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Au coeur de la nuit


Jeu 26 Juil 2018 - 1:09
La roulotte avançait dans la nuit noire, doucement. J’étais assis à l’arrière, et je regardais l’ombre de mes pieds osciller sur la route au gré du balancement de la lanterne qui éclairait le petit transport.


Il y a de cela une semaine, J’avais été réquisitionné parmi ma petite communauté Metaru de Kaminari no kuni pour une grosse commande à acheminer jusqu’à la nouvelle cité de Kiri. Une cité apparemment bâtie par un conglomérat de guerriers, shinobis, sabreurs, etc… Un marché en or dans lequel il fallait absolument prendre ses marques. Il avait donc été décidé d’envoyer quelques personnes (3 précisément, dont moi) avec un gros stock d’armes diverses et de voir comment elles allaient se vendre.


A 14 ans, je n’avais pas été embarqué là-bas parce que j’étais particulièrement loquace. La vente de tapis, c’était pas vraiment mon truc à vrai dire. Non ; la raison pour laquelle j’étais là, c’est que pour un adolescent j’étais plutôt un bon assistant côté stock : gérer les articles exposés, contrôler l’inventaire rapidement, approvisionner l’étalage au bon moment, ce genre de chose.


Le convoi se rapprochait rapidement des lumières scintillantes du village de Kiri. Nous étions encore au beau milieu de la nuit lorsque l’on s’arrêta aux portes des marécages pour le contrôle des gardes. Vu que le convoi n’était pas attendu, cela prit un peu de temps, mais le clan des Metaru étant connu comme des vendeurs d’armes réputés, nous finîmes par passer. Après quelques temps d’errance dans les dédalles de la ville, nous trouvâmes une petite place publique, surement marchande.


On installa la roulotte dans un coin de la place. Quelques bases d’étalage furent également posées, histoire d’être sûr de ne pas se faire piquer l’emplacement au matin.


« Bon aller, on campera le reste demain au levée du soleil, décida l’un des adultes du clan, responsable du convoi. Là on va silencieusement déplier les couchages et dormir. On en aura besoin pour demain. »

Tout le monde s’exécuta et quelques minutes plus tard, Je m’allongeai entre les caisses d’équipements, à côté de la roulotte. Le sommeil arriva bien vite et je tombai rapidement.


Plus tard dans la nuit (je ne saurais dire combien de temps exactement) entres 2 sommeils, j’aperçois un léger mouvement au coin de la rue. Les yeux encore embués, je me tourne pour mieux voir, mais je ne vois plus rien. Je me rendors alors, l’impression d’avoir imaginé quelque chose. Mais je sens de nouveau une présence, un pair d’yeux se poser sur moi. J’ouvre alors les miens, m’accoude sur mon oreiller pour mieux voir. J’aperçois alors furtivement le bout d’une chevelure, puis de nouveau plus rien. " Humm très bien très bien…. "


Décidé à identifier mon observateur, je me recouche et ferme suffisamment les yeux pour qu’on ne puisse pas faire de loin la différence avec des yeux fermés. J’aperçois alors une petite tête qui se découvre au coin de la rue, poursuivi par une longue chevelure.


Emporté par ce jeu de cache-cache et la magie de la nuit. Je décide de continuer. Toujours sans bouger, un petit sourire aux lèvres, je manipule doucement la limaille de fer que j’ai sur moi pour la faire se déplacer dans le chariot du convoi. Là, je fais soulever un petit kit d’objets ninja variés, adapté aux élèves d’académie et stocké dans une des caisses restée ouverte. Je le fait voleter jusqu’à mi-chemin entre le chariot et l’angle de la rue où se trouve la fille et le dépose là. Dans la pénombre de la nuit, on distinguait si peu la limaille qu’on avait l’impression que le kit avancé ici de lui-même. Il ne reste plus qu’à voir comment allait réagir son observatrice….



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Jeu 26 Juil 2018 - 15:12
Aujourd'hui, cela faisait deux ans que tu sortais du dôme, balayait les feuilles sèches qui valsaient avec le vent, ouvrait les volets rouges des deux chambres et partait le matin tôt afin de t'engager dans les cours des shinobis menés par l'Académie de KiriGakure. Il y avait par exemple de l'enseignement sur les arts martiaux, sur la maîtrise du Fûton et de ses propriétés, de la pédagogie sur la défense en cas d'offensive ou de guerre et j'en passe. Ayame, ta maman-trop-choupinou-que-tu-aimes-à-la-folie, payait, certes, cette formation mais, en contrepartie, tu étais dans l'obligation de récupérer les plus brillantes notes de ta classe. Il n'y avait pas de place pour les faibles dans ce donjon académique. Pourtant, toi, tu promettais déjà de surpasser l'élite des Jônins. Dans la forme et dans l'esprit. Les compétences dans lesquelles tu persévérais ton Art étaient ce qu'on appelait des dons prometteurs. À ton âge, beaucoup excellait dans le patriotisme ou dans le cheminement de leurs prédécesseurs mais, toi, tu voulais marquer la différence et trouver ta propre voie. Devenir l’antidote et le poison.

Nul, même pas Ayame-chan, ne pouvait entrevoir tes limites. Ainsi, l'apprentissage, à la fois de la vie mais aussi des éléments qui t'entouraient, demeurait importante et, chaque seconde, tu ne pensais qu'à évoluer, devenir meilleure que la veille, avancer, brider les interdits et gifler la concurrence. En douceur. Nul ne pouvait alors penser qu'un jour tu pouvais devenir quelqu'un, quelqu'un d'important, peut-être même l'un des piliers de KiriGakure. Tu t'obstinais à apprendre, sans cesse, dans le vacarme des incompréhensions de la vie mais... Tu étais prête à faire front et à défier les gravités. Fine, élancée, la peau de transpirante, les cheveux d'un feu dansant, tu étais magnifique, crois-moi, mais ce n'était pas ta beauté qui émerveillait tant. Ce n'était encore moins l'énergie hyperactive que dégageait ton corps ou tes gestes empreints d'une maladresse quotidienne. C'était bien plus. C'était une braise qui n'attendait qu'à se réveiller. Si forte, si brûlante. Elle habitait en toi et attendait.

Élève perspicace, mais pire encore, une vraie rebelle lorsque tu ne comprenais pas, cette nuit-là, tu étais sur le chemin du retour, cinq bouquins plaqués contre ton torse, la moue des lèvres exposée, les sourcils froncés. Cette journée était sûrement la pire de tous les temps ! À l'académie, un groupe d'élèves t'avaient adressé une série de gestes vulgaires tout ça parce que tu menais une discussion avec les nuages. Une bêtise teintée de méchanceté et de mesquinerie. En y repensant, tu fermas les yeux, imaginant ces imbéciles tombant du banc et se couvrant de ridicule. Tu avais souvent recours à ce procédé dans des situation loufoques ou embarrassantes au gré de tes coups de colère. Tu avais ce don d'imaginer de petits détails qui te faisaient jubiler et peignait un tableau intérieur qui te libérait et te permettait de retrouver rapidement le sourire. Sauf que là, tu te surpassas. L'image mentale que tu dressas était d'une telle véracité que tu faillis exploser de rire.

Au même moment, alors que tu traversais une des ruelles marchandes qui avait le don d'attirer l’œil de part sa place étendue sur plusieurs mètres, une roulotte percuta ton attention. Tu forças très légèrement sur ta vue pour apercevoir on ne peut mieux. Des armes, de toutes sortes, étaient à peine visibles. Elles étaient mises d'une manière à ce que les passants pouvaient juste les entrevoir. Une folle idée apparût dans ton cerveau. Toi, qui étais -jusqu'ici- interdite au maniement des armes parce que tu avais failli crever un œil à ton instructeur académique, tu pouvais peut-être te munir de cette chance ! Un homme, qui luttait entre deux sommeils, se retourna à cet instant. Agile comme une feuille, il ne te fallut pas plus d'une seconde pour réagir et te cacher derrière un tonneau.

Trop cool !, disais-tu d'un murmure.

Décidée à t'emparer d'une petite arme d'entraînement, tu filas à chaque coin de porte pour t'approcher des objets brillants. Tu penchas la tête, ta chevelure glissant sur le sol crade, les yeux globuleux fixés sur une seule chose : un petit kit d'objets ninja variés volait à quelques mètres de toi ! Les nuages t'avaient-ils écoutés ? Dans cette ruelle, on ne pouvait distinguer que ton ombre et la longue crinière de feu que tu trimbalais. Tu étais prête. C'était ta seule chance de pouvoir toucher une épée ou, un éventail ou, des kunaïs, que sais-je !

J'y vais à trois... Un... Deux... Troi-... !

Alors que t'apprêtais à sortir la tête de l'ombre pour ruer sur l'objet, un ninja entamait une démarche vers la même cible. Tu hésitais entre y aller avant lui ou le laisser faire. Il avait l'air bien plus expérimenté que toi mais pas question de plier l'échine. Tu attendais le faux bond pour passer à l'action.
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Dim 29 Juil 2018 - 0:36
Je souriais dans mon couchage en voyant la jeune fille avancer furtivement de cachette en cachette pour arriver jusque devant le kit ninja. Lorsqu’elle ne fût plus qu’à quelques mètres de l’objet, je me levai alors et marchai dans la même direction. Le point de non-retour était passé, que va il bien pouvoir arriver ensuite ?


Plus que quelques mètres. Je continuais d’avancer sans me précipiter tout en levant doucement les bras, appelant la limaille de fer que j’avais dans mon fourreau (dans le dos) et dans ma pochette. Je me dirigeais vers la fille, entouré par de fines volutes de poussières métalliques. Alors que la petite observatrice hésitait devant l’objet, j’en profitai pour de nouveau soulever le kit ninja avec la limaille qui était toujours en dessous. Ramenant le kit à moi d’un geste de la main, je l’empoignai et dit avec un air joueur :


« Ceci à l’air de t’intéresser apparemment. Eh bien si tu veux le récupérer, tu n’as qu’à venir le chercher ! »

Là-dessus, je fis volte-face et m’élançai dans la rue la plus proche, agitant un instant le paquet derrière moi. Je dois avouer que j’étais assez excité : une course-poursuite en pleine nuit dans un village que je ne connaissais pas, ça ne vous arrive pas tous les jours ! Je fonçais dans les dédalles de rue, percevant derrière moi la fille aux cheveux étincelants. Elle était sur mes talons ; parcourir les rues n’était pas suffisant. D’un geste ample de la main de bas en haut, je projetai sur le mur de gauche de la ruelle la poussière métallique qui gravitait autour de moi. La matière s’élança alors contre le mur et prit rapidement cohésion pour former une série de marches, façonnant un début d’escalier à flanc de façade. Je m’élançai sur ma création et lorsque je quittais une marche, je décomposais celle-ci pour former une autre marche plus haut.


J’espérais corser le jeu en empruntant cet escalier éphémère. Je ne regardai pas derrière moi. Arrivé sur le toit plat, j’enchaînai directement en courant jusqu’au bout du bâtiment. Soudain, arrivant proche de bord je m’aperçus que le gouffre entre ce toit et le suivant était beaucoup trop grand pour sauter. Rapidement et sans m’arrêter je fermai les yeux et tendit le bras vers l’avant. La limaille de fer fonça alors pour créer un petit ponton temporaire pour rendre le saut possible.


Cette escapade nocturne continua pendant un bon quart d’heure je dirais. Toit, terrasse, balcon, rue, toit de nouveau, préau, escalier, etc… C’était vivifiant, très drôle. Pendant tout ce temps j’avais un sourire amusé plaqué sur le visage. Et ma poursuivante n’en démordait pas et me suivait sans se faire distancer !


Vint alors un nouveau passage entre deux toits. J’utilisai la même technique que précédemment. Mais soudain, lorsque je pris appui sur le ponton pour m’élancer, je perdis une fraction de seconde la maitrise de ma limaille de fer. Au moment crucial. Le support se décomposa sous mes pieds et je chutai, perdant le kit des mains. Fini….


« Et mer** ….. »

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Au coeur de la nuit

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