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Quand apparaît la pluie. [Anzu]


Ven 17 Aoû 2018 - 1:29
Jour de chasse ! Jour de chasse ! Jour de chasse ! Tsuki se lève d’excellente humeur, parce qu’aujourd’hui, c’est le grand jour ! Sa récolte d’informations sur les écureuils est suffisante, elle va pouvoir chasser ! Après tant de temps passé à fomenter un plan, réfléchir à des parades, des anti-parades et encore d’autres stratagèmes certainement trop compliqués pour un non-initié, elle est fin prête ! L’excitation est grande et s’avère être un excellent moteur pour sa progression. Fraîchement levée, lavée, apprêtée, la blonde se dirige à grandes enjambées vers la cuisine pour y prendre un copieux petit-déjeuner lorsque ses yeux se posent avec effroi sur la fenêtre. Quelque chose ne va pas. Quelque chose ne va pas du tout.

Un couac. Le genre de couac qui détruit complètement une journée, qui ruine des plans. Tsuki s’approche, pour être certaine, mais le drame est réel ! Le rêve s’écroule. La pluie. La pluie a décidé de tomber à torrents en ce jour de chasse. Du coup, pas de chasse, pas de petit écureuil, pas de traque, rien. Toute une journée foutue en l’air. La blondinette penche la tête, frustrée. Que faire alors ? Elle ne peut pas perdre une journée ainsi, ce serait bien trop stupide !

Sa journée de chasse ! Sa journée de chasse, bon dieu ! Envolée ! Balayée ! Noyée par les humeurs instables du ciel. Du coup, le petit-déjeuner se résume à quelques morceaux d’omelette ici et là, un petit verre de jus de fruits et c’est tout. La table, où un festin est dressé, ne désemplit pas de nourriture. Trop blessée pour avoir faim, la blonde prend tout de même quelque chose à manger, au cas où il lui arriverait d’avoir faim. Mais ce n’est plus jour de chasse. C’est jour morose. Le pire, dans toute cette histoire, c’est que lorsque la pluie frappe, la traque des animaux devient bien plus complexe. Leur comportement se modifie totalement. Certains se terrent complètement, d’autres en profitent pour être d’autant plus ouverts sur le monde ; en bref, la pluie est une catastrophe. Autant dire que pour une journée en forêt, même dans un autre contexte que la chasse, c’est raté !

Tsuki décide de ne pas rester inactive et d’occuper son temps différemment. Si les animaux sont inaccessibles, il existe un endroit à Kumo où tout semble à portée de main : la bibliothèque. Là-bas, la blonde trouvera forcément quoi faire. Lire sur les animaux, sur une quelconque recette, sur la traque … Certes, rien ne vaut l’expérience du terrain, mais quand on ne peut pas, on ne peut pas.

La kunoichi s’habille rapidement, embarque un parapluie et se met en route. La bibliothèque sera son refuge du jour. Une journée pluvieuse est probablement le meilleur moment pour lire. Le ciel est tout gris, le clapotis des gouttes contre le sol fait une belle mélodie ou est simplement joli à regarder, puis généralement il n’y a pas un rat dehors en ce temps. La bibliothèque semble être l’endroit idéal où s’installer. De plus ! Le silence y sera meilleur que dans la forêt. Enfin, en théorie.

La pluie coule, coule, à une vitesse et une force désagréables, qui forcent Tsuki à bien agripper son parapluie pour ne pas qu’il s’envole – voire pour ne pas qu’elle s’envole. Un vent frais accompagne les intempéries, pour en faire une journée encore plus morose. Quel bonheur ! Sa journée de chasse, hein ?! Elle ne s’en remettra pas. Heureusement que son parapluie tient le coup. Enfin. Normalement ?

Et là, fwoosh, le parapluie se retourne et Tsuki est happée par les gouttes de pluie. Qu’à cela ne tienne, elle courra ! La bibliothèque n’est plus très loin. Une fois arrivée, elle constate avec délice qu’elle n’est presque pas trempée. Ses vêtements sont humides, ses cheveux aussi – une douche naturelle n’était pas nécessaire, mais bon – mais elle est arrivée à bon port. La blonde décide de se concentrer sur ce petit détail pour ne pas complètement chavirer. Une fois bien dans la bibliothèque, elle regarde les rayonnages et décide de se saisir d’un livre qui traite de la traque en général, des pièges et des petites astuces qui peuvent servir lorsqu’on se lance dans une chasse.

Après un petit tour pour repérer un endroit tranquille, Tsuki repère une place parfaite : des fauteuils, auprès de la fenêtre. De là, elle pourra voir la pluie. Si elle fait attention, elle est certaine de pouvoir l’entendre. Débute alors une longue séance de lecture attentive sur les rudiments de la traque et les bons conseils à appliquer …

Pas de chasse, pas de chasse … Mais surtout pas une journée gâchée.
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Ven 17 Aoû 2018 - 19:18
Jour pluvieux, Anzu n'est pas si affectée que ça pour ce genre de climat, après tout, c'est toujours mieux que d'avoir une putain de canicule qui rend impossible le sommeil. Et pourtant, si elle aime profiter de ce genre d'intempérie pour entraîner sa sensorialité, il faut avouer que la miss a plutôt envie d'aller bouquiner en ce moment. C'est donc sous sa capuche qu'elle va se rendre à la bibliothèque, sans faire attention à la pluie ruisselant le long de son manteau. C'était assez imperméable pour ne pas finir trempée, pourtant, elle a de sacrés longs cheveux qui sont susceptible de sortir de sous sa capuche, mais pas une seule goutte arrivera à s'écraser contre elle et ses cheveux délicats ... enfin, délicats, façon de parler bien évidemment. En attendant, elle se dépêche tout de même d'aller à la bibliothèque, car si elle a quand même un manteau, il faut avouer que se promener en jupe sous ce temps malgré des collants, ça n'aide pas à rester au chaud.

Une fois dans la bibliothèque, la première personne qu'elle rencontre est bien évidemment l'intendante de la bibliothèque, Suzuri Akina, qui, en ce moment, semble bien embêtée. Une autre personne un peu plus vieille qu'Anzu semble paniquée devant des enfants qui semblent attendre quelque chose ... manquait-il quelqu'un ? Est-ce qu'un enfant manque à l'appel ? On dirait, la bibliothèque est grande, donc bien évidemment qu'un enfant peut se perdre là-dedans. En s'approchant histoire de voir ce qui se passe, elle se fait aussitôt aborder par cette personne.

- S'il vous plait, aidez-nous, il y a trois enfants qui manquent à l'appel et ils se cachent dans la bibliothèque. On n'arrive pas à les trouver, je vous en pris ...

Elle cligne des yeux, sûrement connaissait-il les exploits d'Anzu lors de ses missions, elle ignorait qu'elle commençait à être aussi connue. Elle soupire, on dirait qu'elle va devoir remettre à plus tard sa lecture. Bien qu'elle soit plus sociale qu'avant, il faut avouer qu'elle déteste lorsque quelque chose d'imprévu se passe, mais elle est toujours aussi dévouée à aider les gens dans le besoin après tout.

- Bon, je vais vous les chercher.

- Je vous remercie, il s'agit de deux garçons et une fille, tous les trois âgés de 10 ans. Ils peuvent être n'importe où.

Au moins, ce sera facile à faire, les enfants même shinobi de cet âge ne savent pas camoufler leur chakra. Enfin, Anzu commence à chercher, se concentrant pour activer sa détection, se servant de leur chakra pour les trouver. Elle se met donc à marcher tranquillement, jusqu'à détecter un chakra d'un des enfants en-dessous d'une autre présence plus importante - il faut pas déconner non plus, ce n'est pas exceptionnel -, sa trajectoire dévie donc jusqu'à se retrouver devant une femme aux cheveux blonds en train de lire un livre sur un fauteuil. Elle n'aime pas déranger pour une lecture, mais ...

- Vous me permettez ?

Elle attrape le fauteuil, puis sans attendre une réponse de la part de cette femme, elle soulève le fauteuil avec encore la fille en train de lire dessus. L'entraînement à manipuler les armes lourdes sert énormément, et il faut l'avouer, la fille n'est pas si lourde que ça. En tout cas, elle retrouve la jeune fille que cherche l'homme depuis tout à l'heure.

- Roh flûte, tu m'as trouvé, j'étais trop bien caché !

- Retournes vite rejoindre les autres, ton moniteur te cherche partout.

- D'accord !

La petite fille se lève aussitôt puis se met à sautiller vers le groupe d'enfants, sûrement ne voulait-elle que jouer à cache-cache, c'est compréhensible, à cet âge, on ne pense qu'à jouer. Les deux autres garçons doivent être aussi en train de jouer entre les rayons de cette bibliothèque. En tout cas, elle repose le fauteuil une fois la fille loin, toujours avec la demoiselle sur le fauteuil.

- Désolé, il y a une classe qui est ici et la plupart sont partis se cacher au détriment de leur moniteur.

Au moins ... elle s'est excusée.

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Sam 18 Aoû 2018 - 19:12
Les techniques de traque, hein ? Tsuki lit, jusqu’à ce qu’un rire d’enfant l’arrête en pleine lecture. Une petite main apparaît sous son fauteuil. Une main de petite fille. La blonde arque un sourcil. Que fait cette gamine ici ? Perplexe, elle baisse la tête. Il y a effectivement quelqu’un sous son fauteuil. Une silhouette suffisamment fine et frêle pour se hisser jusque-là et y rester sans aucun problème. Les enfants ont cette souplesse qui surprend toujours les adultes. Ils peuvent se planquer partout, ils n’auront aucun mal à se tortiller pour aller dans un placard ou même sous un fauteuil. Tsuki ne dit rien et laisse faire. S’il y en a une ici, nul doute qu’il y en a d’autres ailleurs. Les prunelles incarnates balaient la bibliothèque, dans le silence. Au loin, un homme entouré d’enfants a l’air dans la panade. L’information ne met pas longtemps à remonter jusqu’à son cerveau : cette gamine s’est enfuie et est venue se cacher pour donner du fil à retordre à son moniteur.

Une silhouette se détache des autres et s’approche, s’approche, s’approche. Encore. Toujours. Un peu trop. Beaucoup trop. La blonde n’a pas le temps de réfléchir ou même d’hésiter, car dans la seconde qui suit, son fauteuil est soulevé par la petite demoiselle qui lui fait face, dévoilant avec facilité l’enfant qui se cachait en-dessous. Tsuki cligne des yeux. Une fois. Deux fois. Trois fois. Hébétée, perturbée, elle ne sait pas quoi dire. Bien que la brune lui ait demandé la permission, la rapidité de l’action ne lui a pas permis de réagir. Elle a simplement été soulevée, voilà, c’est tout. La tête blonde se penche, en fixant l’inconnue qui lui fait face et qui soulève son poids ainsi que le fauteuil sans aucun problème. Une fois la gamine sortie de sa cachette, le fauteuil est reposé, puis la brunette lui explique que d’autres enfants sont aussi cachés. Tsuki avait vu juste. Ce qu’elle n’avait pas vu, par contre, c’était ça.

Encore un peu sous le choc, une fois le fauteuil à terre, la blonde éclate brusquement de rire. Quelle situation cocasse, mais terriblement amusante. Comment une crevette comme celle-ci parvient à, tout simplement, la soulever malgré le fauteuil qui va avec ? D’accord, la blonde n’est pas lourde, bien au contraire. De plus, sa petite taille lui permet d’être embarquée assez facilement sans représenter de véritable gêne, mais tout de même ! Tsuki se calme doucement.
« Vous faîtes ça souvent ? »
Malgré l’accalmie, un sourire étire les lèvres de la demoiselle, toujours autant perturbée. Si la chasse a été avortée à cause de la pluie, au moins, elle aura une histoire drôle à raconter. Au fond, Tsuki n’est pas plus adulte que les enfants que l’inconnue semble rechercher. Elle se lève du fauteuil et remet ses vêtements en place. À côté de la brune, la blonde est quand même toute petite. À vue de nez, la Hohoemi dirait qu’il y a une bonne tête qui les sépare … entre dix et quinze centimètres, du coup. Bon, plutôt dix, mais quand même. Son sourire s’agrandit. Tsuki est et restera probablement la plus petite kunoichi que le monde ninja ait porté. Du moins, à l’âge adulte.
« Je suis Tsuki ! Et, vous en faîtes pas pour le fauteuil. C’était bien trop drôle pour que je vous en veuille. »
Les prunelles écarlates filent de la jeune femme à un coin dans le fond de la bibliothèque. Tsuki se concentre et perçoit le chakra, au loin. Une petite source semble scintiller plus que les autres, au loin, là, à attendre d’être retrouvée. La blonde sourit. Au fond, à gauche. Elle ne sait pas précisément où, mais ce n’est qu’une question de temps.
« Là-bas. », murmure-t-elle, avant de partir, comme mue par une force presque surnaturelle.
Ses pas la mènent jusqu’à deux rayons, assez serrés, qui font une énorme zone d’ombre et cachent une silhouette. Le sourire de Tsuki s’agrandit. Sa main pioche jusqu’à tirer un vêtement. Une petite voix masculine se fait entendre par-dessus la cohue des autres enfants. Une sorte de râle, un enfant pas content.
« Dommage, hein ? »
L’enfant bougonne mais se redresse.
« Pas gentille, madame ! J’étais bien caché ! »
Tsuki se met à rire.
« Pas assez, faut croire. Allez, rejoins les autres, ton moniteur va s’inquiéter. »
Il s’en va lentement, les mains derrière la tête, nonchalant. Les enfants sont de pire en pire, hein ? Tsuki hausse les épaules et repart en direction de la brunette.
« Il vous en manque ? »
D’aventure en aventure … Le monde réserve de telles surprises ! On ne sait jamais sur quoi – ou qui – on va tomber. Et aujourd’hui, Tsuki semble avoir pioché le gros lot.
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Sam 18 Aoû 2018 - 23:26
Après donc avoir réussi à trouver le premier des enfants qui se sont cachés, non sans déranger une fille qui lisait sur un fauteuil sous lequel la petite fille s'est cachée, elle avait déposer le meuble avec la fille dessus. Celle-ci avait l'air perdu pendant une fraction de secondes, avant de se mettre à rire, certainement a-t-elle apprécié le manège qu'a fait Anzu. La Sendai est d'ailleurs étonnée de constater qu'elle est passé à côté de beaucoup de personnalité en devenant plus ouverte. En tout cas, les personnes qu'elle croise sont de plus en plus curieux, c'est fou à quel point changé de manière d'approcher les gens peut changer la vision qu'on a sur les autres. Anzu le note dans un coin de sa tête, puis, la fille en face lui demande si elle fait ça souvent ... eh bien ... avant, oui, elle le faisait, sauf qu'elle se limitait à balancer un autre personnage contre un mur.

- Je fais ça souvent avec des armes lourdes, rarement avec des personnes assises sur un fauteuil.

Et rarement ils demandent si elle fait ça souvent, vu que la plupart du temps, ils finissent par fuir ou dans les pommes ... à y réflechir, elle trouve ça étrange que personne n'a voulu se venger en la défiant. Sans doute parce qu'il s'agissait d'une fille ... être du sexe faible semble avoir des avantages on dirait. Comme quoi, à défaut de se faire siffler dans la rue ... enfin bref, la fille se présente sous le nom de Tsuki, et malgré la petite taille qu'elle fait - oui, Anzu peut parler de petite taille vu la différence -, elle a l'air d'être adulte vu de plus près.

- Anzu, n'aillez pas l'habitude que je le fasse souvent.

Non pas que c'était dur, elle n'était pas lourde et le fauteuil non plus, comparé aux armes qu'elle manie en tout cas. Enfin bref, on dirait qu'elle a compris la situation, que des enfants se sont cachés et que leur moniteur les cherche. En tout cas, elle détecte à son tour un autre enfant caché dans un recoin sombre de la bibliothèque. Celui-ci est moins enthousiasme que la jeune fille, il se met à râlé d'avoir trouvé sa cachette, puis va rejoindre les autres toujours en étant pas content.

- Il en reste un, sauf si d'autres en ont profité pour se recacher.

Elle se concentre de nouveau, il ne restait qu'une signature chakratique à trouver, celle d'un enfant. Cependant, cela se complique, une détection simple permettait de connaitre l'emplacement de chaque personne, et malheureusement, aucun moyen de le trouver de cette façon. Anzu commence à se douter que le petit malin sait utiliser les Henge et qu'il a pris l'apparence de quelqu'un.

- Une transformation. Le dernier est bien plus malin on dirait, il a bien appris la leçon.

Elle se concentre donc, son chakra se met en action pour différencier chaque signature chakratique. Elle reconnait donc la signature chakratique de chaque personnes présentes dans cette bibliothèque : elle reconnait les shinobis, les civils, et ... les enfants qui commencent à devenir des shinobis. Elle se met donc en marche vers la dernière personne qui manque, transformer en une femme au corps bien bidonnant. Son visage était caché par un livre, mais elle voyait que celui-ci était encore plus affreux qu'un visage normal ... le petit fourbe. Elle s'arrête donc devant cette personne, le fixe en croisant les bras.

- Mais que voulez-vous ma jeune fille ?

La voix était celle d'un vrai petit garçon, elle se frappe donc la tête d'une manière totalement désespérer.

- Ne fais pas semblant, j'ai cramé ta cachette.

- Roh flûte, j'ai travaillé dur pour la faire !

Il se détransforme, redevient donc le petit enfant qu'il est réellement, avant de se lever de sa chaise. Ce coup-ci, pas besoin de dire, il comprend tout de suite qu'il doit retourner voir son moniteur, bon, tout le monde est enfin rentré au "bercail".

- Je vous remercie de m'avoir aidé, les personnes qui utilisent la détection sont rares à Kumo. Je pensais être la seule avant de vous rencontrez.

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Lun 20 Aoû 2018 - 1:28
Anzu. Un nom court, facile à retenir. Le nom de la demoiselle capable de soulever le fauteuil et Tsuki en même temps. Un petit bout de femme qui semble avoir une très grande force, contrairement à la blondinette, qui peinerait à faire de même rien qu’avec le fauteuil. Certes, c’est une crevette, mais tout de même ! Mais Anzu, c’est aussi le prénom d’une jeune fille capable des mêmes capacités que Tsuki. Une personne qui détecte les gens, qui passe à travers les techniques de transformation pour mettre le doigt sur sa cible. En somme, Anzu est une personne qui présente un énorme intérêt pour Tsuki, car c’est la première fois qu’elle rencontre quelqu’un qui se sert de techniques de détection, à l’instar de sa mère et elle-même.

La blonde suit la brune, attentive, patiente. Nouvelle situation cocasse, le jeune garçon transformé en femme absolument hideuse, qui n’a pas modifié sa voix, et qui pense tromper non pas une, mais deux personnes qui le fixent. Anzu se frappe la tête, Tsuki se contente de rire. La nouvelle graine de ninjas a de belles années devant elle ! Puis le môme reprend sa forme initiale et se rend vers le moniteur. La bibliothèque retrouve rapidement son calme une fois qu’ils sont sortis. Peut-être que rater la chasse n’est pas une si mauvaise chose, finalement ?

Elle reporte son attention sur la brunette, qui la remercie poliment et lui explique qu’elle se pensait être la seule à utiliser les techniques de détection à Kumo. Un sourire étire légèrement les lèvres de Tsuki, qui hausse les épaules.
« Bah ! Pas de problème pour ça. »
C’est une autre forme de chasse … Puis ça lui permet aussi de ne pas se rouiller. Manquerait plus que ça ! Au moins elle a mis ses capacités à profit, ne serait-ce qu’un peu. Dommage pour la chasse aux écureuils, mais ce n’est pas une journée de perdue. Son « flair » aura pu servir. Par contre, Tsuki penche la tête quant à la deuxième remarque de la brune.
« Je pensais qu’il y avait davantage de traqueurs parmi nous … »
La blonde réfléchit un instant puis penche la tête. Ses origines ne lui permettent pas d’être objective à ce sujet, à dire vrai.
« Ma mère chasse les animaux dangereux qui peuvent parfois rôder autour de Kumo. Pour moi ces techniques-là sont assez répandues … C’est étonnant … »
Pourtant, à bien y repenser, Anzu n’a probablement pas tort à ce sujet. Après tout, en établissant toutes les rencontres que Tsuki a pu faire dernièrement, deux choses sont ressorties : la plupart, dans un premier temps, semblaient perturbés par l’activité de chasseresse de la blonde. Quasiment à chaque fois, la question ressort, tout le monde s’étonne à la fois de l’activité en elle-même, mais surtout de voir qui la pratique. Au fond, pour la personne, peu importe. Mais il est vrai que tout le monde tique un peu au sujet de la chasse. Dans un second temps, ses rencontres, notamment les personnes avec qui elle a pu échanger à propos de combats ou autre, ne mentionnaient jamais de techniques de traque, ou n’importe quelle technique de détection. Tsuki croise les bras sur sa poitrine.
« En y repensant, effectivement. À part ma mère, tu es la seule personne que j’aie croisée qui se serve de techniques de détection … »
La blonde jette un regard distrait à la fenêtre. La pluie fait toujours rage à l’extérieur et ne semble pas motivée à se calmer. Au contraire, l’averse ne s’est pas calmée depuis que Tsuki est arrivée ici.
« Pas de chasse, pas de chasse … », murmure-t-elle.
Elle soupire longuement. La chasse, pour aujourd’hui ? Raté. Totalement raté. Les écureuils doivent être bien planqués au fond de leur petite tanière. Plus qu’à rester ici. Peut-être en apprendre davantage sur Anzu ? Ou peut-être parler de ces fameuses techniques de sensorialité que trop peu de personnes utilisent ? Tant de choses sont possibles quand deux personnes ne se connaissent pas.
« Mais du coup, la détection ! Ça te vient de ta famille ? d’une activité particulière que tu as l’habitude de pratiquer ? » Tsuki marque une pause. « Je veux dire. Dans mon cas c’est de famille, ma mère chasse, m’a appris à chasser … Donc ça s’est fait naturellement, en gros. »
La nature, l’hérédité, toutes ces choses un peu faciles qui mettent une personne sur un chemin et l’incitent à s’y faire sa propre place … Tous ces petits détails qui ont mené Tsuki sur le chemin de la traque, comme sa mère, mais à sa façon. Avec d’autres cibles.
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Mar 21 Aoû 2018 - 17:06
Après donc que les enfants soient rassemblés, le moniteur les remercie, puis le groupe s'en va en laissant la bibliothèque calme. Au moins, il y a de l'animation en moins, et les lecteurs ne peuvent qu'apprécier leur départ. Enfin, Anzu ne compte pas reprendre la lecture tout de suite, vu que l'autre shinobi, Tsuki, souhaitait en savoir plus sur elle. En vérité, elle était choquée d'entendre qu'il n'y avait pas beaucoup de "traqueurs", la Sendai se voyait plus comme un radar que comme quelqu'un qui traque sa cible, après tout, c'est une combattante à distance bien avant d'aller au corps-à-corps. Donc traquer quelqu'un ... elle préfère rester en arrière et servir de soutien à distance plutôt que de se lancer à une traque en solitaire. Il faudrait de toute manière qu'elle apprenne à se faire discrète en dissimulant sa présence, chose aisée normalement avec son kekkai qui lui permettait de faire un peu de tout. Après donc avoir dit que, pour elle, les techniques de détection sont répondus, elle se rend compte qu'il n'y a pas beaucoup de traqueurs, il y a elle ... sa mère ... et Anzu.

- La plupart n'utilise la détection et la dissimulation qu'en second option, ils préfèrent parfaire leur capacités offensives que de chercher à savoir où se trouve leur cible.

Elle se rappelle d'une leçon donnée à un certain Genin voulant s'entraîner dans le noir, seul, sans connaître la sensorialité. Ainsi, elle l'avait tournée en bourrique et avait, bien évidemment, gagnée le combat haut la main. Si lui a retenu la leçon, elle n'est pas sûre que, si elle répète l'expérience, elle finira par faire comprendre à tout le monde l'importance de la sensorialité. Elle entend cependant la jeune fille répété qu'il n'y a pas de chasse ... d'un certain point de vue, elle a chassé. Certes, elle n'a pas tué, mais la demoiselle a quand même traquée des enfants qui se sont éparpillés dans la bibliothèque.

- Il y a toujours moyen de chasser, même avec la pluie.

Oui, Anzu manquait encore de ... tact, mais elle est en apprentissage, la preuve, elle n'a pas encore montrer sa froideur naturelle auparavant. Enfin, maintenant qu'elle sait que l'autre est aussi ce qu'elle appelle une "traqueuse", Tsuki souhaite savoir comment elle a appris la détection.

- Ni l'un, ni l'autre, je l'ai appris en autodidacte. Comme mes talents en sensorialité était beaucoup sollicités, j'avais décidé de les améliorer.

Ce n'était pas aussi intéressant que la demoiselle en face qui l'a apprise en suivant sa mère pendant ses chasses, donc c'était beaucoup moins intéressant ... mais Anzu s'en fichait, tant qu'elle pouvait être utile.

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Mer 22 Aoû 2018 - 17:08
Intéressante. S’il faut un adjectif pour décrire Anzu, celui-ci fonctionne particulièrement bien. Une demoiselle brune, qui dépasse Tsuki d’une dizaine de centimètres, capable de techniques de détection de la même façon que la blonde. Elle a un côté très cru, qui manque particulièrement de tact, mais elle fait preuve d’une grande maturité. La plupart des gens préfèrent se défendre dans cet univers. Ce choix, certes louable, les met pourtant dans une mauvaise posture. Après tout, attaquer est une bonne idée, mais attaquer dans le noir, qu’est-ce que cela donne, au final ? Si une personne est invisible, à l’abri des yeux de son adversaire, ne gagne-t-elle pas un énorme avantage ? Quelqu’un qui ne se fait pas attraper mais qui sait où est sa cible a forcément un train d’avance, parce qu’elle pourra attaquer sans être attaquée. Tsuki joint les bras sur sa poitrine.
« Se focaliser sur une attaque directe et brutale, en voilà une mauvaise idée. Mais les règles de l’humanité ne seraient pas telles qu’elles sont si l’humanité même n’y répondait pas. Et, évidemment, s’il n’y existait pas d’exception. »
Elle hausse les épaules, puis soupire. La pluie, toujours la pluie. Bien que sa rencontre soit particulièrement intéressante, la pluie représente un frein particulièrement fort pour elle. Quoique la brunette en dise, une chasse sous la pluie modifie bien trop de choses pour être exactement la même. Les calculs sont faussés et il faut s’en remettre à l’instinct, avec une probabilité qui passe de 100% à environ 80. Certes, en apparence, ce n’est pas énorme. Mais Tsuki n’aime pas les marges d’échec. Le haussement d’épaules réapparaît. Elle décide de ne pas rebondir sur cette remarque, pour l’instant, et de se focaliser sur les compétences d’Anzu, qu’elle entraîne d’elle-même.
« Tu as donc bien plus de mérite que je ne peux en avoir ! C’est très intéressant. »
Le sourire de Tsuki s’étire. Ses prunelles incarnates détaillent de nouveau la jeune femme qui lui fait face. C’est une personne vraiment, vraiment très intéressante. Ses capacités ne sont pas innées et elle n’a pas été entraînée par quelqu’un d’autre, tout lui vient d’elle-même. Au fond, elle est admirable. Jeune, certes, mais avec un potentiel en sensorialité qui intrigue la blonde. Alors il existe d’autres traqueurs, d’autres horizons et qui appliquent d’autres techniques. Les prunelles écarlates se posent de nouveau sur la fenêtre. La pluie n’a pas cessé et ne s’est pas calmée, pourtant, une idée particulière naît au creux de l’esprit de Tsuki. Elle cogne ses deux poings.
« La chasse est différente lorsqu’il pleut. Les animaux n’adopteront pas forcément le même comportement, ils iront se cacher ailleurs ou seront probablement plus alertes. Du coup, toutes les données que j’ai pu accumuler sont faussées, voire inutiles … »
Les yeux toujours rivés sur l’extérieur, la blonde tourne et retourne l’idée qui la trotte. Il est peut-être intéressant de faire quelque chose avec ce que la jeune femme vient de lui dire. Tomber sur une personne capable de techniques de détection est intéressant, non ? Elles pourraient faire plusieurs choses, plutôt que rester tapie dans la bibliothèque. Une longue réflexion s’insinue dans l’esprit de Tsuki, qui se retrouve à hésiter entre plusieurs possibilités. Puis, finalement, elle se lance.
« Ce que je peux te proposer, c’est de tenter le coup. À deux, la chasse peut être bien plus intéressante. Ou alors, on peut faire différemment et se mesurer l’une à l’autre en tant que traqueuses, dans un combat amical ! Tu pourrais probablement m’apprendre des choses intéressantes et, qui sait, peut-être que moi aussi. »
Après tout, pourquoi pas ?
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Sam 25 Aoû 2018 - 20:05
Tsuki semble être d'accord sur ce que dit Anzu, eh bien, ils sont assez rares les gens qui essaient de la croire. Enfin, au moins, la Sendai a trouver une personne qui, comme elle, sait que la sensorialité est quelque chose d'important. Enfin, la brune va éviter de faire la moral à d'autres personnes, car après tout, dans des conditions où il n'y a pas d'handicap, c'est eux qui ont l'avantage. Il faudrait utiliser le Genjutsu pour pouvoir réduire cet handicap, mais bref, alors qu'elle lui a expliquer qu'elle a tout appris en autodidacte, et Tsuki semble intéressée d'apprendre qu'Anzu n'a eu besoin de personne pour parfaire sa sensorialité. La plus grande des deux croise les bras sur sa poitrine, observant la jeune femme qui disait qu'elle avait plus de mérite qu'elle.

- Oh, tu sais, le mérite m'importe très peu, tant que je peux aider les autres, je m'en fiche.

Elle était comme ça, toujours le cœur sur la main malgré ses airs timides et asociales. Enfin, Anzu avait dit qu'il y avait toujours moyen de chasser sous la pluie, elle est d'accord, c'est plus compliqué car les animaux sont plus méfiants. Mais la demoiselle est persuadée qu'il y a bien un type de gibier qui est plus facile à avoir sous la pluie que les autres ... elle a déjà des idées en tête. La demoiselle en face d'elle semble déjà partir vaincue en disant que toutes ses informations seront inutilisables.

- Il n'est jamais trop tôt pour apprendre le comportement de chaque bêtes pendant la pluie. Tu as la plus grande bibliothèque qui existe à ta disposition, profites-en.

Elle est dans une bibliothèque qui accueille sûrement dans son coin plusieurs livres parlant du gibier à chasser sans prendre en compte le temps et le climat et regroupant toutes sortes de donnés sur eux. Mais la demoiselle semble vouloir avoir une autre approche : y aller à deux. C'est vrai que ça pourrait être intéressant de voir une chasseuse en action. Elle propose même de faire un concours entre les deux filles pour savoir qui arrivera à avoir le meilleur gibier.

- On peut tenter oui de chasser à deux, voire une chasseuse en action est toujours intéressant à voir.

Dans tous les cas, c'est à la demoiselle de montrer où se trouve son coin de chasse habituel.

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Lun 27 Aoû 2018 - 0:50
Le cœur sur la main. Une Genin bienveillante, au service des autres. Une sorte de brute au grand cœur. Tsuki sourit, amusée. Pas de question de mérite, seulement une volonté d’aider, de mettre ses capacités au service de l’autre. La blonde approuve, son but se résume à ça, mais peut-être pas de la même façon. L’une bâtit peu à peu le désir de mettre ses compétences au profit d’un but similaire à sa condition de chasseresse, tandis que l’autre … Reste un mystère. Mais tout de même une personne présente pour son village, pour les autres. Une personne bien, probablement, cachée derrière un masque de femme très forte et asociale. Un peu comme beaucoup de gens qui ne savent pas très bien s’y prendre, ou ont simplement été blessés par le passé.

Tsuki se confronte alors à une Anzu plus brute, plus crue. Une Anzu qui ne mâche pas ses mots et lui fait comprendre que, concrètement, il serait temps d’apprendre le comportement des animaux en temps de pluie. L’accès à une si grande bibliothèque est une aubaine dans ce cas. À vrai dire, Tsuki était un peu venue ici pour ça, à l’origine, mais … Sa mère lui a toujours appris que la meilleure expérience, la meilleure base de données, c’est le terrain. L’étude sur place, face aux situations réelles ; pas ce que disent les livres. Parce que les livres peuvent avoir tort, alors que la réalité ne peut peindre autre chose que la réalité. Bien que les exceptions existent, rien de tel qu’une vraie récolte de données au beau milieu de la faune pour en découvrir un maximum. Cela dit, Anzu a raison : Il est peut-être temps, pour Tsuki, de sortir de sa zone de confort et d’apprendre à chasser même par cette météo. La Genin hoche doucement la tête.
« C’est vrai. Un peu plus d’informations ne ferait pas de mal. Du terrain non plus. »
Et c’est tout. Pas plus de détails, pas de débat. Au fond, la brune a raison. Elle a tout à disposition, pourquoi se cacher derrière de fausses impossibilités ? Toutefois, cette conversation semble être balayée lorsque la jeune femme accepte le défi. Une chasse à deux. L’une contre l’autre. Deux traqueuses face à face. La blonde sourit. Alors très bien. Tsuki fait signe à Anzu de la suivre. En direction de la forêt, sous la pluie, elle décide de lui expliquer un peu ce à quoi elle pensait.
« Bien, pour la chasse, nous aurons la même cible ! Un écureuil. Il faudra le capturer plus vite que l’autre, tous les coups sont permis. Attention par contre ! Interdiction de tuer l’animal. Il doit être attrapé vivant puis relâché. Donc même si nous nous mettons des bâtons dans les roues, nous devons faire en sorte de ne pas blesser les animaux. »
À force d’avancer, les deux jeunes femmes se retrouvent dans la forêt qui borde Kumo, forêt où Tsuki a déjà repéré les écureuils dans un premier temps. Elle grimpe sur le premier arbre qui lui fait face. La pluie, ici, semble bien moins les atteindre. Le parapluie a été un fidèle compagnon, mais il n’a pas forcément empêché toute l’eau de lui couler dessus. Enfin, peu importe ; ici ce sera déjà plus intéressant et probablement moins gênant, grâce à la quantité de feuilles qui les couvre. La blonde s’installe sur sa branche et regarde au loin.
« Il va falloir s’enfoncer davantage avant d’en trouver quelques uns. »
La faune de la forêt semble bien différente. Moins bruyante, moins présente. La pluie les force à se retrancher dans des abris, des zones où ils sont moins faciles à trouver, vu qu’ils se terrent souvent plus loin que leur tanière habituelle. Qu’à cela ne tienne ! L’honneur du chasseur ! Sa classe et sa finesse. Ou pas, hein. La pluie est un facteur que la blonde n’a encore jamais expérimenté, et toutes ses données sont modifiées, donc il lui faudra peut-être un peu plus de temps avant de les trouver. Entre les buissons, en-dessous d’elles, une petite bête bouge. Le bruit retentit, puis une ombre file à toute allure. Cette taille, cette forme, cette vitesse … Tsuki sourit.
« Voilà notre écureuil. » Elle marque une très courte pause. « Allons-y ! »
Et c’est parti ! La chasse, la vraie ! La blonde sent l’adrénaline monter, lentement mais sûrement. La molécule fait son chemin dans son cerveau, active les petites palpitations qu’elle ressent habituellement. Enivrée, elle s’installe sur la branche où elle se trouvait et fixe la bestiole qui s’enfuit. Puis, d’un coup, Tsuki s’élance, sur une autre branche, à la poursuite du rongeur. L’écureuil, au loin, commence à grimper à un arbre. La blonde saute jusqu’à un autre arbre, aussi discrète et habile que possible. Que la chasse commence.
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Mar 28 Aoû 2018 - 19:02
Anzu a réussi à remotiver la jeune fille à chasser, déjà en la bougeant un peu - même si c'était involontaire ce coup-ci - pour lui dire qu'elle devrait apprendre le comportement de ces animaux en pleine pluie, mais aussi en acceptant le défi qu'elle a lancé. Au moins, la Sendai verra comment se passera une "chasse", même si elle a sans doute une idée de quoi faire pour attraper un écureuil. C'était une petite créature très rapide et donc très dur à avoir certes, mais elle a quand même des connaissances sur le comportement de cet animal. Il s'agissait donc de les utiliser pour mettre en oeuvre un plan pour en attraper. Bien évidemment, elle n'allait pas tuer ces bestioles, après tout, ces petites bêtes sont quand même domesticable et reste assez rare dans ces montagnes. Enfin, Anzu allait faire de son mieux, il ne restait plus qu'à suivre la demoiselle pour aller dans son coin de chasse.

- Très bien, je te suis.

Anzu suivait donc la demoiselle jusqu'à une forêt, capuche sur la tête, elle observait la demoiselle toute excitée de se retrouver entourée d'arbre. On dirait une petite fille dans un magasin de jouet, c'était mignon à voir, mais la Sendai préférait ensuite regarder autour d'elle. Il fallait trouver un écureuil, et elle avait une idée de quoi faire. Cependant, c'est Tsuki qui arrive à trouver le premier écureuil. Anzu la voyait déjà en train de courir, mais Anzu n'est pas dupe : elle va tenter de trouver des écureuils qui sont beaucoup plus près. Elle insuffle donc du chakra dans ses yeux, ce qui lui permet de voir à travers la matière. Elle voyait ainsi tous les écureuils qui tentaient de s'abriter, et justement, l'un d'eux est beaucoup plus près d'elle.

La Sendai se dirige à taton, le problème de pouvoir voir à travers la matière, c'est qu'on ne peut pas voir les obstacles. Ainsi, c'est assez lentement qu'elle se dirige vers l'écureuil qu'elle a détecter, toujours à l'abri dans son arbre. Une fois l'arbre en question entre ses mains, elle annule le chakra dans ses yeux, puis se met à grimper en marchant sur l'arbre. L'écureuil, affolé par les bruits, essaie de s'enfuir, il n'est pas bête après tout, il va tenter de s'enfuir de l'arbre qui n'a aucunes autres issues. Après tout, il est rapide, mais Anzu l'avait prédit, et c'est en faisant une charge qu'elle arrive à chopper l'animal dans ses mains. La Sendai tenait donc fermement la bestiole par la peau, debout sur une branche, afin d'éviter qu'il la morde. Elle créé un anneau autour du petite bonhomme pour l'empêcher de bouger, puis le met dans sa poche intérieur de son manteau. Elle descendit ensuite de l'arbre, allant voir comment se comporte une vraie chasseuse. Ce serait une surprise pour elle de voir qu'Anzu a déjà un de ses animaux en poche ...

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Mar 28 Aoû 2018 - 20:24
Le petit écureuil, dans l’arbre juste à côté de celui de Tsuki, s’est planté sur une branche et regarde tout autour de lui. Il ne remarque pas la blonde, cachée un peu plus loin. Alerte, il reste pourtant prêt à partir au moindre son étrange. Pourtant, lorsque la clochette se plante sur le tronc, un peu plus bas que lui, l’animal hésite. La violence de l’arme le perturbe, mais le tintement semble lui plaire. Tsuki jette une autre clochette, un peu plus loin. Perturbé, l’écureuil pose les pattes avant sur la branche et se penche, pour regarder. La Genin sourit. Le sadisme remonte. Il est là. Elle va l’attraper, ce sera rapide. L’animal avance, lentement, précautionneusement. Du bout du doigt, la kunoichi envoie une toute petite rafale de vent sur la première clochette. Le bruit attire l’attention du petit écureuil, qui est d’autant plus perturbé.

Tsuki grimpe, plus haut, plus vite. L’arbre est moins facile à escalader avec la pluie, heureusement qu’il ne lui faudra pas longtemps pour s’approcher. Sur la branche du dessus, elle a une vue d’ensemble. L’écureuil tend le nez, perturbé, perplexe. La blonde s’immobilise entièrement et se recouvre d’un voile fûton pour cacher son odeur. L’animal, trompé, s’arrête. Il est définitivement perturbé. Tsuki profite qu’il ait baissé sa garde pour agiter de nouveau la clochette qui se trouve sous ses pattes. Il s’approche encore un peu. Erreur fatale. La Genin fond sur lui et l’attrape par la queue. L’écureuil râle, émet de petits sons désapprobateurs. Il n’est pas content, pas du tout. L’humaine est une plaie, pourquoi elle l’enquiquine, encore ? Pourquoi lui ? Est-ce qu’elle va … le manger ? Oh non, pas ça ! Sa petite vie paisible, finie comme ça ?

Tsuki le tient d’une main et lui gratte doucement la tête de l’autre, avec le bout du doigt. L’animal ne se calme pas, alors elle décide de retrouver rapidement Anzu, qui se tient derrière elle. Elle l’a attrapé. Avant ? Après ? En même temps ? Qui sait. Le sourire aux lèvres, Tsuki brandit le petit animal et le repose sur la branche. Il ne demande pas son reste et fuit aussitôt. Maudits humains, se servir de lui pour leurs jeux malsains. Il leur jetterait des noisettes, s’il pouvait ! Ils savent pas de quoi il se chauffe ! Mécontent, le petit animal se trouve une autre tanière. Tsuki, moins trempée que prévue, reste quand même assez touchée depuis que son parapluie ne la protège plus. Pour limiter les dégâts, elle le ressort.
« Eh bien. Pour une personne qui ne chasse pas par habitude, tu t’en sors drôlement bien ! »
Un sourire sincère naît sur ses lèvres. Une autre personne capable de détection, ça ne court pas les rues. Mais une personne qui s’en sert correctement et qui est peut l’appliquer à un animal, c’est encore plus intéressant ! Tsuki pense qu’à long terme, elles pourraient échanger des secrets intéressants, ou même simplement des petites astuces qui pourraient leur être utiles à toutes les deux.
« Je suis contente d’avoir rencontré quelqu’un comme toi. Mais. J’y pense. » Elle fait une pause. « Comment tu fais, pour la détection ? Je veux dire, personnellement, hormis le chakra, je manipule le son, donc ça peut me permettre plein de choses … Mais toi ? Tu as une particularité ? »
L’intérêt. Grand intérêt. Peut-être gênant, cela dit … Espérons que non, tout simplement.


Dernière édition par Hohoemi Tsuki le Mer 29 Aoû 2018 - 19:04, édité 1 fois
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Mer 29 Aoû 2018 - 0:30
Anzu était restée derrière Tsuki pendant qu'elle essayait d'attraper son écureuil, toujours avec son écureuil à elle dans sa poche en train de se débattre. Elle se demandait c'est quand qu'elle la remarquerait ... en tout cas, Anzu continuait à l'observer d'en bas, regardant comment elle fait. Elle voyait la chasseuse se servir de clochette pour attirer l'attention de l'animal, tactique qui fonctionne et qui se révèle fatal pour l'écureuil qui finit attraper par la queue. Anzu se demandait si en la trempant dans l'huile et dans l'eau ça faisait un escargot tout chaud ... mais même si c'était un rongeur, ce n'est pas une souris ... et puis c'est pour les enfants ce genre d'histoire, même si elle n'a vu personne l'essayé. Il fallait dire que peu de personne acceptait d'attraper une souris verte par la queue, voire même une souris tout court. Enfin, Tsuki libère son écureuil et Anzu sort le sien pour faire disparaître l'anneau autour de ses petits bras, puis le relâcher. Celui-ci file à tout allure en apportant dans sa gueule une partie d'un gâteau qui traînait dans la poche de la Sendai ... bah, vu sa taille, il n'a sûrement pas pris un gros morceau.

- Merci, et je crois que j'ai gagné du coup.

On aurait dit une prince sans rire à dire ceci sans montrer un sourire, mais elle arrivait déjà à communiquer normalement, et ça, Yuna peut se féliciter de ce beau travail. Cependant, une fois cette chasse terminée, Tsuki lui demande comment elle détecte, par ça elle veut dire quelle détection elle avait en plus des détections dites basiques.

- Je ne peux manipuler mon chakra que dans sa forme la plus pur, je ne peux donc ni utiliser les affinités élémentaires, ni d'autres kekkai. Mais cela me permet d'avoir des détections du chakra bien plus précise que vous, par exemple, je peux savoir le nombre de personne et leur aisance à utiliser le chakra, donc reconnaître les civils des shinobis.

Elle respire un bon coup, c'était beaucoup pour une personne comme elle, donc fallait une pause.

- Mais pour trouver cet écureuil, j'ai utilisé une autre technique : en insufflant du chakra dans un objet ou une partie du corps, je peux leur donner d'autres propriétés. J'ai donc injecté du chakra dans mes yeux pour pouvoir voir à travers la matière la signature chakratique de chaque être vivant, animal comme humain.

C'était précis et clair, mais maintenant, c'est à elle de poser les questions ...

- Par contre, par "chasse", je pensais que tu chassais du gibier beaucoup plus gros. Tu te contentes des écureuils ou tu as d'autres animaux sur ta liste de chasse ?

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Jeu 30 Aoû 2018 - 0:52
Échanger avec d’autres personnes. Découvrir leurs capacités et apprendre. Même si Anzu est une novice en matière de chasse, elle a probablement de meilleures techniques de détection que Tsuki, ce qui lui permet de s’adapter quelle que soit la situation. Une adaptabilité plus grande que la blonde, qui a, de fait, encore beaucoup à apprendre. C’est pourquoi sa défaite ne lui déplaît pas, au contraire ; elle en sourit. Avec ses capacités particulières, la brune a probablement quelques trucs d’avance sur la Genin, qui ne s’avoue vaincue que pour cette fois. Cela dit, elle admet que cette jeune femme éveille son intérêt.

Déjà, pour une novice en chasse, elle fait preuve d’une efficacité remarquable, qui permet à la blonde de se dire que, peut-être, en terrain et face à de plus grandes proies, elle se débrouillerait bien. Elle ne serait pas un typique boulet brutal comme le sont la plupart des ninjas. Dans un second temps, même si ses capacités l’empêchent de maîtriser une affinité, comme la plupart des autres ninjas, elle a un très gros avantage sur le reste de la population : la manipulation spécifique de son chakra. Cela lui permet d’une part d’avoir une meilleure détection à ce niveau mais aussi, d’autre part, par exemple, d’avoir une meilleure vue, de voir à travers la matière. Du coup, si Tsuki, pour détecter quelqu’un, peut améliorer son ouïe ou manipuler les sons, Anzu peut faire cela directement avec son chakra. C’est vraiment très intéressant. La Genin hoche la tête, prend note de toutes les informations qui lui sont données, comme une enfant. Une personne capable de modifier son métabolisme grâce au chakra, directement, est une personne à suivre, surtout si elle met ses aptitudes au service de la détection. Tsuki se demande ce qu’elle fait dans la vie, à part être ninja. Il y a probablement bien des choses à savoir à son sujet.

Pour l’heure, l’attention revient directement sur la blonde. La brune lui demande si elle chasse du gibier plus gros. En gros, là, la question est : est-ce que t’es une chiffe ? Non ? Peut-être pas. Tsuki hausse les épaules. Ne pas taper. Ne pas céder à cette petite voix qui lui dit que cette personne est hautaine. Se dire qu’elle est juste terriblement maladroite. Elle l’a ressenti, déjà. Anzu semble avoir beaucoup de mal dans les relations humaines, cela se voit assez facilement et rapidement. Pour autant, il apparaît que son manque de tact peut clairement être interprété comme une forme de vantardise ou, simplement, une façon de descendre les autres. La Genin sourit, du bout des lèvres, cette mimique un peu sardonique, qui hésite entre la brutalité et le sarcasme.
« Tu sais. Aucun chasseur, jamais, ne te dira qu’il est chasseur s’il n’a jamais rien chassé de gros. »
Nouveau haussement d’épaules. Finalement, ce sera honnêteté. Mais honnêteté douce. Tout du moins pour l’instant. Tsuki reprend.
« Si je devais résumer mon expérience, je dirais qu’elle va de la petite souris à l’être humain. J’ai chassé un nombre incalculable de biches, de cerfs et de toutes ces choses que l’on mange. Le fait est que ces animaux sont lourds. Comme ils sont lourds, ils sont aisément repérables et extrêmement simples à attraper. Du coup, si j’ai décidé de m’intéresser à des proies plus petites, c’est grâce à leur agilité. Un animal plus petit, forcément, fera moins de bruit et aura plus de facilité à se mouvoir. Cela peut paraître stupide ou faible pour une personne non-initiée, mais plus une proie est petite et mobile, plus il est intéressant de lui courir après. La difficulté grimpera. Certes, un animal plus petit sera moins dangereux car il se défendra moins une fois attrapé. »
Tsuki concède. Elle hoche la tête et sourit.
« Mais c’est là tout l’attrait de la chasse. Un bon chasseur n’attaque qu’une fois. Et son attaque cause la mort, ou l’inconscience de la bête. Si un chasseur a besoin de s’y prendre à deux fois pour assommer l’animal, alors il est mauvais. Parce que l’animal souffre déjà d’un stress énorme d’être pris en chasse, ça réveille tous ses instincts, ça le confronte à une situation inédite, car, même s’il chasse lui-même, il n’a jamais été chassé par le plus grand de tous les animaux : L’Homme. À partir de là, un bon chasseur sait qu’il n’a droit qu’à une chance, parce que la viande martyrisée sera moins bonne. C’est pourquoi un animal plus petit est plus intéressant. »
Une simple explication de sa façon de vivre. La blonde lève le doigt une dernière fois, pour ajouter une précision qui se doit d’être ajoutée.
« Enfin, c’est comme ça depuis toujours dans la famille de ma mère, qui chasse depuis probablement des siècles et qui, aujourd’hui, est au service de Kumo en tant que chasseurs de prédateurs ; pour éviter que les animaux sauvages déferlent dans le village et le mettent à feu et à sang. »
Son sourire ne s’est pas effacé de ses lèvres, mais il est plus doux, plus gentil. Tsuki tente d’expliquer sa vie, sa façon de penser et d’agir, en ne se jetant pas sur la brune. Après tout, elle peine probablement à établir des contacts avec les autres, et ne se rend peut-être pas compte que son manque de tact peut la faire passer pour une fille dédaigneuse. Arrondir les angles, tenter de comprendre et d’être aimable. Mais ne jamais oublier, jamais, d’être honnête en toute situation.
« Cela te paraît moins … nul ? »
Sourire indestructible, présent. Tsuki, encore et toujours.

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“ When we think there's no hope left, we keep looking until we find some.
We live to make the impossible possible. ”
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Ven 31 Aoû 2018 - 21:36
Après avoir poser une question qui lui paraissait légitime, après tout, quand Anzu pensait à la chasse, elle pensait à celle au gibier, naïvement, pas celle pour le plaisir de chasser. La Sendai n'est pas une initiée au sport, enfin, pour elle, la chasse est plus une manière d'avoir de la nourriture qu'une pratique sportive. Enfin, après lui avoir poser cette question, la chasseuse lui explique qu'un chasseur a déjà chasser une grosse proie, sinon il ne se ferait jamais appeler chasseur, qu'elle a déjà chasser des gros gibier comme des biches, mais qu'un chasseur doit savoir attraper une proie, en la tuant ou en l’assommant, d'une seule tentative, sinon l'animal serait stressé. Si ça ne s'était arrêté que là, ça aurait parfaitement convenu à Anzu qui n'était que curieuse, sans doute est-ce la personne la moins hautaine qui puisse exister puisqu'elle se place même en dessous des autres. Cependant, suite à la question que lui a poser Tsuki, lui demandant si elle ne trouvait pas ça nul, Anzu compris qu'elle l'avait mal pris.

- MAIS VOUS ALLEZ ARRÊTEZ DE MAL PRENDRE CE QUE JE DIS ?!

En une portion de seconde, le visage d'Anzu qui était le plus neutre possible devient celle d'un véritable démon. On pouvait voir sur son front le symbole de la rage, pourtant, Anzu n'avait pas prévu de se mettre en colère. C'était ... soudain, et la Sendai ne comprenait pas comment elle en est arrivé là, sans trop savoir que c'est juste une goutte qui a fait débordé le vase.

- VOUS VOUS EN FOUTEZ VOUS, LES AUTRES, VOUS AVEZ TOUJOURS EU DES PARENTS POUR VOUS AIDEZ A BIEN COMMUNIQUER ! VOUS NE SAVEZ PAS A QUEL POINT VOUS ETES CHANCEUX ! MOI J'AURAIS VOULU QUE DES GENS M'AIDENT AVANT A BIEN PARLER AUX AUTRES, MAIS CE N'EST PAS ARRIVE, MES PARENTS S'EN FOUTENT DE MOI, ALORS ARRÊTEZ DE MAL PRENDRE CE QUE JE DIS ALORS QUE JE N'AI JAMAIS VOULU ME MOQUER OU ENCORE BLESSER QUELQU'UN !

Alors qu'elle était essoufflée d'avoir crier autant, toujours avec le même visage terrifiant, en une fraction de secondes, elle reprend son visage neutre et son souffle, comme si elle venait d'enfiler un masque.

- Désolé, je me suis énervée pour rien.

Elle le savait que ce n'était rien du tout, mais ... elle faisait des efforts pour mieux se socialiser, les retours qu'elle a sont de plus en plus négatifs. Pourtant, elle essaie ... mais elle a l'impression que, plus elle essaie, plus on lui dit qu'elle s'y prend mal. C'est très frustrant pour Anzu qui, malgré le fait qu'elle a dû se débrouiller seul, a toujours fait en sorte de bien se débrouiller.

- Donc, je ne disais pas que chasser des écureuils c'était nul, juste, quand on me dit chasse, je pense à celle aux gibiers instinctivement, donc ça m'avait surprise de te voir chasser des écureuils. Mais tout ce que tu dis tiens la route et je n'irais pas dire que tu as tord.

Bon, elle espérait juste que ça n'allait pas être comme Umeka ...

Résumé:
 

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Mar 4 Sep 2018 - 0:40
Une explosion. Imprévisible. Brutale. Violente. Mais surtout immature. Tsuki arque un sourcil. À l’origine légèrement choquée, elle finit par opter pour la perplexité. Elle ne sait pas quoi dire ni quoi faire, alors elle laisse simplement Anzu crier, vider ses poumons, vider sa rage, vider tout ce qui peut encombrer son cœur. Mais il y a bien des détails qui apparaissent qui font énormément réfléchir la petite blonde. Tout d’abord, la brune vient d’expliquer clairement que ses parents ne se sont jamais vraiment occupés d’elle. Ses soucis de communication viendraient donc de là. Qui plus est, elle n’est pas hautaine mais perdue. Une sorte de blocage né de l’absence, probablement. Une réclusion sur soi et un énorme manque de tact. Anzu est une sorte d’oiseau. Certains restent avec leurs parents, d’autres tombent du nid. Les derniers ? Les derniers sont jetés hors du nid, ou n’ont même pas le temps de voir le jour qu’ils sont déjà condamnés. C’est un peu ça, pour Tsuki. Alors elle se contente de la laisser évacuer.

Une fois finie, la colère laisse place à une forme de neutralité totale. Pas de douceur, pas de tendresse, rien. Juste. Le vide. Le silence. L’absence d’émotion. Il y a un creux en elle. Un énorme creux, qu’elle tente de combler autant que possible, en s’intéressant et en s’attachant aux gens. Puis il y a la Genin, qui n’a pas forcément percuté, qui a rencontré la facette sombre de cette demoiselle. Une énorme collision contre un iceberg. Pourtant … Rien. Elle n’est pas ébranlée, pas dérangée, pas perturbée. Au contraire, Tsuki voit en cet éclat une façon de mieux connaître la personne qui se trouve en face d’elle. Un sourire gentil naît sur ses lèvres.
« Peu importe. Si ça va mieux maintenant, tant mieux. »
Et c’est tout. Elle ne s’attardera pas dessus et ne dira rien de plus. Parce que finalement, la meilleure façon pour la Hohoemi de l’aider sera de la laisser faire, se rendre compte et grandir. Elle croise les bras sur sa poitrine et écoute, intriguée. La chasse. Terme qui rappelle, naturellement, le fait de chasser pour se nourrir. Le fait de chasser pour survivre. Le terme « chasse » fait inévitablement penser à l’instinct primitif humain, donc il est normal qu’elle ait pensé que l’activité de Tsuki s’y résume. En bref, rien de bien méchant. Mais la blonde n’avait pas non plus dit quelque chose de méchant. Son sourire s’étire un peu plus.
« Tu sais, je n’ai pas dit ça méchamment. Simplement, chasser pour le gibier peut paraître inintéressant, tout comme chasser un écureuil. Pour le premier, ce sera nul parce que c’est gros, brutal et violent ; donc certaines personnes plus subtiles n’y prendront aucun plaisir. Pour le deuxième, ce sera nul parce que c’est petit, ça n’apporte pas forcément le frisson d’une chasse brutale. En bref, les deux peuvent être nuls ! Et je comprends qu’une personne s’ennuie en faisant l’un ou l’autre. Personnellement, j’aime les deux ; mais les autres opinions ne me dérangent pas. »
Tsuki pose une petite main sur l’épaule d’Anzu. Juste un geste, gentil, simple, sans ambiguïté, sans rien. Un geste amical ? Quelque chose du genre. Bref, un premier pas pour briser la distance et l’aider, qui sait, à se sentir un peu plus à l’aise.
« Je pense comprendre un peu d’où vient ce manque de tact. Je ne peux pas dire que mes parents sont comme les tiens, mais … Je viens d’une famille où la mère est chasseuse et le père médecin. Donc entre la première qui est une brute épaisse qui ne parle que de stratégies de chasse ou de techniques de détection, et le second qui te raconte ses histoires de patients blessés, les moignons et autres choses toutes aussi amusantes … Eh bien, on ne peut pas dire que je sois une créature très sociable. Je maîtrise le langage et les bêtises comme ça, mais je n’aime pas particulièrement le contact et je suis assez farouche en règle générale. »
La blonde retire la main et croise de nouveau ses bras sur sa poitrine.
« Tu sais, si tu n’avais pas soulevé mon fauteuil sans prévenir, je n’aurais peut-être même pas prêté attention à ton existence ! », lâche-t-elle en riant. « Mais tu es un animal intéressant, disons. Un oiseau tombé du nid trop tôt, qui a encore beaucoup à apprendre, mais qui s’en sortira très bien une fois que tout se sera mis en place. Bref, concrètement, que tu te sois énervée m’importe peu ; ça permet de relâcher toute la pression que tu dois subir au quotidien. Nous nous retrouvons donc dans une situation où tu es susceptible parce que tu te bats mais que les gens ne reconnaissent pas ces efforts ; mais tu oublies aussi que les gens que tu croises, surtout les inconnus, ne savent pas ce qu’il y a en toi, tout ce travail que tu effectues. »
Son sourire revient, plus gentil encore. Le côté maternel de Tsuki ressort, un peu étonnant sachant qu’elle a attrapé un écureuil quelques instants plus tôt.
« Si tout le monde met un peu d’eau dans son saké et réfléchit posément, alors tout le monde peut coexister. De ton côté, tu apprends qu’une personne lambda ne peut pas deviner ton combat personnel ; de notre côté, on apprend comment tu fonctionnes petit à petit et on fait attention à ne pas faire déborder le vase. Ça me paraît pas mal comme pacte, non ? »
Faire des efforts, tous ensemble, pour un jour être capables de tous marcher main dans la main. Belle utopie, probablement irréalisable. Mais à petite échelle, cela peut déjà être un très beau progrès.
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Mer 5 Sep 2018 - 0:45
Bon, après la grosse colère impossible à arrêter d'Anzu, elle lui a expliquer calmement qu'elle ne trouvait pas la chasse qu'elles ont fait "nulle". Tout est intéressant au yeux de la Sendai, juste ... elle ne pensait pas qu'elles iraient faire ce genre de chasse. Face à cette boule de colère, Tsuki a décidé de laisser aller, c'est vrai que c'est très dangereux de se retrouver devant ce train à vapeur lancé à toute vitesse, bon choix. D'ailleurs, elle semble même compréhensible, pourtant, elle avait toutes les raisons de s'enfuir ou de se mettre en colère à son tour. Mais rien, juste que cela l'importait peu du moment qu'Anzu allait mieux. C'est vrai que, mine de rien, la brune se sent bien plus légère après avoir crier un bon coup, chose qu'elle ne fera malheureusement pas souvent, pourtant, ça aurait été un bon moyen pour Yuna de l'aider à devenir plus normale. Enfin, elle lui disait qu'elle aimait les deux chasses, que ce soit la chasse au gros gibier ou au petit gibier, et qu'elle comprenait qu'on pouvait trouver ça nul, mais ça encore, Anzu ne trouvait pas la chasse nulle.

- Encore une fois, je n'ai pas dis ça, je trouve même ce sujet intéressant.

Enfin, après avoir dit ça, elle sentait la main sur son épaule, elle se voulait rassurante en lui disant qu'elle commençait à comprendre la demoiselle, chose assez rare pour être souligné par beaucoup de personne. Anzu elle-même était surprise d'entendre une autre personne la comprendre, après tout ... tout le monde a encore ses parents en vie ou bien a une personne qui l'aime et s'occupe d'eux, la Sendai n'a rien à cause de cette marque qui est une véritable malédiction, et pourtant, qu'est-ce qu'elle a pu se battre pour réussir à être à ce niveau, à ne pas se morfondre dans la tristesse ou la colère comme le ferait tout le monde. C'est de là que vient son ton neutre naturel et sa phobie des rencontres. Mais elle fait des efforts, même si ça n'a l'air de ne pas être la bonne solution.

- Tes parents te donnent au moins de l'attention, et puis, ils ne t'ont pas mis dehors juste parce que tu n'es pas capable de faire quelque chose qui paraît banal pour tout le monde.

C'était encore des dossiers qu'Anzu ouvrait ouvertement là où les autres préfèrent rester discret. Si elle n'est pas très bavarde en général, elle est très franche, trop même. Enfin, la brune continuait à l'écouter, non sans mimer, au contraire, elle était plutôt attentive et est assez étonnée de voir la manière dont elle utilise les comparaisons et la poésie, c'était assez original et Anzu aimait voir à quel point elle savait bien parler. C'était rare les gens qui arrivait à utiliser autant de figures de styles dans ses paroles, surtout pour réconforter.

- Tu as une façon très lyrique de réconforter les gens, mais je te remercie.

Evidemment, elle était entièrement d'accord, il fallait que les deux camps face un effort ... mais Anzu a l'impression que l'autre camp ne veut pas tant se bouger que ça ...

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Mer 5 Sep 2018 - 18:06
De la colère à la douceur, de la tempête au calme. Un bazar surprenant, qui aurait pu en décontenancer de nombreux. Tsuki a parlé, beaucoup. Elle a posé certaines bases, a décidé de ne pas tourner le dos à cette jeune fille perturbée. Au contraire, son rôle sera plutôt de lui tendre la main, de lui donner des conseils ou de l’aider si elle en a besoin. Si elle le veut. Mais, dans ces histoires, de nombreuses questions apparaissent, nées de la curiosité presque enfantine de la blonde. Une curiosité qui ne semble jamais s’arrêter, qui revient chaque fois que quelqu’un donne des informations sans aller profondément dans les détails. Ce que Tsuki sait, en tous les cas, c’est que cette jeune fille a l’air très gentille. Une demoiselle farouche, qui peine à établir des contacts, mais qui, pourtant, lorsqu’elle y parvient, dévoile une personnalité certainement adorable.

Un sourire naît sur les lèvres de la Genin. Deux choses intéressantes apparaissent dans la réplique d’Anzu. Premièrement, Tsuki a la chance d’avoir des parents qui lui donnent de l’attention. D’un côté, bon. Pourquoi pas. Certes, sa mère a beaucoup pris soin d’elle et a toujours tenté de tout lui faire partager, mais … Mais bon. Disons qu’ils ont aussi beaucoup de ratés ; une famille qui prend vraiment soin de ses enfants pourrait d’ailleurs leur en faire voir de toutes les couleurs. Mais elle n’a pas de raison de se plaindre, pour être honnête. Tsuki est heureuse. Sa mère est aimante, son père aussi. Ils sont maladroits et un peu trop passionnés, mais ils sont adorables.
« Oui. Mes parents sont particuliers, mais ils ont beaucoup de grandes qualités en tant que parents, disons. Je ne peux donc pas comprendre l’abandon. »
Elle hausse lentement les épaules et esquisse un sourire attristé. Il y a un creux. La deuxième partie, le « deuxièmement » de cette histoire, révèle un manque. Un vide dans l’histoire de cette jeune fille. Une demoiselle abandonnée, mise à la porte parce qu’elle est « incapable de faire quelque chose qui paraît banal aux autres », en gros. Tsuki ne comprend pas. Anzu a ouvert une boîte mais n’a pas donné assez de détails sur son contenu. C’est simplement une ouverture de la barrière, sans plus. Évidemment, la curiosité de la tête blonde est à fond. Qu’est-ce que cette chose banale ? Ses parents sont-ils vraiment capables de la mettre à la porte pour ça ? Se séparer de leur enfant simplement pour un détail futile ? Des parents peuvent manquer de cœur à ce point ? Manquer d’amour ? D’où vient Anzu ?

La dernière remarque de la brune passe à la trappe, Tsuki n’y fera pas de commentaire. Pourquoi ? Parce que, concrètement. Ça veut dire quoi lyrique ? Eh oui. Alors, dans le doute, la Genin se contente de hocher la tête avec un grand sourire. Un merci silencieux, tout dans les gestes. Le reste ? La curiosité est là. Silencieuse, elle court dans le cerveau de la Hohoemi, qui réfléchit, pense, cherche. Les humains sont plus intéressants à traquer que les animaux, parce qu’ils ont des sentiments, des mystères. Ils ont la parole. Et ils ont tellement à dire. Elle croise les bras sur sa poitrine.
« Ton histoire a l’air triste et compliquée … Tu voudrais en parler ? »
Sa main droite lâche son bras et remonte jusqu’à son visage, sur lequel elle dépose un index. Pensive. Curieuse. Interrogative. Tsuki ne sait pas. Tsuki aimerait savoir. Oh, oui, elle aimerait savoir.
« Je veux dire. Ça doit être dur de se retrouver à la porte pour quelque chose de ‘simple’ … Mais si ce n’est pas simple pour toi, alors ils ne peuvent pas t’en vouloir … Tu as trouvé une solution en attendant ? Tu te sens bien ? »
De questions en questions. La curiosité est un vilain défaut. Mais est-ce être curieux de se soucier du bien-être d’autrui ? Anzu a l’air jeune, vivre une telle aventure doit être difficile. Tsuki ne pourrait pas se mettre à sa place. Au départ, elle le supporterait, mais … Sa famille, c’est sa famille. Elle aime ces gens, aussi tordus soient-ils. Donc elle ne peut même pas imaginer ce que ressent la jeune brune.
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Ven 7 Sep 2018 - 15:31
Comme Yahiko, Tsuki ne comprenait pas l'abandon de ses parents à son égard, c'est vrai que venant d'une famille qui a toujours eu du temps et de l'attention pour elle, elle ne voyait pas pourquoi des enfants se font abandonner. Mais Anzu a déjà quelques pistes là-dessus, et même quelques raisons qu'elle trouve valable de se faire abandonner. C'est qu'elle a eu le temps de réfléchir à la question depuis le temps qu'elle ne vit plus avec ces parents. La panique, la déception, la tristesse parfois, tout ces facteurs ont l'air idiot avec du recul, mais tout cela se passe à l'instant, il ne s'est pas écoulé assez de temps pour que les parents fassent la bonne décision. Quand au refus qu'elle revienne, la honte, de soi ou de leur fille, voire les deux, tout à une explication rationnelle, même si elle est affreuse. Et justement ...

- Il y a beaucoup d'explications à ça, mais sache que tout se passe à l'instant. Imagines, tu apprends d'un seul coup que ton enfant ne convient pas à la norme, qu'il a un "handicap" que tu ne connais pas, que tout ce que tu as prévu pour lui tombes à l'eau. Tu te mettrais naturellement à paniquer, voire à faire des actions irréversibles, comme l'abandon, entre autre.

Cela n'empêchait pas que ses parents refusaient toujours de la voir, sans doute de honte, sans doute pensent-ils avoir raisons. De toute manière, ils ont maintenant une autre "fille chérie" à s'occuper, donc ils ne pensent plus à elle ... ils l'ont remplacé, donc ils n'ont plus besoin du "matériel défectueux", c'est affreux, mais c'est comme ça. Et puis, ils continuent de lui faire mordre la poussière en transmettant de fausses rumeurs sur elle, mais ce n'est plus d'actualité vu qu'elle a prouvé ce qu'elle sait faire à de nombreuses reprises. Enfin, Anzu remarquait qu'elle essayait de bien prendre sa remarque, elle ne devait pas comprendre "lyrique", sans doute aurait-elle du dire poétique, mais ce n'était pas vraiment de la poésie qu'elle faisait, et puis, lyrique était plus adapté elle trouve. Mais maintenant qu'elle en a parlé, Tsuki voulait en savoir plus sur son histoire. Pourtant, elle a tout dit, elle ne voit pas quoi rajouter en plus, sans doute voulait-elle en savoir plus sur son handicap.

- Elle se résume pourtant en une seule phrase : mes parents m'ont abandonné à cause de mon appartenance au clan Sendai. Enfin, "clan", c'est plus complexe que ça.

Elle l'avait dit sans une once de tristesse ou de haine, contrairement à eux, elle sait que de l'eau à coulé sous les ponts, et maintenant, elle n'a plus la force de leur en vouloir. De toute manière, ils savent maintenant qu'ils ont tord, qu'Anzu est devenue non pas un shinobi important, ni même un haut gradé, mais juste "quelqu'un", une personne a qui ont peut faire confiance sans problème. En tout cas, elle apprécie beaucoup de Tsuki s'inquiète pour elle.

- Oh, oui, cela fait déjà 7 ans qu'ils m'ont abandonné, j'ai eu le temps de me "remettre au niveau".

Elle a eu le temps de mieux se sentir après tout ...

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Ven 7 Sep 2018 - 18:33
Une neutralité qui pique. Cette forme d’habitude, de simplicité face à une histoire aussi sombre. Se faire abandonner pour ce qu’elle est, parce qu’elle est différente. Ce serait comme si Rinka rejetait Tsuki parce qu’elle ne veut pas être une chasseuse d’animaux toute sa vie … C’est stupide. L’esprit de chasseur de la blonde, qui la rapproche de la meute animale plutôt que de la famille, est titillé au vif. Après tout, même si sa tribu n’est pas la plus douce, la plus proche, il y a cette loyauté qui lie les Hohoemi entre eux qui fait que la Genin ne peut même pas imaginer l’idée d’abandonner quelqu’un. Les liens se créent, il ne faut jamais laisser personne derrière. Elle se mordille la lèvre inférieure, peinée, frustrée.
« Non. »
Le mot s’échappe d’entre ses lèvres. Puis elle comprend qu’il lui faut parler davantage. En dire plus. Ne pas s’arrêter à cette simple phrase. Pensées trahies, une trop grande rapidité d’action pour réussir à faire preuve de tact. Tant pis.
« Je n’abandonnerai personne. C’est l’esprit de meute. C’est comme ça que ça fonctionne chez les chasseurs ! »
La blonde pose les mains sur ses hanches et bombe le torse, fière. L’esprit de meute. Une immense fierté chez elle.
« Peu importe que tu sois Sendai, ou n’importe quel autre ‘clan’ de ce monde. Avant d’être une Sendai, tu es Anzu. Ton appartenance à ce clan ou un autre ne façonne pas la personne que tu es, seulement tes capacités. Je suis une Hohoemi, pour autant je ne suis pas exactement comme ma mère ou comme mon père, et un autre Hohoemi peut être diamétralement opposé à moi. Nous portons ce nom, nous avons leurs capacités mais nous ne sommes pas comme eux. Alors, même si tu es différente, même si tu ne réponds pas à un plan, même si tu as un ‘handicap’ comme tu dis, ou encore n’importe quoi, peu importe. Parce qu’à la fin de la journée, tu es et tu seras toujours Anzu. »
Tsuki hoche la tête, convaincue. Anzu est une personne intéressante. Maladroite, elle a besoin de s’améliorer en matière de sociabilité et de travailler sur son caractère farouche, mais elle a de très nombreuses qualités. Il suffit juste de les faire apparaître. Un grand sourire naît sur les lèvres de la Genin.
« Je suis contente que tu aies réussi à remonter la pente. C’est le plus important de toute cette histoire. Même si elle est triste, même si tu as grandi différemment et tu as traversé plein de choses difficiles, tu t’en es sortie. Aujourd’hui tu essayes de t’améliorer, de faire beaucoup mieux et de passer au-dessus de ce que tes parents t’ont dit. Parce qu’au fond, tu n’as pas de handicap, et ta différence est sûrement une de tes forces ! »
La blonde frappe son poing droit dans sa paume gauche. Il ne faut plus jamais que cette douleur revienne. Des parents qui abandonnent leur enfant ne sont pas des parents. Ils ne méritent pas ce titre. Parce qu’une progéniture est créée par leurs soins, elle doit être protégée jusqu’à ce que le temps rende cette protection impossible. Anzu n’a pas demandé à venir au monde, ses parents n’ont aucun droit de faire ça. Enfin, si, ils l’ont, mais ils ne devraient pas le faire. Parce que c’est eux qui l’ont créée. C’est de leur faute si elle est là. Tsuki se tapote la poitrine.
« Tes parents ont perdu l’opportunité de voir leur fille devenir grande et forte. Eh bien tant pis. Je suis sûre que d’autres, comme moi, auront la chance d’y assister et de travailler à tes côtés. Je suis très contente que tu aies soulevé mon siège, dis-donc ! », lâche-t-elle en riant.
La pluie s’est peu à peu dissipée et laisse derrière elle un ciel orangé, avec un Soleil qui réapparaît timidement, qui décline. Il se couche. La journée est passée vite. Mais elle valait la peine. Le hasard a posé Anzu sur le chemin de Tsuki et c’est une bonne chose.

Alors, rire ou pleurer ?
Rire, définitivement.
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Sam 8 Sep 2018 - 16:10
Après lui avoir donné quelques voies sur pourquoi les parents abandonnent leur enfant, Tsuki est outrée. C'est bien normal, une personne normale trouverait ces explications horribles, pourtant, ce sont bien des explications claires et plausibles. Il n'est pas rare de remarquer ce genre de choses arrivées dans des familles n'étant pas préparé à recevoir d'aussi mauvaises nouvelles. Tsuki explique que c'est son esprit de meute, que c'est sa famille de chasseurs qui marche comme ça. Elle explique ensuite que, peu importe son clan et peu importe son handicap, elle reste Anzu, c'est bien vrai que, malgré tout ces "problèmes", elle reste toujours la même, que ce n'est ni son clan, ni son handicap qui la définit. Pourtant, c'est bien à cause de ça qu'elle a été mise à l'écart de sa famille par sa propre famille. Mais cela faisait si longtemps, elle ne sait même pas si elle se souvient des bons moments passer avec ces parents et sa toute petite sœur, mais à quoi bon se les remémorer si elle sait qu'elle ne pourra jamais les revivre. Elle n'est plus de sa famille, et malgré ce qu'elle a dit, elle n'est plus Sarada Anzu, mais Sendai Anzu.

- J'aurai bien aimé avoir des parents chasseurs dans ce cas.

Comme ça, elle aurait pu encore profiter de ses bons moments, se dire qu'elle pourrait encore vivre avec sa famille, rire avec eux, avoir sans doute moins de difficulté à s'adapter en société. Et pourtant, malgré ses pensées tristes et sans doute nostalgique, rien ne parait sur son visage. Pas même une larme, ni même ses yeux qui se mettent à rougir et à devenir humides, prêtes à déverser toute la tristesse que ressent Anzu. Juste un visage, neutre, solide comme un roc, blanc comme du marbre. Heureusement, les paroles de Tsuki réchauffe son corps en peine, lui disant qu'elle est heureuse qu'elle ait réussi à s'en sortir. Elle lui disait même que ses parents n'ont pas eu la chance ainsi de la voir grandir et devenir ce qu'elle est aujourd'hui. Enfin, ça, elle s'en doute un peu, certainement voulaient-ils qu'elle se spécialise uniquement dans le ninjutsu, certainement refuseraient-ils qu'elle devienne une experte en sensorialité. Mais Anzu n'est pas prête à revenir les voir pour leur demander, déjà faudrait-il qu'ils aient envie de la revoir.

- Merci Tsuki, tes paroles me réchauffe le coeur.

Et pourtant, pas un sourire, pas même un rire, juste une sorte de rictus naturel qui l'empêche d'exprimer sa joie. Enfin, l'important, c'est que ça va mieux, non ?

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Dim 9 Sep 2018 - 1:27
Tsuki sourit. Tout le monde aimerait avoir des parents chasseurs. Ou pas. Surtout que ce n’est pas vraiment des parents chasseurs, mais une mère chasseuse. Kyoei, le père de Tsuki, est un médecin ; mais peu importe. En réalité, venir d’une famille où se trouve un chasseur est … Spécial. Tout est différent dans l’univers. Certaines familles sont soudées, d’autres le sont moins ; certaines sont riches, d’autres pauvres. Puis il y a les familles de chasseurs, qui ne savent pas s’ils sont riches ou pauvres et qui s’en foutent. En général ils ont beaucoup d’argent mais ne s’en servent pas. Ou alors ils n’ont pas du tout d’argent, mais comme ils en ont pas besoin, bein, il s’en foutent aussi. Bref, les familles de chasseurs c’est soit tout, soit rien. Et en général, dans un cas, comme dans l’autre, ils en ont rien à faire. Ils sont heureux. Heureux dans la nature, surtout. Ils n’aiment pas trop la maison. Bref, être issue d’une famille de chasseurs a du bon comme du mauvais. Ou en réalité, ni l’un, ni l’autre, parce que, après tout. Bein on s’en fout. Tsuki hausse doucement les épaules.
« Peut-être. On ne choisit pas sa famille. L’avantage, c’est qu’on choisit le reste ! Les amis, les amours … »
Un sourire étire de nouveau ses lèvres. Un sourire amusé. La vie, c’est un peu ça. Choisir ses proies, choisir ses potes. Choisir ceux à qui on ne veut pas parler, ceux à qui on veut parler, puis les autres. Ceux qu’on laisse sur le carreau. La vie a de bien que, dès lors qu’on sort du cercle familial, on peut faire un peu tout et n’importe quoi. Pour une femme comme Tsuki, qui apprécie davantage les animaux que l’Homme, c’est un plaisir. Mais bon. Elle sourit plus largement encore à la demoiselle qui lui fait face.
« Je suis contente, alors ! »
Elle penche la tête, douce, délicate. Gentille Anzu, fragile Anzu. Puis elle lève les prunelles vers le ciel, qui filtre à travers les feuillages. Il commence à faire sombre. La pluie s’est dissipée, mais si Tsuki rentre trop tard, Rinka risque de ne pas apprécier. Il y a une heure qu’il ne faut jamais dépasser chez les chasseurs, qui est celle du dîner. Être en retard pour le dîner signifie ne pas manger jusqu’au lendemain. Et ça, c’est impossible. Inconcevable. Non. Alors Tsuki pose ses bras sur ses hanches et soupire.
« Bon, si je veux pouvoir manger ce soir, il faut que j’y aille ! »
La blonde hoche la tête lentement. Oui, manger, c’est important. Surtout après une journée aussi riche que celle-ci.
« J’ai été ravie de faire ta connaissance, Anzu ! Kumo est vaste, mais pas assez pour qu’on ne se revoie pas ! J’espère qu’on pourra participer à des missions ensemble, ou n’importe quoi du style ! »
Nouveau hochement de tête. Tsuki est sincère. Comme toujours, en fait, mais elle tient à le marquer par des gestes. Pour être sûre que la brune ne prenne pas ses phrases de travers.
« Souviens-toi ! Tu es une personne géniale, il faut juste prendre confiance en toi et ne pas te laisser abattre ! Sur ce ! » La blonde se tourne en direction du village et fait un dernier signe de main à Anzu. « À la prochaine ! »
Puis, d’un coup, avec toute son agilité, la Genin s’élance à travers la forêt. Le dîner, c’est immanquable. C’est une des règles de bienséance de la famille Hohoemi. Le dîner, jamais tu ne manqueras. Sinon, privée jusqu’au lendemain tu seras. Ce serait cruel, n’est-ce pas ? Cette pensée fait trembler Tsuki, qui accélère. Manger. Oh, oui. Manger.
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Mar 11 Sep 2018 - 2:32
Tsuki semble contente pour Anzu, pourtant la brune n'a rien fait de spécial, elle a juste parler et répondu de manière -trop- honnête. Enfin, la Sendai avait compris que ce que les autres ont déjà acquis est hors de sa portée, si seulement il y avait un livre ou deux parlant précisément de ce cas là ... mais bon, sans doute est-ce trop normal pour en parler, trop en tout cas pour en parler. Mais bon, ce coup-ci, elle peut se dire qu'elle a réussi à faire une grande étape : se faire une amie. Sans avoir besoin de l'entraîner ou encore de l'aider de quelconque manière, juste en soulevant un fauteuil. C'était assez nouveau pour Anzu ce genre de chose sur l'amitié et tout ça, mais elle a compris à ses dépends que ce sera très recommandé de s'en faire plusieurs, comme quoi ... enfin bref, le soleil finit par lever le bout de son nez, la pluie cesse et une vague odeur d'humidité est en train d'envahir l'air. La brune rabat sa capuche, observant Tsuki lui dire qu'elle doit vite rentrer manger, certainement une preuve de la dureté de ses parents ... enfin, dureté, elle se dit que c'est normal que des parents s'inquiètent pour leur progéniture.

- Je vois, file vite manger alors.

La chasseuse lui disait que Kumo ne serait pas assez grand pour qu'elles ne se recroisent pas un de ses jours, c'est bien vrai, surtout qu'Anzu a l'impression qu'elles se rencontreraient même beaucoup plus tôt qu'elle ne le pense. Après tout, elle a réussi aussi à lui donner envie de lire à la bibliothèque, donc elle la verra certainement là-bas. Enfin, alors que Tsuki se met à sprinter en direction de Kumo, la Sendai se surprend à sourire. Est-ce qu'elle vient vraiment d'hausser les lèvres ainsi ? Certainement est-ce imparfait, de toute manière, il n'y a personne qui voudra bien le lui dire dans cette forêt. Elle reprend donc son sérieux avant de se mettre à son tour à marcher en direction de Kumo, toujours en réfléchissant un peu sur cette amie qu'elle s'est fait.

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Quand apparaît la pluie. [Anzu]

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