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Fissure Béante [Kenshin]


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Mer 15 Aoû 2018 - 0:59
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BOULETTE JAI FOIRE MON POSTAGE!
post à refaire!

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Dernière édition par Kinu Lua le Jeu 30 Aoû 2018 - 21:59, édité 2 fois
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Lun 27 Aoû 2018 - 17:19
Solitude. Tantôt souffrance, tantôt délivrance, cette dernière peut revêtir bien des allures. Quand on est comme moi baigné dans la noblesse on ne connaît pour ainsi dire jamais la solitude physique. Quelques soient nos envies, des servants sont là pour les réaliser. Mais ce n’est qu’une façade… Car ce ne l’est qu’une simple présence physique. Une personne prête à donner de son temps et de son attention pour vous servir, pour que vous vous sentiez bien et que son travail vous plaise. Que sa présence soit justifiée pour que pour un autre jour, elle puisse revenir travailler. Mais en tant que noble, je connais aussi la vraie solitude : celle du cœur et de l’esprit. Solitaire par nature, je n’ai jamais laissé les gens s’approcher de moi. Nombreux furent ceux qui ont essayé… en vain. Trop accaparé par mes tâches, par ce que l’on attendait de moi, je repoussais toute tentative d’approche. Solitude de l’esprit enfin : bien que dans ce milieu nous soyons pour la plupart cultivé, possédant une certaine richesse de l’esprit, nombreux sont ceux dont l’avis complètement biaisé vient ternir ce tableau. N’a de la valeur que ce que la noblesse ne désigne ainsi. N’est joli que ce qui vient de la noblesse.
Un constat bien triste de ma vie alors que mon trente et unième anniversaire approche à grand pas. Est-ce pour cela que j’ai vécu tout ce temps ? Qu’ai-je fait de ma vie. Depuis mon accident et ma survie miraculeuse, je ne peux m’empêcher de me poser encore et encore cette question. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi comme cela ? Pourquoi maintenant ? Des réponses à laquelle je n’aurai jamais de réponse, car il n’en existe aucune. Je déteste le dimanche. Cette journée de repos où l’on est censé prendre du temps pour soi s’est transformée une corvée hebdomadaire. Dispensé en partie de mes responsabilités au sein du clan, je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre que le temps passe. Lecture, entrainement, rien ne m’occupe l’esprit ou le corps assez longtemps pour y aider… Et au final je me retrouve toujours là, à observer les aiguilles de l’horloge avancer… Une avancée d’une lenteur extrême, tel un supplice. C’est pourquoi aujourd’hui j’ai décidé de briser ce cycle et de me lancer dans une balade journalière dans les montagnes. Le temps n’inspire pas confiance, mais qu’importe… Si je n’y vais pas maintenant, je trouverai toujours une excuse pour me défiler.

Je me saisis de mon sac à dos puis le rempli de vêtement, de rations et de matériel médical. Prendre des risques oui, mais prendre des risques inconsidérés, ce serait indigne de moi. Mon paquetage fait, je sors de mon appartement, en veillant bien à verrouiller la porte, puis part en direction de la sortie du village.

Quelques heures plus tard je me trouve là à grimper sur le flanc de la montagne. Le temps orageux me donne quelques frissons, je vais devoir trouver un abri pour me protéger du déluge à venir. Le vent bat la montagne et les arbres, s’écrasant contre la première dans un vacarme assourdissant, il fait plier la forêt au gré de ses bourrasques. A chaque mètre escaladé, je sens la froideur de la pierre envahir mes mains et mes pieds. Mes chaussures ne sont pas adaptées à une telle escapade… si je ne disposais par de mon chakra pour me coller à la paroi, je ne serais plus qu’une crêpe de chair difforme déchiqueté dans la vallée. Au loin devant moi j’aperçois un petit plateau rocheux dont semble se distinguer une caverne. Peut-être est-ce là ma chance. Face à la fureur de la nature, on se sent bien seul… Encore cette solitude qui semble ne plus me quitter depuis que j’ai pris conscience de sa présence. Autrefois cachée sous le voile du mensonge qu’était ma vie, et le dévoile maintenant sous son plus pur aspect. Mais cette solitude est également riche d’enseignement. Elle m’a appris qui j’étais vraiment. Qu’est-ce que je voulais vraiment. Quel genre de personne je suis. Les responsabilités ne sont qu’un poids que je désire maintenant plus que tout me libérer. Nombreux sont ceux qui seraient déçu d’un tel constat… Mais c’est ce que je suis. Cependant, par respect pour mes géniteurs et pour tous ceux qui ont placés leurs espoirs en moi, je ne peux simplement m’en détacher pour me consacrer pleinement à ma formation de Shinobi. Ainsi, en accord avec mon père j’ai décidé de terminer les missions qui m’ont été confié, jusqu’à ce qu’un remplaçant soit trouvé. Mon but ultime si je peux dire est de mon conserver uniquement à la recherche et à la voie du Ninja. Une voie parsemée d’embuche, de combat et de mort. Mais également une voie parsemée de liberté, de création et de possibilités. Une voie dont on m’avait toujours détournée. Une voie que j’embrasse aujourd’hui à bras ouverts.

Arrivé sur le promontoire de pierre, je suis rassuré à l’idée de voir que ma supposition se confirmer. En face de moi se dresse une petite caverne. Assez profonde pour me protéger des intempéries jusqu’à ce la tempête face place à l’accalmie. Mes pas me mènent jusqu’à une pierre à la bonne hauteur pour m’assoir. Je pose mon sur le côté, puis prend quelques secondes pour reprendre mon souffle. Les bourrasques fouettent l’entrée de la caverne, mais ne parviennent pas à y pénétrer. Bien qu’humide, la chaleur y est agréable. Relativement couvert grâce aux nombreuses couches de vêtement que je porte, je ne devrai pas risquer l’hypothermie avant la nuit tombée. Si le temps ne se calme pas jusque-là alors la couverture que j’ai pris par principe prendra tout son sens.
Un bruit attire mon attention. Mes yeux se figent aussitôt sur son origine : l’entrée de la grotte. Des pierres s’écrasent devant elle, mais ce n’est pas que cela… Un rideau de pluie s’abat. Un déluge qui ravine tout ce que le vent avait apporté. Les yeux plissés, toujours dans l’expectative, je distingue une silhouette féminine qui se détache de la pénombre. Bien dissimulée dans la torpeur cavernaire, celle-ci ne semble pas se rendre compte que le lieu est déjà occupé. Un reflet rouge scintille… Du sang. Un visage se dessine : celui d’une jeune femme. Fatigue, douleur… soulagement. Sa main passe sur son front, le dégageant des mèches rousses qui l’habitaient. Elle tourne alors les yeux vers moi, la surprise puis la peur se lisent sur son visage. Sa main toujours dans sa chevelure, elle reste immobile. Un silence qui semble durer une éternité. Un silence qui se brise à chaque coup de tonnerre, habité par les torrents de pluies qui s’abattent sur la montagne. Bien que fatigué, je me ressaisis et souris à la jeune femme.


« Bonjour jeune femme. Vous aussi vous vous êtes fait surprendre par le temps ? »

Un mensonge de confort, seulement là pour détendre l’ambiance.

« Vous me semblez blesser… Je m’appelle Metaru Kenshin, genin du village. Puis-je regarder votre blessure ? Si vous me le permettez. Je dispose dans mon sac du matériel médical nécessaire pour appliquer les premiers soins. »
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Jeu 30 Aoû 2018 - 22:02
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KENSHIN & LUA

Ma peau est froide, blanchie par le froid, par la lumière de la nuit, par la pluie dont les gouttes la rendent presque lisse, immatérielle. J'aurais pu avoir le reflexe de m'essuyer. Mais je ne veux pas. J'aime cette sensation. Et puis... ce n'est pas ma préoccupation première. Cet homme sur ma gauche. Plus grand. Plus solidement bâti. Il me dit vaguement quelque chose, mais je ne sais pas quoi.J'hésite. J'hésite pour tout à vrai dire. Pour réagir. Pour... m'essuyer le visage. Pour dire bonjour. Pour dire que je ne veux pas déranger et partir pour trouver un autre endroit. Pour juste avouer que j'ai mal et que je ne suis même pas sûr de ne pas voir cette longue plaie s'élargir. Pour m'enfuir. Me battre. Mentir. Juste respirer. Etre agressive. Etre gentille... Est-ce que je peux lui faire confiance....?

Je ne le lache pas des yeux.
Analysant chaque détail de son apparence.
La couleur de ses yeux.
Sa manière de se tenir.
Et quand il parle...
sa manière me transperce.. à moins que ce ne soit le son... merde... le vent ne fait pas cet effet d'habitude. Je sais que j'ai peur.
Une autre part de moi me dit d'essayer. De lui laisser le bénéfice du doute. Il est de Kumo. Un genin lui aussi. Pourtant plus vieux. Et certains virent mal. Parfois ma méfiance est à la limite du ridicule, je le sais. Une parano absurde qui n'a pas lieu d'être... ma carapace fracturée, qui ne sert que pour les pires... et punis ceux qu'il ne faut pas... il faut que j'arrange ça un jour ou l'autre. Un jour oui. Je ne sais pas si "se faire surprendre par le temps" est le terme exact. A vrai dire, je me fais surprendre par n'importe quoi tous les jours. Je suis de ces personnes que le quotidien ne cesse d'étonner. Parce que je ne prévois que les choses les plus importantes, le reste est obsolète. En somme cela peut autant me surprendre que me blaser. Est-ce qu'on peut être étonné sans l'être? Apparemment oui, constamment. Mon grand damn. Donc euh... oui et non. Il m'a surpris mais je fais avec. Son "jeune femme" ... je crois que ça m'a bien plus surpris que le temps en réalité. Je suis si peu habitué à ces politesses. Surtout que je le dérange.


Ma main bloquant toujours mes cheveux lourds de pluie, je baisse les yeux sur ce qu'il dit. Une blessure? Où ...Oh... Des mèches trop pleines d'eau dont le surplus s'égouttent sur mon visage, le long de mes gouttes, pour trouver issue salvatrice sur la pointe de mes lèvres gercées, pour le sol directement. Ma jambe oui. Je me mords la lèvre inférieure, grimaçant en décollant un peu le cuir de la boite, toujours à genoux et relâche, expirant la douleur comme je peux. Je n'me suis pas loupée. La proposition de l'inconnu me semble sincère mais je suis craintive quand cela sort d'un contexte de mission ou professionnelle. Je le fixe de nouveau longuement, silencieuse. Il doit me prendre pour une folle. Sans rien dire, je soulève la veste courte qui me couvre le dos et les épaules, pour lui montrer que j'appartiens aussi aux rangs de Kumo. La bandeau du village est cousu à ma ceinture. Je laisse retomber le tissu et avance maladroitement, courbée pour ne pas heurter le haut de l'abri de roches de la tête. Je frissonne de froid mais aucun ninja ne pleurnicherait à du froid. Il se doit de tenir. Du moins c'est le concept que je m'en fais.

J'avoue craindre encore cet homme. Plus vieux. Peut-être juste de quelques années, mais ... suffisamment pour que je sois intimidé. C'est bizarre. Il aurait été un ennemi, je n'aurais jamais été ... euh... même mon esprit soupire. Pourquoi est-ce que ça me fait ça.... C'est frustrant. Boitant, je m'assieds à coté de lui, mais le regarde de nouveau mais par accoups cette fois-ci.
"Hum. Lua. Je... m'entrainais..." Non c'est faux, je ne gère pas du tout. Je nie. Veritable fiasco. Présentation catastrophique. J'hésite. Je dois engager la conversation en réponse à la sienne? Maldroite. Carrément. Je le suis. Aidez-moi... je rage contre moi-même. Il a l'air gentil en plus et plein de bonnes intentions. Est-ce que je lui donne ma jambe? Ok.... t'as monté une paroi infernale, Lua, tu peux bien... enlever une chaussette quand même...une grande chaussette, mais une chaussette quand meme. Bon ok, c'est plus un bas qu'une... rah. Ok, concentration.

Je dénoue le cuir noir sur le coté de ma cuisse, le lacet fuitant par le bas et le bas de cuir s'ouvre vers le genou. Je délasse ma botte, et l'ote, grimaçant. Le sang a commencé à tout imprégner. Coagulant. Je décolle le cuir, mais un hoquet m'échappe, la peau tirant dessus, collée. Un souffle coupé s'échappe de ma gorge, et je fais une pause... La plaie fait sa taille le long du tibia. Et à cette endroit, la peau est tendue, du coup, l'os n'est pas loin.

Une pause, je m'appuie en arrière bras tendus, avalant ma salive. Ne crie pas. Ne pleure pas. Ne couine pas. Tu te tais. Je respire profondément.
"J'suis pas douée avec.. les gens."
Raclement de gorge. Les hommes plutôt. " je voulais pas vous déranger..." Un coup de tonnerre retentit violemment. A croire que l'un des junin ou le raikage fait mumuse avec les nuages.

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Mer 12 Sep 2018 - 9:30
Ses yeux me scrutent. Ils me fixent, se perdent sur mon corps, puis me fixent à nouveau. Peur, crainte et méfiance se lisent sur son visage. Le silence qui s’installe est pesant. Son attitude se fait telle une biche en détresse, à l’affut du moindre danger, ne sachant même pas reconnaître les siens lui venu en aide. Sa main toujours posé sur sa tête, tenant se cheveux, elle baisse son regard sur la blessure que je viens de citer. Ses doigts partent rejoindre le cuir de sa chaussure, les mèches qu’ils tenaient retombent sur son visage, le cachant à nouveau, tel un voile qui la dissimulerait d’un mon extérieur. Elle tente de séparer sa bottine, qui sous l’effet de la pression et de l’humidité a collé à sa plaie. Sa douleur est palpable tant son visage se tort au gré de ses tentatives. Une profonde expiration en guise d’exutoire, elle enlève ensuite sa veste, faisant apparaitre son bandeau Kumojin cousu à sa ceinture. Drôle de manière de conserver son bandeau… Mais je ne suis pas en position de la critiquer. Après tout, le mien tient dans une vulgaire poche à l’intérieur de ma veste. Morceau de tissu et de métal que je brandis à l’occasion, je n’ai aucune intention de le placer là où tout le monde pourrait le voir. Ma dévotion au village ne fait aucun doute. Je n’ai pas besoin d’un tel symbole pour le prouver aux autres. C’est seulement en mission que je le porte, au bras gauche, afin qu’il me gêne le moins possible.

Elle s’avance vers moi, pas après pas, courbée sur elle-même afin de ne pas heurter le plafond rocheux. Ses pas se font toujours méfiant, mais ses craintes semblent s’être un tantinet apaisées. Elle vient se placer à côté de moi et bafouille quelques mots. Ses regards se font furtifs. Je peux maintenant voir son corps greloter de toutes ses forces. La pluie et le vent ne font pas bon ménage, surtout sur le corps d’une jeune femme comme elle. La dénommée Lua se décide à découvrir sa plaie. Elle commence par ôter sa botte noire, dénouant le nœud qui court sur sa cuisse. Délacé, elle l’extirpe de sa jambe blessée, lentement, sursautant à chaque tentative de décrochée les chairs qui y ont adhérées. Un hoquet lui échappe, mais elle parvint finalement à se défaire de la tortionnaire de cuir. Le sang, qui était en partie coagulé, recommence à dégouliner sur sa chair humide. La plaie s’étend le long du tibia. Légère bien que grande, son muscle ne semble pas avoir été touchée. Seules les chairs, déchiquetées, ont souffert de l’opération. Lua pose sa botte à sa gauche, celle-ci tombe aussitôt sur elle-même pour se poser pitoyablement sur le sol. Elle pose son bras en arrière, puis ferme les yeux quelques instants. Sa profonde inspiration raisonne dans la caverne. Une respiration rauque et tremblante.


« J'suis pas douée avec... les gens… je voulais pas vous déranger... »

Plus que de ne pas être « douée » avec les gens, c’est sa maladresse et sa gêne qui se font sentir. Omniprésentes, elles imprègnent chacun de ses gestes. Chacun de ses regards. Chacune de ses paroles. Un coup de tonnerre retentit et la voilà à nouveau recroquevillée sur elle-même, telle une pauvre créature fragile.
Dans un mouvement lent, je me lève légèrement puis enlève ma veste que je pose aussitôt – avec toujours beaucoup de lenteur et de délicatesse afin de ne pas effrayer la jeune femme – sur ses épaules. Je me penche sur mon sac et en extirpe des bandages, ainsi qu’une solution hydro alcoolique afin de désinfecter la plaie. Mieux vaut prévenir aujourd’hui, que de guérir demain. Il lui faudra être en forme pour descendre la falaise. Quelques soient mes talents de ninja, je ne pourrais pas la porter seul jusqu’en bas. Je veille à faire passer les deux items devant moi, pour qu’elle puisse les apercevoir et ne pas prendre peur puis je m’arrête un instant afin de lui reposer la question à laquelle elle n’a toujours pas répondu.


« Me permettez-vous de vous soigner ? Nous pouvons rester-là jusqu’à ce que la tempête se calme. Je dispose de rations de survie dans mon sac, donc nous pouvons tenir deux… voire peut-être trois jours. Mais pour descendre il va falloir que vous récupériez. Et pour se faire, vous devez me laisser vous soigner. »
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Ven 21 Sep 2018 - 14:12
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En réalité, la plupart des gens ne m'intimident pas, ne créent aucune gène, et souvent les sentiments de surprise, de blasement, de je m'en foutisme de dégoût ou encore d'indifférence sont davantage mes ressentis. Pourtant le doute m'envahit à coté de lui. Ce regard. Les individus gentils, c'est louche. Toujours cette sensation qu'ils cachent quelque chose, qu'ils vont se transformer et me décevoir, me trancher l'âme pour la dévorer petits bouts par petits bouts et que je serai perdue à tout jamais.

Alors est-ce que sa gentillesse est réelle? Aucun mensonge. Mon petit diable intérieur me fait me dire que s'il est mythomane, je lui casse la gueule et je lui emporte les oreilles. Les deux. Pour partager avec quelqu'un. Mon autre moi lui jette des regards, captant le moindre de ses mouvements, surtout quand sa silhouette se déplie. Je peux alors voir une carrure respectueuse à coté de laquelle je me sens un peu chétive, pourtant, je ne suis pas maigre. Peut-être que ses vêtements amples y sont pour beaucoup et que dessous, il est tout maigre ou qu'il au contraire d'épais bourrelets qui se chamaillent la place du nombril. Pour le gras, je n'y crois pas trop. J'en ai pas vu beaucoup de shinobi-sharpei, capable de monter ici. Il est peut-être que sharpei du ventre? C'est n'importe quoi, faut que j'arrête. Et puis pourquoi je me demande aussi ce qu'il y a dessous....Je dois fatiguer. Oui. Mes réflexes vont à l'insu de mes réflexions, mes yeux suivant ses mouvements et je me stoppe. D'un coup. Il se déshabille? Pour quoi faire? Je reste stoïque. Est-ce qu'il pratique la médecine tout nu celui-là? Pas le temps de plus de réflexion, à me demander d'ailleurs si c'était possible qu'un docteur puisse pratiquer son travail dénudé, que je sens un énorme parapet de chaleur m'envahir. Un tissu clair. Lourd et .. rassurant. La sensation est tellement étrange. L'odeur m'est aussi inconnue. Ça me perturbe. Je n'ai jamais rien porter quoi n'était pas à moi. Mais...

Cette chaleur....

La sienne. Elle m'a irradié, chaque fibre comme un halo. Un halo qui agrippe en douceur à ma peau fine et gelée. Petites mains invisibles et bienveillantes qui me murmurent tactilement d'arrêter de stresser. Des frissons dans ma nuque, le long de ma gorge, détonnant de contrastes avec les gouttes froides qui perlent sous ma brassière avalant la moitié de mon ventre, mais laissant ma peau courir dessous sans l'écorcher, laisser aussi l'eau s'y infiltrer. En quelques secondes, je cesse de trembler. Mes épaules tièdes me donnent envie de sourire doucement. Je dois quand même avoir une tête d'étonnée. C'est bien le premier qui ose me mettre quelque chose sur les épaules, sans que je n'ai envie de l'étouffer avec une liane de tissu. Je regarde de nouveau ce qu'il trafique, comme un animal sauvage que découvre un être humain qui veut pas le coller une balle dans le crâne.

Ses paroles me donnent une leçon. Toujours prévoir ration et pansements. On ne me le dira pas deux fois. Pour autant, sa voix est posée, calme, j'avoue qu'elle m’apaise et j'apprécie. Il a du stock. En même temps, c'est un homme, il est plus robuste. J'ignore si j'aurais pu prendre autant que lui et faire tout l'entrainement que j'ai entrepris précédemment.

Plus les minutes passent et plus... ce jeune homme m'inspire le respect. Il est de mon clan après tout. Il faut que j'essaie de faire confiance. Que j'apprenne. Plus encore que les techniques, c'est ça mon plus grand défit. Mourir ne me fait pas peur, mais vivre me perd parfois. La demande se fait, et les explications. Deux jours. Ici? Une vraie expérience de survie quelque part. La nuit tombe en plus. Bientôt on n'y verra plus rien. Je cherche du regard quelconque combustible qui pourrait permettre de faire un petit feu mais on a pas grand chose. Un peu de bois mort par ci par là, certainement quelques souches dans deux trois coins. C'est pas très haut, mais ça a l'air de faire quelques mètres derrière nous. Qui sait ce qu'il y a dans le noir. Mais à mon avis, à part de grosses araignées... et peut-être un ou deux rats, voir des champignons, rien qui ne saurait tenir un feu tout une nuit. Ça risque d'être laborieux. Tant pis. J'ai du paraître dans la lune tout ce temps que j'ai mis à réfléchir, mais je reviens vite à mon docteur de fortune. Un léger raclement de gorge discret et je me pince les lèvres.

"Allez-y."

Je lui confie ma jambe. En quelque sorte. Je ne me rends pas compte mais je fixe ses mains. Ses doigts pâles. Il va toucher mes chairs là... merde.... Je préfère baisser les yeux, et serrer le tissu autour de moi , me concentrant sur la douleur qui va arriver. C'est une notion qui se contrôle. Une chose que je sais bien faire. Trois. Deux. Un. Un plissement d'yeux au contact. Respiration lente. Salive avalée.

"Ne vous en faites pas, je ne veux pas que vous me portiez. J'y arriverai."

Mon autre genou remonte contre ma poitrine et je le recouvre du tissu épais et chaud, posant mon menton dessus. Je ne regarde plus la plaie mais lui. C'est marrant ce qu'on peut apprendre des gens juste en les observant, alors je tente ma chance. Les traits de son profil marqué, ses cheveux longs dans lesquels traînent d'étranges fixations blanches, ses vêtements lourds et pourtant bien faits, son teint pâle, ses expressions de visage.... rien ne m'échappe. T'as décidé de soigner un animal sauvage, grand homme, il va falloir assumer, même s'il doit avoir l'impression qu'un chat le fixe en douce. J'ai un sursaut sur une douleur plus aiguë que les autres, mais je ne dis rien de plus. Je n'ai pas le droit de me plaindre. Si j'avais été meilleure, je ne me serais pas blessé.

"Pourquoi vous êtes là? J'ai jamais vraiment croisé qui que ce soit dans les coins avant."

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Lun 24 Sep 2018 - 0:57
Les secondes passent et je reste immobile, dans l’attente d’une réponse de la part de la jeune femme. Je ne dois surtout pas la brusquer. Surtout pas la presser, au risque de la braquer contre moi et de détruire tout le travail accompli. Par le passé j’ai déjà été confronté à de telles personnes. Des personnes… effrayés par tout ce qui est nouveau. Tout ce qui est inattendu. Cette situation exceptionnelle, le fait de se retrouver seul avec un homme dans une caverne perdue au beau milieu de la montagne, coincée par la tempête… une longue liste qui ne joue pas en ma faveur. La patience, ma patience doit être d’or. Si je veux pouvoir approcher cette créature effrayée qu’est Lua, je dois tendre la main et attendre qu’elle vienne à moi.

Et finalement, elle accepte de me laisser la soigner. Elle tend légèrement sa jambe vers moi. Je m’en approche, assuré, puis commence à l’ausculter. Avec cette faible luminosité… Ce ne va pas être une mince affaire. Comment ai-je pu ne pas penser à prendre de quoi faire du feu. De toute façon avec ce temps s’aurait été quasiment impossible. Même si je parviens à trouver du bois, il serait bien trop trempé pour pouvoir brûler. La solution dans ma main droite, j’appuie dessus pour la faire directement couler sur la plaie. A l’aide de mon autre main, qui tient une bande stérile, je tapote la zone avec délicatesse, afin de la nettoyer du mieux que possible. De la terre… Et des petits grains semblent coincés dans les chairs. Impossible… De voir si je les ai tous enlevé. Et ce même en plissant les yeux, ce qui est en fait totalement inutile. Sa jambe se contracte par à-coups, au rythme de mes pressions pour la nettoyer. Inutile de la faire plus souffrir. Mieux vaut pour ce soir panser la plaie et vérifier demain, au lever du soleil, s’il faut encore la nettoyer.
Ses propos semblent… étrange. Ils n’ont pas vraiment de rapport avec la situation actuelle. Veut-elle dire que je n’y aille pas par quatre chemins ?
Je pose sur le côté la bande utilisée puis me tourne vers mon sac pour en prendre une autre afin de poser le pansement. L’important est de serrer légèrement afin de réduire l’hémorragie, sans pour autant arrêter le flux sanguin.
Ces mois passés à l’hôpital se révèlent finalement utiles.
Vient finalement la question tant attendue. La raison de ma présence ici. Ses mots me font comprendre que ce n’est pas sa première escapade sur cette montagne. Est-elle une habituée des lieux ? Se retrouver ainsi piéger par la tempête. Se retrouver blessé… est d’autant plus étonnant.


« Plutôt que d’attendre que le temps passe, j’ai préféré tenter l’aventure ici. Ou plutôt, j’avais envie de me retrouver vraiment seul, loin de la civilisation. Loin de Kumo et des responsabilités... »


Voilà que moi aussi je me trahis dans mes mots. La fatigue commence à s’installer… Je dois faire attention.

« C’est la première fois que je viens en montagne. Et… la seconde fois que je sors des sentiers battus. »

Ma toute première expédition sauvage fut en forêt. Une aventure durant laquelle j’ai pu rencontrer Hohoemi Tsuki. Tsuki… Un jour, il faudra que je m’excuse pour ce que j’ai failli lui faire. Mon pansement terminé, je vérifie que le nœud tient puis me recul et me replace de manière plus convenable. Le mieux pour occuper le temps serait d’engager la discussion. Plus facile à dire qu’à faire. Ma veste semble avoir l’effet escompté. Les tremblements de Lua se font moins rapides, moins fort. Mais même si elle se réchauffe maintenant, la température ne va faire que baisser au cours de la nuit. Et même moi, je risque rapidement d’avoir froid. Je saisis à nouveau mon sac puis fouille dedans. Comme je le pensais… Je n’ai qu’une seule couverture de survie.

« La température ne va faire que baisser et je n’ai qu’une seule couverture de survie pour nous deux. Je m’excuse par avance pour ma demande, mais me permettez-vous de me mettre à côté de vous afin que nous puissions tous les deux en profiter ? Nos chaleurs respectives nous aideront aussi à rester au chaud. »

Bien que mon ton se fasse réconfortant, mon cœur lui commence à paniquer. Le froid… la fatigue… les courbatures… Tout cela me pèse plus à chaque instant. Je ne suis pas habitué à tout cela. Je n’ai jamais connu tout cela. C’est… effrayant. Palpitant. Inconnu. Mais la force de l’habitude est la plus forte. Même en pareille situation, je garde mon calme et ma tenue. Paniquer ne servirait à rien. Au contraire, cela ne ferait que paniquer encore plus cette jeune femme. Je me dois d’être fort.
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Lun 24 Sep 2018 - 22:18
FISSURE BEANTE
KENSHIN & LUA

La pénombre. Juste quelques éclairs qui viennent abreuver la vue éparse de mon soigneur de fortune et pour le reste, il est obligé de jouer à la chauve souris. Sans le sonar. Ce qui augmente son mérite je dois avouer. Il m'évite l'hypothermie, l’hémorragie, et tout ça avec un calme olympien qui en aurait rendu plus d'un excité jaloux. Il ne se plaint pas. Il agit juste, tentant de voir au mieux ce qu'il fait avec ma jambe un peu précaire du soir. De la nuit devrais-je dire. Le jour nous a fait définitivement la nique. Barré. Comme un lâche. Nous laissant seuls à virer de minuscules granulomes terreux de ma plaie. Je sais qu'il en reste, je les sens , bouger et me râper les chairs, mais je ne sais pas non plus comment les enlever dans l'obscurité. C'est une sensation de zone , une gène dans un endroit, pas un point spécifique par chaque grain chiant. Donc je suis aussi démuni que lui et je ne peux que lui sied gré de ce qu'il vient de faire. Chacun de ses doigts, je les sens mais bien moins que le reste. Il est délicat et attentif, comme s'il avait peur de me faire souffrir. Je n'ai jamais vu ça avant, c'est très bizarre comme impression. Il ne me connait pas. Pourquoi met-il autant d'application à ne pas me faire mal...? Est-ce une attitude normale quand on est un être humain digne de ce nom, un de ceux qui se préoccupe d'autrui? C'est vrai que je ferai comme lui. Même sans connaitre, si je devais soigner un inconnu, un enfant, femme ou autre, je ferai attention. Est-ce que par hasard, ce serait potentiellement un homme bien? Cette idée m'effleure l'esprit, le fait beuguer, le noie quelques secondes, qui s'évaporent quand un spasme de douleur me sort de ma fixation féline sur lui. C'est impoli dirait ma mère. Quand on vient de ma famille, c'est pas franchement la pire des impolitesses. Et puis... j'y peux quoi s'il remue tout aussi? Il peut être un peu plus bourru et ignare, comme j'en ai l'habitude? En fait j'ai pas envie qu'il le soit. J'aime bien cette curiosité qu'il est , me poussant à moi aussi être curieuse et à croire au fait que la vie a encore bien des choses à m'apprendre et que peut-être mon chemin n'était pas le bon. J'aimerais qu'il ne l'est pas été d'ailleurs, et que celui-le le soit. Ça ne me gênerait pas de suivre une personne comme lui. Il sait ce qu'il fait, il a l'air plein de confiance et d'assurance, sans pour autant être irrespectueux et vantard. J'apprécie. Ses mains sont plus larges que les miennes, ce qui est un peu logique mais du coup, moi qui suit tout en finesse, je vois mon mollet fébrile avalé dans ses mains chaudes et habiles. J'aurais presque fermer les yeux sous cette sensation, si je n'avais pas eu mal.

Tenter l'aventure, qu'il dit. Oh, alors je fais de l'aventure chaque jour? Il n'a pas l'air habitué à ce genre de périple et son langage est bien trop poli et soutenu pour un simple shinobi qui aurait été élevé par un ouvrier ou un artisan. Ses mains aussi n'en ont pas la teneur, celle que j'ai l'habitude de voir sur les hommes de mon milieu. Cela ne fait que ce confirmait quand il parle de responsabilités. Pourtant il m'a dit être genin. Ce n'est pas ce qui implique des responsabilités en soi. Donc... j'en déduis que ces responsabilités sont d'ordre civil. Qui est-il... Metaru... Un nom qui ne m'est pas inconnue... mais alors dire comment, je ne sais plus et la situation ne m'aide pas à réfléchir. Si seulement je m'étais intéressé à la politique et à l'économie de Kumo... peut-être que ça m'aurait parlé? Et quoi de mieux que d'entendre que la suite de ses propos me conforte encore plus dans mes déductions.

"Je vois... bienvenue alors." dis-je avec un léger sourire qui ne doit pas beaucoup se voir. Ou peut-être entre deux éclairs. Le tonnerre nous assourdit et je fixe ce ciel chaotique, un peu fascinée et pensive.

"La montagne c'est... comme le bout du monde. Quand on pense la connaitre, elle vous offre toujours plus. Des ombres nouvelles, des lumières, un air réparateur, un silence réconfortant. Pas celui qu'on a dans sa chambre et qui empêche de dormir comme si tout était mort. Non c'silence là c'est... il vous prend aux tripes... vous berce et vous fait appartenir au monde. Si y'a un endroit où on peut espérer toucher le ciel ou qu'il descende à nous... c'est ici."

J'ai un sourire conciliant envers cet endroit, mes pupilles ambres qui se laissent maltraiter par les éclairs spontanés. Elle s'énerve, elle nous garde en son creux. Elle nous a piégé. On ne peut pas médire d'elle, on est à sa merci. Je lui aurais bien fait une prière mais il va me prendre pour une folle. Alors je regarde finalement son bandage, le touche doucement du bout de mes doigts gantés, et ça me fait une sensation étrange dans le ventre. Son acte était réel. Gentil et réel. Inhabituel pour moi, d'où mon moment d'égarement. Je sens la température baisser sur mon visage encore humide. Lui je vois à peine son corps à présent, le noir de son kimono est devenu l'image du vide, fusionné avec l'arrière plan de notre abri. Je ne doit pas être mieux. Si je n'avais pas ce manteau clair sur moi, je pense qu'on ne verrait que les écarts de peau que je laisse entrevoir sur ma tenue sombre. Je suis un peu plus mât que lui, je dois peut être prendre plus le soleil. Une question me vient à l'esprit mais il me prend de court avec une explication qui me rend penaude. Merde. J'avais pas pensé à ça. Euh... je ... Réfléchis Lua. Repasse toi ce qu'il vient de dire. Je ne le lâche pas des yeux en même temps, après son explication pour voir son état émotionnel, du moins essayez d'en percevoir quelques bribes.

Il m'a donné son par dessus. S'est privé de chaleur pour moi. Et là, il veut encore me couvrir pour m'éviter l'hypothermie? Il me vouvoie, me demande l'autorisation pour tout. A-t-il peur que je crie au viol dans tout Kumo? De toute façon, même si je brayais d'ici, je suis pas sûr qu'on m'entendrait à dix mètres dehors, mais... le problème n'est pas là. Pourquoi toute cette politesse et cette galanterie? Ou cet altruisme? Pourtant il ne semble pas fragile, ni facile à manipuler donc c'est ancré en lui. La bienséance comme il appelle ça, ces hommes du grand peuple, et ce dont me parlait ma mère par moment. Elle en connaissait les ficelles. Elle avait voulu me les apprendre. J'aurais du l'écouter, plutot que de courir dans les champs après les bestioles et partir en aventure au péril de ma vie comme une gamine sauvage, à l'époque. Cette politesse un peu... princière m'amuse et me fascine en même temps. Est-ce qu'il stresse? Ou est-ce qu'il a l'habitude. C'est un peu bizarre comme drague si ça avait été le cas faut dire. Mon fort intérieur a envie de rire un peu. Pas pour me moquer, mais plus pour me fouetter de mon imagination parfois burlesque, qui me fait partir n'importe où dans ma tête. Ah grand dieu, je ne suis pas une princesse... il faut que je fasse quelque chose. Même si j'avoue être angoissée à l'idée de ce que je vais faire, me flagellant intérieurement, je me dis qu'il vaut mieux. Je souris un peu en secouant la tête. Je vais le charier un peu pour détendre tout ça. Après tout, ok, je crève de froid, j'ai bien mal et je suis épuisé, mais... s'il est là, c'est qu'il n'est peut être pas au mieux de sa forme et qu'il fait le fort parce qu'un homme se doit de l'être aux yeux des femmes? (Aparté pour moi-même, faudrait que je pense à le répéter aux gueux mâles de ma famille. )

J'inspire profondément et me mord la lèvre inférieure. Ok. Allez. Je me mets en équilibre sur ma jambe valide, toujours accroupie et m'aide de mes mains, serrant les dents, pour me rapprocher de sa stature plus imposante que la mienne. Sans rire, il doit avoir la moitié d'épaule de plus que moi. Je me laisse retomber en douceur sur les fesses à coté de lui dans un soupir de soulagement, la jambe blessée en l'air pour le moment pour ne pas me faire mal.

"Vous n'avez pas à vous excuser. J’apprécie vraiment votre respect à mon égard. Je suis plus une habitué des bourrins et autres bourrus de quartiers. On a pas du avoir le même genre de famille, ça ne fait aucun doute."
J'ouvre le manteau qu'il m'a précédemment tendu et pose la moitié sur son épaule la plus proche, tirant un peu sur le tissu pour qu'elle atteigne et couvre aussi sa nuque solide. Je la frôle sans faire exprès. "Pardon." Je m'assois correctement contre la paroi, mon bras touchant le sien.

"D'un point de vue technique, votre proposition est la meilleure pour ne pas mourir de froid. Je serai idiote de refuser. Et ..." quoi faut bien rajouter un peu d'humour dans tout ce moment génant. Enfin oui il l'est un peu pour moi. Lui je sais pas, mais moi je ne suis pas habitué.
"De toute façon, si vous vous transformez en gros pervers qui bave, je vous coupe les doigts et je les donne à manger à mon écureuil tripatte quand je rentre chez moi." Pourvu qu'il comprenne la blague. Enfin même si pour l'écureuil c'est vrai. Spooky n'a que trois pattes. Je le laisse faire ce qu'il veut pour la couverture, ne sachant pas si je dois garder la jambe pliée ou tendue. Elle me démange et aucune des positions ne me convient, sans compter que je ne peux pas remettre ma botte pour le moment. Bonjour l'engelure si je ne fais pas attention.

A coté de moi, ce type est une bouillotte. Il la sort d'où cette chaleur? Prête! Transfère! Pourtant je bouge pas trop pour le moment, même si la fatigue me travaille vraiment.

"Hum... je me trompe peut-être mais... tout ce que vous avez dit jusque là... votre manière de faire, de me traiter, de parler... ces responsabilités. Ça vous étouffe c'est ça? " en disant ça, ma voix était un peu hasardeuse et vaporeuse, comme... un peu endormie. Je me triture les doigts doucement en même temps, pour essayant de virer cette sensation de sang coagulé dans mes ongles.

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