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[Mission Libre | rang d] Arcanes Interdites | Solo


Sam 11 Aoû 2018 - 18:41












Mission Libre [rang D]


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La nuit n'avait jamais été aussi obscure qu'en cette soirée, laissant encore les lueurs d'un ciel d'encre cramoisies nimber les cieux. Les derniers soubresauts du Printemps, avant que l'été ne vienne prendre ses ancres. La mission qui s'était déroulée au village d'Inanuki s'était révélée déconcertante, sous bien des aspects. Il ne s'agissait nullement de rumeurs infondées ou d'affabulations, mais bel et bien d'une épineuse situation qui demandait d'être prise avec le plus grand des sérieux. Fort heureusement, le responsable des malheurs ayant frappé la petite bourgade ne commettrait plus de crime pour un bon moment, grâce à l'intervention des Shinobis de la Roche. Cependant, mettre derrière les barreaux le sacripant ne signifiait pas que tout était terminé, loin de là. Le vil nécromancien avait laissé dans son sillage malheur et le désespoir. Il était du devoir des gardiens du Pays de la Terre, que de porter assistance à la population, mais aussi de s'occuper du mystérieux et lugubre laboratoire.

Muramasa menait cette opération, accompagné de trois hommes de médecine formés à ce genre de mission. Il y avait eu un peu de progrès en termes de restructuration autour d'escouades médicales spécialisées. Bien qu'encore à ses balbutiements, les trois comparses formaient la toute première équipe servant à essuyer les plâtres d'une phase d'essai servant à démontrer l'utilité de ce genre d'armada. Un grand poids reposait sur leurs épaules, car de meilleurs lendemains reposaient entre leurs mains.

Les trois assistants étaient tout de blanc vêtus, dans des apparats dénotant leur affiliation dans la voie de l'Iroujutsu. Arborant des visages altiers et des regards perçants, on pouvait remarquer une ressemblance assez troublante entre les trois individus.

Le Jonin allumait une cigarette en arrivant dans le hangar situé spécialement près de l’hôpital, pendant que les assistants se chargeaient de remplir la chariote des dernières caisses contenant vivres et autres marchandises des plus vitales.

« Les préparatifs sont terminés. »

« Bien. Prenez l'équipement de terrain. »

« À vos ordres. » -répondit le goguenard, en affichant un regard assuré-

Muramasa prit le temps d'inspecter rapidement la cargaison, tout en attendant que la caisse supplémentaire soit ramenée et placée dans la chariote, ce qui ne prit pas longtemps avec l’efficacité des vaillants assistants.

Une fois tout cela fait, le convoi quitta le tarmac afin de se rendre en direction du village maudit, à l'orée d'une nuit commençant à s’effacer peu à peu.





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Mar 14 Aoû 2018 - 8:16














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Le voile de la nuit se dispersait peu à peu, à mesure que le flot du temps s'écoulait dans le sillage éthéré, mais bien réel, du voyage. La fraîcheur vespérale ne tarderait pas à s'effacer. Lueur brillante et rosée, scandant l'arrivée de l'aube, la journée se dessinait avec monotonie exacerbée. Le convoi s'engouffrait dans la mer de jade (encore sombre et lugubre) sans se retourner, avide quant à accomplir au plus vite la mission l'amenant en ce théâtre encore meurtri de la macabre représentation ayant fait rage. Les aventuriers étaient restés tout le long du périple aussi silencieux que le néant, assis à l'arrière du carrosse assez rustique et bondé de diverses caisses de bois. L'un des fiers assistant finit par prendre la parole, affichant toujours ce malicieux regard circonspect dénotant d'un esprit aussi affûté qu'un scalpel.

« Borukan-sama... N'est-ce-pas censé être une simple opération de routine ? Vous venez personnellement, alors que nous aurions pu nous en charger... » -se risquant à faire la remarque que cela semblait étrange, tout en plissant son regard ineffable-

« Ichi à raison. De plus, nous avons amené de l'équipement un peu trop... inhabituel. » -ajouta le sosie, en se grattant la tempe-

« ... » -restant silencieux, le dernier assistant se contentait d'écouter calmement la conversation, affichant une mine sérieuse-

Muramasa termina la énième cigarette qu'il avait allumé depuis le départ de la Roche, puis se racla prestement la gorge avant de répondre aux mystères qui planaient sur toute cette affaire plus létale que la lame d'un assassin détraqué.

« Ichi-san, Ni-san, San-san. » -dit-il, en regardant à tour de rôle le propriétaire du nom évoqué, avant de marquer un court mutisme pour mieux poursuivre la réponse d'une voix grave et lente- « Rien ne vous échappe. En effet, nous devons aussi accomplir une autre tâche. Les habitants du village d'Inanuki étaient victimes des agissements d'un nécromant. »

Les yeux écarquillés, les assistants eurent des réactions assez explicites, trahissant une forme de dégoût viscéral pour ce genre d'énergumène. Quoi de plus normal pour des hommes de médecine que de ne point apprécier leur total opposé sur bien des plans ?

« Un vil nécromant !? Pouah ! » -s'esclaffant, en faisant mine de cracher afin d'exprimer son mécontentement, mais surtout sa haine pour cette vocation déviante et abjecte-

« Un peu de correction. » -dit-il sèchement à l'assistant un peu trop émotif-

« Sumimasen, Borukan-sama... Mais un nécromant ! » -cherchant à justifier la légitimité de sa réaction, qui était plus que compréhensible-

« Effectivement. En tout cas, il avait un laboratoire. Nous allons donc devoir nous occuper de celui-ci. »

Les sbires n'étaient pas vraiment ravis de la nouvelle, mais ils allaient devoir faire avec, tout comme le fier parangon. Il était inutile d'expliquer qu'il fallait s'occuper de ce laboratoire des horreurs, tout comme aider la population. L'escouade avait à peine un peu discuté, que le silence revenait planer (lourdement) dans l'atmosphère, tandis que le convoi tiré par deux puissants chevaux filant tel le zéphyr arrivait déjà près du fameux village maudit ayant été persécuté par l'aliéné adorateur de la mort - sous toutes ses formes.





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Mer 15 Aoû 2018 - 16:49














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Les derniers soupirs de la nuit s'envolaient dans leur évanescence, à l'approche de l'aurore qui accueillait le convoi rejoignant finalement la destination escomptée. Alors que le soleil commençait à dissiper le voile ténébreux, les chevaux terminaient leur course en marquant la halte dictée par le cocher. Le matin était jeune et nul des habitants ne semblaient être là pour accueillir les visiteurs de cette venue non annoncée. Quoi de plus normal aux vues de la situation ? Ce n'était pas comme s'ils avaient encore quelque chose à faire de leurs journées, avec les cauchemars dont ils étaient victimes. La plupart devaient être traumatisés et cela demanderait du temps afin qu'Inanuki reprenne un semblant de normalité.

Sortant du transport, les quatre cavaliers de la Roche purent s'étirer après ce pénible voyage s'étant avéré assez peu confortable. Muramasa se tournait vers les trois Iwajin aux tenues assorties, ainsi que le conducteur toujours perché à la même place, leur donnant quelques directives quant au déroulement du programme.

« Je vais voir si je trouve le Chef du village. Ichi-san, vous venez avec moi, les autres vous attendez. »

Entrant dans le dédale macabre semblant encore hanté des âmes disparues, les deux fiers défenseurs de la justice se dirigèrent vers le centre de la civilisation, à la recherche de signes de vie.

« Excusez mon pessimisme, mais êtes-vous certain qu'il y ait quelqu'un ? »

« Quelques villageois. »

Arrivant sur la place du village, déserte, Muramasa cherchait la bâtisse incarnant l'antre du dirigeant d'Inanuki. Cela devait certainement être vers l'épicentre et la plus remarquable parmi les autres construction. Il ne fallut pas longtemps avant de se pencher sur un choix qui semblait de bon ton. Assez grande et bien placée, cela avait tout l'air d'être le lieu en question. Muramasa s’avança alors vers la porte et toqua trois fois, de manière vive et appuyée. LE regard dubitatif de l'assistant exprimait bien son état d'esprit en proie à la perplexité, mais il ne dit mot, sachant que le médecin avait toujours raison. Quelques longues secondes, avant que la porte ne tremble et que le bruit du métal tinte, puis que dans l'interstice grinçant, un œil vitreux apparaisse en étant noyé dans la pénombre.

« ... Vous ? »

« Kentashi-san. »

La dalle de bois finit par s'ouvrir complètement, laissant apparaître le grand personnage aux allures peu avenantes. Il regardait d'un air surpris, mais méfiant, les deux étrangers.

« Vous n'êtes pas mort ? »

« Il faut croire que non. Nous devons parler. »

Le bougre aux allures de bandit regarda à droite et à gauche, avant de reposer son regard sur l'assistant qui le fixait avec un regard sérieux et étrange.

« Hum... Entrez. »

Les deux hommes de médecine pénétrèrent alors dans la demeure, tandis que leur hôte refermait la porte -toujours aussi grinçante- derrière eux.





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Mer 15 Aoû 2018 - 18:52














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Une ambiance lourde glissait le long des murs, venant baigner dans l'antre de l’énergumène qui invitait les deux hommes à s'asseoir autour d'une table assez rustique. Les chaises étaient du même bois, simples pour ce genre de logis appartenant pourtant à celui devant faire bonne impression de par sa position. Le hardi prit place, s'avachissant sur son siège, le regard ailleurs, tandis qu'il attrapait la bouteille lui faisant face et d'en lamper une bonne rasade pour se remettre d'aplomb. Les deux invités prirent aussi place assise, regardant fixement l'autochtone qui avait une sacrée descente.

« Je serais bref. La menace qui planait sur le village n'est plus. Il s'agissait non pas de fantômes ou autres engeances, mais d'un malandrin dont nous nous sommes occupés. »

« Le salaud ! » -dit-il, consterné-

« Nous sommes revenus avec quelques vivres. Comme vous êtes le fils du Chef du village, il va falloir que vous assuriez les fonctions vous incombant, si vous désirez de meilleurs lendemains pour Inanuki. »
Le soiffard resta silencieux quelques instants, pensif quant à tout ce que cela signifiait. Il fixait la bouteille qu'il tenait dans sa grande main d'un œil vitreux et morne, voyant son reflet qui se dessinait dessus en renvoyant une image peu flatteuse de lui-même. Il la déposa sur la table, avant de relever la tête et de regarder le médecin qui était stoïque.

« Que le danger soit écarté ou pas, ça change plus grand-chose maintenant. La plupart des habitants ont disparus ou ont fuis et ne reviendront jamais. Qu'est-ce qu'un idiot comme moi pourrait faire ? Vous savez, mon père ne m'a jamais dit que j'étais intelligent ou bien doué pour quelque chose. Alors prendre ce rôle... C'est peine perdue. » -soupira le désespéré, en baissant la tête-

Le sacripant n'avait pas tort, aux vues de la situation bien peu reluisante dans laquelle se trouvait son village. Pourtant, il fallait bien faire quelque chose pour les habitants restants.

« Vous avez raison, vous ne semblez pas très finaud. Cependant, vous avez au moins le mérite d'en être conscient, ce qui est plutôt un bon point. »

L'autochtone soupira avant de finir par laisser échapper un léger ricanement nerveux. Il se redressa, puis regarda ses interlocuteurs, avant de reconnaître qu'il était nécessaire de faire face à l'adversité.

« Vous avez raison. Qu'est-ce que je peux faire ? »

« Répondez simplement à mes questions et suivez mes conseils. Le plus important est que vous soyez déterminé aux yeux des survivants de cette tragédie. Non semblable à une loque humaine. Il vaudrait mieux que vous arrêtiez la boisson. »

« Ouais ! Faut être Balaise ! BALAISE ! » -se levant soudainement en criant, puis prenant la jarre de nectar et la lançant violemment contre le sol, avant de se frapper la cage thoracique avec les poings-

L’assistant fit un mouvement de recul, surpris par la réaction complètement inattendue de leur hôte. Muramasa croisa les bras en posant sa main sur son front un court instant. Décidément, les gens de la campagne étaient assez surprenants, mais cet entrain faisait en quelque sorte plaisir à voir. Enfin, peut-être pas à tout le monde... Une voix féminine résonna fortement, sommant au rustre d’arrêter ses singeries exacerbées. Une jeune femme apparue alors, descendant les escaliers de manière assez furibonde, avant de se stopper en remarquant la présence d'inconnus. Les hurlements l'avaient surement réveillée à en croire la nuisette qu'elle portait, ainsi que ses longs cheveux légèrement ébouriffés.

« Sumimasen sœurette... » -semblant honteux-

« Tu vas réveiller Tokashi... Qu... Qui c'est ? » -remarquant les deux fiers Iwajin qu'elle n'avait jamais vu-

« Je vais t'expliquer... »

La demoiselle remonta en vitesse les escaliers, cachant par réflexe les zones un peu trop sensibles à être exposées par sa tenue de nuit pourtant suffisamment chaste. C'était bien là une réaction typique de gourgandine.

L'assistant fronca des sourcils, redoublant son air dubitatif, avant de prendre la parole.

« Sacré châssis. Moi qui pensais que c'était un village de consanguins où il n'y aurait que des mochetés. »

« Quoi !? » -s'esclaffa le frère, les yeux exorbités-

Offusqué par les paroles outrageantes du goguenard assistant, l'ivrogne lui sauta dessus en lui envoyant un coup de poing en pleine face. Deux molaires tombèrent sur le sol poussiéreux, accompagnées d'un filet de sang et de bave. Essuyant ses babines, l'adorateur des arts médicinaux afficha un sourire, avant de se relever et de sauter sur son agresseur afin d'essayer de lui tordre le cou. Décidément, les voies de l'Iroujutsu étaient impénétrables et il restait beaucoup de choses à apprendre aux novices de cet art. Alors que les deux joyeux lurons refaisaient la décoration en se chamaillant bruyamment, le parangon sortit une cigarette et l'alluma en demeurant impassible à la scène qui se déroulait alors non loin de lui.

« Yare yare daze... » -un peu dubitatif-

La mission n'allait pas être une promenade de santé, mais ce n'était pas quelques menues péripéties qui auraient raison d'elle.





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Mar 21 Aoû 2018 - 3:07














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Un coup de tête s'écrase avec virulence sur le nez du faquin personnage à la langue trop bien pendue, alors qu'un sourire narquois se dessine sur son visage d'habitude sérieux et impassible. Le sang gicle soudainement des nasaux en recouvrant les murs de manière éparse, mais aspergeant aussi dans la foulée les yeux vitreux du gaillard imbibé d'alcool. L'assaillant se trouve atrocement aveuglé par l’effusion sanguine, qui venait - de manière non escomptée - lui picoter les globes oculaires. Profitant de cette occasion inopinée de cécité de la part de son adversaire, l'assitant se remit d'aplomb, puis s’élança vaillamment afin d'effectuer une cinglante contre attaque. Assénant un violent coup de pied dans les parties génitales, ce qui fut particulièrement efficace. Un cri de douleur des plus significatifs venant pourfendre la monotonie ambiante, alors que l'homme aux noix brisées tombait sur ses genoux en se tenant l'entrejambe.

La situation était fort cocasse, voire distrayante, mais il ne fallait pas abuser de ce genre de spectacle manquant d'élégance (mais au combien amusante en réalité). Le médecin toussota légèrement, avant de sommer les deux malandrins de cesser sur le champ leurs jérémiades. Après tout, ils n'étaient point des Genin joufflus s'amusant sur un terrain d'entrainement. Non mais franchement !?

« Messieurs... Vous aurez tout le loisir de vous amuser plus tard. » -dit-il, perplexe, mais d'une voix assurée et solennelle- « Pour l'instant, nous avons du travail. »

Tentant de remettre d'aplomb son nez ensanglanté, mais inutilement car ce dernier était bel et bien cassé, l'adepte de la médecine semblait assez réceptif pour calmer ses véhémences. Un bien étrange personnage, pour sûr. Concernant le castré, il était tombé dans les pommes, bien qu'encore debout dans une position agenouillée. Le parangon soupira en se rendant compte que la situation dérapait peu à peu. Le Chef de remplacement était loin d'être finaud, mais il connaissait forcément le village comme sa poche, ce qui s’avérerait particulièrement pratique afin de décider rapidement du plan pour pérenniser la situation d'Inanuki. Sans compter que la présence du fils de l'ancien chef aurait légitimé l'action aux yeux des autochtones ayant survécu aux ténèbres de la nuit.

« Vous avez encore besoin de travailler la diplomatie. » -mentionnant que l'assistant avait encore beaucoup de chose à apprendre afin d'exceller dans les arts médicaux-

« Vous avez raison, Borukan-sama. Je ne sais pas ce qui m'a pris. » -répondant avec une voix monotone et neutre, comme si rien ne s'était passé-

Fort heureusement, le colosse avait une sœur, ce qui laissait encore un maigre espoir quant à ne point traîner en ces pertes de temps des plus désuètes. Il était à espérer qu'elle soit plus maligne que le soiffard, mais ce n'était pas bien difficile de l'être. N'importe quel badaud était sans aucun doute une lumière, comparé au simplet se trouvant émasculé (de manière imagée, fort heureusement) à en perdre conscience.





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Lun 27 Aoû 2018 - 12:33














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Les poètes et autres dramaturges dispersés aux quatre coins du Yuukan auraient pu trouver une morale à la situation qui avait dérapé de manière bien déconcerte, mais en réalité il n'y en avait aucune. Il s'agissait juste d'une histoire aussi vielle que le monde qui avait pris place une nouvelle fois. En un sens, c'était assez amusant, pourtant ça ne l'était pas. Drôle d'équilibre, dont il faut saisir les nuances. Muramasa n'avait pas décroché le moindre signe laissant interpréter un quelconque sentiment venant l'animer. D'ailleurs, personne ne s'était jamais étonné de ce mystère, encore plus cinglant que par le passé. Revenant voir ce qui pouvait bien expliquer les bruits -très semblable à une violente rixe-, la sœur du grand gaillard (aux yeux révulsés et à la conscience perdue) afficha un air des plus circonspects.

« Mais... Que s'est-il passé ? » -dit-elle, d'une voix incrédule et portant sa main devant sa bouche en affichant de grands yeux-

Préservant la verdeur de soulever à la demoiselle que celle-ci avait oubliée, dans son empressement de venir s’enquérir de la situation, une chose primordiale (ou peut-être pas), le médecin se contenta de lui répondre que tout était sous contrôle. L'assistant se tenait le nez, fixant les pommes de la discorde avec un intérêt presque palpable, à en croire ce sourire narquois dégoulinant de sang (et surtout de vice).

« Pourrions nous discuter... » -dit-il, se levant de l'inconfortable chaise boisée- « ...dans un endroit un peu plus calme ? »

La jeune femme acquiesça, regardant rapidement le carnage en affichant un air désabusé. Le géant n'étant pas une lumière éblouissante, elle ne chercha pas plus loin. Habituée aux excentricités de l'irresponsable lui servant de frère aîné, la frangine invita le taciturne à l'accompagner dans la salle non loin, glissant le panneau coulissant donnant sur un couloir un peu angoissant.

« Heu... Hum... Bien sûr. Si vous voulez bien me suivre, nous serions bien à la cuisine. J'en profiterais pour vous préparer un thé. Ce que mon frère n'a pas eu la présence d'esprit de vous offrir à vous et à... votre ami ? » -proposant en paraissant assez confuse, mais de manière des plus courtoises-

« Heu... Hum... Bien sûr. Si vous voulez bien me suivre, nous serions plus à notre aise à la cuisine. J'en profiterais pour vous préparer un thé. Ce que mon frère n'a pas eu la présence d'esprit de vous offrir à vous, et à... votre ami ? » -proposant en paraissant assez confuse, mais de manière des plus courtoises-

On pouvait remarquer que les manières qui faisaient plus que défaut à l'un, semblaient se retrouver en l'autre, de manière disproportionnée. Comme quoi, l'équilibre revenait toujours se présenter, même là où on s'y attendait le moins. Se frottant la tempe un instant, le parangon se contenta de répondre ces quelques mots, afin de clarifier la situation.

« Charmante idée. » -répondant le plus simplement du monde, avant de se retourner vers l'assistant belliqueux- « Ichi-san. » -dit-il, sommairement, afin que ce dernier se charge de remettre un peu d'ordre dans la pagaille que celui-ci avait engendré, en plus de son nez de traviole-

Laissant l'espiègle assistant se charger de soigner le pauvre bougre aux noisettes brisées en mille éclats, le Jonin suivit la demoiselle qui s’avançait dans le couloir dans le but de se rendre à la fameuse pièce escomptée. Les murs laissaient encore couler les larmes versées par le désespoir des nuits funestes, laissant l'espoir dériver à l'horizon. Rapidement arrivés à leur destination, les deux individus purent alors s'entretenir en toute quiétude. Le rôle de chef du village aurait sans doute était plus saillant à la sœur de la fratrie, qui semblait bien plus intellectuelle et réfléchie que l’aîné.





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Jeu 30 Aoû 2018 - 2:54














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Alors que l'assistant s'occupait de ses quelques bévues, à savoir un homme évanouit et sa propre hémorragie nasale, le médecin s'entretenait avec la jeune femme qui était en train de commencer à voir ce qu'elle pouvait offrir à ses invités. Il ne restait pas grand chose, des suites de la période bien funeste qui avait touché le petit village d'Inanuki. Une pénurie plus que palpable faisait rage. Cela n'avait rien de surprenant, à cause des agissements du vil nécromant ayant pressé le citron jusqu'à sa toute dernière goutte, ou presque... Tous les habitants ayant montré pour l'instant le bout de leur nez, se résumant à la fratrie désormais en charge des lieux, présentaient des signes évidents de malnutrition. Heureusement que le parangon avait eu la présence d'esprit d'amener une aide salvatrice sur ce point là, en profitant du voyage pour amener quelques victuailles. Alors qu'elle ouvrait d'un air honteux les boites qui contenaient autrefois moult feuilles de thé et autres produits nécessaires à la préparation de diverses boissons, la demoiselle commençait à verser des larmes sans même en avoir conscience. La pauvre faisait peine à voir, mais elle était déjà assez chanceuse de ne pas être tombé entre les griffes du détraqué, qui n'aurait pas manqué de bien s'amuser avec ce corps des plus appétissants. Muramasa croisa les bras en la fixant un instant, tandis qu'elle-même était perdue et cherchait désespérément à faire mine que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, afin de conserver - chose bien désuète - les apparences.

« Je suis l'un des Shinobi étant précédemment venu s'occuper du problème qui tourmentait votre village. Vous n'avez plus rien à craindre. » -dit-il, d'une voix assez solennelle-

L'ingénue tournait sa tête vers l'Iwajin, un peu surprise, mais esquissant un soulagement certain.

« Vraiment ? » -demandant si le cauchemar appartenait vraiment au passé, affichant une mine légèrement perplexe- « C'est vrai que l'atmosphère sinistre semble s'être apaisée... » -avouant que l'atmosphère semblait bien moins sombre, avant de laisser apparaître sur son visage une certaine allégresse, sans pour autant s'y noyer- « Merci, je ne sais pas comment vous remercier, vous et le village caché qui vous a envoyé. Nous n'avons rien à offrir en retour... »

« Inutile de vous en inquiéter. N'est-ce-pas le rôle des Shinobi que de porter secours en cas de nécessité ? » -usant d'une question rhétorique n’impliquant aucune réponse- « Je ne suis pas venu prendre le thé, comme vous pouvez vous douter, Oujo-san. J'ai quelques questions à vous poser. »

Rougissant légèrement de cette appellation particulièrement douce à l'oreille de toute personne appartenant à la gent féminine, la demoiselle mis sa main devant sa bouche en semblant gênée, se rendant compte qu'elle avait manqué à toute convenance en omettant les présentations d'usages.

« Appelez-moi... Tomoe... » -finissant par se cacher le visage en le détournant de manière étrange-

« Hajimemashite. Vous pouvez m'appeler Muramasa. » -marquant une courte pause, avant d'aborder le sujet qui l'intéressait- « Dites-moi, Tomoe-san, parlez-moi de la situation d'Inanuki. Avant le début du drame, puis actuellement. » -souhaitant avoir quelques informations cruciales afin de mieux se faire une idée plus précise et juste-

La jeune femme était un peu fébrile, devant se remémorer et aborder une discussion lui rappelant de bien tragiques et douloureux événements. Elle resta silencieuse, essayant de se concentrer, mais s'aperçut enfin qu'elle avait complètement oublié de mettre une jupe dans son empressement. Son haut était bien trop court pour venir cacher le bas, exposant donc ses jambes nues et soyeuses, ainsi que la fine lingerie couvrant son jardin secret. Plus rouge encore, elle se mit à bafouiller difficilement quelques mots, avant de rapidement réparer son étourderie en s'éclipsant.

« Su... Sumimasen... Je... Je reviens... » -balbutiant en étant très perturbée et mal à l'aise-

Muramasa la regarda repartir dans le couloir, un peu surpris que la demoiselle soit si déstabilisée. Pourtant, il ne s’offusquait point qu'une jeune femme arbore chez elle une tenue légère et confortable.





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Mar 11 Sep 2018 - 13:06














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Tomoe revint assez rapidement dans la pièce qui incarnait la cuisine, en arborant une tenue un peu plus adaptée à recevoir une visite - aussi solennelle soit-elle. S’excusant platement une nouvelle fois de son étourderie, la jeune femme semblait encore un peu honteuse de la situation, mais bien plus à l’aise et disposée à discuter plus amplement des sombres affres assombrissant le petit village d’Inanuki. Muramasa n’avait pas davantage de temps à perdre en cérémonies et autres inopinées déconvenues.

« Tomoe-san, je vous écoute. » -dit-il, d’une voix sérieuse et solennelle- « Racontez-moi. » -invitant la demoiselle à s'asseoir autour de la petite table prisonnière entre quatre murs-

Une voix à la tonalité veule débuta le récit, expliquant du début à la fin les moindres détails de ce qu'avait traversé la communauté. Que ce soit dans les jours dorés ou lors des nuits les plus mortifères, Tomoe fit de son mieux afin de retranscrire les événements. Une oreille attentive ne perdit aucun de ces mots contant la funeste tragédie. Le regard azuréen et humide, elle se retint jusqu'à la toute fin de laisser perler la moindre larme. Cascades grondantes qui se démenaient avec rage, les pluies devraient patienter.

Le médecin avait déjà une idée de ce qui s'était passé jadis en ces terres, la mission permettait d’interpréter l'histoire dramatique. Au final, il avait vu juste, mais cela coulerait de source même pour les esprits les moins brillants. Cependant, il valait mieux, par pragmatisme, vérifier les hypothèses afin de ne point se fourvoyer. Une zone d'ombre persistait encore et toujours, rendant que plus singuliers et mystérieux les agissements du vil détraqué.

Tomoe passa sa main dans ses cheveux, les ramenant derrière son oreille, puis se risqua à poser une question. Bien que légitime, cette mise en abîme n'allait pas être douce à son goût. Muramasa répondit simplement, sans s'étaler sur le sujet, car nourrir les espérances déjà mortes n'aurait été avisé.

« Que... Qu'est-il arrivé aux gens disparus ? Les... Les avez-vous retrouvés ? » -demandant la vérité avec une lueur d'espoir dans l'azur de ses yeux-

« Vu votre récit, une infime partie à été retrouvée. Tous décédés. Pour ce qui s'est passé, il vaux mieux que vous l'ignoriez. »

La demoiselle se mit à éclater en sanglots, alors que le parangon qui restait de marbre se releva tout en lui évoquant les épreuves qu'il allait falloir franchir pour assurer de meilleurs lendemains

« La mort est un élément de la vie. Ne soyez pas triste, vous pourrez faire votre deuil, mais pas en cet instant. Nous avons amené des vivre et des produits de première nécessités pour aider les villageois. Je compte sur votre frère et vous pour nous aider à ce qu'ils soient déchargés et stockés dans un endroit propice, puis efficacement distribués. Une auberge serait parfaite. Tomoe-san, je peux compter sur vous ? »

La jeune femme passa sa gracile main sur ses joues humides et rouges, acquiesçant de quelques hochements de tête, avant de se relever elle aussi, bien décidée à ne pas se noyer dans la noirceur de ce triste monde.





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