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Un Hyûga ne s’entraîne jamais seul [Libre]


Lun 3 Juil 2017 - 0:55
Iwa un jour quelconque dans cette cité ninja. Je me lève de mon lit, ni très motivé ni non plus avec un moral au ras des pâquerettes. Je suis juste, comment dire... Les mots ne me viennent pas. Si j'avais été un mets, j'aurais dit, sans saveur. Pourtant, je suis un homme. Je suis même plus que cela ! Je suis un Hyûga ! Un homme appartenant à l'un des clans les plus importants du monde qu'on se le dise ! Cerise sur le gâteau, j'appartiens à la branche dominante de mon clan. En clair, je suis un prince, une personnalité en puissance. Regardant mes mains, alors posées sur mes cuisses, je constate leur état quelque peu pâles. Je m'étire en baillant bruyamment, avant de me lever et de me traîner jusqu'à la salle de bain toute proche. Une fois sur place, la première chose que je fais est de me rincer le visage. Abondamment. Ce premier geste me permet de me réveiller un peu plus et curieusement, de faire plus attention à mon environnement. L'eau coule du robinet, d'un flot continu, tandis que je me brosse les dents tout en essayant de deviner ce qui se joue autour de moi. Je sens la présence des miens. Des cousins affectés à ma garde personnelle. Des membres de la branche secondaire... Une fois mon bain de bouche terminé, c'est au tour d'une bonne toilette que je prends avec un certain plaisir, laissant l'eau couler abondamment histoire de m'y plonger. Au bout d'une vingtaine de minutes, je sors de la salle de bain, prêt à démarrer cette journée du bon pied.

Ina, ma cousine toque à la porte tout en demandant d'une voix suave est-ce qu'elle peut entrer. Je lui accorde mon hospitalité alors qu'elle m'apporte mon petit déjeuner.

_ Tu as bien dormi Tsuyoshi-San ?
_ Oui Ina... Quelques mauvais rêves cela dit, mais globalement... Oui...

Après une courte pause pendant laquelle je me saisis d'un morceau de pain que je trempe dans le thé chaud, je la questionne :

_ Quel sera le programme aujourd'hui ?
_ Un entrainement. Il te faut perfectionner ton art. Tu sais que Maître aimerait que tu deviennes encore meilleur que tu ne l'es.
_ Comme il le souhaite pour tous les membres du clan.
_ Hum... On peut le dire oui.

Je prend mon petit déjeuner sans que nous n'échangions plus de mot à ce sujet. Bien au contraire, ce furent alors des sujets de discussions neutres qui s'invitèrent. Entre des questions sur la météo de ces jours-ci et la vie à Iwa. Par moments nos regards se croisaient, mais c'était pour tout de suite dévier de trajectoire. Au bout de quelques minutes, j'avais fini. Je m'habillais, aidé en cela par Ina, puis elle s'éclipsa le temps de ramener les bols et autres récemment utilisés. Elle revint quelques minutes plus tard en compagnie de Yatk. Un cousin à moi. C'est avec lui que je m'entraîne habituellement. Yatk est également un membre de la branche secondaire. On se salua rapidement, puis nous nous dirigeâmes vers le terrain d'entrainement.

_ On va perfectionner ton art de l'esquive et de la riposte Tsu. Et si l'on trouve un compagnon d'entrainement ce sera bénéfique pour toi.
_ Pas de problèmes !

A peine arrivés que sans protocole, nous nous étions mis à l'oeuvre. Vêtus de nos kimonos blancs, nous avions activé simultanément tous les deux nos Byakugan. Adoptant les poses caractéristiques des membres de notre clan et de notre style de combat, nous nous tenions l'un devant l'autre tel des adversaires réels. Au go de Yatk, la danse commença. Yatk était plus âgé, plus grand et un peu plus musclé que moi. Sans être un monstre physique cela dit, il disposait d'un peu plus de rallonge que moi, ce qui donc le prédisposait à me toucher plus aisément, pour peu que je ne sois pas assez vigilant. Les combats entre Hyûga sont dévastateurs généralement, surtout à l'entrainement. Le combat vire rapidement en faveur du plus rapide, du plus fin. En réalité, c'est surtout une affaire de technique et de précision plus que de puissance brute. Ajouter de la puissance brute aux coups donnés, n'est fait que dans une intention de faire mal, rien de plus. Car les coups de base d'un Hyûga sont destinés à fermer temporairement les tenketsus, en clair les ouvertures chakratique. En fermer un certain nombre ou alors ceux stratégiques entraîne une défaite inéluctable au ninja piégé. Sans pouvoir utiliser son chakra qui saurait tenir tête à un ninja ?

Notre danse durait depuis cinq minutes déja. L'intensité était toujours haute et la vigilance de part et d'autre importante. Nous utilisions tout ce qui était à notre disposition. Notre dojutsu, notre technique taïjutsu et surtout notre sens du combattant. Vu du dehors ce devait être un beau spectacle.
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Lun 3 Juil 2017 - 2:05
Des chants matinaux d'oiseaux, qui l'étaient tout autant, retentissaient faiblement dans la pièce qui lui servait de chambre. La fille s'était redressé, assise les mains sur ses genoux, son attention semblait aller vers ces petites bêtes bruyantes, tandis qu'un frisson lui parvenait dans l'échine. Il faisait froid et elle n'était nullement couverte, mais il ne s'agissait pas de cela pour autant. Des gouttes de sueur pour coupable, plus des enfants de torpeur en fait. Elle se leva silencieusement, le jour ou la nuit, l'heure, le déecor, aucune différence pour l'aveugle. Son univers restait flou et sombre, un néant, sa paupière ouverte ou non, c'était une créature trop agitée pour rêver, les seules scènes qu'elle était encore capable d'imaginer étaient faites d'horreur. Sa main droite jettait ce qui restait du bout de couverture sur elle à terre et vivement, elle était sur ses pieds naviguant à travers le désordre ambiant sans aucune gêne. Ses pieds esquivaient, parce que ses sens aiguisées les guidaient, il avait fallu des années pour ce résultat là et Sanadare ne s'en satisfaisait toujours pas. Ce n'était qu'au moment où la porte du frigidaire s'ouvrait, que la kunoichi réalisait qu'il lui faudrait peut être se vétir pour sortir.

Un haussement d'épaule, un appart sans rideau ne la troublait pas assez pour arrêter de déambuler, sa bouteille de lait dans le bec. Elle humait l'air et l'odeur d'un parfum masculin familier qui avait pénétrer ses vêtements la veille lui indiquait leur position. Même eux, il les polluait. Tout ca se faisait négligement enfilé, puis elle rattrapait la bouteille pour la vider, un petit fracas au milieu du reste du désordre quand elle la jettait sans but dans la pièce. Elle semblait, dans un terme familier, se foutre de tout et sa face le transparaissait. Pas le genre de personne aui faisait l'effort de sourire ou paraître. Elle vivait loin des siens (son clan) de toute facon et pour de très bonnes raisons (sa cécité entre autre), ses pairs lui accordaient cette distance et pseudo liberté bien arrangeante pour tout le monde en fait. A vrai dire, elle me portait pas les emblèmes de son clan, elle n'en avait même pas vraiment le genre, autant par son comportement que son apparance.

Elle avait suivi le vent plus qu'autre chose, trop lasse aujourd'hui pour prévoir ou vouloir faire quoi que ce soit, ramasser en chemin de quoi manger, la vraie raison de sa sortie. C'était le genre de créature qui aimait marcher sans destination et juste se satisfaire de scènes possiblement imaginable grâce aux sons qu'elles produisaient. Un souffle d'air chaud balaya son visage et elle posait soudainement son regard vide dans une direction fixe. Deux présences qui avaient mis ses sens en alerte. Sa fixation livide avait de quoi mettre mal à l'aise, mais aucun Bunke n'aurait osé commenter le comportement ou la particularité d'une Soke. Même aussi imparfaite qu'elle, qui était devenue bien tristement célébre. Les Bunke la détestaient, car on en avait puni pour sa perte et les Soke aussi en fait, parce qu'elle aurait été bien moins dérangeante pour eux morte.

Sanadare ne pouvait pas voir, comme le concevait le sens propre, mais pourtant, elle se sentait clairvoyante quant aux positions hiérarchique des deux Hyuga. Il y avait eu un temps ou on lui offrait la même attention, la laissant penser qu'elle était telle une princesse, joyaux dans un écrin. Belle connerie, merveilleuse hypocrisie. La douleur fantôme de l'oeil qu'on lui avait volé se réveillait et la migraine fracassante s'invitait bien assez tôt, mais si la Huyga froncait son seul sourcil visible, elle ne laissait aucune grimace transparaitre sa foutue condition. Pathétique, mais fière. Elle les avait observé longuement dans leur danse typique, à sa facon, détectant tous leurs mouvements par sa sensorialité. C'était des mouvements d'ombres pour elle, dont le sombre aspect était moins ténébreux que son néant ambiant.

De biens terribles pensés traversaient son esprit, et si elle était un jour capable d'en terrasser un pour lui arracher ses yeux. Sa vue lui reviendrait, mais son appartenance... un sourire terrible s'étirait sur ses lèvres. Son appartenance à ce clan était morte depuis longtemps. Ses mains se joignaient pour applaudir lentement, cela ne retentissait en rien des fécilitations. Dans sa tête, elle essayait bien de déterminer qui était le pire des deux hommes en face d'elle, en vain. Quelques pas et elle était sur la zone de 'combat'. Sanadare n'avait pas de coups puissants, elle était trop feignante pour les avoir travailler, cependant, fine et vive, elle était rapide et sa condition, l'avait rendue vite invivable dans les entraînement avec l'autre abruiti de Taishi. Ces deux là passaient leur temps à s'agacer sur de l'esquive. Un jeu du plus rapide. Mais Tai' n'était pas un Hyuga et c'était ces derniers qu'elle avait pour future cible. Qu'est ce que ca pouvait valoir contre ses yeux d'antan, avec le temps, Sanadare commencait à oublier...

-C'est touchant cette retenue qu'il a envers toi, ce cher Bunke.


Elle jetait ses mots mesquine, sachant qu'un seul pourrait lui répondre. Au moins, son attitude détestable la faisait se faire hair pour quelque chose dont elle était coupable ainsi. Pas pour la malchance d'avoir été une enfant au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle agitait une main pour chasser l'intrus au milieu des rejetons de la branche principale.

-Et si tu essayais avec moi.


Une bonne alternative, cette Huyga là était hors norme, ses combos, ses coups et ses méthodes lui étaient plus propres, ca surprenait souvent et soulever l'incompréhension, mais Sanadare s'en fichait. Sa vraie liberté, comparé à tous, c'était qu'elle n'avait plus rien à perdre. Elle s'étirait comme un chat, avant de perdre sa garde, sa sensorialité s'était amplifié, elle pouvait parfaitement voir et peut-être même anticiper ses mouvements. Sa main la plus tendue lui faisait signe de venir, désignant qu'elle lui offrait l'ouverture du bal.Ca serait bien de le faire danser un peu plus longtemps encore...
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Lun 3 Juil 2017 - 14:53
Aucun de nous deux n'avait le dessus. Notre danse durait depuis près d'une dizaine de minutes. Rythmée, rapide, j'allais dire efficaces, nous nous employions à éviter ou parer les coups adverses avant de tenter de profiter d'une ouverture pour placer une attaque. Un pied qui s'élève, tentant de s'abattre aussi rapidement que le piqué de l'épervier en chute libre. Une esquive. Tout de suite enchaînée par une charge rectiligne genou en avant. Une feinte en réalité, le poing de mon adversaire, venant sur la gauche m'éclairait si besoin était de la stratégie réelle de Yatk. Je me baissais, prenant le risque d'encaisser en plein visage le coup de genou dévastateur de mon opposant. Ce fut pourtant paumes ouvertes, dans un style particulier, que je parais cette attaque. Sous la puissance du coup, je me vis obligé de faire une roulade vers l'arrière avant de tenter de me remettre en position. Yatk n'avait pas attendu. Il surprit mes appuis d'une balayette appuyée. Dans les airs je remarquais l'arrivée d'une kunoichi que je connaissais particulièrement bien : Sanadare...

Notre combat automatiquement s'arrêta. Non seulement à cause des sarcasmes de Sana', mais surtout parce qu'elle était connue comme étant une chieuse de première, quelque peu aigrie sur les bords et provocatrice à ses heures perdues. Je me relevais après ma chute, bien aidé en cela par Yatk. J'avais perçu dans son regard une lueur fière qui tout de suite avait viré au profond dégoût lorsqu'il porta son attention sur la nouvelle venue. Cette chipie de Sana' disait donc vrai. Yatk se retenait ? Je me repassais mentalement le fil de nos échanges ainsi que ceux passés. En réalité, au fond de moi, j'avais toujours su qu'il était un poil plus fort que moi. Mais est-ce à dire que l'écart était aussi important qu'il en vienne à se retenir ? Piqué dans ma fierté, je me devais de faire face à ma parente après qu'elle eut mis en exergue une évidence qu'involontairement je n'avais su relever.

_ Comme tu voudras très chère. Yatk m'aura échauffé. Cela dit, tu risques de prendre cher !

Un avertissement comme pour lui signifier que je ne prendrais pas à la légère notre affrontement fut-il un combat amical ! Comme pour répondre à son défi et la rassurer quant au niveau d'engagement qui serait le mien j'adoptais la même posture de combat qu'elle, la fixant du regard sur son seul œil valable. J'avais là une occasion rêvée de la corriger pour son impertinence. Je n'allais guère me retenir. C'est donc tout naturellement que je fus le premier à engager les hostilités. Je fonçais sur elle avant de profiter de mes rallonges pour l'occuper à parer mes attaques. Je commençais par des enchaînements classiques alliant pieds et poings avec la même intensité avec laquelle je combattais Yatk un instant avant.

Cependant, tout comme les premiers instants de corps à corps renseignent sur le niveau de son adversaire comparativement au sien, je comprenais dès les premiers instants qu'en réalité Sana' était plus forte que moi. Elle était pus forte en termes de taïjutsu pur et dur. Sur ce point là, il n'y avait rien à dire. Le nombre de ses attaques ou ripostes passant ma garde en était un parfait indicateur, tout comme les marques de coups que j'avais reçues. Au bout de cinq minutes de combat, j'étais bien obligé de mettre fin à cette déroute de façon non fair-play. Le combat reste le combat... Ce fut la technique de la paume du Hakke qui fut envoyée à Sanada histoire de la propulser loin de moi et de lui signifier que ce premier échange était terminé. J'étais essoufflé pour ma part. Probablement le fruit des deux affrontements que j'avais eu à gérer.

_ On fait une pause Sana... J'ai un peu trop donné avant ton arrivée.

Qui reconnaîtrait ouvertement sa faiblesse face à quelqu'un comme elle ? Pas moi en tous cas... Yatk s'était rapproché. Il me fila une bouteille d'eau histoire que je me désaltère. Ce que je fis avec plaisir.
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Lun 3 Juil 2017 - 22:34
Il était plutôt bon pour un foutu Hyuga, et Sana'aurait préféré s'arracher la langue plutôt que de l'avouer, même à elle-même, alors elle cessait simplement d'y penser, d'autant que la triste réalité la rattrapait. Combien même ils avaient dansé ensemble dans un rythme bien régulier de part et d'autre, l'application du clan était la vainqueur au final. Bien que la fille avait reconnu l'attaque, la connaissant aussi, bien qu'incapable de l'appliquer, elle se surprenait à être bien désarmé à ne pouvoir, ni parer, ni esquiver. Une vérité était qu'elle n'avait plus cotoyé de Huyga de près depuis lomgtemps, encore moins en entraînement. Son dos avait fini de s'errafler sur le sol quand son corps avait fini sa route aprés avoir été propulsé. Orgueilleuse et fière, ignorant la douleur, même fatigué, elle se redressait pour revenir sur ses jambes sans montrer aucun trouble. Droite, elle réajustait son chapeau précieux offert par Moira, sa petite soeur de coeur. Puis haussement d'épaules.

-Quoi déja ? Quelle petite nature. Ne m'appelle pas comme ca. Marmonait-elle en dirigeant sa tête vers là où avait retentie sa voix. C'est Sanadare pour toi. Quant à l'autre Hyuga, il le savait parfaitement, mieux valait ne pas l'appeler en fait...

Le coup l'ayant affaibli, un petit moment, elle se retrouvait véritablement aveugle, ses sens aiguisés par la sensorialité étant perturbés. Sans le savoir ou le vouloir, il venait de l'aider à se parfaire, sur un point si dangeureux qu'il pourrait lui prendre sa vie. Elle ne lui était pas reconnaissante pour autant et nul besoin de voir pour comprendre que son caniche du Bunke avait accouru pour essuyer son front. Elle était persuadé qui lui macherait même sa nourriture s'il le fallait. Elle les détestait peut-être même plus que ses pairs du Soke ces foutus Bunke en fait.

Elle ôtait la poussière de ses vêtements, tout en avancant lentement, sa jambe menaca de trembler à son premier pas, mais son assidu pour l'équilibre rattrapait vite le mouvement et concentrée sans le montrer, elle avait une démarche paraissant normale. Des éfforts aussi inutiles que absurdes, mais il fallait croire que cette vieille notion d'honneur de Soke n'était pas totalement morte.

-Pauvre ami.
Lancait elle dans un ton particulièrement ironique à l'intention du Bunke. Comme tes journées doivent être faite d'ennui. Un petit rire moqueur, puis une de ses mains venaient sur ses lèvres pour lui donner un air de reflexion. Serais tu seulement capable de survivre dignement tout seul mon cher cousin, j'entends par là, sans ton armée de servants. Peut-être que si tu étais moins assisté, tu ferais autre chose que divertir en dansant dans un échange. Et si je t'emmenais dans le vrai monde, loin du tableau préfait de notre si glorieux clan. Sans lui évidement. Si je suis capable de me défendre seule, tu dois bien l'être aussi. Qu'en dis tu ? A moins que tu ne préfères ta petite facilité, comme tous les autres.

Haussement d'épaules, puis quelques pas lent exagérés exprès. S'il acceptait et si l'autre idiot ne le convainquait pas de l'ignorer, elle l'emmenerait dans des quartiers peu fréquentables, des souterrains ignorés, plus que véritablement ignorés. Ca pourrait être drôle ou dangeureux, mais pas seulement pour lui, elle n'était pas très apprécié dans ce genre d'endroits, trop familière d'y aller chercher la bagarre et trop d'alcool. Une enfant de mauvaise vie, sans nul doute. Ses parents préféraient ignorer ca, oubliant de parler de leur fille d'origine, sautant directement sur leur fille d'adoption si le sujet s'en venait. Pourtant, tout le monde savait plus ou moins. Quelle famille d'hypocrites ou clan plutôt, ils n'étaient pas sa famille.

-Alors, tu pourras toujours reprendre ton souffle en chemin.

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Mar 4 Juil 2017 - 11:49
Je considérais dédaigneusement Sanadare mordre la poussière. Finalement, elle me battait bel et bien en taïjutsu, mais il me semblait que j'avais une bonne longueur d'avance pour ce qui est de la maîtrise de l'art Hyûga. Fier de moi-même et réprimant cette petite voix en moi qui me faisait la morale, mettant en exergue le fait que j'avais triché pour vaincre, j'époussetais mon kimono. On aurait dit que la pensée que mon vêtement fut sali entraînant un sentiment de dégoût bien visible sur mon visage.

Sanadare se plaignit que je l'appelle par un diminutif. Je laissais échapper un râle. La chipie était tatillonne dîtes-donc ! Sans lui répondre, je gardais en tête sa remarque, bien que je fus bien décidé à ne pas répondre favorablement à sa demande. Pourquoi se casser la tête et faire des courbettes avec quelqu'un que je connaissais bien, quoiqu'on ne soit pas réellement amis, certes. Tant qu'il n'y aura pas d'aînés de la Soke, je l'appellerais comme bon me semble. Je fus sorti de mes réflexions par une nouvelle pique lancée par Sanadare. Elle essayait de toucher mon ego en mettant en exergue le fait que je me promenais souvent accompagné et que j'étais rarement mis en difficulté par la vie. En clair, elle affirmait que j'étais une sorte de fils à papa. Un regard vers Yatk et je remarquais son côté inexpressif presque sévère. Sa mine habituelle avait repris le dessus. Sans me regarder, et s'intéressant à Sanadare, Yatk répondit :

_ Tsuyoshi Sama, il vaut mieux poursuivre l'entrainement plutôt que de se laisser distraire inutilement.

Je le regardais, sourcils froncés avant de m'intéresser à la kunoichi. Celle-ci avait le don de provoquer effectivement. Le pire, c'est qu'elle savait toucher exactement les points sensibles, ceux qui réveillent nécessairement une émotion chez son interlocuteur. Oh ! Ce n'était pas les petites remarques sans fondements comme quoi je ne savais pas me défendre qui me faisaient le plus mal, non. C'était plutôt la remarque sur le fait que j'étais souvent voir toujours accompagné d'un aide de camp, d'un sbire. Pire... La remarque selon laquelle je ne savais pas grand chose de la vie. Ce n'était guère faux. Je ne savais pas grand chose d'Iwa en tous cas, sinon les quartiers fréquentables pour les gens de ma condition et les lieux usuels pour ceux de ma caste. La liberté... Je ne l'avais pas goûté tant que cela. C'est donc pour cette raison que le tentation de Sanadare commençait à prendre le pas sur ma raison. Après quelques secondes passées à peser le pour et le contre, je finis par trancher :

_ Tu sais très bien que je sais me défendre seul. Je te le prouverai à l'occasion... Mais d'ici là, mène moi à ce que tu appelles le vrai monde !
_ Tsuyoshi Sama !!!

Je fis un geste qui intima le silence à Yatk. Puis considérant qu'il avait obtempéré, je me tournais vers lui et le libérait. Il pouvait s'en aller vaquer à ses occupations le temps que je me promènerai avec Sanadare. Il n'y aurait probablement aucun danger véritable non ? N'étions-nous pas en plein Iwa ? Nous ne pourrions sortir du village. Du moins, elle non. Pas en sa qualité de Genin, tandis que moi, je n'avais aucune envie de quitter le village.

*Nous verrons donc où tes pas nous mènerons Sana.*

_ Je te suis !

Je me mis alors à marcher le plus naturellement du monde en sa direction, tout en désactivant, pour le moment, mon Byakugan.
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Jeu 6 Juil 2017 - 6:36
Neutre, elle enchainait pas sur pas, lents, mais malgrés tout, ils avaient commencé à la porter assez loin quand son cousin se décidait. La chipie ne pouvait bien évidemment pas s'empêcher de se retourner pour offrir son visage satisfait au bunke impuissant. Oh il savait bien lui, où Sana' voulait en venir. Mais règles et mesures obligent, il pliait cachant son regard inquiet. Bien bien des années avant, là où ne voulait encore rien dire, elle avait été tenté et abusé par sa propre soif, son propre orgueil et y avait perdu un oeil, peut-être deux. Sa silhouette s'immobilisait pour qu'il la rattrape et dans sa mémoire, elle gravait les provocations efficaces.

-Enlève ou cache le blason du clan.

L'informait-elle, non pas par bonté d'âme, juste pour ne pas voir ses réglements financiés offerts par la famille disparaitre. Ironique, on la payait justement pour ca, disparaitre. Elle ne s'embarrassait pas à lui faire la conversation ou être agréable, aucune importance, sa cadence ne s'accélérait pas non plus, à croire qu'elle testait sa patience ou ses nerfs, peut-être bien les deux. Un périble long et probablement agacant, mais même si il ne le soupconnerait peut-être même pas, elle lui avait épargné l'embarras d'être vu ensemble en prenant des routes discrètes. Même si c'était plus pour ne pas être vu elle avec lui en réalité, le résultat restait identique et les choses interressantes commencaient dans le coté un peu parias et plus pauvre de la ville. Les capitales avaient toutes le manteau ombreux, naissant de la lumière qui les mettait en avant.

On reconnaissait la délimitation aux entrepots, bâtiment moins évident à désigner et bientôt, l'odeur, particulièrement désagréable à jeun et le matin avec le soleil qui frappait. Au moins, c'était calme, la plupart encore endormi de la beuverie de la veille. Un décor qu'il n'avait surement jamais vu, aucun des deux auraient dû en fait. Quand même, la Hyuga lui suggérait de faire attention où il posait les pieds, mais d'ignorer les mendiants, ca l'amuserait qu'ils l'agacent. Bientôt, alors que le jeune homme si bien présenté avait attiré toute l'attention, elle les faisait entrées dans un commerce un peu louche. Des gens, hommes et femmes usés par leur vie, plus que par le temps, erraient entres les meubles de dernière main de la salle. A son aise, parce qu'il y venait souvent, Sana' s'installait à sa table préférée, on leur déposait négligement sans même une parole un piché venant déborder sur la table. Une odeur forte, mais un liquide blanc alcoolisé. La Hyuga n'aurait pas osé appeler ca du sake, c'était bien plus fort que ce dernier. Nul part ailleurs on aurait pu boir si tôt ou même ca.

-Alors, ca te plait. Elle rigolait un peu, doucement quand même. Ou tu veux déjà rentré chez toi ?

Là dessus, elle ôtait la cuillière qui servait plus ou moins de capuchon à leur récipient.

-Tu as triché. Est-ce j'ai blessé ton petit égo. Jettait-elle dans sa face un ton neutre et décontracté en versant du liquide dans leurs verres tout juste arrivés. Mais puisque j'ai perdu, donc j'ai le droit de choisir la revanche. Tu ne vas pas tricher encore pas vrai ? Sussurait-elle malicieusement en lui tendant son verre. Et si nous parlions jusqu'à ce que la nouvelle arène désigne le perdant.

Elle trinquait, mais à rien. Sana' avait bien approché le liquide à ses lèvres et puis l'avalait d'une traite comme si de rien, pourtant, diable que c'était fort, même pour une habituée, comme elle.

-Il n'y aura personne pour nous ramasser ici, surtout toi.
Se moquait elle. Tu peux toujours rentrer dans ton nid petit oiseau, personne te blamera, je sais bien ce que tu es. Son rictus de merdeuse et elle se reservait. Que tu connais mon nom ce n'est pas très surprenant, en revanche, aucune idée de qui tu es toi. Eclaires moi... Cousin'. On pourrait peut-être rendre ca plus interressant, disons que le premier de nous qui sombre se fera ramener par l'autre, mais ca ne sera pas gratuit.

Son verre faisait remuer son liquide, elle le narguait, moqueuse, persuadé qu'il allait fuir comme tous bons sages Huyga le ferait, même si, pour sa défense, il l'avait déjà surprise en étant ici. Ca ne changeait presque rien de toute facon et elle le pressait un peu.

- Si tu ne veux pas boire avec moi, alors dégages !

Un ton enjoué, sans agressivité, un art de parler étrange propre à cette fille...


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