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Conviction la plus profonde [Sae]


Mar 14 Aoû 2018 - 21:24
La chaleur écrasante n’affectait pas les pas des deux individus qui s’approchaient. Le premier se tenait droit et ses cheveux blancs virevoltaient aléatoirement tandis que derrière lui, une autre silhouette lui emboitait la marche. Et pourtant, malgré la température assassine de ce milieu de journée, l’homme n’avait aucun artifice ou quelconque chapeau pour se protéger. A la surprise de quiconque l’aurait suivi depuis longtemps, pas une goutte de transpiration n’avait attaqué sa peau. Malgré la chaleur, Ryôga n’avait pas chaud. Et malgré le passé de Sae, les deux Kazejins étaient arrivés près du grand Colisée.

Sous le turban noir – tout comme l’habit simple qu’il s’était accoutumé à porter – masquant son visage, le Garyôsen se pinça la lèvre inférieure avant de pousser un soupir. Ce n’était pas n’importe quel édifice du Pays du Vent qu’il contemplait, c’était l’un des symboles de l’ancien temps… et peut-être du nouveau ? Mais pour l’heure, il ne pouvait s’empêcher de repenser à tous les combats qu’il avait pu voir et même parfois livrer dans l’enceinte de cette arène monumentale. On y forçait les esclaves à se battre jusqu’à la mort la plupart du temps : quelque-chose qui imposait le dégoût chez Ryôga, direct descendant d’une des familles ayant longtemps croulé sous le poids des chaînes.

« Dis-moi… »

Sans surprise aucune, c’était bel et bien envers son accompagnatrice que le lieutenant Kazejin s’adressait. Lentement, le haut de son corps vint se courber puis se retourner pour qu’à visage progressivement découvert – son index venant abaisser son turban – il regarde la jeune femme dans le blanc des yeux.

A ce moment précis, il s’arrêta. Sans que cela ne put directement s’expliquer, Ryôga avait marqué un vrai temps d’arrêt, son regard restant vague mais toujours vers la direction de celle qu’il avait sauvée. Décidément, il ne se lassait pas de la voir, depuis qu’elle faisait partie intégrante de son sillage. Non pas parce qu’elle était une belle et jeune femme, mais parce qu’elle représentait l’essence même de sa conviction la plus profonde.

« … maintenant que ton présent n’est plus dicté que par tes décisions, pourrais-tu y combattre à nouveau ? »

Sans avoir détourné ses iris bleues, Ryôga avait étendu son bras et son index pour pointer le majestueux Colisée qui était érigé derrière lui. Un panorama qui donnait tout de suite plus de poids à une question peut-être troublante pour celle qui, il y a encore quelques semaines, était une esclave du Premier Cercle.

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Mar 14 Aoû 2018 - 21:52
Comme à l'accoutumée, elle n’avait pas posé de question, juste suivis ses pas, ce qu’elle savait faire de mieux dans ce monde nouveau, même si c’était étrange dit comme ça. Cela restait sa réalité, beaucoup de temps lui faudrait pour rattraper ça et elle était plus que certaine de mourir bien avant d’avoir remis ses comptes en positif à ce niveau-la. Peu importe, elle mourait libre désormais. La chaleur ne l’accablait pas, aucune condition difficile ne le pouvait à vrai dire, elle avait connu le pire, l’enfer sur terre, alors le désert aussi aride et dur qu’il se voulait être n'était rien d’autre qu’un vrai petit paradis. Le vent balayait leurs cheveux à découvert, la femme était habituée à ne pratiquement rien posséder de plus que ce qu’on lui offrait de porter, cela n’avait pas changé en revanche. Sentir sa peau brûlait sous le soleil ne la tourmentait pas, encore une habitude. Il se stoppa et elle en fit autant, penchant sa tête silencieuse sur un côté d’un air dubitatif. Le maître semblait pensif, alors elle ne le dérangeait pas. Sa voix portait jusqu’à ses oreilles alors qu’il baissait son turban et Sae le fixa, toujours silencieuse, un regard perçant lui suggérant d’en venir à la suite de sa demande.

Son regard plissait sous le sien quand il déposait enfin à son intention l’interrogation pour le moins étrange. Depuis quelques mètres déjà elle avait fixé le majestueux monument synonyme de bien de terribles étapes de sa vie, au début, amère elle avait grimace, ses poings s’étaient serré, mais au fils des secondes o`u l’homme marchant devant lui gâcher la vue… Sae s’était souvenue que cet endroit n’avait pas su la garder face à lui. Quelle ironie quand même, plus il se rapprochait, plus son protecteur avait l’air d’un insecte à côté du Colisée, mais de loin, on aurait juré qu’il le tenait dans la paume de sa main sans sourciller.

_”Je tuerais sous ta demande si telle est ta question.”


Il était bon de lui rappeler, mais loin d’être totalement idiote, car oui, elle l’était pas mal quand même, la femme poursuivait avant qu’il ne la reprenne.

_”Ou terrasserait juste à coup de savate. À ta guise. Oui je pourrais. ”

Trop habituée à ses mimiques de scène, elle se faisait plus droite, un torse bombé en croisant ses bras sous sa poitrine et se donner un genre. Sacrée Sae.

_”Je ne crains pas les pierres empilées entre elles, juste les hommes qui les habitent et les souillent de leurs caprices Maître.”

Elle ne se faisait pas inquisitrice, s’il voulait lui en dire plus il le ferait de lui même.
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Mar 14 Aoû 2018 - 22:27
« Tu m’appelles maître mais tu me tutoies. C’est si contradictoire et pourtant… si logique. »

A la fin de sa phrase, il y avait cette pointe d’amertume et même au-delà qui était clairement perceptible dans la voix d’habitude rauque de l’homme du Vent. Il la regardait toujours, et n’avait pas pu s’empêcher de ressentir, à nouveau, cette pincée d’Histoire dans les mots qu’elle avait choisis pour lui répondre. Qui pourrait lui en vouloir, elle qui avait traversé un désert plus que littéral dans sa vie, parcourue de cauchemars qui à chaque fois ou presque se transformaient horriblement en réalité. Et la voilà, tâtonnant dans une liberté qui lui était devenue étrangère, mélangeant des aspects différents. Tutoyer son maître, quelle idée. Continuer de croire que son libérateur voulait être appelé ainsi, encore pire.

« Je ne suis pas ton maître, Sae. Mais comment t’en vouloir de ne pas le comprendre, ou le croire. »

Son regard azuré se détourna alors enfin des pupilles douces de l’ancienne esclave. Tutoyant d’abord le sol sablé, Ryôga se perdit un instant dans ses pensées les plus profondes. Et doucement, il en ressortit à l’image de son corps qui se repositionnait face à la grandeur du Colisée. D’un point de vue extérieur, et surtout proche, il était grandiose. C’était une des pièces architecturales dont Kaze no Kuni et tout son peuple pouvaient être les plus fiers.

Mais à l’intérieur de l’arène, les milliers de tribunes et leurs dimensions étaient tout aussi spectaculaires. Pourtant, c’était dans cette enceinte que toute la tragique histoire d’un esclavage injuste et de combats honteux avaient eu lieu. Pour autant, qui pouvait dire si le Colisée était plus impressionnant de dedans ou de dehors ? C’était toute une symbolique qui se retrouvait philosophée, et mise en mots.

« Je ne voulais pas savoir ce que tu serais prête à faire, je n’ai aucun doute sur ça. Non, ce que j’essaie de savoir c’est… »

Il soupira une fois totalement face au Colisée. Puis sans forcer, il se courba jusqu’à pouvoir poser une main sur le sol plein de ce sable si chaud. Il en ramassa un peu et le poing ferme, repointa du regard le bâtiment auquel il faisait face.

« … pourquoi les hommes et les femmes se battent. »

Tandis qu’il terminait sa phrase aux soupçons d’interrogation, des grains de sable lui échappaient déjà des doigts.

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Mar 14 Aoû 2018 - 23:05
Sae lui offrait une moue dès ses premières paroles qui montraient bien à quel point on avait oublié de l’instruire, cette gamine, au niveau des interactions sociales. Tutoiement et titre ? Sae devinait au moins pour un mot ce que c’était, l’autre la laissait dans le flou et son expression demandeuse de réponse en disait alors long. Elle ne comprenait pas le reproche, bien qu’elle avait senti le ton la dénonçant. Jusque là de toute façon, elle n’avait jamais eu le droit de s’adresser à un maître, quel qu’il soit, ses seuls échanges étant avec les semblables esclaves ou les entraîneurs-eux même esclaves, la femme n’avait jamais appris qu’un seul vocabulaire. Ses sourcils se fronçaient quand il contesta son statut, mais sa protégée n’osa pas le contester, pensant simplement qu’elle devrait apprendre le nouveau mot qui lui plairait davantage pour être appelé. Bien que cela ne changerait rien à sa place, ce qu’il était.

_” Alors comment devrais je t’appeler ? “

Mais il ne semblait déjà plus l'écouter et elle n’était pas apte à insister face à lui. Son regard de minuit s’esquivait sur le sol sableux, les mains du maître qui semblaient le caresser comme la mélancolie qui lui faisait du charme. Ou plutôt qui n’allait pas tarder à avoir raison de lui. La Kazejins soupira à son tour en l'écoutant, pourquoi hein ? Voilà une question et de possibles réponses qui l’avaient fait méditer longuement durant le calme avant les tempêtes de son quotidien dans l'arène. Elle ne pouvait que partager l’avis qu’elle s’en était fait.

-”Parce qu’ils le peuvent ? Ou y sont poussés ? “

Plus un ton interrogatoire qu’une réelle réponse ou affirmation, puis elle en avait une autre à son tour à lui poser puisqu’ils en étaient à philosopher.

_” Pourquoi certains torturent leurs semblables gratuitement au nom de je ne sais quoi, alors que d’autres les sauvent sans être concernés par le mal qui les ronge.” Elle s’asseyait sur le sable, moins de grâce que son maître dans ses mouvements et manières, encore une fois, on ne lui avait jamais appris. “ Je sais juste que je me bats parce que ça a fini par être la seule chose que je sais le mieux faire. La victoire garantissait un repas. Certains se battent donc pour leur survie. Aujourd’hui je le ferais par frustration de tout ce qu’on m'a privé. Les raisons doivent être bien plus nombreuses, je crois. ”

Elle fixait toujours de dos jouant avec son sable. Jetant de temps à autre un regard à son ancienne prison.

_”Le combat peut être un jeu aussi, pas forcément engage dans le but de détruire l’autre, juste pour échanger, comme certains qui s'assoient pour discuter. “

Sourire discret, en y repensant, tout n’avait pas été sombre là-bas, elle avait eu aussi ses moments de gloire, hors de l'arène elle n’était rien et personne.
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Mer 15 Aoû 2018 - 12:21
Un rictus s’empara du visage si sérieux d’habitude de Ryôga tandis qu’il se retournait brièvement vers sa jeune comparse.

« Appelle-moi Ryôga, cela sera bien suffisant. »

Puis il revint s’attarder à cette main fermée qui transportait toujours un peu de sable. Ces grains qui étaient de plus en plus nombreux à se tisser un chemin entre ses doigts. A la vue de ce qui pouvait sembler une banalité, le Garyôsen ne pouvait s’empêcher d’y voir des images, des liens. Ainsi, dans chacune de ces particules ocres, le lieutenant de la rébellion populaire de Kaze y confondait un esclave, un rescapé, un détenu, un sacrifié. Mais dans pareille image, sa main ne s’apparenterait-elle pas à celle de l’Impératrice Rouge ou du Premier Cercle tout entier ?

Lentement, il se releva. En même temps, ses doigts se déplièrent et tout ce qui lui restait de sable s’évapora dans l’air, regagnant aléatoirement le sol qui était le sien. Il soupira.

« Un jeu ? Peut-être que tu as raison. »

Ryôga fit volte-face et découvrit sa jeune acolyte assise sur le sable brûlant. Il ne prêta pas attention à ce détail et s’adapta simplement à la posture de sa prochaine, en faisant deux pas pour la rejoindre. Puis il croisa les chevilles puis le bas de ses jambes pour s’asseoir lui aussi. Ses mains se croisèrent tandis que ses coups venaient toucher ses genoux. En pleine réflexion, le Garyôsen ne tarda pas à en dire plus à Sae.

« Notre Héros diplomate, Sendai Ketten, est de retour de Hi no Kuni. Il m’a raconté ce qu’il s’y était passé. Une bonne partie des pays du Grand Continent se sont mis d’accord pour former une sorte d’entraide censée favoriser leurs peuples et leur indépendance vis-à-vis des villages shinobis qu’ils jugent de plus en plus instables. Je suis favorable à cette situation, même si je n’ai pas encore un véritable pouvoir de décision… »

Cela aurait pu s’arrêter là, mais Ryôga menait depuis des années une vie qui lui avait appris à ne pas se reposer sur de bonnes nouvelles. Ainsi et souvent, il y avait une zone d’ombre derrière chaque lumière. Et les évènements survenus au Sommet International ne sauraient être différents ou étrangers à cette « règle ».

« Ketten et d’autres figures de la rébellion veulent appuyer cette situation en organisant un évènement mondial. Le Colisée serait alors le théâtre d’un tournoi rassemblant parmi les plus puissants shinobis et guerriers du monde. Ce serait l’occasion de montrer et promouvoir la nouvelle ère qui s’installe sur notre désert. Mais les villages cachés seront inévitablement de la partie, et partout où ils se sont rassemblés, le sang a coulé, parfois voire souvent sans raison. »

Sa main balaya à nouveau le sable. Il n’y avait pas besoin pour Sae qu’il ait parlé davantage : elle pouvait bien voir que le Garyôsen était pensif et sans doute incertain.

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Mer 15 Aoû 2018 - 20:32
_”Bien Ryôga.”

À sa guise, comme toujours depuis qu’elle avait croisé sa route. Sae se demandait à quoi il pouvait bien penser et surtout ce qui l’avait dirigé vers ces dernières comme ici devant le Colisée. Patiente, elle lui prêtait son ouïe le moment venu, se concentrant sur ce qu’il disait, les noms et les éléments qui devaient y être importants. Voilà si peu de temps qu’elle entendait ce qui se passait dehors, que l’ancienne esclave avait parfois-souvent, un peu de mal à le suivre. Au moins, elle comprenait l’essentielle, le reste viendrait avec le temps.

_”Je ne suis jamais contre une occasion d'offrir une volée, tu le sais bien.”

Trop bien même, souvent il devait lui lancer ses regards lui étant propres pour la tempérer dans ses ardeurs avec les étrangers ou même les connaissances de l’homme qu’elle avait tôt fait de pouvoir agresser au moindre mot ou regard de travers envers son maître. Le sentiment étant différent dans l’asservissement quand celui que l’on sert est respecté. Une vraie lionne, désormais sortie de sa cage.

_”Le Colisée est en état d'accueillir tout ce monde ? “

Question qui lui paraissait légitime aux vues des derniers bouleversements. La kunoishi se grattait le menton pensive, Ryôga semblait craindre les débordements, ce qu’elle pouvait aisément comprendre et elle se souvenait que si les esclaves se tenaient tranquilles au Colisée, au-delà de leur sceau de soumission, il y avait les gardiens menaçants et dangereux.

_” Doit-on recruter un service de sécurité donc ? Comme les gardiens d’antan s’assuraient de notre bonne volonté… “


Sae avait bien compris qu’il ne fallait pas faire confiance aux dits villages, dont elle ne savait rien encore une fois, même pas leurs noms. Elle pourrait bien tomber sur l’un d’en eux sans comprendre à qui ou quoi elle avait affaire. Est-ce que Ryôga était conscient de ce paramètre ? La femme n’avait jamais jugé pertinent de le mettre sur le tapis dans ses conversations avec lui. De toute façon, elle ne le quittait pas d’une semelle. Jamais. Sait-on jamais qu’il se perd ou plutôt qu’elle le perd.

_” C’est donc pour ça que nous sommes ici. Qu’attends-tu de moi Mmm...Ryôga... ? “

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Mer 15 Aoû 2018 - 21:41
Est-ce que le Colisée était en capacité d’accueillir tous ceux qui pourraient venir à ce possible tournoi ? C’était une question simple et logique, mais qui arrivait comme déroutante aux oreilles du Garyôsen. Il n’était pas surpris que l’ancienne esclave soit si « terre à terre » mais bel et bien que lui ne l’ait plus été dès lors qu’il avait commencé à parler de ce sujet. Ce tournoi international soulevait des bribes de sentiments qui étaient presque devenus étrangers à Ryôga. Et parmi ces derniers, un seul se montrait réellement dangereux : l’inconnu.

Il était alors facile de comprendre pourquoi le lieutenant de la rébellion ressentait maintenant tout cela. Lors de sa jeunesse, il n’avait eu d’autre choix que de suivre sa famille qui avait fui l’Impératrice Rouge et le Premier Cercle. Puis étaient venus les temps de Kaminari no Kuni et de Kumo, où il avait toujours eu pour objectif clair d’aider leurs habitants pour qu’un jour, en échange, ils viennent rétablir l’ordre dans son pays natal. Puis lorsque l’intérêt personnel et les jeux de pouvoir avaient eu raison de Kumogakure no Satô, il avait tout de suite su ce qu’il fallait faire : rester fidèle à ses convictions et quitter ce qui ne lui plaisait plus. Et jusqu’à très récemment, il n’avait eu en tête que de faire triompher une rébellion populaire qu’il avait aidé à lever.

Mais aujourd’hui, maintenant que le Premier Cercle n’était plus qu’un mauvais souvenir et qu’il était temps de construire un nouvel âge pour Kaze no Kuni, que devait-il faire ? Ses objectifs, si clairs et découlant de chemins tout tracés, n’étaient plus que des embrochements flous.

« Je pense que la capacité d’accueil ne saurait être un problème. Par contre, tu as raison d’évoquer la question de la sécurité... »

Il jeta un nouveau regard sur le majestueux édifice qui allait bientôt leur offrir une ombre bienvenue, vu l’inclinaison prochaine du soleil et de ses nombreux rayons.

« Je ne peux pas m’en occuper moi-même, et je ne peux confier la direction sécuritaire d’un tel évènement à n’importe qui. Si ton souhait est toujours de me suivre, je te confierai ce rôle, crucial. »

Son regard azuré plongé dans les yeux doux de Sae, Ryôga restait pourtant de marbre. Son sérieux transpirait un sérieux qui lui était accoutumé.

« Tu comprends qu’il fallait qu’on voit quel impact un retour au Colisée pourrait avoir sur toi. Et tu es aussi courageuse que je le pensais. »

La Rinku était définitivement une femme forte, de caractère, d’histoire, de volonté… bref, de tout.

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Jeu 16 Aoû 2018 - 17:42
Il était bien vrai que le Colisée était immense. Chassant son regard de celui de son maître pour constater la grandeur du bâtiment dont il parlait, Sae elle aussi constatait la progression de l’astre solaire et l’ombre dévorant le dessert pour venir doucement leur proposer du réconfort. Il serait temps de partir dans quelques heures, l’ombre en était la preuve, le désert étant sans merci la nuit, de ça au moins, elle s’en souvenait de sa vie passée à fuir. Pour rien au final. Devant l’accord de la confiance de son maître sur une tâche qui semblait importante, la femme perdait son éternel air manquant de sérieux, pour prendre une expression plus dubitative. Les yeux dans les yeux il lui annonçait sa suite et Sae ne doutait pas de sa volonté de l’aider, mais plutôt par quel prodige une novice dans le genre pourrait assurer de telles exigences pour son protecteur. Mais comme toujours il trouvait des mots encourageants qui auraient paraître illusoires et banals, si elle n’était pas quelqu’un qui n’en avait jamais reçu. Ou plus depuis longtemps.

_”Je placerais quelques fuinjutsus préventifs en plus d’errer dans le Colisée pour sa paix si tel est ton attente, aucun débordement ne serait à regretter.”

Elle y veillerait avec la plus grande attention pour ne pas décevoir la reconnaissance que lui offrait le maître ici. Cela lui demanderait donc quelques détails supplémentaires, également de repérer le terrain, car si l’homme aux cheveux blancs avait jugé de l’impact de son ancienne prison à distance, Sae était encore anxieuse à l’idée d’y fouler son sol, mais elle n’en fit nullement part. Elle avait de toute façon toujours été anxieuse à l’idée de fouler celui de l’arène aussi, combien même elle y apparaissait toujours avec tant d’arrogance et de motivation pour ce qu’elle y faisait.

_”Peut-on s’y rendre maintenant ? “

Posait-elle simplement sans y apporter plus de précisions dans cette conversation. Sae devait être certaine que le passé en était bien un.

_"J'aimerais le visiter ou plutôt m'y rendre pour la première fois de mon propre chef afin d'y pénétrer et circuler librement."

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Conviction la plus profonde [Sae]

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