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La recommandation _PV Etsuko


Dim 12 Aoû 2018 - 0:22
@NAARI ETSUKO

Aujourd'hui était un jour particulier, car l'un dès mes actes passés allait, du moins je l'espérais, enfin porter ses fruits. Pour beaucoup de mes projets, cela n'en était qu'à balbutiement, où chaque instant me rapprochait d'un achèvement, mais avec toujours la méfiance qu'un nouvel obstacle vienne freiner, encore une fois, mes ambitions.
Désormais et officiellement prince de la maison Chôkoku, ce récent cadeau me confortait à nouveau dans l'idée que j'étais sur le bon chemin et que mon étoile me bénissait encore. Toutefois, aujourd'hui venait l'achèvement d'un autre projet, je venais grimper une autre marche de mon ascension, il s'agissait de mon intégration dans le Yamagenzo. En tant que simple policier m'avait-on dit, mais que m'importait de commencer au grade le plus bas quand je savais qu'un génin ne pouvait que normalement rêver cette intégration. C'était bien avant que je me découvris adopté par le chef du clan Chôkoku, ou encore que je fus pris comme élève par Yoshitsune, ainsi j'avais la certitude que c'était pour mes compétences et rien d'autre, que l'on m'intégrait finalement dans la prestigieuse unité du Yamagenzo.

Dès les premiers jours où j'intégrais Iwa, je visais une ascension par ce chemin et d'autres. J'avais dû ruser, mentir, tricher, et même risquer ma vie pour y parvenir, mais finalement, je m'étais fait inscrit sur la liste d'attente et j'avais obtenu une recommandation écrite de l'une des plus hautes figures de la cité ; Nagamasa H. Takumi. Je me figurais, restant méfiant et modéré malgré tout, qu'il demeurait une possibilité que cela ne suffisait pas à convaincre les shinobis du Yamagenzo de m'intégrer officiellement... Un simple Génin ? On me prendrait, à mes risques et périls et rapidement, pour l'un de ces carriéristes de salons qui obtenaient ses galons à coup de flatterie, mais je ne tarderais pas à leur prouver le contraire, et puis ce n'était pas comme si l'avis de cette plèbe m'intéressait, j'étais bien au-dessus de tout cela — bien au-dessus d'eux. La hauteur dès mes ambitions dépassait par de loin les bassesses du besoin matérialiste pour se conforter dans une tout autre sphère de l'idéal humain. L'ambition est le complément de toutes les passions et ma passion à moi était la perfection dans l'innocence retrouvée pour une humanité qui s'était perdue depuis bien longtemps dans le désespoir et la félonie. Je sais que d'un œil extérieur, je ne suis qu'un tyran de plus qui souhaite régner sur ses semblables, mais je défis les ambitieux de se mesurer à mon rêve, car parmi eux tous, ces humbles qui craignent la hauteur, ces ambitieux trop peu talentueux, ils n'ont que des idées au profit de leur ambition. Or, il est bien rare qu'on ait de l'ambition au profit de ses idées, et c'est pourtant bien mon cas.


D'assez bon matin, je me rendais au poste 6 du Yamagenzo, sachant que pour ma part je visais le poste 12, question de prestige. C'était celui qu'on réputait le plus mouvementé et le plus difficile, mais le courrier m'avait demandé de présenter au 6 pour recevoir mon affectation. Je ne m'y rendais pas en armure, mais habillé de mon long manteau. Ainsi, habillé dans la plus stricte et sobre élégance, c'était le visage serein que je me rendais dans le local pour y présenter ma requête, sachant que j'étais normalement attendu, par qui en revanche je l'ignorais. Quand j'entrais dans le poste, comme toujours les regards étaient brièvement étonnés, car sans le sabre à la ceinture, un prince angélique bénit par la nature vue son apparence, ne pourrait avoir à tel point la grâce et la hauteur princière en fréquentant les champs de bataille — du moins si on ne me jugeait qu'au physique. On me dirait descendu du ciel, tellement j'irradiais de lumière, baignant à tel point en elle que je paraissais la faire jaillir de moi. Ainsi me donnait-on l'innocence et la vertu sans confession. Pourtant, j'étais rempli de vice et de malice, plus qu'aucun autre, parce que mon désir inassouvi était la seule chose qui m'intéressait au-delà de tout dans cette vie. Mon innocence résultait ainsi directement que je ne me mentais pas à moi et que j'avais conservé ce qui faisait le rêve d'un enfant, en enfouissant au fond de mon coeur les aigreurs d'un passé si douloureux et horrifique qu'un genjutsu de celui-ci avait été jusqu'à mettre Diao dans un état terrible et angoissée. Quand la vertu s'empare du pouvoir le bourreau se frotte les mains. C'est pourquoi je n'étais pas fait de la vertu au sens où le commun des mortels étaient faits. La perfection de la vertu consiste moins à faire le bien qu'à le faire pour lui-même et sans aucun retour d'intérêt personnel ni d'amour- propre. Je me suffisais à moi-même pour mon amour propre. Il y a des hommes pour lesquels la vertu n'est point la vertu reconnue par les autres hommes ; ils n'appellent point de ce nom toutes les choses régulières, mais inférieures, de l'existence, cette honnêteté vulgaire qui remplit exactement ses devoirs : la vertu pour eux est un élan de l'âme qui nous porte vers le bien aux dépens de notre bonheur et de notre vie, ou une force qui nous fait dompter nos passions les plus fougueuses. Ces hommes-là s'élèvent au-dessus des autres hommes, mais à quoi sont-ils bons dans la société ? Comme les montagnes dans la nature, comme les monuments gigantesques dans les arts, ils sortent des proportions communes : on les regarde, et on en a peur. Peut-être était-ce d'ailleurs cette peur qu'il m'arrivait parfois de se faire manifester chez autrui et bien malgré moi.

J'ignorais de toute façon en entant, comme toujours, les regards licencieux ou inquiet à mon encontre, pour conserver l'apparence de la dignité et de la sagesse en toutes circonstances. Passant par l’accueil, je m'annonçais mélodieusement et calmement, parce que je ne voulais pas tellement perdre de temps en palabres inutiles.
  • -Bonjour. Je suis Sainan Gi — Tenshi. Je dois intégrer le Yamagenzo aujourd'hui et prendre mon affectation, pouvez-vous m'indiquez avec qui j'ai rendez-vous je vous prie ?

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Dim 12 Aoû 2018 - 14:41
Etsuko était affairée à relire les rapports concernant l'affaire entre Chiryou et Tsubaki, se demandant si elle avait vraiment prit la meilleure des décisions, réfléchissant aux alternatives quand bien même le choix était fixe et ne changerait plus. Elle soupira un peu et reposa tous les papiers, attrapant le verre qui n'avait pas quitté son bureau, sirotant l'eau qui y trônait. Fermant un peu les yeux, elle soupira une nouvelle fois avant de se lever. Signalant au passage qu'elle allait faire un tour de la ville, patrouiller pour se détendre un peu, elle quiita le poste six.

Traversant le centre commerçant, elle vérifiait que tout était en ordre, attentive au moindre problème dans son uniforme de fukutaisho. Elle profitait de sa "pause" pour faire une petite ronde, surveillant la ville, prête à réagir. Elle put effectivement se montrer utile en calmant une rixte entre deux clients dans un magasin, avec pour cause un habit unique en vente, querelle ridicule qu'elle termina en parlant quelques instants au vendeur qui ramena un second habit identique de sa réserve. Les gens n'avaient même pas la décence de demander au vendeur s'il en avait d'autres avant de se lancer dans des crêpages de chignons absurdes... Elle soupira à nouveau en rentrant au poste, n'ayant pas eu d'autre incident sur le chemin, retrouvant son bureau où l'y attendait un genin de sa connaissance, Sainan Gi — Tenshi.

On lui avait signalé juste en arrivant que le jeune homme s'était montré au poste quelques instants plus tôt, arborant un air sûr de lui quant à la réponse qui l'attendait, s'annonçant à l'accueil presque comme faisant déjà partie de la maison selon la jeune fille qui s'occupait de l'accueil. Un petit sourire amusé, Etsuko s'était dirigée vers la petite pièce qui n'avait pas encore son nom sur la porte où elle pouvait travailler en paix, quand bien même la place n'était pas au rendez-vous -elle avait juste un bureau, une armoire et une couchette avec à peine la place d'y mettre une chaise de son côté et deux de l'autre- reconnaissant un peu surprise le genin en question. Elle fit alors le tour du bureau, s'installant face à lui et commançant à lui parler tout en fouillant le tiroir à sa droite.

« Konnichiwa, Sainan-san. Heureuse de voir que vous souhaitez rejoindre la police. Laissez-moi juste le temps de récupérer mon carnet avant que nous ne commencions... Voilà je l'ai. Un verre d'eau ? »

La Naari avait retrouvé son sérieux, sortant son carnet, un stylo et également d'autres papiers qu'elle garda sur le côté pour l'instant. Elle se servit un verre d'eau dans l'un des deux verres qu'elle avait lavé entre temps, remplissant également un pour le jeune homme s'il le souhaitait. Elle regarda quelques instants le dossier qu'elle venait de poser sur le bureau puis prit une grande respiration avant de reporter son regard sur Tenshi.

« Bien, Sainan-san, on m'a dit que vous veniez pour intégrer le Yamagenzo aujourd'hui même. Puis-je vous demander si vous avez déjà effectué une mission-test, si oui dans quel cadre, quel était l'objectif, combien étiez-vous, avez ou sans superviseur. Si vous n'en avez pas effectué, auriez-vous une lettre de recommandation ? D'autres faits ? Ou alors venez vous justement pour que je vous trouve une mission à effectuer avec de prouver votre valeur et la nécessité de la police pour vous prendre en son sein ? »

Elle avait le stylo prêt à noter, offrant toute son attention à celui qu'elle devait juger digne ou non d'entrer la police. Elle savait déjà que s'il manquait de modestie, c'était bien là tout l'opposé de son ambition. Le regard toujours certain, se voulant charmeur qu'il lui avait offert à chacune de leurs renconcontres parlant de lui-même pour ce sujet.
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Dim 12 Aoû 2018 - 16:22
Le hasard des rencontres conduit parfois à de bien étrange coïncidence, car je trouvais face à moi la femme qui par deux fois m'avait déjà rendu service. J'entretenais une relation cordiale avec elle, et m'étais montré plus qu'attentionné sans avoir cherché à m'en servir outre mesure. Une chance, quoi qu'il m'aurait été plus aisé de séduire une personne que je n'aurai jamais vue. Je concluais donc qu'en plus d'être fleuriste celle-ci avait un grade dans le Yamagenzo, qu'elle était donc de fait ma supérieure, mais à bien y regarder, pour ce qui était des titres et des grades, qui a Iwa ne m'était pas supérieur.


Pour cette journée, je n'avais normalement pas à jouer de perfidie ou de manipulation, et quand elle me recevait, c'était d'un regard souriant, et d'un faciès serein, que je lui répondais. Une courte et basse inclinaison de la tête y suffisait, sans le besoin d'accompagner un salut de quelques mots superflu. Nous nous connaissions déjà, mais elle ignorait cependant, qui j'étais. Jamais nous ne nous étions côtoyé intimement, et même maintenant, je n'en voyais pas l'utilité. Sans perdre le sourire, je lui signifiais par un silencieux secoué de tête que je refusais son verre d'eau. Je n'étais pas venu pour cela, et il me tardait déjà d'en finir avec cette formalité. Peut-être paraissais-je trop confiant et serein, comme si le titre que je convoitais m'était déjà acquis, mais agir comme si l'on possédait déjà ce que l'on souhaitait n'était-il pas le véritable secret de la réussite ?


Me tenant droit face à son bureau et la laissant y prendre place, j'attendais qu'elle me dise ce qu'elle avait à dire en lui offrant toute la dignité princière dont je savais faire communément preuve. Haut par la pensée, humble par la stature, fort par le visage, doux par le regard, gracieux par le corps, ferme par le geste. Telle était la singulière représentation que je lui faisais. Aussi clairement que de l'eau pure, le ton et le verbe saillant, je lui répondais quand elle terminait de me poser ses premières questions, ce sans ne rien bouger d'autres que mes lèvres. Comme à un entretien, je lui faisais mon CV, c'était ce qu'elle me demandait après tout, et faisant l'étalage de mes qualités et des raisons pour lesquelles le Yamagenzo, aurait quelque chose à gagner en me prenait en son sein, je paraissais pourtant très modeste, n'appréciant que moyennement de devoir raconter tout cela et aimant encore moins de devoir jouer de vantardise pour faire preuve de ma hauteur et de ma valeur. Portant la main gauche sur le pommeau de ma rapière, je lui donnais les réponses qu'elle attendait et peut-être même plus encore, y ajoutant la performance d'y conserver l'aura angélique qui caractérisait mes traits.
  • -Je n'ai jamais effectué de mission à Iwa sans supervision. Mais n'ayant intégré le village qu'il y a trois mois, j'étais indépendant et travaillais seul avant cela. Je suis élève du Sandaïme Tsuchikage Nagamasa Yoshitsune, à son souhait, héritier de la maison Chôkoku par adoption du chef de ce clan, à son souhait également, et je n'ai échoué dans une aucune de mes missions jusqu'ici. Enfin, j'ai ceci à vous donner.


Argument massue, paisiblement, glissant ma droite dans une poche intérieure de mon manteau, j'en sortais une lettre sous enveloppe contenant une recommandation de Nagamasa H Takumi pour ma prompt intégration dans le Yamagenzo. La tendant délicatement à la demoiselle, toujours la voix aussi paisible qu'assurée, je concluais le temps qu'elle saisisse cette lettre.
  • -Une lettre de recommandation de Nagamasa H Takumi. Il me l'a accordé il y a peu de temps, avant son départ et l'ouverture du festival.

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Dim 12 Aoû 2018 - 23:26
Etsuko buvait un peu en écoutant le jeune iwajin, notant ses dires. Ainsi il n'avait fait que des missions avec des supérieurs. Elle hocha un peu la tête avant de le questionner un peu plus sur le sujet.

« D'accord, est-ce que vous pourriez me raconter très brièvement ce en quoi consistaient les missions que vous avez effectué jusque là avec vos supérieurs ? Je souhaiterais aussi que vous me parliez de vos ressentis à propos de celles-ci, ce que vous en avez pensé. Vous pouvez être honnête, et je le recommande d'ailleurs. Je n'ai pas besoin de mensonges. »

Elle prit alors la lettre qu'il lui tendait, son regard se teintant de tristesse en entendant le nom de Takumi, mais elle ne fit aucun commentaire à ce jeune homme qui semblait ne pas être un simple citoyen proche de Diao comme elle l'avait pensé, mais aussi un proche de Takumi et du Tsuchikage lui-même. Il lui paraissait alors que cet entretient n'était plus qu'une farce pour faire croire à une entrée normale, mais elle n'en dit rien et continua la discussion. Elle verrait bien d'elle-même s'il en était digne.

« Pour le reste, je souhaiterais aussi savoir vos ambitions et vos motivations. Pourquoi rejoindre la police ? Qu'est ce qui vous a poussé à le faire ? Qu'est-ce que vous souhaitez y apporter et en quoi cela aiderait-il le Yamagenzo ? »

Reprenant son verre d'eau, Etsuko en bu une gorgée, écoutant la réponse avec attention. Elle notait toujours avec attention, garder une trace écrite lui semblant important pour mieux dessiner le tableau comme elle le faisait habituellement pour son métier en dessinant.
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La recommandation _PV Etsuko

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