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Promotion [Ikeda Sazuka]


Jeu 26 Juil 2018 - 15:26
Ça y est, le grand jour est arrivé. Convoqué par la directrice @Ikeda Sazuka, j’attends patiemment dans la salle d’attente à côté de son bureau. Le projet auquel j’ai été assigné s’est bien passé, très bien même puisque nous – l’équipe et moi – avons réussi à atteindre tous les objectifs, et plus encore. De la grue aux différents systèmes équipants les portes de l’entrée du port, tout fonctionne encore mieux que ce nous devions faire. Dire que j’ai été essentiel au projet peut paraître prétentieux, mais c’est la vérité : sans moi, jamais ils n’auraient pu finir les études et les tests à temps. Dans le village, il n’existe aucun autre Metaru capable de jongler entre les équations et la maîtrise du métal aussi bien que moi. Pour la première fois de ma vie, je viens de réussir quelque chose grâce à mes seules compétences, sans avoir été placé là ou qu’un membre de ma famille ne m’est donné ces responsabilités. Pour la première fois de ma vie, je traçais mon propre chemin. Enfin… enfin je me sens vivant.

Il y a maintenant une semaine de ça, j’ai eu une discussion importante avec mon père et ma mère. Ils m’avaient raconté qu’ils étaient inquiets que je me lance dans une telle voie et qu’ils ne comprenaient pas pourquoi je m’entêtais à me compliquer la vie alors que mon chemin était déjà tout tracé. Mais justement, c’est ça le problème. Ce chemin tout tracé m’a mené au bord du gouffre. J’ai côtoyé la mort, la toucher, sentir ses mains froides m’emporter vers un monde effrayant… Jamais plus.

Une personne vient vers moi et me demande d’entrer. La directrice me salue et m’invite à m’assoir.


« –Bonjour Madame la Directrice. »

La Directrice Ikeda m’explique que le rapport de chef Akami a mis en avant ma contribution. Tant mon attitude que le travail effectué correspondent aux attentes de l’institut. En conséquence, elle a décidé que je serai plus utile avec plus de liberté… Une promotion ? Jamais je n’aurai espéré recevoir une promotion dès la fin de mon premier projet. Certes j’ai réalisé mon travail de manière exemplaire, mais n’est-ce pas un peu précipité ? Est-ce que cela vient bien de la Directrice Ikeda ou de quelqu’un d’autre ? Elle ne me laisse cependant pas à mes doutes et se lève pour se diriger vers une petite bibliothèque. Sa main posée sur un lit, elle active un mécanisme. La bibliothèque coulisse et se dérobe pour dévoiler un escalier. Une invitation à descendre dans l’abîme de l’institut… Qui sait ce sur quoi je vais tomber. Peu de personnes connaissent se passage me précise-t-elle et cela doit le rester. Ainsi j’entre là aussi dans le monde des secrets. En bas de l’escalier, une autre porte donne sur un long couloir grisâtre uni : aucune fenêtre ou regard sur l’extérieur : seules quelques lumières jaunâtres illuminent la voie. L’ambiance est un peu… glauque, comme l’on pourrait s’y attendre d’un tel lieu. Je traverse le couloir, toujours derrière les pas de ma supérieure, jusqu’à ce que nous arrivions à une dernière porte. Derrière se dévoile une pièce, d’une quinzaine de mètres carrés environ, avec pour seul meuble un bureau. Mon bureau.

Je suis libre de l’aménager comme je l’entends et mes recherches porteront sur un domaine totalement différent : le chakra. Sur le bureau se trouve le règlement de l’institut et surtout du Suken, branche de l’institut dont je vais maintenant faire partie. Tant que je respecterai ce règlement, je suis libre de faire ce que je veux. Les possibilités changent, les règles aussi et surtout… les conséquences. La Directrice Sazuka me laisse quelques instants seul, temps que je mets à profits pour prendre conscience de ce qui venait se passer. J’approche de mon bureau et caresse sa surface. Ici, tout va changer. Ici, je vais pouvoir créer, essayer, échouer. Maintenant, j’ai le pouvoir de changer les choses. Mes habilitations doivent être hautes, puisque je suis libre d’explorer les sous-sols et de parler aux gens qui composent ce complexe sous-terrain. Pour mener mon plan à bien, il me faudra des assistants. Deux… Peut-être trois… Jusqu’à ce que nous parvenions à un premier prototype. Je reviens vers la porte, puis pose ma main sur pommeau quelques secondes avant d’appuyer dessus.


« –Puis-je avoir des assistants ? »

Et si je me fourvoyais ?

« –Excusez-moi, je ne suis pas certain de bien comprendre. A quels ordres dois-je obéir ? Je veux dire, va-t-on me confier un domaine de recherche, ou suis-je libre d’étudier ce que je souhaite ? »


Dernière édition par Metaru Kenshin le Lun 27 Aoû 2018 - 17:35, édité 1 fois
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Ven 3 Aoû 2018 - 23:15



J’allais regagner mon propre bureau dans les sous sols du complexe lorsque la voix du Metaru résonna une nouvelle fois à mes oreilles. Je m’étais attendue à ce qu’il pose ce genre de questions, moi-même les avais soulevées lorsque j’avais mis pour la première fois les pieds dans cet endroit, et que l’on m’avait si brièvement expliqué son fonctionnement et surtout, les libertés auxquelles je pouvais prétendre.

-Tu auras des assistants si tu en as besoin. Tu obéiras à mes ordres et ceux de n’importe quel supérieur. Si cet endroit est dédié aux sciences, sa hiérarchie est la même que dans n’importe quel « domaine » de Kumo. Expliquais-je assez simplement. Il n’y avait effectivement pas grand-chose de très complexe à comprendre dans le fonctionnement du Suken. Néanmoins… Si un chercheur d’un grade supérieur requiert ton assistance, tu dois obéir. Si je te dis de ne plus travailler sur tel ou tel projet, c’est pareil. Enfin… je ne demanderai probablement jamais rien de tel… Donc, tant que tu n’es pas affecté à un projet, tu peux travailler sur ce que tu veux. Evidemment que non, comme j’avais pratiqué longtemps « la science pour la science », enfin… la médecine… Je ne pouvais empêcher quiconque de le faire, puis… l’Institut servait à ça. Ah ! Avant que j’oublie. Tu dois me faire un compte rendu de ton activité toutes les semaines. Rien de très long, rassure-toi. Un résumé suffira. Et, ton travail sera soumis à contrôle, bien sûr. Aucune activité « interdite » n’est autorisée.

Il l’avait donc surement déjà compris, plus il grimperait dans la hiérarchie de Kumo, plus il serait libre de travailler sur ce qu’il voulait. Une évolution normale dans un système régit par les grades de chacun, dans un système… militaire. Je ne me faisais pas de soucis pour lui, pas pour le moment.

-Et donc, tu as accès à l’ensemble de l’institut ; enfin, des laboratoires du Suken, comme n’importe quel membre de cette unité. Comme je te l’ai dit, il n’y a aucun projet –à ma connaissance- dont l’objet soit prohibé. Dis-je pensive. Aucun… Ce n’était pas tout à fait vrai, mais ce projet-ci, si particulier et plutôt mal vu par la plupart des scientifiques ; ne demeurait pas dans les locaux de l’institut. Effectivement, il n’avait besoin ni d’un laboratoire, ni d’une pièce dédiée… Pour les « assistants », tu pourras passer voir ma secrétaire, elle te donnera les dossiers des personnes susceptibles de pouvoir travailler avec toi. Bien sûr, lorsque tu sauras ce sur quoi tu veux… travailler. Et j’assignerai ces personnes à ton projet. Continuais-je en lâchant un léger sourire. Veux-tu que je te fasse visiter ? Ou tu y arriveras tout seul ? L’interrogeais-je finalement.




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Mar 7 Aoû 2018 - 11:53
Mais je ne me trompe pas. La directrice prend un peu plus de son temps pour m’expliquer mon rang ici-bas : poursuivre toute recherche qui pourrait être profitable au village. J’occupe le poste de chef d’une équipe de recherche et de ce fait obéis à toute personne ayant un rang plus élevé que le mien. Des projets me seront assignés. Dans le cas, j’ai la liberté librement, exceptés sur des travaux interdits par le règlement du Suken. La liberté qu’il m’est offerte semble donc grande, quasi illimité… Mais cela signifie aussi que le travail n’en sera que plus difficile. Difficile mais passionnant : il est bien plus aisé de suivre les ordres et d’effectuer un travail que l’on nous demande de faire plutôt que de réfléchir pour créer notre propre travail. Bien que travailler sur un domaine que l’on me confie me convienne, rien ne me satisfait plus que de laisser libre cours aux rêves que je nourris depuis tant d’années. Laisser libre cours à mes idées. Créer, rechercher, tester.

La directrice continue son discours en m’expliquant que je suis libre d’aller où bon me semble. Enfin, sa secrétaire me fournira les dossiers des personnes susceptibles de travailler avec moi. Il va donc falloir que je liste leurs profils pour sélectionner ceux qui conviendront le mieux à mes projets. Des entretiens d’embauche en somme… un travail qui m’est bien familier. Parmi les diverses responsabilités que j’ai endossé dans le clan, celui de recruteur fut l’un d’eux. J’ai donc de l’expérience en la matière, expérience qui va grandement me servir demain.

Bien qu’impatient de me mettre au travail, l’heure n’est pas encore venue. Madame Ikeda me propose de me faire visiter les lieux, à moins que je ne désire le faire seul. Son temps est précieux. L’idée de la déranger pour quelque chose d’aussi futile ne me plaît guère… mais bien connaître les lieux est primordial. Peut-être y-a-t-il une troisième solution qui conviendrait mieux à tout le monde ?


« –C’est très aimable de votre part de vous proposer pour me faire visiter les lieux, mais je ne veux pas vous faire perdre plus de temps. Peut-être pouvez-vous me mener vers quelqu’un qui pourra vous remplacer dans cette tâche ? »


Découvrir les différents labos et les personnes qui y travaillent me permettra de me faire une idée des recherches effectués entre ces murs. Qui sait, peut-être qu’un jour je travaillerai avec l’un d’eux… ou l’un d’eux travaillera pour moi.


Dernière édition par Metaru Kenshin le Lun 27 Aoû 2018 - 17:34, édité 2 fois
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Mer 8 Aoû 2018 - 16:35



J’haussais les épaules. Je proposais, il acceptait ou refusait, c’était son choix. Alors lui présenter quelqu’un d’assez « ancien » dans l’institut pour le guider au moins cette journée et le lendemain ne me posait aucun problème. Lui faisant signe de me suivre, une nouvelle ; je le menai jusqu’à un autre bureau, deux couloirs plus loin. En passant j’avais fixé la porte de celui de l’Aburame. Il n’y avait pas à dire, cette jeune femme me manquait un peu, quand même ; malgré ses penchants et ses travers… Enfin, après quelques secondes d’une courte marche, nous arrivâmes. Sur la porte était insrit « Horiyami Shiro ». Un expert en poisons puissants, et leurs remèdes. Un homme approchant la cinquantaine d’années, grisonnant, un peu bourru voire pas très agréable, mais très redoutable dans son champ d’expertise. Je frappai et entrai.

-Sazuka-San. Que faites-vous ici ? Sur un ton un peu abrupt, sans se retourner pour saluer ou même accueillir ses vistieurs.
-Shiro… Je vous présente…
-Metaru Kenshin. Je sais.
-Ouais… hum… Est-ce que vous auriez le temps de lui faire visiter les locaux ?
-Vous voulez que je lui serve de nourrice ? Dit-il en se retournant, observant la jeune femme derrière ses petites lunettes métalliques.
-Eh bien… je crois qu’il est trop âgé pour encore avoir besoin d’une nourrice…
-C’était de l’humour, je blaguais ; directrice. Ouais, laissez le moi là, je m’en occupe.

Me tournant vers le Metaru, un léger sourire en coin, je lui adressai dans un murmure un « Bon courage ». Puis, quittait le bureau, le laissant entre de bonnes mains ; pas les plus sympathiques certes ; mais de bonnes mains quand même.

L’expert en poison, après de longues minutes sans se préoccuper du nouveau venu ; s’affaire sur ses notes et diverses équations chimiques ; se retourna finalement, de nouveau ; vers Kenshin.

-Bon, à nous deux maintenant. Allé viens, je te montre tous les endroits. Prends de quoi noter ; je répéterai pas ! Dit-il en franchissant la porte de son bureau, mini labo ; sans attendre la recrue. Au bout du couloir, il poussa une autre porte où quatre personnes travaillaient à l’élaboration de médicaments, entre autre. Alors là, c’est le labo de recherche « médicale ». C’est ici que t’auras le plus de chance de trouver la directrice. Ils conçoivent et produisent des « médicaments ». Reprit-il en formant des guillemets avec ses doigts autour de ces derniers mots. Des questions avant qu’on passe à la suite ? Demanda-t-il avec la même délicatesse qu’au début.



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Lun 27 Aoû 2018 - 17:56
La Directrice hausse les épaules et m’indique de la suivre. Elle ne semble pas trop se préoccuper de la différence de grade qu’il existe entre nous. Ainsi, sa proposition de me faire le tour du bâtiment était sincère et non forcée par la politesse. A noter pour plus tard.

Après une courte marche nous nous arrêtons devant une porte sur laquelle est inscrit le nom de « Horiyami Shiro ». Ouverte, elle dévoile un homme approchant la cinquantaine qui questionne aussitôt la directrice sur les raisons de sa présence. En voilà un qui se soucie bien peu des apparences… Est-ce que tout le monde se comporte ainsi ici ? La Shinobi qui était allée me cherchait semblait très différente, mais c’est aussi celle qui doit faire l’interface entre notre monde et celui des scientifiques. Les rumeurs veulent que ces gens passent un peu pour des fous, ou des ermites. Cloitrées dans leurs laboratoires, ils y restent enfermés jusqu’à parvenir à résoudre les problèmes qu’ils se posent. Un monde bien loin de celui dans lequel j’ai grandi, où les apparences sont primordiales.
Je suis surpris de voir que le scientifique me reconnaît. Aussitôt mon prénom prononcé, j’incline légèrement la tête en guise de politesse et laisse la conversation continuer. Monsieur Horiyami lance une petite pique à sa responsable puis accepte la tâche qu’elle était venue lui confier. La Directrice Sazuka se retourne alors vers moi, un léger sourire en coin, et me murmure un « bon courage ». Cet homme est un sacré phénomène à n’en pas douter… mais il s’agit surtout de la première personne que je rencontre ici. Je me dois de faire bonne impression. Immobile, je reste fièrement debout à observer le scientifique s’agiter sur ses fioles et ses feuilles de notes. Des équations chimiques traduisant des molécules chimiques… Bien au-delà de mes maigres compétences dans le domaine. Après une dizaine de minute il se tourne enfin vers moi et m’invite à le suivre, en me conseillant de prendre de quoi noter. Inutile. Nous nous dirigeons vers le couloir jusqu’à une porte qui en se dérobant dévoile le laboratoire de recherche médicale. Ici sont produits les médicaments ainsi que les divers produits pharmaceutiques dont le village peut avoir utiltié. La directrice elle-même travaille souvent dans ce laboratoire et j’ai donc des chances de l’y trouver durant son temps libre. Les « médicaments » comme le souligne mon responsable ne sont pas seulement des potions ou onguents visant à allonger l’espérance de vie des corps sur lesquels ont les appliques. Monsieur Horiyami me demande si j’ai des questions, ce à quoi je réponds par la négative.


« Non monsieur. »

Mon regard s’attarde tout de même sur les équipements présents dans le laboratoire. Deux des quatres scientifiques présents prennent la peine de me saluer, politesse que je leur rends aussitôt. Les deux autres, absorbés dans leur manipulation, ne semblent pas avoir remarqué ma présence. Leur équipement semble être du dernier cri. Ordinateurs, matériel de manipulation, banc d’essais… Une vraie caverne d’Ali baba du ninja médical. Le responsable sort alors de la salle et je suis aussitôt ses traces, d’un pas assuré et posé.
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Jeu 6 Sep 2018 - 16:39



-Bon, bah si t’as pas de question ; on passe à la suite. Avait-il repris en quittant le premier laboratoire de recherche, le Metaru sur ses pas. Longeant le couloir bordé de portes et autres baies vitrées ; ils arrivèrent rapidement à la salle suivante. Il y avait là trois kumojin en blouse blanche travaillant sur des formules chimiques, sur un tableau noir. Un peu partout, sur les paillasses, la grande table centrale ; étaient déposées des plantes, des flacons et d’autres instruments et ustensiles assez communs.

-Ici, c’est mon laboratoire. Et ça, c’est mon équipe. Dit-il en leur faisant signe. On travaille sur la confection de nouveaux poisons, mais aussi sur leurs antidotes. J’en suis donc le responsable. Si t’as la moindre question sur un poison ou un truc en rapport ; c’est ici que tu dois venir. Avait-il ajouté en jetant un regard au Metaru. Puis une nouvelle fois, cette fois-ci accompagnée d’un signe de la main non pas pour son équipe mais pour Kenshin ; il quitta la pièce. Il était bien sûr invité à le suivre. Tout en marchant vers leur prochain arrêt ; il lui demanda : Toi t’es dans la technologie, tous ces trucs là si j’ai bien compris ?

Cette question était bien sûr plus rhétorique qu’autre chose. L’expert en poison savait déjà à qui il avait affait, dans les grandes lignes. Puis tout se savait très vite dans leur milieu. Les avancées des uns et des autres ; leur domaine de prédilection, leur projet aussi ; pour la plupart… Puis finalement, ils arrivèrent dans une pièce, une salle ; un peu plus grand que les autres du fait de la taille des machines qu’elle abritait. L’homme grisonnant soupira et lui présenta les lieux. Comme dans le laboratoire spécialisé dans les poisons, ici, plusieurs scientifiques travaillaient…

-Et donc, à priori, c’est ici que tu vas travailler. Là "on" où fait tout un tas de trucs superficiels et qui ne voient quasiment jamais le jour… Enfin ! De temps en temps… Y a bien un truc utile qui sort de ce labo… mais c’est pas souvent. Rigola-t-il, avec un ton moqueur alors qu’un homme, un peu plus de la trentaine, approcha.
-Ha Horiyami-san ! Vous vous êtes perdu ?
-Non… je dois faire visiter au jeunot là… Metaru Kenshin.
-Ah, je vois. Metaru Kenshin. Vous êtes donc le nouveau membre de notre équipe ? Bah, ne faites pas attention à ce qu’il raconte ; ce que nous faisons ici à beaucoup plus d’application qu’il ne le pense… Dit-il en souriant. Bien, vous pouvez retourner jouer à l'apprenti chimiste, Shiro. Il n’y a plus grand chose d’autre à voir…
-Si, on doit encore voir…
-Non, y a rien d’autre à voir, pour le moment, vous dis-je. Dit-il avec une certaine autorité.

Le scientifique accompagnant Kenshin ne releva et haussa les épaules…

-Comme vous voulez Karui. J’vous le laisse. Amuses toi bien, Kenshin. Conclut-il d’un air renfrogné, en quittant le grand laboratoire.

-Bienvenue Kenshin, je suis Nara Karui. Chef de travaux de la branche technologique de l’institut. Vous allez travailler avec nous, sous ma responsabilité. Alors, dites-moi ; quels sont vos projets ? Dit-il en faisant quelques pas en direction d’une machine semblant assez complexe, qui permettait en fait l’assemblage de certains éléments… Si la directrice vous a choisi, c’est que vous avez certainement quelque chose à apporter… De quoi s’agit-il ? Finit-il en se tournant vers lui, le fixant droit dans les yeux.



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Mar 11 Sep 2018 - 20:18
Nous repartons ensuite continuer le reste de notre visite. Suivant ses pas, je balade mon regard sur les baies vitrées – ou plutôt ce qui se dévoile derrière – du couloir que nous parcourons. Cette architecture… Est tout à fait remarquable. Etonnante aussi. En venant ici, je pensais trouver un bâtiment sombre, fermé. Ou le secret régnerait. Chaque laboratoire indépendant les uns des autres. Sans que personne ne puisse voir ce qu’il s‘y trame. Il n’en est rien. Tous les laboratoires donnent sur un couloir, dévoilés aux yeux de tous par de grandes baies vitrées murales, comme je n’en ai jamais vu ailleurs. Une conception… Qui en dit long sur la confiance qui règne en ces lieux. Le sens de la loyauté. On ne peut jamais avoir totalement confiance en tout le monde. Mais… De toute façon, si quelqu’un veut vraiment obtenir une information, il fera tout pour le faire. La cacher ne fera que le ralentir, pas l’arrêter. Etant un shinobi du village, noble membre d’une grande famille, je ne ressens aucune pression ici. Aucune pression du secret. J’en connais déjà tellement sur ce village… Mais peut-être est-ce différent pour les scientifiques « civiles » qui travaillent en ces lieux. Même s’ils ne sont pas soumis à une surveillance de chaque instant, leur allées et venues, les sorties du village… Tout doit être consigné. En venant travailler ici, on accepte de ne plus avoir de secret pour le village.

Nous arrivons dans une salle d’un genre un peu différent. Un tableau noir, rempli de formules chimiques. Des paillasses parcourues de plantes et d’outils de manipulation de liquide en tout genre. Trois hommes occupent les lieux, tous trois en blouse blanche. Voici dont le laboratoire et l’équipe de mon interlocuteur. Ils y effectuent des recherches sur les poisons ainsi que leurs antidotes. Pas étonnant que la Directrice semblait si bien le connaître. Après tout, il s’agit de son domaine d’activité. J’acquiesce d’un geste de la tête. Nous échangeons un regard, puis nous quittons la pièce pour continuer la visite. Tous ces laboratoires qui composent ces couloirs doivent eux aussi avoir un rôle. Lequel ? Sont-ils de moindre importance ? Cela expliquerait pourquoi mes interlocuteurs ne prennent pas la peine de les présenter. Ainsi, ce sont seulement les responsables… peut-être les responsables de département que l’on me présente.

La visite se poursuit. Le couloir, nerf de ce bâtiment, défile de chaque côté tandis que nous nous approchons du prochain point d’intérêt. Combien y en a-t-il ? Cette visite, bien qu’intéressante, risque de se faire longue… Qu’importe, je dois me concentrer sur l’essentiel. Nous arrivons dans une pièce un peu différente des autres. Plus grande, bien plus grande. Quelques machines plutôt impressionnantes la composent et mes yeux sont attirées par ces dernières tant leur mécanisme pique ma curiosité. Rapidement, je refreine mes envies et salue tour à tour les scientifiques qui travaillent en ce lieu. Monsieur Horiyami m’explique que c’est en ces lieux que je vais travailler. Ainsi, ce laboratoire est celui en charge du programme de recherche technologique. Celui qui attise toutes mes envies. La place que je convoite tant est enfin à ma portée.
Le ton moqueur du chimiste est rapidement pris à réparti par son homologue du département technologique. Ce dernier m’interpelle et me salue avec toute la légèreté dont ces gens semblent user. Un comportement dont je n’ai pas l’habitude tant à l’extérieur de ces murs on me juge d’abord par mon statut de noble. Uniquement ma noblesse. Celui qui va probablement être mon responsable congédie le chimiste, qui proteste mais laisse rapidement tomber. La place de chacun ici se définit donc. Le chimiste me salue, ce à quoi je réponds immédiatement avant qu’il ne disparaisse aussi vite qu’il n’était apparu.


« Merci beaucoup Monsieur Horiyami pour votre aide. Au plaisir de vous revoir. »

Je me tourne vers mon nouveau guide, qui se présente sous le nom de Nara Karui. Un Nara… Rien d’étonnant au fait qu’il occupe de son poste. Si les Metaru sont considérés comme le bras du village, sa force armée, les Nara eux sont le cerveau du village. Nombreux sont ceux qui occupent des postes stratégiques dans la hiérarchie… Et logiquement à l’institut. Comme je le pensais, il s’agit du chef de la branche technologique de l’institut. Je travaillerai sous ses ordres, parmi ses équipes. Vient enfin le moment intéressant. La question fatidique. Quels sont mes projets. Je prends quelques secondes le temps de la réflexion, arrangeant ma pensée afin de lui donner forme. La forme compte tout autant que le fond, contrairement à ce que certains peuvent penser.

« J’ai pour projet de développer des outils qui pourraient équiper nos ninjas. Rien de très novateur jusqu’ici, mais si l’on parvenait à sceller ces objets sur des rouleaux, que tous les ninjas pourraient emporter. Alors cela pourrait leur donner un avantage non négligeable sur le terrain. Le but serait donc dans un premier temps de créer un système qui ne nécessiterait aucun chakra particulier. Par exemple, une armure qui, lorsqu’on infuse du chakra dedans, devient movible. Nous Metaru pouvons créer ce genre d’armure. Pas moi à mon niveau, mais les ninjas plus expérimentés de notre clan y arrivent sans mal. Si nous parvenions à rendre ces armures utilisables par tous, et les sceller sur un rouleau, alors nous pourrions potentiellement en équiper toutes nos troupes ! Et il ne s’agit là que d’un exemple. Les possibilités et applications sont infinies. Et cela ferait la différence par rapport à nos adversaires. »
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Ven 14 Sep 2018 - 2:38



Karui l’observa et l’écouta le temps des explications quant à ses projets. Il semblait intéressé par ce qu’il entendait bien qu’un léger rictus s’inscrivit au coin de ses lèvres. Dans sa blouse blanche, il croisa les bras jusqu’à la fin de la présentation du Metaru. Puis il soupira longuement et lui faisant signe de le suivre il fit quelques pas dans le laboratoire pour aller s’asseoir sur le coin d’un meuble métallique fixé au mur alors que les autres membres de son équipe continuaient d’assembler une étrange machine.

-C’est un projet militaire alors. Fit-il la remarque en scrutant ses subalternes. Je vois ce que vous voulez faire, c’est réalisable. Cela-dit, une armure qui plus est en métal… pourrait-être… Encombrante non ? Se demanda-t-il avant de reprendre aussitôt. Et le métal classique comme le vôtre, n’est pas suffisamment sensible au chakra, n'y voyez aucune offense. Rigola-t-il. Il vous faudra un type de métal particulier. Enfin, tout l’équipement n’en aura pas besoin ; mais il en faudra pour les parties… « amovibles ». C’est un métal « rare » dont vous aurez besoin... Ajouta-t-il.

Son but n’était pas de tuer le projet dans l’œuf, mais exposer rapidement les contraintes et problématiques participaient à l’avancement du projet, ou au moins sa conception ; si toutefois la Directrice le validait. Enfin, il y avait une certaine ambition derrière cette idée, qui était loin d’être mauvaise. Le Nara lui, n’aimais pas spécialement toute la partie « militaire » de la branche qui gérait, comme sa supérieure directe. Depuis longtemps ils ne consacraient qu’à des innovations ou des améliorations pour le domaine civil, ou indirectement militaire…

-Ce n’est qu’une question de matière première, pour le moment. Il faudra aussi que vous rapportiez les plans, si vous y avez déjà travaillé ; bien sûr. Bon, pour aujourd’hui, vous allez travailler avec nous ; nous terminons l’assemblage d’un générateur à vapeur. Ils vont équiper les navires du pays, autant civils… que militaires. Termina-t-il en s'approchant de ses "collègues" pour leur donner un coup de main.



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Mer 19 Sep 2018 - 11:41
En finissant sur ces mots, je me rends compte à quel point mon entrain, ma passion et mon ambition sont palpables. Ce n’est pas un mal, tant tout cela contribue à attirer l’attention de mon interlocuteur. S’il y a bien une personne à qui je dois montrer toute la motivation qui m’habite, c’est bien à lui et à la Directrice. Le Responsable Horiyami pousse un long soupir puis m’invite à le suivre dans un coin de la pièce. Qu’est-ce que cela signifie… ? Trouve-t-il mon idée à ce point ridicule ? Ou fantastique ? Est-ce un projet déjà en cours d’élaboration ? Peu probable, sa réaction aurait été autre. L’attente ne se fait pas longue et j’obtiens vite réponse à mes questions. Le point qui semble le déranger n’est pas tant l’idée, mais le domaine dans lequel elle s’applique : le domaine militaire. Mon idée, bien que réalisable, se doit d’être plus amplement étudiée. Plus approfondie. L’armure en métal dont j’ai pris exemple, ne peut se réaliser grâce à au métal de mon clan car selon lui, celui-ci n’est pas assez sensible au chakra. Pour la réaliser, il me faudrait un métal particulier. Un métal sensible au chakra et pas seulement de ceux de clan mais au chakra « brut ». Mais un tel métal existe-t-il ?

Les idées se bousculent dans mon esprit tant cette nouvelle perception bouleverse mes plans. Par manque de connaissance en la matière, je pensais que le métal Metaru suffirait amplement pour concevoir ne serait-ce que les prototypes. Je comptais aussi me baser sur cette force, celle de notre clan, pour y trouver une quantité de matière première inépuisable… Mais je me vois forcé d’interrompre ce flux pour me reconcentrer sur le travail. Je réfléchirai sur tout ça ce soir. Aujourd’hui je me dois de donner bonne impression si je veux gagner leur soutien. Le responsable Horiyami m’informe qu’il lui faudra les plans dès que possible. Plans dont je ne dispose pas encore… mais dont j’imagine très bien l’esquisse. Pour aujourd’hui, je vais les aider à terminer l’assemblage d’un générateur à vapeur. Celui-ci va équiper les navires du pays – tant civils que militaires – et leur permettre de ne plus être sujet aux caprices du vent.


« Bien monsieur, que dois-je faire ? »
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Mer 19 Sep 2018 - 16:56



Et... c'était tout ? Aucune question ? Rien de plus à ajouter ? Karui aurait pu lui apporter plus d'informations, mais soit. Ils se mirent donc à l'oeuvre sur le fameux générateur sur lequel s'évertuaient les trois autres scientifiques.

-Bien, pas grand chose. Nous sommes sur la phase finale. Tu vois ces deux parties ? Dit-il en montrant deux blocs métalliques comportant divers rouages et autres mécanismes. On doit les assembler; et les fixer ensemble. Le seul problème étant que cela pèse assez lourd. Hum... Tu pourrais peut-être, à l'aide de ton métal; nous aider à le soulever ?

Ce qui serait un bon début et signerait la fin de ce projet, par ailleurs. Une fois que cela serait fait, ils n'auraient plu qu'à transférer ce moteur aux fonderies Metaru pour qu'il y soit reproduit en de nombreux exemplaires. Et, ensuite, ces moteurs seraient dispatchés sur l'ensemble du territoire, dans les différents ports de Kaminari.

C'était une innovation technique qui permettrait d'accélérer l'expansion commerciale de Kaminari, ou militaire, à terme. Voilà à quoi servait le département technologique de l'institut. Il n'était ni plus ni moins que le R&D du pays.

-Ce moteur va permettre énormément de choses; et aura de nombreuses applications. Il facilitera énormément la vie de nos concitoyens et l’essor de nos villes et villages.

Ajouta-t-il en se positionnant aux côtés d'un des scientifique, prêt à assembler les deux parties de ce moteur. Kenshin, s'il pouvait répondre à la requête de chef de travaux; ferait gagner un temps précieux à son équipe. Mais avant...

-C'était le dernier projet en cours; nous pourrons sûrement travailler sur le tien ensuite. Il faudra bien sûr en faire part à la Directrice.



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Ven 21 Sep 2018 - 15:18
A ma question le responsable pointe du doigt le moteur à vapeur sur laquelle son équipe s’affaire. Deux blocs séparés le composent. Deux blocs qu’il faut assembler et fixer. Une tâche cruciale. Bien plus complexe qu’en apparence. Les systèmes doivent parfaitement se rejoindre afin de pouvoir fonctionner. Aucune fissure, aucun joint mal positionné, aucun défaut n’est permis. Sinon, il pourrait au mieux ne pas marcher, au pire exploser. Et c’est tout le monde ici présent qui serait en danger. Mais ils doivent réaliser les tests dans une salle appropriée. Aucun risque de ce côté-là. Mais le temps perdu, les matériaux, l’argent investis… Voilà le problème.

Etant donné leur poids il est difficile de les soulever sans appareillage adapté. Le responsable me demande donc si je suis capable de le faire grâce à mon métal… Comment pourrai-je soulever ces deux morceaux ? Peut-être… en créant des piliers. Je pourrai les placer ou dessous de chaque pièce et les rapprocher progressivement afin de ne pas risquer de les endommager. Ce moteur a une grande importance. Et surtout… il s’agit du dernier projet en cours ? Le bâton que me tend le responsable me surprend. Je n’ai fait qu’effleurer la surface de mon idée et déjà il lui apporte une si grande importance ? Si j’obtiens le feu vert de la Directrice, alors cette équipe travaillerai dessus ? Ce serait… Inespéré. Précipité. Je dois réfléchir rapidement, mettre en place les pièces du puzzle dans mon esprit pour pouvoir leur présenter. Je ne peux plus perdre plus de temps. Je croyais en avoir… Et je me retrouve pris au dépourvu.
Je déteste ça.
Mais c’est une occasion que je ne peux pas refuser. Pas après tous ces efforts. Ce test… je dois le réussir. J’en suis capable.


« Oui je dois pouvoir les rapprocher en créant des piliers sous chacun des deux morceaux. Je les ferai ensuite se rapprocher jusqu’à ce qu’ils se touchent quasiment. Les systèmes… doivent être soudés je suppose ? Si c’est le cas, je suis aussi capable de réaliser cette tâche. »

Les scientifiques s’arrêtent, puis, suivant les pas de leur chef, viennent se placer autour du moteur. La tension est palpable, certains regards se font suspicieux. D’autres inquiets. D’autres enfin impatients.
Je joins mes mains, puis me concentre. Avec minutie, je fais apparaître mes supports de métal et rapproche lentement les deux morceaux. Les deux structurent se lèvent légèrement du sol puis, millimètres après millimètre, se rapprochent l’une de l’autre.
Encore un peu. Un tout petit peu.
Les deux morceaux s’épousent. Un léger décalage de hauteur est visible. Décalage que je corrige avec autant de minutie que la phase précédente. Le temps semble se distordre, tant je dois me concentrer pour contrôler avec tant de précision mon métal.


« Je pense que les deux morceaux sont parfaitement joints. Quelqu’un peut-il mesurer pour s’en assurer ? »

Je viens de donner un ordre… alors même que je suis arrivé ici il y a moins d’une heure… mais qu’importe. L’un des scientifiques s’approche avec un outil de mesure puis vérifie que la structure est bien avancée. Il me regarde, puis regarde le responsable et hoche la tête. Reste encore à les souder. A nouveau je m’approche, puis pose mes deux mains sur la zone à souder. Mes yeux se ferme. Je me concentre. Faire apparaitre le métal, puis le faire couler à l’intérieur. Ressentir les différents morceaux qui le composent. Soudre les deux côtés, structure après structure avec mon métal. Un tuyau. Un arbre. Un mécanisme.
Je rouvre les yeux puis me recule, haletant. Je dois prendre quelques secondes pour souffler. Ou je risque de commettre une erreur.
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Dim 23 Sep 2018 - 20:17



Karui observa le nouveau membre de son équipe à l’œuvre et trouvait que c’était plutôt pratique d’avoir un Metaru finalement, surtout pour ce genre de tâche. Viendrait ensuite le moment où il devrait travailler sur des projets et apporter une vraie contribution dans l’avancement de ces derniers. Là, il leur avait fait gagner du temps et de l’énergie ; ce n’était pas mal mais pas exactement qu’il attendait du Metaru. Enfin, quand le « gros œuvre » fut achevé, et les parties fixées ensemble ; il interpela un de ses collègues.

-Prenez le chariot, et menez ce générateur avec les autres ; ils rejoindront les fonderies dès demain. Bien Kenshin, c’est du bon travail. Et c’était le dernier que nous avions à monter, au sein du complexe. Tes… « parents » prendront la relève. Lui dit-il en s’essuyant le front. Nous allons pouvoir travailler sur ton projet dès demain. Là, on va tout nettoyer ; ranger… Un atelier propre c’est l’assurance d’un travail réussit. Rigola-t-il en observant les outils traînant sur les plans de travail, les tâche de graisse etc… ça fait aussi partie du boulot. Et comme le personnel d’entretien n’est pas autorisé à pénétrer l’institut… Il tendit alors une serpillière et un sceau qui était posés là au Metaru. Ce n’est pas pour te dévaloriser ! On le fait tous ici.

Ils passèrent plusieurs heures à nettoyer, mine de rien ; ils avaient mis un beau bordel dans ce laboratoire technologique ces dernières semaines. S’ils nettoyaient au fur et mesure peut-être qu’ils ne perdraient pas autant de temps à nettoyer. Mais bon, lorsqu’un scientifique est plongé dans son travail, quel que soit son domaine d’application ; il perd la notion de tout ce qui l’entoure et ne s’en rend compte qu’après coup…

Plusieurs heures après…

-Et bien, je pense qu’on peut dire qu’on en a fini ! Merci pour ton aide Kenshin !

La porte du laboratoire s’ouvrit, un scientifique d’une pièce voisine s’adressa à eux.

-Pouvez-vous rendre dans le laboratoire médical ? La Directrice souhaiterait nous parler.
-Hum ? Fit-Karui. En invitant ses collègues dont Kenshin à le suivre.

Ils traversèrent le long couloir et arrivèrent rapidement dans fameux labo, le premier de la longue série. A l’intérieur petu être vingt ou trente personnes attendaient patiemment, discutant ci et là de leur travail, exprimant leur curiosité quant à cette réunion surprise. Après quelques minutes ; j’arrivais dans mon labo préféré. Lorsque j’entrai tous les scientifiques de l’institut se retournèrent, me fixant. Si je n’avais pas été la source de cette communion ; sans doute aurais-je très mal tous ces regards braqués sur moi.

-Bien, tout le monde est là… Dis-je en scrutant la petite assemblée. Ok. Donc… Je vais m’absenter durant quelques temps, une découverte dans un pays étranger requiert ma présence. Dis-je assez vaguement. Durant mon absence, ce sera Nara Karui qui gérera l’institut, par intérim. Mon départ devrait avoir lieux dans la semaine. Il s’occupera aussi de l’ensemble du complexe scientifique. Vous faites comme si c’était moi. On se fait assez confiance pour savoir que ça va bien se passer. Leur dis-je, souriante. C’était à peu près tout. Haussais-je de manière presque imperceptible les épaules. Je compte sur vous tous pour… bien travailler ! Rigolais-je alors. Bien, si vous avez encore du travail, allez-y sinon…. Finis-je en moulinant du poignet, ce qui voulait dire "faites ce que vous avez à faire".

Puis je quittai le labo comme j’y étais entrée ; sans subtilité…

-Ah, on dirait que je vais avoir plus de boulot maintenant… Tu tombes au bon moment on dirait Kenshin. Adressa-t-il au Metaru.



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Dim 30 Sep 2018 - 21:10
Les secondes s’étirent… Je ferme les yeux, puis reprends mon souffle. La maîtrise du métal… Est une maîtrise que l’on apprend par la pratique. Chaque nouvelle situation doit être maîtrisée pour que l’on puisse y adapter notre métal. Aujourd’hui, je dois le faire en direct et c’est épuisant. Mais aussi excitant, je dois l’avouer. Le temps passe. Je dois reprendre. J’inspire profondément puis expire. Ma main se rapproche de la paroi froide du moteur. A nouveau du métal coule de ma main pour se joindre aux structures qui le composent. Je ressens le métal, tout le métal qui le compose. Je ressens la forme, leur disposition, leur agencement. Je visualise tout cela dans mon esprit, pour guider mon Kekkei Genkai dans ce dédale. Comme si rien n’existait plus, à part moi et le métal.
Comme s’il en émanait une vibration.
Qu’est-ce ? Qu’est-ce que cette vibration ?
Je ne dois surtout pas me déconcentrer maintenant. J’y suis presque…


« Voilà, j’ai terminé. »

Dis-je calmement tout en me retirant du moteur. Aussitôt, le Nara ordonne à son équipe d’emporter le moteur à la fonderie pour, à l’aide des plans, pouvoir être produit en grande quantité. Maintenant, le reste réside dans les mains expertes de mes « parents », comme le dit si bien le responsable. Quelques retouches d’ordre de chaîne de production seront sûrement à faire, afin de standardiser la production et suivre les cadences. Mais encore une fois, ce n’est plus à nous de nous en occuper.
Ainsi, les études sur mon projet commenceront dès demain. Je ressens une vague de stress et d’excitation m’envahir. Je ne suis pas prêt. Absolument pas prêt. Je dois poser toutes mes idées sur papier. Monter un dossier… ou ne serait-ce qu’une esquisse. Préparer des plans. Effectuer des recherches sur les éléments préexistants… sur les matériaux, les outils à ma disposition… tout cela est bien trop précipité. Devrai-je… demander un temps supplémentaire ? Ce serait sage de ma part, à n’en pas douter… D’un autre côté, son aide serait d’une grande utilité. Elle me permettrait de gagner énormément de temps et de ne pas être obligé de passer par toutes les rectifications qui seront inévitablement nécessaires… Et vu sa demande, ça ne me laisse guère le choix. Je dois accepter. Me débrouiller avec ce que j’ai entre les mains et avancer.

Afin de préparer l’atelier pour demain, tout le monde doit mettre la main à la pâte et aider au nettoyage et au rangement. De la limaille, des morceaux de métal, des feuilles de papiers. Nombreuses sont les traces du travail acharné qui a été fourni ici pour la réalisation de ce moteur. Et notre petite équipe a du pain sur la planche. Le Nara me tend ainsi une serpillère et un sceau, m’assurant que ce n’était pas pour me dévaloriser, tout le monde ici étant sur un pied d’égalité. Je saisis donc le sceau et le morceau de tissu puis commence à nettoyer en partant de l’un des coins de la pièce. Nettoyer… Un acte si étrange pour moi, qui est toute ma vie vécue avec des serviteurs. Avant d’habiter seul dans mon appartement, jamais une seule fois je n’avais fait de tâche ménagère. Trop dégradant pour quelqu’un de notre rang, dirait mon père. Cependant, bien que ce soit désagréable, je ne peux nier que cela permet de comprendre comment vivent les gens de ce monde. Comment vit le peuple. Nous nobles, avons trop tendance à oublier cela, dans notre petit confort qui est le nôtre. Accaparé par nos responsabilités, nous n’avons pas de temps à perdre sur ces… tâches. Mais s’en priver toute sa vie est… une erreur. Je le comprends aujourd’hui.
Si l’on veut vraiment comprendre ce quelqu’un vit. Alors il faut le vivre. L’armée aussi a été formatrice. Nous y sommes tous égaux. Ainsi l’institut n’est pas bien différent. Une vision des choses… qu’on ne peut saisir l’utilité que si l’on accepte de laisser tomber notre statue, pour embrasser celui qui est le nôtre en ces lieux.

Ce sol regorge de limaille et copaux en tout genre. Ainsi je dois maintes fois ramasser la serpillère pour l’essorer et enlever les détritus à la main. Parfait pour occuper mon corps tandis que mon esprit lui s’affaire à structurer mes idées. L’armure dont j’ai fait part… est un projet complexe. Peut-être aurai-je dû voir plus petit et réalisable, pour ne pas placer la barre trop haut dès le début. Nombreux sont les applications que l’on pourrait trouver… Respirateur, masque à gaz, lunettes à vision nocturnes… Tant de petits équipements qui, si nos armées en disposaient, pourraient faire la différence sur le champ de bataille. La révolution technologique est en marche. L’institut a bouleversé les possibilités. Ce ne sont plus seulement des shinobis qui combattent, mais des armées équipées pour parer à toute éventualités. Des armées dont la force repose sur l’avantage technologiques qu’elle peut avoir. Le Shinobi en reste la pierre angulaire… Mais cette légère différence… fait toute la différence. Les shinobis que composent notre village – et surtout leur Kekkei Genkai – sont notre force. C’est à sûr ces forces dont nous devons nous baser pour créer notre matériel. Par exemple les shinobis maîtrisant l’Hikariton, pour créer des lunettes à vision nocturnes… Ou simplement des lampes torches plus efficaces.

Les systèmes électriques ne seront pas si complexes que cela à créer. Encore faut-il pouvoir les miniaturiser et créer le système principal. Nous pouvons aussi créer des batteries, ou faire fonctionner nos équipements avec le chakra des shinobis. Mais pour cela, il nous faut des matériaux spécifiques, ceux dont le responsable à mentionner l’existence. Ce métal qui serait sensible au chakra existe-t-il ? Jamais encore je n’ai entendu d’un métal possédant de telles propriétés. Et si nous en trouvions, pourrions-nous, nous les Metaru, apprendre à en créer ? Ou devrions-nous l’extraire pour pouvoir nous en procurer ? Cette idée change la conception que j’avais de notre art. Dans le clan, nous nous considérons comme les maîtres incontestés du métal. Capable de créer ce que nous voulons, de la forme que nous désirons. Aveuglés par notre égo, nous sommes nous fourvoyés. Le Nara ne peut comprendre une telle pensée. Personne ne le pourrait. Mais pour nous, il s’agit d’un pilier fondateur. Un pilier qui s’effrite. Le monde… est bien plus grande que je ne l’avais imaginé. Bien plus riche et inconnu. Toutes ces années d’apprentissages m’ont fait croire que je le connaissais. Mais il n’en est rien. Au fond, que sais-je ?

L’armure elle devrait se composer de ce genre de métal. Une armure en soi serait déjà très lourde… Le mieux serait ainsi de recopier celles qui sont déjà faîtes pour nos soldats réguliers mais avec ce métal si particulier, qui prendrait tout son sens sur nos shinobis. Afin d’en économiser un maximum nous pourrions par exemple faire des côtes de mailles simples et uniquement forger les plaques de métal externes à base du métal chakratique. Ou encore le mélanger à du métal plus classique… au risque d’en diminuer la sensibilité et les avantages. Mais pour répondre à ces questions, il faut déjà savoir si ce métal existe. Ou est-ce que l’on pourrait en trouver et en quelle quantité. L’idée de lunettes à vision nocturne est bien moins ambitieuse. Je vais concentrer mes efforts sur ça pour le moment.
Pour créer ce genre de lunettes il me faudrait pouvoir concentrer des rayons qui sont sensible à la chaleur… Rayons dont j’ai déjà entendu parlé auprès d’experts en sensorialité maîtrisant l’Hikariton. Ces lunettes pourraient permettre à tout shinobi de se battre durant la nuit comme le jour. Un avantage considérable, qui rendrait les missions nocturnes encore plus intéressantes qu’elles ne le sont déjà. Aussi, cela permettrait de ne pas avoir à créer des équipes spécifiques pour se faire. Tous les shinobis seraient en capacité de les réaliser…

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Enfin, après plus de deux heures de travail, l’atelier est nettoyé. Le Nara me remercie et part aussitôt, ses collègues suivant le mouvement. Ma main se pose sur la paillasse encore humide, tandis que j’observe les éléments qui composent ce lieu. Tout est allé si vite… La fatigue me prend. Je sens mes paupières lourdes tomber sur mes yeux. Je dois rentrer et me reposer. Demain matin une importante journée de travail. Levant les yeux vers la porte, je vois le Nara m’inviter à le suivre, tandis que ses hommes rebroussent chemin et s’agglomèrent derrière lui. Encore du travail ?
Je passe la porte en verre et suit le mouvement. Nous déambulons dans les couloirs et arrivons dans le laboratoire médical. A l’intérieur une trentaine de personnes semblent s’entasser… Une réunion bien tardive… Improvisée ? Que se passe-t-il… Je me place à côté de mes nouveaux collègues, en retrait par rapport au Nara, puis attend patiemment. La Directrice apparaît dans la foulée devant la porte et vient se placer devant nous. Sa voix raisonne dans la salle bondée. La nouvelle tombe aussitôt : la Directrice va devoir s’absenter pour une découverte dans un pays étranger. Une découverte ? Durant son absence, le Nara – mon nouveau responsable – gèrera l’institut par intérim. Le hasard fait bien les choses… Ainsi c’est ainsi in fine avec le responsable lui-même que je travaillerai sur mon projet.
La chance me sourit bien souvent en ce moment.
La fin de son discours est sans grand intérêt… Tout le monde retourne à ses tâches et la Directrice s’en va. Alors que j’allais m’engager vers la voie du retour bien mérité, le Nara se retourne vers moi et… dit que je tombe au bon moment. Ma… promotion… risque de me donner encore plus de travail que prévu. Les nuits vont être courtes.


« Je vous aiderai autant que possible dans votre tâche. »

Dis-je tout en me courbant légèrement en signe de politesse. Je le salue, puis m’en va vers la sortie. La journée a été bien remplie…. Et beaucoup de travail m’attend encore. Mais avant toute chose, je dois manger. La faim commence à se faire sentir et sans énergie, je ne pourrai pas tenir bien longtemps.

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Le lendemain matin

Le soleil se lève à peine que mes battent les pavés en direction de l’institut. La nuit… a été courte, mais j’ai pu monter un petit dossier qui permettra au Nara d’avoir matière à juger. Et moi matière à défendre. Je m’arrête dans une baraque en bord de route pour petit déjeuner puis continue mon chemin. Arrivé à l’institut, je poursuis dans le dédalle de couloir pour aller jusqu’au laboratoire de la veille… Laboratoire qui est vide.
Evidemment, il doit occuper le bureau de la directrice pendant son absence.
Je rebrousse donc chemin puis me dirige vers le bureau de Sazuka Ikeda. Dans les couloirs, je vois ci et là quelques scientifiques s’afférer au travail. Quel que soit l’heure de la journée, le temps ne s’arrête jamais ici. Ces murs… ces laboratoires… ces couloirs vivent à toute heure. À tout moment. Comme le ferait un organe dans le corps qu’est Kumo. A droite, à gauche puis tout droit. J’arrive enfin devant la porte et toque aussitôt trois fois. J’espère qu’il est ici… Sinon trouver le Nara va être une épreuve en soi.
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