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Sable aride [Ft. Garyôsen Ryôga]


Ven 10 Aoû 2018 - 9:27
A peine venais-je de remettre le pied dehors que la chaleur du désert vint m’étreindre, me poussant à réajuster toute ma tenue pour éviter d’avoir trop chaud. J’avais quitté notre hôte, Ketten, afin de me rendre directement auprès du probable futur dirigeant de Kaze, Garyôsen Ryôga. Malgré sa réputation et son histoire avec Kumo, il serait idiot de ne pas saisir l’opportunité de l’approcher dès aujourd’hui. Au-delà de la bêtise, ce serait une erreur que je ne pouvais pas me permettre de faire.

Le menton légèrement levé et les yeux plissés pour constater de la puissance du Soleil, je m’aventurais jusqu’aux abords de la cité, empruntant le chemin que m’avait conseillé l’actuel représentant de Kaze. Cet ardent Soleil provoquait chez moi quelques souvenirs de mon enfance, étant en effet issu d’une famille de marins. Traditionnellement, le Soleil n’incarne pas le meilleur des symboles pour nous, expliquant peut-être le long soupir que j’expirais en me rapprochant, je l’espère, de Ryôga. Cette rencontre allait avoir son importance, aussi. Pour un individu comme moi, ce genre de situation allait devoir être gérée avec prudence.

Mais… je restais avant tout moi-même. Mon pied eut à peine le temps d’entamer le chemin que je sortis mon Kiseru et du tabac. Un mouvement si machinal et, par la force des choses, si caractéristique. De toute manière, ce sera toujours plus passe-partout que de rester soi-même. Les regards indiscrets ne se poseront, à la limite, que très temporairement sur moi, me laissant largement le temps de me rendre aux abords de la ville.

Et effectivement, un peu plus loin et après quelques minutes d’observation, je pus constater une description correspondante à celui que je cherchais.

Garyôsen Ryôga se trouvait juste là, assis et observateur, tapis dans un désert qui lui servait de décor naturel.

- J’allais vous demander ce qu’il y avait de si intéressant à observer aussi longuement ce désert. Mais quand j’y pense, j’ai passé de longues heures à observer la mer.

Quelques pas supplémentaires me permirent de me poster non pas tout à fait à ses côtés, mais un mètre derrière. La raison était plutôt simple, je ne voulais pas me montrer envahissant avant qu’il ne se décide à accepter une conversation. Simple règle de politesse.

- Akahoshi Hisao. Un nom sûrement inconnu à vos oreilles, j’en conviens. Si je me trompe pas, j’ai bien affaire à Garyôsen Ryôga, c’est ça ? J’avais justement à vous parler, je suis ici en voyage diplomatique. Pour Kumo.

La pierre était lancée d’office, mais peu importe son ressenti sur Kumo, il valait mieux être franc-jeu. C'était peut-être la meilleure façon de poser un cadre certes tendu, mais largement plus sain qu’un cadre plein de faux-semblants, de tromperie et de mensonges.

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Sam 11 Aoû 2018 - 0:13
C’était en se surprenant à regarder le désert pendant parfois des heures que le Fils d’Esclave se rendait compte de l’amour qu’il éprouvait pour son pays natal. S’il savait bien que ce n’était pas une condition idiote requise pour tout défenseur de nation qui se respectait, il appréciait de noter cet aspect-là chez lui. Quelque-part, il se ressourçait et se rappelait des choses importantes, allant parfois même jusqu’à en découvrir d’autres. Ces instants d’harmonie et de calme lui étaient presque devenus primordiaux au fur et à mesure que le rythme de sa vie s’était accéléré. Et aujourd’hui, ses iris s’étaient une nouvelle fois posées sur le chaleureux cadre de Kaze no Kuni et de ses espaces désertiques. Un calme qui allait être attaqué non pas par la prise de parole d’un inconnu, mais par un seul mot qui résonna aussitôt dans l’esprit du Garyôsen tel un dégoût inévitable.

« Kumo, dit-il simplement alors qu’il fermai les yeux, sans que son interlocuteur puisse le noter. »

Ryôga du Vent ressentait quelque-chose de bizarre, qu’il n’arrivait que partiellement à expliquer. Son regard perdu dans les ondulations du vaste désert s’était mis à fixer un point en particulier. Son attention elle-même s’était naturellement réveillée. Mais rapidement, il retrouva le calme olympien qui lui était accoutumé. Sa tête se leva vers le ciel, et ses cheveux d’un blanc neige tutoyèrent sa nuque.

« Il n’y a que deux choses que j’espérais voir arriver le plus tard possible. L’intérêt des villages cachés pour mon pays et une nouvelle rencontre avec des Kumojins. Devrais-je me réconforter qu’elles aient toutes les deux lieu le même jour ? »

Quelque-chose dans la voix du Kazejin semblait confirmer la rhétorique de sa question. Et il était surtout sincère. Depuis qu’il avait quitté Kumogakure no Satô – il y avait au moins deux ans – il avait espéré qu’on ne le traque ou le mette dans une position délicate avant le plus de temps possible. Deux années, était-ce un délai raisonnable après réflexion ? Avant de prendre le recul pour répondre à cette question, le Garyôsen s’en était soulevé une autre : est-ce que ce Akahoshi Hisao était là pour lui ?

Car ce dernier connaissait son nom. Mais aussitôt, il avait parlé d’une mission diplomatique. Et à partir de là, deux grandes voies s’offraient à l’esprit de Ryôga : ou bien la diplomatie concernait justement les tractations à propos du déserteur qu’il était ; ou bien on avait redirigé ce gradé des Nuages vers lui par pur hasard. Et ceux qui le connaissaient savaient bien que le Kazejin n’aimait pas le hasard.

« La mer ? Je me souviens avoir regardé l’océan du port de Matshu pendant des heures. »

Il y avait quelque-chose d’intéressant à noter chez le Garyôsen, surtout comparé à d’autres locaux et encore davantage les étrangers comme l’Akahoshi : il avait beau être observateur d’un désert sous un soleil de plomb, il n’y avait aucun signe de transpiration ou d’épuisement chez le Nukenin. D’ailleurs, s’il n’aimait pas le hasard, ce n’était guère mieux pour les pertes de temps.

« Êtes-vous venu pour moi, Hisao ? demanda-t-il en tournant, et donc dévoilant, à moitié son visage froid vers son inattendu interlocuteur. »

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Sam 11 Aoû 2018 - 10:16
Comme s’il s’était mis à prendre vie et à s’exprimer à ma place, mon fidèle Kiseru vint consumer rapidement quelques branches de tabac, les colorant d’une touche orangée à mesure qu’ils disparaissaient en un fin filet de fumée semblable à un soupir. De dépit ? d’angoisse ? d’appréhension ? Aucun de ces termes, je suppose. Relativement calme après ses quelques mots, je constatais effectivement qu’il semblait être un homme calme, peu enclin à user de force et d’agressivité à mon égard.

- Repousser l’échéance permet de soulager l’esprit, mais c’est temporaire… éphémère.

Je fis un pas en sa direction, de manière détendue, voire presque flegmatique. Mon comportement ne se voyait aucunement altéré par un homme possédant un passif similaire au sien et possédant une étrange mais pratique résistance à la chaleur.

- Peut-être devrais-je effectivement être plus précis sur la fonction que j’occupe.

Le tabac et les cendres rougeoyaient à nouveau alors que j’aspirais une nappe de fumée, qui tapissa quelques secondes mes poumons et que je relâchai par le nez. Finalement, j’abaissais la main qui tenais mon Kiseru et élevait un peu le menton, non pas pour imposer une quelconque supériorité, mais simplement pour le regarder dans les yeux.

- Akahoshi Hisao, Fukutaicho et donc second en chef des forces policières et militaires de Kumo. Je suis l’adjoint de Kizuato Daisuke, un homme respectable que vous connaissez sans aucun doute. Toujours le regard posé sur lui, aucune once de menace ne s’en dégageait toutefois. ... mais c'est un hasard. Je suis là pour vous, mais pas pour les raisons auxquelles vous pensez.

Par respect, et même par prudence, je ne m’avançais pas davantage. Il s’était tourné, nous nous sommes identifiés et un climat froid pourrait venir peser sur la conversation d’une minute à l’autre, si ce n’est pas déjà fait – comme le montre ses expressions et donc son visage depuis quelques instants.

- Je ne suis pas de l’école du jugement aveugle. Je condamne les actes de désertion, mais l’heure n’est pas à la vengeance. J’ai des affaires autrement plus urgentes à traiter ici et, outre ma compréhension envers certains de vos idéaux, je ne peux me permettre d’être assez stupide pour vous attaquer ou vous emprisonner.

Le fixant quelques secondes de plus, je finis par détourner le regard pour le poser sur mon Kiseru, que je retournais d’un mouvement agile et vidais d’un coup ferme. Les cendres se disséminèrent et fusionnèrent si rapidement avec le sable qu’on put croire qu’elles disparurent dès qu’elles sortirent du foyer du calumet.

- Comme énoncé plus tôt, je suis ici en tant que représentant politique et diplomatique. Tout porte à croire que vous êtes une haute autorité de ce pays. Vous rencontrer s’imposait donc comme une évidence. Maintenant, j’ai moi également une question... Êtes-vous prêt à m’écouter, où tenez-vous tous les Kumojins responsables pour l’infecte trahison du Shodaime, qui en ce moment même, croupit en prison avec ses agents ?

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