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Promenons-nous dans les bois | Tsuki


Mer 8 Aoû 2018 - 15:18

Tsuki & Yūsaku
Respirer.. Déposant un baiser sur le front de sa génitrice, il se mit à lui sourire prêt à s'éclipser rapidement. Yūsaku avait besoin de prendre un peu l'air, de réfléchir tout simplement à sa vie et à ce qu'il voulait réellement à l'avenir. Depuis peu, il faisait de nombreux efforts pour s'intégrer et ne plus être aussi isolé que par le passé. Difficile pour lui qui avait vécu "loin" des autres pendant très longtemps, mais avec le soutien de sa mère et son envie d'évoluer en tant qu'homme et de s'affirmer, le kumojin était donc prêt à tout pour changer.

« Ne t'inquiète donc pas, je serais de retour assez vite, comme à l'habitude. Fais attention à toi et si tu as le moindre souci, préviens moi de toutes les manières possibles, c'est compris? »

Embrassant une nouvelle fois le front de celle qu'il aimait tant, il se faufila à travers les différentes pièces, avant de sortir. Empruntant les ruelles qu'il connaissait par coeur à présent, il appréciait le vent frais qui lui caressait le visage. Souriant légèrement suite à ce contact avec cet élément si vital, il continua son chemin d'un pas lent et peut-être un peu plus assuré que par le passé. Oui, à force d'effort le shinobi progressait de plus en plus, bien qu'il lui restait encore du chemin à parcourir. Après tout, il n'en était qu'au début de sa "transformation" et ne voulait pas s'arrêter en si bonne voie, bien que certains jours semblaient plus compliqués que d'autres, mais ainsi va la vie. Le contact visuel avec les autres était maintenant bien plus aisé, mais il lui restait encore le dialogue. En effet, il savait se faire comprendre et entamer une discussion avec autrui, mais il avait toujours cette peur de déranger. Lorsque l'individu en question faisait le premier pas, tout cela semblait bien plus simple à gérer pour l'utilisateur du Kamiton.

Le chemin qu'empruntait le jeune Raishi était différent de celui qu'il suivait d'habitude, mais tout était planifié. Certaines fois, changer d'air et voir d'autres endroits ce n'était pas une si mauvaise chose. C'est pour cette raison que le genin du village caché des Nuages avait décidé de se rendre aux portes du village, afin de pouvoir rejoindre la forêt toute proche. Un cadre bien différent, mais bien plus calme que le terrain d'entraînement et c'est exactement ce dont Yūsaku avait besoin dans l'immédiat. En arrivant devant l'entrée du village, il se retourna quelques instants regardant derrière lui le village qui s'animait timidement, avant de poursuivre son chemin. Le vent frais qui était omniprésent il y a quelques instants, était devenu bien plus chaud et devenait même désagréable, mais qu'importe, tout ce qui comptait à cet instant précis était de rejoindre les bois et de pouvoir être au calme.

Atteignant rapidement les bois, il décida de s'enfoncer un peu, sans pour autant s'éloigner trop du village. Se perdre ne lui faisait pas peur, mais il savait que sa mère allait s'inquiéter pour lui s'il ne revenait pas dans les temps à la maison. En pensant à cela, le kumojin ne pu s'empêcher de sourire. Continuant son chemin, le shinobi s'arrêta net au bout d'un moment. Ce dernier venait d'entendre un bruit proche, comme un bois qui cassait sous le poids de quelque chose de "lourd". Un peu surpris, Yūsaku fronça les sourcils, certain qu'il ne s'agissait pas du vent. Un peu inquiet, il restait sur ses gardes, prêt à se défendre au cas où. Bien entendu, il semblait presque impossible que des ennemis puissent venir aussi près du village, mais il y avait quand même des animaux dans cette forêt et il fallait se méfier à tout prix.
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Mer 8 Aoû 2018 - 22:17
Partir tôt, s’oublier dans la brise matinale et respirer l’air frais. Le Kumo matinal, encore, toujours. Le Kumo matinal qui réchauffe son cœur, lui rappelle à quel point la nature est belle. Ce village, lorsqu’il est endormi, est peut-être encore plus beau que lorsqu’il est éveillé. Le calme en fait un terrain de choix pour se laisser bercer par les bruits de la nature. Tsuki préfère le Kumo matinal parce qu’il lui permet de ne pas croiser quelqu’un. Bien que sociable, la kunoichi n’apprécie pas particulièrement la compagnie des inconnus, ni même le fait de devoir sourire à tout va ou ceux qui l’abordent sans raison précise. Sociable, mais réservée. Malgré tout, elle ne refuse jamais leur approche, bien trop gentille et polie pour les envoyer sur les roses. Seulement voilà, le matin, personne ne lui adresse la parole, personne ne l’importune parce que, justement, il n’y a personne.

Aujourd’hui est un jour spécial. Contrairement aux jours où elle part en forêt avec l’optique de chasser, Tsuki quitte Kumo ce matin avec une idée précise en tête : faire des repérages pour trouver des proies plus petites. Chasser les biches est amusant, mais lassant. Rapides, ces animaux peuvent esquiver de nombreux pièges et échapper assez simplement à leur prédateur. Pourtant, prévisibles et relativement lourdes, elles sont terriblement simples à repérer et il devient de plus en plus simple pour la blonde de les berner. Ainsi, ses nouvelles cibles seront plus petites, parce qu’elles auront l’avantage d’être discrètes, moins visibles et probablement plus rapides. Pour commencer, la blonde a jeté son dévolu sur les écureuils. Ces créatures adorables sont petites et extrêmement agiles, un peu comme elle. Son objectif premier n’est pas d’en tuer un, seulement, elle aimerait savoir si ses compétences de chasseresse seront suffisantes pour en attraper un.

Armée de ses clochettes et de deux kunais, par précaution, Tsuki part avec ce simple objectif en tête : observer les écureuils et en faire un compte-rendu précis. Petit à petit, la blonde finira par obtenir de quoi cartographier leurs déplacements, leurs habitats principaux, leurs préférences … et la chasse pourra commencer. Rien que cette idée la fait trépigner d’impatience. Cette activité est et restera pour très longtemps sa préférée. Être une Genin lui permet d’améliorer ses capacités dans ce sens pour, un jour, être une vraie traqueuse. De quoi ? Oh, cela reste à voir …

Une fois dans la forêt, Tsuki grimpe sur une branche en hauteur et se balade de l’une à l’autre jusqu’à trouver des creux dans les troncs, où elle pourrait apercevoir un écureuil, ou au moins la forme du nid. Ses recherches sont prenantes, terriblement intéressantes, jusqu’à ce qu’elle en voie un passer en courant sur l’arbre en face du sien. Silencieuse, la blonde le suit du regard, sans bouger. Elle sait pertinemment que le moindre de ses mouvements fera fuir l’animal, de fait, il ne faut surtout, surtout pas remuer l’orteil. Ne rien faire, attendre. La petite bête s’arrête face à ce qui semble être son nid et y dépose des tas de noisettes. Ses bajoues deviennent de moins en moins grosses, jusqu’à regagner une taille normale. Il fait ses provisions pour les jours à venir. Un sourire enfantin naît sur les lèvres de Tsuki. Son étude s’annonce fort intéressante.

Un bruit, discret pour l’Homme, trop fort pour l’animal, fait fuir l’écureuil, qui fonce se terrer dans sa tanière. La blonde arque un sourcil. Quelqu’un, ici, de si bon matin ? Son copain l’animal parti, la kunoichi décide de s’approcher, ni trop près pour ne pas être repérée, ni trop loin pour pouvoir, elle-même, repérer. De branche en branche, à nouveau, elle passe de son arbre à celui qui le précède, qui la place à une portée raisonnable. Ses prunelles rouges se posent sur un jeune homme, probablement dans le même âge qu’elle … Il n’a pas l’air bien méchant, peut-être simplement … perdu ? Tsuki ne saurait le dire. Méfiante, la blonde n’ose pas descendre tout d’abord et se contente d’observer. Qui est-ce ? Les rencontres en forêt se font nombreuses, dernièrement ! Toutefois, vu sa trajectoire et le sens de sa marche, il vient probablement de Kumo. Alors, elle se décide. Un jeune kumojin ici, à cette heure, c’est on ne peut plus intéressant.

Tsuki saute de son perchoir et s’avance, sur la terre ferme, en direction de l’inconnu. D’abord cachée par les arbres épais, qui ne dévoilent probablement qu’une ombre, elle finit par sortir et être recouverte d’un rayon du soleil. Un sourire naît sur ses lèvres alors qu’elle s’approche à distance suffisante pour être entièrement vue.
« On voit rarement des gens aussi tôt par ici … », dit-elle en souriant. « Surtout des gens qui sortent de Kumo ! »
La blonde penche la tête, ce qui fait balancer ses couettes sur le côté. Sa petite taille ne forme qu’une ombre de taille réduite sur le sol qui n’atteint même pas celle du jeune homme. Son sourire s’agrandit. Être petite est aussi amusant que honteux, parfois. Au moins, elle n’a pas l’air dangereuse. Du coup, tout l’aspect crispé de l’inconnu devrait se dérider assez vite et laisser place à une personne peut-être plus drôle ?
« Je ne chasse que les animaux, tu n’as rien à craindre de moi. »
Son sourire s’agrandit, devient plus doux. Il est jeune, peut-être plus jeune qu’elle. Il a dans les environs de son âge, en tout cas, donc il doit probablement être dans la même situation ? Ou peut-être juste quelqu’un qui sortait, comme ça … Que de suppositions ! Il y a tellement de choses à lui demander.
« Je m’appelle Tsuki. Qu’est-ce qui t’amène dans la forêt de si bon matin ? Besoin d’air frais ? »
L’aider à se dérider. Un homme qui vient dans son endroit de prédilection, aussi tôt, est forcément un homme intrigant. Quelqu’un qui a des choses à dire, à raconter. Ou simplement quelqu’un de bien. En tous les cas, c’est une rencontre intéressante.
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Jeu 9 Aoû 2018 - 13:45

Tsuki & Yūsaku
Intrigué. Le bruit sourd que venait d'entendre le kumojin ne prévenait pas d'un animal, il en avait maintenant la preuve. Face à lui, une jeune femme se tenait alors droite, le fixant. Un peu surpris de voir une personne suivre le même chemin que lui, Yūsaku restait tout de même sur la défense. Peu de gens se levaient à une heure si matinal et pas dans un endroit aussi reculé que la forêt, mais qui sait, peut-être que l'inconnue souhaitait comme lui trouver un peu de calme et de sérénité en venant ici. Cela dit, ce n'était tout de même pas un lieu de rassemblement et la curiosité du jeune utilisateur du Kamiton prenait le dessus sur sa méfiance. Cette dernière devait avoir le même âge que lui ou peut-être un peu plus, elle pouvait très bien être shinobi comme lui, à vrai dire il n'en savait strictement rien et attendait de voir ce que cette rencontre hasardeuse allait bien pouvoir lui réserver.

Tsuki. Un prénom qui appartenait à la personne qui se trouvait à quelques mètres seulement de lui. C'est tout ce qu'il savait à l'instant de son interlocutrice. Cependant, elle posait des questions, sûrement aussi surprise que lui de voir quelqu'un dans un lieu pareil et surtout à une heure aussi matinale. Un peu surpris au départ, le jeune Raishi essayait tant bien que mal de refouler sa méfiance, afin d'avoir une discussion avec la jeune femme. Une première en quelque sorte, lui qui était habitué à ne parler qu'à sa mère, il n'avait donc pas l'habitude de converser avec les autres et encore moins avec une personne de la gente féminine. Gardant tout de même ses distances avec Tsuki, il essayait de se détendre, tout en ayant toujours un oeil attentif sur le moindre mouvement suspect. Après tout, même si elle disait qu'elle ne lui voulait aucun mal, rien ne pouvait actuellement le prouver.

« Bonjour. Pour être honnête, je suis très surpris de voir quelqu'un à cette heure dans un endroit aussi "isolé". J'espère que tu ne m'en veux pas de prendre mes distances, mais je suis de nature méfiant et se retrouver nez-à-nez avec une personne dans un contexte comme celui-ci et dans un lieu quelque peu éloigné du village, cela n'inspire pas réellement confiance. Je trouve cela... étrange. »

Regardant tout autour de lui, il reprit son souffle avant de reprendre la parole et de répondre - enfin- aux questions de son interlocutrice.

« C'est la première fois que je décide de m'aventurer ici. La forêt est l'endroit parfait pour se retrouver avec soi-même et pour pouvoir réfléchir à son existence sans risque d'être dérangé. »

Bien que méfiant, elle n'avait pas l'air de quelqu'un de méchant et il semblait plus que probable qu'elle vienne elle aussi du village caché des Nuages. Relâchant un peu la pression, il s'approcha alors de quelques pas, fixant Tsuki dans les yeux. Un comportement qui semblait impensable pour le shinobi il y a quelques mois en arrière. Habitué à regarder ses pieds et à éviter tout contact avec les autres, il avait bien changé. Malgré cela, le chemin était encore long avant de pouvoir apercevoir le bout du tunnel, mais le changement était déjà bien présent. Un constat qui rassurait Yūsaku et qui rendait sa mère encore plus fière qu'elle ne l'était déjà. Enfin, tout cela lui importait peu à cet instant.

« Apparemment, tu chasses des animaux dans le coin, c'est bien ça ? C'est ton métier ou alors tu considères cette activité comme secondaire ? Oh j'ai oublié... moi c'est Yūsaku. »

Un sourire timide se dessina alors sur son visage. Bien plus calme, le kumojin semblait peu à peu baisser sa garde. Plongeant son regard dans celui de Tsuki, il attendait une réaction de sa part, tout en appréciant le chant mélodieux des oiseaux.
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Jeu 9 Aoû 2018 - 19:09
Crispé. S’il fallait mettre un seul et unique mot sur ce jeune homme, ce serait celui-là. Face à Tsuki, il affiche une méfiance totale, semblable à celle d’un animal farouche. Cela ne dérange pas la blonde, qui comprend très bien cette réaction et ne lui en tient absolument pas rigueur. Tomber sur une crevette qui sort des bois, si tôt le matin, ça a de quoi perturber. Cela dit, l’inconnu a beau être tendu, il s’excuse, s’explique. Cette honnêteté fait sourire la kunoichi, qui admire presque cette qualité. Même s’il se méfie d’elle, il a le mérite de lui dire de but en blanc ce qui le bloque, il met des mots sur ses sentiments. C’est honorable. Pourtant, Tsuki sent qu’il est tendu. Elle ne saurait dire si c’est à cause de son sexe – une femme peut facilement mettre un homme mal à l’aise, surtout s’il a peu de confiance en lui ou s’il ne côtoie pas grand monde – ou si c’est simplement comme ça avec tout le monde. Du coup, elle décide de ne pas se vexer et de le laisser agir à sa manière. Après tout, peut-être a-t-il seulement besoin de temps pour s’adapter et se dérider ? À partir de là, ce sera probablement différent.

Tsuki hoche la tête lorsqu’il mentionne la forêt. Cet endroit est son palace personnel. Il n’y a pas grand monde qui s’y aventure et les animaux sont les seuls bruits qui lui parviennent. Paradis de la chasse, paradis des misanthropes. Bon, le mot est fort quand on connaît la Hohoemi, qui n’aime juste pas se faire remarquer, mais l’idée est là. Les âmes solitaires se retrouvent souvent dans cette forêt, preuve en est aujourd’hui. Le sourire de la blonde s’étire davantage.
« La forêt est une porte de sortie sur notre monde habituel. Quand tu viens là, tu sais que tu y seras bien. Je viens très souvent ici, presque tous les jours où je n’ai rien de prévu ! »
Le jeune homme s’approche. Yūsaku. Un nom sur une image. Le prénom du jeune homme. Tsuki en prend bonne note. Probablement un ninja de Kumo, comme elle, qui vient ici pour se ressourcer. Quelqu’un qui a peut-être des problèmes, s’il ressent le besoin de réfléchir sur sa propre vie. Ou simplement une envie de faire le point ? Devenir meilleur en réfléchissant précisément sur soi-même ? Hm. Il y a tant à faire, seul face à soi-même. La question sur le métier fait légèrement rire la kunoichi.
« J’aimerais beaucoup être chasseresse de métier ! Malheureusement, non, je suis une Genin, à Kumo. Chasser est mon passe-temps favori. »
Tsuki se garde de raconter toute son histoire, les origines de son amour pour la chasse et tout le reste. Discrétion ou timidité, peut-être les deux … Bref, des raisons qui font qu’elle écoutera avec plaisir, évidemment, mais elle n’en dira pas beaucoup sur elle. La blonde ne changera peut-être jamais à ce niveau ! Se livrer ne lui a jamais plu. Elle hausse les épaules et dérive doucement la conversation, toujours sur la chasse, mais de façon bien moins personnelle.
« Aujourd’hui, je récoltais des informations sur les écureuils avant que tu arrives. J’en avais trouvé un, mais le bruit de tes pas lui a fait peur, donc il s’est enfui. »
Pas de tact, pas de réflexion, Tsuki dit ça avec le plus grand naturel. Puis elle percute.
« Oh ! Ne va pas t’imaginer que je t’en veux ! J’ai eu bien assez de détails pour aujourd’hui ! »
Son sourire revient se planter sur son visage. Ne pas mettre mal à l’aise, ne pas mettre mal à l’aise. Yūsaku est déjà une personne méfiante, si elle le brusque ce sera fini. Être prudente, tourner sept fois la langue dans sa bouche et surtout, surtout, ne pas lui faire peur ! C’est important. Se faire des connaissances, voire des amis dans Kumo, est une excellente façon d’apprendre, de devenir meilleure et d’évoluer. Ce jeune homme, bien que méfiant, semble avoir énormément de qualités, cachées sous sa carapace. Le but sera donc de la briser et de faire rayonner ce qui se trouve en-dessous.

Les prunelles écarlates de Tsuki se fixent aux yeux noirs de son interlocuteur. Elle y décèle de l’honnêteté. Son sourire s’agrandit, à force elle en aura mal aux joues. Il est timide, c’est à peine s’il se met à rougir en lui parlant. La blonde s’approche et tapote son épaule. Du haut de ses trois pommes, elle doit presque se mettre sur la pointe des pieds pour l’atteindre, mais qu’à cela ne tienne !
« Tu veux que je te montre un super coin dans la forêt ? Peut-être que ça t’aidera à réfléchir. Je peux t’y aider aussi, si tu veux. Paraît que je donne des bons conseils. »
La kunoichi penche la tête et affiche le sourire le plus gentil qu’elle ait en réserve. Puis elle étire les lèvres dans un sourire moqueur.
« Promis, je ne suis pas un prédateur et je ne te chasserai pas ! », lâche-t-elle en riant comme une enfant.
Mettre à l’aise, mettre à l’aise. Tout ira bien.


Dernière édition par Hohoemi Tsuki le Jeu 9 Aoû 2018 - 22:05, édité 1 fois
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Jeu 9 Aoû 2018 - 20:31

Tsuki & Yūsaku
Adorable. Parler en tête-à-tête avec une personne étrangère n'était pas quelque chose de banal pour Yūsaku et encore moins lorsqu'il se trouvait devant une femme. Timide? Peut-être, il ne savait pas vraiment quoi penser de la situation et du fait qu'il semblait plus troublé en présence de la gente féminine que des hommes. Pourtant, elle n'avait rien qui pouvait l'intimider. Cela ne voulait absolument pas dire qu'elle était sans importance, bien au contraire. Tsuki avait une véritable physique de crevette, ce qui n'avait rien de bien intimidant, mais cela importait peu, il se sentait toujours gêné devant une jeune femme.

Passant sa main dans ses cheveux, il ne savait pas vraiment comment réagir face à cette personne si étrange, mais qui semblait tout mettre en oeuvre pour le mettre en confiance. Un comportement qui plaisait assurément au kumojin qui peu à peu se sentait prêt à relâcher la pression et à se détendre. Bien plus facile à dire qu'à faire en effet, mais au moins il se sentait capable de faire ce petit geste. Après tout, la jeune femme enjouée n'avait pas l'air d'un monstre sanguinaire, ni d'une mauvaise personne, mais sa mère lui avait toujours appris à se méfier de tout le monde. Un physique ne permet pas de voir à travers la personne, ni de savoir ce qu'elle est réellement au fond d'elle-même. Un conseil que le jeune utilisateur du Kamiton s'employait à toujours respecter au pied de la lettre. Malgré tout, il ne voyait aucune raison de se méfier à ce point de son interlocutrice. Cela ne signifiait pas qu'il comptait se relâcher entièrement et supprimer sa méfiance. Cependant, il était temps pour lui de laisser une chance aux individus de prouver qu'ils sont dignes de confiance. Le chemin semblait encore long avant de pouvoir changer véritablement et évoluer en tant qu'homme en faisant ses propres choix et en arrêtant de passer sa vie sans tisser d'autres liens que celui qu'il partageait depuis toujours avec sa mère.

« Je suis navré d'être comme ça, je vois bien que tu fais de ton mieux pour me rassurer et je t'en remercie, mais... c'est compliqué. Et puis... désolé pour tout à l'heure, je ne voulais pas te déranger dans tes recherches en faisant fuir les écureuils. Pour être franc, je pensais être seul dans cet endroit, mais apparemment tu es plus habituée à ce lieu qui respire le calme et la sérénité que moi. »

Une nouvelle fois gêné de lui poser des soucis, Yūsaku avait entendu les paroles de Tsuki et elle ne semblait pas plus vexée que cela, mais malgré tout il se posait des questions sur son propre comportement. Oui, il s'en voulait d'être aussi coincé parfois et de ne pas être comme tout le monde. Certes, il arrivait à suivre une discussion et à communiquer, mais ses gestes trahissaient un manque de confiance en soi et un côté plus que méfiant. Pas évident pour quiconque se trouvant devant lui de trouver les bons mots, les bons gestes pour qu'il puisse se détendre. Soupirant légèrement, il fixa alors la jeune femme, qui venait de poser sa main sur son épaule. Essayant de cacher au maximum sa surprise, il se mit à rougir légèrement avant de reculer un peu.

« Désolé, je n'ai pas... l'habitude. »

Tout en espérant que son interlocutrice ne le prenne pas mal, il décida alors d'accepter la proposition de Tsuki et de la suivre pour visiter le coin dont elle venait de lui parler. Après tout, c'était la moindre des choses après tous les efforts qu'elle fournissait pour rassurer le shinobi du village caché des Nuages. S'approchant alors de la kunoichi, il se mit à sourire timidement, visiblement troublé par sa présence. Et bien, Yūsaku évoluait pourtant positivement et essayait de se mêler aux autres, mais en ce qui concernait les filles, cela restait tout de même très compliqué. Avec de la chance, sa nouvelle connaissance allait trouver cela mignon et non pas complètement idiot, qui sait.

« Pour ce qui est de te suivre, je ne dis pas non. Cela me permettra peut-être de me ratrapper un peu. C'est la moindre des choses et puis je sens bien que tu n'es pas là pour faire de moi ton quatre heures. »

Pour la première fois, le jeune Raishi faisait preuve d'humour ce qui le surprenait quelque peu. Cependant, cela permettait de faire baisser toute cette tension et de repartir sur de bonnes bases avec la demoiselle. Prêt à la suivre, il se rapprocha un peu de cette dernière, curieux de savoir ce qu'elle allait bien pouvoir lui montrer.
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Jeu 9 Aoû 2018 - 23:02
Un malaise. Pas un de ces malaises qui luicollent à la peau et lui donnent envie de fuir, non. Un de ces malaises qui lui donnent envie d’aider la personne à laquelle elle fait face. Tsuki comprend plus ou moins la position du jeune homme. Une personne timide, méfiante, qui ne sait pas trop où se mettre et ne se sent pas bien dans sa peau. Quelqu’un qui essaye malgré tout, mais se heurte à ses propres démons et craintes. En somme, Yūsaku est probablement une personne adorable, qui a un très grand cœur. Sa méfiance exerce alors un effet de double-tranchant, avec un versant positif en le protégeant, et un versant négatif, en l’isolant du monde. Du coup, la blonde ne relève pas. Elle ne dit rien, car elle ne préfère pas l’accabler davantage. Au fond, elle sait pertinemment que si la conversation à ce sujet est relancée, il finira par se sentir encore plus mal. Les calculs mentaux de Tsuki lui permettent donc d’assurer une certaine sérénité au jeune garçon, tout en lui permettant à elle-même de ne pas trop se casser la tête. Bref, gagnant-gagnant.

De la même façon, Tsuki hausse simplement les épaules en souriant lorsqu’il se dégage. Yūsaku est une personne solitaire, qui n’a pas dû avoir beaucoup de contacts humains au cours de sa vie, probablement encore moins d’une femme. De fait, il esquive le contact de la blonde, bien qu’elle soit simplement amicale. À nouveau, elle ne lui en tient pas rigueur : c’est dans sa nature. Il est farouche et esquive le contact, par méfiance ou gêne, peu importe. Il l’esquive, c’est tout. Son sourire rattrape toutes les excuses. Il fait des efforts, c’est déjà un gros progrès pour une rencontre aussi fraîche.
« Bah ! Tu finiras peut-être par te faire à tout ça. T’en fais pas, va. Je pense pas que qui que ce soit t’en veuille pour ce que tu es ! »
Tsuki adresse un clin d’œil au jeune homme et lui fait le signe du pouce. Puis, elle se tourne. Le signal de la balade est envoyé, elle n’a plus qu’à l’emmener près du cours d’eau, pas loin de l’extérieur de la forêt.Avec la montée progressive des rayons de soleil, le spectacle sera splendide, la blonde le sait pertinemment. Peut-être que cela l’aidera à réfléchir ? Ou simplement à se sentir mieux ? Faire le vide face à une telle vision est toujours si simple et agréable.
« C’est parti ! »
La kunoichi s’élance à toute allure sur le premier tronc à sa portée et grimpe, jusqu’à arriver sur une branche plus ou moins à la portée de la suivante. Ses mouvements sont gracieux, agiles, façon Tsuki. Son entraînement pour se déplacer agilement et ne pas être handicapée par sa petite taille semble porter ses fruits. Elle se déplace de branche en branche sans problème, avec une réception quasi parfaite à chaque fois. S’il y a bien une chose dont la blonde peut se gausser, c’est ça. Cette agilité toute particulière, la petite taille mise au service d’une souplesse travaillée qui fait une de ses plus grandes fiertés.

La traversée n’est pas extrêmement longue, le chemin pris par Tsuki donnant presque l’impression que la forêt qui borde Kumo est petite. Certes, comparée aux forêts de Hi no Kuni, racontées dans les livres comme les plus vastes du monde, elle fait pâle figure. Pourtant, la blonde est presque sûre que nombreux sont ceux qui rebroussent chemin en tentant de la traverser. Après tout, la forêt est peuplée d’animaux parfois dangereux, et toute forêt a de piégeux qu’elle est un univers quasiment uniforme, donc particulièrement difficile à retenir. Cette pensée fait sourire Tsuki, qui aime vraiment énormément ce genre d’endroits. Dommage qu’elle n’ait jamais vécu à Hi no Kuni, elle s’y serait épanouie aussi bien qu’un animal sauvage !

Les rayons du soleil percent l’épaisse couche de feuilles qui les recouvrent. Tsuki se poste sur la dernière branche de leur trajet et pointe du doigt, au loin. Le cours d’eau brille de mille éclats, sublimé par le soleil qui monte petit à petit dans le ciel.
« Voilà. Je chasse souvent des biches par ici, selon moi il s’agit du plus bel endroit de la forêt. »
La kunoichi s’arrête un instant, puis saute de son perchoir et vient se poster au beau milieu de la clairière. Seul le chant des oiseaux les entoure désormais. Loin de la population, loin de tout, ils sont au cœur de nulle part, dans un endroit privilégié offert par la nature.
« Alors, dis-moi, qu’est-ce que tu fais dans ta petite vie ? Qu’est-ce qui t’a amené à prendre ce grand bol de nature ? »
Tsuki se tourne vers son interlocuteur, les bras croisés sur sa poitrine. Le plus drôle, avec cette demoiselle, c’est qu’elle a un charisme qui dépasse sa petite taille. Du coup, bien qu’elle soit probablement minuscule aux côtés de la plupart des ninjas, elle n’en est pas moins suffisamment grande, dans son âme, pour les regarder à la même hauteur. C’est peut-être pour cela aussi qu’elle tente de dérider Yūsaku. Pour qu’il ne soit pas écrasé par les autres. Pour que son esprit soit à la hauteur de son physique. Littéralement.
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Ven 10 Aoû 2018 - 13:45

Tsuki & Yūsaku
Charismatique. Tout en suivant Tsuki, le kumojin semblait réellement intrigué par ce petit bout de femme. En effet, malgré son physique de moustique, elle possédait un certain charisme. En quelque sorte, elle était l'exact opposé de Yūsaku sur ce coup-là. Laissant échapper un léger sourire qu'elle ne voyait sûrement pas, étant donné qu'il se trouvait un peu en retrait, le jeune Raishi se posait de nombreuses questions. Peut-être qu'il était enfin temps pour lui de s'ouvrir une bonne fois pour toute et d'accepter que l'on puisse lui venir en aide. C'est exactement ce que la kunoichi s'efforçait de faire depuis le premier regard et il appréciait énormément le geste, sans trop le montrer. Bien sûr, il lui fallait encore du temps, mais des personnes comme Tsuki, pouvaient clairement lui permettre de faire accélérer les choses et de pouvoir se projeter un peu plus dans l'avenir. Le shinobi du village caché des Nuages ignorait encore beaucoup de choses sur la jeune femme, mais qu'importe, il voyait très bien les efforts fournis par la demoiselle et ne pensait qu'à une seule chose à ce moment précis : lui rendre la pareille.

Continuant alors à suivre sa guide, il ne pouvait s'empêcher de remarquer son aisance, sa facilité à se déplacer à grande vitesse, sans aucun effort, se réceptionnant à chaque fois sur une branche avec facilité déconcertante, frôlant même la perfection. Bien qu'adroit lui aussi, Yūsaku allait un peu moins vite, préférant assurer ses appuis, toujours impressionné par ce petit bout de femme qu'il commençait vraiment à apprécier. Bien évidemment, il n'avait pas l'intention de lui révéler une telle chose, étant bien trop pudique. Sans un mot, le kumojin continuait de suivre Tsuki, se demandant ce qu'elle avait en tête.

Après quelques minutes seulement, il diminua l'allure avant de s'arrêter net sur la même branche que la jeune kunoichi. Cette dernière pointait son doigt en direction de l'horizon. Ébloui par une telle beauté, il se demandait alors pourquoi il n'avait jamais eu l'idée de venir ici bien avant. Les chants mélodieux des oiseaux reprenaient alors de plus belle, alors que le soleil essayait tant bien que mal de percer. C'était tout simplement magnifique, à vrai dire, l'utilisateur du Kamiton n'avait jamais vu quelque chose d'aussi beau avant et se rendait compte de la beauté de ses lieux. Pour être franc, il ne savait pas vraiment comment réagir à tout cela et il se sentait vraiment bien de ce lieu reposant et qui regorgeait qui devait couper le souffle au plus grand nombre.

Vigilant à ne pas tomber de la branche sur laquelle il se tenait en compagnie de la guide de la matinée, il s'approcha alors de cette dernière, lui offrant un sourire moins crispé et rempli de sincérité.

« C'est juste... splendide. Excuse-moi, je n'ai pas vraiment le mot parfait pour illustrer tout cela, mais je te remercie vraiment. Je n'avais encore jamais vu un endroit aussi beau. »

Reprenant quelque peu son souffle, il ne tarda pas à reprendre la parole, tout en fixant Tsuki dans les yeux.

« Quand je n'étais pas encore résident à Kumo, j'ai beaucoup voyagé au sein même du pays de la Foudre. Des beaux endroits j'en ai vu, mais là c'est totalement différent. Tout semble réuni dans un seul lieu et c'est tout simplement magique. Je te suis vraiment reconnaissant encore une fois de m'avoir permis de découvrir ce site. »

Un léger effort, mais tout de même, pour un jeune homme comme lui, cela demandait beaucoup de courage d'exprimer ses émotions. Pouvoir dire ce qu'il ressentait à l'instant même, cela n'arrivait par le passé qu'en présence de sa génitrice. De toute manière après tout ce que la kunoichi lui avait offert, il se devait de la remercier.

« Pour ce qui est de ma venue ici, je voulais juste changer un peu d'air et ne pas rester dans le village. Habituellement, je me dirige vers le terrain d'entraînement ou dans un coin tranquille. Je ne regrette absolument pas d'avoir laissé mon instinct guider mes pas. Je viens de voir une chose magnifique, en compagnie de quelqu'un de... bien. »

Pauvre compliment, mais pour lui cela signifiait beaucoup de choses et son interlocutrice qui avait cernée le personnage, s'en rendait sûrement compte à cet instant précis. Assez parlé de lui, le kumojin voulait en savoir plus sur cette jeune femme qui faisait de la chasse son passe-temps favori. Marchant un petit peu vers ce qui ressemblait à une clairière, il se retourna ensuite vers Tsuki, son regard semblait alors bien moins fermé qu'au départ, ce qui montrait un début de changement.

« Pourquoi la chasse t'attire tant? Je ne pense pas que tuer des animaux puisse te satisfaire, alors pour quelle raison tu en as fais ton passe-temps? Tu ne viens ici que pour chasser ou alors tu en profites parfois pour réfléchir à ta vie comme je le fais si souvent? »

Bien trop de questions, il était temps pour le shinobi du village caché des Nuages de laisser un peu la parole à sa jeune interlocutrice, qui au fur et à mesure de la conversation, lui prouvait qu'elle n'était pas là pour causer du tort. Au contraire, Yūsaku ressentait quelque chose de positif, il l'appréciait et la respectait, elle qui n'avait cessé de le rassurer à sa manière et de le pousser à s'extérioriser.
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Lun 13 Aoû 2018 - 18:15
Des progrès. La coquille se fragilise, Tsuki le sent. Le jeune homme fait des efforts, s’ouvre, parle. Cela a l’air compliqué malgré tout, mais il essaye, fait des efforts. Rien que pour cela, la blonde lui en est presque reconnaissante. Au fond, elle est surtout contente de réussir à passer à travers, car son intuition est la bonne : derrière le grand timide farouche se cache une personne probablement adorable, d’une gentillesse hors-norme, qui a seulement besoin de se trouver des amis de confiance. Tsuki veut bien être de ceux-là. Son sourire s’est agrandi. La clairière apaise les sens, ouvre les cœurs. Cela fonctionne à tous les coups. La blonde adresse un clin d’œil à son jeune camarade.
« Oui, hein ? C’est avec plaisir que je te partage cet endroit ! Tu pourras venir te ressourcer plus souvent maintenant. »
Partager son petit coin … Pourquoi pas après tout ? Cette forêt est la préférée de Tsuki, parce qu’elle est belle, mais aussi parce qu’à force d’y venir elle la connaît comme sa poche. De ce fait, il est bien plus simple pour elle d’y chasser, de s’y cacher, d’y évoluer. Du coup, montrer cet univers à quelqu’un d’autre lui permettra peut-être de faire connaître cette forêt pour ce qu’elle est : un miracle de nature ! La blonde hoche la tête lorsque Yūsaku lui parle de suivre son instinct. S’il savait à quel point Tsuki valorise cette chose … L’instinct a presque toujours raison. Il faut le suivre. Parole de chasseresse !
« Tu te feras plus confiance, du coup ! Et. Merci. »
Son sourire s’agrandit. Quelqu’un de bien, hein ? La blonde est touchée. Être considéré comme quelqu’un de bien, surtout dans ce monde, semble être quelque chose de rare et de très précieux. Tsuki n’est pas certaine de correspondre totalement à ses attentes et son opinion, mais elle se dit qu’elle peut essayer, ce sera déjà ça. Peut-être que plus tard, quand elle aura acquis davantage d’expérience, la blonde pourra se prétendre être une personne bien, qui fait des choses bien … Grandir. S’améliorer. Devenir meilleur. Obtenir un vrai rôle dans la stratégie mondiale. Mettre ses capacités à profit. Tsuki sourit davantage à cette idée. Ses ambitions seront peut-être un jour remplies ! Et ce jour-là, Hohoemi Tsuki pourra se dire être une personne bien. Oui.
« J’espère être à la hauteur de tes attentes et devenir encore meilleure dans ce cas. On deviendra meilleurs tous les deux, d’accord ? »
Tsuki adresse un clin d’œil à son partenaire avec un grand sourire. Un camarade dans l’évolution, un camarade parti d’en bas comme elle, qui a son propre potentiel et évoluera à sa façon, lui aussi. Cette perception ravit Tsuki. Puis la conversation dérive. Les questions sur la chasse, hein ? Haha, il fallait s’y attendre. Peu de personnes restent muettes lorsque la blonde expose cette facette de sa personnalité, ce hobby qui lui prend tant de temps. Elle hausse les épaules, puis sourit doucement.
« La chasse, hein ? » Elle marque une pause. « Tu as raison, je n’aime pas tuer. De manière générale, je n’aime pas tuer, que ma cible soit humaine ou animale. »
Rare valeur prônée par Tsuki. La vie, qu’elle soit humaine ou non, est plus précieuse que n’importe quoi. Après tout, on ne peut pas la donner, une vie est unique, c’est ce que l’être vivant a de plus important. S’il la perd, c’est terminé, il ne pourra plus rien faire. Prendre une vie, c’est s’accorder le plus puissant de tous les pouvoirs, de la même façon qu’une divinité. La blonde n’a pas cette prétention et ne l’aura jamais. Elle tait tout ce raisonnement et se concentre sur la question principale : pourquoi chasser, dans ce cas ?
« Ce qui fait que je chasse, en revanche, est l’attrait. L’adrénaline qui court dans mes veines quand je suis cachée à attendre ma proie. Tout ce processus, ce travail extrêmement long pour trouver la cible, déterminer ses faiblesses et ses craintes, avant de les retourner contre elle. Je chasse parce que j’y ai été entraînée toute ma vie, du coup j’ai un instinct prédateur assez fort. Je ne dirais pas que j’en ai ‘besoin’, mais disons que ce n’est pas loin. »
La demoiselle se prend le menton entre le pouce et l’index et réfléchit un instant. Vient-elle pour autre chose, parfois ? Ressent-elle le besoin de réfléchir à la vie, au fond ?
« Généralement je viens ici pour chasser. Ça m’occupe l’esprit. Si jamais je suis triste, il suffit que je m’y mette et j’oublie tous mes soucis. En fait, je suis toujours très occupée, du coup je n’ai jamais vraiment le temps de réfléchir. Je ne sais pas ce que ça fait ! », lâche-t-elle en riant.
Tsuki hausse les épaules. Sa vie est bien trop chargée, elle est toujours à gambader, s’entraîner ou bouger. En réalité, elle n’aime juste pas se laisser abattre et réfléchir trop longtemps sur des choses inutiles. Tout ce qui est existentiel et n’apporte pas de sens concret à l’instant précis où elle y réfléchit est futile. Elle préparera des plans pour ses chasses et toutes ces choses, ce qui coupera directement le temps de réflexion quant à sa vie et ses petits tracas. Du coup, il est assez véridique de dire que Tsuki est une personne spontanée. Une situation compliquée dans sa vie personnelle sera traitée le plus rapidement possible, elle ne se lamentera pas et n’y réfléchira pas trop longtemps ; suffisamment pour s’en dépêtrer simplement, mais pas davantage. Les réflexions philosophiques ne l’intéressent pas véritablement : c’est une femme d’action avant tout. Elle a besoin d’occuper son temps correctement, sinon elle a l’impression de le perdre.
« Je préfère me dire que je vais faire une bonne chasse et que ça ira mieux plutôt que de me laisser perturber. Parce que tout finit toujours par se régler, finalement. »
Optimiste. Terriblement optimiste. Les prunelles incarnates de la blonde quittent le cours d’eau pour se reposer sur le jeune homme.
« J’ai bien l’impression que tu ne sors pas souvent du village ! La peur de l’inconnu ? Tu me diras, quand tu vois qui se cache dans cette forêt, je me demande ce qui se cache ailleurs. », dit-elle en posant son doigt sur sa poitrine, rieuse.
Le petit démon de la forêt, qui terrifie les animaux et bientôt les êtres humains …
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Lun 13 Aoû 2018 - 19:15

Tsuki & Yūsaku
Évolution. Pour la première fois depuis son arrivée au village caché des Nuages, voir même de sa vie, Yūsaku s'ouvre à une autre personne que sa génitrice. Un effort qui pourrait paraître simple pour la plupart des gens, mais pour lui, c'était bien différent. Sa mère serait fière de le voir ainsi, de l'apercevoir en train de s'ouvrir à une inconnue. Une amie? Il ne sait pas exactement, mais en tout cas il l'apprécie, certain qu'il est en face d'une personne bienveillante. Depuis le départ, elle ne cessait de le pousser -en douceur- à enlever cette fichue carapace et de montrer l'homme qu'il était réellement. Reconnaissant pour tout ce qu'elle faisait pour lui, peut-être même sans s'en rendre compte, l'utilisateur du Kamiton s'efforçait alors de lui rendre la pareille et de prendre sur lui. Reculer n'était pas autorisé, il fallait avancer et ne plus avoir peur des autres, tout en gardant tout de même un peu de cette méfiance qui le correspond tant. Souriant timidement à son interlocutrice, il s'ouvrait peu à peu, posant même des questions, s'intéressant à ce petit bout de femme qui se tenait devant lui. Laissant le vent caresser son visage, il se laissait aller sans concession ou presque, parler de lui n'était pas aisé et il préférait largement que Tsuki lui parle d'elle-même.

Visiblement, la kunoichi aimait la chasse pour ce qu'elle lui procurait : de l'adrénaline. Cette parole fit sourire le jeune Raishi qui pouvait ressentir la passion de son interlocutrice, comprenant alors qu'elle ne vivait peut-être pas uniquement pour cette activité, mais presque. Fixant alors Tsuki, il l'écoutait avec une grande patience, une sérénité telle qu'il ne se reconnaissait plus. Peut-être qu'après cette rencontre, tout redeviendra comme avant avec les autres kumojins, mais avec elle tout allait être différent, il le savait. Une personne, loin d'être suffisant pour pouvoir changer, mais qu'importe. Pouvoir parler sans être jugé, s'exprimer sans toujours avoir cette timidité, cette méfiance qui le freine dans chaque discussion qu'il entreprend. Son interlocutrice venait de déclencher quelque chose chez Yūsaku. Ce dernier avait peut-être besoin de ce premier pas, de cette main tendue, pour pouvoir évoluer et s'ouvrir au monde. Heureux? Impossible de répondre à cette question pour le moment, mais il était content d'avoir suivi son instinct et d'avoir rencontré une fille si intéressante et bienveillante à la fois.

« Tu aimes vraiment la chasse, pas vrai? Je te pose la question, mais cela se voit dans tes yeux, tu vis la chose, tu considères ses lieux comme un foyer. Un endroit qui te permet de faire ce que tu aimes et de te couper du monde, pour réfléchir. On se ressemble un peu. »

Reprenant son souffle, il se gratta légèrement le dessus de la tête, avant de continuer, toujours en fixant la demoiselle dans les yeux.

« Tu as besoin de ce calme, de cette sérénité pour être bien. Dis-moi si je me trompe, mais tu as besoin de t'isoler, de faire ce qui te plaît et de ne rendre de compte à personne. Tu as vraiment trouvé l'endroit parfait pour vivre ta vie comme tu le sens. Tu es si passionnée que cela me donnerait presque envie de chasser à mon tour. »

Un rire s'échappa alors, provenant du plus profond de ton être. Sincère, il ne contrôlait rien et pourtant, cela lui faisait un bien fou. La carapace continuait à se briser petit à petit. Ce lien qui se tissait lentement entre les deux shinobis semblait bien réel. Au fond, cela l'effrayait quelque peu, mais il n'avait pas le droit de reculer, pas après tout ce qu'elle avait fait pour lui. Les choses seront différentes avec une autre personne, mais tout ne faisait que débuter. L'utilisateur du Kamiton avait besoin de cette main tendue pour avancer sereinement sur le chemin qu'il convoitait tant. Un peu gêné tout de même de ce rire qu'il ne partageait autrefois qu'en présence de sa génitrice, son visage devint rouge.

« Excuse-moi... »

Reculant un petit peu de la jeune femme, il se sentait bête, mais tout de même rassuré. Ce premier effort, cette première évolution lui donnait de l'espoir pour l'avenir. Heureusement, le lieu était loin de tout et les arbres couvraient très certainement le bruit, mais tout de même. Rire de bon cœur, cela ne lui arrivait que peu souvent et lorsque cela se produisait, il était aux côtés de sa mère. Une femme qu'il aimait par-dessus tout, celle qui était à l'origine de son arrivée dans ce monde et qui elle aussi ne cessait de le pousser pour qu'il puisse -enfin- voler de ses propres ailes.

« L'inconnu m'effraie pour être honnête avec toi. Lorsque je sors de ma zone de confort, j'ai l'impression de me perdre de ne plus savoir quoi faire. Chaque jour, je m'efforce de changer, d'évoluer en tant que shinobi et surtout en tant qu'homme. Pas évident, au vu de toute cette méfiance et de cette solitude qui m'accompagne depuis toujours. Je pense que… j'avais besoin d'une première main tendue pour pouvoir être un peu plus serein pour l'avenir. Cette main, tu n'as pas hésité à me la tendre, je ne sais pas comment te remercier, vraiment. »


Plus aucun mot ne sortait alors de la bouche de Yūsaku, qui se mit à sourire. Luttant pour ne pas montrer ses émotions, il gardait tout au fond de lui, mais jamais auparavant il ne s'était livré à ce point à une "inconnue". Un progrès qui allait sûrement être couronné de nombreux autres, mais chaque chose en son temps.
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Lun 13 Aoû 2018 - 22:37
Aimer la chasse est un euphémisme. Vivre pour la chasse est une exagération. Tsuki se situe plus ou moins entre les deux et elle évolue dans cet état depuis son enfance. En grandissant, ses rêves de chasse se sont mués en rêves de grandeur et de puissance, mais toujours dans ce même domaine. Peut-être qu’au fond, si, Tsuki vit pour la chasse. Simplement, il ne s’agit pas du type de chasse auquel elle s’adonne actuellement. Dire que la blonde est une passionnée est une vérité, venir ici pour faire sa vie sans se soucier du reste également. Toutefois, le jeune homme se trompe dès le moment où il dit qu’elle a besoin de calme et de sérénité pour être bien. La blonde penche la tête et la remue légèrement, pour montrer qu’elle n’acquiesce qu’à moitié. Cependant, elle n’élabore pas. Son sourire s’agrandit lorsqu’il lui parle de chasser également.
« Haha, tu devrais essayer un jour ! Je pourrais te montrer. Ça demande de la technique, mais c’est vraiment une pratique intéressante ! »
Certes, chasser avec la kunoichi reviendrait à lui révéler son sombre secret, mais peu importe. Si elle continue à s’acclimater à Kumo et à rencontrer des gens, il faudra bien qu’ils soient conscients de cette tare un jour ou l’autre. Néanmoins, elle préfère ne pas lever le voile à ce sujet pour le moment. Yūsaku est une personne fragile, qui offre difficilement sa confiance et se méfie de tout. S’il apprend que Tsuki chasse et est aussi solitaire pendant ces moments parce qu’elle devient extrêmement sadique et sanguinaire, toute l’opération tombera à l’eau. De ce fait, la blonde se garde bien de dévoiler cette facette de sa personnalité. Elle hausse les épaules lorsqu’il s’excuse de rire, puis agite la main.
« T’en fais pas, va. Tu t’y feras, à ça aussi ! »
Il ne faut pas perdre espoir, surtout ne pas perdre espoir. Tsuki sait qu’un jour il sera bien moins farouche et osera davantage parler aux autres. Elle ne sait pas combien de temps cela prendra, mais si d’autres, comme elle, lui montrent que les gens en valent la peine et que tout le monde ne représente pas une menace, tout ira bien. Du coup, à nouveau, elle passe à autre chose. Il faut lui laisser le temps. Calculer ces données-là permet à la kunoichi de savoir comment réagir, quelle posture adopter et quelles phrases utiliser, pour ne surtout pas le brusquer. Jusque-là, tout fonctionne plutôt bien apparemment. Même s’il recule encore, s’il s’excuse, s’il devient rouge pivoine chaque fois qu’il agit, il s’exprime. C’est déjà un très, très bon début.

Pourtant, lorsqu’il s’exprime, lorsqu’il brise sa coquille, Tsuki sent cette volonté. Une volonté de grandir, de changer. La volonté de changer, d’être meilleur. Bien que présente, elle s’avère fragile, écrasée par une méfiance bien trop grande pour pouvoir s’épanouir. Du coup, le jeune homme se détache de son aspect farouche et la coquille se craque pour dévoiler une personne craintive, qui a peur du monde et qui, malgré tout, adorerait y évoluer comme les autres.

Le sourire de la blonde s’agrandit lorsqu’il la remercie pour tout ce qu’elle a fait jusque-là. La coquille se craquelle, toujours un peu plus. Tsuki est très contente d’assister à cette évolution. Évidemment, elle espère pouvoir percer les défenses de l’animal et le voir s’épanouir complètement au sein de leur univers, mais elle sait qu’il lui faudra du temps. Pour le moment, une évolution drastique s’est manifestée et elle s’en contentera totalement.
« Notre monde fait peur, je suis d’accord. Mais c’est parce qu’il fait peur qu’il faut apprendre à se faire des amis. À passer à travers notre peur et notre méfiance, pour créer des relations qui nous permettront de survivre lorsque le monde sera sens dessus-dessous. C’est pourquoi je suis très heureuse de t’aider à sortir de cette solitude. Tu sais, évidemment, que tu auras besoin d’autres personnes auprès de toi, mais commencer par une seule personne c’est déjà un bon début ! »
La blonde s’approche de Yūsaku et tend le bras pour lui tapoter l’épaule, avant de l’enlever aussitôt. Son sourire est semblable à celui d’une mère, même si, dans leur cas, il s’agirait plutôt d’une sœur.
« La meilleure façon de me remercier est tout simplement de grandir, de continuer sur cette voie ! Te trouver d’autres amis, t’entraîner avec, devenir plus fort. Ce sera probablement difficile, tu tomberas sur des gens qui ne te plairont pas, d’autres que tu adoreras. Mais souviens-toi ! Les gens que tu n’aimes pas t’apporteront probablement encore plus de choses intéressantes que celles que tu aimes. Parce que ceux qui te déplaisent sont précisément celles qui te donneront le plus envie de devenir meilleur, pour pouvoir les battre. »
Elle plonge ses prunelles écarlates dans les siennes.
« Il faut mettre ta peur de côté et plonger. Je suis sûre que tu y arriveras. »
Et c’est aussi simple que ça.
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Mar 14 Aoû 2018 - 13:49

Tsuki & Yūsaku
Espoir. Le chemin semblait encore long pour devenir l'homme qu'il souhaitait être, mais chaque effort fourni n'était pas vain. Cette rencontre, Yūsaku n'allait certainement jamais l'oublier, marqué à jamais par ce petit bout de femme qu'il apprend tout juste à connaître. Patiente, prête à tout pour le faire changer, elle poussait indirectement le shinobi à s'ouvrir et à se rendre compte qu'il ne pouvait pas évoluer sereinement sans être accompagné. Sa mère n'allait pas pouvoir être à ses côtés pour l'éternité et il allait bien devoir se tourner vers d'autres personnes. Une prise de conscience qui rassurait légèrement l'utilisateur du Kamiton, bien conscient tout de même que rien n'était encore gagné. Au final, peut-être que son cas n'était pas si complexe que cela et qu'il suffisait d'une main tendue, d'une aide proposée pour pouvoir s'épanouir en tant qu'individu. Fort de tout ce que la kunoichi avait pu lui transmettre, il semblait encore plus motivé que par le passé pour se rapprocher des gens et laisser cette solitude de côté. Certes, chaque personne a besoin de passer un moment seul avec sa propre personne pour se remettre en question et réfléchir à un tas de choses.

De nombreux sentiments se mélangeaient alors en ce moment dans l'esprit de Yūsaku qui en avait maintenant le cœur net : il était capable de s'ouvrir aux autres et de fournir les efforts nécessaires pour continuer sur sa lancée. Bien évidemment, cela demandera du temps avant d'atteindre le bout du tunnel, mais qu'importe, le premier obstacle semblait franchi, peut-être le plus difficile d'entre tous. Fixant une nouvelle fois la demoiselle, il s'approcha un peu, posant sa main sur la tête de cette dernière. Bien plus petite que lui, le kumojin n'avait donc aucun mal à effectuer ce geste qui pouvait paraître bizarre en apparence, mais qui signifiait beaucoup pour le "loup" solitaire.

« C'est étrange… »

Retirant sa main de la tête de la jeune femme, il garda cependant son regard dans le sien. Reprenant alors la conversation, un timide sourire se dessina alors sur son visage.

« Jamais je n'aurais pensé qu'aujourd'hui, je ferais la rencontre de quelqu'un comme toi. Le fait de suivre son instinct est loin d'être une mauvaise chose au final. Tu as été si précieuse pour moi, je pense réellement que j'avais besoin de cette main tendue pour pouvoir commencer à m'ouvrir. Le chemin est encore long, car même si je suis moins méfiant avec toi, ce ne sera pas toujours la même chose vis-à-vis des autres personnes que je croiserais. »

Laissant le silence reprendre ses droits afin de reprendre son souffle, il reprit cependant assez vite la parole.

« Je te fais la promesse de continuer à me battre pour exister en tant qu'individu et de ne plus vivre comme par le passé, c'est le moins que je puisse faire. Je ne pourrais jamais te redonner tout ce que tu as pu m'apporter, mais sache que si tu as besoin, je serais toujours-là. »

Bien que solitaire et méfiant de chaque personne qu'il pouvait rencontrer sur son chemin, il ne trahissait jamais une promesse. Évidemment, il n'en a tenu que très peu depuis son existence sur cette terre, ou alors à l'encontre de sa génitrice, mais il avait toujours tenu parole. La kunoichi qui se trouvait devant lui avait sa gratitude et pouvait réellement compter sur lui. Un peu secoué -positivement parlant- par ce début de journée riche en rebondissement, il était temps pour lui de s'isoler un peu et de réfléchir à tout ce qu'il venait de se passer. Sans vraiment le montrer, Yūsaku était touché par tout ce que Tsuki avait pu faire pour lui et avait besoin de repos. Toutes ses émotions pesaient réellement sur son mental, sur son esprit, même s'il avait toujours un bout de cette carapace si solide qui lui permettait de ne rien montrer, ou très peu. Seul souci : il n'osait pas vraiment dire à la jeune femme qu'il avait besoin d'être seul, de pouvoir méditer à tout ce qui venait de se produire.
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Mer 15 Aoû 2018 - 15:29
S’ouvrir au monde. Grandir. Être au contact des autres pour s’en nourrir et devenir meilleur. Le sourire de Tsuki illumine la totalité de son visage. Sa mission est accomplie. Son premier objectif, celui de trouver des informations sur les écureuils, l’a menée sur le chemin d’un jeune homme très particulier. Recouvert d’une coquille particulièrement épaisse, Yūsaku avançait dans le noir de ses doutes et de sa méfiance. Un très long couloir de solitude se profilait, jusqu’à ce qu’il tombe sur la chasseresse. La parole, la patience et la douceur permettent à la jeune femme de se frayer un chemin à travers cette carapace, jusqu’à y ouvrir une brèche. Désormais craquée, la coquille dévoile un shinobi gentil, plein de doutes mais aussi d’ambition. La blonde, très fière de ses accomplissements, ne retire pas la main qui se pose sur sa tête. Sa petite taille rend l’action plus simple et lui donne cette sensation d’être la petite sœur un peu trop énergique qui pousse son grand-frère sur le droit chemin. Cela serait vrai, si elle n’était pas plus âgée.

La main se retire et laisse place à un joli sourire sur le visage de Yūsaku. Une avalanche de compliments et l’établissement d’une relation de confiance apparaissent à travers ses mots, qui font sourire Tsuki de plus belle. La jeune femme a la sensation d’avoir déplacé une montagne, d’avoir tout simplement mis au jour une personnalité bien trop longtemps cachée par les nuages. Elle penche la tête. Tout ce qu’il dit est vrai. Même si le progrès avec Tsuki est énorme, il n’empêche qu’il y a encore un long chemin à traverser avant de complètement briser la coquille. Une nouvelle aventure, parfois semée de trahisons et de peine, mais une aventure qui le changera profondément et le fera grandir.

Vient la promesse. Les promesses sont les plus belles choses de ce monde, quand elles sont tenues. Lorsqu’elles ne le sont pas, aucun intérêt. Mais une promesse venue du cœur est probablement plus douce et a plus de valeur que n’importe quel cadeau. La blonde hoche la tête vivement, acquiesce à ce que lui dit le jeune homme. Une page du grand livre qu’est la vie vient d’être tournée. Et les paroles de Yūsaku réchauffent le cœur de Tsuki. Elle s’est trouvée … un ami ? Un ami qui ne sait pas tout d’elle, si ce n’est quasiment rien, mais qui pourtant semble être une personne de confiance, qui lui voue peut-être autant d’amitié que d’admiration. La kunoichi sourit de plus belle et lui fait un nouveau clin d’œil.
« Je crois en toi. La prochaine fois qu’on se verra, je suis certaine que tu auras beaucoup progressé ! »
Les personnes cachées sous leurs coquilles font les meilleurs compagnons. Celles qui parviennent à s’ouvrir petit à petit sont celles qui ont le plus de potentiel. Tsuki place alors de très nombreux espoirs en Yūsaku, déjà pressée de partir pour voir son évolution. La blonde plisse les yeux puis les lève au ciel. L’azur de la journée commence à se teindre de couleurs orangées, signe du soleil qui se couche. Puis elle prend conscience. Son expédition n’est pas terminée, elle a encore beaucoup à voir à propos des écureuils, surtout maintenant que le soleil décline ! La routine qui précède la nuit, toutes ces choses intéressantes qui modifient le comportement de l’animal. Elle se redresse brusquement et son sourire gentil devient un sourire plein d’excitation, accompagné de lueurs dans ses yeux rouges.
« Je suis désolée Yūsaku ! Je suis ravie d’avoir fait ta connaissance et j’espère sincèrement te revoir très vite, mais le devoir m’appelle ! »
Chasseresse un jour, chasseresse toujours. Elle s’approche et se met sur la pointe des pieds pour pouvoir lui ébouriffer les cheveux. Les écureuils reprennent le pas sur cette conversation fort importante, mais moins primordiale que l’étude des animaux ! Tsuki ne doit surtout pas rater cette occasion. La blonde lui fait un dernier sourire.
« Tout ira bien pour toi, c’est sûr ! À la prochaine ! »
Puis, dans son habituelle agilité, la kunoichi se retourne et file en direction des arbres, auxquels elle grimpe avant de disparaître petit à petit dans les bois.
Les écureuils n’attendent pas. Ou plutôt. La chasse n’attend pas, jamais ! Règle principale du code de conduite de la Hohoemi.
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Promenons-nous dans les bois | Tsuki

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