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Les bons comptes, font les bons amis... | Tensai


Lun 3 Juil 2017 - 23:14
Son portefeuille était vide, Sana' gaspillait trop, même l'argent qu'elle n'avait pas, il n'était pas rare qu'elle ait des ardoises un peu partout, particulièrement dans les bars de la ville... Enfin, quelle importance, puisque c'était toujours aussi simple que cela :

-Donnes moi de l'argent.


Exigeait-elle plus qu'elle le demandait à sa mère, femme de bonne famille, bien sous tous rapports. Cette dernière avait pour réflexe de regarder autour d'elle avant même de réagir, ca serait dommage qu'on les voit ensembles, après tout les efforts fournis pour l'effacer au profit de leur nouvelle fille. Une batarde adoptée, sans intérêt.

-Déjà ? Il faut que tu fasses plus attention tu sais ...

Mais la fille ne lui laissait pas finir sa phrase, agitant sa main en exigeant le paiement. Et la femme cédait, il n'y avait pas d'autres solutions, elles le savaient toutes deux, mais la mère avait quelques remords parfois, de choisir convenance et apparance, plutôt que l'enfant porté et mise au monde.

-Il a un artiste fou qui traînait non loin d'ici, fais attention, les rondes sont plus accrues, je n'aimerais pas...
-Que l'on me voit sortir d'ici. Ca n'arrivera pas, je jouerais pas ma banque illimité pour ca t'en fais pas!


La mère soupirait, exaspérée, mais c'était de bonne guerre, au moins, ca la lui ramenait de courts instants, de temps à autre.

-En plus d'être laid, ca semblait charger en chakra ou quelque chose dans ce genre là. Je me demande qu'est ce que cet idiot préparait par ici...

Les derniers mots parvenaient de loin aux oreilles de Sanadare, elle s'en foutait, elle avait l'argent et soif. Ecoutant sans écouter. Elle s'échappait presque du quartier de son clan, comme une voleuse en repérage, un qui connaissait le chemin par coeur. Son pied trébuchait maladroitement à cause de son inatention et elle récupérait l'objet coupable ou plutôt un bout au sol. Ce dernier était comme chargé d'une aura. La Hyuga le voyait sans le voir, difficile à expliquer et sa soif qui venait de l'ennui, s'estompait par celle de la curiosité. Un artiste fou qui faisait chier ces cons de Hyuga hein. Un rictus aux coins des lèvres et sa main rejoignait sa poche de billet. Et si on s'amusait un peu. La première étape étant de trouver le gars. Des artiste en même temps, vu le job merdique, il devait pas y avoir des tas et il ne devait pas être adulé pour se faire virer comme ca.

Elle se rendait au quartier marchand, plus précisément vers des fournisseurs de matériels, et il n'avait pas fallu qu'elle attend longtemps pour trouver ses admirateurs... A l'artiste.

-HAN ce trou de cul !

Elle l'aimait de plus en plus et son sourire s'intensifiait, le commercant cependant n'était pas capable de lui indiquer où le trouver, lui même le chercher pour lui faire casser les deux jambes. Quelle animosité, Sana' ne demandait même pas pourquoi, elle affirma juste que elle aussi. Finalement, elle allait bien devoir le débusquer, s'il n'était pas à la hauteur du divertisse;ent qu'elle s'était imaginé... Mieux valait ne pas y penser. Quelques billets auprès des mendiants notoires pour l'aider et la voilà devant cette fichue porte, même pas verrouillée à première vue. Pourtant, elle sentait bien la présence de quelqu'un ici. Le gars ?

Elle s'invitait à l'intérieur, silencieuse, tout de suite ses sens en alerte et sa sensorialité capturée par une notion faible de danger, de l'essence de chakra un peu partout, dans des formes étranges. Une essence faible et innofensive, mais suffisante pour que l'aveugle se surprenne à distinguer parfaitement des objets innanimés. Bon c'était mal fait, et elle ne tardait pas à le faire savoir.

-Bon, il va falloir qu'on t'améliore si tu es ma meilleure option. C'est de la merde présentement.


Elle jetait en direction du gars, le bout de sa création trouvée dans la rue Hyuga. Puis elle sortait l'argent escroqué à ce même clan.

-Si tu es capable de faire mieux et j'entends par là me faire 'voir' ton art comme quelque chose de beau, faute de merveilleux, je triple la somme.

Sans gêne, elle posait ses fesses sur un support plus ou moins prévu à cette effet, poussant au sol ce qui encombrait au dessus.

-Tu serais assez bon pour ca ?
Ses jambes se croisaient. Sinon, y a des gens qui payeraient pour qu'on te casse les jambes aussi. Moi c'est Sanadare, on va être capable de s'entendre, j'en suis certaine.

Entres fous.

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Mar 4 Juil 2017 - 3:56
Tensai n'était plus l'artiste en devenir qu'on s'arrachait, les louanges de la veille devenaient alors des critiques. Du jour au lendemain son statut de génie artistique lui fut contesté et même enlevé par les mêmes personnes qui l'avaient érigées à ce niveau. Il était devenu l'indésirable le trop excentrique, extravagant tout cela à cause de quelques incartades légères qui furent tous guidées par ses instincts d'artiste.

On lui avait pourtant toujours appris à suivre sa voie créatif, il semblerait que son clan soit devenu plus frileux plus regardant sur les manières de faire comme quoi la construction du village n'était pas bénéfique à tout les clans pensa-t-il. Le clan Chôkoku avait besoin d'un leader artistique et non de personnes tuant l'essence même du clan au profit de la pérennité avaient-ils oubliés ce qu'était un Chôkoku. Un artiste tout simplement.

C'était une journée un peu triste pour lui il s'était réveillé ronchon il faut dire que monsieur l'adulé par beaucoup ne l'était plus. Des messes basses des rires moqueurs ou bien des doigts pointés sur lui c'était devenu son quotidien. L'artiste repensait à cette succession d'infortune qui l'avait fait tomber dans les méandres de la médiocrité au yeux du peuple. Il savait comment remonter la pente et cela passait par son Art et toujours son Art il y mettrait toute son âme afin de recouvrir sa renommée d’antan.

Bien que le réveil ne fut pas chose aisée il entreprit de se mettre au travail d'entrée de jeu. Son atelier était toujours dans un état lamentable entre créations pas terminées explosion en tout genre il ne trouvait pas la place d'exprimer. C'était un tel fouillis dans son esprit que cela se répercutait dans ses projets créatifs mais il faut croire qu'artiste n'aime pas faire les tâches ménagères il songea l'espace d'un instant à engager une secrétaire à l'accent. Il balaya d'un coup cette idée, elle ne comprendrait pas son Art et les demandes qu'il ferait.

«L'étroitesse d'une femme … »

En voilà une qui débarque dans son atelier sans prévenir, Tensai toujours dans ses songes ne l'a remarque même pas avant qu'elle se fende d'une remarque bien féminine. La critique facile directe elle l'attaqua frontalement sans rien demander comme-ci elle était légitime d'être en ces lieux. « Présente quoi de quoi merde ment option ». Cette phrase n'avait ni queue ni tête pour l'artiste avant qu'il réussisse a trouver le bon ordre. Il en devint rouge de colère se faire insulter par une inconnue c'était le comble d'habitude la plèbe le félicitait pour ses créations. Désœuvré par une telle manière de faire il lâcha une expression peu commune.

« Plait-il ! »

Il faisait désormais face à cette jeune femme non troublée par ses dires. L'artiste vît encore plus rouge lorsqu'elle proposa un marché, d'ordinaire c'était lui qui était à l'initiative du marché mais aussi à la négociation ainsi qu'à la conclusion. Mais qu'était-ce donc que cette créature qu'il avait en face de lui. Elle prenait place comme-ci c'était son domaine et agitait des billets en guise de domination totale.

C'était trop pour Tensai comme un génie de sa trempe pouvait être troublé par une gamine à l'éducation plus que douteuse. Le créateur passa une main sur son visage comme pour effacé ce surplus de sentiments qu'il venait de ressentir. Il s'approcha de la jeune femme à quelques centimètres d'elle essayant de la faire chavirer de voir si son air hautain était si poussé quand elle se sentait acculé. Un mot d'hésitation et il se saisit de son butin. Armé des billets il commença à les faire exploser un après à l'aide de quelques bouts d'argiles explosifs créés pour l'occasion. Il les faisait exploser au creux de son oreille. Un bruit violent suivit d'un lent crépitement et l'odeur du papier brûlé qui tombe doucement sur le sol à moitié détruit. Tout en faisant cela le jeune Tensai énumérer les erreurs de la fautive.

« Ça c'est pour l'intrusion, ça c'est pour l'attaque ça c'est pour la menace ça c'est pour le mot merde ça c'est pour le paris ça c'est pour ton nom à quatre syllabes et ça c'est pour que tu t'achètes plus d'une bande pour cacher ta poitrine. Dégage maintenant. »

Tensai plaça le dernier billet sur le soutien gorge bandeau de la jeune femme si on peut encore appeler cela ainsi tant elle ressemblait à une dépravée. Tensai avait reprit le contrôle de la situation pensait-il. Il n'avait plus qu'à la flanquer dehors cet intrus nocif à son esprit créatif. Il l'a saisi par la main et la flanqua dehors d'un coup sec. Deux secondes après lui aussi était dehors toujours furieux qu'une petite fille l'ai insultée de manière si grossière. La mettre dehors ne lui suffisait plus car il connaissait le responsable de cet acte. La borgne avait bien parlé d'un marchand capable de lui casser les deux rotules.

« Pas un mot ! »

Il l'emmena voir le marchand il n'y avait pas beaucoup de pas à faire pour autant il ne voulait pas l'entendre sûrement que ces paroles le fouetteraient de manière trop abrupte. Il ne faut pas oublier que Tensai a actuellement du mal avec la critique envers sa personne et son Art et la langue acerbe de la femme l'avait assez blessé ainsi. Ils arrivèrent sur place le marchand fut étonné de voir Tensai avec la jeune femme mais avant qu'il ne puisse se défendre, le jeune homme envoya valser la jeune femme

« Si un de vous m'importune encore une fois c'est Boom Boom sans ménagement ! N'engage plus des mendiants pour me nuire le raté. La ratée … disparaît. »

Il ne trouva pas les mots pour l'accabler d'avantage avait-elle eu son compte. Avait-il était trop brute et des remords s'étaient emparés de lui. Pas vraiment c'était juste la première fois qu'il prenait le temps de regarder réellement le physique de la jeune femme. Bien que son goût vestimentaire était d'un douteux.Elle avait ce visage harmonieux un œil caché par un bandeau couleur Ébène et l'autre semblait cacher une triste vérité tout cela recouvert par une aura d'ange peinte par sa chevelure. Il avait déjà vu pareil cas dans le village cependant c'était tellement disgracieux un bandeau qui recouvre la moitié de la face. On aurait dit une bête de foire. Il fut saisi d'effroi en repensant à cette image. Regardant une dernière fois l'aura de la jeune Sanadare puis il s'en alla pour enfin se mettre au travail. Ne devait-il pas retrouver sa gloire passée.

« Intéressant … Follement intéressant.  »

Un fou me suffit.

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Mar 4 Juil 2017 - 4:46
Un son particulier et rare, une odeur terrible et attrayante, elle aimait ca. Appréciait aussi la brutalité de ce fou, créature hors de ses normes. C'était rafraichissant, la fille n'ajoutait pas plus de sarcasmes, pas de commentaires, elle ne forcait même pas les choses et curieusement, elle affichait une nature docile. Son calme était la pire de ses réponses possible. Elle lui offrait toute fois une réponse vocale, une seule.

-Ils sont trop gros, ils suent, un seul bandeau tu vois c'est déjà bien trop...


Petit sourire espiègle et elle se contentait ainsi, vu qu'elle ne pouvait pas voir sa face. Oh surement qu'il avait un fascié rougi, par la colère. Son anticipation ne la surprenait pas quand il se saisisait d'elle et curieuse, comme une poupée en chiffon, elle se laissait faire, jusqu'à la dernière seconde des moments qui les séparait. Un rire quand il était au loin et le marchand désabusé ne savait plus quoi penser.

-Laisse faire, je vais bien m'occuper de lui.

Promettait-elle à ce dernier, malicieuse, sortant son billet coincé dans sa poitrine pour le lui jeter. Droite à nouveau, elle ajustait son précieux chapeau offert par Moira, rien d'autre, avant de partir les mains dans les poches, un visage satisfait. Le lendemain, car elle s'était plu à lui laisser croire qu'il aurait un répit, aprés avoir récupéré de la matière à brûler, des billets des comptes Hyuga, tout pour lui plaire, ses pas la conduisaient à nouveau chez l'artiste, même arrivée, bien que tréééés trééés tôt cette fois, même commentaires, même résultat. Au fil des jours, elle variait ses horraires de visites, toutes toujours plus pire que la précédente. Au début pour troubler son sommeil, en alternance pour interrompre son travail. Un jeu de conne qui coutait cher à ses parents. Elle s'en foutait.

La lassitude, comme la répétition ne venaient jamais, chaque fois, un plus grand plaisir s'en retirer et la Hyuga était déjà pressée d'`être au lendemain, occupant son temps à manigancer comment arriver à la fin de sa limite de patience. Et un énième jour de ce cirque sans queue, ni tête s'en venait. Tard dans le soir ou tôt le matin, question de point de vue, à pas de chat, elle avait traversé la pièce, après être passé par une fenêtre. Sa fine main tirait sur un drap, elle l'avait vu souvent à toutes ses visites indésirables vers cette chose là. Sa dernière création..? Avant même d'abuser de sa sensorialité, plus traditionnellement et par une étrange inspiration de l'univers, la peste laissait ses doigts posait sur l'oeuvre, simplement glissaient entre ses traits. Une moue sur son visage se dessinait quand sa tête se penchait, ca avait quelque chose de familier, mais elle ne se souvenait plus où, ni à quoi ca correspondait. Ses sens toujours actifs se concentraient d'avantage et la création de l'artiste affichait peu à peu sa forme et sa particularité.

Sana' n'était pas du genre à palper pour se rassasier du monde et compenser sa vue, elle avait voulu se contenter de ses souvenirs pour se forcer à être motivé de retrouver sa vue. Résultat, le temps l'avait isolé de sa propre mémoire, une aura, comme une vibration particulière dans cette objet là, elle l'aimait plus que les autres, parce qu'elle le trouvait meilleur. Un progrès si fulgurant en si peu de temps... alors la vieille rumeur disait vraie. Cet artiste était prodigieux fût un temps, avant qu'il ne s'égare perdu à vouloir la reconnaissance de jadis dans leur nouveau monde. De beaux pots de fleurs ne suffiraient plus.

-Enfin autre chose que de la merde qui se profile, c'est enfin empreint d'une vraie énergie, un sentiment plus vivant. La colère ?


Se moquait-elle perdue dans la pénombre qui ne faisait aucune différence pour elle.

-Ce n'est toujours pas suffisant, mais ca s'améliore.

Lui annoncait-elle, elle savait qu'il savait qu'elle était là et qu'elle viendrait, cela devenait un rituel aussi étrange qu'incompréhensible. Elle était pareil à un parasite, quand on croyait avoir la solution pour s'en débarraser, elle avait changé juste assez pour persister encore un peu plus longtemps. C'était le moment de poser son faux présent, elle avait juste envie de boire en réalité et il était une bonne excuse pour le faire. La bouteille de sake offrait son tintillement en trouvant le support métal qui la porterait désormais et toujours dans le même sans gêne, Sanadare s'était installé, comme chez elle.

-Ok, disons Sana' pour toi vu que t'as un problème pour aligner quatre syllables.

Petits ricanements, elle s'attendait bien à prendre une énième fois la porte. Elle s'en foutait.

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Mar 4 Juil 2017 - 9:40
Il l'avait pourtant menacée de Boom Boom d'explosions en tout genre sur elle et le marchand de quoi rebuter la plupart des gens normaux. Pourtant il n'avait qu'excité la demoiselle peut-être aurait-il du être magnanime faisant preuve de tact et de douceur pour la faire sortir de son atelier. Son excès de colère l'avait desservi cependant il était loin du compte il avait contracté un pacte avec le diable. Sans calme ni sérénité pour travailler sur son sujet mais celui-ci serait vivant.

Les premiers jours furent les plus délicats à aborder car la jeune femme était revenue, certainement électrisée par ce qu'elle avait vu la veille. Étrangement Tensai avait cette sensation qu'ils se verraient à nouveau, certainement pas de si tôt. La deuxième fois fut moins tonitruante mais elle finissait toujours dehors toujours les fesses sur le sol. C'était devenue sa tortionnaire trouvant toujours un moyen de se défaire des pièges à son encontre pour pas qu'elle accède dans son antre. Elle semblait habile dans ce domaine, la sensorialité si elle l'était alors pourquoi ne le laissait-elle pas en paix. Il demandait que cela pour travailler son nouveau sujet.

L’œuvre qu'il confectionnait était à taille humaine. Bien qu'il peinait à la continuer tant son cancer persistait à vouloir le perturber, l'empêcher d'avancer; a toujours vouloir recevoir son taux de violence coups et crépitement. Il avait tout essayé pour la faire partir pour de bon même l’indifférence mais c'était jouer un jeu trop dangereux. C'était une touche à touche cela le perturbait trop de la voir user de ses outils comme une gueuse. Non ce parasite ne voulait pas s'en aller et était de plus en plus dérangeant. Si la première fois elle s'était montrée impétueuse et hautaine ses questions devenaient précises et presque intelligentes.

« Tu es encore loin du compte ...»

Elle avait encore réussi à passer outre ses pièges créer en son honneur comme-ci elle l'espionnait avant d'arriver sur place. C'était une possibilité n'était-elle pas une Hyûga à la vue d'acier. Tapis dans l'ombre Tensai observait la scène il se savait vu grâce à la pupille blanche et aux talents sensorielles de la jeune femme. Peu importe il voulait la voir toucher cet œuvre bien que pas terminée elle dégageait une aura profonde que même un œil non avisé pouvait ressentir. La néophyte en fit même un compliment, c'était bien une chose étrange. N'étaient-ils pas le chat et la souris ils ne devraient pas se laisser aller à des compliments et encore moins les recevoir. Tensai bien qu'un peu touché par ces mots se reprit vite avant de se diriger vers elle.

« Tu es comme ce conte. Tu veux me nourrir afin de me mieux me manger. Amertume. Amer Tume ... »

Il lui avait quand même donné un élément de réponse un mot. Il lui laissa le choix une libre interprétation de son œuvre même si normalement personne n'a le droit de voir les en cours de création. De toute manière elle aurait trouvée un moyen d'y accéder. La folle ivresse de cette fille n'avait donc pas de limite. En parlant de cela elle déposa une bouteille de Saké comme-ci c'était l'heure d'avoir une grande discussion politique autour d'un bon alcool. Parfois elle passait du coq à l'âne ça déconcertait Tensai bien que lui aussi était de même constitution. Il regarda la bouteille d'un air enjoué et la saisit d'un coup avant d’asséner un violent coup sur le haut du front gauche de la jeune femme.

« Respectes le temps. Si je suis hors délais tu gagnes si je suis dans les temps alors je gagne...»

Le Saké n'avait pas résisté au choc comme Sana qui était comme évanouie dans les bras de son agresseur. Le liquide se déversa sur son visage et particulièrement au sein de son seul œil valide. Tensai semblait desceller une chose bien plus profonde au fond de cet œil sans réaction comme la révélation de son âme. C'était si intense que de lui même il décida d'arrêter les dégâts allait-il se faire happer par cette profondeur sans fond. Il se retira progressivement et l'emmena une fois de plus vers la sortie.

« Tes yeux Ton œil... Dare pour moi ! Tensai ...»

Il venait de lui offrir son nom à condition qu'elle accepte de porter ce surnom stupide aux consonances masculines, Pas sur qu'elle l'entente de cette oreille bien sûr pour cela elle devait être en état d'écouter les dires de son interlocuteur pas sûr non plus. Surtout les premiers mots semblaient d'une importance Capitale... Il la porta un peu plus loin et la déposa dans la rue comme ça imbibé d'alcool et à moitié sonné. Sans se retourner il l'abandonna à son sort encore une fois. Il connaissait la nature de la sangsue et le pomperait jusqu'à épuisement si pour l'instant la situation du dominant était clairement avéré la petite chose aurait sûrement raison de la grande.

Alors qu'elle était encore sûrement dans les vapes suite au choc reçu il décida de créer de nouveaux pièges plus mortelles et moins explicites que les autres. Désormais si elle souhaiter accéder à son atelier il lui faudrait être maligne et surtout moins sûre d'elle. C'était des pièges marchant non pas sur la force de frappe brute mais sur l’intelligence il lui faudra être humble la prochaine fois qu'elle viendra un ces lieux. Peut-être une plus grande surprise l'attend.

-« Défaite ou Victoire. Tout ou rien. Le gagnant prend tout. Point de match nul. »

Le fou mange la reine en A2
Boom Boom





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Jeu 6 Juil 2017 - 5:45
Sa tête lui faisait mal, un mal de chien, les vapeurs de l'alcool l'ennivraient, mais elle savait pourtant qu'elle n'avait pas bu, pas le temps. Un coup de bol donné à celui qui l'impertunait profitant de son incomscience et un fragment de souvenir lui revenait. Sa main sur sa tête, une bosse, mais surtout. Mésiricorde... Elle ôtait son couvre chef en finissant le gars à coups de pieds. Même pas besoin de regarder, elle ne voyait rien de toute, mais en tâtant le précieux chapeau fleuri, elle le constatait, son rictus pointait vers le bas cette fois. Silencieusement, mais avec des pas lourds, elle rentrait chez elle.

On l'avait toujours dit. Tout, mais pas le chapeau. Pas ce foutu et dégueulasse chapeau.

Une tiède parcourait son corps, la paupière de son seul oeil valide ne plissait même plus. Il était rare que la Huyga se perd ainsi dans ses pensées, ca lui désservait en général. C'était comme une déclaration de guerre qui venait de se faire et sans même prendre la peine de se sècher, à l'instant même où un sourire malsain était né, la fille se rhabillait si tôt sortie de sa douche. Sans chapeau cette fois, ce n'était plus arrivé depuis longtemps. Aprés le type du bar qui avait vomi dedans, puis perdu toutes ses dents, manquant de mourir d'étouffement en les avalant. Elle déambulait, un pas préssé, un fournisseur d'art puis un autre et un autre. Ses cheveux avaient eu le temps de sècher quand elle montrait à nouveau toutes ses dents de carnassier à un employé de l'arrière boutique, qui était en train d'assemblé une commande de matériel.

-Euh... C'est pourquoi ?


Un coup sur la tête et la même bouteille de sake que celle achetée la veille. Elle savait bien qu'il ne serait pas coopératif. Elle laissait l'arme du méfait et le gars inconscient dans un placard de la réserve. Ca aussi elle en avait eu vent en l'espionnant hier, l'artiste attendait une livraison de matérielle trop volumineuse pour être emporté par lui même. Elle était arrivée assez tôt pour être sûre que se serait la bonne et pas trop tard pour devoir toute la défaire. Elle répartissait amuser le contenue dans differentes boites, puis jetait son cousin, ses chips, sa bière, avant d'elle même s'invitait dedans. Elle refermait sommairement et les livreurs un peu plus tard, scellaient la boite pour l'emporter. A l'intérieur, Sana' bouffait ses chips.

Plus tard...


-Salut.

L'opercule de sa cannette de bière faisait son bruit caractéristique et en buvant, elle cachait à peine son sourire au moment où l'artiste avait ouvert sa boite, une marchandise différente à l'intérieur. Elle. Son autre main piochait dans les chips mangé aussitôt avec négligeance. Entre deux bouchées, quand même, elle l'informait.

-Ca te dis de jouer ? J'ai fait une chasse aux trésors pour toi, avec toutes ta came. Elle est répartie sans auuccuuuuunnnee logique.

Un sourire de connasse et elle restait toujours allongée dans sa boite, les jambes croisées.

-Oh et tu pourrais avoir des problèmes avec ton fournisseur, tu veux savoir pourquoi ?

Parce qu'elle avait assomée son employé, jetant à ses pieds bouteille hors de prix. Nan'. Parce que il ne le croirait pas, croyant plutot que son livreur avait juste saoul. Triste vie, ca lui donnait encore plus le sourire. Mais que pouvait-il bien imaginer... Elle était capable de tout.

-Ca avait l'air rare. Alala, c'est triste. Peut-être que je devrais te le dire, ce que je sais à leur sujet je veux dire. T'en penses quoi ?

Elle lui tendait une bière cette fois, sans lever le bras trop haut, paressement, toujours tranquille à sa place dans le fond, un piège de fil fin. Il avait l'air d'aimer ca de ce qu'elle avait pu constater. Telle une toile d'araignée n'attendait que lui et sa main venant la cherche pour le capturer. Etait-elle bon appat ? Peu importe, puisque le plus important était que... Elle n'avait pas la moindre idée d'où était parti son matériel dispercé. N'était-elle pas aveugle. Elément qu'elle lui avourait avec plaisir après qu'il se soit donné peut-être du mal pour avoir ses réponses. Ce qu'elle aurait aimé pouvoir voir sa tête à ce moment-là.

-On dirait que t'as l'air embêté à finir.

Constatait-elle pouvant profiter de l'avancement de l'oeuvre depuis sa place. Elle faisait la maligne, tant qu'elle pouvait. Elle voulait quoi déjà ? En vérité, Sana avait oublié... Mais pas pour le chapeau, il avait pas encore commencé à le payer lui.


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Jeu 6 Juil 2017 - 21:38
Incurable. Tensai avait attrapé une maladie qu'on ne peut soigner. On ne peut même pas lutter contre celle-ci lentement, elle s'empare de votre être d'abord physiquement puis ensuite mentalement. Personne ne peut vaincre ce type de souffrance. Bien sûr elle n'a pas pour but de tuer c'est ce qui en fait la plus mortelle. Elle a pour but de détruire l'être assailli; elle se pose telle une brindille inoffensive, prête pas attention. Celle-ci se propage à une vitesse folle. Chaque remède essayé la rend plus puissante que la veille. Il n'y aucune alternative possible pour le malade que de subir toujours un peu plus. L'unique espoir du patient est qu'elle s'en aille d'elle même. Espérons-le pour notre protagoniste.

Une folle et un fou donne une foulle.

Il fallait voir sa tête lorsqu'au lieu de trouver sa commande il y vit la borgne. Ne l'avait-il pas jeté dans les rues une journée plutôt. N'avait-il pas tout fait pour qu'elle ne revienne pas, jamais. Cette sangsue était trop tenace à son goût. Les yeux écarquillés, il la regardait l'air de pas comprendre. Elle lui disait quelques mots mais c'était son sourire grisant, de joyeuse connasse qui lui faisait mal. « Je suis bien ici et je resterai là pour toujours à t'emmerder, ma chose à moi. Tu es miens ». Voilà ce que son sourire lui faisait ressentir. Tensai leva les yeux au ciel comme pour demander pardon à son créateur. L'idée de mettre fin à ces jours lui traversa l'esprit. A qui cette personne pouvait bien manquer certainement pas à lui.

« Seigneur, faite la taire ou c'est moi qui le ferait … »

Une mise en garde réelle à son créateur, il ne pouvait plus la supporter, dans sa globalité. Avait-elle regardé dans les yeux de son interlocuteur, sa détresse, comprenait-elle que les positions de forces s'étaient inversées. A force de taper sur son système nerveux elle l'avait poussée à bout. Il n'imaginait plus rien, cette histoire de fournisseur ou autre. Il n'en avait plus rien à faire. Tensai voulait franchir le pas, il avait besoin de retrouver son train train habituel. Elle était venue telle une brindille sans crier garde, elle était en train de ruiner son mode de vie. L'artiste n'avait jamais demandé a être bousculé de la sorte alors qu'il était dans le creux de la vague. Cette jeune femme voulait jouer avec lui jusqu'à épuisement et le jeter dans les abysses de la vie. Peut-être qu'il mettrait fin à ses propres jours.

« Tu me fatigues. Je suis fatigué. Lassé de toi DareSana »

Tout en prononçant ces quelques mots, il se mit à genoux s'approchant d'elle mais pas trop quand même il connaissait que trop bien la bête désormais. A tout moment elle pouvait se saisir de lui et lui asséner un baiser mortel. Il y avait dans les yeux de Tensai beaucoup de sentiments il ne savait plus vers quel sein se vouer, que faire d'elle. Ce n'était pas qu'un simple jeu de chat et la souris c'était bien plus complexe il n'y aurait qu'un gagnant et celui-ci prendrait tout à l'autre jusqu'à son âme. Selon le jeune homme cela ne pouvait plus durer car c'était écrit il perdrait à la longue face à cette maladie incurable la Sanade. Chassez la et elle revient au galop. Tiraillé entre tout ces sentiments il prit la décision de suivre le chemin indiqué par son cœur. Celui d'artiste, rien ne devait interférer entre lui et sa création. Une muse est remplaçable lui ne l'est pas. Il mélangea son chakra avec de l'argile puis il lui fit ce magnifique cadeau. Une poupée d'argile comme pour réveiller la jeune fille endormie sous des litres d'alcool et de chips.

« Tu devrais en prendre soin c'est ton trésor. Quelle jolie poupée. »

Un discours énigmatique qui la laissa perplexe peu de secondes mais assez pour que la caisse se referme sur elle. Quatre coups de marteau plus tard elle était désormais scellée avec sa création. A présent Tensai avait tout le loisir de l'entendre crier mordre et se débattre il savait qu'elle ne pouvait plus sortir de la boite sinon la poupée se verrait exploser. Tensai se saisit du colis c'était un sacré morceau qu'il avait sur les bras. Le jeune homme l'avait déjà portée auparavant mais avec un support en bois long la tâche était ardue. Pour autant il n'en démordait pas c'était son devoir de s'en débarrasser pour son salut personnel. Sa pensée devint orale peut-être souhaitait-il effrayé la Hyuga qui n'avait pas l'air d'avoir froid aux yeux... « Depuis quel flanc de la montagne vais-je la jeter». Alors que tout le monde dans la rue voyait le mal que Tensai avait avec ce lourd poids pourtant il refusait toute aide de manière catégorique c'était son fardeau. On le prenait pour un fou car il conversait avec une boîte

« Nous voilà arrivés ! Heureuse nouvelle »

D'un ton enjoué il déposa son colis sur le sol, soulagé de ce poids il fit un trou dans la caisse pour permettre à Sanadare de voir ce qu'il se tramait. Ce dernier était dans la maison mère des Hyuga pour recevoir sa compensation car elle lui avait fait perdre sa précieuse marchandise. Il entama des négociations avec le clan Hyuga, laissa jouer le suspense pour ne pas dire qu'il détenait un membre de la famille principale dans ca caisse. Ce dernier était assez habile dans l'art du marchandage, sa faction lui avait appris comment manier les mots et la danse autour des prix. Tout s'agençait parfaitement bien pour l'homme au langage aisé, oui tout. C'était même bien trop aisé comme-ci il n'avait pas mentionné tout les faits. Sauf la personne en question, qui était cette fille dans cette caisse qui causait du tord à la famille principale. Lorsqu'il révéla l'identité du fauteur trouble. Les discussion s'envenimèrent et ce fut un « Non » catégorique de la part des Hyûga; comme si elle avait déjà fait assez dans cette maison. Il semblerait que le virus ne soit pas à sa première

« Vous êtes en train de me dire que vous ne payerai pas un centime de la dette de cette Hyûga Sanadare... Pire que je dois repartir avec elle sous peine de créer un conflit entre clans. C'est désormais ma maladie.»

Il n'était pas en odeur de sainteté dans son clan, à coup sûr cette affaire aurait eu raison de lui. Tensai serait devenu un paria lui aussi, bien que la jeune fille ne semblait pas en être vraiment une. Le clan Hyuga en avait eu marre de tout ces petites fourberies. Le créateur ne pouvait que comprendre la situation et préféra tirer sa révérence plutôt que d'envenimer une situation aux abords bien tendue. Comme il était arrivé, il reparti encombré de son fardeau désormais elle avait une vue sur le monde extérieure, alors qu'il la trimbalait à nouveau dans les rues du village de la roche. Où allait-il l'emmener car il était bien décidé à la vendre avant qu'il devienne sa chose il avait prit cette décision c'était soit ça soit l'homicide volontaire. Tensai eut une dernière idée avant de devoir commettre l'irréparable...

« Trop grande ! Avec un trop plein d'Amour qui dégouline ! Bien en chair elle sera parfaite pour le rôle.»

A nouveau il la transporta, qu'est ce qu'elle devait se sentir bien dans sa caisse. Surement qu'elle avait ce côté reine qu'elle désirait tant. L'un et l'autre semblaient se satisfaire des rôles accordés pour le moment. Bien que Tensai n'admettrait jamais une telle complaisance dans pareille situation. Au fond de lui il devait bien y avoir un peu de cela. Cependant il restait accroché à sa position de l'échanger pour de la monnaie. Ils arrivèrent dans un lieu mal fréquenté, le quartier de la honte celui qu'on ne nomme pas, on préfère oublier qu'il existe. La cité a aussi une part d'ombre bien caché. Ils montèrent dans un lieu bien gardé Tensai avec un grand aplomb se vit dire « Livraison pour Tante May». Ils accédèrent à la chambre de cette vieille dame. Une fois sur place Tensai ouvrit la caisse tout en se saisissant de la statuette d'argile. Puis il commença à toucher les cheveux de Sanadare de manière ambiguë, sensuel et son discours de vente pris forme.

« Oba-san. Je t'apporte un morceau de premier choix. C'est une grande gueule à la langue bien pendue elle sait y faire. De grande taille mais d'une douce souplesse. Cerise sur le gâteau elle est borgne. Tu sais ce qu'on dit elles sont deux fois plus performantes avec un sens en moins. Qui plus elle te sera soumise grâce à ceci.»

Il mélangea son chakra avec de l'argile puis il fixa à son cou un collier, plutôt joli et agréable au porté. C'était l'une des premiers fois qu'il la touchait avec délicatesse et limite de la tendresse il savait que c'était un adieu qu'il offrait à sa muse chaotique. Ce collier fonctionnait de la façon suivante à la moindre incartade le possesseur de le déclencheur en question peut faire exploser le dit bijoux ce dernier ne peut pas être enlevé. Tensai se garda bien de donner l'objet en main propre à la vieille dame il connaissait que trop bien les talents sensorielles de la jeune Sana'. Cela se ferait à la discrétion de tous, Seul les deux intéressés savaient ce qu'était l'activateur. La vieille dame avait flairé la bonne affaire et ne s'était pas fait prier pour la conclure en lui donnant l'argent demandé. Il regarda une dernière fois la jeune borgne, posa son pouce sur son seul œil valide,comme si il voulait s'imprégner encore une fois de son image. Puis il partit afin de parfaire sa création. Il eut qu'un seul mot pour la jeune femme en question.

Sayonara …

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Jeu 6 Juil 2017 - 22:53
Docile, étrangement, tout du long et même encore pendant la nouvelle négociation, le passage chez les Hyuga, elle ne l'oublierait jamais et rien que pour ca, elle aurait presque pu pardonner pour son chapeau, presque. Et elle laissait filer sa victime, argent en poche, calme et sereine, toujours les jambes croisées dans sa boite. Presque flatté par tous les compliments qu'elle venait de recevoir, si, si.

-Tu l'as payé cher ? Gachi, gachi... Marmonait-elle, elle comprendrait bien assez vite.

Si la femme ne l'avait pas reconnue - encore, la Hyuga savait quant à elle parfaitement où elle avait mis les pieds. C'était un peu comme son quartier de prédilection, un qui avait l'air d'être fait pour elle. Un univers de fous et de pariats. Elle aurait pu être leur reine, à juste cause. Niveau vestimentaire, elle avait déjà le look de l'emploi, aucun doute et aprés une bref explication des règles, on voulait déjà récupérer la mise de ce qu'elle avait coûté. Pas de réclamation de la fille et le premier client s'en vient.

-Salut.

Simplement, de sa voix sereine et fourbe, son sourire de prédatrice aux lèvres. Ses doigts jouaient avec son nouveau collier, même si elle soupconait, elle n'était pas encore très sûre de ce à quoi il lui servirait. Dangeureux ? La bonne blague, elle s'en foutait. Le gars lui avait une toute autre réaction, à croire qu'elle était effrayante affalée comme ca, ses jambes croisées. Ou alors sa réputation de folle qui la précédait, il voulait récupérer son argent ou une autre fille. Non négociable et aucune réaction de la Huyga, qui ne perdait rien de son sourire aux lèvres. Que pouvait-on lui reprocher ? Elle ne faisait absolument rien et toutes les tentatives pour rassurer la clientèle ne suffisait quand même pas. Ils préféraient plus revenir tant qu'elle était là. Un proprio d'un bar avait eu le même problème, un établissement déjà clos, pas un cas isolé. Longue soirée pour la madame et même constat...

Elle s'était faite arnarquer. Ca n'allait pas être possible ce deal là.

-Je sais où il habite, je dis ca, je ne dis rien... Mais ca ne sera pas gratuit.

A croire que le calvaire n'en finirait pas. Puis la revoilà, le lendemain, parce qu'elle avait calculé son coup pour tomber dans ses eaux là, à nouveau, devant l'artiste.

-Salut.

Même sourire de connasse, elle prennait place pour croiser ses jambes, à peine concernée par la présence des gros bras de la madame qui faisait appel au service aprés vente. Et pourtant tout venait d'elle, encore et toujours, sans même qu'elle ne fasse trop d'efforts pour. Un poison, un vrai Toxic'. Les messieurs étaient venus pour leur argent, mais pas que, pas question que la fille remet un pied là bas, jamais, on le soupconnait même d'avoir voulu causer du tort à leurs affaires.

-Il voulait du mal, c'est certain, mais c'est la pression, il a craqué.

Elle n'aidait pas et personne ne comprenait vraiment ce qui se passait, même pas elle, mais au risque de se répéter, elle s'en foutait. Toute son attention volait vers la création, un peu plus avancée, chaque jour plus d'énergie en elle, plus de détail, de vie dans un objet pourtant innerte, c'était exactement l'inverse d'elle, c'était...

-Moi...? Murmurait-elle pour elle-même en touchant l'oeuvredu bout des doigts, tandis que les hommes réglaient les détails. J'arrive à la voir de loin...
-T'étais pas aveugle toi ? L'interrompait un des créanciers.

Question de point de vue, Sana' se concidérait plus clairvoyante que la plupart. Elle pouvait en voir bien plus que ce que la vue offrait, son ressentiment et sa perception étaient faite d'aura, d'odeurs et de traits de créations. Les détails, même si on aurait cru le contraire, c'était celle qui savaient les desceller et les apprécier le mieux.

-Je le suis toujours.

Un silence et un petit malaise, quand malgré tout elle tournait sa tête avec exactitude sur son interlocuteur, son oeil était vide, pourtant percant. C'était comme impossible de définir où il se posait, pourtant ils savient parfaitement que même dans la plus grande obscurité, elle aurait pu lui planter l'outil de sculture qui dansait entres ses mains en plein milieu du crâne. C'était bien de là qu'elle avait acquise cette terrifiante réputation, ca et quelques émasculations...

Folle et imprévisible, prête à tout. Dangereuse en un seul mot.

-Je te laisserai tranquille, si tu promets de la remettre une fois finie.

Elle parlait de la création et elle était sincère, Sana' l'était toujours aussi surprenant que cela pouvait paraitre. Disant le fond réelle de ses pensées, juste parfois, elle choisisait mieux ses mots. C'était rare.

-Je disparaîtrais pour de bon, mais si tu n'es pas capable, je reviendrais encore plus souvent.

C'était plus la constatation de la réalité, qu'une menace. Cette histoire pouvait bien mal finir, pour l'un ou l'autre, voire même les deux. Sana' quant à elle, n'avait rien à perdre, et elle n'était pas sûre d'y gagner quelque chose. Alors pourquoi, pourquoi...
Parce que bien qu'elle voulait se forcer àcroire qu'elle s'en fichait, ce n'était pas totalement vrai. C'était bien plus terrible de ne plus voir, que de n'avoir jamais vu. Sa mémoire filait dans le sablier du temps et son objectif de se sauver de son triste destin se faisait plus incertain, moins évident depuis que l'échelle de la vie l'avait rattrapé. Elle avait été une enfant bafouée, une adolencente en colère contre le monde entier, à juste cause peut-être. Une jeune femme désabusée, sans illusion, blazée. Quel genre de femme pouvait-elle devenir ?

Si elle écoutait ses sombres chuchotements dans sa tête, un monstre. Pour la vision génerale du moins, mais de la généralité, cette fille là n'en faisait plus parti depuis longtemps. La seul variation, le seul bénéfique, le seul progré jusqu'ici ressemblant à ses désirs, c'était lui et son talent. Ce jeu ne pouvait pas durer éternellement, mais elle ne pouvait pas se résoudre non plus.

-Est-ce que tu es capable d'un pareil talent, un art transpercant toutes les barrières, de la beauté sans la vue pour troubler la vérité. Sans artifice pour tromper. Est-ce que tu connais ca ? Y as tu seulement un jour pensé, juste ressentir plutôt que voir. Poser une carresse avec tes doigts pour voir à quoi ca ressemblerait avec un autre de te sens ? Peut-être que j'ai perdu mon temps ici, et que tu es semblable à tous.

Elle était lasse et son humeur moqueuse était passé, rattraper par sa propre mélancolie, sa vérité inassumée.

-Oublies, si tu refuses ma demande, je partirais sans t'importuner davantage.

Son esprit cessait dès lors de penser, encore une facilité de triche dont elle usait.

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Ven 7 Juil 2017 - 3:57
Elle est déjà revenue. Une journée même pas depuis que tu l'as quittée. Un sentiment de manque s'accapares de toi, tu n'es plus la même personne sans elle. C'est cela qui t'effrayes tu la veux le plus loin de toi mais ton cœur d'artiste veut la sentir au plus près. Tu es tiraillé, tu n'as pas la réponse, suivre un chemin mais lequel. Elle est revenue avec ce sourire si narquois comme-ci tout ce que tu as fait ne fait parti que de son vaste plan. Es-tu déjà son pantin tu commences à regretter tout tes actes commis. Sanadare c'est son nom tu te sais en position de faiblesse face à ce démon aux yeux blancs. Elle te fait vaciller fortement mais tu dois tenir pour ton bien, ton salut si tu flanches maintenant tu seras siens. Ta liberté te sera prise et jamais rendue. Tiens bon, fait face montre les crocs reste l'artiste que tu es. Crois-en toi ne t'oublies pas face à elle règle les problèmes un à un.

La veille femme te veut et toi seul en guise de compensation. Tu refuses de collaborer une bagarre semble inévitable, tu t'improvises conciliateur tu offres la totalité de ta caverne à ton créancier plus les sous de la veille. Tu n'as pas tout dépensé cela suffit à calmer son appétit vorace tu es quand même passé à tabac pour la forme. Ta seule requête est la suivante qu'on ne touche pas à cette œuvre qui te tiens tant à cœur. Depuis plus d'un mois tu travailles dessus et tu ne supporterais pas de te la faire destituer alors qu'il ne reste que les finitions pour qu'elle devienne une statue à l'âme indomptable. Tu réussis à faire amande honorable on te la laisse. Tu lâches un soupir de soulagement tu comprends à l'instant tout ce que cette œuvre non terminée représente pour toi.

Désormais tu es seule face à la fille qui t'a causé tant de soucis. Ils sont partis te laissant livré à toi même. Le destin, le siens, le tiens tout coïncide mais tu réfutes l'évidence. Pourquoi tes joues roussissent ne serait pas tu en train d'être atteint du syndrome de Stockholm. Ressaisis-toi, reprends toi fait le vide dans ton esprit. Pourquoi revient-elle si vite dans ta tête d'artiste es-tu si changé que ça. Prêt attention à ce qu'elle il semble que votre relation évolue vos connexions grandissent. Votre guerre n'est plus la raison de sa venue elle aspire à quelque chose de plus grand. Était-elle venue depuis le début pour cela as-tu rejeté une âme demandant simplement de l'aide. Ton ego d'artiste t'a aveuglé sa première critique n'était d'autre qu'un appel à l'aide. Tensai tu te renies toi même, aveuglé par ta propre soif de reconnaissance tu as été plus aveugle que cette fille.

Tensai ! Comprends tu le sens de ces mots ! Les entends-tu ! Les ressens-tu ! Quel raté tu peux faire ces mots résonnent-ils en toi au plus profond de ton être. Ne vient-elle pas de te demander d'être son artiste normalement tu t’accapare les Muses et les jette car lassé. Les règles viennent de changer. L'effroi, la peur te saisissent fortement, essaye t-elle une fois de plus de te piéger. Pourquoi la sens-tu sincère cette fois-ci. D'une touchante honnêteté. Elle a parlé à ton âme d'artiste. La vraie l'unique celle que peu à peu tu semblais oublier préférant la gloire à la Beauté. Avait-elle prévue tout cela depuis le début. Écoute la encore une fois avant de lui donner une réponse. Tu dois savoir qu'il n'y aura pas de retour en arrière possible. Responsabilises-toi pour une fois.

Tu t'approches doucement de cette crinière blanche. Souviens toi de ces questions toi qui as toujours eu tes deux yeux. Fermes les pour éprouver cette sensation nouvelle est unique prives-toi de ton sens. Tu plonges dans cette obscurité béante fais-toi submerger souviens toi de tes autres sens. Le toucher, caresses l'épaisse chevelure blanchâtre imprégnés-toi de cette texture de cette forme. Tu dois pouvoir la retranscrire dans les moindres mèches. Avec tes mains descends sur ce visage, tout doucement tu colles ton nez au siens. Tu respires son air à elle, vous le partagez désormais. Tout est fait dans la plus grande délicatesse tu ne dois pas rompre ce fragile équilibre. Toucher puis odorat que te reste-t-il à découvrir. L’ouïe écoutes son cœur s'accorder avec le tiens ne faire qu'un battre sur le même rythme. Ressens ce son à l'unisson si profond c'est lorsque deux âmes s'accordent. Désormais il ne reste plus qu'à faire tomber le masque. Avec le plus grand soin, tu lui retires son chapeau et bandeau toujours sans l'aide de ta vue. Embrasses lui ses yeux morts comme pour les goûter. Appréhendes-tu à présent Hyuga Sanadare à la fleur de Lys Bleue.

Le tournis d'émotions qui te fais face accepte le comme il vient. N'essayes de jouer au plus fort car tu es le plus faible. Sois humble ne fait pas signe d'opposant. Tu ouvres enfin les yeux, tu comprends désormais ta véritable nature d'artiste se révèle enfin. Elle t'a fait ce cadeau alors ne te renies plus ne te caches détruis cette œuvre que tu as gardée. Repars de Zéro en lui offrant ta nouvelle création, tu viens de comprendre une partie de son monde. Vaste sera son exploration mais ne fais pas les choses à moitié. Portes lui l'attention qu'elle mérite et offres lui ta réponse finale celle d'artiste. L'artiste que tu deviendras grâce à elle.

« Je t'offrirai un monde aux multiples couleurs. Les tiennes. Mon Art sera ton miroir, le reflet de ton âme.»

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Ven 7 Juil 2017 - 16:52
Le silence englobait la pièce désormais, un calme après une tempête bruyante et ravageuse. Ses yeux étaient sans vie, mais son esprit était vivace, comme ses sens, elle le voyait avancer, sans le voir, c'était un casse tête à s'arracher les cheveux embrassé par la folie pour le comprendre. ca définissait bien leur histoire. L'écho des pas se taisait enfin et parce qu'il lui faisait face, le courant d'air léger de l'endroit avait cessé de carresser son visage, mais la sensation perdura dans ses cheveux. Docile, encore une fois, la Hyuga le laissait naviguer et dompter comme il pouvait sa fine crinière emmêlée, puis elle sentait une empreinte plus forte sur sa personne, quand la pression du bandage commencait à céder. Elle détestait ca, l'ôter, que ce trou béant soit dévoilé, la cicatrice était affreuse de l'extérieur, mais elle l'était bien plus encore dans son être interrieur. Dans la maldresse pourtant douce de ses mouvements, elle comprenait qu'ils étaient égaux ou presque dans le noir. Il avait mis un manteau d'aveugle, même si le sien était provisoire et artificiel, sa sensorialité s'estompa, pour une fois elle jouait dans les règles, aussi intrigué que satisfaite.

Un nouveau souffle volait son air, ou l'obligeait à le partager, ce n'était pas vraiment commun pour ce genre de créature, alors elle n'aurait su que dire à ce sujet. Calme, sa paupière ne clignait plus, immobile comme un modèle, comme une oeuvre demandant à être achevée ou recommencer en meilleure. Elle sentait une sensation presque oubliée là encore, la sensation de fraicheur sur son visage libéré, aucune gène ou malaise, peut-être parce qu'elle savait qu'il n'aurait que ses mains pour voir, tout comme l'aveugle et qu'elle espérait que l'inexpérience l'empêcherait de se dégoûter comme elle de la dureté de ses stries, de l'inconfort de son cratère déformé. Sana' avait parcourru son visage des million de fois après l'incident, pour essayer de comprendre et imaginer le reflet qu'elle donnait désormais. C'était toujours douloureux au toucher, mais aussi dans son égo.

La voix de l'artiste rettentissait enfin pour la sortir de ses sombres pensées, la captait dans une lumière oubliée, c'était exactement ce qu'elle était venu chercher ici, venu lui demander maladroitement. A l'image de ce qu'elle était jusqu'à cette conclusion. Un rictus emparait ses lèvres, cette fois différent, ni moqueur, ni fourbe, sans provocation. Il lui rendait un peu de ses traits de l'enfant bafoué, avant le drame, celle où les sarcasmes étaient des encouragement, celle à la bonne humeur contagieuse. Parfois, la Hyuga se sentait coupable que la colère et la haine ait pu la tuer aussi simplement. On l'aurait cru indestructible, comme cette petite voix du passée qui l'avait convaincue de se rendre ici et d'insister.

-J'en ai toujours été persuadée.

Un sussurement de proximité en suite à l'unique et dernière phrase que l'homme prononcerait ce soir-là. Dans un pacte silencieux, il avait signé une alliance, traité un marché sans lignes à étudier. Quelque chose de simple et terriblement compliqué à la fois. Elle promettait de jouer les jeux les plus farfellues pour arriver à leur satisfaction, et il venait de lui garantir sa satisfaction. Elle espéra sincérement que rien ne soit mensonge et que tout rejoigne la réalité, car c'était un peu comme un doux songe qui menacait de la narguer par son innexistence au petit matin venu la réveiller. Si elle ne l'harcelait plus, il n'était pas certain pour autant qu'elle le laisse travailler en paix, la fille ne prommetait pas de changer, elle était trop incapable de cela, mais au moins, ils savaient maintenant déchiffrer leurs communications sorties de la norme.

Il était artiste et elle était la folie, un petit brin posé sur son épaule pour l'inspirer, visant ainsi un peu de prosternité. Si le monde était coloré à son image, il serait surement très sombre et si la source de sa lumière devait avoir une source... Comment pourrait-elle être mieux qu'une explosion lui ressemblant si bien. Une beauté ephémère prête à tout pour atteindre les cieux et y briller, émmerveillant de sa réussite quelques secondes, avant de disparaître pour toujours. Elle avait hâte.

Un feu d'artifice et son artificié.


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