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Ceux qui cherchaient la bagarre. [Lua]


Jeu 16 Aoû 2018 - 16:58
Les nombreuses balades de Tsuki. Les balades qui l’emmènent loin, les balades qui lui font découvrir de belles choses, les balades périlleuses, les balades de chasse. Plein, plein de balades, qui la traînent ici ou là et lui permettent d’en apprendre toujours plus sur la géographie de Kaminari no Kuni. Il est important, pour la blonde, de connaître un maximum de son environnement pour pouvoir s’en servir à son avantage. Les animaux, généralement maîtres des lieux, savent précisément où aller, où se cacher, et leur connaissance du monde qui les entoure leur permet d’échapper à de très nombreux pièges et de semer les chasseurs. C’est pourquoi, aussi souvent que possible, Tsuki sort de son cocon et s’aventure à l’extérieur, à la recherche de repères et autres informations qui lui seront, à l’avenir, extrêmement précieuses.

Aujourd’hui, elle a décidé de quitter la forêt qui longe les montagnes au sud de Kumo, son endroit fétiche, et de se perdre dans les hauteurs qui bordent le village. Peu habituée à cet environnement, la kunoichi fait preuve d’une très grande prudence, au cas où le danger rôde. Après tout, si même une crevette qui peine à atteindre un mètre quarante est capable de mettre une rouste à son adversaire, qui sait ce qu’une personne plus grande, ou une créature plus épaisse, a en réserve. Du coup, prudemment, tranquillement et patiemment, Tsuki se fraie un chemin à travers les sentiers, esquive les rochers. C’est toute une aventure, encore une fois !

À force de marcher, la blonde se retrouve sur un haut plateau, où elle décide de faire une petite pause. D’ici, la vue est imprenable. En sachant où regarder, chaque petit détail devient infiniment plus beau. Tsuki profite de cette pause pour réfléchir, faire le point sur sa vie. Récemment, son activité principale est devenue propice aux rencontres : chaque fois qu’elle sort faire quelque chose en relation avec la chasse, elle rencontre une nouvelle personne. Du coup, peut-être qu’en allant faire autre chose que chasser, la demoiselle aura du temps pour se poser ? Malheureusement, la faune n’étant pas très dense dans les montagnes, chasser sera absolument impossible. Par contre, réfléchir un instant est une activité qui s’offre à elle comme jamais. Ses dernières rencontres l’amènent à se demander ce qu’elle pourra bien faire par la suite. Tsuki est une kunoichi particulière : pas très douée pour le combat rapproché mais extrêmement agile, ses capacités ne semblent pas la destiner à un avenir de shinobi grandiose, avec des faits d’armes qui resteront dans les mémoires. Au contraire, plutôt discrète, elle se demande si elle ne peut pas mettre à profit sa vitesse et son aptitude pour la traque. Du coup, à long terme, la blonde passerait du rôle de Genin combattante à un rôle davantage dans l’ombre, qui lui permettrait de vaincre ses adversaires sans forcément livrer de bataille féroce au corps-à-corps. Toutefois, est-ce que cela existe ? Est-ce seulement possible ?

Tsuki reprend sa marche, en sens inverse. Marcher et réfléchir lui ont ouvert l’appétit et ont creusé la soif. En passant, elle se souvient avoir croisé une petite épicerie qui ne payait pas de mine. Sa route s’oriente donc vers là. Pensive, la blonde avance, avance, dans un silence qui, habituellement, la reposerait et qui, aujourd’hui, lui pèse sur les épaules. L’incertitude de son avenir la fait douter. Et si, finalement, Tsuki n’était pas devenue Genin ? Rester chasseresse, exactement comme sa mère, pour vaincre des animaux menaçants, c’était une bonne idée non ? En réalité, non, parce que le rôle principal de sa mère est de donner la mort. Or, Tsuki n’a jamais voulu tuer. Au contraire, si elle peut s’arranger pour que sa victime souffre sans mourir, elle le fera. Ce respect de la vie humaine semble lui planter des bâtons dans les roues.

La blonde arrive devant l’épicerie. Un petit couple s’y tient, au fond. Un couple absolument adorable est installé et discute. La jeune femme, une brune aux cheveux très longs, sourit de toutes ses dents. L’homme, quant à lui, a les cheveux plus clairs et sourit tout autant. Le visage de Tsuki s’illumine. Elle ne peut pas se laisser abattre ! Le futur est le futur. Quand il viendra, elle sera prête. Pas de raison de se biler ! Elle entre tranquillement dans l’épicerie, bien décidée à se remplir l’estomac et calmer sa soif.
« Bonjour ! »
Directement, les deux tenanciers l’accueillent avec autant de joie. Ils sont vraiment, vraiment adorables. L’échoppe, plutôt petite, ne contient pas véritablement de rayons, simplement quelques étals plus ou moins élevés où sont entreposés les articles. Malheureusement pour Tsuki, sa petite taille ne lui permet pas de voir au-delà des étals de nourriture. Seules ses oreilles lui permettent d’être témoin de l’arrivée d’hommes, qui ont une grosse voix et semblent être bien irrespectueux. La demoiselle continue ses achats, attrape maladroitement un petit sachet d’abricots, puis elle apparaît. Le bazar mis par les hommes continue et prend des proportions dérangeantes. Tsuki avance petit à petit. Un gros balourd, qui fait probablement cinquante centimètres de plus qu’elle. Il la regarde avec un dédain non-dissimulé. La blonde fronce les sourcils.
« T’veux quoi la gosse ? »
Il se met à rire, puis la pousse du bout du doigt. Tsuki ne cille pas, ne bouge pas. Ses prunelles incarnates se mêlent aux siennes et ne démordent pas.
« Laissez ces pauvres gens tranquilles. »
Le gros se gausse. Son dédain grimpe, grimpe, autant que la colère de la petite blonde. Les abricots vont probablement finir écrabouillés sur son visage. Derrière lui, deux autres balourds s’en prennent au petit couple et leur demande de l’argent sinon ils vont utiliser des techniques pour les mettre à mal. Tsuki arque un sourcil. Des ninjas ? Ici ? Pour braquer des gens ? Un sourire amusé naît sur ses lèvres. Le gros tape sur son épaule. Cette fois, elle recule.
« Bein alors la gosse ! On veut s’fritter ? Tu vas nous faire quoi ? Crier ? »
Ils finissent par obtenir gain de cause auprès des deux jeunes. Les trois balourds, tous beaucoup plus grands que Tsuki, lui jettent tous ce regard plein de mépris. Ils vont l’écraser. Ils vont l’écraser. Trois secondes avant l’impact. Deux. Un. Bam. La blonde tombe sur les fesses, complètement dépassée, alors que les trois demeurés s’en vont en courant. Tsuki ferme les yeux, soupire. Elle ne peut pas laisser passer ça, hein ? Il va falloir qu’elle s’y mette pour de vrai et leur donne une correction, n’est-ce pas ? La kunoichi se relève, pose les abricots sur le comptoir des deux jeunes gens, traumatisés. Un sourire adorable naît sur ses lèvres.
« Je vais tout vous ramener. Ça ira. Promis. »
La blonde époussette ses vêtements et sort, pleine de détermination. Sa marche s’arrête brusquement lorsqu’elle croise une autre demoiselle, probablement aussi sonnée qu’elle. Peut-être plus remontée cela dit. Le sourire de Tsuki se mue en une mimique pleine de sadisme.
« Venez. On va leur faire regretter. Moi, c’est Tsuki. On parlera après. »
Sans plus attendre, elle s’élance à la poursuite des trois gros balourds, la peur avalée par le désir de les réduire à néant. De les faire abominablement souffrir.
Oh, oui. Ça va saigner.
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Ven 17 Aoû 2018 - 22:16
CEUX QUI CHERCHAIENT LA BAGARRE
TSUKI & LUA

Le fer. Tout le monde dit que c'est le gout du sang. Je ne suis pas de cet avis. Mais compte-t-il vraiment? Pourquoi le compare-t-on avec du fer... son amertume? Son goût atypique qui fait penser à de la rouille? Soyez honnête. Combien de gens ont déjà passé leur langue sur une barre de clôture, un couteau usé ou un kunai rouillé...? Qui est prêt à prendre le risque de chopper une infection, juste pour connaitre la comparaison avec le gout du sang? Probablement quelques uns, mais ce n'est pas légion. Non. C'est juste une idée assimilée. Tout comme les tortues qui sont lentes, les limaces écœurantes ou encore les ânes cons comme leur pied. J'ai une autre vision de la vie. Des vies. Du monde. La tortue est lente, mais elle existe depuis bien longtemps, ce n'est donc pas un handicap. Peut-être prend-elle le temps d'observer avant de s'introduire dans un environnement et que sa crainte la rend de ce fait plus dur à tuer. Et puis j'connais personne qui court comme le vent avec sa baraque sur le dos. La limace est douce, mignonne et colorée, comme un bonbon mais non comestible. Quoi que les écureuils ne s'en plaignent pas. Et les ânes... ils ont bien compris que pour qu'on les laisse tranquilles dans leur petite vie, il faut qu'ils emmerdent un maximum ces espèces de bipèdes qui tentent de leur affubler de costumes débiles et de charges incommensurables, tout ça à cause d'une étude absurde qui dit qu'ils peuvent soulever des poids impressionnants. Et c'est qui qui a un lumbago dans son pré après? Moi je les comprends. Tous. On les juge, on se pense au dessus, parce qu'on a la parole, la communauté, un corps adapté à bien des choses, mais si on nous lâche à poil, dans un endroit aride, sans chakra, on se retrouve avec un pruneau à la place du cerveau au bout de deux jours et qui sait... on mangera peut-être même nos doigts au bout de trois, si on nous a pas déjà grignoté la croupe. Nous sommes des proies. Initialement, nous sommes des proies. Pathétiques, nues, orgueilleuses. Sans nos atouts... adieu l'homme. Je regarde ces gens passer en contrebas, tel des fourmis. Minuscules. Petites fourmis dotées de la parole, d'un sexe et d'un QI aléatoire. Celui là sera idiot mais gentil. Lui, intelligent mais obsédé. Et elle... idiote et... obsédée. Mauvaise pioche. C'est comme ça être humain. La roulette russe. On baise autant qu'on se fait baiser et pour se venger, on engrange d'autant plus la roue, qui ne s'arrêtera que si le monde implose. Quoi qu'on en est pas loin.

Des toutes petites fourmis. Le même rituel. Dodo, lever, repas, courses, boulot, gamins, repas, boulot, repas, fête ou alcoolisme chronique, avec un peu de chance innocence du soir pour les gosses, dodo. Je ne deviendrai pas ça. L'innocence... quel bel idéal inutile. Je l'ai désiré, il m'a loupé, je ne le veux plus. Debout en hauteur du village, bien haut, loin des regards les plus ordinaires, j'observe. Une statue de chair sur un pilier de granit, juste bercée par des bourrasques aléatoires. Seul mon regard ne bouge pas au final. Mes vêtements effilochés ne m'écoutent pas. Les tissus avec moi c'est compliqué. Une histoire d'amour foireuse que mon chakra ne cesse de tenter de maîtriser, mais l'amour ça ne se maîtrise pas, encore moins avec une soie que j'ai maltraité pour progresser. Elle doit m'en vouloir. Peu importe. Elle est à moi. Sur moi. Pour moi contre mes cibles. C'est bien la seule chose dont je ne doute pas.

J'ai faim. Mon ventre maigri par l'entrainement quotidien d'une intransigeance personnelle qui un jour me tuera, m'engueule sec. Nourris moi. Ok... ok... J'oublie parfois. Parfois. Mensonge. Souvent? Plutôt. Des bonds, longs et contrôlés, par dessus les dents froides, qui lâchent poussières et buée humide sur mon passage. Un djinn des montagnes. J'aimerais en être un. Celui qui exécute les souhaits et disparaît. Celui qui est utile mais qu'on oublie. Quand on t'oublie, on t'emmerde pas trop, c'est plus propice au quotidien. Étouffé de l'affluence de Kumo, les sommets sont salvateurs pour moi. Le trop plein de sons, de mouvements, d'imprévus, m’épuisent. Et pourtant ils finissent par me manquer et j'y retourne. Masochiste. Parfois? Mensonge. Souvent? Pire. Mes pieds touchent enfin le sol. Le début des herbes timides. Je connais l'épicerie à quelques pas. Je me suis toujours dit que ce n'était pas une bonne idée, un commerce loin de tout mais ils font leurs choux gras et connaissent les risques. Ils savent ce qu'ils font. Aucune raison de se poser des questions inutiles. J'avance. Mon œil retient un escargot. Au milieu du chemin. Il n'y a pas que moins qui suis maso on dirait. Ce lieu est un ramassis d'éléments qui aiment les risques. C'est peut-être ce qui m'attire... un chez moi inavoué qui me dit que c'est mal d'être ainsi mais que je ne suis pas seule finalement. D'autres cinglés en ce monde. Bon, lui, on l'excuse, il n'a pas de cerveau. Je le pousse du pied en doucement. Il roule dans un buisson. Il y sera mieux. On aura tout vu. Voilà qu'après les chèvres, je me mets à sauver des gastéropodes...

Quelques mètres avant l'entrée, je tilte. Y'a un sacré barouf là dedans... Froncement de sourcils, je me décale pour observer silencieusement. Arh... on dirait mon oncle, en triple modèle. Gras, cons, et ... menteurs... des techniques... Haussement d'un sourcil. Un "vrai" ne préviendrait pas. Il appliquerait. Point barre. Mensonge. Je l'ai senti me traverser la colonne, cet énorme mensonge. Encore une bande d'abrutis mal embouchés qui veut se faire de l'argent facile. La flemmingite graisseuse est décidément une vraie calamité. Leur manque de dents, l'un qui regarde de biais, l'autre qui parle comme un vieillard asthmatique rauque... tout pour plaire, orgasme assuré.

Je les vois sortir mais mon blasement m'empêche tout mouvement, interdite par leur stupidité. Etait-ce possible? Envoyé valdinguer une adolescente à trois. Elle est toute petite! C'est même plus de la lâcheté à ce stade! J'aurais du bouger, parce qu'ils m'ont percuté et à moitié dérouillé les épaules. J'ai eu l'impression d'être un jeu de quilles sans être tombé. Il y a des gens à qui on ne pourra jamais apprendre la courtoisie et la douceur. Des lourdauds. Abrutis et lourdauds. Je secoue la tête, une main sur l'épaule, pour reprendre mes esprits, pas vraiment sûre de comprendre que ces types existaient. Quoi , des rônins, pseudo ninja, ou je ne sais quoi... connerie. On aurait lâché un taureau que ça aurait été la même. Pas besoin de techniques pour ça. Ils salissaient leurs images, pire encore, celles des vrais nukenins... ils étaient peut-être hors loi mais ils avaient du cran. Rien à voir avec ces arriérés, dont je vis l'un des trois se vautrer magistralement après s'être pris les pieds dans une racine du chemin. De mieux en mieux. On doit vraiment courir après? J'ai faim. Je devais manger à la base! Pour une fois que je le fais!

Mes yeux se lèvent au ciel. Bien sûr que je vais l'aider cette fille, j'ai remarqué son bandeau. Une camarade. Aucune question à se poser. Son principe m'allait. Sa tête me revenait, elle était plutôt sympathique, motivée et de kumo. Adjugé vendu. Quelques secondes plus tard, me voilà dans ses pas, je saute dans un arbre, pour me propulser en avant et attérir plus loin que ces idiots. "Bouh."
Ils freinent comme ils peuvent. Chose qui s'avère compliquée, puisque le dernier regardait surtout derrière et rentre magistralement dans les deux autres, qui finissent à moitié par terre. Ils sont vexés. Ça se voit. Ils sont devenus encore plus moches. Des plis sur leur visage, bien présents. Est-ce que ça fait pareil sous leur tee shirt? L'idée me répugne. Je grimace et l'un d'eux grogne. "Bande de petites garces... on vous est déjà passé dessus? Non? Y'a un début à tout..." un sourire malsain. Un sourire des autres. Gros dégueu. Je suis énervée. Offusquée. Nom de dieu, y'a une gosse dans le lot. Moi je m'en fous, mais la môme! C'est vraiment n'importe quoi. Mon bras tombe le long de mon corps et je laisse une bande de tissus s'étaler d'un mètre par terre. Je n'utiliserai rien qui puisse me trahir, mais si je peux en étouffer un, ce sera la première jouissance de ma vie... on touche pas aux enfants. Vas y charge-moi. Je vais te montrer ce que c'est un... câlin. Chose pensée, chose faite. Le plus âgé me charge. "Occupez vous de l'autre naine!" qu'il braille, charge engagée. Les deux autres étoffent un large sourire. "On va te faire BIEN mal..."

Ça va faire mal. J'ai encore des traces de mes blessures durant ma rencontre avec un autre ninja de Kumo... je sens que ... le choc. L'arbre derrière moi. J’échappe un hoquet de douleur, mais j'en profite pour passer la bande de tissu autour de son cou et serre, fort. Trop fort, il change de couleur. Je m'en fous. Il va rendre ses cacahuètes volées, ou je sais pas quoi. Tout sauf son vomi. Ah oui, j'oubliais. Il peut pas, vu que j'écrase son œsophage... il blêmit. Je relâche et le pousse avec violence du pied. Je fais moins de la moitié de son poids. J'attrape une pierre au sol d'une bonne vingtaine de cm de long et la balance sur le haut du crâne d'un des deux lourdauds qui s'attaquent à la petite blonde. Il bascule en avant. Ricochet! Un sourire en coin. "C'est qui qui a BIEN mal maintenant..." que je dis amusée. C'est divertiss... aowh! Chbam! Le plaquage. Celui que j'ai étouffé vient de me chopper par la taille, en mode gros plaquage. Mon dos épouse le sol sans formalité, durement. Il craque. Aish... espèce de... Deux secondes plus tard, mes pouces rencontrent ses yeux. Pas ma faute, j'ai visé au pif!





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Dim 19 Aoû 2018 - 23:24
Battement de cœur. Un premier. La panique, l’effarement. Cette sensation désagréable d’une pointe dans la poitrine. Cette petite aiguille, qui la traverse de part en part et éveille son esprit dérangé. Tsuki inspire. La jeune femme aux cheveux rouges l’a suivie, elle entend ses pas derrière elle. Nouveau battement de cœur. La peur s’efface. Disparition de toutes les craintes. Tsuki avance, Tsuki progresse. La forêt se dévoile à la blonde, qui ne peut s’empêcher de sourire plus largement encore. Ils se sont aventurés au mauvais endroit, au pire endroit possible. Avec toute son agilité, elle grimpe à un arbre, progresse à la même vitesse que son acolyte, avant de s’arrêter. L’inconnue a sauté la première et lance les hostilités. Elle est bien plus grande que Tsuki et semble également beaucoup plus brutale. La blonde sourit. Une parfaite acolyte. Elle plonge.

La bagarre.

Deux hommes lui foncent dessus. La kunoichi cogne ses poings l’un contre l’autre. Son sourire devient gigantesque. Un sourire carnassier, terrifiant. Lui faire bien mal hein ? L’un des deux se prend un énorme rocher avant d’arriver à destination et s’écroule comme une masse. C’est déjà un peu moins drôle s’il en manque un, mais bon, tant pis. Sa partenaire va pour continuer la casse lorsque le premier, amoché par l’étranglement, revient de plus belle.

Ah, alors c’est comme ça ?

L’un des trois gros se jette sur Tsuki. Esquive. Plongeon. La blonde profite de sa petite taille pour arriver droit derrière lui et grimper sur son dos. Il bouge, balance, bascule. Infernal. Intenable. La blonde s’impatiente. Il remue au maximum pour se défaire de la crevette qui s’agrippe à ses vêtements. Il s’épuise.
« T’as fini ? »
Il cligne des yeux, perplexe, pas certain de savoir ce qui lui arrive. C’est la mioche qui a dit ça ? La petite fille fragile qu’il a bousculée pas plus tard qu’il y a, en gros, cinq minutes ? C’est la putain de gamine qui lui dit ce genre de merdes ? Elle se prend pour qui ?! Elle croit qu’elle va … Elle croit qu’elle va … Elle croit qu’elle va … ?

Couic.

Le sang gicle, s’écoule le long de son bras. Un hurlement strident fait trembler les arbres. La voix du bonhomme est passée de celle d’un homme viril et puissant à celui d’une gamine terrifiée. La tête de Tsuki se penche. Il a arrêté de bouger. Sa main se saisit du kunai planté dans l’épaule et l’arrache. Le hurlement retentit de nouveau. Terrifiante litanie pour certains, merveilleuse mélodie pour d’autres. Le gros recommence à s’agiter, moins vivement, mais en faisant bien plus de bruit. Tsuki s’impatiente à son tour. Il l’emmerde. Sincèrement, il l’emmerde. Et elle va le zigouiller s’il continue.

Sauf si.

L’autre gros balourd, qui a plaqué son acolyte au sol, l’a relâchée dès qu’il a entendu son partenaire hurler. Il s’est jeté sur eux aussi sec. Tsuki saute et atterrit sur ses pattes. Le kunai à la main, elle regarde les deux demeurés qui la fixent avec un air absolument pas content. Son sourire s’agrandit. S’il pouvait dépasser son visage, il le ferait. Ses dents se dévoilent dans une mimique carnassière. La petite Tsuki, gentille Tsuki, a été avalée par son sadisme. Ces gens ne sont plus de simples balourds, ce sont ses proies. Même si elle ne les tuera pas, car la blonde ne tue jamais personne, elle va les faire souffrir. Ils vont tellement avoir mal qu’ils ne reviendront plus jamais par ici. Ils se souviendront de ce jour. Ce jour sombre où une gamine d’un mètre quarante-neuf leur a mis la taulée de leur vie.

Les deux gros se fixent et échangent un regard appuyé, complice. L’un se tient le bras, l’autre, qui a réussi à se défaire du tissu, s’apprête à lui faire manger le sol. Ils veulent tous deux la faire souffrir, cette gamine qui court trop vite, cette gamine trop petite. Cette putain de gamine insupportable qu’ils ne parviennent pas à attraper. Celui qui saigne crache bruyamment.
« Tu vas crever, sale naine. »
Tsuki sourit. Battement de cœur. Puissant. Rapide. Brutal. Adrénaline. Plus aucune peur ne la retient, plus aucune peur n’existe, seul un sadisme démesuré fait vibrer son cœur, bouger ses membres. Il n’y a plus rien désormais, plus rien qui la retient. Ils vont prendre. Même pas peur.
« Fais-moi cet honneur. »
L’amoché se jette sur elle, Tsuki s’élance dans les airs pour l’esquiver. Le deuxième saute presque aussi haut qu’elle et parvient à attraper sa jambe. Sa course s’arrête net, il la balance sur le sol. La douleur lui lance une puissante décharge qui part du dos et court le long de son échine. Tout son corps semble paralysé pendant un instant. Une mimique lubrique naît sur les lèvres du gros. Il va lui faire du mal. Beaucoup de mal. La blonde ne perçoit plus le deuxième, totalement obnubilée par le gros, intact, qui se penche au-dessus d’elle. Pourtant, aucune peur. Rien. Un cœur qui bat, qui pulse. Un cœur sans peur. Tsuki s’abaisse à quelque chose d’immonde, sans aucun regret : elle lui crache en pleine figure. Diversion. La brute, dégoûtée, la relâche et s’essuie la tronche. La blonde en profite aussi sec pour tirer un kunai de sa sacoche et lui faire une grande entaille sur le bras. Peu importe la profondeur, la surprise le tire plus loin encore et Tsuki s’extirpe totalement de son emprise.
« Eh bien ? Je suis censée crever quand ? »
La kunoichi s’écarte et constate que sa partenaire est debout. Elle revient vers elle, prête à en découdre.
« Tu en as eu un, les deux autres sont plutôt pas mal blessés. S’il y a moyen de les faire fuir sans les tuer, ça me va parfaitement ; mais s’ils peuvent souffrir avant … ça me va encore plus. »
Tsuki brandit son kunai. Battement de cœur. Excitation. Sadisme. Ça va saigner.
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Jeu 30 Aoû 2018 - 18:30
CEUX QUI CHERCHAIENT LA BAGARRE
TSUKI & LUA

Mes doigts s'enfoncent dans ses orbites. Encore une fois, je me suis jurée. Jurée que je n'utiliserai pas mes techniques en dehors des missions contre des civils. Si je suis une shinobi qui se respecte, et qui peut prétendre à plus que le simple rang de genin, alors je me dois de les foutre chaos par des techniques annexes. La baston de rue ne fait pas partie des jutsu n'est-ce pas? Tant mieux, parce que je compte bien lui racler les orbites à cet abruti. Une colère dormante, qui tend à se réveiller en douceur, pourtant je m'attèle à ce qu'elle reste assoupie. Je ne dois pas céder à mes instincts les plus primitifs, tout simplement parce que je ne saurai peut-être pas les contrôler. Il commence à saigner des yeux, sans pour autant que j'aie senti ces derniers s'écraser sous mes phalanges. Il gueule de douleur. Mes pouces quittent ses yeux alors qu'ils se les protègent des deux mains, et sans plus attendre je me tortille sous sa carcasse dégueulasse et désordonné pour remonter mon genou en plein de son menton. Un râle de rage ponctuel et .... Chlak... la mâchoire craque. Il roule au sol, et quand enfin je me redresse rapidement, c'est pour lui attraper les cheveux, gras et mi longs et lui recoller un second coup de genou dans le nez. Il s'écrase par terre. Ce crétin m'a coupé un peu le genou à travers mon bas de cuir, avec ses doigts de chien galeux. J'ai son sang sur ma cuisse. Ça m’écœure. Je frotte machinalement du revers de la main en me retournant, jurant en silence qu'il ait trouvé le moyen de laisser ses chromosomes sur moi. Ma blessure à la jambe me lance, mais je me plaindrai plus tard.

Regard hasardeux. Mains endolories, je ne suis qu'humaine après tout, mais mon mental est peut-être plus dur que mes aptitudes. Putain d’entêtée incurable, dirait ma tante, don du ciel dirait ma mère. Et eux, ils disent quoi. "Sa**pe!" Ah. Merci. C'est gentil. Moi c'est Lua, enchanté.

La crevette hyperactive en meilleur état que moi me fait rire, elle est speed et m'amuse. J'ignore son nom mais je reconnais son bandana. Même patrie. Même honneur? Même hargne on dirait. S'ils cherchaient des petites vierges effarouchées, au doux parfum de fleur insouciante, c'est foiré. Next. Repassez. Blaireaux de comptoir au QI défectueux, je vous envie. Vous êtes trop bêtes pour vous rendre compte à quel point on vous méprise dans votre avilité croissante. Rampez, ou tombez. Un intelligent, futé, reconnaissant son inaptitude face à un adversaire, se serait au moins excusé, un genre de soumission satisfaisante à leur bêtise... mais eux... eux, étaient inaptes à s'en rendre compte. Ils me faisaient pitié quelque part. Diables précaires aux fringues crasseuses. Votre seigneur doit avoir honte.

Je suis d'accord avec elle. Ce serait dommage de les laisser partir comme si de rien n'était parce qu'étant idiot, si on les laisse repartir, ils vont juste se planquer dans un coin, et ne pas bouger, en l'attente de nous partir, pour redévaliser la boutique dont tant de voyageurs ont besoin... En somme, comme ce sont de sales gamins... à sales gamines, vilaines punitions. J'ai un léger sourire aux phrases de la petite kunoichi.

"ça me va, on ne les tue pas...on s'amuse un peu. T'façon, je rentre pas avant demain matin à ma chambre."

Pas envie. Aucune mission et au pire des cas, on est pas loin de Kumo, donc ça ira. J'ai besoin de m'entrainer loin de la foule et cette rencontre tombe sous le joug de ce besoin, même si pour ça, certains mauvais gars doivent perdre un ou deux ongles. En l'occurence, y'en a déjà un qui ne voit plus trés bien. Et le voilà d'ailleurs qui grinche en se roulant sur le dos.

"Je suis aveugle... put...ain... Sales..."
"T'en as pas marre de nous insulter? T'es fatiguant..." soupirais-je avec une moue faussement vexée. "Serieusement... ça nous aide pas..."
Faut dire qu'en me faisant insulter, j'ai juste insulter de leur coller un peu plus de coups. Ils pourraient compatir à leur propre état non? Se préserver. Mais ça aussi, faut croire qu'ils ne savent pas faire. Faut vraiment tout faire soi-même dans ce monde. Je veux pour aller voir l'autre malotru mais les deux gros se décalent, visiblement peu enclins à me laisser passer. Je le savais en réalité. Je hausse un sourcil et observe ma petite partenaire, lui faisant l'honneur de choisir celui qu'elle veut.

Quant à moi, je fais un petit coucou gentil et faussement aguicheur au second, un clin d'oeil et je me mets à courir. Il me suit. Il court comme un taureau bancal, le bras qui pend, le sang dessinant une douce symphonie sur l'humus du sous bois, à la gloire de nos ancètres. Il ne se rend même pas compte mais je le fais tourner en rond. Je ralentis. "T'es lent... ton gras te pèse?" C'est vrai que j'ai du mal à respecter les gens qui se laissent aller. Moi qui en est toujours chier, ma tolérance n'est pas mon point fort. Il existe des malades, c'est vrai mais cela reste un pourcentage minime à coté de ceux qui se laissent aller, et celui là en faisait partie, en plus d'etre pervers et dézingué du cerveau. Tous ces bourrelets dont chacun doit représentait un péché, et qui doit le pousser à se plaindre. Il devrait me remercier, je le fais courir et perdre des calories. Il n'a pas l'air content pourtant. Jamais content ces mâles. Je me plante au pied d'un arbre et soupire, le bras tendu contre le tronc, me demandant si ça se passe bien pour la petite sauterelle.

J'entends son souffle d'ici et ça m'insupporte. Il me fait penser à mon oncle. Ce gros cochon moche et transpirant. Je secoue la tête. Je dois penser à autre chose, sinon je vais perdre le contrôle. Mes doigts se serrent sur l'écorce, ma peau attrape la chair de poule par un vent qui pourrait me balancer au gré des branches. Rêveuse, moment inapproprié, je saute alors sur une branche plus haut, saut que l'autre lent ne voit pas. Tic toc. Tic toc. Le temps passe. Et toi tu traînes, gros lard, tu te prends les pattes dans les racines et bientôt tu vas apprendre à voler, comme un oiseau. Un oiseau gros aux ailes petites mais je vais réaliser ton rêve. Voler. N'était-ce pas ce que tu faisais il y a peu. Je tire sur les bandes de tissus qui m'ornent les bras, et le regarde passer sous moi, essoufflé, les vêtements se tachant de se sueur. Je fredonne... un air... une berceuse que me soufflait ma mère quand j'étais petite. Doucement. Comme une brise sonore qui l'atteint. Il met du temps à la trouver. Jouons à cache à cache. Tic toc... tic toc. Ton temps défile. Tes souffles aussi. Le temps. Compté. Compte tes secondes. Tic toc. Une bande de tissu qui tombe devant son nez brusquement et je m'accroupis en fredonnant cet air doucereux. Un petite sourire apparaît en coin... mes pouces tachés du sang de l'autre, on fait des marques sales sur la soie rose pâle et noir. Aucune colère. Aucune violence.

"Bonjour..." suavement posé dans le vent et je me laisse glisser le long du tronc, le contourne. Il est rouge. Blanc. Pâle, il va choir. Je ne le laisserai pas choir. J'ai dit qu'il volerait. Un tour, deux tours autour de lui. Trois. Quatre. Je m'approche de lui en douceur. Il ne comprend pas, ça se voit. Ma petite main touche son torse infecte, deux doigts marchant sur le tissu poisseux. "A bientot..."

Bond vers le haut. Je tire net sur les deux bandes de tissus qui se serrent à son cou. Une branche. Deux. Trois. Je me jette de l'autre coté. Contre poids avec mon élan. Poids augmenté. Le type quitte le sol. Ses mains se glissent entre les cordons de soie et la peau de son cou. Tu voles! Exhaucé. Morbide souhait transformé. Ne jamais faire de voeux auprès des mauvais génies. Ils les exécuteront mais jamais comme tu le souhaites. J'avoue mon crime. J'ai chatié un criminel. En est-ce vraiment un du coup? Me suis-je abbaissé à lui? Est-ce que ça me dérange? Il n'est pas encore mort. Je touche le sol et avec moi, une boucle de tissu solide que je bloque dans l'élan autour d'un rochet qui fait le double du poids du type, voir plus.

Quelques secondes à l'observer. Il agite les pieds dans le vide. Il étouffe. Cherche l'air. Vas y cherche le, comme moi je cherche tes excuses pour tous ceux que tu as offensé. Finalement, je m'avance vers lui, sortant d'un étui sur l'arrière de mon short noir et me tient face à lui, lui donnant un ordre simple. "Si tu arrêtes de bouger, je te libères."
Il cesse immédiatement. Ses yeux gonflent déjà et il est rouge , près à exploser. Une minute, tiens une minute, pour la leçon de ta vie, chéri. D'un coup de kunai... je lacère son haut, libérant un torse poilu et j'ai une grimace de rebus. Bouark. Ok... je retourne le kunai et racle net la peau, le rasant sans plus de cérémonie. La pointe s'enfonce dans sa peau et je lui incruste un K dans le pectoral sous ses râles de douleurs. Puis d'un jeu habile de kunai , je coupe net la corde de soie, m'écartant.

Il s'écrase à coté de moi, et je le méprise du regard. "Fais tes excuses."
"T'es une malade..." Il tousse, crache ses poumons. "Je préfère le terme d'originale. T'es excuses. Ou je continue."
"Désolé. C'est bon là?"
"Non."
Non c'est pas assez. Je le traine par les cheveux. Ils voulaient nous faire du mal. On va faire pareil. Ça va peut être les dégouter de le faire. La violence n'est pas une solution, mais j'en ai marre aujourd'hui alors tant pis... il marche comme il peut , trainant derrière lui long ruban. Je ne le lache que quand je suis revenu avec les trois autres. La petite sauterelle semble aller bien. Je lui souris et pousse mon pendu par terre. Il roule et tousse encore plus. Mon pied atteint ses fesses.

"Debout et va faire tes excuses aux marchands."
"Va te f..."
J'ai attrapé le ruban et tiré dessus pour resserrer le neuf coulant. "Tu disais?"
Il se lève et titube en direction de la petite boutique. Je regarde le borgne en coin et soupire. On verra plus tard pour celui là. Je suis le ruban qui traine par terre, essuyant mon kunai sur ma jambière de cuir tanné noire.


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Dernière édition par Kinu Lua le Lun 24 Sep 2018 - 13:05, édité 1 fois
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Jeu 30 Aoû 2018 - 22:46
Le combat déséquilibré se rééquilibre autant que possible lorsque l’un des trois devient borgne. Contraint à la défaite par forfait, il se roule au sol et se tord de douleur. Qui aurait cru que sa route la mènerait sur le chemin d’une personne aussi brutale qu’elle ? Si ce n’est … Encore plus ? Son sourire s’agrandit. Gigantesque. Brutal. Violent. Son cœur s’accélère. Le gros balourd au caillou se relève tant bien que mal. Il se masse l’arrière de la tête. Il a probablement une énorme bosse avec un bel hématome et une égratignure si le travail a été bien fait. Il se secoue, reprend ses repères. Lua embarque l’autre, celui que Tsuki a blessé. Un balourd dégoûtant, ce genre de gros tas qui bave lorsqu’il voit une femme. Vu ce qu’a pris le nouvellement borgne, la blonde n’ose même pas imaginer ce qui attend celui-ci. Bah, peu importe. Il a cherché la bagarre, il l’a trouvée. Dommage pour eux, ces deux femmes sont de vraies ninjas, pas simplement des brutes.

Les prunelles incarnates balayent les alentours. La forêt. Les hommes. Enfin. L’homme. L’autre, à terre, qui gémit de douleur n’est plus à compter. Il est là, c’est tout. Il ne gênera personne. Le premier, par contre, a l’air d’avoir repris du poil de la bête et est prêt à se battre. Soit. Tsuki lui lance un regard amusé, puis dresse son kunai devant elle.
« T’es sûr de pas vouloir fuir ? C’est ta dernière opportunité. »
Il lui sourit, probablement plus violent encore qu’elle. Un air sadique modifie les traits de son visage. Il est encore plus dégoûtant. Tsuki parierait l’avoir vu se lécher la lèvre inférieure. Et c’était franchement immonde. Puis, brusquement, avec autant de vitesse et d’adresse que lui permet la grosse bosse sur sa tête, il se lance sur la blonde. Sa taille et son poids sont hautement supérieurs à ceux de la Genin, qui se ferait broyer s’il lui tombait dessus – littéralement, pour les deux termes. Du coup, elle profite de sa vitesse et de sa petite taille pour le faire tourner en bourrique. Le gros tas tend les deux bras pour la saisir, elle se jette sur le côte et utilise ses centimètres manquants pour faire la différence. Courir plus vite. Viser mieux. Gagner ? Il n’a aucune chance. Après tout, quand elle voit son agilité, nul doute que celui-ci, dans un combat d’endurance, est le premier à lâcher prise. Il se met à grogner. Un grognement guttural, qui se veut probablement terrifiant, menaçant. En réalité, il est ridicule. Ou peut-être que dans un autre contexte il aurait fait peur à Tsuki, mais pas cette fois.

Le balourd se redresse et réitère. Attraper la petite, attraper la petite, attraper la petite. Attraper la petite et lui faire regretter cette course. Lui faire regretter d’avoir croisé son chemin. Lui montrer qu’elle a été folle de s’aventurer jusqu’ici. Mais pour faire tout ça, il lui faut … Attraper la petite. Et il n’y arrive pas. Après un long moment passé à courir, sauter, esquiver, Tsuki décide que l’heure est venue de se bouger. Elle grimpe sur un arbre et lui fait un signe de la main.
« On fait moins le malin d’un coup ! »
Là, elle pourra voir s’il est vraiment ninja. S’il se jette à sa poursuite, alors il y a des chances. S’il reste en bas comme un chien, la preuve sera irréfutable. Le gros s’élance pour grimper sur l’arbre. C’est un ninja. Faible, vu qu’il n’emploie aucune technique, mais ninja quand même. D’accord. Alors pas de pitié. Le sourire de Tsuki revient, plus grand, plus sadique encore. Elle prend appui sur ses deux pieds et hop, en route. Une branche, puis une autre, et elle fait tout le tour de la forêt comme ça. Le gros derrière elle suit, mais galère clairement. Ses sauts sont mal assurés, il se pose comme une brute et risque de casser la branche sous son poids à chaque fois. Mais il essaye ! Tsuki ne peut pas lui en vouloir, au contraire. C’est honorable, d’essayer. Puis, elle descend. Le borgne n’est plus là, bien loin d’eux maintenant. Au sol, la blonde jette des clochettes un peu partout sur les arbres qui l’entourent. La brute est descendue aussi, en témoigne l’énorme bruit qui arrive à ses oreilles. Amusée, elle se tourne et lui fait face, avant de lui jeter des clochettes, à lui aussi.

Il ne comprend pas. Perturbé, il regarde partout. Il est entouré de clochettes. Que fait cette nana ? Cette petite peste blonde, là, c’est quoi son délire ? Qu’est-ce qu’elle branle ? Pourquoi elle lui fait ça ? Qu’est-ce qui l’attend ? La panique le gagne. Tsuki profite de ce moment d’incompréhension pour continuer son manège. Il y a désormais des clochettes absolument partout autour d’eux. Sans même employer de techniques, elle regarde le hamster se débattre dans sa cage. Il tourne, tourne, tourne. La Genin se jette alors sur un arbre et avance à toute vitesse, entre tous les arbres qui passent. Tranquillement, elle jette de petites lames de vent sur chaque clochette, de façon à la faire résonner. Ici, puis là. Là-bas. En fait non, derrière. Devant. À côté. De l’autre côté. Derrière. Le gros tourne, encore et encore. Il en sait plus où elle est. Un hurlement de rage plus tard et voilà Tsuki, sur son dos, le kunai dressé. Il se débat, remue le corps. Elle doit poser son kunai sur sa gorge pour qu’il s’arrête.
« Si tu bouges, je te tue. »
Il s’arrête, puis reprend aussitôt.
« Menteuse ! Tu l’as dit à ta p’tite copine, tu nous tueras pas ! »
Les sourcils blonds se froncent. Il l’a entendue. Donc elle ne peut pas être prise au sérieux. Ce type ne sera pas le premier homme qu’elle tuera, certainement pas ! Tsuki refuse de briser ses principes pour ce demeuré. Alors, elle décide de faire autrement.
« Non, t’as raison. Je ferai pire. »
Le kunai se plante dans la clavicule. Nouveau hurlement de douleur. Il remue, se secoue. L’arme ne s’enfonce que plus profondément. Il hurle d’autant plus fort. Cercle vicieux. Tsuki se contente de rester installée sur son dos et de se maintenir aussi serrée que possible pour ne pas tomber. Le kunai ratisse l’intérieur, remue, perce, balance du sang partout. La pâle main de Tsuki devient de plus en plus rouge, maculée de tout ce sang versé. Il décide de s’arrêter et, de sa main libre, attrape la tignasse de la blonde. Il tire. Fort. Elle grince des dents et relâche tire sur son kunai, pour le planter dans le bras qui tire sur sa couette. Quelques cheveux sont coupés dans le même temps, mais peu importe. Vu la longueur et la quantité, ça ne se remarquera pas. Elle plante son arme dans l’avant-bras de son agresseur, qui lâche prise et hurle à nouveau. Tsuki lâche le couteau et se laisse tomber.

Le gros se tient de partout, il souffre. La blonde crache. Il lui a tiré les cheveux. Après la chute de tout à l’heure, ça commence à faire beaucoup. Pris de rage, son adversaire se jette contre elle et plonge comme il peut. Son corps meurtri ne lui permet pas d’être précis. Déjà qu’il ne l’était pas, c’est encore pire. Il se rate, s’écroule. Tsuki grimpe sur son dos et lui plante le kunai sous la gorge.
« Je vais peut-être te tuer, en fait. Ou alors, on se calme tous et on va jusqu’à la boutique, pour s’excuser aux gentils vendeurs ? »
Il grogne. Tsuki lui érafle la peau. Une petite coupure, qui pourtant semble montrer qu’il n’est pas à l’abri de tout, bien au contraire. Peut-être que cette petite ne bluffe pas ? Peut-être qu’elle n’est pas si inoffensive ? Il hésite, s’arrête. Nouveau grognement et acquiesce. La blonde le relâche.
« Si tu fais une seule connerie, je tranche tous tes tendons un à un et je te laisse mourir ici. Les animaux auront vite fait de te bouffer. »
Il déglutit et se lève. Elle tient son kunai dans son dos, puis ils avancent jusqu’à la boutique. Le gros est amoché, la clavicule droite détruite et l’avant-bras gauche sanguinolent. Il a pas choisi le bon jour pour faire chier le monde.

Une fois arrivés, elle le laisse avec son copain balourd et rejoint Lua. Fatiguée. Très fatiguée. Cette bagarre lui a demandé beaucoup d’énergie, notamment parce qu’elle n’a employé quasiment que ses petites forces. Mais tout va bien. Manque juste le borgne mais, au fond. On s’en fiche de lui.
« Bien. Ça m’a l’air mieux comme ça. Au fait, moi c’est Tsuki, ravie de faire ta connaissance ! » Elle pouffe. « Ce ne sont pas les meilleures circonstances, mais bon. Faut croire que le monde voulait qu’on se rencontre ainsi … »
Fabuleux hasard, drôle de hasard.
« Au moins notre mission a été menée à bien. Enfin, ‘mission’, si on veut ! Dire que j’étais seulement venue pour étudier la géographie du pays et me reposer … »
Elle hausse les épaules.
« Peu importe, au fond. Notre bonne action du jour est accomplie, on peut se reposer avec une vraie raison de le faire ! »
Un sourire innocent naît sur ses lèvres. La petite Tsuki est revenue. La chasse est finie, plus aucune raison de comporter bizarrement maintenant. Les facteurs de sadisme se sont effacés, le calme est là. Elle prend le temps d’examiner la femme aux cheveux rouges avec plus d’attention. C’est une personne qui a l’air très, très intéressante.
« Voilà ce que je te propose ! On prend à manger et à boire ici puis on retourne sur les montagnes. Ça te va ? »

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We live to make the impossible possible. ”
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Lun 24 Sep 2018 - 19:11
CEUX QUI CHERCHAIENT LA BAGARRE
TSUKI & LUA

Il rampe. Je ne sais pas si ces individus ressentent la culpabilité, le regret, les remords, mais ils vont devoir le faire ici. Avec un petit peu d'aide. Je me fous que ce soit sincère, je me fous aussi que ce soit emprunt de mensonge. Je veux qu'ils le fassent et je ne semble pas être la seule. La petite sauterelle est bien plus brutale et directe que moi. Il a du sacrément l'énerver le lourdaud. Devrais-je avoir de la pitié? Si c'est le cas, ça marche pas vraiment. Je ne ressens rien. Rien du tout. Tout à l'heure oui, mais pas là. Je le regarde ramper au sol. Il me fait penser aux mâles foireux de ma famille, ceux qui m'ont apporté une vision erronée de la vie. Grotesque. Risible et pathétique. Je regarde le petite blonde qui maltraite l'autre balourd juste à coté et ils finissent tous deux à plat ventre, sur le seuil de la boutique qu'ils ont précédemment pillé, devant le couple effaré des deux vendeurs. Je fixe mon gros à moi et attend patiemment qu'il crache le morceau. Il bave deux trois formules inaudibles et j'écrase ma botte sur la cheville, plissant les yeux silencieuse. Il grogne. Se tord. Il doit me traiter de putain et que sais-je d'autre dans son esprit blafard, mais je m'en fous. Qu'il crache ce qu'il doit.

Il le fait. Il me hait. C'est réciproque et cela me convient. Le couple reste subjugué. On leur avait bien donné un coup de main par le passé, mais jamais on avait forcé des malfrats à leur faire des excuses. J’ôte ma semelle de sa malléole rougie, qui crie la pitié et m'accroupit pas loin de son visage perfide. Le kunai au bout de mes doigts, je glisse la pointe en douceur sur sa joue qui porte déjà des traces de combats, jusqu'à son menton, pour lui relever. Il ne se fait pas prier pour oublier, craignant que je lui coupe. Il y a tellement mieux à couper que la gorge pour la souffrance, et puis... je salirai cet endroit. Non.

"Tu vas prendre ton troupeau de cochons domestiques, et partir de cette région. Je ferai un rapport à Kumo. Sois sûr que si... par hasard, certains d'entre nous vous recroisent... au mieux ce sera la prison, au pire... tu serviras de lisier aux cultures du coin. Plus... jamais. Tu ne remets les pieds ici."
"Ouais ouais..."
J'appuie le kunai.
"Ok! C'est bon! On s'en va! Loin!"
"Dégage..."

Je me redresse calmement, la voix posée. Du mépris. Ils ne m'inspirent que ça finalement. Ils ne méritent pas plus. Ils rampent de nouveau mais vers la sortie.
Ma camarade de jeu s'approche de moi. Elle est sacrément plus petite en effet, moi qui fait le mètre 70. Je l'observe, elle a l'air joyeuse. Mon sourire s'étire un peu. Satisfaction contagieuse. Je lui réponds doucement :
"Lua. Enchantée." Je n'ai pas autant de peps de caractère qu'elle, la vie a ses raisons et fait ses marques je suppose, mais le ton agréable y était. Tout ce qu'elle dit est assez vrai et pendant qu'elle parle, la femme du couple avance vers moi et me donne un sac rempli. Le contenu? Aucune idée. Je m'incline avec respect devant eux. Ils n'était pas obligés et pourtant.
"Je crois que pour la nourriture et à boire c'est fait." dis-je avec un sourire plus prononcé. "On peut y retourner si tu veux oui, j'en viens mais j'y passe tout mon temps, donc..." Un signe de tête pour signifier la sortie.

Devant nous, les trois compères sont repérables aux trainées de l'herbe toute plate par laquelles ils sont passés.

"On a peut être tapé un peu fort non..." dis-je perplexe, en les regardant complètement épuisés et endoloris. Est-ce que je commence à avoir des remords? Ok. Allons gouter dans les montagnes loin de ces idiots. Mes bandes de tissu se sont entourées de nouveau autour de mes bras, passant incognito par leur finesse, leur donnant l'impression de vraies manches. Ils ont eu ce qu'ils méritaient. Ne pas écouter son cœur est parfois la seule solution pour punir une personne. J'ai conscience d'être encore instable, mais tout est nouveau pour moi en ce moment. Y compris d'avoir le droit de coller une branlée aux brigands de bas étage pour le bien de la communauté, alors qu'avant on m'aurait condamné.

Je suis Tuski en grimpant derrière elle sur un sentier un peu escarpé, lui laissant libre choix de choisir ce qu'elle veut et où elle veut. Je me suis jamais demandé si j'aurais aimé avoir une petite soeur mais cette idée ne m'aurait pas déplu à bien y réfléchir.

"Tu n'as aucune blessure? Ça va?" Si je demande c'est que je suis la première à les cacher quand j'en ai.


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Mer 26 Sep 2018 - 15:22
ceux qui cherchaient la bagarre.

Derrière les premières apparences de grosses brutes épaisses se cachent deux créatures parfaitement adorables, terriblement gentilles, qui n’ont aucun souci particulier, seulement un sens terriblement aigu de la justice. On n’attaque pas plus faible, jamais. Surtout si ça les met en danger, surtout si ça abîme leur gagne-pain. Eux, les balourds, ils pensent que personne ne s’en prend à eux, n’est-ce pas ? Dommage, dommage, quel dommage. Ils ne s’attendaient probablement pas à se prendre une telle rouste de la part d’une crevette et d’une fille plutôt mignonne en apparence. Sauf que. Le hasard fait bien les choses. Le hasard fait en sorte que les plus petites mettent des branlées aux plus grands. Désolée les moches. Fallait pas chercher.

Tsuki emmène Lua, qui lui a donné son nom. Une voix douce. Adulte. Une voix agréable, différente de la voix cristalline de Tsuki. Une femme, une vraie. La femme du couple amène un sac plein de victuailles. Lua le récupère. La blonde caresse les mains de la gérante, avec un énorme sourire en les remerciant chaleureusement. Ces personnes sont adorables. Ils l’ont récompensée grassement et justement ! Elle n’avait rien demandé mais cela lui convient parfaitement, oh oui, totalement. Le sac bien dans les mains de la jeune femme qui l’accompagne, les deux demoiselles quittent le magasin.

Les prunelles incarnates se posent sur le chemin presque autant maltraité que les pauvres hommes. Pauvres ? Non, pas pauvres. Ils l’ont mérité. Ils ont cherché cette situation. Ils ont tendu le bâton, ont cru que cela leur servirait d’arme pour mettre à mal ces pauvres vendeurs, mais non ! Le bâton a été retourné contre eux, en guise d’arme qui servirait à les mettre à mal, contrairement aux jeunes gens adorables du magasin. Alors, l’état des herbes, l’état des gens … Tsuki hausse les épaules et sourit. Un sourire presque terrifiant, vu le contexte dans lequel elles se trouvent.
« Mmh non. S’ils n’avaient pas été virulents, ils n’auraient pas souffert ! »
Voilà, c’est tout. Ni plus, ni moins. Tsuki continue de grimper, un peu devant Lua. Une fois arrivées sur un espace suffisamment haut, la blonde décide de s’installer. D’ici, elles ont une vue imprenable sur Kumo, pas aussi précise qu’une vue en étant à proximité, mais tout de même. C’est tellement beau. Moins confortable que la forêt, sûrement, mais tellement plus joli. Tsuki regarde le sac, désormais posé au sol. Elle l’ouvre. Une odeur fort sympathique s’échappe aussitôt du sac en papier. Des morceaux de viande séchée ? De la viande séchée accompagnée de deux bouteilles d’eau et des petites boules de riz conservées dans des sortes de papier plastique. Tsuki n’en a jamais vu. Elle ne mange pas assez de boules de riz toutes faites pour le savoir. Peu importe. Un sourire gourmand étire ses lèvres. La question de Lua la ramène sur terre, en douceur, mais tout de même. Des blessures ? Oh, peut-être. Elle hausse de nouveau les épaules.
« Eh bien. Peut-être, j’avoue. Je ne sais pas. Mais je ne souffre pas et j’ai accompli une bonne action, alors tout va bien ! »
Tsuki accompagne cette dernière réplique d’un gigantesque sourire, qui se veut le plus rassurant possible. Elle n’a pas mal. Ou alors elle ne le sent pas. Et de toute façon peu importe. À vrai dire, la blonde ne s’en soucie jamais vraiment, parce qu’elle considère que ce n’est pas important. Mais elle est peut-être blessée, à vrai dire. Seulement, pour l’heure, la douleur ne se manifeste pas, alors il n’y a aucune raison de s’inquiéter.
« Et toi, ça va ? »
Les yeux rouges de la blondinette se posent avec appétit sur la viande séchée. La viande. Toujours la viande, rien que la viande. Elle se saisit d’un morceau, qui va pour s’approcher de sa bouche quand un petit invité surprise les rejoint. Un petit invité au pelage brun clair. Il est là, au loin, il attend. Il ne veut pas bouger pour l’instant, il ne fait pas de bruit, mais il observe. Tsuki les reconnaîtrait entre mille. Un écureuil. Un adorable écureuil, innocent, qui n’a rien demandé à personne, qui est simplement attiré par la nourriture. Que fait-il, aussi loin de son habitat naturel ? Que fait-il au milieu des montagnes ? Il n’y a rien pour lui par ici. Tsuki lui lance un petit bout de viande. Il regarde, renifle. Il hésite. Ses petits yeux suivent le mouvement de la nourriture, puis ceux de la blonde. Il est intrigué, mais terrifié. Tsuki le laisse faire, jusqu’à ce qu’il se saisisse de la viande et commence à l’inspecter dans tous les sens.
« Nous devons le ramener jusqu’à la forêt. Il a dû s’égarer. Heureusement que nous en avons une pas trop loin. »
Une pensée, lâchée un peu sans réfléchir, comme ça. Pas de vrai interlocuteur, simplement une parole lâchée pour elle-même. La blonde mordille de nouveau le morceau de viande, puis se tourne vers Lua.
« Nous allons faire une chasse dans l’autre sens. »
Probablement insensé pour une personne qui ne connaît pas Tsuki. Elle surveille l’écureuil du coin de l’oeil, puis décide de s’expliquer.
« À l’origine, je suis chasseuse ! J’attrape des proies, puis je les relâche. Comme je n’aime pas tuer, généralement, je ne le fais que pour m’entraîner, à mieux pister, mieux sentir. Cette fois, je pense que nous allons le ‘chasser’ dans le deuxième sens du terme ‘chasser’. Autrement dit, nous allons le renvoyer dans la forêt. »
Les prunelles incarnates se détachent de l’animal, qui n’a pas bougé. Il est toujours aussi terrifié et il ne bougera pas tant qu’elle ne bougera pas. Il ne réagira probablement pas mal, vu comme il a peur. C’est pourquoi il va falloir le pousser à partir sans trop le brusquer.
« Ce sera compliqué, mais je peux t’expliquer mon idée ! Tu auras un aperçu de ce que je fais … Un peu différemment. »
Toujours cet éternel sourire. Tsuki, chasseuse d’animaux, massacreuse de méchants. Qui sourit toujours, quoi qu’il se passe.
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Ceux qui cherchaient la bagarre. [Lua]

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