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Le Renard ne s'associe pas avec la Loutre... Mais il l'aide quand même [Pv : Hohoemi Tsuki]


Mer 8 Aoû 2018 - 21:03
Tard dans la nuit, une silhouette se tenait derrière une fenêtre. Elle regardait dehors, fièrement, les coups qui étaient portés à une espèce de punching ball. Malgré l'heure tardive, l'homme s'acharnait sur le sac de sable. Coups de poings après coups de poings, coups de pieds après coups de pieds, rien ne pouvait l'arrêter. Il s'était pourtant entraîné ce matin et cet après-midi, sans relâche, et il continuait ce soir. De petites cicatrices étaient visibles sur ses poings, qu'il cacherait sous certains bandages lorsqu'il aurait terminé. Quand aurait-il terminé ? Son "père" s'en moquait, tant que les résultats étaient là.

L'homme qui était auparavant si gentil, si respectueux et si respectable avait changé au fil des années. Peut-être était-ce l'âge ou la distance qu'avait prit Yahiko par rapport à eux depuis qu'il avait apprit qu'il n'était pas leur véritable enfant, mais le géniteur s'était transformé en un homme possessif et élitiste, qui ne prenait plus son garçon à la légère. Dans un sentiment de possession, plus l'un voulait s'éloigner de l'autre, plus l'autre voulait se rapprocher de l'un. C'était en quelque sortes ce qu'il se passait.

Le regard empli de dédain ne lâchait pas sa cible : le Genin. Pour autant, même s'il faisait de plus en plus de remarques à son fils, celui-ci s'entraînait de son propre gré. Le père Funami pouvait penser qu'il faisait ça en l'honneur de la famille, mais non, son acharnement n'était qu'une hargne par rapport à son envie d'accomplir son Nindô. Et demain encore, il recommencerait.

~~

La nuit était calme, tout le monde à la maison avait eu ce qu'il voulait avoir. Le faux père de Yahiko avait cru qu'il s'entraînait pour lui, le Sendai s'était entraîné pour lui-même. Et le matin, de bonne heure et avec une bonne nuit de sommeil, il repartit s'entraîner. Il n'était pas devant chez lui, cette fois, mais bien à son terrain d'entraînement habituel, là où il retrouverait ses autres pantins sur lesquels il était habitué à frapper.

Mais aujourd'hui, cela serait bien différent. Dans la multitude de coups qu'il donnerait, une douleur de plus en plus vive se faisait ressentir dans sa main droite. S'il s'était décidé à l'ignorer au début, la douleur se voulait de plus en plus importante, et il dû s'arrêter quelques temps. S'asseyant au sol en se laissant tomber, regardant sa main et le ciel, il soupira.

Son entraînement ne serait peut-être pas aussi intense que prévu, aujourd'hui.


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Mer 8 Aoû 2018 - 22:58
L’entraînement. La bagarre. Tsuki n’y connaît absolument rien en ces choses-là. Ses entraînements habituels consistent à chasser des animaux, donc pister et les leurrer jusqu’à leur tomber dessus. Toutefois, quand elle attrape ses proies, la blonde ne livre jamais de réelle bataille qui puisse lui apporter une quelconque expérience. Le problème, c’est que maintenant qu’elle est Genin, il lui faut apprendre. Son nouveau rôle au sein du village ne consiste pas seulement en une chasse à l’homme qui mène à l’abandon. De plus, ses adversaires ne seront plus des animaux mais bien des êtres humains, qui ont une conscience plus affûtée et une capacité à se défendre bien meilleure que celle de ses proies habituelles. Surtout que Tsuki prend en compte un détail de la plus haute importance : les ninjas contre qui elle tombera seront expérimentés et elle n’aura probablement jamais l’avantage du plan ficelé de bout en bout.

C’est donc avec cette mentalité de lâche qui ne veut pas être trop lâche que Tsuki se lève ce matin. Bien qu’elle n’ait aucune idée de la façon dont se déroule un combat de ninjas, elle est décidée à aller se dégourdir et taper sur des mannequins ! Peu importe la honte, peu importe la nullité de ses actions, la blonde livrera bataille contre les poteaux et remportera la victoire ! Oui, oui. Elle se regarde dans le miroir et hoche la tête. Petite chasseresse deviendra un jour une ninja aguerrie qui saura à la fois leurrer ses adversaires et leur mettre des coups utiles, bien placés et qui lui sauveront peut-être la vie. En bref, Tsuki doit apprendre à se bagarrer. Quelle noble activité pour une fille. Blague à part, la blonde quitte le doux cocon familial avec la ferme intention de devenir meilleure.

Sa marche jusqu’au terrain d’entraînement est pleine d’entrain et de détermination. Elle a toute confiance en ses capacités ! Elle y arrivera, parce que Tsuki est forte, non ? Oui ! Tsuki est forte, elle y arrivera. Alors pourquoi sa démarche est de plus en plus lente au fur et à mesure qu’elle s’approche du terrain ? Pourquoi la blonde donne-t-elle l’impression de vouloir fuir, si ses capacités sont aussi bonnes ? Pourquoi ? Débinée, la kunoichi tend à complètement rebrousser chemin pour retourner à ses chasses, qui sont si habituelles, si douces et si réconfortantes. Pourtant, au fond de son cœur, quelque chose lui dit que si elle abandonne maintenant, elle n’y reviendra plus jamais. Le souci de ne plus jamais y remettre les pieds reste un problème conséquent : si à cause de cette lâcheté, elle finit par perdre une bataille par manque de maîtrise ? Que fait-elle ?

Résignée mais quand même prête à faire la bagarre, Tsuki finit par se forcer et arrive près du terrain d’entraînement. Là-bas se trouve un jeune homme aux cheveux gris, proches du blanc. Il s’entraîne lui aussi. Ses coups sont rapides, puissants, mais quelque chose manque. La blonde regarde avec attention l’inconnu, intriguée par ses gestes. Gauche, droite, gauche, droite … Il ralentit. Gauche. Droite. Gauche. Il arrête. Alors il faut faire gauche, droite, mais qu’est-ce qui arrête la bataille ? La kunoichi arque un sourcil et suit du regard l’homme aux cheveux gris. Que fait-il maintenant ? Est-ce que c’est aussi dans l’entraînement ? Non, il y a un problème. Quelque chose cloche. Sa main. C’est sa main ! Tsuki se mordille la lèvre, presque peinée. Il avait l’air tellement dedans ! C’était si intense !!

La blonde se décide alors. Peut-être qu’il pourra l’aider, ou peut-être pas. Peut-être qu’il a simplement un problème, quelque chose sur le cœur ? Et surtout quelque chose sur les mains. Hm. Tsuki entre sur le terrain d’entraînement et s’approche du jeune homme, le sourire aux lèvres.
« Tout va bien ? »
Elle penche la tête, puis décide de s’asseoir elle aussi, pas trop près ni trop loin, pour pouvoir lui parler sans qu’il n’y ait de creux ni de distance non-désirée. La blonde est plutôt réservée et n’aime pas parler d’elle, mais elle sait reconnaître quelqu’un qui n’est pas forcément dans son assiette. Et s’il y a bien une chose que Tsuki ne peut pas supporter, ce sont les gens tristes. Le monde est déjà assez dangereux pour qu’on soit triste lorsque l’on est chez nous.
« Je te regardais tout à l’heure … Pour moi tu es très fort, tu sais ? Je suis incapable de mettre un coup de poing à quelqu’un ou quelque chose … », rit-elle gentiment.
Elle observe ses mains, ses pieds, puis relève les yeux vers le ciel. Tsuki n’est pas une bagarreuse, définitivement pas. Lui, par contre, a l’air de l’être. Alors que lui arrive-t-il ? Forcément quelque chose qui l’empêche de bouger et de faire quoi que ce soit …
« Si tu baisses les bras, comment font les gens comme moi ? »
Un sourire enfantin naît sur les lèvres de Tsuki. Du haut de sa petite taille, la blonde est le stéréotype même de la demoiselle maladroite ! Clairement pas une personne qu’on verrait comme ninja, ni quelqu’un qu’on emmènerait sur un champ de bataille … Et pourtant.
« Je m’appelle Tsuki ! Je suis contente de croiser quelqu’un ici … ça me force à rester ! »
La joie. Transmettre la joie. C’est important. Et si elle peut apprendre auprès de quelqu’un qui se bat correctement, c’est encore plus intéressant !
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Jeu 9 Aoû 2018 - 18:30
Les jambes pendantes sur le sol, légèrement penché en arrière et ses bras tendus pour le maintenir, cette position était parfaite pour regarder les nuages et rêvasser un instant. Que pouvait-il faire de plus actuellement, de toutes façons ? Il était blessé, alors autant rester tranquille loin de chez lui. Dans les nuages, il trouvait toujours ce qu'il voulait voir. La perspective d'un autre monde, un où il se sentirait probablement plus à sa place que celui-ci. Un où il n'y aurait ni mensonge, ni trahison, ni douleur. Un où le respect serait mot d'ordre, où tout le monde pouvait vivre sereinement et heureux. De l'utopie, de A à Z, cela était bien impossible, mais ce genre de rêvasserie illustrait bien l'idée qui disait que l'herbe était toujours plus verte ailleurs. Yahiko savait bien que la lumière ne pouvait vivre que s'il y avait de l'ombre, et à l'inverse, que l'ombre devait persister tant qu'il y avait de la lumière.

Pour s'aider dans ce sentiment de solitude qui l'abritait, persuadé qu'il était probablement seul au monde à fantasmer sur de telles utopies, il s'était inventé une personnification de toutes les valeurs qu'il voulait voir. Un Dieu Protecteur, qui représenterait pour lui une image de l'homme qu'il désirait être, d'une voie à suivre, de ce à quoi il ressemblerait lorsque son Nindô serait achevé. Il était évidemment d'une force qui dépassait l'entendement et que le Sendai était incapable de posséder, mais c'était là tout l'intérêt. Quel était l'intérêt de ne plus avoir d'objectif à viser ? Il n'y en avait probablement aucun. Il devait se relever, pour poursuivre cet objectif, malgré la douleur. Mais lorsqu'il appuya sur sa main droite au sol, la douleur était plus importante que prévue. Fais chier.

Une voix féminine mit fins à ses pensées et sa tête se tourna vivement. Il ne s'attendait absolument pas à ce que quelqu'un s'intéresse à lui à ce moment là. S'il prit un très léger temps pour la dévisager, il lui répondit un peu comme machinalement.

-"Oui, ça va bien... merci."

Ce n'était pas totalement vrai, mais ce n'était pas totalement faux. Il n'était pas du genre à se victimiser ou à aimer parler de ses problèmes, mais en y réfléchissant, si elle lui demandait, c'est qu'elle l'avait sûrement aperçu au loin.

-"Je me suis juste un peu blessé à force de frapper, mais il faut dire que je m'entraîne un peu trop souvent", dit-il d'un sourire un peu gêné.

Sa bonne humeur était remarquable, elle semblait si joyeuse, si innocente, et si attentionnée. S'était-elle persuadée qu'il allait mal ? En tant que première personne qui s'intéressait comme ça à lui, il culpabilisait presque d'avoir quelques problèmes. Se changeant les idées, il se persuada de n'avoir aucune raison d'aller mal en la compagnie de la jeune fille, et plutôt que de lui causer du soucis, il préféra sourire et lui répondre avec autant de bonne humeur que possible.

-"Haha, c'est gentil ! Mais je ne suis pas encore assez entraîné", dit-il d'un sourire en coin.

Tous les objectifs qu'il avait ne pouvaient pas être ralentis à cause d'une foutue main qui en faisait des siennes. Il fallait en prendre soin et y retourner, mais comme il n'avait rien sur lui, il s'arrangerait autrement. Tendant la main vers la jeune fille, il se présenta à son tour.

-"Sendai Yahiko, enchanté. Si ça t'intéresse, nous n'avons qu'à nous entraîner ensemble. Bon je ne peux plus frapper pour le moment avec mon poing droit, mais nous pouvons quand même nous arranger pour te rendre plus forte !"

Il prit un petit instant de pause, et reprit d'une voix un peu moins excitée, mais toute aussi attentionnée.

-"Comme ça, je ne baisse pas les bras, et tu pourras t'améliorer. Qu'est-ce que tu en penses ?"

Impossible de prédire que sa journée pouvait prendre un tel tournant. Lui qui s'attendait à attendre péniblement chez lui que la douleur passe, il se retrouvait en agréable compagnie avec quelqu'un qui semblait si innocent. A première vue, elle avait l'air de quelqu'un qu'il était difficile d'imaginer dans un monde aussi cruel que celui des ninjas. D'un autre côté, le mal n'était pas inné, il était plutôt engendré. Il espérait qu'une telle gentillesse ne changerait jamais, et s'il le pouvait, il la protégerait, que ce soit celle de Tsuki, ou celle de toutes les autres personnes qui avaient encore une humanité. Une autre partie de son Nindô qui s'écrivait.


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Jeu 9 Aoû 2018 - 21:57
Un battant. Un battant qui compense ? Tsuki le regarde avec autant de compassion que d’intérêt. Ce jeune homme a l’air profondément gentil, mais il a l’air d’avoir quelque chose en lui, quelque chose de dur, de brut, de mauvais. Une ombre qui cache le Soleil. À croire que Kumo porte le nom de village caché des nuages pour une bonne raison, après tout. La blonde sourit au Genin qui lui fait face. Un sourire doux et plein de tendresse. Compenser une faiblesse, quelle qu’elle soit, par trop d’entraînement, peut ne pas être bon à long terme. Cependant, Tsuki décide de ne rien dire. Elle ne peut pas encore juger ses activités et elle n’est pas en position pour parler avec lui de ce qui le travaille. Alors elle se contente de le laisser sur sa lancée, pour ne pas s’en mêler. Pas encore. Le moment viendra.
« Pas assez ?! Si toi c’est pas assez, qu’est-ce qu’on dit de moi ?! »
Tsuki tique et fronce les sourcils comme une enfant. Bien qu’elle ait une très grande expérience en matière de chasse, de proie et de prédateur, quand il en vient aux rixes en un contre un, la blonde devient une véritable novice. Du coup, voir que le jeune homme lui dise qu’il n’est pas assez entraîné, alors qu’il est blessé, est presque une offense, qu’elle prend avec amusement. La moue bougonne effacée, Tsuki saisit la main du prénommé Yahiko et se relève. Maintenant debout tous les deux, elle se rend compte de la différence de taille qui les sépare : n’y a-t-il donc aucune personne de petite taille à Kumo ? Est-elle vraiment condamnée à être une ninja miniature ? Même pas capable de toucher le mètre cinquante et ça veut faire la bagarre ?! Elle secoue la tête et retrouve toute sa joie.
« Entraînons-nous ensemble alors ! »
Un hochement de tête joyeux plus tard et la voilà aux aguets, le kunai à la main. Jusque-là, tout va bien, Tsuki maîtrise. Tenir un kunai, le remuer, le jeter : tout est bon. Quoique. Elle dresse l’arme, puis la rabaisse. À nouveau, la blonde dresse le kunai, hésitante. Un connaisseur reconnaîtrait sa façon de tenir son arme entre mille : la Hohoemi prouve son activité de chasseresse avec une facilité déconcertante qui, évidemment, la met en position de faiblesse face à un adversaire qui s’y connaît un minimum dans le domaine de la bagarre. Tsuki soupire et rabaisse le kunai. Pourquoi ne pas se satisfaire des illusions ? Pourquoi ne pas juste traumatiser quelques personnes ici et là et s’arrêter ?
« La chasse … La chasse, c’est tellement plus simple. », murmure-t-elle.
Une ombre est passée sur son visage. Elle ne sait pas comment agir, comment tenir son arme. Elle n’est même pas certaine de pouvoir mettre un coup de poing sans se casser la main au passage. Tsuki semble avoir perdu toute sa joie de vivre et est redevenue une banale demoiselle, qui se débine par manque de confiance en elle. Être ninja, ce n’est pas son domaine. Ce n’est pas sa vie. Est-ce seulement ce qu’elle veut, au fond ? La blonde baisse la tête. Ses prunelles écarlates semblent chercher des réponses sur le sol, en vain. Elle soupire. Ses yeux remontent : sur leur chemin, ils croisent le pantin, plus loin, ils font connaissance avec les arbres. Sa tête suit le mouvement, jusqu’à ce que son parcours se termine dans le ciel.
« Comment tu fais ? Comment vous faîtes, tous ? » Elle marque une pause. « C’est tellement simple avec un animal, mais ç’a l’air tellement compliqué sur des cibles humaines … »
Tsuki se mord la lèvre. Le doute la gagne, l’emporte. C’est toujours comme ça quand elle doit s’entraîner. Son enthousiasme est gigantesque, puis il s’amoindrit jusqu’à complètement disparaître. Mais elle ne doit pas faiblir ! Non ! La demoiselle range son kunai et se claque les joues.
« Non, non, non ! »
La moue bougonne est revenue, mais cette fois elle est remplacée par de la détermination, une immense détermination. Tsuki ne doit surtout pas décevoir Yahiko, parce que Yahiko est un vrai bagarreur, qui se bagarre jusqu’à se blesser ! Alors elle doit sortir de ce cercle infernal et apprendre, pour devenir suffisamment forte pour se défendre !
« Montre-moi ! », lui lance-t-elle, brusquement. Elle marque une pause. « Tu peux me montrer ce que tu veux. Je peux te prêter un kunai, si tu veux ! J’ai aussi des clochettes, mais je ne pense pas que tu en aies besoin … »
Tsuki est sortie de sa bulle, elle l’a percée et s’est hissée face à ses démons. Il est temps, grand temps de grandir et d’évoluer. Le monde ne l’attendra pas, alors elle doit aller plus vite que lui. Son nouveau partenaire semble être idéal pour l’aider à accomplir cet objectif.
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Ven 10 Aoû 2018 - 3:48
-"Oh... euh pardon, c'est pas ce que je voulais dire !" s'exclama t'il en tendant ses bras devant lui, comme quelqu'un qui voulait apaiser les tensions mais qui avait bien trop de pudeur et de respect pour entrer en contact direct avec elle.

Son expression avait changé, son visage si calme et joyeux s'était transformé une première fois en une tête énervée, et Yahiko n'était pas de ceux qui aimaient être détestés. De ses ennemis, il s'en moquait, mais pas des personnes qui ne le connaissaient pas vraiment et qui n'avaient pas vraiment de raison de le détester, surtout lorsqu'elles avaient l'air innocentes et sensibles. C'était probablement les dernières personnes à qui il voulait déplaire. Se justifier, c'était probablement la seule chose à faire pour essayer de se rattraper dans son estime.

-"J'ai de grosses attentes de moi-même, et j'estime devoir en faire beaucoup pour devenir celui que je veux, voilà tout...", dit-il d'une petite voix certes audible, mais toute aussi gênée. "Rien à voir avec toi bien sûr ! Tu es bien libre de devenir qui tu veux et de la manière dont tu le veux", tenta t'il de rattraper avec un sourire.

Avec un air toujours aussi boudeur, elle prit cependant sa main pour que les deux ninjas puissent se relever mutuellement. Le Sendai en avait bien besoin, lui qui s'était suffisamment blessé pour ne pas pouvoir s'appuyer sur sa main droite. Ce dernier fut par ailleurs quelque peu apaisé alors qu'elle accepta son invitation pour s'entraîner ensemble, signifiant qu'elle ne lui en voulait pas, ce qu'il prenait en quelques sortes comme un moyen de se racheter pour la peine qu'il avait pu lui faire. Probablement trop sensible au soucis que les autres pouvaient se faire, et trop redevable à tous ceux qui semblaient dans le besoin, mais ce n'était pas objectivement des mauvaises choses. Acquiesçant à leur accord d'un signe de tête, il observa la kunoichi sortir un kunai de sa poche et le manipuler étrangement. Elle portait bien trop attention à ce qu'elle faisait pour que ce soit normal, un kunai n'avait jamais reçu un tel intérêt de quelqu'un. Son joyeux visage avait disparu à son tour, et il l'entendit brièvement marmonner quelque chose qu'il n'avait pas réussi à entendre.

Lui adressant un regard interrogateur qu'elle ne voyait pas tant elle était préoccupée par quelque chose qu'il ne savait pas, il s'apprêta à lui demander si tout allait bien, mais elle reprit parole aussitôt. Des interrogations, qui n'étaient pas celles de quelqu'un qui savait vers où aller et comment y aller, et bien plus que ça, qui reflétait tout le sentiment d'incompétence qu'elle devait ressentir en ce moment-même. Il ne pouvait pas la laisser comme ça, son intervention ne laisserait pas le temps à ses démons de s'emparer de son esprit innocent. Il tendit alors le doigt et le tapota un coup sur son front, comme pour la ramener à la réalité.

-"Tu sais, il n'y a pas vraiment de comment... nous le faisons, c'est tout. Si tu veux voir un obstacle infranchissable, alors tu te confronteras à un obstacle infranchissable. Je pense que c'est une qu-"

Il fut interrompu par les claques qu'elle se mis sur les joues. Un bon ami l'aurait empêchée de se frapper, mais il n'était pas comme ça. Plutôt que d'essayer passivement de comprendre une peine et de l'accepter, Yahiko préférait la rediriger vers autre chose, afin que ce problème puisse se transformer en solution. Et puis, peut-être se serait-il jugé de la même manière s'il avait été à sa place. Il se tut, voyant bien qu'elle était occupée à combattre les démons qui essayaient de s'emparer de sa bonne volonté, et sourit en voyant tout son entrain revenir. Effectuant un nouveau signe de tête pour montrer son accord face à ce qu'elle lui avait demandé, il s'écarta légèrement, posa sa main à la verticale dans le vide, et créa un grand mur de chakra, qui lui servait normalement de protection contre des techniques.

-"Tu vois ce mur ? C'en est un que je crée pour contrer différentes techniques de Ninjutsu, habituellement. Sa solidité permet de contrer de nombreuses attaques, physiques ou de Ninjutsu. C'est à dire que si je frappe dessus sans toute ma force et toute ma volonté, il ne se brise pas."

Pour illustrer, il se mit en face de son mur et donna un coup de poing gauche contre celui-ci, sans entrain, sans mouvement de bassin, sans élan, sans intention de le briser. Sa main s'écrasa minablement dessus et rien ne se produisit.

-"Dans ce premier coup, je n'ai mis ni la force, ni la volonté, alors il ne s'est pas brisé. Si je mets toute ma force mais que j'ai peur d'affronter cet obstacle, je me blesserais... du coup je ne te le montrerai pas. Par contre, je peux te montrer ce qu'il se produit lorsque l'on possède la force et la hargne."

Prenant un élan bien plus conséquent qui était visible par un écartement de ses deux jambes et où l'un des deux pied servirait de point d'ancrage pour transmettre toute la force, il arma son poing gauche, et à toute vitesse, il éclata son mur en le transperçant largement. D'un seul coup, tout le mur était dissipé, et son poing n'avait aucune trace d'une quelconque blessure. Le mur n'avait rien retenu du tout. Se redressant pour se tourner vers la jeune fille, il comptait bien finir sa première petite leçon, qui en plus de s'appliquer au taïjutsu, pouvait très bien s'appliquer dans sa vie personnelle.

-"Tu vois, lorsque j'ai frappé mon mur, je n'ai à aucun moment imaginé que je pouvais échouer. Il ne représentait pas un obstacle, je n'avais pas peur de lui !", lui dit-il en souriant. "Si cela peut t'aider, imagine que ce mur représente tous tes démons. Tant que tu ne les brises pas, ils te retiendront avec eux, et tu ne pourras jamais franchir la barrière qui te sépare de celle que tu veux devenir."

Il ne savait pas vraiment si elle accrocherait à cette imagination, mais il trouvait l'exemple et l'illustration parfaitement parlant par rapport à ce qu'elle venait tout juste de vivre en observant son kunai. Sortant son propre stylo de sa poche, il écrivit sur sa propre paume de main gauche les initiales "B.B.", et le rangea aussitôt. Il tendit ainsi sa main gauche à plat vers Tsuki, le bras tendus, et s'apprêtait à la deuxième étape de sa petite leçon : la pratique.

-"Ces deux initiales signifient pour moi "soit courageux". Si ça t'intéresse, je te raconterai une anecdote à ce sujet avant que nous nous quittions, elle t'aidera peut-être. Je veux que tu gardes ça sous tes yeux à chaque fois que tu me frapperas, pour que tu n'oublies jamais ton objectif : frapper avec le plus de détermination possible, sans craindre ton obstacle. Nous verrons après pour la façon de frapper. D'abord, montre moi comment tu donnes un coup de poing."

Il ne se décidait pas du tout à partir bêtement sur la façon de donner un coup de poing. De manière générale, aux yeux de Yahiko, lorsque l'on voulait exceller au Taïjutsu, il fallait surtout croire en soi, et ne jamais percevoir une possibilité d'échec. Travailler avec la kunoichi à ce sujet était probablement la meilleure chose qu'il pouvait faire pour l'aider à réaliser son Nindô.


Dernière édition par Sendai Yahiko le Mar 14 Aoû 2018 - 13:45, édité 1 fois
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Sam 11 Aoû 2018 - 11:52
La différence de pratique entre les deux éclate au grand jour. D’un côté, Tsuki, chasseresse un peu spéciale mais extrêmement limitée en matière de combat, de l’autre, Yahiko, sorte de professionnel du combat. Il ne faut pas longtemps à son partenaire kumojin pour lui montrer qu’elle a encore beaucoup à apprendre. Le mur de chakra semble au début rebondir, ne rien « sentir ». Taper sans hargne, c’est donc un non. Il faut s’appliquer à mettre de la force, mais aussi de la volonté. Tsuki regarde avec attention son partenaire se placer d’une meilleure façon, prendre une posture bien différente. Cette fois, le coup de poing fait mouche, le mur se brise. Il faut donc taper à la fois avec volonté et force. La force sans la volonté blesse, la volonté seule ne fait rien. La blonde hoche la tête, admirative mais concentrée. Elle ne perd pas son objectif de vue : apprendre à se battre. Ou plutôt, apprendre à se défendre.

Les prunelles écarlates suivent le jeune homme aux cheveux gris. Le mur, ce sont les démons. Il faut empêcher les démons de vaincre, donc il faut les prendre de court et les vaincre avant eux. Hm. Tsuki prend en note, acquiesce. On dirait une enfant qui va à l’école et découvre. Les leçons sont très importantes, et elle garde particulièrement celle du mur aux démons. Cette image est tellement vraie, tellement applicable à sa situation. Ses peurs, son manque de confiance en elle et ses doutes sont une forme de mur. Tant qu’elle fuira, le mur l’écrasera et la fera reculer, de plus en plus loin de son objectif. Par contre, à partir du moment où elle dépassera ses peurs et viendra faire face, jusqu’à le détruire, elle sera capable d’avancer, grandir, devenir meilleure. Un sourire admiratif naît sur ses lèvres. Son instructeur est vraiment intéressant.

Ses pieds retombent sur terre lorsqu’il sort un stylo de sa poche. Il écrit « B.B. » sur sa paume. Tsuki arque un sourcil : pourquoi ? Que fait-il ? « Sois courageux », dit-il. La proposition d’anecdote intéresse la blonde, qui hoche la tête lorsqu’il la mentionne. Raconter des histoires après avoir travaillé dur est une très bonne idée, non ? Apprendre à connaître celui sur lequel elle s’apprête à frapper … Intéressant comme idée. Son sourire se mue en une mimique rieuse. Ne jamais oublier ces deux initiales. Être déterminée, ne pas craindre. Être courageuse. Tsuki inspire profondément.
« Sois courageuse. », répète-t-elle, pensive.
Elle ferme les yeux, puis hoche vivement la tête. Ne jamais perdre de vue cet objectif : être courageuse pour mener à bien ses projets. Devenir meilleure. Plus forte. Mais comment faut-il faire maintenant ? Lancer un coup de poing, comme ça ? Sur lui ?! Tsuki penche la tête, réfléchit. Comment faire … ? Doit-elle taper directement contre lui ? Doit-elle simplement se jeter dessus ? Comment met-on un coup de poing efficace. La blonde se mordille l’intérieur de la joue. Comment ça marche, tout ça ? Un animal, c’est différent, on ne lui met pas de coup de poing. Et, surtout, on n’apprend pas à se battre contre un animal. Alors, comment ?

Les doutes reviennent, balaient sa détermination. Puis elle ferme les yeux. Être courageuse. Ne pas craindre. Être déterminée. Mettre tous les doutes de côté et se projeter dans l’action, dans la bagarre. Ne rien laisser briser cette détermination. Être courageuse. Tsuki revoit la posture de son partenaire et cherche à l’imiter. Un pied en arrière, qui fait ancrage. Et après ? Elle fouille sa mémoire. Armer son poing et attaquer ? Oui. Elle hoche à nouveau la tête, hésite. Comment faire avec le poing aussi ? Il avait les pouces dedans ou dehors ? Plutôt dehors ? Dedans ? La posture se défait, Tsuki hésite. Être courageuse. Ne pas réfléchir, être déterminée et puissante.

Alors, elle ferme le poing, pouce dehors, et serre. Ses ongles heurtent ses paumes. Elle inspire profondément et prend une posture un peu différente, qui lui permet une approche plus rapide, plus vive. Tsuki n’a pas beaucoup de force, elle le sait, donc elle préfère réfléchir à quelque chose qui sera plus efficace plus vite. Son pied est ancré dans le sol, elle se prépare. Et enfin, Tsuki lâche.

Tout son corps semble suivre le mouvement tandis qu’elle s’élance, le poing envoyé par le dessous pour frapper sur sa cible. Être courageuse. Être courageuse. Être courageuse.
« Aaaaaah ! »
Petit corps, grande vitesse.
Qu’adviendra-t-il au moment de l’impact ? Sera-t-elle dans le bon ? Peu importe.
Être courageuse, c’est tout ce qui compte.
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Mar 14 Aoû 2018 - 13:43
La concentration qu'avait la jeune fille sur ce que faisait le Genin le surprenait. Il ne pensait pas qu'il aurait un jour à donner des conseils à qui que ce soit dans un quelconque domaine, lui qui avait au cours de sa vie été plus souvent un jeune homme manipulé plutôt qu'une influence pour quelqu'un. En réfléchissant à long terme, c'était pourtant ce que voulait son père, manipuler son jeune enfant influençable pour qu'il devienne un homme influençant, mais il n'en était jamais arrivé à cette étape de sa vie, il n'était qu'en cours d'accomplissement personnel. Peut-être que le destin voulait que Tsuki et lui se rencontrent afin de s'entraîner à devenir une image à suivre, mais c'était une vision bien prétentieuse des choses. Le Sendai préférait largement penser au moment présent et au plaisir qu'il avait à apprendre à quelqu'un qui en avait besoin, car après tout, il aurait bien aimé être dans sa situation dans les domaines où il était le plus en difficulté.

Sa détermination et la confiance qu'elle semblait lui confier le touchait sincèrement, ça faisait parti des premières fois qu'il rendait service à quelqu'un, et l'innocence qu'elle dégageait lui donnait encore plus le sentiment de faire quelque chose de bien. L'observant réfléchir à tout ce qu'elle avait à faire, il n'osait pas l'interrompre. Son bras était toujours tendu vers l'avant, démontrant sans cesse le signe "B.B." qu'il avait écrit sur sa paume. Il y avait deux raisons pour ceci : lui donner confiance à chaque fois qu'elle regarderait ces lettres, et se donner une longueur d'avance pour stopper le coup de poing qu'elle s'apprêtait à lui donner. Garder ses bras devant soi plutôt que le long de son corps permettait de se donner bien plus de chance d'arrêter un coup de poing, étant donné le temps de réaction, la distance qu'il fallait parcourir mais aussi la concentration musculaire qu'il fallait mobiliser. Il n'attendait ainsi qu'une chose : qu'elle s'élance, lui laissant tout le temps dont elle voulait disposer.

Lorsqu'elle le fit, elle cria. Ce n'était pas un cri où elle montrait qu'elle craignait ce qu'elle allait faire, non, elle ne pensait pas à la possibilité qu'elle avait de le blesser, elle ne voulait qu'une seule chose : le faire, à tout prix. C'était exactement ce que le Genin désirait. Ce dernier ne connaissait d'ailleurs pas sa force, mais sa rapidité était déjà plus que suffisante pour quelqu'un qui n'avait jamais pratique de Taïjutsu. Personne ne naissait avec une telle vivacité, comme si elle s'entraînait à autre chose. S'ils venaient à rediscuter plus posément, il lui poserait la question, sans aucun doute. Si la vitesse était elle au rendez-vous, Yahiko se rendit compte au moment du choc que c'était la force qui lui manquait, et ça, la détermination ne pouvait le combler, il fallait s'entraîner. Par contre, si elle ne voulait s'entraîner pour améliorer sa force, peut-être pouvait-elle profiter de son gros atout qu'était la vitesse pour l'intégrer à son style de combat.

En un rapide mouvement de bras, la paume de la main de Yahiko vient percuter le coup de poing de la jeune fille et le stoppa net, ses doigts entourant son poing.

-"Tu apprends vite, c'est exactement ce que je voulais voir", dit-il d'un sourire.

Elle n'avait certainement pas la vitesse ou la force pour avoir une chance de le toucher dans l'état des choses, mais le Sendai n'avait aucun doute sur les potentialités qu'elle avait. Il était bien trop entraîné pour risquer quoi que ce soit, mais à entraînement égal, peut-être que sa vitesse dépasserait largement la sienne.

-"Ta mentalité était parfaite lorsque tu as voulu me frapper, mais maintenant, c'est le coup de poing en lui-même qu'il faut un peu changer." Il s'écarta un peu d'elle et se mit de profil afin qu'elle puisse correctement observer son mouvement. Jambes légèrement écartées, l'une devant l'autre, le coup de poing droit armé avec les ongles rentrant dans la paume et la paume orientée vers le ciel, l'autre bras en position de garde. Il s'arrêta dans cette position.

-"Cette position, c'est celle de base avant de donner un coup de poing. Pendant que tu l'envoies, tu tournes ton avant bras pour que ton pouce soit orienté vers le bas. En fait, la rotation va permettre de gagner en rapidité et en pénétration, ce qui le rend plus efficace qu'un simple coup de poing."

Il s'exécuta devant elle, modifiant les allures pour s'assurer qu'elle puisse comprendre ce qu'il attendait d'elle. Passer d'un poing où le pouce était orienté vers le ciel à un poing où le pouce était orienté vers le sol, afin d'augmenter le pouvoir destructeur. Se redressant, il tendit sa main en avant et créa un mur de chakra bien plus fin que le précédent, plus adapté à la puissance actuelle de la jeune fille.

-"Lorsque tu te sens prête, détruis moi ce mur, ce sera l'achèvement de ce petit entraînement", annonça t'il avec un sourire amusé, en même temps curieux de savoir si elle allait le détruire du premier coup.

Le mur qui se dressait devant elle lui demandait d'avoir acquit au moins cette petite technique, mais surtout la volonté de le détruire sans avoir peur de se blesser. Avoir peur, c'était souvent la véritable cause des maux.
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Mer 15 Aoû 2018 - 16:28
L’impact est arrêté par la main de Yahiko. Rien d’imprévisible jusque-là. Tsuki le savait, c’est d’ailleurs ce qui l’a poussée à taper sans se retenir. Une relation de confiance de mentor à élève semble se créer entre les deux shinobis, l’un donnant des conseils pendant que l’autre les applique. La blonde sourit lorsqu’il lui dit qu’elle apprend vite. C’est un beau compliment venant de son partenaire, qui a bien plus d’expérience qu’elle. Véritable moteur dans l’évolution de la kunoichi, Yahiko fait preuve d’une prestance et d’une patience similaires à celles d’un professeur. Tsuki oscille entre admiration et profond respect, tout en restant particulièrement attentive à ses conseils, prête à les appliquer pour devenir meilleure. Son excursion jusqu’au terrain d’entraînement aura été très périlleuse, mais elle se sera surtout avérée extrêmement instructive. La blonde se félicite d’être passée au-delà de ses craintes pour arriver jusqu’ici.

Les prunelles incarnates se plissent, suivent le moindre mouvement de Yahiko. Son coup de poing n’était pas bon. À l’origine, la demoiselle se sait manquer de force. De ce fait, elle va obligatoirement s’en remettre à sa rapidité, qui lui servira à surprendre son adversaire pour lui fondre dessus. Cependant, si sa posture est incorrecte, peu importe combien elle accélère, son attaque ne fera jamais suffisamment de dégâts lorsqu’elle fera mouche. Le jeune homme bouge, se place. Inconsciemment, la demoiselle effectue les mêmes mouvements, sans pour autant frapper comme il le fait. Le poing vers le ciel au départ, qui finit face au sol lors de l’impact. Tsuki hoche la tête : jusque-là rien de compliqué. Une fois la démonstration terminée, Yahiko dresse un nouveau mur, cette fois plus fin que le premier. Elle le fixe, légèrement dubitative, pas certaine de réussir à le briser du premier coup, mais peu importe. La kunoichi se sent prête à taper dessus jusqu’à ce qu’il éclate !
« D’accord … », murmure-t-elle.
Tsuki se tourne face au mur et se met en position. Elle hésite plusieurs fois, jusqu’à trouver la posture idéale, la plus proche de ce que le jeune homme lui a montré. Être courageuse. Ne rien craindre. Mettre de la détermination. Ces conseils reviennent, repassent dans sa tête encore et encore, comme un mantra. La blonde se donne du courage, juste assez pour chasser la peur qui l’habite et effacer les hésitations. Poing vers le ciel au départ, rotation qui l’amène à faire face au sol avant l’impact. La crevette hoche la tête, inspire profondément. La vitesse ne lui servira peut-être pas. Ou peut-être ? La vitesse peut-elle être un facteur de puissance s’il s’ajoute à l’impact ? Après tout, plus elle est haute quand elle saute sur sa proie, plus la proie sera impactée lorsque le contact aura lieu. La blonde défait sa posture et réfléchit un instant.
« La vitesse … Exploiter la vitesse. »
Nouveau murmure, entre deux réflexions. Ses yeux se ferment. Nouvelle inspiration. La posture revient, le poing suit la même idée que Yahiko lui a donné, mais sa position semble plus ouverte, pour faciliter la rapidité du mouvement. Au départ, Tsuki s’apprêtait à taper de la même façon qu’au départ. Détermination maximale, courage suffisant, mais pas assez de force, parce qu’elle n’a pas exploité sa principale qualité : sa vitesse. Son petit corps ne lui permettra définitivement pas de flanquer des raclées grâce à sa force, donc il lui faudra faire autrement. Elle ferme les yeux. Taper non pas une fois, mais deux. Deux fois dans un intervalle si serré que la cible aura aussi mal que si une personne de force plus élevée l’avait frappée une fois. Compenser le manque de force par la vitesse. Les yeux écarlates se rouvrent, plus déterminés que jamais.

Tsuki se jette sur le mur, dans la même posture que Yahiko lui a montré. Au moment du premier impact, elle utilise toute sa souplesse et sa rapidité pour enchaîner deux coups de poing : le premier est exactement comme son mentor lui a montré. Le second, quant à lui, profite du fait que le poing soit retombé avec l’impact pour donner un uppercut. Le mur, au départ simplement ébranlé par la première attaque, vole en éclats. La demoiselle se tourne vers Yahiko, un énorme sourire sur les lèvres.
« La vitesse ! »
Elle lève les bras au ciel, mue par une profonde fierté. Il est bien plus simple pour Tsuki de se battre de cette façon plutôt que d’essayer de miser sur la force pure. Du coup, que cette offensive ait fonctionné la met de très bonne humeur.
« Évidemment, il doit y avoir plein de choses à améliorer là-dedans, mais bon. C’est déjà mieux que rien j’imagine ! »
Son enthousiasme déborde. La blonde croise les bras sur sa poitrine. Son sourire devient malicieux, amusé.
« Vu que la destruction du mur met fin à l’entraînement, qu’est-ce qu’on fait, Capitaine ? »
Typique clin d’œil de Tsuki. Pleine de confiance retrouvée, la blonde porte un regard bien différent sur les entraînements et surtout les combats shinobis. Elle se donnera sûrement davantage pour s’améliorer à l’avenir, moins terrifiée par ses propres lacunes.
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Jeu 16 Aoû 2018 - 21:46
La posture droite, observateur, une main posée sur la hanche et l'autre bras se laissant tomber le long de son corps, Yahiko observait la jeune fille d'un sourire. Il était étrangement fier d'elle, alors qu'il ne la connaissait pas le moins du monde il y avait de ça quelques minutes. Touché par la situation, il mettait tout son corps et toute sa volonté pour la faire progresser. Il aimait ça, cette idée d'être utile à des gens, il n'avait pour le moment jamais ressenti cette sensation, et cette Tsuki la lui faisait découvrir. Ainsi, c'était avec toute l'attention du monde qu'il l'observait, dans ses réflexions, dans ses essais de postures. Sa volonté était admirable, elle ne se forçait pas à une tâche qui lui déplaisait, rien de ça, elle avait l'air d'éprouver une réelle curiosité à l'idée de réussir ce qu'elle entreprenait.

Ses réflexions s'orientaient même vers la vitesse, elle savait aussi bien voir mieux que Yahiko qu'il s'agissait de son point fort, et que c'était dans cette voie que sa solution se situait. Il attendit les transformations, ce qu'il voulait voir, c'était l'explosion de ce mur. Combien d'essais mettrait-elle ? Si elle y avait du premier coup, c'est qu'elle était bien plus forte que ce qu'elle croyait, et que son potentielle dépassait sûrement ce qu'elle pouvait imaginer. Si elle n'y arrivait pas tout de suite, c'est qu'il lui fallait prendre plus de temps pour réfléchir à ce qu'elle devait faire. Il attendit quelques minutes, avant de la voir s'élancer une bonne fois pour toute. Il ne cligna pas d'un seul oeil en la voyant s'élancer, absorbé par la situation. Quelque part, il désirait la voir le briser du premier coup. C'est qu'il s'attachait à sa réussite, le bougre.

Il ne put empêcher de sourire en la voyant éclater ce mur de deux vifs coups de poing, reflétant toute la fierté qu'il avait pour elle. Cette fierté était d'ailleurs partagée par la blonde, qui semblait avoir perdu tout doute et toute crainte pendant ce moment de gloire. L'écoutant parler, il rit, admirant ce qu'elle avait réussi. Peut-être qu'à sa place il n'aurait pas réussi une telle prouesse du premier coup. Ça cachait quelque chose, sa vitesse, il y avait un mystère derrière. Probablement la prochaine discussion qu'ils auraient elle et lui. Faisant disparaître tous les débris de chakra qui jonchaient le sol, il s'apprêtait à prendre la relève.

-"Haha ! Je m'en moque de ce qu'il y a à améliorer, tu as réussi parfaitement bien ce qu'il fallait, bien joué !", dit-il avec le même rire fier que celui qu'il avait arboré naturellement en la voyant réussir.

Il était fou de la voir rationaliser dans ce moment là, elle ne devait penser qu'à sa réussite. Evidemment qu'il y avait à améliorer, s'il n'y avait rien à améliorer, tous les Genin seraient les meilleurs shinobis du monde. Ce n'était pas important, elle n'était pas là pour se spécialiser dans le domaine, il fallait juste ce qu'il fallait pour se défendre contre une attaque au corps à corps.

-"Je voulais te parler un petit moment. Ta vitesse est bien plus intéressante que celle de quelqu'un qui ne s'y connait vraiment pas au corps à corps... Qu'est-ce que tu fais à côté ?"

Il prit un petit instant de pause avant de reprendre, approfondissant son idée.

-"Comme elle est assez impressionnante pour une novice, je me dis que tu pourrais en faire une force en corps à corps. Ce ne serait pas pour frapper, plutôt pour parer, esquiver, renvoyer, faire tomber... Enfin, tu vois l'idée quoi ! Ce serait sur ça que je voudrais t'entraîner !"

Sinon, il y avait s'entraîner à comment anticiper les coups, comment contre-attaquer, il y avait les coups de pieds aussi qu'ils pouvaient aborder. Mais ce qu'il avait évoqué était vraiment ce qui semblait le plus intéressant actuellement.
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Ven 17 Aoû 2018 - 1:56
Des compliments. Une fierté non-dissimulée de la part de son mentor. Tsuki sent son ego gonfler encore davantage. Elle a réussi quelque chose de plutôt bien, et Yahiko semble refuser qu’elle se mette des bâtons dans les roues inutilement. Son application n’était pas parfaite, mais la réussite prouve qu’il y a un grand potentiel dans ses petits bras. Du coup, pour éviter de le décevoir, la blonde balaye lentement d’un signe de tête tout manque de confiance en elle. Son sourire s’étire pour de vrai et elle laisse de côté tous les doutes ou même le perfectionnisme dont elle aurait pu faire preuve, l’objectif est de se féliciter de cette réussite, oh oui ! Alors surtout, surtout, ne pas se laisser abattre pour quelque chose d’inutile. En réalité, voir Yahiko l’encourager de cette façon lui met du baume au cœur, au point que de légères rougeurs naissent sur ses joues. Une telle fierté court dans son esprit de voir qu’il la félicite ainsi. Ce garçon est probablement le meilleur professeur dont elle aurait pu rêver ! Une personne particulièrement gentille, attentive et patiente, capable de donner des explications concises et claires … En bref, la réussite de Tsuki, selon elle, tient autant à son investissement qu’à l’investissement de son partenaire. Elle le sait, ce jeune homme est un excellent moteur, donc elle tient à ne surtout pas le décevoir.

Vient enfin la question fatidique. La sempiternelle. Même si, cette fois, elle arrive d’un contexte différent et pour une raison différente, donc c’est un progrès. Pourtant, la raison de sa vitesse ne change pas, c’est toujours la même … Avant de répondre, la blonde attend, parce qu’elle sent que Yahiko n’a pas terminé de s’exprimer. Son sourire revient aussitôt. La patience et l’attention du jeune homme reviennent de plus belle, presque plus marquées encore que précédemment. Tsuki hoche lentement la tête. Sa vitesse est, effectivement, un bon point sur lequel axer l’entraînement. Mais parer, esquiver, renvoyer, faire tomber ? Alors oui, oui, elle saisit parfaitement l’idée, mais il tient à développer ce genre de réflexes maintenant ? Comment ? La blondinette cligne rapidement des yeux, légèrement sonnée.
« Euh … »
Ce programme a l’air d’être extrêmement long, comment compte-t-il s’y prendre ? Elle hésite un instant, croise les bras sur sa poitrine. Puis, elle se décide. N’est-il pas parvenu à lui faire briser un mur avec ses conseils ? N’a-t-il pas été patient jusque-là ? Ne mérite-t-il pas sa confiance, finalement ? Tsuki hoche de nouveau la tête. La mine hébétée présente sur son visage s’est dissipée pour laisser place à un sourire amusé, intrigué. Elle reprend la parole, en commençant par le commencement.
« Ma vitesse vient de la chasse. Avant d’être une Genin, j’étais une chasseresse. Je le suis toujours, d’ailleurs. Du coup, entre les moments où je dois attraper mes proies, les autres moments où je suis contrainte à me déplacer d’un arbre à l’autre … Comme je savais que je ne pourrais jamais prendre un animal lourd de court avec ma petite taille et ma force, j’ai décidé de miser sur la vitesse. Je me suis donc entraînée sur ce point, de façon à devenir suffisamment agile pour me mouvoir comme je le veux, et suffisamment rapide pour ne pas me faire distancer par un animal. »
Une petite explication comme celle-ci semble de rigueur suite à tous les conseils du jeune homme ! Tsuki sourit, pensive. La chasse, toujours un tel plaisir. Bien que ce sujet soit constamment criblé de questions, la blonde aime toujours autant en parler. C’est à la fois une fierté et une passion inaltérable. La chasse, c’est Tsuki. Tsuki, c’est la chasse. Partager un petit bout de cet univers avec Yahiko, même si ce n’est qu’un minuscule morceau, fait plaisir à la kunoichi. Elle se ressaisit un instant, puis reprend la parole.
« Je vois où tu veux en venir. Par contre je ne sais pas du tout comment tu comptes t’y prendre. Évidemment, je suis toute ouïe, je suivrai tes instructions, Capitaine. », finit-elle par lâcher, tout sourire.
Tsuki se promet de revenir plus souvent au terrain d’entraînement, en particulier pour rencontrer des personnes aussi géniales que Yahiko. Même si, à ce moment précis, elle n’a vraiment aucune idée de ce que le shinobi va lui servir et, au fond, elle s’avoue craindre un peu ce qu’il risque de se passer. Mais qu’à cela ne tienne, au pire ce sera une vraie bagarre ! Sans peur, sans remord. Ou juste un peu.
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Ven 17 Aoû 2018 - 11:20
De la chasse, hein ? Oui, ça tenait bien la route. Une activité qui déplaisait au Genin tant elle intégrait de la souffrance animale, mais qui objectivement faisait parti de la chaîne alimentaire. Par contre, c'était sans aucun doute qu'une telle passion forgeait avec les années d'expérience une vitesse bien plus importante que la normale. Il fallait cependant bien se méfier des autres shinobis aussi spécialisés qu'elle en Taïjutsu, qui avec un entraînement presque semblable, pouvaient avoir le même niveau au corps à corps. Après tout, tout ninja entraînait son corps. Il n'était absolument pas là pour la faire devenir compétente contre des ninjas réellement entraînés au Taïjutsu, mais s'il pouvait lui donner quelques cordes à son arc pour être plus efficaces que d'autres novices, c'était tout bon à prendre. C'était par ailleurs une information qu'il devait obligatoirement partager à la jeune fille, tant elle doutait des événements qui allaient se dérouler. Hochant la tête auparavant pour démontrer qu'il comprenait ce qu'elle disait par rapport à la chasse, il cessa ses mouvements de tête et sourit lorsqu'elle évoqua ses doutes.

-"D'abord, je veux que quelque chose soit clair entre toi et moi. Ce que je t'apprends aujourd'hui ne pourras pas t'être utile contre quelqu'un qui s'est véritablement spécialisé en Taïjutsu. Tu retrouveras peut-être certains comportements que je vais t'expliquer, mais leur vitesse et leur force seront bien supérieures à ce à quoi tu as pu t'habituer pendant ce petit entraînement." Prenant un léger temps de pause pour reprendre calmement sa respiration, il leva le doigt en l'air en reprenant son petit monologue. "Par contre, contre quelqu'un qui ne s'est pas spécialisé, tu devrais pouvoir réussir à prendre largement l'avantage. Tout d'abord, un peu de théorie !"

S'écartant légèrement d'elle, il pointa cette fois du doigt la pochette ninja qu'il avait accrochée sur la jambe droite.

-"Comme on a déjà vu les coups de poing, je vais continuer directement avec les esquives et les parades. Un aspect super important pour te donner un avantage dans tes esquives, parades et pour contre-attaquer est l'anticipation. Si tu anticipes un coup, tu réagis plus vite, et tu pourras prendre de vitesse ton adversaire."

Il lui adressa un clignement d'oeil et un sourire complice, tant ils seraient sûrement sur la même longueur d'onde quant à l'atout principal de la kunoichi qu'il venait d'évoquer : la vitesse. Tapotant du doigt sur sa petite pochette, il reprit.

-"Un ninja novice en Taïjutsu, s'il en arrive aux mains, voudra être efficace rapidement, et s'il se décide à te frapper plutôt qu'à utiliser un autre de ses arts ninjas qu'il maîtrise plus, il utilisera ce qui le rassure : sa main forte. Tu peux la repérer premièrement grâce au positionnement de sa pochette ninja. Par exemple, si tu me demandes de sortir un kunai pour viser sur une cible, même si je peux lancer un kunai des deux mains, je voudrais m'assurer de toucher ma cible et de te montrer un jet efficace. Etant droitier, je lancerai forcément ce kunai de la main droite, il y a donc de très fortes chances pour que le premier coup que la personne veuille te donner provienne de la main droite. Pour connaître à l'avance quel coup de poing ton adversaire risque de te donner pendant ton combat, retiens donc : d'abord l'emplacement de la pochette, et pour confirmer, une main avec laquelle il lance un projectile, peu importe de quel projectile il s'agit."

Evidemment, il avait beau déblatérer toutes ces informations, il y avait au moins deux choses à retenir et qu'il comptait expliquer à Tsuki. La première chose, c'est que cela ne fonctionnait que pour les coups de poing, et que cela ne l'aiderait que contre le premier coup auquel elle serait confronté. Cela signifiait bien une chose : c'était dès le premier coup de poing de son adversaire qu'elle devrait prendre l'avantage, ou du moins qu'elle aurait le plus de chance de prendre cet avantage. La deuxième chose, c'est qu'il ne s'agissait que de théories, et que tout l'intérêt de la vie était d'être confronté à des contre-exemples. Autrement dit, même si elle observait ces deux détails sur un ninja, elle devait maintenir une vigilance constante. Malgré ça, il reprit.

-"Tout ce que je viens de te dire ne s'applique qu'aux coups de poings, et principalement au premier coup de poing auquel tu seras confrontée. Ça veut dire que tu devras pouvoir prendre l'avantage dès ce moment. Les coups de pieds sont bien différents, parce qu'ils n'ont pas vraiment de lien dans le monde des ninjas avec la notion de précision, comme elle se retrouve dans un lancer de kunai par exemple. Il n'y a qu'une seule chose que je peux te conseiller pour repérer le pied fort de ton adversaire, ce sont les appuis qu'il utilise. Je préfère frapper du pied gauche, parce que mon appui est bien plus fort dans le pied droit, ce qui me permet un transfert de puissance plus efficace. Il faut essayer de te fier à ça, mais comme tu peux le voir, c'est un peu plus compliqué que les poings", se permit-il d'un rire gêné en se grattant l'arrière de la tête.

Se mettant en place, sur ses appuis, à quelques mètres d'elle, il comptait bien passer à la démonstration. Tout ce qu'il venait de lui expliquer, ce n'était que de la théorie, maintenant pour savoir comment réagir, c'était en action. Et puis il avait parlé pendant un moment important, il fallait recommencer à se défouler un peu.

-"Bon, ça suffit les explications. Pour les esquives et les parades, je vais te montrer comment on fait, ce sera plus explicite. Frappe moi une nouvelle fois, d'abord avec un de tes poings, ensuite avec un de tes pieds."

Suite à ce long discours, une question emplit la tête du Genin aux cheveux blancs : essaierait-elle d'être à contre-courant en essayant de le frapper de la main gauche ou de son pied inhabituel pour le surprendre, ou essaierait-elle de jouer l'efficacité ?
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Sam 18 Aoû 2018 - 18:30
Beaucoup. Beaucoup trop. Des informations partout, à n’en plus pouvoir, à se perdre dedans. Tsuki hoche la tête, cligne des yeux, note dans sa tête. Il y a une telle masse d’informations qu’il lui faut un certain temps pour toutes les enregistrer. Les assimiler prendra plus de temps, mais les avoir en tête sera déjà un bon premier point. Déjà, elle retient que ces explications ne lui permettront pas de vaincre une personne spécialiste du Taïjutsu. Jusque-là, aucune surprise, bien au contraire. Tsuki acquiesce. Puis, elle reprend depuis le départ. Avant toute chose, il lui faudra faire preuve de vitesse à la fois dans l’exécution mais aussi dans l’observation. Si elle anticipe vite et proprement, elle pourra jouer sur la surprise et utiliser les points faibles de son adversaire pour en faire ses propres avantages. À nouveau, cela lui paraît plutôt simple et clair.

La théorie s’étend alors jusqu’aux exemples concrets, avec des explications précises. Tsuki arque un sourcil. Tout se joue dans la main forte de l’adversaire. Pour ça, retenir la main utilisée pour jeter un objet, mais surtout la position de la sacoche. Tout se fera avec la rapidité de l’adversaire, qui tiendra à être efficace et, du coup, optimisera ses actions ainsi que son temps en rendant tout beaucoup plus accessible : ainsi, l’emplacement de la sacoche est un très bon indice. Par la suite, la main utilisée pour jeter un objet sera un autre indice. La blonde absorbe les informations, les fourre dans un coin de sa tête pour ne pas les oublier. Sacoche. Main qui lance. Sacoche. Main qui lance. Ça fait beaucoup. Mais jusque-là, Tsuki suit.

L’explication continue, claire et précise, mais elle prend un tournant qui force la blonde à se concentrer. Cette capacité d’anticipation déterminera le premier coup. Une fois passé, ce dernier n’aura plus autant d’intérêt et le savoir ne donnera plus aucun effet de surprise. Surtout contre quelqu’un de spécialisé, qui lui tombera dessus brutalement. Mais le plus drôle, le plus compliqué, c’est l’explication sur les pieds ! Une question de pied d’appui, qui sera l’opposé du pied qui sera lancé, parce que le pied d’appui aura plus de force. La blonde arque un sourcil, hésite. Elle se repasse l’explication plus simplement. Si l’appui est plus fort, l’impact du pied envoyé sera plus grand parce qu’il y aura un transfert de vitesse. Jusque-là, tout va bien. Presque. Donc il faut regarder le pied maintenu au sol pour voir quel est le pied le plus fort. Du coup, depuis le début : pied gardé au sol signifie pied le plus fort, qui permettra de mettre plus de vitesse dans le pied qui partira heurter la cible. Tadam ! Quel génie, cette Tsuki. Tant de classe et d’intelligence, c’est fou.

Et puis là, c’est le drame. Après les explications, la pratique. La kunoichi doit frapper en premier avec son poing, puis avec son pied. Mais. Mais il y a un gros « mais » ! Tsuki n’a aucune idée de quel est son poing fort ni même quel est son pied d’appui ! Habituellement, elle cherche juste à tomber un bon coup sur la proie et c’est tout ! La blonde croise les bras sur sa poitrine, perplexe.
« Euh. »
Ses sourcils s’arquent et elle réfléchit longuement. Quelle main utilise-t-elle pour tenir son kunai ? Quelle main pour lancer une clochette ? Gauche. Toujours la main gauche, elle se sent plus précise avec. C’est assez étonnant, d’ailleurs, étant donné que la plupart des gens sont droitiers, mais peu importe. Tsuki hésite encore. Dans ce cas le poing fort serait le gauche ? Lequel a-t-elle utilisé pour briser le mur ? À vrai dire, elle n’en sait rien ! Dans le feu de l’action, la blonde n’a pas pris attention à la main utilisée pour l’impact, trop concentrée sur la nécessité de le réduire en pièces. Les informations s’enchaînent, s’emmêlent, créent un véritable bazar dans sa tête. Elle hésite.
« Bon. Je vais faire ça façon Tsuki. On ne se moque pas ! »
Son air sérieux tranche avec toute sa maladresse et son incompétence. Nulle ? Terriblement ridicule ? Qu’à cela ne tienne. Tsuki n’a pas d’autre solution pour découvrir ses appuis principaux, alors autant les chercher jusqu’au bout, non ? Dans un premier temps, la blonde agite les poings, sans trop savoir lequel lui « plaît » le plus. Le droit lui paraît trop imprécis mais semble plus lourd que le gauche. Pourtant, le gauche suit exactement la direction qu’elle lui donne, ce qui lui offre un confort qu’elle n’a pas avec le droit. Tsuki hoche la tête pour cette première découverte. Viennent ensuite les pieds. La blonde écrase le sol dans un premier temps avec le pied gauche et envoie le pied droit. La vitesse du pied est bonne, l’axe suit, tout lui paraît parfait. Elle s’arrête, recommence avec exactement la même posture. Le pied droit semble très bien partir et le pied gauche ne remue pas d’un poil. Les prunelles incarnates viennent chercher le jeune aux cheveux blancs. Son visage est passé de l’incertitude à l’amusement. Tsuki pense avoir trouvé.

Après ce mini-échauffement, la blonde fonce sur le Genin, prête à en découdre. La première arme, le poing, toujours le gauche, suit le mouvement expliqué au départ : d’abord orienté vers le ciel, puis il tournoie jusqu’à faire face au sol. La vitesse lui semble parfaite, la précision aussi. Tsuki obtient donc la certitude que son poing fort est à gauche, contrairement aux attentes ordinaires. L’attaque fait « mouche », mais est parée. La blonde observe, puis ne se laisse pas débiner et arme son pied gauche pour envoyer le droit. La vitesse dans les mouvements de Tsuki lui permettent de penser qu’elle est sur la bonne voie. Que ces appuis sont probablement les bons, et il y a une explication.

Elle saute en arrière pour reculer et comprendre ce qu’il vient de se passer. Cependant, avant, elle lève un doigt au ciel pour donner une explication à Yahiko.
« Je pense que tu as remarqué que je n’étais pas vraiment au fait des poings forts et des pieds d’appui. De ce que j’ai pu voir, même si c’est léger, mon poing droit m’a l’air plus fort que le gauche, j’arrive mieux à y mettre de la force. Pourtant, comme je suis gauchère, j’arrive mieux à gérer la trajectoire de mon bras gauche. Comme je vais plutôt miser sur la vitesse que sur la force, je pense que le mieux est de rester sur le poing gauche, qui aura plus de chances de toucher, que le droit, qui fera peut-être plus mal mais sera moins précis. Étant donné que l’écart de force est léger et que je suis loin d’être un colosse, je préfère me concentrer sur la précision et la vitesse, pour être sûre d’atteindre ma cible. Par contre pour le pied je suis pas sûre de moi, mais j’ai la sensation d’être à l’aise avec mon pied gauche en appui. On peut réessayer, je ne sais pas … »
Tsuki hésite. Elle rougit légèrement, mal à l’aise. Être novice n’aura jamais été aussi gênant. Ses prunelles esquivent celles du Genin aux cheveux blancs. Un entraînement qui la forcera peut-être aussi à contrôler sa timidité, qui sait ?
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Lun 20 Aoû 2018 - 16:36
Droit devant elle, les bras croisés, il attendait. Observateur et patient, il regardait la kunoichi tester ses différents appuis, ses différentes préférences. Il était étrange qu'elle ne connaissait rien de tout ça, mais comment lui en vouloir ? Il était normal de ne pas être informé lorsque l'on avait jamais été mis au courant ou que l'on avait jamais réfléchi sur la question. C'était en quelques sortes du rattrapage de temps perdu, pour elle qui était habitué à chasser naturellement les animaux. A contrario, il était certains que l'instinct de la jeune fille était bien plus développé que celui du jeune homme, car bien qu'elle ne ne soit jamais entraîné comme lui, elle a toujours été confrontée à des situations réelles. Chose qui manquait cruellement au jeune Sendai, qui malgré ses bonnes impressions en tant que professeur, restait un pauvre Genin sans véritable expérience de ninja.

Il n'attendait qu'une chose : qu'elle l'attaque. Peu importe le temps que cela lui prendrait, peu importe les tests qu'elle voulait faire, il la laissait en parfaite autonomie. Il voulait qu'elle réfléchisse par elle-même, qu'elle trouve seule les solutions à ces problèmes vraiment basiques. Elle n'en ressortirait que grandit.
Il ne fut finalement pas tant de temps que ça avant qu'elle ne se lance. Le coup de poing est approprié, ou du moins l'effort pour l'effectuer correctement est largement visible. Sa vitesse n'est pas impactée, et sa détermination ne semble pas non plus poser problème. De la même manière que précédemment, il encaissa ce premier coup de poing en l'amortissant dans sa paume, et repoussa légèrement la jeune fille pour qu'elle puisse repartir cette fois sur son coup de pied. Sans trop d'hésitation, comme si elle se fiait à ce qui lui semblait être bon, elle envoya cette fois un coup de pied, s'appuyant sur la gauche et envoyant le droit. Cette fois-ci, plutôt que de parer, il recula vivement mais calmement d'un pas, suffisant à ce que le coup de pied parte dans le vide. La regardant se reculer, il l'écouta attentivement et répondit tout aussi calmement.

-"Un enfant sait déjà instinctivement quelle est la main et quel est le pied avec lequel il est le plus fort, parce que tu utilises forcément ce avec quoi tu te sens le mieux. Du peu que j'ai vu, les coups que m'as envoyé ressemblent fortement à des coups maîtrisés, de quelqu'un à l'aise, alors je pense que tu peux te fier à ce que tu as ressenti", lui dit-il d'un sourire amical.

Reprenant ses distances et s'échauffant les bras, il se mit en posture de garde.

-"Plutôt que de réessayer, on va plutôt se battre toi et moi, juste au corps à corps de base. Je t'ai sûrement donné bien trop d'informations aujourd'hui, et personne ne serait capable de tout retenir. Alors plutôt que de continuer à parler, on va plutôt démontrer en action. A toi l'honneur, Tsuki !"

Après tout, elle et lui avaient passé énormément de temps à faire de la théorie, beaucoup de leçons, pour au final très peu se défouler. La douleur à la main lui était un peu passée, mais sa main était encore loin d'être handicapante lorsqu'il s'agissait de ne pas taper contre un bloc de bois. Ils entraient dans ce qui était le plus motivant pour un ninja : un combat contextualisé.

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Lun 20 Aoû 2018 - 23:50
De conseil en conseil, de théorie en pratique, Tsuki apprend. Elle découvre les rudiments du combats à corps-à-corps, elle apprend à se mouvoir de la bonne façon, à utiliser ses bras et ses jambes correctement. Si elle avait su que cette journée serait aussi riche, elle ne se serait sûrement pas battue pour venir jusque-là, bien au contraire ! Du coup, elle est passée de terrible novice incapable de tenir un kunai à combattante en herbe qui connaît la différence entre le poing fort et le faible, la force de ses appuis et ses propres faiblesses et forces. Tsuki est passée de chasseresse à Genin. Un petit pas pour l’Homme, un énorme pas pour la blonde.

Yahiko sert à la demoiselle un nouveau compliment, qui la rassure et la motive encore plus. Elle aimerait pouvoir dire, bientôt, qu’elle aussi elle peut se battre. Qu’elle aussi, c’est une terreur. Que sa petite taille n’est qu’un piège, qu’il ne permettra à personne de prendre le dessus juste parce qu’elle existe. Tsuki cogne son poids contre sa paume. C’est une terreur ! La bagarre ce sera bientôt son domaine et elle n’aura plus peur de rien ni de personne – ou presque. Sa mère fait peur quand elle est en colère. Bref.

Le jeune homme aux cheveux blancs recule, semble s’échauffer, puis propose à la blonde de livrer un combat simple, au corps-à-corps, sans techniques, seulement avec les choses apprises aujourd’hui. Les prunelles de Tsuki s’illuminent. Les yeux incarnats intrigués deviennent deux braises incandescentes. Une terreur. Courageuse terreur. Prête pour la bagarre. Parce que le Genin a raison : elle en a déjà appris beaucoup, s’il en rajoute ce sera probablement indigeste et elle ne retiendra pas tout. La pratique sera beaucoup plus utile que la théorie s’ils veulent que les informations soient absorbées correctement. Tsuki hoche la tête et se met en position.

La bagarre, la vraie. Être courageuse. Les poings vers le ciel puis vers le bas. La vitesse. Ne rien perdre de vue. Compenser le manque de force par l’enchaînement. Ne pas se laisser déborder. La détermination. Ne pas avoir peur de blesser. Se donner à fond. Tsuki ferme les yeux, inspire. Plonger dans l’abîme sans peur. Se laisser tomber, parce qu’elle n’y risque rien. Faire confiance à son partenaire. Être une terreur. Être une terreur. Être une terreur !
« Je suis une terreur !! », s’écrie-t-elle brusquement.
Sa posture change pour prendre celle d’un prédateur prêt à attaquer. Ses pieds sont enfoncés dans le sol, ses poings sont dans le bon sens. Tsuki ne sait pas encore comment elle va s’y prendre, quel sera le résultat de ce combat, mais elle n’a aucune peur. Toutes ses craintes se sont enterrées, cachées par l’adrénaline qui court dans ses veines. Un vrai affrontement, où elle peut mettre en avant toutes ses capacités, renforcées par l’entraînement de Yahiko. L’excitation la gagne, mais n’éveille pas les mêmes sensations que lors d’une chasse. Celle-ci est plus saine, plus douce, bien loin de son sadisme habituel.

Puis, Tsuki cesse de réfléchir et s’élance. Elle court, ses petites jambes l’emmènent jusqu’à son adversaire pour un instant, qu’elle contourne pour passer dans son dos. Avec toute la vitesse qui lui est possible, Tsuki pousse sur ses pieds et s’élève dans les airs. Le poing brandi, elle redescend jusqu’à Yahiko, prête à lui asséner le premier coup. Le premier d’une longue suite, échangée entre deux personnes inconnues à l’origine, qui pourtant se retrouvent comme deux partenaires de longue date. Professeur, élève. Unis dans l’apprentissage, mais surtout unis dans la bagarre. Quelle rencontre incroyable. Tsuki sourit. Un sourire d’excitation, de joie. C’est une bagarre, mais une bagarre différente. Pas la bagarre sanglante qui oppose deux êtres. Un combat amical. Qui l’aurait cru ? Une scène bien particulière, mais tellement, tellement incroyable pour la blondinette. L’affrontement vient de commencer. Il reste tant à faire.

Plus que quelques centièmes de secondes avant l’impact. Et après ?
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Mar 21 Aoû 2018 - 15:14
Un regard qui changeait. De sa posture de professeur de Taïjutsu, il se laissait aller en une nature bien plus personnelle, qui n'avait pas grand chose à voir avec ce qu'il démontrait jusque là. Tsuki ne connaissait d'ailleurs pas cette facette du shinobi, car après tout, ils ne s'étaient rencontrés pour la première fois qu'aujourd'hui. Un passionné par ce qu'il faisait, mais surtout, un acharné du travail. Il ne comptait laisser aucune chance à son adversaire, pour une seule et bonne raison : il voulait lui faire honneur. Il n'y avait rien de plus humiliant à ses yeux que de ne pas se battre à fond contre quelqu'un. Il l'avait aidée avec tous les conseils qu'il lui avait donné pendant ce petit entraînement, il l'aiderait en lui permettant d'affronter plus expérimenté qu'elle. Ce n'était qu'une autre façon d'apprendre, bien différente de ce qu'ils avaient fait ensemble jusque là.

Une terreur, hein ? Parfait. C'est exactement ce qu'il voulait. Un sourire à la fois amusé, complice mais aussi excité se traça sur son visage. Son adversaire n'était pas n'importe qui pour lui. Même s'ils étaient d'un niveau bien différent au corps à corps, Yahiko développait des sentiments bien particuliers, comme ceux que l'on pouvait éprouver pour un frère de combat. Il ne voulait qu'en savoir plus sur cette jeune fille et sur ses aptitudes, persuadé qu'ils étaient sur la même longueur d'onde au sujet de la passion qu'ils avaient pour la bagarre. Au fond de lui, il n'espérait qu'une chose : qu'il ne se trompe pas. Mais il essaierait, au moins une fois, de lui faire part de ces sentiments, car il eu toujours désiré rencontrer une personne avec qui partager toutes ces aventures de ninja.

Yahiko se rappela, dans une histoire que lui comptait son père alors qu'il était enfant, de deux ninjas qui n'arrivaient pas à s'entendre. L'un des deux, bien trop optimiste, joyeux et bienveillant était incapable de combler le caractère renfermé, asocial et solitaire de son camarade. Malgré ces deux caractères bien opposés, il y avait bien une chose qui reliait les deux shinobis : leur amour pour le combat. Cette passion suffisait à ce qu'un coup de poing échangé soit l'équivalent d'une longue discussion. Ils ne savaient parler l'un avec l'autre, ou du moins leur seul moyen de communication résidait en les coups qu'ils pouvaient s'échanger. Le Sendai ne trouvait en la compagnie de sa camarade qu'un point commun : le désir d'échanger cette passion, de pouvoir se comprendre en combat sans avoir à se parler. Se connaître, s'anticiper mutuellement, être efficace ensemble. C'était ce qu'il recherchait, et juste voir et parler avec cette kunoichi lui faisait émerger cette envie.

Après un instant où ils échangèrent ce sourire qu'il interprétait comme complice, il regarda la jeune ninja s'élancer vers lui. Rapide, elle le contourna et s'élança dans les airs, s'apprêtant à envoyer un coup de poing descendant. Profitez des airs et de la gravité pour renforcer son coup, c'était intelligent lorsque l'on savait qu'on manquait de force. Malheureusement pour la kunoichi, bien qu'elle soit rapide pour son état actuel, c'était encore bien trop lent pour impressionner le ninja. Malgré ça, impossible de parer ou contrer ce coup de poing qui était bien trop renforcé, il fallait l'esquiver. D'un pas large mais rapide en arrière, il la laissa s'écraser au sol, mais voici qu'elle s'élança tout aussi rapidement sur lui, continuant à envoyer des coups de poings et de pieds variés. Il était amusant de constater que d'un seul coup, juste avec la volonté et de l'instinct, plus aucun doute n'était visible dans ses expressions. Alors il fit le rôle qu'il avait à faire. Il para certains de ses coups de poing avec ses paumes, d'autres en déviant le coup, certains en esquivant simplement par des rotations de bustes, et au premier coup de pied latéral, il bougea de manière à suivre le coup de pied mais sans le prendre, l'intercepta de ses deux mains et fit virevolter la kunoichi dans un grand mouvement latéral, la balançant contre un arbre.

Du répit ? Certainement pas. Il s'élança à son tour à pleine vitesse, le poing armé, pour lui donner un grand coup dans le ventre, l'autre bras servant de garde au cas où celle-ci décide de se défendre en attaquant. C'était le moment de démontrer ses talents de chasseuse, réactive et imprévisible.

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Mar 21 Aoû 2018 - 19:42
Les choses sérieuses. Une posture qui change, l’atmosphère qui devient palpable. Un honneur. Son adversaire, à l’origine professeur, prouve, par cette modification de comportement, qu’il ne va pas lui faire de cadeau et que ce combat est un réel exercice, dans lequel il ne montrera aucune pitié. Un vrai combat. Une vraie bataille avec ce qu’elle sait et ses compétences initiales. Ou comment donner des ailes à la plus petite chenille.

Le premier coup de poing manque sa cible, mais Tsuki ne se laisse pas abattre et reprend appui aussi vite, enchaîne les coups divers pour tenter de faire mouche. La blonde continue, encore et encore, à la recherche d’une faiblesse, d’une faille, mais aucun de ses coups n’atteint sa cible comme elle le désirerait. Rapide mais imprécise. Néanmoins, ses petits coups lui permettent de tâter le terrain, de savoir où et comment frapper. Elle examine, cherche les faiblesses. Son instinct de chasseur s’éveille. Le prédateur ouvre progressivement les yeux, se met au travail. Il faut trouver une parade, une façon de contrer sa défense et la percer une fois pour toutes. Alors, elle tente le coup le plus audacieux : les pieds. Sa jambe gauche en appui, Tsuki élance la jambe droite pour porter un coup supplémentaire à son adversaire. Manque de peau, il l’attrape et se sert de son attaque pour l’envoyer valser. La force du coup fait voler la kunoichi jusqu’à un arbre. La blonde concentre toute sa force dans ses jambes, qu’elle appuie dans le sol pour amortir le choc. Elle recule, mais elle est toujours debout, face à l’arbre.

Les prunelles incarnates se posent sur le jeune homme qui revient déjà à la charge : pas le temps de réfléchir, pas le temps de respirer, pas le temps, pas le temps, pas le temps. La posture adoptée par Yahiko indique qu’il va l’attaquer d’une main et parer avec l’autre si Tsuki riposte. Un grand sourire naît sur ses lèvres. Les deux mains jointes, la blonde amortit le coup de poing. Là où une seule n’aurait pas suffi, deux lui permettent d’encaisser correctement et de jouer différemment. Les deux mains serrent la première main, comme si elle s’en servait pour se tenir en équilibre, tandis que sa jambe gauche va directement cogner celle de Yahiko. Ses yeux cherchent les siens, elle sourit, puis, sans chercher à savoir si son coup a fait mouche, elle utilise à nouveau son emprise pour se donner de l’élan et sauter dans les airs, de nouveau.

Cette fois, l’approche est différente. Plutôt que sauter pour attaquer, Tsuki fuit. Les arbres sont un véritable danger pour elle, qui a besoin d’une large marge pour esquiver les coups et aviser. Si elle est acculée, la blonde sera en position de faiblesse. Or, en terrain ouvert comme actuellement, elle peut réagir, esquiver, bouger, se replacer. Tout son espace lui est utile et dans leur cas, où les seuls coups autorisés sont ceux au corps-à-corps, l’espace lui est vital. La blonde récapitule très rapidement dans sa tête : les coups de poing en hauteur et du dessus sont inefficaces, les coups de pied non-calculés également. Rien ne fera mouche si elle reste dans les attaques prévisibles. Alors elle adopte une autre tactique.

Maintenant que le jeune homme s’est replacé et semble être prêt à relancer l’assaut, Tsuki s’élance à nouveau dans sa direction. En plus de se servir de sa vitesse pour aller droit contre lui, la kunoichi décide d’utiliser sa petite taille à son avantage. Une fois suffisamment proche, la blonde plie les jambes et charge aussi sec, pour envoyer un coup de poing … d’en bas ! Elle ne sait pas si ce sera suffisant, s’il aura le temps de l’esquiver ou s’il va l’amortir, mais une chose est sûre : cet atout lui semble être une excellente technique pour percer les défenses de Yahiko, qui mesure probablement trente centimètres de plus qu’elle au bas mot. Petite, oui, mais seulement ! Petite mais rusée ! Reste plus qu’à savoir si son coup fera mouche, ou s’il faudra persévérer. Tout ce qu’elle tient pour sûr, c’est qu’elle est sur la bonne voie.
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Jeu 23 Aoû 2018 - 15:08
Se frapper avec le sourire, une philosophie bien étrange qui n'avait été soupçonnée d'exister par le Sendai. Un échange d'égal à égal, sans Ninjutsu, sans artifices, juste avec sa tête et ses muscles. Rien de plus, rien moins. Bien moins impressionnant que toutes les techniques incroyables qui pouvaient être crée avec sa maîtrise du chakra ou avec d'autres Ninjutsu, mais tout de même intense. Fonçant vers son adversaire à pleine vitesse sans utiliser sa technique de charge, en restant naturel, Yahiko armait son coup de poing. L'autre bras servant de garde pour se protéger d'une contre-attaque, il envoya son bras droit de la même technique que celle qu'il avait enseigné à Tsuki précédemment.

Plutôt que de l'encaisser, d'esquiver ou quoi en utilisant son agilité et sa vivacité, elle préféra encaisser en utilisant la force qu'elle avait dans ses petites mains. Preuve qu'elle lui faisait confiance à ce sujet, parce qu'en situation normale, une technique pour renforcer son coup était bien vite arrivée et pouvait être bien plus punitive. Plutôt, elle amortit son coup de poing à l'aide de ses deux mains, et elle envoya un premier coup de pied que Yahiko encaissa en contractant ses muscles, afin de limiter la douleur, Elle était rapide mais sa force laissait encore à désirer, il fallait en profiter. Sans prêter attention à sa réussite, ce qui était exactement ce qu'il fallait faire en situation réelle, elle utilisa l'appui qu'elle avait par ses deux mains pour se projeter dans les airs et maintenir la distance avec le Genin.

Reprenant sa vitesse, elle courut à pleine vitesse contre lui une nouvelle fois. Une attaque de face ? Qu'avait-elle en tête ? Il suivit le mouvement, courant derrière elle pour avoir de l'élan. Il était entraîné à la vitesse et aux réflexes, peu importe ce qu'elle avait prévu, il devait être capable de pouvoir réagir face à sa stratégie. Face à face et tout deux dans une course élancée, il ne lâchait pas le corps de sa camarade des yeux. Le regard pouvait-être piégeur, mais dans un mouvement qui se voulait rapide, il était rare et compliqué que les mouvements soient eux trompeurs. Qu'allait-elle faire ? Un coup de poing balancé bien bas, au dernier moment, dans un endroit où il ne pouvait se protéger. Sa petite taille pouvait être un atout, mais aussi une faiblesse. ici, l'intention était de le transformer en un moyen d'éviter la garde du Sendai. Lui le voyait autrement, plutôt comme une ouverture vers sa ceinture scapulaire.

Ainsi, alors qu'elle envoyait son coup de poing vers le bas, lui sauta vers le haut. Tournant d'un demi-tour par dessus-elle, il attrapa d'une main le col de son haut. Atterrissant derrière elle, il tendit sa jambe sur le côté afin que la rotation qu'il allait créer entraîne une chute vers le sol. Il tira ainsi le col en faisant tourner la jeune fille autour de lui, et alors qu'elle tourna, elle heurta la jambe tendue qui la fit chuter vers l'avant. Il s'affala sur elle, à cheval sur son dos, un genou au sol et l'autre jambe pliée, attrapant et tenant fermement avec son bras libre un des deux bras de la jeune fille, qu'il tenait en clef de bras derrière son dos.

-"Je t'ai enfin, la terreur", dit-il en riant.

Sa respiration légèrement saccadée, il s'était quand même donné à cette tâche, surtout face à une fille aussi énergique que Tsuki.

-"Je dois t'avouer, je n'ai jamais pris autant plaisir à combattre jusqu'aujourd'hui, ce serait à refaire avec plaisir."

Se laissant écrouler à côté d'elle, sur le dos, il regarda le ciel. Un repos bien mérité, après tous ces affronts, après toutes ces leçons. Lui qui voyait à la base sa journée comme une journée repos dans laquelle il s'ennuierait...

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Jeu 23 Aoû 2018 - 17:17
La petite taille paraît être la meilleure défense face à quelqu’un de grand. Rusé, certes. Efficace ? Pas toujours. Yahiko profite de la feinte de Tsuki pour s’élancer dans les airs et se servir de sa tactique pour la retourner contre elle. Il passe derrière elle. Toujours accrochée au jeune homme, elle est entraînée contre son gré, de façon à tourner dans sa direction. Excellente stratégie, vu que lorsqu’il donne un coup dans sa jambe, cela casse l’appui qui la tient debout et la plaque directement face contre terre. Après quoi, il s’installe sur elle et lui fait une clé de bras. Tsuki bougonne, face contre terre. Elle ne prend pas le temps de marmonner quoi que ce soit, au risque de manger la terre restée au sol ou d’avaler la poussière qu’ils ont fait voler ; mais elle bougonne, définitivement. Pourtant, si une autre personne aurait réagi comme un mauvais joueur, Tsuki se contente d’admettre qu’elle a perdu. La terreur a trouvé meilleure terreur qu’elle.

Une fois relâchée, la blonde adopte la même position que Yahiko, en roulant doucement. Les yeux rivés sur le ciel, elle sourit presque bêtement. Si on lui avait dit que sa journée d’entraînement ressemblerait à ça, elle aurait ri aux larmes. Néanmoins, il s’agit d’une réalité. Une journée de rencontre, de conseils et de véritable bagarre. Une bagarre neutre, pure, sans aucun artifice, qui lui a permis d’améliorer ses capacités physiques et de trouver des pistes à améliorer par la suite. Et puis, au fond, ne s’est-elle pas fait un excellent partenaire ?
« Au départ je voulais pas venir jusqu’au terrain d’entraînement … Je me sentais trop nulle. Finalement, j’ai bien fait ! »
Tsuki rit doucement, amusée par leur situation. Elle est … contente. Contrairement aux rencontres basiques, avec des phrases toutes faites et des longues discussions, cette rencontre est particulière. Elle a commencé comme un cours, puis s’est poursuivie sur un affrontement amical. Pas de véritable blessure, pas de coup en traître, seulement un vrai combat. Un combat fair-play et naturel, où Tsuki peut montrer les fruits de son apprentissage mais aussi ses propres capacités, face à quelqu’un qui a une maîtrise supérieure à la sienne. Quelque chose de vraiment intéressant, qui sort totalement de l’ordinaire. Même si elle a perdu, Tsuki a appris beaucoup de choses aujourd’hui et elle s’est vraiment, vraiment amusée.
« Oh oui, refaire un combat, c’est une très bonne idée ! Mais cette fois on livrerait bataille pour de vrai ! En situation réelle, pas en tant que professeur et élève. »
La blonde se redresse, assise en tailleur. Un partenaire de combat. Un vrai partenaire. Un frère d’arme. Une rencontre incroyable. Ses prunelles incarnates balaient les alentours, puis s’arrêtent. Tsuki joint ses deux mains au-dessus de ses jambes pour étirer ses doigts, puis s’étire toute entière. Elle se tourne alors vers Yahiko, un sourire sur les lèvres.
« Et cette fois, je serai bien moins désavantagée ! Promis ! »
Le fameux pouce et le clin d’oeil. Compétitive, Tsuki ? Oh, juste un peu. Peut-être beaucoup. En réalité, peut-être est-ce simplement pour elle une façon de prouver sa valeur à Yahiko. Ou encore une façon de rester sur la même ligne que lui au niveau de la puissance. Une bonne manière, en tous les cas, de la maintenir alerte et de la pousser à devenir meilleure. Peut-être que c’est ce qu’ils seront, au final ? Deux êtres, unis par la bagarre, qui se tirent mutuellement vers le haut ? De véritables frères d’armes, en somme.
« Bon, et maintenant ? »
Ses yeux quittent Yahiko quelques instants pour regarder le ciel. Le soleil est descendu de son zénith, mais ne se couche pas encore tout à fait. Tsuki sait qu’ils ne vont pas combattre davantage, elle-même n’en a pas particulièrement envie, mais ce serait peut-être trop simple de se quitter de cette façon ? Elle penche la tête.
« Tu es Genin depuis longtemps ? » Petite pause. « Je sais, ça sort de nulle part comme question, mais j’avoue être intriguée. »
Sourire gêné. Ou faussement gêné. Tsuki est curieuse, elle l’a toujours été. Surtout quand une personne retient son intérêt, ne serait-ce qu’un peu. Et Yahiko a définitivement attiré son attention.


Dernière édition par Hohoemi Tsuki le Sam 25 Aoû 2018 - 16:57, édité 1 fois
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Ven 24 Aoû 2018 - 15:58
Il sourit une nouvelle fois, bêtement. Ce qu'elle lui disait lui faisait plaisir, il ne lui avait pas fait perdre son temps, et c'était tout ce qu'il désirait. Yahiko faisait parti des personnes qui faisaient passer les autres en priorité avant lui, même s'il était tout de même très précautionneux de progresser comme il le voulait, mais ne s'estimant pas réellement intéressant, il ne trouvait que très difficilement sa place parmi les autres. Ses connaissances d'enfance avec qui il avait grandit, ou toute sa famille qu'il n'avait que très peu comprise, que des personnes qui n'avaient pas su trouver leur intérêt à ses yeux. Jusqu'à ce jour, ils étaient très peu à avoir marqué le jeune ninja. Anzu et Kenshin, à qui il avait beaucoup pensé ces derniers moments tant ils avaient été des éléments phares à son développement personnel, Kaishyko qui avait été l'homme le plus amical qu'il avait rencontré jusque là, et Tsuki, la plus combative. Il n'avait, parmi toutes ces personnes, jamais été confronté à quelqu'un d'aussi désireux de vaincre que la blonde. Ou peut-être pensait-il ça par rapport au lien qui se créait entre eux ?

Il était tout aussi satisfait de voir qu'elle était empli d'entrain à l'idée de combattre à nouveau. Mais sans les échanges de poings et de pieds qu'ils avaient fait aujourd'hui, avec des techniques, un vrai combat de shinobi. Pas un combat qui servirait à faire combler les lacunes dans un domaine qui ne faisait pas partie d'une spécialité, non, un combat qui démontrerait les axes de progression de chacun. Quelque chose qui leur servirait à mieux se connaître, entre eux mais aussi eux-mêmes, qui mettrait en évidences les améliorations sur lesquelles ils devraient travailler. Soit, exactement ce qu'un ninja avait le plus besoin.

-"Ce sera sûrement toi qui aura à m'apprendre, cette fois, j'en suis sûr !", dit-il amusé.

Il espérait qu'elle ne se sente pas trop mal à l'idée d'être vaincue, car bien qu'elle n'avait aucune chance tant il était entraîné dans ce domaine, ça faisait toujours mal à l'orgueil une défaite. Yahiko en avait connu des nombreuses dans sa vie de ninja, surtout avec l'entraînement que lui faisaient faire son faux-père, et à chaque fois, il s'efforçait d'interpréter cette défaite comme une rage de vaincre, comme une raison de plus de continuer à se battre. Abandonner, c'était probablement la pire des défaites que l'on pouvait s'infliger.

-"Oh, eh bien disons que je me suis engagé de la vie de ninja assez tardivement, donc pas vraiment."

Une enfance où il ne trouvait sa place nul part, où sa vie était destinée à être une vie paisible, banale, mais où il serait heureux simplement. Tout s'était changé plus tardivement en une vie où il était destiné, presque de force, à faire honneur à son clan. Manipulé au départ, mais maintenant, tout se faisait naturellement. Il aimait finalement se battre, mais surtout, il aimait défendre. Devenir le plus grand de tous les ninjas pour assurer que sa présence soit crainte, voilà quel était son rêve.

-"J'avais du temps à rattraper, vu que j'ai commencé il n'y a pas très longtemps, c'est pour ça que je m'entraîne aussi dur !", dit-il un peu gêné, tant sa main droite était quelque part toujours souffrante. "Et toi ? Ca fait combien de temps que tu as débuté ta vie de ninja ?"

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Sam 25 Aoû 2018 - 17:30
Tsuki cogne son poing contre sa main. Lui apprendre des choses, évidemment. En apprendre dans le même temps, aussi. Leur relation s’instaure donc de cette façon, deux personnes évoluant dans un milieu différent, en apprenant des choses différentes, qui se retrouvent autour d’un objectif commun : progresser. À partir de là, l’appellation « frères d’armes » se précise lentement. Pouvoir compter l’un sur l’autre pour s’évaluer, livrer des combats amicaux pour voir comment l’autre a évolué depuis la dernière fois … Bref. La blondinette hoche la tête, séduite par l’idée. Ils ont encore, tous les deux, énormément de choses à s’apprendre l’un et l’autre. Peu importe l’issue de la bataille, tant qu’elle leur apporte quelque chose de nouveau, d’intéressant. Une simple bataille, figée, qui n’a rien de différent à apporter n’a aucun intérêt. Mais, au fond, Tsuki sait qu’elle peut compter sur Yahiko pour ça. Ils pourront tous les deux grandir ensemble, certes, non sans une certaine violence, mais … Peut-être est-ce ça, aussi, être amis dans le monde ninja ? Pouvoir compter sur l’autre pour mettre une raclée, se rappeler que le danger est partout et qu’il ne faut jamais cesser de progresser. Oui, ça paraît réaliste.
« Tant que je peux t’en apprendre autant que tu m’en apprends, c’est le principal ! »
Nouveau hochement de tête, accompagné d’un sourire amical. Tsuki aurait-elle trouvé la perle ? Un ami unique, avec lequel elle exercerait une relation spécifique, sans ambiguïté, simplement un esprit de camaraderie sans limite. Pensive, ses prunelles incarnates se posent sur Yahiko. Oui. Peut-être que celui-ci peut représenter une telle personne. Un vrai ami. Peut-être. Son sourire s’agrandit, autant que son espoir. Elle revient presque brutalement sur terre lorsqu’il lui raconte son expérience. Assise en tailleur, la Genin se penche et met ses mains en appui, la tête levée vers le ciel. Il est jeune ninja, comme elle. Il explique son entraînement intensif par cette arrivée tardive dans cet univers, d’ailleurs. Tsuki rit doucement.
« Sans cette justification, j’aurais pu penser que ce n’était qu’une excuse ! »
Amusée, amusante ? La blonde lève les yeux vers le ciel. C’est probablement une belle journée pour parler de la vie, de ce qu’ils ont vécu, chacun dans leur coin. Après s’être bagarrés sauvagement, quoi de mieux pour faire redescendre la pression, n’est-ce pas ?
« Je pense que tu t’en sors très bien, pour un jeune ninja. »
Une impression venue du cœur. Peut-être n’est-elle pas vraiment objective, cela dit. Après tout, Tsuki est une jeune Genin également, qui n’a pas vécu grand chose et qui ne sait pas se battre à proprement parler. Chasser des animaux, rien de plus simple ! Mais chasser un être humain ? Vaincre un être humain ? Même en combat amical ? Cela lui paraît encore loin, si loin. À l’heure actuelle, elle s’estime déjà très heureuse d’avoir les capacités de se défendre, et de ne pas simplement être un mannequin d’entraînement. C’est un très gros progrès aux yeux de la blondinette. Les yeux toujours rivés vers le ciel, elle soupire.
« Je suis peut-être plus une novice que toi, à vrai dire. Je pense que tu l’as vu. » Un sourire gêné étire ses lèvres. « Ayant vécu en tant que chasseresse pendant presque toute ma vie, au départ, je n’imaginais pas devenir une kunoichi. Et puis … » Elle inspire. « Et puis un jour je me suis dit que je ne voulais pas faire comme ma mère. Je me suis dit que je voulais davantage. Que je ne voulais pas rester cantonnée à ce village, à y chasser les animaux dangereux. »
Tsuki s’arrête, réfléchit. Son objectif final n’est pas encore limpide à ses yeux, mais elle sait à peu près où se diriger par la suite ; vers quelle destination ses pas la mènent. Le silence est de courte durée, car elle reprend aussitôt.
« Je n’aime pas tuer. Je n’ai jamais aimé tuer. Quand je chasse un animal, je ne lui ôte pas souvent la vie. Je me contente de le traquer, pour voir si je suis capable de l’attraper. En général, je les relâche. J’en ai tué quelques uns, évidemment, mais je préfère me dire que je ne le ferai pas. Si je peux échapper à l’étape de meurtre, ça me convient. » La blonde se redresse et croise les bras sur sa poitrine. « C’est pour ça que je me suis dit que je ne voulais pas être comme ma mère. Pourtant, je sais que le monde ninja me mènera, un jour, à tuer quelqu’un. Je sais que je n’aurai pas le choix. Ce jour-là, selon les circonstances, peut-être irai-je au bout ? » Ses paroles reflètent que la réflexion n’est pas simplement pour Yahiko, Tsuki réfléchit en même temps qu’elle parle. « Je me dis simplement que, si mes compétences de chasseresse peuvent sauver une vie ou servir à mon village, alors pourquoi pas. C’est pour ça que j’ai décidé de devenir une kunoichi. Un jour, j’ai décidé que mes capacités serviraient à autre chose que donner la mort à un animal. J’ai décidé d’en faire quelque chose d’utile. »
La Genin s’arrête un instant, puis se tourne vers Yahiko. Ses prunelles écarlates plongent dans les siennes. Un éclat brillant les illumine, rendant le rouge plus lumineux encore.
« C’est pour ça aussi que je te suis très reconnaissante d’avoir accepté de me donner tous tes conseils et de t’être battu contre moi, sans retenue. Je suis contente d’être venue ici aujourd’hui, j’ai appris quelque chose et j’ai la sensation que, même si mon but est lointain, je m’en approche. Je me battrai jusqu’au bout, en donnant mon maximum, pour un jour être utile à Kumo, utile à notre population mais aussi à nos chefs. Je suis encore jeune ninja, mais je suis persuadée que je peux avoir un rôle déterminant si je travaille dur. »
Le sourire gêné qui se dessinait sur ses lèvres laisse la place à un sourire tendre, amical. La Tsuki sauvage, bagarreuse, s’est laissée absorber par la Tsuki adulte, mature, qui a une ambition démesurée et est prête à tout pour accomplir ses rêves. Une blondinette bien différente et probablement moins maladroite que celle qu’il a pu voir à l’œuvre au début de la journée.
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Dim 26 Aoû 2018 - 17:42
Elle était gentille, mais aussi toute aussi serviable. S'il ne se trompait pas sur ce jugement, ils étaient tous les deux pareils. Elle aussi ne semblait pas vouloir lui faire perdre son temps, elle voulait lui être utile. Il n'y avait probablement pas meilleur camarade que quelqu'un qui se souciait autant de l'autre que de soi-même. Il ne s'agissait pas là de faire preuve d'un quelconque altruisme, non, plutôt de démontrer une espèce de patriotisme mélangée à de l'amitié pour former un duo qui se tirait vers le haut. C'était bien dans cette direction que le nouveau binôme semblait se diriger, à leur grande satisfaction. Souriant à sa petite provocation, il continua de la laisser répondre, la regardant curieusement.

-"C'est étrange, pour quelqu'un d'ambitieux, de ne pas oser venir au terrain d'entraînement", se permit-il d'un sourire.

Il ne voulait pas la provoquer, bien au contraire, il voulait en apprendre plus sur sa psychologie. Certaines personnes pouvaient mal interpréter ce genre d'affirmation tant elle pouvait leur rappeler leurs démons, mais Yahiko sentait qu'elle pouvait lui partager tout ce qu'elle avait en tête. Lui aussi avait un jour ressenti la lâcheté qu'elle avait pu éprouver avant de venir au terrain d'entraînement, et tout autant que lui l'aurait ressenti, elle n'avait pas regretté avoir pris sur elle. Une chasseresse qui voulait devenir ninja ? C'était loin d'être un plan mal embarqué, bien au contraire, elle ne partait pas sans aucune base. Il était juste quelque part étrange qu'elle ne soit pas encore plus doué que ce qu'elle était déjà au corps à corps, mais chasser un animal et d'autres ninjas étaient probablement complètement différent, ce qui ne permettait pas un même développement.

-"Hélas, nous ninjas sommes vraiment soumis aux ordres qui nous sont donnés, et si nous en recevons l'ordre... j'ai bien peur que nous n'en soyons obligés. Je n'aime pas non plus tuer, mais je pense que si dans un combat c'est notre vie qui est en jeu, nous n'aurons pas le choix. Enfin..."

Il soupira un instant, réfléchissant à toutes les horreurs que ça impliquait. Être ninja était à la base pour lui un moyen de vivre une vie plus excitante, à vivre des choses incroyables comme le fait de s'ancrer dans des combats lui faisant vivre des émotions sortant du commun, mais au delà de tout ça, il y avait des obligations bien plus sombres. Les meurtres, les assassinats, les infiltrations, les prises de pouvoir, les coups d'état, la loi du plus fort... bref, bien trop de choses qui donnaient d'énormes raisons pour chacun de devenir toujours plus fort, et qui contre-disaient clairement l'idée selon laquelle être ninja était une belle situation.

-"Je crois que tu as fais une belle chose, quand tu t'es engagé en te disant que tu pouvais faire quelque chose d'utile. Je me dis qu'à la place des supérieurs, chaque ninja en plus correspond à une puissance gagnée, militairement parlant. Et peut-être que ça t'épanouiras plus qu'une vie de chasseuse, qui sait."

Il sourit à son aveux, ça le touchait une nouvelle fois, mais lui aussi avait été très satisfait de cet échange avec elle.

-"C'était avec plaisir, et pour être assez franc, j'ai hâte d'aller plus loin dans ces entraînements avec toi. J'ai hâte de connaître ce dont tu es capable, pour apprendre à m'adapter contre ton style de combat qu'il est possible de retrouver autre part. Différemment, certes, mais y'a des bases qui ne changent pas hein. D'ailleurs, tu ne m'as jamais dis quelle était ta spécialité parmi les arts ninjas", dit-il à la fois de manière amusé et curieux.

Tendant son poing vers elle, il comptait bien effectuer une espèce de pacte avec elle qu'il scellerait avec le contact contre le sien. Le sourire fraternel et ambitieux, il continua.

-"Faisons de notre mieux pour que nous ayons tous les deux un rôle déterminant pour Kumo. Je compte sur toi pour me mettre une petite claque à chaque fois que j'en perdrais l'envie", finit-il en riant.

Abandonner ? Ça n'a jamais été dans ses plans, et il ose espérer que ça ne le sera jamais. Mais maintenant qu'il était encore mieux entouré que précédemment, il avait encore moins de raisons de laisser tomber. Abandonner, c'était non seulement une ultime défaite que l'on s'infligeait, mais c'était aussi une insulte envers tous ceux qui croyaient en nous. Et ça, pour Tsuki, pour Kenshin, pour Anzu ou pour tout Kumo, il ne se le permettrait jamais.

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Lun 27 Aoû 2018 - 17:23
Devoir suivre les ordres. Peu importe les convictions, si un chef ordonne de tuer, le ninja devra tuer. Cette réalité est celle qui terrifie le plus Tsuki. Mourir, au fond, est moins haut sur cette échelle, parce qu’une fois qu’elle sera morte, elle ne pourra plus réfléchir à ce genre de choses. Porter le sang d’une victime sur ses mains, par contre, est quelque chose qu’elle portera jusqu’à sa mort. Quelque chose d’énorme, que chaque humain dit avoir regretté pendant au moins des années. Donner la mort c’est s’attribuer le pouvoir de vie et de mort, peut-on alors dire que l’Homme est Homme ? Ne se donne-t-il pas la position de divinité dans ce genre de cas ? La blonde déglutit.
« Je ne veux pas tuer … », murmure-t-elle.
Elle ne veut pas. Elle n’a jamais voulu, ne voudra jamais. Pourtant, Yahiko a raison. Les ordres sont les ordres. À partir de là, faut-il les suivre ? Ne sont-ils pas arbitraires ? N’est-il pas plus simple de ramener la cible ? Quitte à la faire souffrir à en frôler la mort ? Tant qu’elle n’est pas l’assassin, Tsuki n’a aucun scrupule à faire beaucoup de mal à une personne s’il lui est demandé. Pour autant, la blonde n’a pas beaucoup réfléchi à cette possibilité. L’ordre de tuer. Être une machine à tuer, comme sa mère ? Pour tuer un être humain, cette fois ? Non. Impossible. Inconcevable. Et pourtant. Être ninja, c’est ça aussi, non ? Elle redescend brutalement sur terre lorsque le Genin aux cheveux blancs la complimente sur son choix. Un sourire mitigé naît sur ses lèvres, à mi-chemin entre la joie et la profonde tristesse.
« Peut-être, oui. Peut-être qu’une vie de ninja est mieux qu’une vie de chasseresse ! »
Peut-être, hein ? Mais peut-être pas. Plutôt peut-être pas que peut-être, dans la situation actuelle. Mais Tsuki décide de ne pas se laisser débiner aussi facilement. Il lui faut serrer les dents, grandir. Accepter la situation telle qu’elle se présente. Elle est chasseresse, pas enfant de chœur, il est normal que tôt ou tard sa profession la mène sur de tels sentiers. La question sera, à ce moment-là : faut-il aller au bout ? Aura-t-elle le courage de le faire ? Son amour pour la vie humaine en général sera-t-il écrasé par les crimes de son adversaire ? C’est évidemment plus qu’une seule interrogation, mais elles se bousculent toutes dans sa tête, encore et encore. La blonde inspire, puis se décide à chasser brutalement tout le chaos qui se joue dans sa tête. Il ne faut surtout pas faiblir. Ne pas montrer cette facette. Sourire. Alors, elle sourit.
« Oui ! Les entraînements ‘réels’ nous permettront de mettre en œuvre nos vraies capacités et de savoir comment faire contre une personne qui a la même spécialité, ou le même art. C’est important ! »
Sa spécialité, hein ? Le sourire de Tsuki perd toute trace de doute. Sa fierté. Ses capacités. Il y en a deux sur lesquelles elle compte beaucoup, mais une plus que les autres. Elle se contente pourtant de le laisser parler. Lorsqu’il tend son poing vers la blonde, tout doute s’envole pour de bon. Il n’existe plus aucune faille. Ils se tireront vers le haut tous les deux. Elle n’a rien à craindre. Au fond de son être, Tsuki sent qu’il n’y aura aucun problème tant qu’elle utilisera ses liens avec ses partenaires pour ne pas défaillir. Il lui faut tenir. Serrer les dents. Se battre. Son poing cogne celui de Yahiko.
« Je compte sur toi aussi, évidemment. »
Sourire sincère. La blonde remercie le Genin aux cheveux blancs du fond de son cœur. Il l’a aidée, pour de vrai. Il la tire vers le haut, dissipe ses craintes. Elle met les mains derrière sa tête.
« Ah, au fait. Ma spécialité, hein ? » Une petite pause. La blonde s’approche, comme sur le ton de la confidence. « Je suis illusionniste. »
Tsuki recule légèrement et plante ses prunelles incarnates dans les siennes. Une lueur ardente y brûle, montre toute la détermination en elle. Peu importe s’il faut suivre des ordres presque impossibles. Elle a le temps de s’y préparer. De grandir. De progresser. Tout ira bien. Parce que Tsuki ne sera jamais vraiment seule. Ils seront tous là, dans son cœur.
« Autant dire que si nous faisons équipe … Entre ta force physique et mes illusions … Je n’aimerais pas être notre adversaire. J’ai beaucoup à apprendre, notamment comment me protéger correctement et comment me battre en me détachant de mes seules illusions, mais … Je pense que ça ira. Je suis même presque sûre que ça ira. »
Le signe du pouce. La confiance.
« Parce que tu seras là pour me tirer vers le haut ! »
De vrais frères d’armes.
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Mar 28 Aoû 2018 - 18:08
Elle devait être une actrice exceptionnelle, pour changer d'expression faciale comme ça. Une jeune fille énergique, simple, lisible tant elle ne cachait pas ce qu'elle ressentait. Yahiko ne disait rien, mais il voyait. Sa bonne humeur était clairement un masque qu'elle affichait pour cacher tous ses doutes, toutes ses peurs. Il voulait les faire disparaître, mais il était complètement impuissant. Dans la vie, il n'y avait pas quarante façons d'être heureux, il fallait oublier. Aussi hypocrite, aussi lâche, aussi détestable soit cette pensée, oublier restait la meilleure façon de garder le sourire. Il y avait une autre option, bien moins lâche, mais qui ne rendait pas aussi heureux qu'oublier : transformer ses peurs et ses craintes en force. Malheureusement, ça ne s'appliquait pas à un meurtre. Une mort n'impliquait que de la culpabilité, on pouvait peut-être délester la charge sur les supérieurs de Kumo, mais c'était tout. Lorsqu'on se salissait les mains... on se salissait les mains. Ni plus, ni moins.

Là était aussi l'intérêt de s'unir dans une espèce de petite équipe. Partager ses peurs, partager ses douleurs, partager ses craintes. Tout partager, pour que le fardeau de chacun ne soit pas aussi lourd que s'il était supporté seul. Elle avait une psychologie qui l'intéressait beaucoup, elle ne faisait pas parti des clichés qu'il avait l'habitude de rencontrer, loin de là. Visiblement, elle avait pensé tout comme lui. On n'évoquait pas l'idée de faire équipe avec quelqu'un sans en avoir envie. Elle se projetait ? Probablement, mais lui aussi voulait se projeter en équipe avec elle. Des illusions, hein ? Très intéressant, ça comblait un domaine dans lequel il était sans talents, ce qui signifiait bien deux situations à prévoir : un intérêt dans la variété de leurs compétences, mais aussi un intérêt de s'entraîner avec elle pour mieux reconnaître et contrer un Genjutsu. Plus qu'une envie de combattre ensemble, un besoin. Pour elle comme pour lui, afin de devenir toujours plus forts, et de développer toujours plus de connaissances.

-"Tu m'intéresses ! Faisons un marché, toi et moi. Continuons de nous entraîner ensemble, comblons nos lacunes avec nos connaissances et capacités. Devenons ensemble l'élite des shinobis !", dit-il en riant.

A moitié. Il prenait ça à l'humour parce qu'il projetait des plans sur la comète, mais il croyait dur comme fer. Naïvement ? Probablement, mais il y croyait. Yahiko était un idéaliste, un rêveur, il se laissait souvent dépasser par ses idées et par son imagination. Étrangement, elle paraissait partager ces idéaux. Ils semblaient vouloir aller loin ensemble, mais plus encore, s'ils pouvaient élargir le groupe d'action, ça pouvait être d'autant plus intéressant. Il ne connaissait pas grand monde, ou il n'était en tout cas assez proche de personne pour proposer à qui que ce soit de les rejoindre. Non, c'était peut-être aller déjà trop loin. Tsuki et lui se rassemblaient parce qu'une affinité s'était crée. Recruter pour recruter n'était pas une bonne idée, il fallait recruter par affinité, afin de créer un groupe soudé et efficace. Il avait quand même envie de créer une vraie équipe, mais inutile d'aller trop vite.

-"Lorsque nous nous retrouverons une prochaine fois, tu me montreras tout ça. Tu deviendras mon sensei cette fois, et on combattra pour de vrai." Se relevant, il tendit sa main cette fois à la jeune kunoichi pour l'aider à se relever à son tour. "Je vais devoir y aller, ma famille a besoin de moi. Contacte moi dès que tu te sens prête à m'affronter, que nous nous battons sérieusement !"

Toujours ses obligations familiales habituelles où il devait passer du temps avec son père à s'entraîner. Sa journée était encore loin d'être terminée, mais au moins, elle avait été bien plus positive que prévue.

-"Oh, et si tu connais des gens qui seraient intéressés pour nous rejoindre, fais moi en part. J'ai bien pour intention de nous créer une petite équipe officieuse d'entraînement !

Finissant sur un sourire, il s'apprêtait à partir.

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Mar 28 Aoû 2018 - 19:05
Un marché. Des promesses. Une amitié qui se concrétise. Un sourire gigantesque naît sur les lèvres de Tsuki alors qu’elle hoche vivement la tête pour manifester sa joie mais également montrer qu’elle est d’accord avec Yahiko. Devenir l’élite, côte-à-côte, à mesure d’entraînement à deux. De ce qu’elle sait, le Genin est un spécialiste de Taïjutsu – du moins, c’est ce qu’elle a compris –, du coup, l’avoir comme partenaire le plus proche est une véritable aubaine. Tsuki étant une vraie nouille en matière de combat rapproché, s’entraîner de façon répétée contre quelqu’un qui utilise majoritairement cette spécialité lui permettra de mieux se défendre et d’apprendre à gérer une personne qui, normalement, a complètement l’ascendant sur elle. Au fur et à mesure des combats contre Yahiko, la blonde est certaine d’obtenir suffisamment d’expérience pour ne pas se retrouver à nu face à sa Némésis. En somme, c’est à la fois une occasion de renforcer leurs liens, mais c’est surtout une excellente manière de lui apprendre à se défendre de la « bonne » façon.

Aucun mot n’est donc nécessaire pour sceller ce marché. Il est scellé, par la joie, par le hochement de tête et par la proposition originelle. Ce n’était même pas une question, à vrai dire. Plutôt une certitude. Le pacte se concrétise aussitôt par Yahiko qui lui explique que la prochaine fois, elle sera son sensei, et qu’ils livreront bataille pour de vrai. Une promesse. Une vraie promesse. L’âme enfantine de Tsuki en attend beaucoup, du coup. Parce qu’il a scellé son destin, maintenant, c’est son compagnon de bagarre ! Et grands dieux, un compagnon de bagarre, c’est un titre honorifique avec lequel on ne rigole pas ! Lorsqu’il se redresse, la blonde se saisit de sa main pour se lever à son tour. Un sourire presque idiot étire ses lèvres, tandis qu’elle maintient sa main.
« D’accord. La prochaine fois, ce sera une vraie bagarre. La vraie bagarre pour commencer le long chemin qui nous attend avant de devenir l’élite des shinobis. »
Elle lui glisse un clin d’œil complice. Ce n’est certainement pas une promesse en l’air ! Même si c’est à moitié risible et probablement stupide hors du contexte, Tsuki se dit que, dans le fond, c’est une réalité. Ils se tireront vers le haut, encore et encore, jusqu’à devenir vraiment puissants et être utiles à leur village. Pour de vrai. Alors, oui, c’est une bonne idée de faire ça, et seule la formulation de la chose peut paraître étrange !

Puis ça y est. L’heure du départ. La journée a filé, filé, à une vitesse que Tsuki n’aurait pas imaginée en venant ce matin. Elle lui sourit et tapote doucement son épaule. Un nouveau pacte. Une amitié particulière, où les relations s’affirment à mesure de coups de poing en pleine figure. Une façon comme une autre de renforcer des liens, non ? Après tout, puisqu’on parle d’une relation « renforcée », ne peut-on pas dire qu’une grosse pêche bien puissante est un exemple correct ? Une relation peut devenir forte avec une camaraderie de ce style, alors plus la pêche est grosse, puis la relation devient forte. Non ? Non. Bon. Bah qu’à cela ne tienne ! Ils fonctionneront comme ça et tout ira pour le mieux. Avec juste quelques blessures ou bleues. Mais ça, dans un univers comme le leur … Est-ce vraiment grave ?
« Bien ! Bon courage pour tout ça, et à la revoyure ! »
Elle lui fait un signe de main et s’arrête lorsqu’il reprend. Le sourire revient. Éternel sourire, joyeux sourire.
« Oui, évidemment ! »
Puis le clin d’œil, et Tsuki le laisse partir, avant de partir à son tour. Une bonne journée d’entraînement, qui va l’envoyer au lit à l’heure des poules, probablement ! Mais ça en valait clairement, très clairement la peine.
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Le Renard ne s'associe pas avec la Loutre... Mais il l'aide quand même [Pv : Hohoemi Tsuki]

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