Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

Explications || Naari Etsuko


Sam 28 Juil 2018 - 23:05
Colère. Consternation. Déception. Incompréhension. Inséparables compagnes depuis ce que tu considères comme un drame. Une nouvelle fois engluée dans l'échec, pâteux, gluant il s'accroche à toi ; et qu'il est répugnant, tu le détestes, tu te détestes. Il est comme une seconde peau dont tu n'arrives à te défaire, pourtant tu étais si près... Alors que l'on venait de te confier de nouvelles responsabilités... Alors que l'on te prenait enfin en considération... Alors pourquoi maintenant, quand tes efforts payaient enfin ?... Comme s'il t'était interdit de réussir, comme si tu étais incapable de faire quoi que ce soit de bien... Et tes doigts se croisent, se serrent pour laisser tes ongles mutiler ta peau bronze ; et tu grattes, encore et encore, de façon frénétique tout en mordillant l'intérieur de tes lèvres...

Les flammes de dame fureur te lèchent encore, la dépravée te susurre d'exploser tandis que colère, consternation, déception et incompréhension te consolent de leurs perverses caresses. Toute te rongent, la tentation de céder est forte, mais t'emporter comme cette idiote ? Non. Tu relâches la pression sur tes mains, soigne la peau mutiler ; il ne sert à rien de te faire du mal, au contraire il te faut penser ; te repasser le film en boucle jusqu'à trouver le moment où tout a déraillé... Seulement il manquait des éléments ; comment analyser les faits correctement s'il te manquait autant de pièce ?

Suite d'inspirations et d'expirations, tu relâches une part ce poids, de ces toxines qui te rongent ; malgré la difficulté que cela représente, tu dois prendre du recule. Suite d'inspirations et d'expirations, tu relâches une part ce poids, de ces toxines qui te rongent ; il est temps de convoquer l'accuser...
Tu veux entendre tout ce qu'elle a à dire : ses rancœurs, sa haine, ses reproches. Tout. Tu veux comprendre ; tu as besoin de savoir "pourquoi", au risque de toi aussi devenir folle... Puis tu as aussi besoin d'air, rester confinée entre quatre murs ne t'aider pas...

Prenant la direction des hauts-plateaux ; c'est que tu commençais à prendre ce coin en affection, petit à petit, sans que tu n'en prennes conscience, l'endroit devint ton point d'observation, d'évasion en plus de servir à l'entrainement. C'est ici que tu l'attends, au point le plus haut -assise en tailleur face au monde-, méditant en quelque sorte, pour éviter l'implosion...


@Naari Etsuko
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Dim 29 Juil 2018 - 0:15
Etsuko était sortie de prison depuis quelques jours lorsque l'oiseau de sa chef de groupe vint la voir à la boutique. Elle était en train de travailler, l'âme en peine comme chaque jour depuis son erreur, s'en voulant au point qu'elle se donnait envie de vomir régulièrement, dès que ses pensées vagabondaient. Elle était faussement concentrée, esquivant ses parents, n'osant plus les regarder en face. L'envoyé de Lee Sun-Hi rentra donc dans la boutique sans préambule, la hélant directement, lui indiquant de retrouver sa sensei sur les hauts plateaux. Etsuko hocha un peu la tête, silencieuse, puis arrêta sa tâche pour se changer de ses habits de vendeuse de Kisetsu no Hana, la boutique ayant été réparée entre temps.

Elle marcha donc lentement à travers Iwa, rasant les murs, tête baissée. Elle n'arrivait plus à relever les yeux, de peur de croiser ceux qu'elle avait blessé. Elle avait encore les mains blessées, ne voulant plus se soigner maintenant que Diao n'était plus sur son dos pour lui faire de remarque. La Naari avait tout de même prit soin de mettre des gants légers afin d'éviter une remarque supplémentaire de Lee, attendant juste que tout se termine et qu'elle arrête de s'en vouloir ainsi constamment à chaque fois qu'elle prenait une respiration.

Grimpant ainsi lentement jusqu'aux hauts plateaux, elle s'arrêta à une certaine distance de sa sensei qui était en train de méditer, mains dans le dos, tête basse. Elle se mordait la lèvre, laissant la jeune femme face à elle méditer. Elle resta ainsi un moment jusqu'à ouvrir la bouche pour parler faiblement, hésitant à perturber cette pause que la femme pratiquait avec intensité.

« Excusez-moi... Je viens d'arriver... Comme vous me l'aviez demandé... »

Elle se tut alors, incapable de parler plus, ignorant quoi dire. Elle voulait juste disparaître et encore une fois, Lee la forçait à sortir de sa déprime morose qui la faisait lentement sombrer tant elle s'en voulait. Incapable de digérer sa faute et d'avancer, incrédule face à ses propres actions, attristée d'avoir été ainsi emportée dans sa haine.


Dernière édition par Naari Etsuko le Jeu 2 Aoû 2018 - 0:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Mer 1 Aoû 2018 - 23:23
Paupières closes. Une inspiration. Une expiration. Rien que le silence. Une inspiration. Une expiration. Tu fonds dans ta bulle. Élimine les pensées parasites pour ne te concentrer que l'essentielle. Vas-y petit à petit, commence par le plus petit et le plus futile pour aller au plus gros, tu verras quand même temps fureur se calmera. Tu n'as qu'à regarder toi-même, ta respiration se calme déjà, et tes muscles sont moins crispés qu'à l'arrivée.

Paupières closes. Une inspiration. Une expiration. Une présence. Une inspiration. Une expiration. Un bruit ; elle a brisé la bulle. Brusquement tes paupières se lèvent ; calme toi et recommence. Une série de battements ; ça va déjà mieux. Toutefois, tes muscles sont à nouveau crispés ; tes doigts se serrent sur tes genoux, mais respire, ton rythme doit rester régulier ; tu es là pour comprendre et non pas pour l'agresser, ça serait d'ailleurs indigne d'un sensei : fureur doit rester confinée.

Un silence pesant. Ta gorge est aride, tu as du mal à déglutir ; puis tu ne sais pas quoi dire, c'est le vide ; mensonge tu es pleine de paroles assassines que tu t'efforces à contenir. Alors, elle ouvre la bouche la première ; tes muscles se tendent tellement que tu en trembles et ta mâchoire tressaute, mais respire.

Cette expiration est lourde, bruyante - "Parle"- c'est tout ce que tu as à dire pour ne pas la blesser -du moins pas tout de suite- ; et pas la peine de la regarder au risque de plus t'énerver, et tu restes là, dos tourné : sa face, pour l'instant, tu ne veux pas la voir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Jeu 2 Aoû 2018 - 0:32
Parle. Un mot bien laconique s'il en était. Etsuko se mordit la lèvre, se planta ses ongles dans ses paumes. Parler pour dire quoi ? Qu'elle avait hésité à se suicider ? Qu'après réflexion, elle en avait conclu que cela ne rachèterait rien, que ce n'était qu'une sorte de fuite qui blesserait plus encore ses parents et qui ne rendrait rien à ceux qu'elle a blessé ? Que malgré la prison et les travaux d'intérêt général, elle se sentait encore coupable, si ce n'est plus, et que cela la rongeait ? Non, elle n'était pas venu pour se plaindre. Elle s'en voulait à en mourir mais ne pouvait mourir pour les mêmes raisons. La fuite était impensable, surtout après tout le mal qu'elle avait causé. Elle voulait réparer mais ce qu'elle avait fait ne lui donnait qu'une impression fade de parodie désastreuse dans la bouche, un goût amer qui lui donnait envie de vomir sa propre existence.

Elle regardait sa sensei qui lui tournait le dos. Elle ne se retourna même pas. Non seulement elle était furieuse, mais elle ne la jugeait même plus digne de son regard ? À quoi bon continuer si c'est pour continuer ainsi... Peut-être ferait-elle mieux de quitter l'équipe et de passer le reste de ces jours à attendre postée aux entrées du village comme un chien de garde, prête à mourir si elle laissait passer un assaillant... Ou alors à vagabonder dans les rues pour arrêter les criminels, se mettre sur les trajectoires de jutsu perdus ?.. Elle n'avait pas de réponse mais sa sensei ne semblait aucunement souhaiter l'aider, lui montrant juste son mépris et sa haine actuellement. Elle lui demandait de parler, mais pour dire quoi ?

Etsuko sentait des larmes remonter à ses yeux. Elle hésita un instant puis ouvrit la bouche, faiblement. Sa voix était brisée tout autant que son coeur depuis le moment où elle avait compris qu'elle avait blessé des innocents.

« Pour dire quoi ?.. Que je m'en veux ? Que j'ai honte ? Que je n'ai jamais voulu ça, que dans un moment de folie, j'ai juste pensé à celle qui m'avait rendu folle, et encore, penser est un bien grand terme, j'ai juste eu envie de la détruire comme elle venait de détruire mes rêves et la boutique qui représente ma vie et mes parents ?.. J'ai l'impression que vous vous imaginez que je suis fière ou que je ne comprends pas ce que j'ai fait. Si. Je connais la plupart des gens que j'ai blessé, gravement ou non, et ce depuis mon enfance. J'ai grandi et côtoyé certains, et je souhaitais les protéger... Les protéger et j'ai fait ça... Je me hais... Mais le seppuku ne réparerait rien... Alors je ne sais pas quoi faire... Je sais plus... »

Elle s'arrêta alors, incapable de continuer, passant son bras sur ses yeux pour enlever les larmes qui avaient commencé à couler sans le moindre sanglot et sans la moindre possibilité de les arrêter.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Jeu 2 Aoû 2018 - 20:12
Elle parle, elle parle pour ne rien dire. Ce n'est pas ça que tu veux entendre. Elle s'en veut ?! Elle a honte ?! Encore heureux. Il n'aurait plus manqué qu'elle soit fière de ses actes ou en tire une certaine satisfaction. Et à quoi s'attendait-elle ?! Que tu viennes la consoler, la prenne dans tes bras et lui dises que ce n'était rien ?! Non. Tu n'en avais pas envie ; tu n'en étais pas en état ; elle ne méritait pas ! Et au fur et mesure qu'elle blablate, ta fréquence augmente ; tes doigts se crispent - "Ce n'est pas ça que je te demande. Les raisons. Je veux connaitre les raisons." -exprimas-tu d'un ton vindicatif -pour ne pas dire cracher- ; péniblement muselée pour éviter de complètement la broyer.

Tout ce que tu entendais n'étais que jérémiades. Qu'en avais-tu à faire ? Tous ces gémissements te cassaient les oreilles ; un bruit agaçant que tu aimerais faire taire ! Elle se hait ?! Toi aussi tu te hais ! Pour avoir échoué, encore. Une nouvelle fois tu fus punie, pour ne pas avoir su déceler cette faiblesse ; pour ne pas avoir su agir à temps ; pour ne pas avoir été là lors de l'incident ; et tu fus obligée de regarder ces gens, sans pouvoir rien faire, juste les maintenir en vie à cause de ces instants de folie !

Mais n'étais-tu pas trop dure avec elle ? Si. La colère à cet instant brouille ton jugement ; il te faut retrouver raison. Paupières closes. Une inspiration. Une expiration. Apaise-toi. Élimine les pensées parasites pour ne te concentrer que l'essentielle. Vas-y petit à petit, commence par le plus petit et le plus futile pour aller au plus gros, tu verras quand même temps fureur se calmera ; tu pourras voir à travers son brouillard : le contexte. N'oublie pas, il fut écrit qu'elle n'était plus elle-même ; qu'elle était sous un jutsu ; alors tu daignes lui accorder un regard, aussi froid soit-il.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Jeu 2 Aoû 2018 - 20:45
Une raison ? Elle parlait de raisons ? Mais il n'y en avait aucune justement. Elle avait perdu les pédales, ne savait plus ce qu'il s'était passé. Elle avait perdu le contrôle et n'avait même pas vraiment compris ce qu'il se passait. Mais puisqu'elle semblait refuser de l'entendre, alors Etsuko allait le répéter à nouveau, espérant cette fois être entendue pour arrêter d'avoir à hurler sa peine et continuer de se poignarder elle-même.

« Des raisons ?.. Mais il n'y en a pas... Je n'ai jamais voulu ça... Je sais plus... C'est allé si vite, j'ai cru devenir folle quand la boutique à éclater... Je le suis devenu pendant un moment... J'ai perdu tout le contrôle... Pourquoi faut-il encore que je le répète ?.. Pourquoi voulez-vous encore tourner le couteau dans la plaie ?.. Je ne l'ai jamais voulu, je suis aller voir Yaoguaï-sama pour qu'il m'aide à prendre des dispositions pour que plus jamais cela n'arrive... Je ne sais pas quoi faire de plus, quoi vous dire de plus... Il n'y a pas de raisons... J'ai juste... Perdu la tête... Oublié ceux qui étaient là, Diao mise à part... Je n'ai vu qu'elle et ma tête ne répondait plus... Il fallait que je la détruise, que j'envoie mes techniques les plus puissantes pour l'anihiler... Je n'ai jamais voulu blesser d'autres personnes... Jamais voulu ça... Je veux juste que ça s'arrête... Pourquoi vous voulez en parler encore et encore... J'en peux plus... De voir leurs visages abimés par ma faute... Laissez-moi juste dormir un peu... Je ne l'ai jamais voulu... J'ai payé pour ça et je m'en voudrais à vie... Je ne pourrais jamais oublié... Ou alors... Tuez-moi si c'est ce que vous pensez que je mérite... »

Etsuko pleurait désormais, elle était tombée à genoux, sa voix totalement brisée, détruite. Elle n'en pouvait plus, physiquement comme mentalement, et sa sensei continuait d'appuyer là où elle souffrait le plus, comme si elle s'appliquait à l'achever pour des raisons obscures à la Naari qui ne comprenait plus rien. Elle voulait juste que cela cesse... Qu'elle arrête de faire ce même cauchemar que depuis les prisons... qu'il lui laisse juste un peu de paix... Que tout ça s'arrête... Et maintenant qu'elle avait fait tout son possible pour réparer son erreur, si c'était là la solution pour atteindre le silence, alors elle se ferait seppuku pour enfin retrouver un monde apaisant de sa noirceur.

Elle demeurait ainsi, agenouillée, pleurant, mains au sol, paume vers le bas, regardant vers cette sensei qui daignait enfin lui accorder un regard plein de haine, comme si c'était elle-même qui avait été ciblé sans que la jeune genin n'en comprenne la raison. Elle avait fait une erreur, mais elle avait payé pour cela, et paierait sans doute toute sa vie dès lors qu'elle recroiserait l'un de ces regards. Alors pourquoi cet acharnement ?..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Dim 12 Aoû 2018 - 6:18
Ton corps est lourd : le poids de la rancoeur, de la fureur, de la culpabilité. Un amas d'émotion que tu tentes de gérer parce que tu es l'adulte, tu es le professeur. Un exemple, un référent qui ne peut faillir, pas devant son apprentie. Alors, la machine est comme enraillé, trop massif pour se mouvoir ; aucune grâce dans tes mouvements, tout est mécanique. Tes pas sont saccadés, ils sont ceux d'un automate qui se dirige vers la Naari, effondrée telle une poupée brisée à terre.

Deux corps abimés, dont les pupilles fades se croisent ; les siennes sont noyées sous un flot de lacryma, déclenché par tes mots acérés. Le sont-ils autant que ses pétales ? Peut-être être. Tu ne sais pas. Ce n'est de toute façon pas la question. Tu continues d'avancer jusqu'à atteindre l'esseulée ; lourd ton corps s'abaisse, il tombe presque, ton genou amorti la chute ; te voilà à son niveau. D'un geste mécanique, ta main - la droite - se saisit de son menton, le relève pour la forcer à t'affronter ; tente de la lire, silencieuse, un long instant avant que ta main - la gauche - vienne essuyer ses larmes - "Tu ne dois jamais l'oublier. De toute façon cet évènement est maintenant gravé en toi. Ça fait mal. Tu en souffres, tu continueras d'en souffrir, et ce, jusqu'à ce que le temps t'apaise. Pour cela il faudra l'y aider, en ré-affrontant cet évènement, en t'y replongeant afin d'accepter ce qu'il s'est passé et faire la paix avec toi-même. Alors, calme-toi. Respire et raconte-moi tout ce dont tu te souviens".

Deux corps abimés, dont les pupilles fades se croisent ; les siennes sont noyées sous un flot de lacryma, déclenché par tes mots acérés. Le sont-ils autant que ses pétales ? Peut-être être. Tu ne sais pas. Ce n'est de toute façon pas la question. Tu ne cherches plus à l'accabler ; malgré la discorde, tu souhaites l'aider.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Dim 12 Aoû 2018 - 16:38
Etsuko pleurait sans discontinu, n'arrivant plus à se calmer, les visages haineux et les corps blessés virevoletant dans son esprit. Elle les voyait, encore et encore, sans la moindre pause. Au lieu de s'apaiser pour laisser place au noir complet, la nuit, ces visions s'accentuaient, lui offrant des cauchemars horribles dont elle se savait fautive, incapable de passer le pas. Elle n'avait plus de force, livide sauf en cet instant ou elle était rouge de ses propres pleurs, du reste de son énergie qui fuyait par tous les pores de sa peau, la laissant écrasée sous son propre poids, agenouillée devant sa sensei.

Elle n'avait jamais voulu la décevoir, elle n'avait jamais voulu blesser qui que ce soit, et pourtant elle se retrouvait là. Encore des explications ? Mais pourquoi ?.. Elle avait déjà tout dit, tout expliqué, de long en large, il n'y avait rien à ajouter... Pourquoi lui faire encore parler de sa souffrance ?.. Elle n'avait pas assez payé à son goût, elle souhaitait la voir encore faire des cauchemars, se remémorer la scène, entendre encore une fois les hurlements que son cerveau avait occulté sur le moment et qui désormais résonnaient jour et nuit dans sa tête...

« Je ne fais que ça... Tout le temps... J'ai déjà expliqué... Plein de fois... Ça revient toujours... Je le vois tout le temps, le jour, la nuit... Jamais de pauses... J'entend ce que je n'avais pas entendu sur le coup... Leurs hurlements... La peau qui brûle dans un grésillement qui me fait vomir... Pourquoi vous voulez encore que j'en parle alors que ça ne fait qu'augmenter mes cauchemars... Vous savez déjà tout alors pourquoi insister, pourquoi persister à me refaire vivre ça... Je ne vois même plus Diao dans mes cauchemars... Je ne vois qu'eux, ceux que j'ai blessé sans jamais le souhaiter... Je sais que c'est mal, je sais que je n'aurais jamais dû craquer sous ses provocations, à ses paroles mielleuses suivies de son attaque qui a explosé la boutique de mes parents... J'ai fait un choix irraisonné que je regretterai toute ma vie... Qu'est-ce qu'il vous faut de plus... »

Retombant face contre terre, à mi-chemin entre la boule et la pose de supplication, ses mains disparaissant au creux de ses bras pour qu'elle dépose sa tête dessus, la jeune femme aux cheveux bruns désormais courts essayait de calmer ses sanglots qui l'empêchaient de parler correctement, entrecoupée par cela et par sa respiration saccadée, épuisée rien qu'en ayant parlé et en ayant marché pour venir jusqu'ici. Elle restat ainsi immobile, se forçant à se calmer tout doucement, y parvenant par étapes avant de finir par arrêter ses sanglots sans pour autant réussir à arrêter totalement ses larmes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1606-naari-etsuko-la-douceur-des-fleurs-termine http://www.ascentofshinobi.com/u563

Mar 14 Aoû 2018 - 21:35
Elle n'est pas prête ; la fleur au lieu de s'ouvrir se referme.

Devant tes yeux elle flétrit, se fane ; devant tes yeux elle se meure et ton instinct te dicte de la protéger. Ne pas la laisser mourir sans rien faire. Alors, sans même tu réfléchisses tes bras l'enserrent, ta main - la gauche - vient se glisser dans ses cheveux. L'étreignes telle une mère, car tu n'as pas d'autres réponses. C'est la première qui te vint, la plus naturelle tant et si bien que ton corps bougea tout seul. Et cela te frappe, c'est maintenant que tu vois à quel point cette fleur est fragile, instable ? Elle n'est pas de celles qui survivent malgré les intempéries ; elle est de celles qui périssent à la moindre brise. Pour l'instant tu ne peux qu'essaies de la protéger, l'inciter à se relever pour l'aider à se reconstruire, car il ne servait à rien de repartir sur des bases friables. Il ne servait à rien de l'aider si elle ne le souhaitait, n'en ressentait pas l'envie ; si tel se révélait être le cas il lui faudrait mettre fin à sa carrière de kunoichi, mais il était encore trop tôt pour émettre de tels pronostics alors tu espères, patientes.

Doucement elle finit par se calmer d'elle-même, tu sens que c'est le même de te détacher, de la laisser respirer ; tu n'as plus à couvrir ses pleures. Assis en lotus en face d'elle, tu te saisis de ses mains - si elle te le permet - et te lances dans une série d'exercice de respiration ; par là l'incite à faire de même pendant quelques instants avant de reprendre la parole plus calmement. Plus sereinement. Plus indulgente. Plus clémente. - "Je cherche simplement à comprendre, mais tu n'es pas encore prête. Pardonne-moi. Je patienterais et t'aiderais si tu le souhaites, t'accompagnerais dans cette épreuve pour que tu puisses un jour la surmonter".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1582-lee-sun-hi-prune-bonte-et-bonheur

Explications || Naari Etsuko

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Hauts-plateaux
Sauter vers: