Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

La flêche et la rapière_PV Ashikaga Gabushi


Ven 17 Aoû 2018 - 12:08
@Ashikaga Gabushi


Il n'y a de spectacle qu'à la beauté que peut concevoir l'esprit humain hors de toute conception abstraite. Nous construisons nous-mêmes nos idéaux sur des présupposés inconscients comme si nous avions l’apanage des agréments à disséminer dans nos créations pour les rendre plus splendides. Un peu d'arbres ici, un ruisseau par là, telle espèce d'arbre ici, tel escalier par là, et ainsi, composant une forêt luxuriante et idyllique, je m'imaginais déjà présomptueusement initier l'idée, non la concrétisation — d'un paradis terrestre.
Depuis des jours j'épuisais mon chakra à l'élaboration de ce parc, qui était désormais bien plus une forêt qu'autre chose, et les statues Chôkoku qui s'y trouvaient désormais faisant parfois penser à une scène grotesque de tragédie grecque. L'art étant le verbe des sens, communiquant directement à l'âme, je songeais que les premiers promeneurs ne sauraient s'ils pénétraient dans un espace de complaisance ou d'un jeu de mime...

L'étendue de ce parc dépassait désormais et de loin la taille que l'on pouvait attendre d'un parc, l'ancien terrain vague que m'avait offert Diao, un peu en dehors du village pouvait aujourd'hui être qualifié de véritables forêts. Plusieurs semaines, plus d'un mois en fait, que je travaillais à tout cela — depuis si longtemps en fait que je ne me rappelais plus quand cela avait commencé. Je songeais que je pouvais enfin, même si rien n'était véritablement achevé, proposer à Yoshitsune d'en faire l'acquisition au nom du village et de l'offrir aux familles utilisatrices du mokuton... Surtout que prenant les devants, j'avais déjà commencé à mandater des Chôkoku pour qu'ils aillent les quérir. Il me restait à le lui annoncer à faire passer la pilule. Yoshitsune avait beau être patient et moi être l'un de ses privilégiés, plus je jouais avec le feu plus je risquais de finir très mal si mes manigances allaient trop loin.

Fondamentalement, je me sentais bien partout. Mais aucun endroit ne me faisait plus de bien que celui-ci. C'était mon domaine, ma forêt, mon parc, ma maison, mes arbres et mes champs. Quand je trouvais des animaux, quand j'entendais le chant des oiseaux, je savais que j'en étais la cause. Cela nourrissait ma mégalomanie et gonflait mes espoirs de domination. Débordant altruisme au service d'une ambition démesurée et dévorante. Ici était mon royaume sur lequel personne encore n'avait de pouvoir. La porte était ouverte à tous comme je le voulais pour mon rêve. Une âme inaccessible ou la profondeur faisait sommeiller bien des terreurs qui s'estomperaient au premier véritable regard. Telle était la beauté de cette forêt, égal à ce que j'aspirais être, une dernière et ultime innocence, la véritable innocence. La véritable innocence se perd aussi peu que la vraie vie. L'innocence habituelle n'existe qu'une seule fois, comme l'homme - et revient aussi rarement que celui-ci. Celui qui aime, comme les dieux, les prémices, ne trouvera jamais de goût à la deuxième innocence, comme il en a trouvé à la première - sans compter que la dernière ressemble davantage à la première.

Après quelques heures à continuer de faire pousser quelques arbres, je m'accordais quelques minutes de repos bien mérité en m'installant sur une souche. Le silence de la forêt avait ainsi à loisir de bercer mon âme vers d'autres sphères moins terre à terre. J'y trouvais la volupté et le calme qu'il me manquait parfois, et je pouvais comme parader, même si je n'avais pas publique. Sans arme, habillé aussi sobrement que noblement, mon manteau long cachait la rapière à la ceinture et il y avait assez de brise pour que je puisse me sentir envelopper dans un matinal vent de matin. Cheveux et vêtement rafraîchissant un corps déjà un peu épuisé par l'effort. Jusque-là, il ne devait pas se passer grand-chose. Cependant, une brindille brisée, de l'herbe écrasée, le bruissement des feuilles de buissons, un tout, qui ne me semblait pas naturel, me rappelait finalement à la réalité.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3517-sainan-gi-tenshi-termine

Sam 18 Aoû 2018 - 0:29
Du temps libre.
C'était quelque chose qu'elle n'avait pas eu la décence de prendre pour elle depuis bientôt deux ans, rattrapant avec rigueur le retard qu'elle avait sur les autres dans les arts Shinobi. L'académie n'avait pas un rythme infernal non plus, mais le reste du temps il était question d'entrainement personnel, son niveau en Kyūjutsu ne devait en aucun cas baisser pendant qu'elle était loin de chez elle. Mais que ne fut pas sa surprise, quand, son diplôme en poche, elle avait tout le temps libre du monde.

Certes, il était aussi question de missions et de faire avancer les intérêts du village. Elle avait décidé de s'accorder quelques semaines pour elle avant de s'y mettre, en partie pour rencontrer des nouvelles personnes et se sociabiliser. Elle avait joué la carte de la discrétion pendant ses années d'études et il était temps de se défausser de celle-ci.
Mais elle restait quelqu'un de simple, venant d'un coin un peu paumé du pays de la terre et appréciant le calme de ses paysages. Et c'était ça qu'elle avait décidé d'essayer aujourd'hui, trouver un coin tranquille du village qu'elle n'avait pas encore vu ou remarqué et donc plus loin que l'académie ou les quartiers résidentielles.

C'est donc en voulant affronter l'inconnu, même à l'intérieur du village, qu'elle prit son courage à deux mains et son Yumi avant de quitter son petit appartement. Telle une petite fille qui découvre son nouveau terrain de jeu, elle se faufila dans un parc qu'elle n'avait jusqu'alors pas remarqué avec une impatience toute nouvelle.

Les premières choses qu'elle aperçut dans cette magnifique forêt étaient des statues, avec une déception quelque peu grandissante elle comprit que ce n'était pas un coin abandonné du village mais bien quelque chose faites de la main de l'homme. Elle ne comprenait pas grand-chose à l'art si ce n'était la musique et évidemment: l'art du combat. Elle ne s'attarda pas sur cette trouvaille et continua de se chercher un petit coin tranquille, peut-être un bord de rivière, peut-être une petite clairière, pour pouvoir se reposer dans la tranquillité et admirer le paysage en paix.

C'est là qu'elle remarqua quelqu'un. Elle se figea un instant, rabattant les pans de son Hakama proche de ses jambes pour se faire discrète et ne pas faire de bruit. Elle ne s'attendait pas à croiser du monde dans le coin mais après réflexion, elle se trouvait toujours dans un village caché, forcement qu'il y aurait des personnes comme elle, adepte de la tranquillité, dans les parages.

Elle resta quelques minutes ainsi, observant ce perturbateur qui vient troubler son expédition, avant de se rendre compte que c'était elle qui le gênerait probablement pendant sa méditation. Elle n'aimerait pas être troublée par un passant pendant ses moments là
Elle décida de faire doucement demi-tour et c'est le mouvement de rotation qui produisit le craquement de branche qui trahissait sa présence.

Dans un soufflement de nez d'irritation, elle se retournait pour l'inévitable et brève discussion qui allait se produire. Avec de la chance, l'individu n'était pas un grognon mécontent et elle pourrait s'esquiver rapidement de là et chercher un endroit tranquille ailleurs.
- Veuillez pardonner mon interruption. Je vous offre mes plus humbles excuses pour vous avoir importuné. Dit-elle d'une voix douce mais claire avant de se pencher par respect en avant, le regard fixé au sol.
C'était peut-être trop, mais elle ne le connaissait pas et ne l'avait jamais vu. Il avait à peu près son âge et elle était en faute, elle ne voulait pas faire la moitié d'une excuse. Elle attendrait poliment qu'il veuille bien les accepter pour continuer son chemin, laissant derrière l'endroit qui était, il faut bien le dire, parfait pour ses méditations...
Mais cela ne se passa pas ainsi.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3923-terminee-chosokabe-gabushi

Dim 19 Aoû 2018 - 0:56
Des visiteurs étrangers dans mon parc. N'était-ce pas ce que j'attendais ? Avant même son achèvement et que je l'offre à ce village, je pouvais y trouver des promeneurs, et voici que c'était sur une toute jeune fille que mes yeux se posaient. L'apparence fraîche et aussi bien mise que la noblesse l'exigerait, son verbe exprimait autant de révérence que de retenue. Pour un peu je l'aurai confondu avec une geisha si mes yeux étaient aveugles. Fort heureusement ils ne l'étaient pas. À loisir d'exercer sur elle ce que je ne me gênais pas d'appliquer sur chaque nouvel individu que je rencontrais, je la perçais d'un regard saillant, où le soleil se reflétait jusqu'à y faire luire une étrange ardeur, innocente et pure, mais trop profonde pour être accessible, brillant de mille étoiles comme ce que l'on trouve en observant la voûte céleste.

Sondant son coeur et son âme, et y prenant le temps dans un lourd et lent silence, je penchais la tête sans me relever ni me tourner complètement sur elle. Avait-elle de l'intérêt ? Elle semblait, encore elle aussi, être parachevée par l'un des nombreux attraits de l'innocence comme on en rencontre si souvent à Iwa. À croire que les générations de Tsuchi furent majoritairement épargnés par les sombres années qui précédèrent la création des premiers villages. Toutes les innocences cependant ne se valaient pas, sinon je chercherais à me faire maître et protecteur de tous les potentiels que je croisais ; parmi tous, lorsque mes yeux et ma stature assurée et angélique croisaient dans leur sillage l'ombre d'une blancheur immaculée comme celle que je dévisageais en cet instant, il y en avait certains qui fixaient mon intérêt avec assez de force pour que je ne les balaye pas d'un revers de main ou encore de mon indifférence.

Que trouvais-je alors en elle qui me rendit moins circonspect, allant jusqu'à m'amener à rester le regard si longtemps contemplatif ? Une certaine discipline toute emprunte d'une virginité étonnée. L'innocence étonnée ne peut s'imaginer qu'elle soit soupçonnée. Peut-être alors, serait-elle étonnée que je lui renvoie une tendre et douce compassion à chaque élan du regard. Car décelant un attrait que je me savais considéré sacré, par ma réponse je cherchais, maintenant que j'avais sondé ce que je pouvais, à en apprendre plus pour être certain de ce que j'avais décelé. Mais cela se faisait, comme toujours subtilement, d'un timbre de voix mélodieux et vibrant, pour ne pas effrayer, tout en intriguant, ce que je désirais pour un instant prendre dans mon filet.
  • -Cette forêt est ouverte à tous, comme ceux qui l'on construite l'on décidé. Tu n'as donc pas à t'excuser jeune fille. D'ailleurs, tu ne troublais rien qui valu la peine de se complaire dans la solitude. Que faisais-tu toi-même hormis te promener ? Les arbres et les statues de cet endroit t'apportent-ils ce que tu cherches ? Où serais-tu venu chercher autre chose ? Oserais-je insister, en te demandant si tu ne serais pas une Nagamasa ? À ta tenue j'en ai le doute.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3517-sainan-gi-tenshi-termine

Dim 19 Aoû 2018 - 9:03
Elle resta un moment là, debout à attendre que l'individu veuille bien accepter ses excuses, attendant respectueusement qu'il rende son verdict. Elle intriguait apparemment sérieusement la personne pour que celle-ci la dévisage à ce point. Il n'avait pas l'air courroucé ou irrité, juste intrigué par sa présence et la raison de sa promenade dans la belle forêt qui les entourait. C'est quand le silence commençait à devenir lourd et pesant qu'il décida de prendre enfin la parole.

Il s'exprimait avec une delicatesse qu'elle n'avait pas encore croisé parmis le peu d'individus dans le village qu'elle connaissait, c'était pour le moins surprenant. Elle avait peut être attisé sa curiosité en débarquant à l'improviste dans son moment de solitude, mais il avait surement piqué celle de l'Ashikaga avec sa réponse. Il posa une série de question, interessé par son identité et les raisons de sa présence. C'était peut être un peu intrusif, mais cela ne dérangea pas Gabushi. C'était elle l'intruse dans le lieu et il avait mit les formes pour ne pas la froisser tout en restant curieux, elle appréciait ce genre de geste que d'autre aurait simplement ignoré.


- Je m'appelle Ashikaga Gabushi, genin du village d'Iwa. Enchantée de faire votre connaissance. Dit-elle en ponctuant encore une fois ses paroles par un salut pencher en avant. Je n'ai aucun lien avec le clan Nagamasa, je ne connais le clan que de nom. Ajouta-t-elle avec un sourire gênée.

Elle était encore une fois heureuse de tomber sur quelqu'un d'aimable et d'avenant. Les Shinobi avait tendance à être un groupe assez atypique et elle savait qu'il y avait des brutes sans manière dans le tas. Mais par chance, toutes ses rencontres étaient avec des gens polis, civilisés et courtois. C'était très rassurant quelque part, de tomber sur une majorité de personne avec une bonne éducation.
Gabushi prit le temps de la reflexion pour ses prochaines réponses, cherchant les mots justes pour rendre le reste de la discussion agréable, elle n'était pas très doué pour ça à vrai dire.

- Je cherchais un peu au hasard un endroit calme pour méditer, me recentrer. J'ai quelque problèmes à résoudre et je pense devoir faire le point avant d'avancer. Pour ce qui est de cet endroit, il est simplement magnifique et malgrés les statues, cela ferait un lieu idéal pour le calme que je recherche loin du centre du village, surtout en cette période.

Elle faisait évidemment référence au festivités qui avait lieu en ce moment, qui d'après elle avait bien sûr un certain charme. Mais n'était pas du tout propice à ces ambitions du moment. Elle profiterait plus tard des diffèrentes découverte que pouvait lui présenter le centre du village.
L'Ashikaga ne pensait pas rester et disparaitre aussi vite que possible, mais la discussion était agréable et son interlocuteur encourageait à continuer de part son attitude. Elle aussi à présent était intrigué, qui était-il ? Que faisait-il ici ?


- Et vous ? Si je puis me permettre. Demanda-t-elle simplement avec un grand sourire franc et chaleureux qui invitait à la confidence. Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de phrase, généralement peu intéressée par les histoires des autres. Mais il y avait quelque chose d'indéfinissable chez son interlocuteur qui la poussa à agir autrement.
Elle espérait juste qu'il pardonnerait cet impertinence.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3923-terminee-chosokabe-gabushi

Dim 19 Aoû 2018 - 21:57
Me dévoilant son identité j'y découvrais que je m'étais simplement trompé, elle n'était donc pas une Nagamasa. J'étais tellement habitué à voir des samouraïs partout ici que je n'imaginais plus trouver une femme dans cette tenue qui n'en fut pas une. Le calme pour se recentrer disait-elle chercher. L'endroit pouvait s'y prêter effectivement. Certains des coins y était même entièrement destiné, mais là, nous nous trouvions dans la parcelle que j'avais destinée à la résidence, non loin d'ici d'ailleurs se trouvait ma propre demeure. Je me sentais relativement flatté que quelqu'un trouve cet endroit propre à ce genre d'occupation, c'était effectivement là, la preuve que j'avais, au moins en partie, atteint la tache que je m'étais destiné. Diao ne regretterait pas de m'avoir céder cette parcelle au moins et les Chôkoku continueraient d'y réaliser leurs œuvres.

Elle ne manquait pas, encore quand elle me répondait, de faire preuve de sa bonne tenue et de sa bonne éducation. Je n'allais pas lui demander de me faire part de ses problèmes qui exigeaient qu'elle eût besoin de solitude, cela aurait été inconvenant, mais me relevant pour lui faire cette fois entièrement face, je lui offrais un regard bienveillant et grand ouvert sur elle. J'y fis comme d'habitude naturellement preuve de la sainteté que je savais mimer tout en lui répondant aussi élégamment que je savais le faire. Elle avait un sourire gênée, et j'éprouvais maintenant que le premier pas était fait, le besoin de la mettre plus à l'aise.
  • -Je suis ravis de te connaître Gabushi. Je m'appelle Sainan Gi — Tenshi. Genin d'Iwa, Prince Chôkoku, Shinjin du Yamagenzo et élève de Nagamasa Yoshitsune.



Tous ces titres pédants... Mais c'étaient pourtant les miens et je les avais assez durement gagnés pour ne pas avoir à rougir de honte de les énoncer comme un noble dandin. Rien que je n'eus gagné par ma naissance, aussi était-ce sans hauteur que je les annonçais, mais simplement comme une énumération qui ne lui imposait aucune révérence. M'annonçant en effet avec un certain naturel, qui ne transpirait pas l'arrogance, mais seulement l'assurance, j'y faisais passer aussi par le ton et le timbre le désir de ne pas écraser mes semblables. Brillant comme un ange à qui on donnerait la vertu pour synonyme, cette succession d'honneurs qu'on m'avait assigné était très loin de me satisfaire, et je les considérais d'autant plus inutiles que lorsque je les présentais, j'en aurai presque ris moi-même.
"Et vous ?" avait-elle timidement demandé en même temps. N'avais-je pas bien répondu ? Comme la noblesse l'exigeait au moins. Mais cette question n'exigeait pas seulement je crois que je me présentais à elle. Elle exigeait que je lui explique ma présence ici, et tant par un sourire que par amusement, je m'employais à le lui faire remarquer.
  • -Cette forêt est à moi, je suis celui qui l'a fait pousser. Dans l'espoir, parmi d'autres, que des gens comme toi puissent y trouver la quiétude qui leur manquerait. Je ne prenais qu'un peu de repos, jusqu'à ce que tu arrives. Du coup je te remercie bien de tes compliments, tous les artisans sont flattés de savoir que leur travail est apprécié. N'hésite pas à venir t'y entraîner à l'occasion si tu le souhaites aussi, une parcelle y est destinée, ici, c'est l'endroit où se trouve ma demeure, si tu souhaites faire des promenades tu dois te rendre plutôt au sud. Hormis quelques couples tu n'y croiseras pas grand-chose.


Concluant cela par un gentil sourire, je lui fis preuve de l'immense douceur dont j'étais capable et de la stature princière que je savais aisément faire ressortir de moi. Un atout séduction dont j'usais sans vergogne, mais sur elle il s'agissait plus de la rassurer en lui faisant la démonstration d'une assurance calme et sage, plutôt que de chercher à éveiller le désir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3517-sainan-gi-tenshi-termine

Mer 22 Aoû 2018 - 1:05
Il s'était relevé pour faire face à la jeune genin et se présenter. Elle ne s'attendait pas à tant de majesté et de prestance de la part d'un autre genin. Malgré ces deux qualités, il était évident qu'il essayait de ne pas s'étaler trop pour ne pas ridiculiser la pauvre roturière qu'était Gabushi. Prince du clan Chôkoku ? Shinjin ? éléve du Sandaime Tsuchikage ? C'était plus qu'impressionnant pour l'Ashikaga qui s'empressa de se faire toute petite en baissant les yeux.
Elle était en face de quelqu'un d'importance, de haut rang dans le village, alors il était question de bien se tenir. Elle se redressa droite et essaya de rester impassible sous le regard d'apparence bienveillant de son camarade.

Cette forêt était à lui, apparemment il l'avait "créé". C'était assez difficile à croire, peut-être voulait-il parler de l'agencement et des statues . Peut-être, mais ça n'avait pas l'air d'être le cas. Elle continua de l'écouter silencieusement, jusqu'à ce qu'il m'indiquât un lieu ou, avec chance, je trouverai mon bonheur plus au sud. Il précisa aussi qu'il habitait quelque part pas loin de là où ils se trouvaient tous les deux. Il n'habitait donc pas dans le domaine Chôkoku .
Sa question resta en suspens un moment dans sa tête, avant de remarquer qu'il n'était plus en train de lui parler. Il attendait avec bienveillance qu'elle lui réponde mais ne sachant trop que rajouter à cet échange, elle hésita un instant avec d'affirmer d'un ton déterminé.


- Merci beaucoup pour votre hospitalité dans ce magnifique lieu, Tenshi-Sama. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps et vous laissez. Dit-elle en s'inclinant respectueusement encore une fois.

Elle se retourna avec vivacité, bien décidé à ne pas rester trop longtemps avec quelqu'un de noble qui pourrait lui causer des problèmes. Mais elle s'arrêta après une telle pas.
C'était un genin du village, il n'était pas question que de titre ici, à Iwa. Ils étaient tous les deux membres de la même force militaire du pays de la roche. C'était quelqu'un d'intéressant, alors elle rassembla toute son audace pour se retourner et faire la proposition suivante.

- Je m'excuse encore une fois, mais avant de vous quitter, j'aimerais vous proposer un entrainement ensemble. Je suis toute jeune genin et vous semblez être quelqu'un de très sage Tenshin-sama. Je serais honorée de progresser à vos côtés.

C'était peut-être trop, peut-être pas assez. Cela dépendant toujours de la personne en face, alors elle préférait se montrer prudente et jouer la carte du respect.
Elle s'inclina rapidement une dernière fois, avant de s'échapper discrètement du lieu qu'elle venait de perturber, laissant le Prince seul à ses errances solitaires

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3923-terminee-chosokabe-gabushi

La flêche et la rapière_PV Ashikaga Gabushi

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche
Sauter vers: