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Juste un petit coup de barre [Datalia Madoka]


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Mer 15 Aoû 2018 - 10:57
Le réveil avait été difficile. Avant même d'ouvrir les yeux, Sho avait senti tous les muscles de son corps lui faire mal de concert. Il avait l'impression que quelqu'un les tirait tous en même temps, et le forçait à rester dans une position particulièrement désagréable. Il grinça des dents, mais supporta cette douleur tant bien que mal. Il avait la sensation de revivre ses séances d'entraînement les plus pénibles en compagnie de son vieux maître, celles au cours desquelles il était poussé jusqu'à ses plus lointains retranchements, pour en sortir complètement épuisé et fourbu au possible. Mais même si le souvenir était agréable, il aurait préféré se passer des courbatures généralisées ...

Alors seulement, il ouvrit les yeux. Il pensait tout naturellement qu'il se trouvait chez lui, dans son lit, et qu'il se réveillait comme à son habitude pour une nouvelle journée. Mais il fut surpris de constater que ce n'était pas le cas. Le plafond qu'il vit, d'abord, n'avait rien à voir avec celui auquel il était accoutumé. C'était un plafond blanc, d'un blanc impeccable, bien loin des poutres poussiéreuses de son logis. Il se redressa alors dans un effort pénible, grinçant des dents de nouveau. Il était sur un lit somme toute assez confortable, le dos calé par des oreillers moelleux. La pièce dans laquelle il se trouvait était silencieuse. Un rai de lumière la baignait d'une clarté toute matinale. A sa droite et à sa gauche, Sho était cerné par deux lits vides, mais aux draps encore défaits. Il n'eut pas de mal à comprendre où il se trouvait.

"Qu'est-ce que c'est cette merde ..."


Il passa la journée entière à l'hôpital. Il en sillonna les couloirs d'un pas lent et pénible, sur les conseils d'un médecin, s'efforçant de retrouver le plein usage de ses moyens. La douleur qui avait pris tous ses muscles semblait peu à peu s'atténuer, sans pour autant jamais disparaître complètement. C'était bien fait pour lui. Bien des fois il avait été mis en garde contre un excès de zèle au combat, et bien des fois son vieux maître lui avait répété de toujours connaître ses limites. Sans doute était-ce pour cela, d'ailleurs, qu'il le soumettait à des exercices toujours plus poussifs qui l'approchaient de ses bornes. Mais cette fois, il s'était laissé aller.

Il se souvenait très bien de tous les événements qui avaient précédé sa perte de conscience. Cette fille, les deux gangs, la femme, d'abord, puis le colosse. Tous les combats lui revenaient en mémoire avec clarté. Puis, il s'était évanoui. Voilà tout. Il avait trouvé le petit mot, laissé à son intention par Madoka sur sa table de chevet. Il avait grimacé en le lisant. Maintenant, il n'espérait plus que la jeune fille lui rende visite. Il ressentait un besoin pressant de la voir, pour une raison bien précise: son arme avait disparu. Et il était persuadé que Madoka devait avoir quelque chose à voir dans cette histoire-là.

La nuit tombait lentement. Il se faisait tard. Les malades avaient tous regagné le repos de leur chambre. L'hôpital était plongé dans un calme profond. La lumière baissait, de telle sorte que la chambre de Sho n'était plus éclairée que par un mince rayon de lumière ocre. Il n'était pas couché. Il s'était assis près de l'unique fenêtre de la chambre, et s'entortillait les doigts nerveusement. Ses deux camarades de chambre dormaient déjà, et ne prêtaient aucune attention, dans leur sommeil profond, à cet autre convalescent. Sho avait attendu la journée entière une visite, ou même un signe de la jeune fille. En vain. Pas trace de son arme, sans laquelle il se sentait nu. Il l'avait perdue ... Un frisson le parcourut à la pensée que son maître pouvait l'apprendre. Que ferait-il alors ? Lui ordonnerait-il de rentrer au bercail immédiatement ?

Sho devait remettre la main sur son arme, coûte que coûte. Non seulement elle était un artefact particulièrement rare, et aux capacités hors norme, mais en plus de cela il y était attaché. Sans qu'il puisse l'expliquer, il sentait une sorte de connexion muette s'établir entre lui et la masse d'armes chaque fois qu'il en faisait usage. Etaient-ce les esprits de ses anciens possesseurs qui résonnaient comme des échos perdus à travers le métal ? Sho savait qu'ils étaient scellés là, dans le secret du fer. Mais il ne les avait encore jamais entendus. Il craignait de les entendre, peut être ...

Il releva les yeux vers la fenêtre. Le soleil finissait de disparaître derrière la ligne d'horizon. Depuis sa chambre, il surplombait le village. La brume épaisse qui protégeait le village bouchait le lointain d'un chape grise de brouillard. Quelques étoiles pointaient déjà. Et Sho était toujours aussi nerveux ...

@Datalia Madoka
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Mer 15 Aoû 2018 - 13:01
Très occupé toute la journée, Madoka n’avait pas que cela à faire d’aller rendre visite à un malade pas capable de rester debout sur ses jambes ! Bon en vérité, elle s’amusait avec lui, car elle se doutait que le jeune homme devait bien se demander où était passé son arme et qu’est-ce qu’il s’était passé vers la fin. A moins qu’ils avaient tout oublié, ce qui serait une bonne chose. La nuit arrivait lentement, suite de la fuite du soleil dans sa course éternelle. Elle s’était enfin décidée à lui rendre visite, mais d’une manière assez amusante, surtout qu’elle avait tout son temps. L’adolescente pouvait très bien garder la masse de cet homme, ça ne lui changerait rien du tout dans sa vie. Cependant, elle savait qu’elle avait là un moyen de pression, après tout un ninja qui utilisait une arme précise sans cette arme, c’était tout de même assez ballot !

Tandis que Sho commençait à investiguer du regard les premières étoiles, cette brume rendant une atmosphère quasi mystique au village, il put entendre quelqu’un chantonner. C’était sans doute une fille, mais après tout dans un hôpital, il pouvait en avoir beaucoup des filles. Le son venait de plus haut de sa chambre, et le ton était assez bas, c’était à peine audible pour Sho, alors inutile de compter que les dormeurs captent quoi que ce soit. Si jamais le jeune ninja relevait la tête, il pouvait voir Madoka assise simplement sur le garde-corps de la fenêtre du dessus avec un grand sac en toile à la main. Il semblait contenir un gros objet ou alors beaucoup de petits, quoi qu’il en soit, il contenait quelque chose. Elle regardait tranquillement devant elle l’air innocente et un peu perdue. Il était toujours difficile de soupçonner que cette simple jeune fille pouvait être une meurtrière en puissance sans aucune limite. Elle était habillée comme le jour de leur rencontre, dans cette robe blanche avec quelques teintes de verts, ses longs cheveux argentés un peu dans le vent.

Datalia Madoka • « J’aime bien la nuit … c’est calme, frais et tout est gris, fade et étouffé. C’est un bon moment pour faire tout ce que l’on a envie … tu ne crois pas ? »


Dit alors Madoka sans même regarder Sho, toujours à admirer le paysage en battant des jambes dans le vide. Elle ne craignait pas grand-chose, même s’ils étaient au deuxième et premier étage respectivement.

Datalia Madoka • « Tu as trouvé mes fleurs à ton réveil ? Je dois bien avouer que tu t’es bien battu, je ne te pensais pas si capable, mais tu as encore besoin d’entrainement …. De …. Motivation surtout … »


Commenta à haute voix la jeune fille, elle aurait très bien tué ce type pendant qu’il était inconscient, cela aurait été plus simple pour son forfait, mais quelque part, elle l’aimait bien. Enfin, n’allait pas imaginer des choses, elle le trouvait amusant, utile, ce n’était pas un simple déchet comme la plupart qu’elle croisait souvent. C’était sans doute une bonne chose au final. Elle plongea alors sa main dans le sac, et elle fit tomber un rouleau par terre, puis un second, un troisième.

Datalia Madoka • « Tu as pris des risques … pour une inconnue ? Tu aurais pu te faire tuer …surtout que ce n’était qu’une ruse …Enfin bref … c’était amusant, c’est pour cela que je t’ai amené ici suite à notre …. Entrainement, mais il va falloir que l’on parle … »


Tout en parlant, Madoka faisait tomber des rouleaux encore et encore, si bien qu’à force, il y en avait plusieurs dizaines par terre. L’un de ses parchemins roula plus que les autres pour s’ouvrir. A l’intérieur, il y avait un sceau de fuinjutsu, même si ce sceau ressemblait davantage à une licorne pour le haut, et des crapauds pour le bas. Cependant au centre, il y avait un kanji symbolisant une masse d’arme, il était une évidence que cela désignait sans doute l’arme de Sho, mais scellé dans un sceau de fuinjutsu. Si ce dernier regardait dans les parchemins, ils étaient tous identiques points par point. Difficile de dire, surtout si l’on ne connaissait pas le fuinjutsu, mais on en avait forcément entendu parler. Après avoir vidé son sac de rouleaux de papier, Madoka croisa les bras dans son dos et marcha le long du mur de l’hôpital en direction du sol. Sans le regarder en passant à sa hauteur avec le sourire aux lèvres, elle continua jusqu’à sauter au sol.

Datalia Madoka • « Tu viens ? »


Un jeu malsain allait sans doute débuter, mais si jamais Sho voulait son arme, il allait bien devoir jouer maintenant, ou alors allait-il trouver une autre manière de se dépêtrer de cette situation.
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Ven 17 Aoû 2018 - 11:49
"GWAAAAAAAAAaaaaaaah !"

Sho avait sursauté en entendant la voix de la jeune fille, sortie des ténèbres sans aucun signe avant coureur. Il était dans un tel état de nervosité qu'il n'avait pu contrôler ce cri, fort involontaire, mais qui ne suffit pas à réveiller ses condisciples de chambre. Son écho se perdit dans le lointain des couloirs de l'hôpital, puis mourut tout à fait après un instant. Sho sentait son coeur faire du zèle, et battre avec une vigueur inhabituelle contre sa poitrine. Il y avait porté une main encore tremblante, et s'efforçait à présent de reprendre tout à la fois ses esprits et un rythme de respiration normal.

A cause de cette surprise, il n'avait rien entendu des premières paroles de la jeune fille. A présent, cependant, il reportait son attention sur la conversation qu'avait installée Madoka, et dont elle était, à vrai dire, la seule actrice. Sho ne la voyait pas, dans le champ de vision somme toute assez réduit que lui offrait la fenêtre de sa chambre. Néanmoins, quand elle commença à essaimer des rouleaux, il les vit tomber devant lui, tranquillement, pour atterrir sans un bruit sur la pelouse de l'hôpital, quelques mètres plus bas.

Il se pencha avec curiosité, et examina les rouleaux. Un frisson le parcourut en découvrant les sceaux qui y étaient inscrits. Il reconnut bien évidemment aussitôt le kanji désignant son arme fétiche, qui lui manquait tant, et dont il pouvait à présent déduire qu'elle était en la possession de la jeune fille. Il allait sauter le rebord de la fenêtre et se saisir du premier rouleau à sa portée lorsqu'il réalisa que tous portaient la marque de son arme, et que tous arboraient également le même sceau incompréhensible pour un néophyte comme Sho, si peu habitué au maniement de cet art subtile.

Il serra les dents, et les poings par la même occasion. A quoi Madoka s'amusait-elle ? Ne pouvait-elle pas simplement lui rendre son arme ? N'avaient-ils pas été des alliés, des camarades, le temps d'un combat ? Ne lui avait-il pas sauvé la mise, quand bien même elle n'en n'avait pas vraiment besoin ? Quelle obscure raison l'empêchait-elle de seulement briser les sceaux et de tendre d'une main amicale la lourde masse d'armes à son véritable propriétaire ? Sho se souvint alors du comportement si singulier de la jeune fille, lors de leur combat. Il se rappela sa soif de meurtre et son appétit du sang. Sans doute ne résonnait-elle pas par les mêmes chemins que lui. Mais alors, comment résonnait-elle ? Et surtout, avait-il un seul espoir de retrouver son arme sans avoir à user de force ?

Sho la vit sauter au sol, et atterrir sur la pelouse soignée de l'hôpital, où disaient maintenant tous les parchemins scrupuleusement identiques dont elle s'était délestée. Il déglutit nerveusement. Difficile de croire que ce visage si angélique cachait une âme de tueuse aguerrie ... Pourtant, il en avait été le témoin bien malgré lui, et malgré tous ses efforts pour contenir les pulsions de la jeune fille.

Il hésita un instant, ses doigts crispés sur le rebord de la fenêtre. De toute évidence, il était en plein effort de réflexion. Il se décida finalement à enjamber l'ouverture, et à sauter au côté de la jeune fille. L'angoisse, la curiosité et une pointe d'adrénaline lui faisaient complètement oublier la douleur de son épuisement. Il était à présent mu uniquement par son instinct, qui lui dictait de se rapprocher coûte que coûte de son arme.

"Très bien. Où va-t-on, alors ?"
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Ven 17 Aoû 2018 - 16:22
Madoka était assez contente de son petit effet, elle avait réussi à totalement surprendre le convalescent. Il avait même poussé un cri, et il fallait bien avouer que Sho avait une belle voix ! Elle était particulièrement amusée et très fière évidemment de son coup. Elle se contentait d’afficher un large sourire pendant qu’elle passait à côté le long du mur de l’hôpital. Il allait finir par réveiller les autres patients s’il continuait de crier, c’était presque à se demander si ce n’était pas déjà le cas. Quoi qu’il en soit, il ne semblait pas être vraiment tranquille sur le coup, comme s’il avait quelque chose à se rapprocher ? Assez anxieux pour réagir ainsi. L’adolescente savait pourtant fort bien ce qui le mettait dans un tel état, et elle n’était pas peu fière de sa tactique. Son arme avait beau être sous ses yeux, elle était inaccessible. Elle l’avait deviné, sinon il tenterait de défaire son sceau sur un des parchemins, mais visiblement, il ne désirait rien tenter. Ce n’était pas quelqu’un de joueur ou d’irréfléchi. C’était tant mieux.

En plein monologue, Madoka poursuivait seule sans vraiment être si inquiète que cela véritablement. Elle se doutait que Sho désirait surtout entendre des mots comme ceci est mon arme, tout ça tout ça, mais non, rien du tout de cela. Heureusement d’ailleurs que la jeune fille avait eu la présence d’esprit de récupérer l’arme plutôt que de la laisser sur les lieux du crime. C’était une arme suffisamment rare pour que Sho puisse se faire identifier. Personnellement, elle se fichait éperdument de ce morceau de métal. Elle aimait bien sentir Sho si tendu, pendu à ses lèvres. C’était une sorte de démonstration de son pouvoir, de ses capacités. Madoka n’était en rien obliger de lui rendre son arme, elle le faisait ainsi en toute gentillesse, par ce qu’elle était bonne. Ils avaient bien combattu ensemble, mais visiblement, cela n’avait que peu d’impact sur leur relation, qui risquait de passer un tournant. Elle n’estimait évidemment pas de s’être fait sauver la vie par ce jeune homme dans un élan chevaleresque dans son combat contre le gros membre du gang des dockers. Il avait bien deviné que dans la tête de la jeune femme, il y avait quelque chose, ce n’était pas juste rendre un objet.

Il était une évidence que cette fille aux longs cheveux d’argent n’était pas comme une mesure comparable avec d’autres. Elle avait ses lubies, ses nerfs et ses envies, gare à ceux qui oserait s’y opposer. Elle était une combattante qui se donnait corps et âme dans le combat sans y réfléchir. Elle avait su déployer une telle rage, une telle volonté de tuer, que cela ne pouvait que toucher ce garçon d’une manière ou d’une autre. Peu de personnes avaient vraiment réussi à capter la logique de Madoka, et personne n’avait réussi à la canaliser. Sho avait tout de même réussi à empêcher le pire, de nombreux membres des deux gangs avaient réussi à partir en vie grâce aux interventions de ce dernier.

Datalia Madoka • « Et bien alors ? tu attends quoi ? »


Commença à se la blanchette en voyant l’hésitation de sho à la suivre en pleine nuit dans les jardins de l’hôpital. Elle ne comptait pas le tuer, mais avait-il vraiment le choix si jamais il voulait récupérer son arme favorite. Peu de temps plus tard, le jeune homme se décida à tenter l’aventure, il enjamba alors la fenêtre pour se retrouver aux côtés de la si innocente jeune fille. Elle prit son temps en regardant les fleurs, les petits bancs, les arbres de taille modeste du jardin de l’hôpital. Elle s’amusa même à passer le revers de ses doigts le long des pétales d’une fleur en chantonnant doucement.

Datalia Madoka • « C’est joli ici … je n’étais jamais venue tiens ! Espérons que je n’ai jamais à venir en même temps. »


Madoka savait bien que ce n’était qu’une douce torture de plus, elle s’en amusait. Bien consciente de l’effet qu’elle avait en ce moment sur le jeune homme, c’était bien trop amusant à titiller quelqu’un ou quelque chose lorsque cela réagissait, telle une féline perverse et cruelle.

Datalia Madoka • « Pas très loin … »


Répondit alors enfin l’adolescente en formant un sceau avec ses deux mains lorsque Sho fut juste à côté. Elle utilisa alors la technique du kai pour rompre sa propre illusion, c’était également une démonstration ben évidemment. La montagne de parchemins disparut comme par enchantement, tel un mirage pour ne laisser qu’un seul rouleau. Evidemment, cela solutionnait un problème, mais pas tous. Elle sourit largement en prenant le dernier rouleau restant dans la main pour le donner à Sho avec un grand sourire. Elle lui avait rendu son arme d’une certaine façon, mais pas totalement. La nouvelle tortionnaire croisa les bras dans le dos en chantonnant doucement, mais sans provoquer de technique de genjutsu, elle aimait bien tout simplement.

Datalia Madoka • « Tu t’es évanouie après ta … dernière intervention, alors tu ne sais pas comment cela à finit, mais … tu ne l’as pas arrangé tu sais … Il avait la tête toute déformée et … il est mort … enfin il est mort … c’est toi qui la tué en somme. C’est un … assassinat, je crois que c’est comme cela que les gens qui se veulent distinguer et noble d’esprit désignent ceux qui tuent … Je me demandais ce que tu comptais faire … »


Dit simplement Madoka en marchant tranquillement tournant le dos à Sho. Elle ne le regardait même pas, mais elle souriait légèrement au coin de ses lèvres. C’était bien elle qui avait achevé ce type, mais peu importe, ce n’était pas comme si elle était une professionnelle du mensonge capable de dire les pires ignominies sans sourciller. Elle se tourna enfin le visage assez neutre vers Sho.

Datalia Madoka • « Si tu le dis à tout le monde … il va avoir une enquête … et tu pourras être accuser de meurtres, et … tu sais où finissent les meurtriers … hein ? … en prison. J’imagine que tu ne voudrais pas ça … pour toi ou pour moi … »

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Lun 20 Aoû 2018 - 18:32
Sho suivit la jeune fille dans les jardins de l'hôpital. Il avait lancé un dernier regard envieux au parchemin, mais s'était résolu à ne pas le prendre. Après tout, il n'aurait rien pu en faire lui-même, ne sachant pas comment lever le sceau. Et sans doute Madoka l'avait-elle laissé traîner là volontairement. Malgré des airs de légèreté, elle ne devait pas être si stupide que ça. Impulsive, plutôt, peut être. Et guidée par des instincts hors norme. Mais stupide ? Non, sans doute pas. Même les esprits les plus machiavéliques, corrompus au possible et tournés complètement du côté du mal, étaient loin d'être dépourvus d'une certaine intelligence. Comment être mauvais, sinon ? On ne peut faire le mal par plaisir qu'en connaissant le mal. De là, l'être mauvais par excellence est supérieur à l'être bon, car il a un double point de vue qui lui permet de discerner le bien du mal et de surpasser le bien pour le contrebalancer.

Mais Sho ne pensait pas que Madoka soit mauvaise. Peut être était-elle superficiellement atteinte par le mal, mais il préférait mettre ça sur le compte de sa légèreté plutôt que sur un véritable désir de faire le mal. En un sens, c'était son innocence qui faisait sa culpabilité. Son ignorance, sa candeur, qui la condamnait. Il la regardait évoluer en biais. Il gardait les mains dans les poches, et restait muet. Comment se manifesterait-elle face à lui ? Quelle attitude adopterait-elle ?

Alors elle parla. Elle révéla la suite des événements, celle que Sho n'avait vécue que dans l'inconscience la plus profonde. Le sang du jeune homme se glaça en apprenant qu'il avait tué cet homme, ce colosse. Il n'était pas vraiment surpris. Il se doutait bien, après avoir vu la forme étrangement inhumaine qu'avait pris le crâne du mastodonte de chair et de muscle, qu'il ne devait plus être en excellent état. Il avait envisagé la possibilité d'avoir commis un meurtre, mais laissait sa conscience se réfugier dans cet asile du doute, dans une incertitude qui le rassurait. Mais le voile était levé, maintenant, et il devait affronter la réalité de ses actes. Il avait tué. Bon.

Madoka semblait retirer un plaisir tout particulier à annoncer la nouvelle à Sho. Comme si elle savait tout l'impact qu'aurait sur lui cette révélation. Comme si elle avait simplement ouvert le livre de sa conscience et en avait parcouru les lignes avec une facilité déconcertante. Ce n'était pas inenvisageable. Si Sho était convaincu d'une chose, c'était d'avoir une personnalité assez simple: il avait un principe fondamental, la droiture, et s'y tenait en toute circonstance. Et il avait été facile pour la jeune fille de dévoiler ce pilier moral. Sho s'était découvert plusieurs fois pendant leur combat commun, en arrêtant sa main au moment de tuer. Alors, maintenant qu'elle en avait l'occasion, sans doute cherchait-elle à jouer sur cette corde-là. Mais dans quel but ? Pour le faire chanter ?

"Je suis désolé d'avoir tué cet homme. Mais, même si c'était superflu, je ne regrette pas de t'avoir protégée quand il cherchait à t'attaquer. C'est un facteur qui mériterait d'être pris en compte, j'imagine, s'il devait y avoir une enquête. Même s'il ne me serait sans doute pas d'un grand secours ..."

Il marchait maintenant de son côté, lentement, les mains dans les poches. Il se laissait guider par ses pas, dans la pelouse verdoyante et frétillante de vie dans la brise du soir.

"Parce que tu as raison, il y aurait forcément une enquête si on découvrait que cet homme a été tué. C'est certain. Sa mort n'a rien de naturel, après tout. Et, de toute façon, toute mort injustifiée mérite d'être punie. C'est la loi, et aucun shinobi ne peut la contester, non ? Donc, s'il le faut, j'aime autant qu'il y ait enquête plutôt que de rester muet et coupable."

Il était curieux de voir comment Madoka allait réagir. Il estimait qu'elle avait cherché à le déstabiliser en lui faisant apercevoir la menace de la prison. Il en avait peur, bien sûr, mais la préférait largement à celle qui l'attendait, bien plus terrible, sans doute, s'il laissait son crime impuni.

"Si tu ne le fais pas avant moi, j'irai demain dénoncer mon crime. On me mettra en prison, à coup sûr. Et je ne sais pas quand ni comment j'en sortirai. Mais j'imagine que tu pourras veiller sur mon arme entre temps, non ?"
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Mar 21 Aoû 2018 - 9:15
Madoka garda donc en main le dernier parchemin qui ne semblait pas être une illusion comme les autres. Elle gardait un sourire en permanence, totalement amusée par la situation, qu'elle prenait visiblement à la légère. Toute guillerette, la jeune fille aux longs cheveux d'argent n'en oubliait pas ce qu'elle avait fait, elle était présente en ce moment pour cela. Même si elle paraissait totalement légère et papillonnante, elle était calculatrice, mais essayer de suivre plusieurs mondes à la fois, vous seriez perdu aussi ! Elle n'était pas vraiment mauvaise, elle n'avait simplement aucune moralité, c'était aussi simple que cela. On ne lui avait jamais appris la différence entre le bien et le mal, et qu'il valait mieux suivre le côté de la lumière tant qu'à faire. Madoka ne connaissait que la loi du plus fort qu'elle avait pu appliquer pendant des années durant sa captivité enfantine. Elle suivait ainsi sa forme de moralité, sa forme de justice qu'elle appliquait simplement et purement. Le seul souci, c'était que c'était rarement le même que la moyenne national !

Datalia Madoka • « C'est la première fois que tu tues ? Comme c'est adorable... Mais vu que tu es un ninja, ce ne sera pas la dernière de toute manière. On te forme, tu t'entraînes justement pour cela non ? Être plus fort, pouvoir battre des ennemis plus difficile et les tuer ? Ou peut-être que tu te réfugieras dans l'idée que tu ne fais que suivre les ordres ? »


Demanda alors curieuse Madoka en regardant le jeune homme. On apprenait qui était les gens uniquement dans les conditions les plus difficiles. Elle s'amusa de la situation, car elle tuait depuis si longtemps que c'était devenu très naturel, aussi simple moralement que croquer dans une pomme. Cependant, elle se rappelait fort bien à quel point cela avait été difficile au départ, mais elle ne traînerait pas très longtemps. Elle estimait que c'était bien tard pour découvrir cela à son âge, alors que cela avait été durant la prime enfance à son sujet. Elle avait parcouru de nombreuses routes malgré sa jeunesse, des plus sombres ou plus glauques. Elle rit doucement en secouant la tête en entendant Sho s'excuser.

Datalia Madoka • « Pourquoi t'excuser ? Et surtout à moi ? Penses-tu que cela va le faire revenir ce type ? Il était nul, inutile et mauvais pour la société, alors si tu as dû mal à vivre avec cela, dis-toi que tu as fais beaucoup de bien... »


La blanchette croisa les bras dans son dos en levant son visage vers le ciel étoilé.

Datalia Madoka • « D'après les règles que l'on nous enseigne, un ninja est une arme sans sentiment, qui doit obéir, c'est l'armée après tout, mais à ton avis pourquoi tout ça ? Pour être mieux... Organiser ? Faire de jolis défilés ? Rassurer la population ? Hahahaha ! Non pas du tout... C'est pour le jour où on te donnera l'ordre d'aller tuer machin ou bidule car il est quelqu'un de mauvais d'après le grand manitou ! »


Madoka écouta avec soin les dires de Sho et elle sourit doucement.

Datalia Madoka • « Tu t'es simplement défendu, il y a eu des morts... C'est la vie. Ils étaient venus se battre non ? Certainement pas pour cueillir des fleurs en tout cas. Des morts en pleine nuit juste à côté du port, oui, il va avoir une enquête, mais j'en e pense pas que les deux gangs aillent parler à la police, ça non. Eux... Non... »


L'adolescente s'arrêta alors d'un seul coup en se posant contre un arbre en regardant le jeune homme.

Datalia Madoka • « C'est quoi une mort justifiée ? Car elle a été décidée par quelqu'un de haut placé ? En quoi serait-il jugé et bourreau plutôt que toi et moi ? La loi ? Les règles ? Bah ! Elles sont faites pour être détournées ! Bien sûr que si on peut les contester ! Par contre si cela réussi, cela dépend que d'une seule chose... La force, la puissance l'influence. C'est comme cela qu'est décidé ce qui est juste ou non. Alors deviens toujours plus fort et un jour c'est toi qui décidera de ce qui est juste ! »


Indiqua alors sa manière de penser sans s'en cacher. Madoka n'avait aucune once d'hésitation ou de sentiment de culpabilité de ce qu'il s'était passé quelques nuits plus tôt, bien au contraire. Elle serait même motivée à reprendre un autre combat juste pour le frisson que cela lui procurait. Elle ne semblait pas craindre le futur, ou alors peut-être ne le montrait pas.

Datalia Madoka • « Si tu finis en prison, est-ce que cela sera mieux pour tout le monde ? Tu pourrais faire beaucoup lors de tes futures missions, alors prendrais tu tes responsabilités en ignorant tout cela ? Moi, cela fait depuis bien longtemps que j'ai choisi, plus qu'une cage d'aucune sorte ne me retiendra jamais ! »


Dit alors avec cœur la jeune fille toujours d'apparence aussi légère. Elle lui était impossible de finir où rester en prison, elle n'était comme pas concernée tout simplement. Elle soupira doucement en secouant la tête.

Datalia Madoka • « Je ne te pensais pas si docile, si influencé par le système, te dénoncer toi-même ? Donc tu veux me faire plonger aussi ? Car tu te doutes bien qu'ils vont trouver étrange toutes les traces de combat qui ne peut être de ton fait. Ils vont aussi chercher ton arme, c'est une pièce à conviction, donc la garder serait trop dangereux pour moi. Tu finiras broyer par le système pour avoir tuer un type qui doit en avoir tué, torturer, voler et pire encore un nombre incalculable ! Je ne trouve pas ça très juste... Alors que tu peux faire beaucoup plus si tu restes libre. Combien de personnes vas-tu ignorer, ne pas aider en allant en prison ? Tu penses que le monde est si simple entre bon et méchant ? Tu n'iras pas te dénoncer, je le sais bien... Après plusieurs autres morts, tu verras, cela sera plus facile, mais tu n'en oublieras jamais aucun ou presque... »


Madoka parlait évidement en connaissance de cause, mais sans doute était-ce difficilement imaginable, même si Sho pouvait entrevoir plusieurs choses sur qui était vraiment cette charmante jeune fille pas si innocente que cela.
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Mer 22 Aoû 2018 - 17:32
Sho interrompit sa marche, croisa les bras, et dirigea son regard en direction de la jeune fille. Malgré toute la légèreté dans laquelle elle pouvait enrober son caractère, elle restait assez froide. Comme si elle était résignée à agir d'une certaine façon, non pas pour des idéaux qu'elle cherchait à défendre mais plutôt pour s'opposer à une situation déjà en place. C'était une curieuse façon de penser et d'agir. Sho ne connaissait pas grand chose à la vie de shinobi. Il était encore néophyte. Mais il pensait bien qu'il pourrait s'en tirer sans mettre absolument de côté son libre-arbitre. Il avait cet idéal-là, lui.

"Tu as raison, il n'y a pas de mort justifiée. Aucun homme n'est mieux placé que les autres pour en juger. Et j'ai tendance à considérer que dans chaque âme, même celle que l'on pourrait trouver la plus mauvaise -et peut être même surtout celle-ci- il y a suffisamment d'espoir pour lui montrer une autre voie que celle qu'elle connaît. Que ça soit la bonne voie ou non, c'est autre chose. Mais tuer, nécessairement ? Non ... C'est trop facile."

Son maître lui avait appris la valeur de la vie. Il lui avait appris à se battre, à se défendre, à attaquer et à protéger, mais jamais à tuer. Si Sho devait développer des jutsus létaux, et il était certain qu'il le ferait à l'avenir, il devrait le faire sur la base de ses propres instincts, et sans autre professeur que son imagination. C'est dire si la perspective de l'assassinat restait étrangère à son esprit, encore.

"Et je suis peut être un peu naïf, mais ... J'espère que le jour où on m'ordonnera d'assassiner quelqu'un, purement et simplement, j'aurai suffisamment de liberté pour opposer mon propre point de vue. Et si on ne m'y autorisait pas ..."

Il ne termina pas sa phrase. A vrai dire, il n'en connaissait pas la suite lui-même. Il ne savait pas ce qu'il ferait dans cette situation-là, précisément. S'exécuterait-il ? Abandonnerait-il sa mission ? Irait-il jusqu'à défendre la cible qu'on lui ordonnait de tuer ? Toutes ces éventualités restaient trop lointaines et irréelles, encore, pour qu'il puisse s'en dépatouiller. Il changea de terrain.

"Et si l'un de nous deux est influencé par le système, je ne pense pas que ça soit moi ..."


Il avait été particulièrement piqué par cette remarque de la jeune fille. Aussi neutre qu'il souhaitait rester, il mettait une pointe d'orgueil à s'estimer justement hors du système qui régissait la vie à Kiri, et qu'il se contentait d'observer d'un oeil étranger.

"J'ai toujours mon libre-arbitre, je te remercie. S'il y a vraiment un système, ici, aussi floue cette notion soit-elle, tu me sembles en être esclave plus que moi. Même si tu t'y opposes farouchement, et surtout parce que tu t'y opposes, on dirait que tu as oublié de défendre tes propres valeurs pour seulement te battre contre celles du monde. Si tu n'aimes pas ce système, pourquoi ne pas prôner de nouveaux idéaux ? Plutôt que de lutter dans l'ombre, avec des assassinats franchement sans valeur."

Il se tut un instant, et se calma à grandes respirations. Il mettait un peu trop d'affect dans cette discussion et le regrettait.

"Mais finalement, je suis assez curieux, tu sais. C'est un de mes défauts, j'imagine, ou une de mes qualités, selon le point de vue. Et je ne peux pas m'empêcher de me demander ... Comment as-tu vécu jusque-là pour en arriver à un tel point de renoncement que tu ne vois même plus les autres ? Plus vraiment, en tout cas. Je suis intrigué, je dois dire ..."
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Jeu 23 Aoû 2018 - 16:33
Madoka ne pouvait que s’amuser de la réaction de Sho face à ce qu’elle pouvait bien dire. Malgré les apparences, elle avait des pensées bien concrètes avec des idées fermes sur pas mal de sujets assez grave. Elle n’était pas idiote, seulement tête en l’air pouvaient la juger les gens qui la côtoyaient sans se rendre compte que la jeune fille ne faisait que vivre dans un autre monde que le leur. Sho avait parfaitement compris sa situation, la blanchette n’essayait pas de changer le monde ou la situation, mais plutôt d’en jouer et de l’utiliser. Cela ne l’intéressait nullement de révolutionner le monde, seul son propre cas la touchait.

Datalia Madoka • « Il y a des gens qui sont pourris jusqu’à la moelle, les tuer ne serait que soulager le monde de leurs présences fétides. C’est très louable de penser de ta manière, très … gentil, mais c’est loin de la réalité. Tu vas vite découvrir qu’il n’y a pas de monde idyllique dans le monde ninja. Des gens vont choisir pour leur petit intérêt d’aller massacrer telle ville, telle pays, telle population et tenter de le justifier par tout et n’importe quoi. Ils font tout pour déshumaniser leurs ennemis, uniquement dans le but que ceux qui vont se salir les mains le fassent avec volonté. Le clan Hyosa est venu jusqu’à Kiri, à déclencher une bataille, il y a eu des morts, mais pourquoi exactement ? Pour le pouvoir sur une cité, c’est tout. Et ça se dit l’ordre ? La justice ? Laisse-moi rire, ils ne sont qu’une bande de malfrats qui ont réussie. »


Madoka était très acerbe au sujet, qui lui tenait à cœur, même si elle ne pensait pas que cela allait être avec ce jeune homme qu’elle en parle et ce depuis fort longtemps tut. Elle n’avait aucune espèce de compassion, de pitié pour personne. Elle n’avait vécu que la haine, la destruction et l’horreur pendant presque toute son adolescence. Ses techniques au contraire de Sho étaient faites pour tuer pour la plupart, ou aider à tuer. Elle était devenue par la force des choses une personne dangereuse, mais cela, il l’avait pu le vérifier. Elle commença à rire en entendant Sho dire qu’il espérait avoir le choix quand on lui ordonnerait de tuer. Elle secoua doucement la tête en le regardant par-dessus son épaule.

Datalia Madoka • « Tu as choisi de faire partie de l’armée, d’une force où tu dois obéir aux ordres, où une des règles dit que chaque mission doit être réussite peu importe la situation. Tu n’auras aucun choix, et tu verras son visage dans tes rêves … On te dira que c’est pour la bonne cause, que c’est un monstre, on te parlera de massacre que ce type aura fait ou ordonner. Moi je suis ici … par ce que je n’avais aucun autre endroit où aller, mais tuer quelqu’un ne me pose pas de souci. Je peux me salir les mains à ta place … »


Dit alors simplement la jeune fille, qui n’en voulait pas particulièrement à Sho, elle était habituée que les personnes dites pures ou dans le bon sens de la justice ne faisaient que fermer les yeux le plus fort possible pour ne pas voir ce qui était pourri dans leur propre royaume. Grand soit malin les innocents aux mains pleines. Il fallait bien quelqu’un pour faire le travail. C’était dans ces moments là que l’on voyait à quel point Madoka était finalement bien plus mature qu’elle ne laissait paraitre. Elle rit de nouveau en entendant Sho dire qu’il n’était pas influencé par le système.

Datalia Madoka • « Tu suis les règles bien gentiment, comme il le faut, et tu penses avoir tes propres pensées sans aucune influence ? Tu vas même à vouloir te dénoncer toi-même ! Dans la vie, il y a quatre-vingt pour cent de moutons, quinze pour cent de libre penseur et cinq pour cent de dirigeant, même si ce n’est pas très agréable de se découvrir tantôt de l’un ou de l’autre. Moi ? je fais exactement ce que je veux, quand je veux et de la manière que je veux. Je sais esquiver les problèmes, et tu me vois suivre le système ? »


Madoka se tut un bref moment en relevant son regard vers le ciel étoilé sans rien dire pendant un moment. Elle regarda sa propre main, comme si elle cherchait à y voir à travers. Elle releva lentement sa manche en découvrant toutes sortes de blessures de tous les styles ou genre, que ce soit perforant, contondant ou tranchant et encore exotique pour certaines. Elle laissa regarder Sho alors qu’elle reprit la parole sur un ton plus sec.

Datalia Madoka • « Moi, ça fait longtemps que je ne suis plus personne, qu’aucun n’attend quoi que ce soit de moi. Ce monde que vous chérissez tant, que vous défendez tant, il ne me concerne pas. Je vis dans d’autres mondes bien plus beaux et plus intéressants. Je me fiche totalement de ce qu’il peut bien arriver à votre réalité. »


Se défendit alors Madoka toujours assez directe et sans vraiment se cacher, du moins dans ce cas là. C’était un discours que l’on pouvait qualifier de déviant, anormal, tordu ? D’une folle à lier ? Peut-être bien, et même si c’était le cas, pourquoi ce serait ces gens qui avaient raison ? Sho lui demandait son histoire, ce n’était pas le genre de sujet qu’elle aimait aborder, était-il seulement prêt à cela ? Lui qui semblait être si pure, droit et au final gentil. Sa vie n’était qu’une suite d’échec et de noirceur sans fin, peut-être même qu’il n’allait pas la croire, personne ne pouvait avoir une vie si difficile. Lui avait eu une famille, un maitre, ce genre de choses, cette jeune fille, elle avait dû tout s’inventer pour ne pas devenir folle.

Datalia Madoka • « Tout commença quand j’étais petite, je devais avoir hmmm … cinq ans, sept ans ? Bhaaaa aucune importance. C’était l’époque en tout cas où Kiri a décidé de pacifier toutes les iles des bandes de brigands, pour la justice, l’honneur, la droiture et les petits oiseaux ! Ces … grands héros massacraient alors à tour de bras tout ce petit monde. Les brigands durent alors aller plus loin, taper plus fort pour poursuivre leurs activités. Ces grands héros passaient, tuer des gens et repartaient, ils ne réfléchissaient pas à l’après. Une bande de brigands, formée de plusieurs en fuites attaqua alors mon village. Ce n’était jamais arrivé avant, pas comme ça. Ils étaient là pour se venger, pour passer leurs nerfs. Ils ont pillés, massacrer les gens. Les enfants comme moi ont été enlevés et revendus à droite à gauche. C’est comme ça que j’ai fini dans une arène illégale à faire des combats à mort contre mes semblables.

Je n’avais le droit à rien du tout, à peine à manger dans une cage où le sol n’était que de la terre battue. Si on voulait à manger, un lit, un sceau pour les toilettes ou quoi que ce soit, il n’y avait pas trente six façons, il fallait gagner nos combats, qu’ils soient sanglants et mortels évidemment. Par la force des choses, j’ai découvert que j’avais un don pour ça. Je me suis entrainée dur, j’ai beaucoup tué pendant des années, mais un jour, les grands héros ont trouvé ma prison. Comme d’habitude, ils sont venus, ils ont tués tout le monde et ils sont partis en laissant les gens comme ça. Moi, j’ai eu de la …. « chance », ils ont vite remarqués quand j’arrachais les yeux d’un de mes tortionnaires à mains nue, que je pouvais leur être utile. Un …. Grand potentiel qu’ils ont dit. Ils ont dit que de toute manière, je n’avais nul part où aller, que personne ne m’attendais. C’était la seule chose que je savais faire, tuer. Alors ils m’ont pris dans l’armée de ce nouveau village. Ils m‘ont dans l’orphelinat, et pour le moment, je leur suis plus utile que je provoque de dégâts, alors c’est sans doute pour cela que je suis encore là … Tu ne crois pas ?
»

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