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28 Days Later ▬ Solo


Lun 27 Aoû 2018 - 11:37
Lieu : Pays de la Pluie.
An : Aux alentours de 202.

. : 28 Days Later : .



Le paysage changea du tout au tout. Les sirupeuses éminences rocheuses disparurent pour laisser place à une désolation certaine, une maladie métaphore suintant au travers du tableau d’Ame No Kuni. Tu avais déjà eu des échos de certains guerriers modernes narrant les mésaventures de ce territoire, guerre perpétuelle entre politiciens affables et criminels désireux d’obtenir le sacro-saint pouvoir des Divins. Comme par magie ou par simple coïncidence, le temps météorologique semblait s’être obscurci volontairement, rajoutant au caractère sordide de la scène. Selon l’ancêtre, les conditions de ces terres amenaient énormément de commerçants à venir faire quelques transactions au marché noir. En effet, Ame n’apportait qu’une terre boueuse par les pluies acides du pays, la richesse minérale étant quasiment inexistante. Les restaurateurs, les politiciens ainsi que les curieux quémandaient donc aux marchands extérieurs pour fournir la population ou les opulents dans leur cage dorée. Dans les deux cas, des vas et vient naissaient entre les pays frontaliers, brouillant les pistes. Du moins, tu l’espérais fondamentalement.

Après plusieurs heures, après plusieurs astres ivoires et rubis, après des nuitées épaisses et des demi-mots échangés, vous vous stoppèrent finalement sous ton influence, un besoin irascible, une attirance, un murmure qui te dictait. Comme une aura perceptible, un marée épais se formait face à vous, comme un arrêt à votre avancé.

Nous devrions dormir ici, les marécages devraient servir de protection naturelle. 
T’as des drôles d’idées p’tit gars ! 
Ame est réputé pour ses criminels, si la vente de ta marchandise est si peu cruciale pour la survie de ta famille… 
… Meh. 

Disparaissant du chariot, tes pas te menèrent sans comprendre aux abords orduriers du maremme goudronneux. Cet endroit avait quelque chose de… Particulier. Il y avait, au fond des noirceurs brumeuses et des eaux sales, un secret dissimulé. Sans t’en rendre véritablement compte, tes sourcils blanchâtres se froncèrent, comme une veine frontale qui se bloquait nerveusement sous l’influence des Grands Gourmands. La route était encore longue mais l’attirance percée à jour pour les terrains d’asphaltes mettait le projet au second plan. De toute façon, tu avais pris assez d’avance pour avoir le coeur plus léger. Même si les traqueurs n’allaient pas se stopper à la frontière, la traque ne prendrait fin que lorsque ton corps sera ramené au village d’Iwagakure No Sato. Tu en avais parfaitement conscience, ta fin était signée dans les écrits historiques, seul les vainqueurs raconteront la vérité : Une bête, un monstre, une terreur, un fou. Ils ignorent. Ils ignorent tous la vérité et les grands desseins pour la Princesse.

Plus loin, l’artisan du pays de la Terre commençait déjà à installer les tentes, la journée était bien avancée, l’astre lunaire n’allait pas tarder à venir se refléter dans les méandres vomitifs de ce qui vous entourait actuellement. Comme une bouteille de Saké vide, comme une pensive morte, comme une envie, les paumes rougeâtres. Chacun avait sa personnalité, son efficacité, son domaine de recherche. Ton compagnon temporaire allait servir à l’aménagement du camp tandis que ta personne se perdait dans les vibrations aqueuses noiraudes. Une attirance. Une envie.

Un peu plus loin se situait un ponton de bois d’ébène, désabusé par le temps, craquant sous le poids des années et la misère ambiante du pays de la Pluie. De ce que tu voyais globalement, il s’agissait là d’un endroit à l’abandon, ignoré de tous. Tu t’y avanças, prudemment maintenant au dessus de l'épais marécage pseudo-brumeux.

Attirance.
Filière noire.
Attraction.
Cicatrices.
Défaites. 


Je parle pour le Dieu et le Dieu parle à travers moi. Il est assis sur ma langue et mon aiguillon est son aiguillon. Il a le visage de la Terreur, de la Véhémence et du Meurtre, et je porte sa marque. Je prends son nom, car le mien était terne et poussiéreux. Je lui rends honneur dans l’espoir qu’il me montre les mystères. Je parle pour le Dieu et vous parlez pour moi. 

La traque sera courte.
Comme la dernière phrase.
De ta vie.



Dernière édition par Ryūuketsū no Deku le Mar 11 Sep 2018 - 14:59, édité 1 fois
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Mar 11 Sep 2018 - 14:58
La Messe Jashiniste était un art particulier, les nombreux écrits que tu avais eu entre les mains et que tu possédais encore dans certains coins reculés du Yuukan t’avait appris à être un religieux exemplaire. Des grottes sinistres aux parois le plus souvent gorgées de sang ; des cercles et des triangles comme message unique, cire anciennement chauffée à mort ; coulante sur un sol poussiéreux. Aujourd’hui, il semblerait que Ame No Kuni s’offre le plaisir d’un appel singulier. L’attirance devenait de plus en plus importante, comme une envie de sauter dans ces eaux goudronneuses, obscures et sombres. Une envie de ne faire qu’un avec la matière. Quel secret se cachait sous l’antre aqueux ?

Il fallait que tu le découvres ; l’attirance magnétique ne pouvait pas être présente par hasard. Il y aurait donc des reliques sur les terres pluvieuses de ce pays ? Cela aurait pu être logique, à dire vrai, les écrits que tu avais eu entre les mains au sein de la bibliothèque d’Iwagakure No Sato ne faisaient pas tellement écho à des lieux précis. Les anciens Jashinistes étaient des êtres Errants, naviguant entre différents pays pour prêcher la bonne foi du Démon aux milles visages. Quelques monuments avaient pu être édifier à sa gloire mais malheureusement, la folie des hommes avaient détruit presque totalement tous les emplacements hérétiques. Bien avant l’An 0 qui signifiait l’apparition des Arts Ninjas, bien avant la création des premières métropoles guerrières, bien avant l’avidité de l’homme et du contrôle total de ses terres qui n’appartenaient qu’à Dieu.

La matière filière goudronneuse bougonna sous ta peau, une envie de sortir. Une envie de découvrir ce qui se cachait sous la masse épaisse aqueuse. Peu à peu, tu fermas tes paupières, libérant tes muscles. Relâchant ton enveloppe corporelle. Ton orgasme vit ses cicatrice se défaire, la chaire se déchirant tandis que de nombreuses tentacules corbeaux gagnaient l’espace vitale. Les cerbères des nombreux cercles t’ordonnaient donc une mission, une récolte, un saint graal devant être obtenu. Gesticulant comme des vers de terre, la matière filière semblait être réceptive au lieu, comme une crasse : Comme un lieu saint bafoué par le temps, un sauvage ayant une vision paranoïaque. Paupières closes, tu ne bougeais plus sur ce ponton de fortune, le bois craquant une nouvelle fois sous le poids de l’envie, des chaines obscures retombant alors, naviguant selon leur bon désir, laissant derrière elles une étrange matière funeste.

Similaire à tes tuyaux, ta capacité spéciale glissa peu à peu dans l’eau boueuse des marécages. Ressentant exactement ce qui s’y passait, comme une vision, comme si ton esprit s’était développé à l’intérieur de ses monstruosités informes. Elles naviguaient avec aisance, au travers des poissons, des déchets et de la végétation aqueuse. L’endroit avait été sali par de nombreuses guerres, la pluie torrentielle qu’offrait la météorologie engouffrait des années voire des décennies de trésor ainsi que de soldats. Les hommes ne s’y intéressaient pas, l’antique, l’interdit, l’ancêtre et le vénérable. Similaire à un chercheur de trésor, tu farfouillais où les cérébraux n’allaient plus.

À l’intérieur de ces eaux, les fils s’entremêlaient à n’importe quel objet. Ton corps ressentait les sensations : La matière, la texture, les dimensions… On y retrouvait quelques affaires, énormément d’anciennes armes, quelques ossements de bellicistes fougueux… Il fallait donc fouiller plus profondément. Voir plus loin que la surface. Jashin gagnait en puissance avec le temps, chaque crâne découvert dans cet étang brumeux venait augmenter le trône du Prince ; des ossements pour le Roi des Os, des morts pour la violence métaphorique !

Relique… Je dois… Relique ! Se la procurer…! 

Murmures oubliés,
Relique digne d’une amnésie.
Manque de temps, abstraction d’un reliquat.
Frénésie d’un maudit ; incube dévoué.
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Jeu 13 Sep 2018 - 21:31

Finalement.
Tu trouvas.

Les larges tentacules goudronneuses s’entourèrent entre un objet rectangulaire de taille moyenne, construit à l’aide de matériaux qui semblaient assez costaud pour subir le poids des années, les crocs des horribles monstruosités aqueuses mais surtout, la vénalité des humains. Sauf peut-être bien la tienne… Il y avait aucune honte à être un charognard, bien loin de là. C’était d’ailleurs là l’une de tes principales qualités. Car au fond de ta petite personne, tu n’avais jamais eu le goût des villages cachés, de ces havres militaires où les gamins d’une dizaine d’année pouvait être plus fort qu’une personnalité deux fois plus antique sans logique aucune. Là où les titres pompeux et les roulades sociales étaient monnaie courante pour pas grand chose. Tout cela te donnait des nausées, et rien que pour cela, ton esprit dégénéré avait bien fait de partir. Là-bas, tu mourrais à petit feu. Là-bas, tu n’aurais pas tenu à la moindre attaque guerrière. Là-bas, tu n’étais qu’un bon à rien, juste capable de faire mal aux autres sans qu’on t’en félicite.

Lentement mais sûrement, tu remontais alors l’épaisse trouvaille, ressentant au travers de ta matière filière corbeau que la recherche était close. Théoriquement, les Dieux t’avaient guidé vers ce saint Graal, vers cette petite beauté dont tu ne connaissais encore nullement l’utilité, la forme exacte, voire même la contenance. Pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Pourquoi en présence du paysan ? Que devenait-il d’ailleurs ? Un bref regard vers le campement qui semblait s’être aussi rapidement installé que l’était ta trouvaille, apparement il y avait rien à craindre. Ce dernier s’amusait avec ces chevaux, une bouteille de « ‘gnole » à la gueule, la bave rosâtre, mélangée à ce mauvais vin qui te semblait encore présent dans ton organisme. Peut-être bien que la folie d’un homme commençait au premier verre d’alcool, et se finissant dans son premier verre de sang.
Peut-être bien.

Une fois les plus épaisses couches du marécage finies, la substance noirâtre réussie à se mouvoir avec plus de facilité, comme une anguille sous les roches, comme un bébé arrachant le téton de sa mère à l’aide de sa première dent de lait. Finalement et après quelques détours liés à des épais décombres, tu arrivas à percevoir le butin hors de l’eau, entremêlé par le pouvoir que t’avait offert les Dieux, ce sacro-saint pouvoir qui te plaisait tant, mais qui, pourtant, ravageait ton corps depuis de nombreuses lunes. C’était comme une expérience, comme une béatitude, comme un somptueux don des Solaires mais dont l’inspiration était Lunaire. Dans un bruissement épais et singulier, l’objet se posa contre le petit ponton où tu te situais depuis quelques minutes maintenant. Il s’agissait en vérité d’un coffre antique aux inscriptions sordides, une ancienne langue qui ne semblait pas avoir de sens. C’était ce que tu percevais en t’abaissant, alors que tes tentacules revenaient au sein de ton corps, renfermant tes cicatrices dans un slot de pus jaunâtre épais. À force, cela ne faisait même plus mal. À force, cela en devenait presque agréable. À force, elles finiront à te contrôler.

Voilà donc… Ce que les Dieux cherchent…  

Tes mains s’agrippèrent au coffre, tes yeux le dévisageant sous toutes ses coutures. Comment un objet comme celui-ci n’avait-il pas pu s’ouvrir avec le temps ? C’était presque incroyable. Non, c’était incroyable ! Blasphème que de croire qu’il ne s’agissait pas d’un miracle des Puissants ! Même s’ils étaient nombreux sur la scène, ils te murmuraient au creux de tes cavités auditives le meilleur. Le somptueux, le merveilleux. L’abstrait et la logique. Il fallait que tu trouves. Il fallait que tu trouves ! Oui ! Plus vite… Tes doigts s’agitèrent, puis le Kunai, puis les ongles qui se brisèrent sous le métal et la rouille. Pas d’ouverture. Pas de brèche pour la clé.

Rien.
Néant.
Total.
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Mer 19 Sep 2018 - 10:54
Gratte encore et gratte, gratte jusqu’à que tes ongles explosent en une infinité de morceaux différents, jusqu’à que les doigts deviennent sang, se teintent peu à peu. Un croc sous le métal, il y avait rien à faire. Un animal avec une carcasse métallique. Impossibilité, incompréhension. Tu ne comprenais pas, tu restais donc en bas de la hiérarchie démoniaque, dans l’incapacité de faire quelque chose d’utile, d’intéressant, de devenir un homme qui savait accomplir les grandes choses. Intérieurement, tu pouvais les entendre, ils ricanaient de ta condition de bête sauvage. Cette distance horrible entre l’Homme et le Démon ne pouvait jamais devenir un pont, puissant et important.

Soupirant entre tes chicots jaunâtres, tu abandonnas pour le moment, à genoux sur ce ponton au dessus d’un mauvais marécage d’Ame No Kuni. Te voilà seul, une vie à la mer, une fine pluie légère commençant à percevoir la terre battue de ce nouveau pays où tu te voyais déjà, non pas en conquérant, mais bien en jeunesse esclavagiste. Beaucoup trop de haine ici ; dans un coeur dans une empreigne de poésie. Il s’agissait d’une question de temps, d’une question d’envie, d’une façon de prendre sans comprendre. Ôte la vie. Arrête toi et regarde autour de ta petite personne. Il y avait personne pour te soutenir. Il y avait personne pour mettre une main épaisse sur ton épaule frêle.

Entouré de démons ;
Et pourtant si seul.
Sur cette planète Terre.

Tu avais besoin de cette foutue clé pour refermer cette plaie béante ; ouvrir le coffre aux infinis délices. Cela ne servait à rien que tu restes ici, sur cette parcelle de bois, à te morfondre sous les innombrables délices des vivants et des morts. Sors de ta mélancolie et regarde donc le campement efficace que le paysan, ce compagnon d’infortune avait mis en place. Tu pouvais être heureux d’avoir au moins un simple d’esprit à tes côtés. Ce dernier ne te jugeait pas, ne cherchait pas à connaitre ton passé, ton présent et encore moins ton futur. Il t’accompagnait, certes, pour l’argent mais il restait fidèle à sa direction. Contrairement à beaucoup de Shinobis, toi le premier.

Un soupire transperça des deux commissures sèches, éreintées par un mode de vie illogique, grossier et antique, à des années lumières d’aujourd’hui. Ton corps était meurtri ; digne de celui d’un cadavre et pourtant, tu vivais toujours. Par la gentillesse de tes Maitres, par la bonté de Jashin et de ses esclaves à l’épiderme recouverte de Son sang. Tu te levas, attrapa le fameux coffre et rejoignit sans le vouloir véritablement, ton compagnon de nuit ; de fuite et de plaisir alcoolisé. Le campement était sommaire mais suffisait pour une nuitée aux abords d’un marécage vomitif ; aucune haine envers cela, bien au contraire.

Alors tu déposes le coffre au milieu, à côté du feu de camp où l’homme se reposait, sa bouteille déjà à moitié vide à la main. Les chevaux étaient à côté, couchés et semblaient se perdre dans la danse des flammées rougeâtres. À croire que la troupe était fatiguée de la journée, c’était similaire pour ta personne pour dire vrai. Les paupières semblaient lourdes malgré l’envie de faire plaisir à ton Maitre.

Kes’qu’c’est ? 
Un coffre. 
Ah qu’bah ça alors…!

L’homme regarda l’objet avec des yeux ronds, il ne comprenait même pas la logique de la chose, d’où ta franchise plutôt étonnante à ce sujet. Sans que tu lui demandes, il tapota à l’aide de sa bouteille en verre sur le trésor refermé, comme un animal curieux.

Et pourquoi qu’tu l’ouvres pas ? 
Aucune serrure. 

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Mer 3 Oct 2018 - 18:56
C’est l’histoire de deux hommes.
Idiots ; sans navire ni femme.
Un trésor.
Indécelable.

Les Kunais, les dents, les couteaux, la bouteille d’alcool, rien n’avait réussi à percer ce petit coffre si discret. Et tu te disais Ninja ? Guerrier des nations et des fous ? Maitre-Esclave des dangereux et des Grands Gourmands ? En vérité, tu n’étais rien d’autre qu’un gamin paumé, avide de nourriture. Il y avait rien de grandiloquent à être dans ta situation, bien au contraire. Personne n’aura le courage d’inscrire ton nom au Panthéon des Indépendants. Avec quelques idées derrière la tête, tu aurais pu être un grand homme mais tu n’étais rien. Rien. Un peu de poussière sur un livre antique, sans importance.

Il faut croire que Ame détient des secrets encore inavouables. 
C'pays m’fout la frousse ! 
C’est bien pour ça que j’y vais… 

Un énième coup contre le coffre avant que tu ne te décides de fournir un épais coup de pied dans le corps central de l’objet antique qui grinça sous l’appel de la violence, lui qui n’avait rien quémandé, dans son ancien linceul de boue et de terre aqueuse. Si les ancêtres des champs de bataille t’observeraient, il s’agirait d’une honte pure et simple. Il y aucun honneur à fuir son propre territoire sous la peur du Kunai au plus proche de la gorge. Toutefois, tes prunelles se posèrent sur ce trésor interdit ; malgré la conscience que tu avais à ne pas pouvoir l’ouvrir, l’attirance permanente semblait ne pas s’éteindre. Comme un appel, comme un écho, comme un chant, un hurlement à la voix cassée.

Foutaises. 

Et alors que le compagnon de mauvaise fortune s’éloignait pour une petite commission bien méritée, tes cicatrices s’ouvrirent au niveau de ton bras - sans autorisation préalable - et vinrent s’agripper avec ténacité la malle maudite. Lentement mais sûrement, cette dernière fut attirée, ses fondations raclant le sol avec force, ôtant quelques parcelles de terre glaise. Peut-être que la clé se trouvait… Dans ton don des Faux Dieux ? Sans qu’aucun ordre ne fut fourni, tes tentacules entourèrent de plus en plus le coffre jusqu’à que ce dernier ne ressemble plus qu’à un immense tas gélatineux nerveux, bourdonnant comme un nid d’abeilles.

Peu à peu, les échos du métal tintèrent à tes oreilles crasseuses, un bruit particulier, celui du métal cédant sous la pression. Les attaches volèrent en même temps que les dernières gouttes de pisse du paysan du Pays de la Terre. Tandis que l’engin se secouait à l’aide d’une main épaisse et rugueuse, tu pouvais ressentir, au travers de ta matière filière noire, que le coffre était maintenant défait : Tu allais pouvoir lire en lui, comme dans un livre ouvert.

Se rétractant aussi vite que possible une fois sa mission accomplie, ta peau se recousue d’elle-même, dans la douleur et le sang suintant dans un mélange organique de pus et de sang épais. Les techniques Ninja usant directement du corps était souvent les plus puissantes mais aussi celles qui plaçait le corps au centre de tous les problèmes.

Trésor.
Décelé.

L’ouverture centrale s’ouvrit comme un thorax arraché, dévoilant alors ses organes internes et les quelques cadeaux qui pouvaient y avoir. Ton regard se pencha lentement vers ce don des Divins, jusqu’à que tu perçois cette petite chose, timide.

C’est quoi… Cette… Merde. 

Collier.
Astre à la larme pourpre ;
Corde en estomac ;
Offrande.

Citation :
Rp Terminé.
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