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Les vieux démons en cage [Ft. Kaguya Sayuri]


Mar 4 Juil 2017 - 0:28
Présent - À l'aube
Dans les alentours du grand dojo

Doucement, sa main vint essuyer les goute de sueur perlant sur la peau mate de son front avant d'aller se reposer sur le pommeau usé de son sabre et de recommencer les différents mouvements qui constituaient désormais sa routine matinale. Prenons la position du cavalier, elle exécutait quelques changements de garde rapides avant d'entamer une série d'estoc et de moulinets et elle recommençait, encore et encore, jusqu'à ce que ses muscles la supplient d'arrêter. Cela faisait plus d'une semaine qu'elle était Génin et pourtant, outre le fait qu'elle n'avait plus de cours théoriques, rien n'avait changé et elle s'ennuyait alors elle passait son ennui dans l'entraînement ce qui, sommes toutes, se révélait plutôt productif.

Pourtant, la jeune femme était habituée à la vie des rues et le stress constant qui avait pesé sur ses épaules au courant de la grande majorité de sa vie n'arrivait pas à la quitter et même après plusieurs mois entre les murs du village, elle sursautait encore lorsqu'elle entendait une feuille craquée sous une botte. C'était probablement la raison qui l'avait poussé à s'entraîner de plus en plus tôt, fuyant la bruyante effervescence qui s'emparait du grand dojo et des terrains adjacents lorsque le soleil atteignait son zénith. Malgré tout, elle continuait d'avoir peur qu'un beau matin elle se réveille avec une lame sous la gorge.

Tandis que l'astre solaire débutait sa course, ses rayons traversant avec peine l'épaisse brume qui recouvrait les terrains d'entraînement lorsque la nuit laissait place à l'aube, Yuri remis son arme dans son fourreau et entama une série d'étirement avant de s'agenouiller dans l'herbe du petit coin de terrains qu'elle s'était appropriée, l'espace de quelques instants. Son arme posée devant elle, ses mains posées sur ses genoux et gardant une posture droite, la jeune femme entama les exercices de respiration que lui avait montrée le vieil homme qui lui avait enseigné l'art des lames.

Autrefois, elle exécutait ces exercices avant chaque contrat qu'elle exécutait et lorsque l'on voyait la jeune femme dans cette position, un poignard posé devant elle, l'on savait qu'un nouveau cadavre viendra joncher une ruelle de sa ville natale. Pourtant, alors qu'elle avait fui son ancienne vie, ces exercices étaient restés et elle les exécutaient désormais après chaque séance n afin de ne jamais oublier qu'elle avait semé la mort autrefois et que, bien malheureusement, le sang appelle toujours le sang.

Doucement les pensées de la jeune femme divaguèrent vers son adolescence dans les bas fonds d'une ville portuaire. Doucement ces derniers s'arrêtèrent sur un souvenir un peu plus précis, celui où elle avait commis son premier meurtre. Elle se rappelait le stress qu'elle avait vécu les moments précédents l'acte puis le calme qu'elle avait ressenti après son rituel de respiration jusqu'à la décharge d'adrénaline pure qui l'avait submergée tandis que sa lame s'enfonçait pour la première fois dans la chair d'autrui puis, rapidement, l'adrénaline avait laissé place à un vide froid, un sentiment qu'une partie d'elle-même l'avait quittée et depuis lors, cette sensation la hantait encore et tandis qu'elle s'extirpait de ses souvenirs douloureux, elle ne put s'empêcher de ce dire qu'elle avait effectivement perdu une partie d'elle-même cette nuit-là. Une partie d'elle-même qu'elle ne pouvait pas retrouver car la vie humaine lui était alors apparue dans son état le plus simple, le plus bestial et cela l'avait marqué profondément et cet instinct de survie qui lui avait permis de survivre jusque-là avait pris le pas sur tous autre but.

Encore à ce jour, après plusieurs mois de paix, Yuri n'arrivait toujours pas à se trouver un autre but. Même ce stupide objectif qu'elle s'était fixé de devenir la plus puissante des bretteuses était dicté par cet instinct de survie qui l'avait tenu en vie si longtemps et tandis qu'elle ouvrait ses paupières, l'on pouvait lire la force de cet instinct dans son regard qui se planta directement dans un autre regard dégageant une force semblable, la force que dégage un démon mis en cage.
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Mar 4 Juil 2017 - 17:17
Difficulté à dormir, encore une fois, Sayuri fait encore des cauchemars à cause de son passé. Cette fois-ci, elle ne réveillera personne comme sa famille adoptive, car à présent, elle vivait seule. La jeune femme peut se montrer forte à tout bout de champ, mais son traumatisme lorsqu'elle était revenue à la réalité après sa rééducation, cela la choquait. Elle avait tué de sang-froid et par plaisir, même des femmes et des enfants lorsque son ancien maître le lui avait demandé. Lorsqu'elle a repris son humanité, elle a repensé à tout ce qu'elle avait fait, le nombre de victimes lui était confus, mais elle savait qu'elle avait du sang sur les mains. Ce genre de cauchemars où elle se voyait ôter la vie à des innocents qui n'avaient rien demandé, cela la hantait presque chaque nuit. Parfois, Sayuri avait de la chance, elle pouvait dormir jusqu'au petit matin sans être trop impacté par ses rêves cauchemardesques. Aujourd'hui, ce n'était pas le cas, il ne faisait pas encore jour, l'aube était loin de ce levé pour le pays de l'eau. Franchement, il fallait réellement faire quelque chose contre cela. Or la Kaguya n'aimait pas demander de l'aide pour ses problèmes personnels et c'était sa punition pour ne s'être jamais retourné contre son maître. Ce n'était pas de sa faute, après tout, depuis toute petite, elle a été élevé pour être un monstre, une arme pour le divertissement des criminels lors de combat en arène. Le clan Kaguya lui avait donné une seconde chance, une chance de se repentir de ses crimes en redevenant mentalement humaine et de protéger des vies en devenant une kunoichi.

Sayuri n'avait pas le choix, elle n'allait plus arriver à se rendormir de toute façon alors l'albinos devait s'occuper. La brume s'était encore installé dans Mizu no Kuni, après tout, ça devenait une habitude. En y pensant, elle irait bien se promener dans les environs pour se changer les idées. Son appartement était un peu en bordel, on ne pouvait pas dire que c'était une jeune femme qui aimait faire le ménage. Cependant, elle savait tout de même faire le minimum pour bien entretenir son espace de vie. Quand c'était bien fait, c'était que sa mère adoptive était passé pour nettoyer le tout à sa place. Vivre seul, pour la kunoichi, ça lui faisait un peu bizarre après avoir vécu pendant deux ans avec sa famille adoptive et après être devenu Genin, ils lui ont offert un appartement pour tous ses efforts. Ce couple est vraiment des plus sympathiques et elle avait eu beaucoup de chance de les avoir comme parent ou tuteur, peu importe. Dans la salle de bain, elle regarde son visage, ses cheveux étaient décoiffés, en bataille comme diraient certaines filles du village. Se regardant, elle voyait encore une part de la bête dans ses yeux rouges semblables à celui du sang. À travers ses yeux, elle se rappelait tout le mal, les visages de ses victimes, gladiateurs ou innocents. C'était horrible, peu importe ce qu'elle fera, Sayuri savait très bien que ça ne les ramènera pas à la vie ni même que ça la pardonnera de ses péchés. Du coup, autant assumer ce qu'elle était au fond et son passé. Après tout, elle avait appris à survivre, à tuer et comment combattre dans des situations désespérées.

Il était vraiment temps de sortir, déprimer, ce n'était pas Sayuri, ça ne lui ressemblait pas du tout. De plus, cela servait strictement à rien alors autant mettre sa colère contre ce qui est vraiment utile et sa tristesse, autant la laisser au plus profond de soi pour ne pas être faible. Prenant sa longue cape rouge, elle passe ses mains dans ses manches et enfile la capuche masquant bien son visage. Cela lui servait à ce qu'on ne la reconnaît pas trop et cela la protéger un peu du soleil même si à Mizu, elle ne craignait vraiment rien à ce niveau-là. Marchant tranquillement dans le village, tout semblait si calme et apaisé, il n'y avait aucune violence, aucune messe basse ni de moquerie ni rien à son égard. Honnêtement, la Kaguya aimerait vivre la nuit que le jour si ça pouvait lui éviter tout ceci. Malheureusement, la nuit, il n'y avait quasiment personne avec qui parlait ni combattre ni même connaître. La brume empêchait de voir à des kilomètres à la ronde, heureusement qu'il y avait de quoi éclairer un peu pour connaître les chemins à emprunter sinon ça serait très compliqué. Maintenant qu'elle y pensait, elle avait quasiment tout visité dans Kiri même, mais le reste, elle n'y avait jamais pris le temps de le faire. Le Grand Dojo par exemple, ce n'était pas un endroit où elle y était déjà allé et ça faisait un moment qu'elle voulait s'y rendre. Du coup, elle entreprend une marche en direction du dojo.

En marchant dans les alentours du Dojo, les rayons du soleil commencent alors à perforer le brume et d'ici quelques minutes, la fumée partira pour laisser sa place au soleil. L'aube se levait, plus rapidement ce qu'avait prévu l'albinos, elle allait devoir retravailler cela pour ne plus se tromper si un jour, elle devrait partir en mission en dehors de Mizu no Kuni. Pour le moment, elle avait encore le temps et elle avait d'autres choses à faire en attendant. Ces lieux étaient bien calmes, à croire que personne ne venait ici hormis d'après ce qu'elle avait pu entendre, des sabreurs ou des épéistes. La Kaguya se débrouillait assez bien dans ce domaine, mais cela ne faisait pas d'elle une experte pour autant. De plus, elle préférait son style de combat, un peu bestiale, sauvage et usant de tous ses avantages qui lui fournirent son Kekkei Genkai ne combat. La brume se faisait de moins en moins épaisse, laissant alors la possibilité de voir un peu plus loin. C'était mieux, cela l'empêchait de marcher presque à l'aveugle et éviter de tomber dans un trou ou dans autre chose. Soudain, son regard se plonge dans celui d'une autre personne qui semblait méditer, à quelques pas de sa position. Une jeune femme, plutôt ravissante et intéressante. Le regard de la bête dans celui d'un individu dégageant une force et une aura semblables à la sienne. Cette sensation, c'était presque comme se regarder dans un miroir, c'était assez perturbant. Ceci dit, elle était surprise de voir quelqu'un dans cette position, à cette heure-ci et dans la brume.

Restant à distance de cette fille, Sayuri se posait des questions sur pourquoi cette femme était en ces lieux. Après tout, peut-être qu'elle aussi, elle avait du mal à dormir ou c'était peut-être pour une autre raison. La jeune Kaguya s'approche un peu de cette femme qui semblait posséder un sabre, était-ce une sabreuse ? Peut-être. Continuant à la fixe du regard, Sayuri prend la parole tout en s'asseyant dans la même position que la jeune femme en face d'elle.

« Yosh...Il semblerait que je ne sois pas la seule qui n'arrive pas à dormir. À voir ton arme, tu es sans doute une sabreuse, c'est intéressant sauf si je fais erreur. J'suis Kaguya Sayuri et toi, tu es ? »


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Mer 5 Juil 2017 - 0:32
Il arrive de ces moments dans la vie où l'on remarque que nous ne sommes pas les seuls à posséder des démons en notre sein. Des moments où, d'un simple croisement de regard, l'on comprend que nous ne sommes pas les seuls à lutter pour garder une bête en cage et surtout, que nous ne sommes pas les seuls qui n'y arrivent que de peines et de misères. Pour les deux jeunes femmes qui se rencontraient pour la première fois, il s'agissait de l'un de ces moments.
 
??? - Yosh
 
Et comme un grain de sable balayé par la marée, le moment fut brisé par ce simple mot et tandis que l'intruse s'avançait de quelques pas, la bête traquée en elle reprit le dessus et son regard devint scrutateur, cherchant le moindre signe qui pourrait lui permettre de conclure que l'être blanchâtre qui se trouvait devant elle était un ennemi. Pourtant, elle ne trouva rien de cela. Certes, la jeune femme pouvait aisément remarquer que la nouvelle venue avait connu de nombreux combats mais, rien dans son attitude, sa posture ou même son habillement ne laissait penser qu'elle pouvait être autre chose qu'une kunoïchi comme elle.
 
??? - Il semblerait que je ne sois pas la seule qui n'arrive pas à dormir.
 
Maintenant dans la même position qu'elle, son interlocutrice la fixait toujours du regard et la jeune femme en profita pour analyser ce dernier dans lequel, effectivement, elle perçut une pointe de fatigue qui vint confirmer l'affirmation implicite de celle-ci qui sous-entendait qu'elle éprouvait des troubles du sommeil. Puis, les yeux rougeâtres de celle-ci descendirent vers sa lame et la méfiance de la jeune femme revint à la charge.
 
??? - À voir ton arme, tu es sans doute une sabreuse, c'est intéressant sauf si je fais erreur.
 
Intéressant... Depuis que Yuri était au sein du village elle avait souvent entendu des gens faire l'éloge des sabreurs et pourtant elle n'arrivait pas à saisir pourquoi ces derniers possédaient une telle renommée. Certes certains d'entre eux avaient joué un rôle important dans la sécurisation de l'île principale, mais pour quelles raisons cette renommée acquise par quelques lames s'était-elle transmise à tous ceux ayant la chance d'être tombée sur une épée un peu moins ordinaire que les autres? Probablement qu'elle ne le comprendrait jamais et, étrangement, cela fit remonter un peu de cette frustration contenue qui l'habitait.
 
??? - J'suis Kaguya Sayuri et toi, tu es?
 
La jeune femme prit le temps d'analyser ce que son interlocutrice venait de dire avant de répondre à sa question. Ainsi donc celle-ci appartenait au clan Kaguya. Même dans les tréfonds de sa ville natale, les bardes de passages contaient des histoires mettant en vedette ce clan. Ceux-ci s'amusaient à vanter les mérites guerriers des membres du clan et, avant de rejoindre les rangs du village de la brume, la jeune femme avait toujours pensé que ces histoires n'étaient que des légendes. Pourtant elle avait rapidement découvert que, comme toutes les légendes, les chants et histoires qu'elle avait entendus dans son petit coin de pays avaient un fond de vérité et qu'ils existaient donc effectivement des guerriers capables de contrôler leurs propres os afin d'en faire des armes de combat redoutables. Depuis lors, elle n'arrivait plus à se détacher du désir de connaître les réelles capacités de ces derniers. Pourtant, avant ce moment précis, son chemin n'avait jamais croisé celui d'un membre de ce clan et elle son désir c'était doucement enfouis dans un coin de son esprit, dans la cage de ses démons qui, maintenant, ruaient dans leurs cages, cherchant à assouvir ce désir refoulé. Toutefois, ce n'était pas encore le moment de laisser sortir ses démons et Yuri les repoussa de peines et de misère avant d'enfin répondre à la question de la jeune femme qui la fixait encore.
 
Yuri - Salut, moi c'est Kageya Yuri.
 
Une réponse des plus simples pour une question des plus simples. Pourtant la jeune femme semblait encore attendre une réponse supplémentaire de sa part et tandis qu'elle prenait une courte pause afin d'y réfléchir, son regard se posa sur sa lame qui était posée devant elle et la kunoïchi ne put s'empêcher de se questionner. Était-elle vraiment une sabreuse? Oui elle possédait la lame de brume, mais ce fait lui donnait-il vraiment le droit de se déclarer comme étant une sabreuse? Étrangement, la jeune femme éprouvait un certain malaise à endosser pleinement ce statut et elle ne savait pas vraiment quoi répondre à la jeune femme qui lui faisait face ainsi donc elle fit ce qu'elle faisait toujours lorsque le malaise la gagnait et prit un ton désinvolte avant de poursuivre.
 
Yuri - Il semblerait effectivement que ce bout de fer me donne ce statut même si, a vrai dire, j'sais pas trop quoi en pensé.
 
Puis le malaise sembla s'installer entre les deux jeunes femmes et Yuri chercha un moyen de briser ce dernier et tandis qu'il grandissait, ses pensées se bousculèrent dans une recherche frénétique d'un sujet de conversation qui, lorsque ses yeux croisèrent l'astre solaire débutant sa lente ascension, lui apparut aussi clair que l'eau d'une source et tandis qu'un sourire se voulant bienveillant étirait ses lèvres, la jeune femme poursuivit la conversation.
 

Yuri - En fait, j'aime le calme de l'aube. Elle me permet de calmer mes démons et de les contrôler. J'crois en fait que c'est la raison qui fait que je ne suis pas encore folle et toi, qu'est-ce qui t'amène ici aussi tôt outre l'insomnie?
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Jeu 6 Juil 2017 - 15:15
Promenade dans les alentours du Grand Dojo, endroit où les sabreurs s'y rendaient selon certaines rumeurs. À vrai dire, ce n'était pas le but de Sayuri d'en rencontrer un, au contraire, elle voulait juste visiter les lieux. Au vu de l'heure, il ne risquerait pas d'avoir qui ce soit pour l'embêter ni lui poser des questions sur sa venue. De plus, la brume masquait sa présence, cependant, l'aube commençait à se lever et à éclairer petit à petit le pays de l'eau. La brume se dissipe également, de manière assez lente, mais Sayu commençait à mieux voir ce qui y avait devant elle. Elle vit une silhouette, en position de méditation, juste en face de sa personne. Il y avait quelqu'un qui s'était levé très tôt, une habitude ? Un problème du sommeil ? Ou c'était peut-être autre chose. Peu importe, la femme l'avait vu et disons que ce n'était pas tentant de l'ignorer ou de passer outre en allant ailleurs. La jeune Kaguya avait réellement envie d'aller la voir et taper une discussion en sa compagnie. Après tout, cela allait peut-être l'aider à se sentir mieux et à oublier ses cauchemars, à voir comment cela allait se passer. Regard contre regard, elles s'analysaient, une aura semblable et Sayuri pouvait sentir qu'elles n'étaient pas si différentes que cela. L'albinos la rejoignit alors pour commencer une discussion des plus amicales possibles, c'était le matin, pas besoin de bagarre pour un rien.

Sayuri avait pris le risque de s'asseoir dans la même position que la femme en face d'elle, c'était un signe de non-agression. Certes, le corps de la kunoichi pouvait servir d'arme en étant capable de sortir des os de son corps pour vaincre ses adversaires. Cependant, elle ne le fait pas ainsi cela montre son envie de ne pas combattre ni montrer des intentions hostiles à l'encontre de cette inconnue. De plus, il semblerait que ce soit une épéiste ou une sabreuse, peu importe, elle était avant tout une combattante. Elle regardait en détail l'étrangère tout en prenant en première la parole, elle ne perd pas trop de temps pour se présenter. Après tout, c'était la moindre des choses même si ce n'était pas cela que Sayuri avait commencé. Ceci dit, il n'y avait aucune provocation ni rien pouvant amener à une bagarre et c'était mieux ainsi. Honnêtement, si elle est au Grand Dojo, elle devait faire partie de Kiri également. Sayu évitait de se battre contre les habitants de son village qu'il soit un civil ou un ninja. Autant éviter les problèmes le plus possible sauf si quelqu'un venait à trop l'embêter. Or pour le moment, tout semblait bien se passer. L'inconnu semblait bien silencieux et au vu de son regard, elle devait analyser Sayuri et réfléchir sans doute à plein de chose à son propos. Ce qui était rassurant, c'est qu'il n'y avait rien d'hostile de son côté, hormis le sabre sur ses genoux, mais elle l'avait avant son arrivée.

Cette charmante femme s'appelait donc Yuri, c'est un joli prénom pour une telle femme; ça lui allait très bien. Kageya Yuri, c'était tout de même drôle, ça se rapprochait de Kaguya Sayuri, c'était le destin de la rencontrer ou quoi ? N'empêche, l'albinos affiche alors un sourire en entendant l'identité de sa partenaire de début de matinée. Il semblerait que Yuri prit une courte pause dans la conversation, elle devait chercher à dire quelque chose. Sayu pouvait la voir en train de regarder son sabre, comme si la sabreuse allait chercher à dire quelque chose par rapport à cela. En tout cas, la Kaguya n'était pas pressée, au contraire, elle avait largement le temps devant elle. Personne ne l'attendait, elle n'était attendue nulle part, la blanchâtre menait sa vie tranquillement pour le moment. La voilà en train de reprendre la parole, mais sa phrase semblait un peu bizarre. En réfléchissant bien à ce que Yuri venait de dire, c'était qu'elle n'était pas sûre d'être une sabreuse à 100% et que ce n'était qu'un simple statut pour faire beau sans importance. À vrai dire, l'albinos ne savait pas quoi dire à propos de cela en ne connaissant pas trop la secte des sabreurs de Kiri. Un malaise semblait s'être créé entre les deux femmes, Sayuri cherchait quelque chose à dire pour briser le silence, mais difficile en ayant un peu l'esprit ailleurs. Le soleil illuminait petit à petit dans le dos de la Kaguya, ressentant une légère chaleur.

Avec cette légère chaleur dans le dos de l'albinos, ça lui faisait un peu du bien et cela illuminé les yeux de Yuri, c'était beau à voir. Soudain, la sabreuse se met à sourire de manière bienveillant, amicalement enfin c'était un sourire qui était beau à regarder. De beaux mots sortaient de la bouche de Yuri et même très intéressants à entendre. Le calme de l'aube l'aidait à s'apaiser au point de pouvoir calmer et contrôler ses démons. Sayuri n'avait jamais pensé à cela pour l'aider elle avec ses propres démons et d'éviter de devenir folle, peut-être qu'elle devrait prendre exemple sur sa nouvelle connaissance. La Kageya lui demandait ce qui l'amenait aussitôt en ces lieux et franchement, c'était une bonne question. À vrai dire, elle pourrait sortir une réponse presque identique à Yuri, mais c'était une inconnue. Ceci dit, cette dernière lui avait parlé à propos de ses démons alors pour ça, elle pouvait lui faire confiance et son aura semblait identique à la sienne. En vrai, elles se ressemblaient surement et Yuri pouvait la comprendre. Un sourire s'affiche sur le visage de l'albinos et prit donc la parole pour lui répondre de manière sincère.

« Hormis l'insomnie, je cherche à me vider l'esprit. Mes démons refont encore surface, mon passé également, du coup, je n'arrive plus à dormir et j'ai besoin de penser à autre chose. Cela m'arrive souvent enfin pas tous les jours, mais assez régulièrement. Disons que...je n'ai pas eu une vie parfaite avant la création de Kiri. »

Difficile de parler de son passé à une inconnue, mais peut-être que cela pourrait l'aider à mieux se confier et à parler. Yuri semble être quelqu'un ayant une certaine expérience dans certains domaines, ça se voyait dans sa posture, son regard surtout et son aura qui en dégageait. Sayuri n'était pas du genre à parler de son ancienne vie, cela la mettait mal à l'aise. Elle a beaucoup tué dans l'arène de son ancien maître et assassiné des gens qui devait de l'argent au gang de son ex-maître. Franchement, l'albinos n'était pas très fière de ce qu'elle avait fait auparavant, elle était certes une bête obéissante en ayant perdu presque son humanité, mais cela ne l'excusait en rien. La Kaguya allait porter ce fardeau toute sa vie, ce sang dans ses mains aussi, alors autant se racheter en défendant ce pays contre ses ennemis. Un soupire s'échappe de la bouche de Sayu et elle baisse un peu les yeux.

« J'ai fais des choses dont je ne suis pas très fière et ça me hante tous les jours...Je ne sais pas comment combattre cela, je me dis qu'en défendant le pays, ça pourrait m'aider à me repentir, mais est-ce suffisant ? Dis-moi Yuri. As-tu déjà fait des choses dont tu regrettes ? Est-ce possible pour un monstre de devenir bon ? »


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Dim 9 Juil 2017 - 17:46
La jeune femme assise devant elle venait de s’ouvrir à elle. De révéler un aperçu de ses démons qui l’habitait, une parcelle d’un sombre passé. Pourtant, Yuri ne percevait pas cette froide aura qui entourait généralement ceux pratiquant le meurtre comme métier chez la jeune femme. Au contraire, celle-ci semblait éprouver une réelle détresse, des regrets envers un passé dont elle n’éprouvait aucune fierté, mais plutôt une honte perceptible et la jeune femme éprouva un sentiment qui, seulement quelques mois auparavant, auraient pu lui être fatale. Elle ressentit de la compassion envers l’être perdue qui se tenait devant elle. Un être cherchant désespérément une rédemption pour des actes passés et dont l’âme tourmentée la privait de cette précieuse ressource qu’était le sommeil.

Sayuri - … Dis-moi Yuri. As-tu déjà fait des choses dont tu regrettes ? Est-ce possible pour un monstre de devenir bon ?

L’interpellée resta coite quelques instants, ne sachant pas vraiment quoi répondre. Visiblement, ce qu’elle avait entrevu chez son interlocutrice était vrai et, maintenant, celle-ci cherchait une parcelle d’espoir. Pourtant Yuri ne savait pas vraiment quoi lui répondre. Éprouvait-elle réellement des regrets pour quoi que ce soit qu’elle est due faire par le passé? Humainement elle devrait probablement en éprouvée puisqu’elle avait pris des vies humaines de sang-froid et pourtant, lorsqu’elle y pensait, elle n’arrivait pas à ressentir quoi que ce soit d’autre que le sentiment du devoir accompli. Certes elle avait tué, mais elle n’avait jamais tué quelqu’un de totalement innocent et elle se plaisait à penser que le monde se portait mieux avec ses bandits en moins ce qui l’empêchait d’éprouver de réels regrets. Même son dernier contrat, celui qui l’avait poussée dans une fuite pour sa vie, ne causait, chez elle, aucun regret. Certes elle c’était vu renoncé à la vie qu’elle vivait depuis son enfance, mais elle se trouvait désormais dans un endroit où elle n’avait plus à craindre de recevoir un coup de poignard au détour d’une ruelle ou d’être violé au fond de celle-ci. Sommes toutes, elle n’arrivait pas à éprouver le moindre regret envers sa vie passée. Elle n’éprouvait que la crainte que celui-ci ne la rattrape car, pour elle, il ne s’agissait pas seulement d’une priorité, mais bien d’une réalité bien tangible et c’était cette réalité qui la poussait à ce lever tous les matins avant l’aube pour s’entraîner sans personne aux alentours. Pourtant la jeune femme devant elle attendait impatiemment une réponse qui tardait à venir et ce fut donc d’une voix lointaine que Yuri la lui donna.

Yuri – J’ai fait de nombreuses choses que l’on peut qualifier de regrettable. Pourtant, si je ne les avais pas faites, je ne serais pas ici aujourd’hui… Alors est-ce que je regrette d’avoir mes actes passés? Non, ils appartiennent à mon passé et j’ai appris très tôt dans ma vie que l’on ne devait jamais laisser notre passé nous hanter…

La jeune femme prit un moment de réflexion avant de continuer. En profitant pour détailler entièrement la jeune femme qui se tenait devant elle et, contrairement à ce que cette dernière pensait, Yuri ne perçut rien de monstrueux chez elle. Au contraire, la honte que celle-ci ressentait envers son passé démontrait qu’elle avait bien plus d’humanité que la majorité des gens qu’elle avait côtoyées dans sa vie ce qui la plaçait, aux yeux de Yuri, bien loin de la monstruosité.

Yuri – Un monstre ne ressent pas le regret. Au contraire, il prend plaisir dans la cruauté et la recherche plus que tout. Peut-être as-tu déjà été un monstre par le passé, mais la jeune femme qui se trouve devant moi est beaucoup plus humaine que la majorité des gens que j’ai eu le malheur de rencontrer dans ma vie. Tu n’es pas un monstre Sayuri car tu ressens autres choses que le goût du sang et ce but que tu t’ais donnée fait de toi quelqu’un de bien.

La jeune femme s’arrêta quelques instants, reportant son attention sur ce qui l’entourait avant de plonger son regard dans celui de sang de la jeune femme qui était assise devant elle. La jeune femme n’arrivait pas encore à cerner les sentiments qu’elle éprouvait envers celle-ci. Certes elle ressentait de la sympathie, mais elle commençait à s’attacher et c’était ce fait qui l’effrayait car son instinct de survie l’avait toujours poussé à fuir l’attachement et, maintenant, c’était ce même instinct qui lui criait de prendre ses jambes à son cou et de fuir ses sentiments naissants. Ce fut donc par un effort incroyable de volonté que Yuri réussit à ne pas s’enfuir et poursuivit la discussion.

Yuri – Alors maintenant que l’on a statuer sur le fait que tu es humaine et non un monstre, qu’est-ce que tu dirais d’aller manger quelques choses? Je meurs de faim.
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