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De fleur fragile à kunoichi {PV. Yoshitsune}


Dim 29 Juil 2018 - 10:11
Etsuko prit une grande respiration. Elle avait reçu un message. Court, efficace. Comme tous les autres shinobis sans aucun doute. Elle avait une entrevue avec le Tsuchikage, et elle arrivait maintenant, au tout début de l'Iwashukusai. Elle se mordit un peu la lèvre, tendue. Elle ne savait pas ce qu'il souhaitait voir avec elle, ignorait ce qu'il pouvait attendre d'une discussion avec une simple genin qui ne l'était que depuis un an.

Elle était malgré tout passée de simple fleuriste connaissant deux techniques d'autodéfense à une jeune femme capable d'un réel combat. Elle ne tomberait plus au premier coup de poing, elle était capable d'encaisser la douleur bien plus qu'auparavant, et elle avait même eu une discussion avec le Taicho le plus proche de chez elle, elle faisait désormais partit du Yamagenzo.

Jouant un peu avec ses mains dans son dos, elle hésitait au dernier moment. Elle regardait un peu ses pieds puis finalement se décida. Une grande respiration, deux claques sur les joues, puis elle posa sa main gauche sur la poignée de la porte, frappant du poing droit sur le bois pour signaler sa présence, attendant une réponse de l'autorité suprême du village qu'elle n'avait vu qu'à l'Iwashukusai et aux préparations dudit festival. Elle repensa alors au Nidaime Tsuchikage qu'elle avait vu avant sa nomination une fois, dans les rues, pas spécialement dans son état le plus vertueux, ce qui l'amusa un peu et lui redonna courage pour ouvrir la porte quand le kage répondit.

Le visage sérieux, elle baissa la poignée et poussa le battant, se mettant debout face au Nagamasa qui attendait à son bureau. Elle s'avança alors un peu dans la pièce, fit un salut respectueux puis attendit debout de l'autre côté, attendant qu'il lui ordonne -ou permette- de s'assoir pour obtempérer. Malgré tout, elle restait un peu tendue, ignorant s'il y avait une raison particulière pour ces convocations ou si c'était simplement un entretient de routine qu'il souhaitait mettre en place sous sa direction.

« Ohayō gozaimasu, Tsuchikage-sama. Je suis Naari Etsuko. Je... »

La demoiselle aux yeux émeraude rougit un peu et baissa légèrement les yeux vers le bureau. Elle s'était rendue compte de deux choses. De un, c'était le père de Takumi, de deux, elle n'avait pas la moindre idée de ce dont il souhaitait parler. Elle conserva donc le silence, se calmant un petit peu avant de revenir soutenir le regard tranchant du Nagamasa.
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Dim 29 Juil 2018 - 18:47


A l'éclat bleui des aurores Yoshitsune, nouvellement Tsuchikage se faufile dans le corridor qui l’incombe depuis quelque jours maintenant. Ombre grandissante dans la lumière du matin. Ses cheveux de satin illuminés par les rougeoiements de l'aube, l’homme apparaît là comme poussière d'étoile. Brillant et resplendissant de mille feux.
idole d’albâtre et de brocart saphir. Il apparaît là tel une image de cette foi sans frontière, à laquelle les Iwajins doivent se référer. Sans dérives ; sans conteste. Et c’est bien au détour d'un corridor qu’il rencontre ceux qui autrefois étaient de son acabit. D’autres âmes matinale dans son royaume encore assoupi. (face à lui qui règne, ils ne sont en rien roi ou reine mais plutôt servant/servantes). Tsuchikage-Sama qu’ils entonnent, mais il n’en est rien. Lui n’apprécie guère que toute ses éloges cérémonieuses.

Et cela quand bien même il eût été décadence sous ce masque de vertu qu’il arbore ; ô saint faucheur des rats avides d'un peu de pouvoir. Maintenant que la nuit s'eût évaporé par-delà la guerre, Yoshitsune prend ce temps pour faire de l'aurore son royaume ; Illuminer le domaine de la roche quitte à le changer en un jardin radieux. A la résonance de talons dans les couloirs encore sombres, Patriarche des Nagamasa brise le silence asphyxiant sans flancher un instant, ouvrant la porte de son bureau.

Chassant l'odeur de la nuit de son odeur de fer, il s’empresse d’ouvrir la fenêtre ; préparant le prochain entretien : Naari Etsuko.

Et tandis qui l’a voit qui pénètre dans l’enceinte de son bureau, il prend soin de faire preuve d’une déférence envers tel Kunoichi. Sa chevelure cascade alors qu'il s'incline prestement ; le respect dans son souffle suave face à cette présence doucereuse

Au rayonnement chaleureux chassant subtilement les dernières lueurs de l'aube, Yoshitsune s’empresse de prendre la parole.
« Prends place, et sens-toi à ton aise. » il inspire un bref instant avant de reprendre la discussion J’aimerais dans un premier temps que tu me parles de toi, de tes craintes, de ce qui fait de toi une Kunoichi, je te prie.



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Dim 29 Juil 2018 - 21:09
Etsuko écouta le tsuchikage, silencieuse pour l'instant. Elle hocha la tête, se concentrant. Elle devait lui parler d'elle ? C'est-à-dire ? Difficile de faire plus vague comme question... Enfin, le kage ne la connaissait pas du tout, elle n'était qu'une roturière, tout juste avait-elle commencé son entraînement de kunoichi il y a un an et apporté son soutient pendant l'ouverture de l'Iwashukusai. Le reste de ses actes ne l'aurait certainement pas faite remarquer aux yeux de l'homme à la tête du village caché de Tsuchi no Kuni. Après une dizaine de secondes de réflexions, la jeune femme avala sa salive, mains sur les genoux, soutenant le regard de l'homme le plus important du village.

« Je m'appelle Naari Etsuko, j'ai dix-neuf ans. Je suis la fille de Naari Selena et Naari Meito, à nous trois nous tenons la fleuristerie Kisetsu no Hana qui existe depuis un peu plus de vingt ans ici, au coeur d'Iwa, quand le village s'appelait encore Rokkusu. C'est là que j'ai grandi et je suis restée une simple civile jusqu'à l'ouverture de l'Académie. J'y suis entrée pour devenir genin et aider à la défense du village qui était devenu bien plus important qu'autrefois mais aussi bien plus dangereux. Avant, ce n'était qu'un petit village et personne n'avait de raison de nous faire du tort, mais désormais, Iwa est une puissance importante du Yuukan et le danger peut arriver à n'importe quel moment. Mon premier combat me l'a confirmé puisque c'était lors de l'attaque de Kiri, alors que je devais défendre les portes. J'ai eu la chance de tomber sur des attaquants peu zélés qui se sont contentés de nous mettre hors d'état de nuire sinon je ne serai déjà plus là. J'étais au tout début de mon entraînement, je ne connaissais presque rien, et cela m'a permit de comprendre l'importance pour moi de me renforcer afin de ne plus échouer, de ne plus tomber face à des attaques, de ne plus laisser une porte sans défenses. »

Elle s'arrêta un peu, reprennant son souffle, réfléchissant à comment enchaîner sur ce qu'elle souhaitait dire d'autre. Replaçant une mèche de ses cheveux encore longs, attachés en une queue de cheval derrière sa nuque, elle reprit son monologue.

« J'ai donc continué à m'entraîner, que ce soit dans mon domaine à savoir la maîtrise des fleurs, dans les autres capacités que j'ai, le kâton notamment, et j'ai commencé un apprentissage pour devenir iryounin. Si la défense est importante à mes yeux, il en va de même pour le bien-être et le rétablissement de ceux qui ont subit ces attaques pour défendre les autres ou lors de missions autres. Je sais bien que l'on ne peut pas seulement se défendre, il faut parfois agir ailleurs pour ne pas simplement subir les véléhités des autres. Mais là encore, il sera important de faire en sorte que chacun revienne vivant, et c'est pour cela que je souhaite apprendre à soigner les autres. J'ai également intégré le Yamagenzo très récemment et je souhaite aider à la sécurité du village avec ma nouvelle appartenance à la police. »

Elle hocha un peu la tête, ne s'égarant pas trop dans les détails puisqu'elle n'avait aucune idée des souhaits du kage. Il avait certainement d'autres entretiens, elle n'allait pas lui prendre la tête avec des informations qui étaient superficielles.

« Pour mes craintes... J'ai simplement peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas parvenir à ce que je souhaite réussir, qu'importe ce que c'est. J'ai peur de voir le village ravagé, de voir les gens auxquels je tiens blesser ou attaqués et d'être impuissante à les défendre, c'est pour ça que je souhaite devenir plus forte. Pour faire ce qu'auparavant, j'étais incapable de faire. Quant à ce qui fait de moi une kunoichi... Je ne sais pas vraiment à vrai dire... Je viens tout juste d'intégrer une équipe et j'ai encore quelques doutes sur tout ce que peut signifier être ninja... Je dirais pour l'instant que c'est mon envie de défendre le village, de faire mon maximum pour sa sécurité et mon entraînement... Mis à part ça... Je ne vois pas en quoi je serai différente d'autres personnes... Je ne suis pas spéciale ou notoire, je veux juste faire de mon mieux pour ceux que j'aime... Et pour le village que je tiens dans mon coeur, je dirais... »

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Mer 1 Aoû 2018 - 1:02


Toujours avec cette déférence qui est dû à a tout être qui vit, l’homme que l’on nomme Tsuchikage se contente d’écouter ces mots qui déferle. Et il les écoutes en absorbant la moindre information, la moindre citation. Mais à l’ouïe de ce qu’elle lui compte, il préfère titiller la plume présente sur son bureau ; tentant tant bien que de l’ignorer que d’affronter ses responsabilités de chef. Si seulement tout ce qu’elle lui jetait à la tête ne l’affectait pas autant ; si seulement tout ce qu’elle lui jetait à la figure ne le forçait pas à la regarder brusquement (presque souffrant) ; si seulement tout ce qu’elle lui jetait à la gueule ne le forçait pas à se décomposer ; du moins intérieurement (de lui porter un coup fatal). Il incline prestement la tête sur le côté comme affligé par ce que ce Genin aurait dû jusqu’à lors ignorer : les rouages de la guerre.
« Navré d’apprendre cela, Etsuko. En ma qualité de Tsuchikage, j’aimerais te présenter des excuses aux noms de mes pairs.»

Il est là, abasourdi devant ces vérités qui se déroule devant lui, devant sa passion martyre d’aimer l’autre ; l’humain. (et l’autre - pour quelque temps - c'est elle)
« J’espère qu’en ma personne, toi comme les autres Genin saurez trouver un chef mais également un aîné pouvant vous épauler. »


L’entretien dura encore plusieurs minutes avant que Yoshitsune n’aborde deux sujets des plus importants. Il prit le temps de feuilleter ces dossiers qu’il avait sur elle puis l’observa d’un air plus aigri.
« Toutefois Etsuko, je vous prie de bien vouloir pardonner mon égoïsme mais j’aimerai que tu intègre à ce jour la police en tant que capitaine et non plus officier. Désolé de te mettre à profit du village si jeune, toutefois ton expérience de la guerre doit servir. Qu’en penses-tu ? »



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Mer 1 Aoû 2018 - 2:26
Etsuko regarda le kage qui semblait un peu surpris par les évènements qui l'avait secouée alors qu'elle les avait cru banals. La plupart des autres genins de son niveau étaient bien plus jeunes qu'elle, cela devait donc être habituel. Mais cela ne l'empêchait pas d'être géné, et il alla même s'excuser, ce qui fit froncer les sourcils à la jeune femme.

« Ce... Ce n'est rien... Je suis loin d'être la seule à avoir été en danger ce jour là, après tout, tout le monde l'est lors des attaques ciblées sur le village... Mais si vous le souhaitez... Alors je les accepte... Mais je n'y voyais rien d'anormal, je vous assure. »

Maintenant gênée, elle continua son monologue explicatif puis hocha un peu la tête lorsque le Nagamasa lui indiqua qu'il serait là en cas de besoin. Elle se doutait que cela avait aussi été le cas pour le Borukan qui le précédait, Akimoto-sama, mais elle n'avait pas vraiment compris ce qui avait mené à sa destitution. Elle n'osait cependant le demander, la discussion étant orientée sur un autre sujet, sa propre personne. Elle se contenta donc d'écouter la dernière des réponses du Sandaime pour l'instant avant de froncer les sourcils. Intégrer la police ?

« Excusez-moi Tsuchikage-sama... J'ai du mal m'exprimer... J'ai viens d'intégrer la police... Je suis désormais une recrue, au poste n°6, sous les ordres de Borukan Kiyoteru-san. Il a déjà commencé à m'apprendre les bases et j'ai commencé mes premières patrouilles dans le village... Je... Capitaine... c'est... rapide, non ? Je n'ai fait que très peu de combats, j'ai été impuissante à sauver mon premier véritable sensei face à Shukaku, proche du temple de Taiyo, à Kaze no Kuni... Votre fils m'a déjà dit de ne pas minimiser ce que j'ai pu faire, mais... Enfin... Je ne sais pas... Certes j'aimerais beaucoup, mais ne serait-ce pas injuste par rapport à d'autres officiers présents depuis plus longtemps ?.. »

Un peu déboussolé, elle s'attendait à tout sauf à ce genre de promotion, elle qui n'était qu'une simple chunin du village et ce depuis un peu moins d'un an. Elle soutenait le regard de la plus grande autorité d'Iwa, attendant de voir ce qu'il penserait de ses réponses.
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Mer 1 Aoû 2018 - 2:56


Yoshitsune prend le temps d'écouter là les mots prononcés à son encontre, leur moindre ricochement et leur sens. Tentant bien tant que mal que d’appréhender les véritables désirs de la jeune Genin. Et quand bien même celle-ci semble à première vue abasourdi par la demande du nouvellement tsuchikage, il n’en est rien. Sa décision est réfléchie et il n’y a nul doute que l’Enfant du fer ne semble pas prêt à revenir sur ses dires. Alors il l’observe lentement et prend le temps de laisser s'ériger un sourire sur ses lippes. Il se revoit encore une fois discuter avec Nagamasa Koga, son jeune frère lors de son institution en tant que patriarche du clan.

En réalité, jamais personne n’est préparé à ces opportunités qui se présentent sans cesse. Des fois sous l’apparence d’un présent puis des fois au détriment d’autres sans doute plus méritant. La vie n’est qu’une succession d’équations toute plus difficile les unes que les autres. Et il n’en va là que de la responsabilités de l’Homme que d’embrasser à grands bras ouverts ses objectifs et rêveries. Il souvient alors que lui même ne s’imaginait même pas devenir cet ombre de la Roche à l’époque où son cadet gouvernait encore et pourtant, il est là aujourd’hui se tenant devant l’un des futurs capitaines de la police.
« Il est vrai que très peu de personnes de ton âge peuvent se vanter d’être promu chuunin et capitaine de la police. Toutefois ne voit pas là un cadeau injuste du ciel mais plutôt une opportunité d’aider ces gens autour de toi. De leur permettre de croire à cette sécurité que tu peux leur apporter. Tu es jeune et moins expérimentée soit. Mais tu as cette envie de bien faire et je suis certain que cela te permettra de faire de grande chose au sein de la police d’Iwa, capitaine Naari. »

Le Kage prend le temps de verser une coupelle de Sake et parle dorénavant d’une manière beaucoup plus rythmé. L’homme ramène la divine boisson à ses lèvres, et par souci de se faire imposant, il resserra le regard qu’il appose sur cette genin ; il laisse porter ses iris d’orage au fond de l'echo pour se faire entendre contre la paroi de son esprit.
« Avant que tu t’en ailles, Capitain Naari… Explique-moi ce qu’il s’est passé en ville l’autre jour ? Tu aimes mon fils Takumi ? »

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Mer 1 Aoû 2018 - 9:53
Etsuko était hésitante, ne croyant toujours pas vraiment aux paroles du Tsuchikage, s'attendant presque à une blague de mauvais goût ou quelque chose du genre, mais rien ne venait. Non, elle était devenue chûnin ET capitaine de police alors qu'elle avait rejoint cette dernière il y a peu... Bien... Soit... Elle... Elle agirait en conséquence... ? ... Oui. Prenant une grosse et lente respiration, elle releva le regard qui s'était un peu perdu pensivement pour retrouver celui de son kage, et hocha la tête.

« Dans ce cas... Merci pour cette promotion, Tsuchikage-sama. Je ferai en sorte que vous ne regrettiez pas votre décision. Et je ferai en sorte d'être à la hauteur de ce que vous attendez de moi en m'offrant cette opportunité de montrer ce que je sais faire en tant que fukutaisho. »

Alors qu'elle s'était peu à peu détendue, intimidée par la prestence du kage qui se montrait sous un jour totalement différent par rapport à celui où elle l'avait vu tirer l'oreille de son fils. Sérieux, le regard perçant, il semblait la juger jusqu'au plus profond de son âme ce qui lui donna l'impression d'un certain malaise jusqu'à ce qu'il ouvre de nouveau la bouche. La jeune femme aux yeux émeraude se referma alors un peu, la tristesse prenant en partie le pas, ne s'attendant pas du tout à ce qu'il aborde le sujet. Elle se mordit la lèvre inférieure, ses baissant les yeux. Elle ouvrit la bouche une première fois, s'arrêta quelques secondes pour réfléchir puis l'ouvrit une seconde fois pour parler, phrases désormais formées dans sa tête pour ne pas bégayer comme une enfant.

« J'ai... aimé votre fils. Mais il est venu me voir il y a deux semaines pour m'annoncer votre décision, et je l'ai accepté même si j'en ai été peinée. Je n'avais pas vraiment le choix, lui non plus, et vous non plus je suppose, la décision est... Logique... Même s'il m'avait tenu un discours sur la non importance des rangs et de la naissance quelques mois auparavant... »

La jeune femme eut alors un petit rire nerveux avant qu'elle ne redevienne triste, toujours affectée par ce qui s'était passé.

« C'est suite à cela... L'incident... Sa jeune fiancée est venue me voir et elle m'a provoqué. J'ai tenté de la repousser puis elle a envoyé un explosif en plein dans la boutique de mes parents, Kisetsu no Hana et... J'ai totalement perdu les pédales sur l'instant... J'avais perdu pied et cette explosion a retentit dans ma tête, j'ai soudain eu envie de tout détruire et je suis sortie pour l'attaquer... J'ai préparé deux jutsus et je ne me suis même pas rendue compte d'où nous étions ni de qui nous entourait... Je ne cesse de m'en vouloir et même si j'ai eu une peine de prison désormais passée, je n'arrive pas à me pardonner ce que j'ai fait... Je ne veux plus jamais que ça arrive et j'ai essayé de prendre des précautions pour cela... J'ai demandé à Yaoguaï-sama de m'aider à prendre des dispositions, il m'a aidé le temps d'un entrainement, pour que je parvienne à mieux me contrôler pour éviter tout dérapage, même si je pense que ce qui m'empêchera plus que tout de commettre une nouvelle erreur est la vue de ce que je connaissais blessés ainsi... J'ai hésité à me seppuku pour laver cette faute, mais après une réflexion je me suis dit que le suicide ne change rien à la situation des autres, c'est juste une façon d'éviter la réparation à faire... Donc je ferai tout pour essayer de réparer ce que j'ai fait en quelques instants de folie... »

Elle se tut alors, attendant la réaction de l'homme face à elle. Allait-il changer d'avis pour la promotion suite aux détails de ce qu'il s'était passé malgré ses dernières actions de la semaine, l'arrestation d'un fou qui l'avait séquestrée et l'apport d'informations importantes pour le trafic des statuettes ? La punir en complément s'il ne trouvait pas le jugement assez dûr ? Elle attendait ainsi la sentance, silencieuse, les yeux désormais un peu baissés, toujours honteuse de ces erreurs.


Dernière édition par Naari Etsuko le Jeu 9 Aoû 2018 - 23:00, édité 1 fois
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Jeu 9 Aoû 2018 - 14:36


Si l’ombre d’un sourire se dessinait allègrement et son regard qui s’anime, devant lui, devant autrui. Il voit dans les yeux de son interlocutrice les flammes vaciller comme il n’en a pas vu dans des regards par milliers, d’amertume. Yoshitsune lui aurait bien fait une révérence, pour lui si admiré, pour lui si fatiguant. Toutefois il n’était nullement là pour la féliciter de son comportement. Au contraire. Il a exhalé un léger soupir, à peine entendu parmi les rires d’enfants qui court dans la cours, pour mieux se protéger et rester dans le secret. Mais le jeune bushido possède une trop grande franchise, qui est nuisible et parfois risible, mais il s’en accommode, l’a admise. Il laisse ces exclamations se perdre dans cette luminescences de la sainte journée. Ses yeux clos lui offrant la réponse sous son voile, qu’il détourne légèrement afin de se tempérer. Afin d’observer encore une fois, ces enfants qui courent. Il penche la tête sur le côté aux paroles prononcées, ne voyant pas le sens mené.

Le cri de l’attente sonnait constemment à ses oreilles comme une douce symphonie. Se trouvant toujours face à Etsuko, à la multitude de faits et gestes à la morale bien mystérieuse. Curieuse, intéressée ou détachée, sa voix et ses prunelles n’ont pas demandé leur avis pour être entraîné dans cet échange. Il demeure car il s’agit bel et bien là de son rôle. Ainsi à chaque pas de plus vers la conclusion de cette discussion au première vue limpide, dont peu à peu l’idée s’obscurcit. Tout ce qui semble lumineux jusqu’à peu sombre et sombre encore, pour que n’y demeure plus que le doute et les questions incessantes, les possibilités. Il était clair que le comportement adopté par la nouvellement fukutaicho n’etait guère apprécié de son supérieur hiérarchique mais, n’était-ce pas là l’essence même d’un Shinobi de Rokkusu que de protéger les siens ? que de protéger ses idées ? Si Yoshitsune pour sa part, en était très franchement persuadé. Ce n’est pas là son point de vue de Kage, et surtout pas au point de porter préjudice à la belle et forte citadelle. Et c’est d’ailleurs ce qui explique cet air compréhensible qui ourle sur son visage. A l’heure même où il converse avec cette jeune chuunin, il n’est plus qu’appréhension.

Pourquoi ? Car le fervent samouraï ne craint pas pour le futur de la jeune Etsuko mais plutôt pour le chemin qu’elle arpente - craintes de ses conséquences et de l’imprévisible qu’il représente. Un comble pour un être avide de liberté et désireux du libre-arbitre peut-être - mais tels agissements n’étaient pas une réponse, d'où sûrement pas aux yeux de l’ombre de la terre. Il était donc impératif que tout cela ne se reproduise jamais.

« Il est véritable que mon implication dans les affaires sentimentales de mon fils, furent très lourdes pour plusieurs personnes, dont vous, Capitaine Naari. Mais il est impératif que vous sachiez, qu’il en revient de mon devoir que de l’élever et l’orienter sur un chemin propre à son rang. Et si il est exact que j’ai du vous blesser dans le processus, tel n’en fut pas mon attention. »

Ainsi, ses yeux se perdent, quitte en devenir sévère et impérieux ; l'orage qui leur succéde était son élément, drapé d’un long manteau noir de nuages obscures nommé "ordre", elle fond dans son ombre et son mystère, jumelle fantôme aux ténèbres..

Et puis distinguable à son faciès, son trouble, disparut sans laisser de trace à l’instant o il finit de prononcer mots qui étaient sien ; scène qui se joue d’ailleurs à huit clos dans son bureau, lentement comme si le monde s’était ralenti en leur honneur et celui de leur confrontation. d’abord, Il hésita - avant de finir par acquiesce sans qu’on sache à qui, peut être à lui-même, pour confirmer la sagesse de son entreprise.
« Toutefois, je tiens à ce que nous soyons bel et bien clairs sur ce fait. Que ceci soit votre seul et unique erreur. En tant que capitaine vous incarnez désormais un tout, bien plus grand que vous ne l’êtes. Si châtiez mon enfant me fut si facile, croyez-moi que votre prochaine erreur ne sera pas juste teinté de remontrances par-ci par là. Me suis-je bien fait comprendre, Capitaine Etsuko. »

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Jeu 9 Aoû 2018 - 23:13
Etsuko écouta l'homme toujours avec la même attention, ne voulant pour rien au monde paraître pour ce qu'elle n'était pas, un mauvais élément. Elle voulait faire de son mieux pour le village, se racheter, ne plus commettre de telle erreur. Elle souhaitait que cette dernière deumeure là où elle était, dans le passé, comme une marque et un exemple à ne plus réitérer, une leçon à retenir. Elle ferait donc en sorte, comme toutes les autres, de s'en souvenir et d'agir désormais en conséquence.

« Je n'en doute pas un instant, Tsuchikage-sama... Je me suis pliée à votre décision pour cette raison même. Je ne suis en aucun cas en droit de protester contre l'éducation que vous donnez à votre fils et j'en ai compris les raisons, tout comme je sais qu'il ne s'agit là que d'un passage qui devait être effectué à un moment où à un autre. »

Elle le regarda alors réfléchir en silence. Il semblait concentré, sévère, autoritaire. Il était dans son rôle après tout. Elle attendit donc quelques instants, ne sachant pas exactement ce qu'il souhaitait ajouter à cet entretien aux buts clairs qui avaient été vu de manière efficace, c'était après tout un village militaire et le kage avait à n'en pas douter un nombre certain d'autres entretiens à passer. Elle l'écouta, hochant la tête de manière compréhensive avant d'avaler sa salive qui la gênait un peu, se remémorant encore une fois cette erreur qui la blessait bien plus que tout autre chose, l'ayant même rendu malade pendant près de deux semaines.

« C'est limpide, Tsuchikage-sama. Je ne ferai plus d'erreurs et si jamais je faisais un faux pas malgré tout, j'en accepterai pleinement les conséquences. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne plus décevoir Iwa quoi qu'il en soit et pour ne plus faire de mal à ceux que je souhaite protéger de tout mon coeur. »

Elle hésita un peu, ne sachant pas vraiment si cela concluait leur rencontre ou s'il avait une autre idée à aborder, attendant donc de savoir ce à quoi il pensait avant, si jamais c'était la fin de leur entretient, de faire un salut respectueux puis de s'en aller lorsqu'il lui en donnerait l'ordre.
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