Soutenez le forum !
1234
Derniers sujets
Partagez | 

The Silence of the Lambs ▬ Nishibi Tsunechika


Dim 26 Aoû 2018 - 17:05
Lieu : Pays du Rempart.
An : Aux alentours de 196.

. : The Silence of the Lambs : .



Il y avait, dans ces anciens manuscrits poussiéreux, des mythes et légendes oubliées. Des traditions effacées à l’encre goudronneuse, il ne restait que des souvenirs vagues, des demi-mots ancestraux et quelques blagues vénales sur des phénomènes antérieurs à l’An 0 de l’ère des Shinobi. Néanmoins, certains vertueux trouvaient, à la lueur d’une cire coulante enflammée, un bref espoir. Une envie de découverte, une conjecture qui semblait logique et expliquait de nombreuses choses. L’avidité des hommes comme l’envie de guerre assoiffée des futurs conquérants. Le Pays du Rempart était un berceau d’apprentissage militaire, bien que ta présence au sein des lieux académiques ne fut que bien trop partielle, involontaire, un pouvoir non maitrisé, presque caché.

Les crinières ivoires étaient digne de confiance, signe affable de la jeunesse qui te caractérisait pour l’instant. À l’aube de la création des villages militaires, aucune chaine teintait ton cou ivoire pour le moment. Arbitre des futurs conflits, tu recherchais le moindre élément qui pouvait te mettre sur la voie divine. La vision d’un autre univers, d’un multi-monde alternatif bienveillant sur les mortels, démons aux yeux du cosmos, archanges et inquisiteurs en réalité. La souffrance faisait réfléchir sur soi-même ; et la nature et son calme ambiant avaient la capacité de calmer les coeurs désenchantés. C’était donc pour cela que tes recherches t’avaient conduit aux abords du Rempart Millénaire, peut-être moins en hauteur que les pics édentées rocheux, un plateau surélevé loin des habitants ; où un caveau hérétique semblait sortir de terre.
Seul, autour de l’arborisation légère.

L’endroit était vaste, presque romantique. L’air était frais à l’aube d’un astre rugissant et la contemplation d’une mer de nuages donnait au bâtiment maudit une autre dimension. Détruit par les années, l’édifice ne tenait plus debout, les pierres étaient au sol, les murs creux, la végétation rampante et l’écosystème dans son ensemble avaient ardemment repris le pas sur la création humaine. À l’intérieur ; aigre statuette bannie et quelques écritures interdites ornaient les lieux.

La recherche de la connaissance… Les saintes… Écritures. 

Langage inconnue, tes seules paroles résonnèrent continuellement dans le faux mausolée. Quoique. Alors en pleine recherche, main ivoire sur tablette poussiéreuse ; bruissement divers venant faire écho aux creux de tes cavités auditives. Un son qui ne provenait point de ta personne. Tu te retournas, immédiatement. Ce n’était pas un réflexe soldatesque mais bien et bel l’avidité religieuse qui te fournissait un sueur froide au bord du front. 



Peut-être devenais-tu fou.
Les harpies te toisant,
Comme cerbère devant gamelle :
Vide.

Hérétique, montre toi ! 

Ta crinière opalescente bougonna en même temps que ta mâchoire serpentine. Un pilleur de vérité ? Si proche du but, le satellite braiser teintant quelques morceaux de pierre d’une douce lumière, la poussière dansante dans l’air ambiant, comme un indicateur de l’ancienneté du lieu. Repliant les quelques livres que tu avais disposé sur le sol terreux, ton enveloppe corporelle se posta à l’entrée défaite du sanctuaire païen.

Cet endroit est sacré incroyant, ta présence n’est que blasphème. 

Il y avait que sous la menace, que les hommes s’arrêtaient, la souffrance dans les coeurs, un seul désir, un seul espoir, un cercle infini et des monstruosités internes qui commençaient à pourrir ta conscience sociale. Deku n’est pas encore l’homme des Grands Gourmants. Deku gentil. Deku… Joie tombe contre sol, main tremblante. Murmures. Chuchotements. Violence. Frénésie. Genou tombe contre sol, encore. Livres dégradés s’étalant contre l’herbe de la plaine, révélant des cercles ornés de plusieurs triangles, des lucifériens en gravure, une écriture teintée au sang, écaillée. Monstruosités d’un autre âge.
Que ce passait-il ?

Les démons grignotaient-ils ton âme ?
Ou bien,
Est-ce une maladie mentale qui charmait ton jugement ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1708-les-cris-sont-des-fleurs-la-douleur-leur-parfum-ryuuketsu-no-deku

The Silence of the Lambs ▬ Nishibi Tsunechika

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Souvenirs et correspondances :: Flashbacks
Sauter vers: