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Provocation pour extension


Lun 23 Juil 2018 - 20:08
Depuis les semaines que nous nous fréquentions Diao et moi, avec le lien qui nous unissait et la tentative de l'emmener avec moi dans une périlleuse mission, je décidais de passer par-dessus ma fainéantise et de la convier sur le haut plateau pour une seule chose. Un entrainement certes, vu l'endroit, mais pas seulement, aussi une tentative de création de technique combiné. Je connaissais les talents et les affinités de Diao, elle connaissait les miennes, et si je voyais mal comment marier le bois et le feu, mon vent ferait largement l'affaire, quoi qu'un peu trop facile et classique pour nous convenir. Déjà, il fallait motiver la jeune fille, alors comment ? Un simple message fort aimable envoyé directement à son nom à son domaine, "viens prendre ta branlée aux hauts plateaux demain planche à pain". Signé de mon nom bien entendu. Je savais qu'avec celle-ci, elle déboulerait à midi ici pour tenter de me gifler, si ce n'était pas pire....

Je me préparais déjà à la recevoir, tranquillement, et à lui expliquer que c'était une plaisanterie (comment ça pas drôle ?), pour l'inviter ici à réaliser avec moi une combinaison efficace. Cela prendrait peut-être un peu de temps pour la calmer, mais la joie que je ressentais en imaginant sa tête lorsqu'elle lirait ce message suffisait à combler ce sacrifice.

J'avais armes et armures pour l'occasion, et plutôt que de me préparer à recevoir un assaut, c'était couché, tranquillement, comme elle avait d'ailleurs parfois l'habitude de me voir, au milieu du terrain d'entrainement, que je l'attendais. Je prenais le soleil en quelque sorte. Je devenais ainsi une cible facile, mais quand même, Diao n'oserait tout de même pas tenter de me tuer je pense...


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Mar 24 Juil 2018 - 19:07
C’était donc d’un détermine que j’arrivais au lieu du rendez à la bonne heure, cet espèce de malotru allait voir à quel point il était dangereux de jouer avec les limites d’une Chokoku, à la patience fictive, car inexistante. Une petite tech de senso me faisait le repérer avec précision, essayons de ne pas le tuer-tout de suite, mais plutôt de le faire danser. À portée, c’était donc autant de billes explosives que j’avais pu en produire sur le coup de colère qui fusaient à travers toute la zone explosant au sol, au ciel, partout, un vrai champ de guerre laissant quelques cratères et de la poussière volaient…

_”QUI TU TRAITES DE PLANCHE À PAIN L'EFFÉMINÉ ?!! Viens ici, explique-toi, tout de suite. TENSHI !!! ”
Soufflant quelques explosifs de plus au cas s’il n’avait pas compris que c’était la guerre… “ JE NE SUIS PAS PLATE ! “

Appuyer sur mes complexes comme ça. Cela ne se faisait pas et si pour le moment j’avais juste fait des tirs de sommation pour le troubler dans sa quiétude, sous peu - sauf bonne argumentation de sa part, c’était quelqu’un de ses bouts que j’allais faire sauter. Comme sa virilité caractérisée par exemple. Je n’avais pas décoléré depuis la vieille et d’ailleurs pour lui faire fermer son clapet à ce dégénère, j’avais même mis un haut dévoilant certes deux pommes, mais pas une platitude absolue non plus !

_”C’est plat ça peut-être ? Abruti, regarde mieux ! JE NE SUIS PAS PLATE ! En tant que kunoichi je bande juste mes atouts féminins pour être plus efficace. C’est clair maintenant ?!! Retire ça. Tout de suite ! TENSHI TOUT DE SUITE ! ”


Là-dessus je bombais le torse, en pointant la zone du litige du bout des doigts. C’est bon la ?!! Il la voyait ? Qu’avaient ils tous comme obsession avec ça-moi comprise quelque part. Non attaque une fille sur sa poitrine, ça ne se faisait pas, surtout quand on lui faisait la remarque toute sa vie. Goujat, il allait recevoir une sacrée correction. J’allais faire flamber la zone et lui avec s’il ne s’excusait pas ! En reconnaissant qu’il avait tort. Non, mais planche à pain… PLANCHE À PAIN.
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Mar 24 Juil 2018 - 21:59
Le tintement de cloche annonçant la fureur de Diao ne tarda pas. "Pile à l'heure", me disais-je quand elle intervenait sur le haut plateau à sa façon. Un bâillement prononcé, et tout autour de moi, au-dessus de moi, devant, derrière, tout explosait... Un véritable festival d'explosions dont certaines manquèrent de m'emporter d'ailleurs... Avais-je poussé le bouchon un peu trop loin ? Je devais courir d'un endroit à l'autre pour ne pas me retrouver carbonisé. Cela ne m'étonnait pas, mais c'était tout de même un poil exagéré. Un véritable champ de bataille qu'elle nous fabriquait là. Cette luminescence somptueuse et scintillante, belle et dangereuse à la fois, un peu de poésie m'amenait à penser qu'elle créait artistiquement notre relation sur ce terrain d'entrainement. Notre amour était là, partout, jaillissant de mille feux, que je m’efforçais d'éviter avec grâce et même un peu de joie. L'amour, une bataille, où les blessures endurées ne guérissent réellement jamais. Même si pour cette fois, je devrais à peu près m'en sortir car il semblait bien qu'elle ne cherchait pas à me viser, juste à s'annoncer, elle, et surtout la colère qui l'emportait.
Il faut dire, honnêtement, que je l'avais bien cherché.

J'espérais qu'elle n'avait pas ruiné mon équipement dans sa furie, c'est qu'il coûtait cher, et quand elle m'apparaissait en hurlant, je cessais de penser à l'équipement pour lui sourire d'abord en levant les mains, puis en riant un peu. Là, elle soufflait de nouvelles explosions sur lesquelles je devais à nouveau danser pour ne pas me faire avoir... Elle était vraiment en colère, mais au moins elle était là, et je riais de mille joies, presque aux larmes, quand elle continuait de rager sur moi.
-Mais attend je vais t'expliquer ! Tentais-je de placer. Mais pas moyen qu'elle m'écoute sur ce moment.

J’arquais les sourcils et ouvris grands les yeux quand elle me faisait sa démonstration de féminité. M'insultait de femelle, elle le faisait déjà souvent, mais ça là, pour le coup, c'était une première... Elle me demandait de contempler hardiment sa petite poitrine. Je lui renvoyais bien entendu un sourire taquin sans en perdre une miette. Elle était loin d'imaginer ce que je pensais vraiment de cette poitrine et la vue m'était des plus agréables. Je le lui signifiais d'ailleurs avant de répondre on la regardant droit dans les yeux de cet air séducteur qu'elle connaissait, y ajoutant, cette fois, non sans gêne, un brin de lubricité.
-J'adore des petits seins moi tu sais... Je préfère les petites poitrine... C'était juste une plaisanterie pour m'assurer que tu arrives à l'heure, parce que en fait, je voulais qu'on tente de réaliser une technique combinée ensemble.

Il ne valait mieux pas tourner autour du pot, même si je ne pouvais pas changer le regard que je posais sur elle, trop savoureux, et l'instant avait un quelque chose de suprême que je voulais garder absolument en mémoire. En riant un peu je continuais.
-Calme tes explosions... Tu vas finir par me tuer là... Par contre si tu veux laisser ton kimono ainsi surtout ne te gêne pas.


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Mer 25 Juil 2018 - 2:00
Il n’allait rien expliquer du tout, juste subir et s’estimer heureux de ne pas mourir, ce bougre de goujat imbécile ! Et non content d’avoir déjoué mes nerfs, il se moquait allègrement, le pire dans l’histoire, je mettais longtemps à me rendre compte de ce que j'étais venu faire quand même, un acte pas très raisonnable. Si la fumée avait pu me sortir par les oreilles, nul doute que. C’était certain que le mot magique de combinée -C’était moi qui l’avait tanné avec ce caprice-là, avait eu le don de refroidir mes ardeurs fissa. Refermant mon kimono de façon plus raisonnable, je continuais toutefois de l’insulter de tous les noms d’oiseaux, les joues rougies comme la pivoine, mélange de gêne et colère face à ses propos et la malaisance instaurée en les posant.

_”Je suis toujours à l’heure imbécile. Si tu tiens à ta vie, réfléchie mieux à tes farces.”

Comme en ne pointant pas du doigt un de mes complexes, incroyable, il n’y avait que lui pour se permettre ce genre de chose et s’en sortir vivant.

_”Une chance que tu nous as isolés, j’aurais eu des ennuis encore en faisant péter la ville.”

Comme quoi, il fallait vraiment que j'apprenne le self-control. Vraiment et vite de préférence. Balayant le nuage de poussière causée par les explosions et enfin ou presque calmée, je daignais me rapprocher de mon acolyte qui pour une fois avait fait de l’exercice physique grâce à moi.

_”Combinée tu disais ? Comme pour la statue ou tu penses à quelque chose de plus agressif ?”

Qu’on se l’entend, j'étais plus d’humeur à tout détruire, qu’à créer gentiment maintenant. Le terrain et la sueur des exercices de Tenten parlaient pour moi. Toujours en marmonnant je le fixais d’un air sévère pour qu’il arrête de me regarder du sien moqueur, je sentais bien qu’il allait me rappeler ce moment toute notre vie. Qu’avais je donc fait sur un coup de tête !

-”Arrête ça, tu crois que je ne te vois pas imbécile.”

Bras croisés je cachais ce que je pouvais, regrettant de ne pas avoir mis mes bandages aujourd’hui finalement, je n'étais pas très confortable, qui aurait cru qu’une fille aussi explosive puisse se sentir si fragile sur une seule variation physique… Un grand n’importe quoi je vous l’accorde.

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Jeu 26 Juil 2018 - 9:37
Vous savez, ce sourire niais, taquin et enjoué qu'on a quand on regarde une fille, il n'arrive pas à tomber, on a l'air bête (sauf moi bien sûr *tousse*), et bien c'est le sourire que je lui offrais sans pouvoir le retenir. Même dans sa furie la plus totale, elle m'amusait au plus haut point. Elle redevenait la petite vierge effarouchée que je connaissais quand elle prenait conscience du geste qu'elle venait de faire. Comment ne pas fondre devant cela ? N'y a-t-il pas toujours dans la franche gaieté une sorte d'enfantillage qui ressemble à l'innocence, et qui en fait le plus grand charme ? Moi, en plus de mon enfance, sous prétexte de laisser mûrir la raison, j'ai laissé souvent, dans la jeunesse, flétrir l'innocence et fortifier mes passions. Mais pas elle, même dans un moment si gênant, dans sa colère, elle était la blancheur, l'emprunte virginale immaculée d'un désir inassouvi et inaccessible, outre tout ce qui faisait notre lien, je pense qu'une grande partie de l'essence de notre compassion l'un pour l'autre venait aussi de là.


Lui offrant le visage que je crois elle détestait, ce sourire, à la fois feint et réel, d'où transpirait autant de charme que de pur machiavélisme, et où au fond de mes yeux, régnait un désir hardant, si brûlant qu'ils s'illuminaient d'une hauteur et d'une puissance peu commune, empreint d'une joie enfantine, inspirée par un trait démoniaque à souhait. Pas moyen de retenir cela cette fois, car, elle devait un peu s'en douter depuis le temps, si je l'aimais tellement, pas comme j'aimais Yume c'était certains, mais tout de même, c'était parce que j'avais la conviction, que je la possédais, qu'elle était à moi. Arrogant ? Posséder quelqu'un ce n'est pas en faire un esclave, ce n'est pas le faire obéir à tout, c'est autre chose, plus subtile, plus imprégnant.
-Tu viens de me donner un souvenir que je ne suis pas près d'oublier. Mais passons. J'imaginais quelque chose d'agressif effectivement. Je pourrais souffler ton katon pour le rendre plus puissant, mais c'est trop simple, toi et moi nous valons beaucoup mieux que ça. Il se trouve que je suis assez fort dans les techniques d'emprisonnement, même en ninjutsu. Il y a peut-être un coup à faire là-dessus qu'en dis-tu ? Moi je domine, et toi tu achèves. Cela nous correspond assez.

Je finissais d'un petit clin d’œil aguicheur, aujourd'hui je ne sais pas pourquoi, j'avais une terrible envie de la chercher, de l'émoustiller, de la tester. Un peu comme un petit garçon qui avait envie de jouer avec une petite fille, le petit garçon est innocent, il n'a pas conscience du pourquoi il fait cela, mais il me fait quand même. Devenant extrêmement doux, et lui offrant alors une œillade tout aussi douce et suave, je continuais mélodieusement et plus calmement.
-Peut-être que si tu es sage, ce n'est pas toi que je mettrais dans une cage de bois, pour que tu ne m'échappe plus jamais. Je plaisante bien sûr (ou pas qui sait). Tu sais que tu as quasiment failli détruire mon équipement . Mon armure est neuve... Et je ne parle pas de mes vêtements, si je m'étais retrouvé nue tu aurais eu l'air fine tiens.

Terminant sur un jeté de cheveux et dévoilant ma nuque, je ne fis alors que de la regarder droit dans les yeux avec insistance, afin de voir comment elle prendrait ma proposition et mes provocations.




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Jeu 26 Juil 2018 - 10:34
Oh ce maudit air, si je m'écoutais… Non il ne valait mieux pas.

_”Tenshi arrete ca. Tu m’as assez tapé sur les nerfs pour aujourd’hui.”

Ce n’était ni un ordre, ni une menace, mais plutôt un manuel de survies. C’était donc perplexe et contrariée que je l'écoutais d’une oreille tout en le fixant de mes deux yeux perçants. Il allait perdre sa jubilation fissa ou j’allais me fâcher pour de bon ! Quoi ? Non je ne l'étais pas, pas encore assez du moins, il vivait encore, comme le terrain était presque sur pied. Jetant un coup d’oeil à son équipement, je constatais qu’il n’avait rien malheureusement. Son histoire de domination et achèvement s'énervait à l'écoute sans trop que je sache pourquoi, allons, allons, relâchons la pression pensais-je en quittant sa vue pour vérifier que mon décolleté-qui n’en était pas un sous le tissu ajusté, je précise- était bien à nouveau en ordre. Ce type me rendrait folle.

_”Tu veux que je glisse des bombes dans tes cages de Mokuton, ou que je les enflamme façon bûcher des feux d'été des festivités ? “

À son clin d’oeil, je gonflais les joues menaçant de lui cracher une bombe à la face… Attention TENTEN ! Il était vraiment intenable aujourd’hui, allez savoir ce qui lui passait par la tête. Un coup de soleil peut-être ? En tout cas, sur ce coup-là, il m’avait roulé pour les trente prochaines années sans bavure au moins, aucun doute qui me le rappellera à la moindre occasion. J'étais entourée de sales types parfois. Il se foutait de moi en prime en jouant les adoucie aussitôt ma face annonçait l’explosion imminente. Homme épuisant, je savais bien que cela serait indéfinissable si je rentrais dans son jeu, ensemble, nous étions comme deux enfants un peu imbéciles parfois.

_”Tu te serais habillé de lierre et pris pour le roi de la montagne non ? “ Rires moqueurs et oeillades du même ton. “ Tu ne crois pas que je suis assez en cage comme ça ? “

C’était dit un peu sèchement, mais quand on y regardait de plus près, quelle était ma seule vraie liberté dans mes actes ?

_” Puis le bois, je le brûle, je le fais exploser, appâte-moi plutôt avec de la nourriture pour me garder sur ton perchoir, ça sera plus efficace imbécile.”

Tir de langue, je décidais de désamorcer un peu l’affaire, parce qu’en réalité j’avais envie de m’amuser avec lui sur cette histoire de combinaison, créant un clone pour nos essaies, je l’invitais donc à lancer le bal, suivant les futures directives de son idée, sinon j’improviserais en incendiant son branchage.

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Jeu 26 Juil 2018 - 20:45
Haaa les femmes... Et particulièrement Diao, elle me prévenait, non, me menaçait en fait, et pourtant derrière toute sa colère, je sentais qu'elle adorait. Un genre de jeu du ni oui ni non... Les femmes c'est comme les anguilles, faut être ferme pour les attraper, mais pas trop. D'ailleurs à bien y regarder, avec une femme c'est toujours ce genre d'affaire, "un peu, mais pas trop", et on s'étonne du taux de dépression chez les jeunes hommes qui ne comprennent pas encore les règles du jeu...

J'accédais à sa demande, à abaissant le sourire et les armes par la même occasion (par armes il faut entendre provocation). Elle me paraissait bien assez troublée comme ça, une vraie petite vierge prise sur le fait pendant un plaisir coupable. Je me permettais d'ailleurs, tout de même, un dernier petit clin d’œil qui disait "aller pour cette fois je m'arrête là". Mais clairement ce n'était que partie remise. La question cependant demeurait, me ferait-elle à nouveau son visage de pokemon avec ce dernier clin d’œil ? Parce que je ne cache pas que ses petites joues gonflées j'avais trouvé ça trognon.

Bien, un peu de sérieux, même si avant cela, je ne pouvais décemment pas ne pas rebondir sur sa remarque sur ma probable tenue. Ce serait criminel de ne pas saisir une perche aussi longue, et après elle me le reprocherait assurément, mais qu'importait, je me devais de répondre. Cette petite moquerie, à moi, ne me paraissait pas si anodine, et plissant le regard aussi inquisiteur que taquin sur elle, je fis entendre le son d'une voix, disons, "coquine".
-Allons Diao, nous sommes là pour nous entraîner pas pour que tu fantasmes sur moi.

Oui parce que le mâle habillé en lierre, c'était clairement le fantasme primitif du chef tribal, combien même elle pourrait le nier. Elle pouvait rire, cela ne m’offensait pas au contraire, je découvrais une facette de sa personnalité, qui même si elle voulait le dissimuler, que je soupçonnais depuis déjà un moment. Haaaa les femmes... Diao en fleur de l'âge, sur ce point, n'était pas différente des autres, si les hommes savaient ce que les femmes ont en tête, ils seraient tellement plus pressants. Retrouvant mon sérieux, je lui découvrais désormais un visage gravissime et transpirant d'une glaciale neutralité. Le changement de ton était net, et la voix, suave et mélodieuse, tintait désormais avec plus de fermeté.
-Je vais utiliser une technique sur ton clone, on va voir ce que ça t'inspire. Après tout, c'est toi l'artiste de nous deux non ?

Me tournant vers ce clone, quelques mudras suivirent, rapide, exécuté à la perfection tandis que me tenant parfaitement droit, je fixais froidement le clone. Le bois jaillissait du sol rapidement, sous les pieds de ce clone, et l'encerclait jusqu'à étreindre violemment sa personne. Le clone était donc désormais emprisonné, et moi, conservant un mudras sur mes mains, je pouvais à loisir serrer et desserrer l'étreinte, jusqu'à la libérer, ou encore, la broyer.
-Le tout est de parvenir à passer cette technique d'emprisonnement, mais une fois fait, l'adversaire est entre mes mains si j'ose dire. Tu penses pouvoir faire quelque chose de ça ?



Spoiler:
 

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Jeu 26 Juil 2018 - 21:32
Fantasme hein ? C’était quoi au juste que l’on pouvait qualifier ainsi ? Tenshi ne me faisait pas ce genre d’effets, mais c’était plaisant, dans le sens amusant de l’imaginer ainsi, avec son corps d’androgyne. Je souriais… Ah non, ca suffit, il allait en plus se consolider dans ses idées ce bougre.

_”Arrête de dire n’importe quoi, tu imagines si on nous entendait ? Je suis fiancée et nos familles n’ont pas le sens de l’humour.”

Le fiancé non plus ceci dit. D’ailleurs espérons que personne ne nous à vu non plus ou que cette histoire un jour puisse être mal interprétée. Il fallait vraiment que je travaille mon impulsivité, aucun doute, à force cela allait me coûter cher. Oh que diable, un peu de légèreté ne nous ferait pas de mal, de toute façon à quoi bon jouer la façade, Tenshi s’en fichait.

_”Je suis plus friande de virilité, le lierre gâcherait l’effet et la vue non ?” tir de langue avant de repasser aux choses sérieuses. “ Pour mes créations, tu n’imagines pas le nombre de corps nus que j’ai pu voir pendant mes cours de sculptures et même après. Tu serais surpris de l’ouverture d’esprit innocente d’un Chokoku sur le sujet. la vision d’un artiste est pure et inspirée, elle n’à que faire de la luxure ou du jugement. Elle traque juste la muse pouvant guider sa passion.”

Bref, ne nous lançons pas dans ce sujet, sinon, notre tâche n’avancera jamais. Mon clone pour être franche ne faisait pas grand chose, le but étant d’abord de mettre au point la stratégie, avant de lui donnant un semblant de condition réelle… Ses lianes me laissaient perplexe, je n’aimerais pas être prise dedans, elle pouvait vite se sentir comme violer… Une lumière ne c’était pas faite dans mon esprit, je n’avais encore jamais utiliser de clone pour une tâche en réalité. J’y reviendrais…

Et alors que le clone se faisait violenter sans merci, je donnais sadiquement le coup de grâce en jetant mes flammes pour qu’elles dévorent le bois et donc la victime dans un bûcher réel par la même occasion. J’avais un sourire satisfait en regardant Tenshi avant l’explosion du clone, un qui montrait que j’aimais un peu trop faire preuve de sadisme, mais alors que le “pop” raisonnait, mon regard s'écarquillent et l’expression de mon visage se transformait instantanément, ma double et moi même ne faisant à nouveau plus qu’une et avec ca, toute l’accumulation de son expérience pour le moins… Brutal. La sueur perlait sur mon corps aussitot me rendant fébrile. Mes iris rubis si convaincues d'ordinaire devenaient des joyaux vides et je tournais de l’oeil en quelques instants me laissant crouler sans rien pouvoir faire sous l'intensité du choc psychique et physique…

Erreur de débutante.


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Ven 27 Juil 2018 - 9:44
Nous avions l'idée et la somme de base, le bois prenant aisément feu, un ennemi emprisonné serait plus ou moins rapidement carbonisé. Toutefois, il ne fallait pas croire que c'était simple, le bois ne flambait pas comme du papier, il se consumait lentement, sinon les cheminées ne se chaufferaient pas au bois... J'étais assez satisfait de ce premier essai, nous avions là moyen de créer une très belle combinaison et qui serait inattendu qui plus est.

Quand le clone explosait, j'admets avoir un moment d'étonnement, mais il était court, après tout un clone du clan Chokoku... Qu'y avait-il de réellement étonnant à cela ? C'était décidément extrêmement dangereux à affronter comme clan, et je me disais que combien même j'avais un pouvoir de protection et d'emprisonnement idéal, si je devais affronter l'un d'eux un jour, ce serait épouvantable.
Marquant un instant, durant le temps que Diao utilisait son lance-flamme des familles, je me disais que si nous venions à créer une technique combinée, c'était vraiment que je me liais à elle. Je travaillais seul normalement, toujours seul, jamais je n'ai compté sur qui que ce soit jusque-là, et elle, elle m'avait conduit à lui faire suffisamment confiance pour en venir jusqu'ici. Les villages, auxquels je ne croyais normalement pas avaient en fait cette capacité, on n'aime pas un village pour le village, on aime le village pour les liens qu'on y crée, les gens qui s'y trouvent, c'est la multitude qui fait notre amour de la patrie, pas la patrie elle-même. Haaa Diao, si seulement tu avais pu voir ce qu'il y avait au fond de moi, toute cette noirceur, cachée sous le voile de l'innocence et de la sainteté. Quel animal rapace et malsain je devais combattre tous les jours de ma pauvre vie, pour demeurer l'ange que je veux absolument être.
Toutes libertés, toutes ambitions, toutes perfections, exigent un sacrifice à la hauteur de ceux-ci.


Quand le clone explosait, je comptais tourner un regard satisfait vers Diao, début d'une récompense bien méritée, mais je décelais chez elle quelque chose qui ne me plaisait guère à ce moment. Elle avait l'air choquée, fébrile, elle était je crois sous le choc de sa propre technique et de ce qu'avait dû subir sans broncher son clone. La sueur sur son front, ce regard livide, mon Dieu que je ne le connaissais que trop... Je me suis alors sentis mal pour elle, et j'aurais voulu emporter sa douleur sur les épaules, pour la libérer de son poids dans l'instant. Elle tombait ensuite au sol, et je la contemplais... Ma première réaction fut le silence, nous étions des guerriers et la plaindre n'aurait pas été une preuve de respect, mais de pitié. Diao valait beaucoup plus que ça, pas seulement à mes yeux, mais en général. Venant à elle, le faciès léger et le regard confiant, chaque pas me conduisit avec allégresse vers un simple geste d'affection, qui n'était pas pourvu de la moindre arrière pensée. Je lui souriais simplement, légèrement, me penchant sur elle et lui tendant la main.
-Nous sommes sur le bon chemin, prend ma main. Lui murmurais-je pour l'inviter à accepter mon aide pour se relever.

C'était de cette affection qu'il s'agissait. Sans désir licencieux, sans entrave libertaire, sans projet de convoitise ou de manipulation. Le profond respect que je lui portais ne pouvait aller qu'en de plus en plus de soutien inconditionnel pour elle. Voilà ce qui endormait la bête qu'elle ne voyait, l'envie simple de lui faire don de moi, dans la mesure du possible, sans la mettre en danger, jamais. Le soleil brillant sur nous, frappant dans mon dos, et faisant luire ma crinière, j'étais, je me prenais, je figurais, être son ange gardien, pour une fois que ce n'était pas elle qui était le mien.


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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Dim 29 Juil 2018 - 6:49, édité 1 fois
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Dim 29 Juil 2018 - 2:21
Peut être qu’on me l’avait dit un jour et soit je n’avais pas écouté, soit j’avais oublié… qu’importe, le résultat fut le même et heureusement qu’il ne s’agissait là que d’un entrainement privé. Les mots de la personne la plus proche de moi en définitive me ramenaient à notre réalité moins douloureuse, vite dit, que le rapport de l’alternative de mon clone. Mes iris reprenaient leur vivacité dans l'océan patient des siennes et machinalement j’avais posé ma main dans la sienne pour être aidée, pour qu’il me fasse remonter. C’était dans des instants de ce genre, ou je ne sentais ni honte ni humiliation propre à mon orgueil démesuré que je savais ce que voulait dire désormais un lien de confiance. Celui qui ne dictait pas tous les comportements et les verbes de peur d'être jugé et délaissée, mon regard ne soutenait pas le sien en me relevant par son élan, préférant regarder le sol qui m’avait accueilli et prendre conscience à quel point on m’en éloignait d’un simple mouvement du bras. Et si demain il disparaissait ? Le manque serait la, il était déjà trop tard pour lutter contre cette faiblesse-là que j’avais repoussée toute ma vie, l’affection.

_ “ Comme j’ai l’air idiote de ne pas connaître l’effet de mes propres techniques. “ Soufflais je d’un ton las et doux en le fixant à nouveau des paupières légèrement plissées, le sourire un peu fatigué néanmoins.

Une vérité nous avions compris tous les deux n’est-ce pas ? Une fois remise sur pieds, j’essuyais la sueur soudaine qui avait perlé sur mon front, ne me mouvant pas vraiment, mes jambes me portant encore à peine tant que les battements au rythme d’une chamade de mon coeur ne s’étaient pas calmés. Un aperçu de l’enfer de quelques secondes m’avait donc happé. À force de trop banaliser l’utilisation de nos jutsus, on en oubliait leur caractère monstrueux et peut être que je comprenais alors pourquoi les civils pouvaient être effrayés. Finalement, ce n’était que quand j’avais fait le choix le plus raisonnable en essayant de m'asseoir à nouveau, que je me rendais compte que je n’avais pas quitté l'étreinte de cette main que je tirais pour l’occasion avec moi.

_” Prenons une pause de quelques minutes tu veux bien.” Petits rires, j’avais l’air fine maintenant. “ Je vais plutôt créer de simples créations pour nos essais maintenant.”

Durant le répit j’attrapais une gourde pour hydrater mon gosier, avant de la tendre à mon acolyte, encore quelques minutes et des mudras faisaient sortir du sol des formes humanoïdes sans âme, juste bonnes à exploser… Sans me donner le moindre rendu.

_”Une chose est sûre, si l’on veut être cruelle avec notre cible… Notre association est monstrueuse,je te le confirme.” Je me levais à nouveau énergique, sans quoi, j’allais rester assise éternellement. ” Bien, reprenons.”

Je n’allais pas le remercier pour la délicatesse de ses traitements, non pas par ingratitude, mais simplement parce que ce n’était pas mon genre, ni le sien, tant qu’on savait tous les deux de quoi retournait de toute façon les non dits, en quoi était il nécessaire de les dire ?

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Dim 29 Juil 2018 - 12:59
-Tu es beaucoup de choses Diao, des choses pas forcément plaisante, mais tu n'es sûrement pas une idiote.

Combien de temps serais-je son soutien me demandais-je en ressentant une véritable compassion. Combien de temps mettrait-elle avant de penser que j'étais bien remplaçable. J'adorais cette femme, et maintenant que j'en avais pleinement conscience je n'avais plus qu'une crainte, la perdre. Les liens ont ça, qu'ils nous prennent un morceau du coeur, un morceau qui sera arraché et jamais retrouvé en cas de rupture. Était-ce le risque avec Diao ? Avec Yume ? Ou mon sensei ? Qui était loyal, qui respectait à jamais une parole donnée. J'offrais à un ange un morceau de moi, et je n'étais pas certain d'un jour le retrouver.

Me retrouvant assis à côté d'elle, parcequ'elle m'y entraînait, j'étais jovial, et lui envoyais par mon regard toute l'attention qu'elle méritait, car même si je doutais déjà de sa constance, j'éprouvais encore l'envie et le plaisir de lui procurer un minimum de bonheur. La teinte sur le visage était bonne et masquait le doute, mais Diao me connaissant trop bien, elle était peut-être capable de remarquer quelque chose, avec les surprises étaient légions...

Il lui fallait se reposer et c'était bien normal. Me tenant assis à côté, je lui servais de reposoir si elle le voulait et le complaisais dans le silence. Elle parlait toujours beaucoup plus que moi, et cette journée ne changeait rien à cela. Cruauté disait-elle... Si elle savait ce que je pouvais avoir de réellement cruel, l'ange immaculé que je parais lui serait soudainement beaucoup moins sympathique... À ceci je ne répondais donc que très simplement en souriant.
-Du moment que la cruauté est réservée à nos ennemis.

Double sens qu'elle n'était pas certaine de comprendre. En effet l'appel était clair de mon côté aussi. "Ne soit pas cruel avec moi non plus"... Si seulement je pouvais en être sûr et avoir une confiance aveugle... Mais vraiment je ne pouvais pas.

Passant la main dans mes cheveux, et y faisant un langoureux geste pour leur rendre toute leur amplitude, je me rehaussais sur moi-même en appréciant ce petit moment de détente. Diao par sa présence me faisait souffler et parvenait, lentement mais sûrement, avec douceur, à me faire oublier les doutes qui me traversaient. Au moins quelques instants. Diao parlait vraiment toujours beaucoup, et lui offrant toute la douceur dans mon regard, celle que je ne pouvais pas mimer avec elle car je n'en avais nul besoin, j'écoutais le son de sa voix, mais je n'écoutais pas vraiment les mots, ce n'était qu'une mélodie qui m'apaisait, comme la musique d'un songe, qui caressait le vent de la mélancolie, l'emportait vers des horizons beaucoup moins sombres. Là je tournais mon visage sur ma main, que j'écartais, me rappelant la sensation de sa main dans la mienne, cette douceur, cette étrange sensation de contact, qui n'était ni violent, ni sexuel... Je me demandais si Yume avait les mains aussi douces, si j'éprouverais la même sensation la première fois que je la toucherais, je ne savais pas... Mais j'y pensais jusqu'à me relever, tout joyeux et soudainement plus entrain. Tournant le regard sur Diao ensuite, mélodieusement et le timbre tout aussi doux que mon regard, je concluais.
-Tu as les mains douces. Merci Diao. Allez reprenons.

Merci à quoi ? À sa présence, à son talent, à sa patience. Je la remerciais de me pardonner qui j'étais, alors que je la remerciais d'être elle aussi simplement qui elle était. C'était cela aussi l'affection, peut-être ? Je crois... Elle ne pouvait peut-être pas comprendre, mais elle devait s'habituer à ce que je sois peu loquasse depuis le temps. Nous pouvions alors reprendre, avec la même technique de bois, et son inspiration. Nous y retournions.

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Lun 30 Juil 2018 - 10:57
Pas forcément plaisante ? J’arquais un sourcil en le regardant.

-”C’est à dire ? Dis moi tout !”


Car il était vrai, après coup en y repensant, que si on me couvrait de compliments pas forcément sincère, les critiques en revanche… Personne n’avait jamais osé, encore moins prononcées de façon sincère. J’imaginais bien qu’il plaisanterait et que sous les boutades y glisserait quelques vérités pas trop offensantes. Le regardant du coup de l’oeil, j’attends sa réaction malicieuse lui collant à la peau, mais à la place je percevais la lueur éteinte de ses pupilles à travers le filet de ses cils captant la lumière pour faire illusion. Les mots suivant confirmaient l’intuition et mes paupières glissaient pour prendre la même faible ouverture que les siennes sur notre monde actuel, sur ce plateau fraîchement meurtri pour les caprices de puissance de deux shinobis, deux armes vivantes. Ce que nous étions, jouant de nos traits innocents.

_” Définie la cruauté qui nous nous accablerons l’un à l’autre ? Nul doute qu’un jour nous le serons pas désaccord, l’un envers l’autre, mais qu’est ce au final, un jour, un instant, sur toute une vie joyeuse passée ensemble ? “

Ma tête se tournait à cet instant, lui offrant un sourire teinté d’affection, ce qui n’était définitivement pas mon genre, je l’accorde et la fébrilité de ma propre technique n’avait rien à voir la dedans pourtant. C’était pour moi une évidence qui touchait tout ce qui comme nous, était soumis à la destruction, promis à donner la mort, comme la recevoir, avec le paradoxe de vouloir sauver les autres, soi même, au prix même de sa vie, en voulant préserver aussi celle de celui qui se sacrifierait pour nous. Dur à suivre ? Je conçois.

_ “ Tu n’imagines pas tous les efforts d’une femme ca.” Je lui tirais la langue, ne cherchant pas à violer la quiétude qu’il venait de retrouver. Parfois ne rien dire, c’était bien plus causant de tous les mots du monde.

Quelques mudra, une bête d’argile puis plusieurs autre de taille humaine naissaient sur le sol. Un petit regard à Tenten et ces dernières se mettaient à courire dans tous les sens de façon aléatoire sur le terrain, voyons avec des cibles imprévisibles et en mouvement si c’était toujours viable. J’enflamerais ce qu’il arrivera à capturer éventuellement… Avec pour suprise pour le cas ou notre cible s’echaperait de développer une argile lui collant à la peau tout en servant de combustible. féroce non ?


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Mar 31 Juil 2018 - 22:36

Tout dire, c'était en dire beaucoup trop lui retournais-je sans le dire, d'un simple et fugace regard en coin du visage. Passant le message dans un œil acerbe, qui lui déconseillait fortement d'aller sur ce terrain-là. Supérieur, hautain, fier — inaccessible... Un instant m'avait échappé, où je m'étais perdu dans la mélancolie, la peur du deuil d'une relation qui n'avait pourtant rien de consommé. Diao m'apaisait, Diao m'élevait, mais aussi, elle me rendait plus faible. Cette perte de contrôle, cela ne devait pas se reproduire, après tout n'était pas la fiancée du seul homme qui avait éveillé en moi une véritable envie de tuer par plaisir. Souvent j'avais éprouvé une envie sanguine, une colère, une noirceur primitive comme ce que les animaux ont besoin d'expulser d'agressivité, mais son fiancé avait développé chez moi un véritable plaisir du meurtre.

Si je voulais être ce qu'il y avait de plus humain en ce monde, si je voulais être la perfection immaculée, le summum de l'humanité et entièrement complet, la définition "du tout", je savais que je devais passer par les plus grandes horreurs que peuvent contenir toute la bassesse humaine. L'esprit des hommes étant corrompu, et me voulant les aimer envers et contre tout, il me fallait accepter cette part sombre de l'humanité tout en conservant à jamais cette innocence que mes parents adoptifs étaient parvenus à sauvegarder. Un dilemme s'il en est, une question terrible, qui me conduiraient un jour aux pires extrêmes.
Première question, un silence, mais elle insistait, voyant en mon regard précédant quel tourment m'affligeait d'un triste spectacle, la vision d'une destinée où nous serions fatalement, elle et moi, condamnés à nous opposer. Elle me parlait de cruauté un instant, un mot qui fit résonner tellement de souvenirs en moi... Tellement... Tellement... — Tellement. Je me stoppais alors, et cessant de marcher, tournais mon visage sur elle, lui offrant un regard qu'elle connaissait déjà, celui qui était sans forme objective, celui qui ne cachait rien, celui qui était mon plus réel — celui qui était le plus "moi". Cruauté réveilles-toi, m'entendis-je crier en moi sans que j'en aie ordonné le son. Cet instant passif, à contempler la beauté de celle qui me faisait me sentir plus humain que divin, si elle me réclamait quelle cruauté nous pouvions nous réserver, j'avais le désir de lui montrer quelle cruauté j'avais eu à avaler.
  • -T'abandonner, j'estimerais cela déjà bien cruel de ma part. Et toi ? Qu'en penses-tu ? Lui annonçais-je bassement.



Cela n'exigeait pas de réponse. Aucune réponse, c'était purement rhétorique, même si je ne blaguais certainement pas. Là, avant qu'elle ne dise quoi que ce soit, je lui faisais un ultime cadeau, elle allait vivre ce que j'avais vécu, dans un genjutu, court dans le réel, mais long et intense dans l'illusion, ainsi, j'espérais qu'elle serait peut-être plus à même de comprendre pourquoi j'étais l'homme que je suis, du moins partiellement, et même si elle savait déjà de quoi il en retournait.

Flashback:
 

Une fois fait, je la laissais se reprendre, même si ici même, tout cela n'avait duré que quelques secondes, je ne pouvais supputer de l'impact émotionnel que cela aurait sur elle. Désormais, elle voyait ce qui nourrissait la bête en moi, pourquoi je me considérais si bas, et quêtait sans cesse et à jamais, le retour de mon innocence bafouée, volée, anéantie. La douceur de ses mains qui lui réclamaient tant d'effort, était-elle entachée d'une honte indélébile comme la mienne ? J'avais aussi les mains aussi douces que celles des femmes, mais en mon cœur, je n'ignorais pas qu'elles demeuraient à jamais ignominieuses.

Nous reprenions alors l'entrainement, et je m'efforçais de ne plus la regarder, pour ne pas la gêner, pour ne pas me gêner moi-même non plus. Je venais de lui dessiner les traits de mon âme, et pourtant, maintenant qu'une intimité plus profonde encore s'était profilée, c'était comme si je tirais sur le lien à la limite de le rompre, sans pour autant le faire. J'étais il faut dire cependant, dans une ambiance favorable à l'effort physique, au combat, à la force. Toutes ses créations qui gesticulaient partout étaient pour moi comme un défi. Elle s'amusait avec moi, nous jouions de nouveau ensemble comme deux enfants, ainsi, parvenait-elle à nous ramener à une forme de réalité plus joyeuse et plus acceptable.
  • -Un seul aurait suffit. Lui glissais-je sans la regarder mais le sourire en coin.


Mais puisque c'était ainsi, soit, je ne voulais pas la décevoir, c'était peut-être même l'occasion de l'impressionner un peu qui sait, car je ne crois pas qu'elle n'eut jamais confiance en mon potentiel. Le moment était propice à se laisser un peu aller à se galvaniser soi-même, à montrer que j'étais capable, moi aussi, même sans grade, même titre, à quelques prouesses. Je n'allais pas m'élancer sur les créations tète baissée déjà, sachant qu'elle pouvoir elle avait, c'était un coup à se faire arracher un bras par une explosion. Je préférais être plus subtile, et utiliser une combinaison de techniques plus simple, mais plus efficace tandis que toutes ces créations dansaient autour de nous. J'envoyais simplement cinq armes de jet, dans plusieurs directions, puis cinq autres pour qu'elles ricochent sur les cinq premières lancées. Ainsi, je pouvais en quelque sorte, en calculant la trajectoire, atteindre la plupart de ses créations en même temps, et je n'avais alors qu'à réitérer ma technique mokuton sur l'une d'elles au hasard pour que Diao puisse user d'une de ses propres techniques... Quant à savoir si cela fonctionnerait, je le saurais bien assez tôt.


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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Mer 1 Aoû 2018 - 7:43, édité 1 fois
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Mer 1 Aoû 2018 - 7:03
Mes créations se mouvaient déjà. M’abandonner ? Mon sourire se fit tendre à cet instant, il ne serait pas le premier ni le dernier à le faire, je n’avais jamais été dupe à ce sujet, laissant venir la vie comme elle le voulait. Alors sondant l’humeur qui le poussait à déposer ça en cet instant, simplement je ne pus que lui offrir la mimique d’un écart de bras de mon bras. Cela pourrait être triste, mais ce n’était pas le cas actuel, alors à quoi bon d’y penser. D’autant plus qu’ayant pris celui pour une simple conversation, je me trouvais transporté dans un environnement changeant. Un genjutsu sans nul doute et j’aurais probablement voulu en sortir tout de suite si je ne lui faisais pas confiance. Une histoire se contait alors à travers les yeux d’un enfant, je supposais rapidement et quand sous sa vue de temps à autre je reconnaissais les cheveux longs, j’imaginais aisément qu’il s’agissait de Tenshi lui même probablement aux vues des décors qui s’offraient. De ce que préalablement il m’avait partagé.

Le début était quiétude, bien que je ne comprenais pas où il voulait en venir, pourquoi nous étions ici, regardant et vivant le monde comme s’il avait été le sien. Une scène de famille ? Oui et non ? Un souvenir heureux ? Au début peut-être. L'anxiété qui n’était pas la mienne semblait me gagner, comme si je n'étais plus l’unique maîtresse de mes sentiments de ma volonté, on me forçait à regarder, subir, éprouver, la situation était malaisante et je voulais à la fois m’en défaire, mais je regrettais aussi de regretter de l’avoir fait probablement. Était-ce de la curiosité ?

Non, j'étais simplement coopérative, je pense, après tout, je faisais confiance au créateur de ce genjutsu, de quoi pourrais-je m'inquiéter ?

Kidnapping, pression psychologique.

Quelle était donc cette abomination, ce tableau se dépeignant macabrement, cette femme se débattant pour survivre ? Cette cruauté à l'état pur gratuite qui n’était transmise, ce choix étrange et cette réponse tout aussi surprenante que compréhensive au fond. Quelles horreurs attendaient cette petite fille-sa soeur de mémoire, si elle restait en vie. Le malaise s’était implanté dans mon être, je me sentais mal, terriblement, comme si une souilloire venait de se déposer, parce qu’impuissante et forcenée, j’avais dû regarder et subir sans broncher. Combien même il n’y avait rien à y changer au faire, la survie à la fin ne changeait à l’état ou l'émotion et il m’ignora simplement-mais pourquoi ? Afin de reprendre l'entraînement comme si cela n’était rien anodin, comme si cela s'était glissé dans notre conversation comme une parenthèse faite sur un point en toute légèreté… Alors que non, c’était lourd intense, violent perturbant, soudain et pourquoi diable m’avait-il puni de la sorte après un état fébrile déjà de mon malaise. À cet instant, figée comme restait dans un autre temps, peut être encore aux pieds de sa scène, choquée, je ne bougeais pas plus que je ne parlais et il enchaîna malgré tout l’ayant pourtant vécu avec moi, comme si de rien.

Je méritais pareil traitement ?

Mes oeuvres devaient alors être devenues des proies faciles, car j’oubliais complètement de les contrôler pour toute franchise, il parlait, mais je n'écoutais pas, elles se faisaient détruire et capturer, mais je ne réagissais pas. Une pression sur ma poitrine bloquait mon souffle, je me sentais oppressé tandis que quelques frissons léchaient avec de mauvaises intentions mon échine, mes joues souffraient du déluge des premières larmes sous le contre-choc de l'émotion. Ces dernières que j’essuyais d’un revers peinant à arriver à sa destination. Mes bras m’enlaçaient moi-même se serrant contre mon ventre se tordant, j’eus alors le besoin imminent de régurgiter sans grande classe, quelques choses d'inné qui vidait jusqu’à la bile le contenu de mon estomac de longues minutes durant. Il était donc évident que cet entraînement n’allait pas se poursuivre la sueur perlait et venait danser sur mes traits tirés. Quelques images les plus horrifiantes revenant malgré moi dans mon esprit dès que je fermais les yeux pour calmer la pression ressentie dans ma tête.

_”Je ne me sens plus très bien.” Avouais-je d’une voix maladive quand la cacophonie réactive de mon corps se stoppait suffisamment longtemps. “ Je vais rentrer.” Annonçais je en me redressant sûre de ce que j’affirmais, pas du fait que mes pas me porteraient, mais il le fallait. “ J’ai besoin…” Besoin de quoi ? “Marcher un peu.” Voir beaucoup et surtout de chasser tout ça faute d'être capable de l’encaisser.

Plus rien d’autre ne survenait la force d'être prévenante me manquait, au fond je n'étais qu’une enfant imparfaite, à quoi s’attendait il en m’offrant ceci, sachant pertinemment qu’il m’avait déjà donné des briefs de son puzzle, pourquoi m'imposer ce bout-là, aujourd’hui, à ce moment la, sans mon consentement de cette fois la ? Je ne savais point et je ne voulais pas à cet instant me battre pour en obtenir des réponses, à vrai dire, j’aurais voulu même ne plus y penser, pouvoir l’effacer…

D’une rotation maladroite, je trainais les pieds un peu désorientée en espérant très vite retrouver le chemin réconfortant d’un foyer rassurant.

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Mer 1 Aoû 2018 - 17:08
Les créations de Diao explosaient, mais elle, n'avait aucune réaction. Ainsi, fatelement, voire et vivre ce que j'avais moi-même vu et vécu était trop pour elle... J'étais désolé, mais je ne regrettais pas mon acte. Si nous étions réellement aussi proches que peuvent l'être des amis, elle devait pouvoir comprendre, sinon au moins être capable de voir ce que j'avais vu. Ce n'était pas seulement mon passé que je lui avais partagé, c'était aussi tout une part de ma souffrance. Si elle ne pouvait voir cela, comment pourrait-elle seulement imaginer la suite... C'était impensable pour la plupart des gens, et que je paraissais toujours aussi saint et innocent après toutes ces années était suffisamment miraculeux en soi. Je ne pouvais pas lui en vouloir, de me tourner le dos, de me laisser ici seul après ce qu'elle semblait appeler "punition". Elle ne se sentait pas bien me disait-elle, songeant un instant ce que je devais ressentir à chaque que je jouais mon rôle de gueule d'ange au beau sourire ? Non, elle n'avait simplement pas supportée une terrible réalité, la mienne, celle qui me pèse et m'encourage à pousser toujours plus loin vers mes ambitions.

Le silence après les explosions de ses jouets d'argile et nous nous retrouvions dos à dos. Devais-je l'empêcher de partir ? À quoi bon... Si elle ne pouvait accepter ça, elle ne pouvait non plus m'apprécier tel que je suis. Je jouerai donc, à l'avenir, le rôle que je joue avec tous les autres. Ainsi le voile de la sainteté sublimerait peut-être les derniers élan d'une amitié et d'une confiance trop tôt bafouée...
Je baissais la tête, et ne disais rien, envie de l'arrêter je l'avais, mais la conviction de devoir le faire ? Je m'étais déjà préparé à vivre seul, à n'être compris de personne. La douleur isole, c'est ainsi, et en l'isolation nous trouvons la contemplation de soi, une forme étrange d'auto suffisance émotionnelle. Tel était mon destin depuis ce monstrueux jour. Diao pouvait peut-être m'aimer malgré ça, mais j'étais coupable d'infanticide, de fratricide, j'avais perdu la beauté de mon âme dans la peur de la mort, j'y trouvais paradoxalement la beauté du corps, sauf que celle-ci ne valait que pour ceux qui ne pouvait me regarder de loin. Ébloui, ceux-ci ne pouvaient s'approcher de trop près sous peine d'être brûlé par le soleil qu'ils admirent et convoitent. N'était-ce pas ce qu'il s'était produit avec Diao, la lune ne s'était-elle pas trop approché du Soleil.

Elle était fébrile, et je sentais son mal, je voulais me retourner vers elle et la prendre dans mes bras pour crier "pitié, toi aussi, n'aie pas peur de moi !" Mais je ne pouvais pas. Belle et douce jeune femme qui n'a pas eut à connaître la véritable cruauté des hommes. Un ange magnifique a été jeté sur terre directement dans tes bras, mais bien que tombé du ciel, il était né en enfer, et pour cela, tu ne peux que le craindre d'avantage...
Une pensée me traversait, fugace, mélancolique et triste. Cela résonnait facilement en moi, comme le refrain d'une chanson que j'avais entendu toute ma vie. "Ici la preuve que le prix de mon ambition est une éternelle solitude,..." La pensée suivait à haute voix, chantante comme une douce et triste chanson, non, un requiem, une prophétie.
  • -Je t'adore, sincèrement, mais je reste seul.


Le courroux de la destinée était passé. Je la laissais, sous mon regard désolé, s'en aller... Me retournant, pour que nous nous retrouvions dos à dos, j'acceptais la sentence, et dire d'une certaine façon adieu à ma seule amie.
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