clan. Bon, il n’avait pas l’air d’avoir mal pris ma gourde. Et puis j’appréciais le sang froid avec lequel il m’avait répondu. Du plus cette question immédiate n’avait pas l’air d’être anodine... Tout cela me laissait penser que j’avais affaire à quelqu’un d’une autre trempe qu’Akimiyo. C’était intéressant….


Je restais devant eux, en retrait de la conversation, percevant que Kenshin n’en avait pas fini avec moi.


« Inutile, vous avez des choses plus importantes à faire que de perdre du temps à ça. Ce jeune homme va s’en charger.

- Comme vous le voudrez. Kaishyko, veille à répondre à toutes les attentes de monsieur Kenshin et viens me voir une fois que tout se sera fait.

- Bien, je m’en occupe, répondis-je avec une pointe de lassitude dans la voix qui disparut lorsque je m’adressai à Kenshin. Je vous propose de me suivre dans ce cas. Je vais continuer ce que je faisais tout en vous expliquant mon rôle ici. Je pense que sera le plus simple. »

Je jetai alors un coup d’œil derrière moi pour confirmer un pressentiment. En effet, plusieurs artisans Metaru soufflaient, haussaient les bras et braillaient mon nom, attendant que je vienne leur donner leur matériau de base. Je les montrai alors à Kenshin d’un geste de la tête, la mine amusée :


« Et vous voyez bien qu’ici on ne peut se permettre de s’arrêter trop longtemps ! »

Je continuai alors mes activités tout en expliquant mon rôle à Kenshin. J’allais certes un peu moins vite, mais tant que je ne bloquais pas la production personne n’allait râler. De temps à autres, il arrivait que les poussières métalliques qui se soulevaient dans mon sillage effleurent le visage de Kenshin.


« Donc comme vous le voyez, ne pouvant former les armes, je m’occupe de certaines tâches annexes tel que l’approvisionnement des tables en lingots, dont n’importe qui pourrait s’occuper au final. J’en profite pour récupérer toutes les petites limailles engendrées par l’utilisation du Kinton. Ça évite qu’on nage dans une mer de poussière métallique au bout de 3 jours, ajoutais-je avec un petit sourire. Sinon j’aide de temps en temps les fondeurs lorsqu’ils ont besoin de faire un alliage avec un dosage précis. Avec mes capacités héréditaires, je peux leur permettre de doser très finement le fer et le nickel par exemple. Après, comme c’est le magnétisme que je crée qui me permet de bouger les poussières métalliques, c’est un peu plus difficile pour les matériaux non-magnétiques…. »

Je marquai une pose à la fin de mon explication et fixai Kenshin :

« Voilà un peu ce que je fais ici. Mais j’imagine que vous vous doutiez bien que je n’avais pas de grandes qualités ou responsabilités ici, Kenshin-senpai. Alors pourquoi cet intérêt ? »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3688-metaru-kaishyko-terminee

Jeu 26 Juil 2018 - 10:29
Le responsable Akimiyo n’est pas quelqu’un que je porte vraiment dans mon cœur. Rien à redire sur son travaille, qu’il effectue avec le plus grand sérieux mais quant à son comportement… Certains chefs d’équipe sont allés jusqu’à se plaindre à moi à ce sujet-là. Mais tant qu’Akimiyo n’a commis aucune faute grave je n’ai aucune raison de le démettre de ses fonctions. Heureusement, les cas comme lui ne sont pas la majorité, sinon les choses seraient encore plus complexes à gérer.

Le manipulateur de limaille accepte sans broncher l’ordre – ou plutôt ma proposition – de me faire un tour des lieux. L’occasion parfaite pour discuter avec les ouvriers et les responsables de leur travail et de la situation à la raffinerie. Bien que leur chef me fasse un rapport mensuel, il est très important de parfois venir jusqu’à ceux qui travaillent directement sur le produit et de leur parler. Personne d’autre que eux ne connait leur travail et ce qui pourrait être amélioré. Le jeune homme m’invite à le suivre, tout en m’avertissant qu’il continuerait sa tâche pendant ce temps. En effet, plusieurs ouvriers se plaignent déjà de l’absence de leur jeune collègue et celui-ci ne peut se permettre de perdre plus de temps. Toute la limaille de fer présent autour de nous se mit à léviter. Telles des entités de poussières de métal, la limaille se regroupait ci-et là puis se dirigeait vers des bacs prévus pour la stocker. Il y a quelques secondes à peine, les établis se remplissaient de fins copeaux et maintenant ils devenus complètement propre. Un travail remarquablement efficace de la part du Metaru.

Ce dernier commence par m’expliquer que ne pouvant travailler directement sur la matière, il est chargé des tâches secondaires telles que l’approvisionnement en lingot ou le nettoyage des établis. Ses capacités lui permettent également d’aider les fondeurs à ajuster la proportion de métaux dans un alliage. Grâce à sa maîtrise du magnétisme, il est capable de sentir la composition et d’injecter les proportions manquantes de tel ou tel métal. Remarquable.

« –Voilà un peu ce que je fais ici. Mais j’imagine que vous vous doutiez bien que je n’avais pas de grandes qualités ou responsabilités ici, Kenshin-senpai. Alors pourquoi cet intérêt ?
–Très intéressant. Mais je ne suis pas d’accord pour dire que tu n’as pas de grandes qualités ou responsabilités ici. Vous tous avez de grandes responsabilités, car c’est grâce à vous que notre raffinerie est reconnue dans le monde entier. Vous êtes les mains qui ont fait notre renommée. »

Nous, dirigeant, sommes les cerveaux qui vous ont sélectionné pour vos qualités et ceux qui ont permis de propager le nom du clan Metaru et de la raffinerie. Vous êtes les mains qui ont permis de rendre tout cela possible. Les mains sont plus nombreuses, mais les cerveaux ne peuvent rien faire sans les mains. Une dépendance mutuelle que peu saisissent réellement.

« –J’aimerai que tu me présentes aux différents chefs d’unités, afin qu’ils me donnent leur point de vue sur la situation ici et les améliorations potentielles qu’ils ont en tête. Mais avant tout, j’aimerai avoir ton point de vue sur ce sujet. Tu possèdes un rôle très spécial, unique même. Qu’en penses-tu ? Parles franchement, sinon ça tu ne ferais que me faire perdre mon temps. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Ven 27 Juil 2018 - 19:20
J'avais posé la question à l’homme et le dirigeant m’avait répondu. J’aimais bien le respect qu’il avait pour ceux qui travaillait à la raffinerie, qui démontrait toute la capacité du clan Metaru à rester unis. J’acquiesçai à ses propos avec un petit sourire.


Car si effectivement j’appréciais ce qu’il m’avait dit, je ne m’attendais pas à une réponse aussi "langue de bois". Kenshin savait manifestement bien parler, et faire un discours même de manière improvisée lui semblait assez facile. J’en pris note, ça pouvait toujours être utile si j’étais amené à retravailler avec lui par la suite. Bref, le noble des Metaru ne s’attarda pas longtemps et continua.

« J’aimerai que tu me présentes aux différents chefs d’unités, afin qu’ils me donnent leur point de vue sur la situation ici et les améliorations potentielles qu’ils ont en tête. Mais avant tout, j’aimerai avoir ton point de vue sur ce sujet. Tu possèdes un rôle très spécial, unique même. Qu’en penses-tu ? Parles franchement, sinon ça tu ne ferais que me faire perdre mon temps. »

Je ne pus réprimer le passage du petit au large sourire. Vous savez celui où on voit toutes les dents ? Pour parler franchement, il n’y pas de problème :


« Franchement donc, humm…. Eh bien, je vois bien certaines choses mais c’est purement un point de vue personnel, Kenshin-senpai. Vous êtes sûr de vouloir prendre du temps à les écouter ? »

J’attendis un instant sa réponse, et continua :


« Alors si vous voulez j’ai plutôt pour ambition d’être shinobi, et je ne compte pas travailler ici encore longtemps. J’apprécie l’accueil des Metaru et maintenant, j’aimerai vivre sans m’adosser au clan. Ce travail en fait partie. Et dans cette optique là, ce que je vois surtout c’est comment la raffinerie pourrait fonctionner SANS moi ; et sans me remplacer… »

J’avoue que j’ai un peu poussé en annonçant ça mais en même temps, comme je m’imaginais toujours en shinobi en mission au lieu d’être ici, je me suis souvent posé la question de la nécessité de mon poste. Je pris une inspiration. La suite allait être plus technique et j’espérais qu’il allait suivre. Ca me permettra de savoir également si en tant que chef il s’intéresse vraiment à ses sujets. Une autre information utile à noter.


« C’est au final un peu une histoire de stratégie. Comme vous l’avez vu je passe pas mal de temps à distribuer les lingots à toutes les tables. C’est un bouleau de manutention et ça, ça peut être supprimé si dès le début on organise les établis autour de la sortie des lingots, un peu comme ça, vous voyez ? expliqua-il en dessinant l’alignement avec ses mains des tables aux abords de la sortie de lingotière. Ensuite il faudrait gérer cette histoire de poussières, car pour une autre personne les ramasser pourrait être interminable. Je pense qu’en installant des grilles sur le sol en dessous des établis, la poussière pourrait être stockée temporairement en tombant dans un bac en-dessous. Bon ça demande quelques travaux mais au moins ça règle le problème de mon travail ! »


Je repris mon souffle un instant. J’avais manifestement parlé assez vite et j’espérais que Kenshin avait tout compris. Puis soudain je me suis rappelé sa dernière question.


« Si vous avez d’autres questions y a pas de soucis. Ah ! Et pour les chefs d’unité ils doivent être en réunion du matin là. C’est dans une petite salle à l’étage. Vous devriez les trouver facilement et, vu qu’ils sont tous ensemble maintenant, ça sera plus simple pour vous pour leur poser la question. Je vous accompagnerais bien mais comme vous l’avez vu je peux pas m’absenter 5 minutes ici ahahah ! »

J’eus un petit rire décontracté. Ca changeait d’Akimiyo ! Un supérieur agréable et franc c’était pas mal, même s’il parlait parfois un peu trop formellement. A ce moment-là, je ne savais pas que j’allais être amené à le revoir plusieurs fois, dans un contexte qui était bien différent….


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3688-metaru-kaishyko-terminee

Dim 29 Juil 2018 - 12:49
Le jeune homme semble apprécier ma proposition, comme en témoigne son grand sourire. Il hésite et me fixe en quête d’une deuxième approbation.

« –Oui. »

Le Metaru me fait part de sa volonté de quitter son travail pour se consacrer pleinement à sa formation de shinobi. Un choix raisonnable, intelligent. Un choix que j’aimerai pouvoir faire… Mais je ne peux me soustraire à mes obligations. Entre mon travail à l’institut et mes tâches de nobles, il ne me reste que les entrainements matinaux et les missions pour améliorer ma maîtrise des arts shinobis… Bien peu de temps en somme. Peut-être devrai-je – pendant un temps – demander à ce que l’on libère de certaines obligations claniques, telle que la raffinerie… Je dois y réfléchir.

Outre le souhait de se consacrer à sa formation militaire, le jeune homme cherche à gagner son indépendance du clan. Bien qu’il soit reconnaissant de l’aide que le clan lui a apporté durant tout ce temps. Je comprends son souhait : ce ne doit pas être facile de vivre dans un clan qui n’est pas le sien. Arrivé depuis peu parmi nous, il est passé d’un endroit où tout le monde le reconnaissait comme un Metaru à un autre où personne n’avait connu de situation similaire.

Mais ce qui semble préoccuper le jeune homme n’est non pas sa future situation, mais celle de la raffinerie. Il semble croire que sa présence, son travail est une absolue nécessité et que sans lui, la machine ne tournera plus. Je me retiens de faire un petit rictus, nous avons toujours fait sans aucun Maître de la Limaille de Fer auparavant. Cela nécessitait plus de personnel pour nettoyer les copeaux de métal et je dois avouer que l’efficacité de la raffinerie s’est légèrement amélioré, mais elle était parfaitement fonctionnelle. Considération à part, il y a du vrai dans ce qu’il dit. Sa solution serait d’aménager les établis et les lieux pour que les copeaux aillent dans des bacs et ne trainent plus n’importe où. Il propose également d’aménager les établis de sorte à ce qu’ils soient organisés autour des fours d’où jaillissent les lingots. Ainsi, le temps perdu en ravitaillement et trajet serait grandement réduit. Cela demanderait de revoir complètement la disposition des ateliers et de la fonderie pour positionner les fours de telles sortes qu’ils soient l’élément centrale de l’organisation… Mais en faisant ainsi on les éparpillerait et cela rendrait très difficile leur ravitaillement ainsi que leur contrôle. Centraliser les processus dans une seule pièce est dans ce cas plus efficace. Mais en ce qui concerne la création de grilles et de bacs pour récupérer les copeaux de métaux, c’est une idée peu couteuse, facile à mettre en place et qui serait probablement efficace. Il faudrait récolter ces bacs, ou créer un système sous-terrain qui permettrait de regrouper toute la limaille de fer, avec des tapis roulant par exemple. Le fleuve pourrait faire l’affaire de force mécanique, et il suffirait de créer un ou plusieurs moulins à eau et de transmettre la force jusqu’au bâtiment pour alimenter les tapis. Le tout pourrait aller dans un bac central et être refondu pour optimiser le rendement. Cela demanderait bien plus de travaux et d’argent. On pourrait procéder en deux étapes : installer les grilles et les bacs puis, dans un second temps, installer les tapis roulants. Je confirmerai cette idée après avoir discuté avec les différents responsables d’équipes puis, en fonction, j’en parlerai au responsable Akimiyo.

Le Metaru m’indique que les chefs d’équipe sont en réunion jusqu’à la fin de la matinée. Il désigne une petite pièce surplombant la salle et me propose d’en profiter pour aller les voir. Dans l’incapacité de s’absenter, il conclut son discours par des excuses.

« –Je te remercie de ton temps, jeune Metaru. Je reviendrai dans quelques jours pour voir les chefs, qui sont occupés à d’autres responsabilités pour l’instant. Bon courage pour ta formation militaire et merci du bon travail que tu as fourni ici. »

Je pourrai évidemment interrompre leur réunion pour parler avec eux, mais ce serait incorrect et mal vu. De plus, cela me donne l’opportunité de prendre plus de temps pour réfléchir sur toutes ces idées. Je viendrai les voir une fois que j’aurai un plan concret à leur présenter. Mais alors que je reprendre ma route pour me diriger vers la sortie, il me revient que le Metaru doit aller voir son responsable, surement pour se faire sermonner… A moins que je ne lui donne de quoi répondre.

« –Quand tu verras le chef Akimiyo, dit lui que je le félicite pour le comportement de ses employés et que je vous remercie tous deux pour votre aide. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Lun 30 Juil 2018 - 21:33
Jeune Metaru. C’est ce qu’il avait dit. J’étais content qu’il me désigne ainsi. Il ne s’en était pas forcément rendu compte mais en disant ça, Kenshin m’avait montré qu’il me considérait non pas comme un jeune de la raffinerie, ou même un manieur de la limaille de fer (ce que j’aurai également apprécié), mais bien comme un membre du clan à part entière.


Je me penchai légèrement du buste pour le remercier en retour, les bras le long du corps. Le jeune dignitaire Metaru m’encouragea également pour mes projets de shinobi. A croire qu’il n’avait plus de lien que je ne le pensais avec le métier…. Il insista également sur la qualité de ce qu’il faisait à la raffinerie. J’acquiesçai en souriant : pour moi comme pour vous je pense, ça fait toujours plaisir de voir son travail reconnu, non ?


Pour le départ de mon interlocuteur, je m’étais arrêté dans mes tâches. Celui-ci fit demi-tour après ses paroles et se dirigea vers la sortie. Passant à autre chose, je me reconcentrais dans mon travail et me remis à l’œuvre immédiatement, histoire de pas me faire haïr par mes collègues parce que je papote au lieu bosser. Quand on travaille uniquement avec des Metaru, il faut faire faire gaffe à ce genre de choses. Un clan à l’âme de guerrier ça a le sang chaud….



C’est alors que Kenshin-senpai s’adressa à moi à l’autre bout de la salle à l’entrée :


« Quand tu verras le chef Akimiyo, dit lui que je le félicite pour le comportement de ses employés et que je vous remercie tous deux pour votre aide.

- Vous pouvez être sûr que j’y manquerai pas, Kenshin-senpai ! »
lui lançai-je en retour, un rictus de malice aux lèvres.


Un carreau venait d’être replacé dans l’arbalète. On était assez proche de midi. Je finissais ma routine de réapprovisionnement, délivrant des lingots à chaque table et ramassant la poussière métallique environnante avant d’aller voir Akimiyo. Servile comme il l’était, il allait sûrement apprécier le compliment de Kenshin. Et peut-être que ceci me sauverais de la deuxième couche de remarques rapport à la chute du lingot de tout à l’heure….. Mais attends ! C’était quand même assez bizarre qu’il ne pense à remercier Akimiyo que bien après la fin de notre discutions. Hummm, intéressant… Kenshin Metaru. On verra bien ; je lui en reparlerai la prochaine fois que je le verrai.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3688-metaru-kaishyko-terminee

De la matière à la poussière (FT. Metaru Kenshin)

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages :: Raffinerie
Sauter vers: