Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Préparer la nouvelle génération. [H. Tsuki, S. Akina]


Jeu 30 Aoû 2018 - 3:27
Plus d’un mois était passé depuis ma première mission officielle au service du village. Une mission durant laquelle ma collègue et moi-même avons su déjouer les plans de brigands contre l’attaque du chantier naval de Kumo. Le temps est passé si vite… Que je n’ai même pas eu le temps de me rendre compte du chemin parcouru que déjà on me confiait une nouvelle mission.
En rentrant du travail j’aperçois une lettre proprement déposée sur le pas de ma porte. Je la retourne puis, reconnaissant le sceau, l’ouvre sans attendre. Une nouvelle mission, au village cette fois-ci. @Hohoemi Tsuki, @Suzuri Akina et moi-même avons été désigné pour remplir une mission importante : celle d’évaluer les aspirants à l’académie ninja. La jeune génération… Celle qui, comme nous à leur âge pour nos aînés, viendra prendre notre succession. 15ans… Cela fait maintenant plus de 15 que j’ai passé l’académie. 15 ans plus tard, me voilà toujours genin. Qu’ai-je fait toutes ces années ? Mes sentiments reviennent me hanter. Toutes ces années ont été richement mises à profits… Mais pour ce que je voulais réellement faire. Comment dès lors ne pas penser que tout ce temps n’est finalement que du temps perdu ? Car il n’en est rien. Ces 15 ans m’ont permis d’acquérir une expérience de vie que très peu ont eu la chance d’avoir. 15 ans… qui ne doivent pas être une faiblesse, mais une force.

Le rendez-vous était donné à 8 heures dans deux jours à l’académie ninja. Si l’ont fait appel à nous, ce n’est non pas pour une évaluation des connaissances mais bel et bien des capacités. Nous devons donc concocter des tests qui nous permettront de remplir ce rôle. La lettre toujours dans ma main, je pars m’assoir dans mon fauteuil l’air pensif.


________________________________


6 heures. Mon réveil sonne alors que le soleil n’est pas encore levé. Un réveil difficile, auquel je ne suis pas habitué, bercé dans ce quotidien qui est devenu le mien. Je me vêtis de ma tenue habituelle : un Shihakushō (死覇装) composé d'un Shitagi blanc (下着) sous un Kosode noir (小袖) et d’un Hakama noir (袴) tenu par un Hakama-himo blanc. Une veste aux bordures dorées vient parfaire mon apparence et je pars aussitôt en direction de l’académie. Avant même de chercher à tester ces jeunes pouces, il serait intéressant de les observer dans leurs éléments. 15 ans… Les choses changent tellement en tant d’années. Peut-être les programmes ont-ils eux aussi changé ? Ainsi que la manière d’enseigné ? L’académie est la seule école à laquelle je ne suis jamais allé. Passage obligé pour devenir genin, mes parents furent obligés de m’y inscrire. Aucun instructeur ne pouvait remplir ce rôle car à l’armée, les règles sont les règles, ce peu importe votre rang.

Arrivé sur les lieux, j’observe attentivement ces adolescents entrer dans la cour du bâtiment. Des regards se posent sur moi… puis fuient aussitôt que nos yeux se croisent. J’entre à mon tour, puis me dirige vers l’accueil. Rien n’a changé, tout est comme dans mes souvenirs. Les terrains de jeux… les arbres qui parsèment la cour, les portes et fenêtres du bâtiment principal… Et même… professeur Hayate ?

« –Watake ? Il incline la tête en signe de respect puis m’adresse un sourire chaleureux. Cela fait au moins… 10 ans que je ne vous ai pas vu ! Que nous fait l’honneur de votre présence ici ?
–Bonjour monsieur. Une décennie en effet, je vois qu’ici les choses n’ont pas changé. Le village nous a confié la mission d’évaluer les nouveaux aspirants. J’attends deux de mes collègues qui doivent me rejoindre… D’ailleurs voilà la première qui arrive. »


Dernière édition par Metaru Kenshin le Mer 19 Sep 2018 - 11:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Sam 1 Sep 2018 - 15:49



Depuis que la Suzuri avait repris du service dans les rangs Shinobi de Kumo, elle enchainait les missions à rythme assez soutenu. Sans doute les autorités du village; ou une quelconque autre personne assez bien placée dans l'instution que devenait peu à peu le village; ne voulaient pas la revoir une nouvelle fois quitter la vie de Kunoichi pour ne se consacrer qu'à ses livres. Pourtant ses compétences en que telle, que ninja, n'étaient pas exceptionnelles et son esprit trop pacifiste lui laissait beaucoup à envier aux autres. On ne savait donc pas pourquoi "on" était si désireux de la voir porter le bandeau des nuages... Mais Akina avait tout de même une idée de l'origine de cette fréquence qu'on lui "imposait"; son père sûrement...

Commençant donc à accumuler les missions pur Kumo, qui étaient assez variée si on y regardait pas de prés; Akina semblait tout de même en pôle position sur la liste des Kumojin pour effectuer ce type ci de tâches. Effectivement, cela faisait la troisième, ou quatrième fois qu'on faisait appel à ses services dans un cadre "pédagogique"... Sans sa sympathie et ses methodes lui conféraient une certaine aura pour accompagner les jeunes, les aiguiller et leur donner confiance. Oui peut être... C'était même sûr, il n'y avait pas d'autre explication; pour Akina en tous les cas, car l'intendante de la bibliothèque avait une tendance à se sous estimer; cela dit sans se dévaloriser.

Enfin, participer à ce genre d'action qui était davantage pour le bien du village et pour celui de ses futurs ninjas que pour servir les intérêts d'une tierce personne; lui plaisait beaucoup. Avoir un impact positif sur de jeunes esprits, leur inculquer de vrais valeurs; c'était certainement ce la motivait à rester une Shinobi et pas seulement une bibliothècaire. Mais cette fois-ci il ne s'agissait pas d'évaluer, ou d'accompagner un seul gamin ou gamine égaré; mais tout un groupe. Toute une promotion. Travailler sur la globalité n'était pas son fort; elle préférait le cas par cas... Mais cela... Ce qu'elle préférait et ce qui était jugé bon par les pensants du village... Etaient deux choses bien distinctes.

Donc, et même si elle n'était pas foncièrement d'accord avec la méthode, elle ne pouvait que se plier aux exigences; la rigueur militaire primant sur le reste et surtout sur ses envies. Puis, ça lui permettrait, dans un sens, de remettre le pieds dans cet endroit qu'elle avait longtemps, peut-être trop d'ailleurs; fréquenté. L'académie de Kumo. Ce fut donc le matin, assez tôt, après un réveil en douceur; qu'elle s'était rendue sur les lieux de cette mission; où elle serait épaulée; ou inversement; pas deux autres genin qu'elle connaissait déjà plus moins. Le Metaru avec lequel elle avait déjà fait équipe par le passé; et la dénommée Tsuki; qu'elle avait déjà entraperçu à la bibliothèque, notamment récemment; aux côté de l'Ikeda. Fait qui l'avait d'ailleurs interpellé...

-Bonjour, Kenshin. Dit-elle avec son éternel sourire accroché aux lèvres, jetant un oeil à l'homme qui lui faisait. Elle le reconnu. Il avait été l'un des sensei encadrant sa formation, quelques années auparavant. Elle le saluat donc avec tous les égards qui lui étaient dûs. Sensei...
-Akina... toi par contre; cela ne fait pas assez longtemps que je ne t'ai pas vu... Soupira-t-il.

La Suzuri acquieça sans rien dire; la gêne qu'elle éprouvait face à cet homme était déjà bien suffisante...



_________________

Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances


Dernière édition par Suzuri Akina le Lun 10 Sep 2018 - 15:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Mar 4 Sep 2018 - 1:02
Nouvelle journée, nouvelle mission. C’est sa deuxième au village, même si cette fois, celle-ci ne lui demande pas de la quitter et semble être plus paisible. Pour cette fois, la blonde doit se rendre à l’académie et effectuer trois tâches. Dans un premier temps, évaluer les aspirants ninjas. Eh bien. Quelque chose d’assez compliqué pour elle, quand on voit qu’elle n’est kunoichi que depuis peu et que ses capacités ont davantage été appliquées à chasser qu’à agir en tant que telle. Certes, cela s’est amélioré dernièrement, mais tout de même. Dans un second temps, l’équipe en charge devra préparer un entraînement pour eux et s’assurer que tout se passe bien. Bon, là, c’est assez facile et elle n’est pas censée rencontrer trop de problèmes – mais on ne sait jamais. Enfin, dans un dernier temps, les trois ninjas choisis appliqueront cet entraînement, veilleront à son bon déroulement et feront un rapport au directeur de l’académie. La phase finale de ce projet semble bien moins intéressante que les autres, mais bon. Le reste compensera.

Les prunelles de la blonde se sont néanmoins arrêtées un instant sur les noms de l’équipe formée pour mener cette mission à bien. Hohoemi Tsuki, elle-même, puis Suzuri Akina et Metaru Kenshin. Si le dernier nom lui est extrêmement familier de par leur rencontre et leur combat, le deuxième ne lui évoque qu’un vague souvenir de l’intendante de la bibliothèque. Jolie brune à lunettes, Tsuki ne lui avait jamais vraiment adressé la parole à part pour la saluer en arrivant ou en sortant ; du coup, elle ne saurait dire ce qu’elle pense de cette femme. Bon, à part sur le plan physique, mais ce n’est pas intéressant et cela ne la mènerait à rien.

Quoi qu’il en soit, la blonde s’est levée très tôt pour y aller et se mettre au travail aux côtés de ses partenaires. Elle se demande comment cela se déroulera avec Kenshin, vu l’issue houleuse de leur affrontement. Néanmoins, quand bien même elle aurait adoré se défiler et l’esquiver pendant encore quelques mois, les obligations sont les obligations … Alors elle y va d’un pied déterminé et se prépare à s’amuser autant que possible. Son travail est une passion autant qu’un emploi, alors Tsuki y met beaucoup, vraiment beaucoup de cœur.

Elle arrive dans l’académie, où se trouve le professeur Hayate accompagné des deux autres ninjas. En retard, Tsuki ? Oh non, pas bon ça. Pas la meilleure façon de marquer le coup. Les yeux du professeur se posent sur la blondinette et un sourire crispé naît sur ses lèvres. Il n’a pas un excellent souvenir de la demoiselle, au contraire. La mine de la demoiselle suit la sienne et ils se fixent un instant. Puis il se décide de briser le silence en premier, peut-être pour la mettre à l’aise, ou simplement … briser le silence. Bah. Après tout, hein.
« Si j’avais su qu’un jour vous seriez entraîneur, je n’y aurais jamais cru. Mais je suis ravi de voir que vous vous en êtes bien tirée. »
Le sourire de Tsuki devient plus sincère, plus amusé. Une cancre, hein ? En réalité, non, plutôt … une fille fougueuse qui ne tenait vraiment, mais alors vraiment pas en place. Elle n’a jamais aimé les cours, elle n’a jamais aimé être enfermée entre quatre murs. Alors forcément, le principe de l’académie, pour une chasseuse, a toujours été … bien trop en-dehors de sa zone de confort. Et bien trop incompréhensible. Mais bon, la blonde a tenu le coup, jusqu’au bout, et la voilà aujourd’hui !
« Je vois que vous m’appréciez toujours autant. Je suis très contente de vous revoir ! » Elle fait une pause, puis se tourne vers ses deux partenaires. « Bonjour à vous deux ! Je suis sûre que nous allons faire du bon travail. »
Le sourire Tsuki. Marque de fabrique de la blonde. Cette petite mimique, là, qui illumine son visage. Ses grands yeux rouges paraissent moins démoniaques, d’un coup ; et elle ressemble davantage à une enfant. Pourtant, au fond d’elle, la Genin se demande comment cette rencontre avec Kenshin va se dérouler. Si ce sera calme ou non. Si ce sera tranquille ou non. Bref, elle serre les dents autant qu’elle les desserre et noie ses doutes sous un torrent de bonne volonté.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3844-100-hohoemi-tsuki http://www.ascentofshinobi.com/t3870-tsuki-carnet-de-bord

Dim 9 Sep 2018 - 22:36
C’est alors que la silouhette de la Suzuri apparaît au bout du couloir. Mes yeux se pose tour à tour sur elle et sur Monsieur Hayate. Le regard de ce dernier devient bien plus froid. Je peux ressentir le jugement dur qu’il porte sur elle… ce qui me remémore des souvenirs. Le professeur Hayate n’a jamais été un professeur bien aimé. Son attitude vis-à-vis des élèves médiocres et mauvais lui a valu de nombreuses plaintes des parents. Plaintes qui n’ont jamais mené à rien tant sa réputation est grande. Un homme dur, stricte, qui en demande beaucoup. Mais qui est aussi capable de beaucoup donner pour parvenir au résultat espérer. Arrivée à notre niveau, la jeune femme me salue avec son sourire si particulier. Accueil que je lui rends par un sourire chaleureux.

« Bonjour madame Suzuri. Ravi de vous revoir. »

Elle salue ensuite le professeur. Qui y répond par une remarque cinglante. Plus jeune je ne comprenais pas vraiment pourquoi il était à la fois admiré et détesté. Mais maintenant j’en comprends parfaitement les raisons. Cet homme… Semble aigri. Adaptant son comportement à la personne et à la situation. Tout le monde, quel qu’il soit et quel que soit son rang mérite le respect. Ce genre de comportement… Ne me sied guère. Une ambiance gênante s’installe aussitôt. Tsuki apparaît à son tour au bout du couloir. Cette fois-ci c’est un sourire crispé qui marque son visage… Décidément, ces deux jeunes femmes ne semblent pas lui avoir laissé un bon souvenir. Arrivée à notre niveau, la jeune femme est accueillie par une deuxième remarque, suivie des politesses de convenance. Son sourire se fait amusé et elle lui fait aussitôt part de sa réparti ce qui, bien que je n’en montre rien, ne manque pas de m’amuser. Les retrouvailles faites, elle se tourne vers la Suzuri et moi-même puis nous salue à notre tour.

« Bonjour Tsuki. Je ne doute pas que nous ferons du bon travail. »

Derrière les apparences et les convenances, je ne peux m’empêcher de repenser à notre combat. Contre durant lequel, poussée par la colère, la rage et la souffrance, j’ai failli attenter à sa vie. Quand je me remémore ce qu’il s’est passé, je me sens mal à l’aise. Une sorte de mal-être qui m’envahit. Cette personne que j’ai montré ce jour-là, ce n’est pas moi. Tout du moins, c’est ce que je pensais. Mais je dois bien me rendre à l’évidence. Tout cela fait partie de moi. Je suis cette personne, bien que je m’y refuse. Je suis un homme capable de tuer une partenaire, une camarade simplement sous le coup de la colère et de la souffrance… Ces traces que m’ont laissé l’accident. Ces traces que je pensais disparus, sont bien plus importantes que je ne l’avais imaginé. De profonde cicatrices, tant sur mon corps que sur mon esprit. Je ne veux pas devenir ce genre de personne. Je ne veux pas devenir un misérable criminel. Jamais, je ne deviendrai ce que je hais tant.

Le professeur Hayate nous invite à le suivre, ce que nous faisons tout trois. Ouvrant la marche derrière lui, je balaye mon regard sur les salles de classe que j’ai autrefois éprouvé. J’étais un élève modèle à n’en pas douter. Je n’ai jamais eu de talents particuliers dans les arts ninjas, mais je compensais ce défaut par un entrainement et un travail quotidien. En ce qui concerne les cours théoriques, j’avais déjà toutes les connaissances – et bien plus – nécessaires. Bien plus que ce que l’on nous demandait. Traversant le bâtiment, nous poussons une porte dévoilant la cour intérieure de l’académie. Là, des élèves nous attendent déjà. Les regards se font tantôt surpris, tantôt émerveillé. L’innocence des premiers pas. Le professeur prend place sur le côté opposé où se tiennent les élèves et nous nous plaçons, mes collègues et moi, sur son côté droit. Le silence s’installe. Personne n’oserait perturber la présence du professeur Hayate… Sous peine de se risquer à des sanctions.


« Bonjour. Vous allez avoir l’honneur de vous faire évaluer par Metaru Kenshin ici présent, ainsi que ses deux collègues : Suzuri Akina et Hohoemi Tsuki. Je vous ai déjà expliqué tout ce qu’il y avait à savoir. Inutile donc de m’étendre plus sur le sujet. Suivez leurs ordres comme s’ils venaient de moi. Rendez-moi fier ! Et rendez le village fier de vous ! »


Mes deux camarades et moi avons le même grade et le même rang. Bien que je sois de la noblesse, nous sommes tous égaux à l’armée. Voici une bien mauvaise présentation de sa part. Une nouvelle entorse à la prétendue étiquette à laquelle il tenait tant. Je regarde tour à tour mes camarades puis les invite à prendre parole. Puis qu’il semble me donner tant d’importance, il est de mon devoir d’en donner à mes collègues.


Dernière édition par Metaru Kenshin le Mar 11 Sep 2018 - 22:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Lun 10 Sep 2018 - 15:33



Ces deux-là, le professeur Hayate et Akina, ne s’aimaient pas ; il ‘y avait aucun secret et aucun mystère autour de ça. Cet homme que l’on pouvait aujourd’hui qualifier de vieux compte tenu du monde dans lequel ils vivaient, n’avait jamais apprécié la créativité ni même les ambitions de la Suzuri, sans jamais lui avoir expliqué les raisons qui le poussaient à s’acharner sur elle. Des tours de terrain en guise de punition, des heures en plus à faire des exercices bidons et une notation calamiteuse avaient été le quotidien d’Akina pendant assez longtemps ; jusqu’à ce qu’elle devienne genin, en fait. Et qu’elle ait quitté les rangs de l’armée de Shitaderu peu de temps après n’avait sans doute pas amélioré sa perception de la jeune femme.

Malgré tout, l’intendante le respectait toujours ; pas pour ses qualités d’enseignant ; dont elle n’avait de toute façon pas bénéficié ; mais pour sa fonction au sein du village. Elle était parfaitement consciente que si elle avait mal vécu cette période, tous les autres semblaient l’avoir traversé avec une facilité déconcertante. Néanmoins, l’entendre parler ainsi à ses « élèves » lui extirpa un long soupir d’exaspération. -Vraiment ? S’était-elle faite la remarque après qu’il eut terminé son discours de pseudos-encouragements. Voilà ce que lui inspirait vraiment l’Hayate… Souvent, Akina se taisait face aux remarques et autres critiques ; des fois que quelque chose d’instructif en ressorte. Mais cette fois ci…

-Ouais, voilà… Comme vient de dire votre Sensei. On va vous évaluer parce qu’apparemment « il » n’est pas apte à le faire. Ou alors les autorités le trouvent trop vieux, allez savoir. Dit-elle d’un ton sec avec un haussement d’épaules. D’ailleurs, Sensei, je vais vous demander de nous laisser travailler en paix avec « vos » élèves. Ajoute-t-elle en posant le regard sur la cible de ses propos. Paroles dont elle n’avait évidemment pas mesuré le degrés de respect ou d’insolence. « On » nous a confié la mission d’évaluer ce groupe, pas de faire causette avec vous, alors… vous pouvez disposer. Continua-t-elle. Et, ça n’appelle aucune discussion, le sujet est clos. Conclut-elle concernant le Sensei.

Elle garda un moment le silence, qui fut d’ailleurs accompagné de celui de tous les autres alors présents ici. Moment de gênance… Les règlements de compte en public avaient toujours ce petit effet jovial rendant l’atmosphère tout de suite plus convivial ; c’était connu. Cela avait dû faire un choc à son ancien professeur de l’entendre s’adresser à lui de cette façon. De nombreuses années les séparaient maintenant de cette période où seule sa parole valait. Depuis, elle avait gagné en aplomb, en répartie aussi ; et surtout elle n’était plus la « gamine » silencieuse et discrète qu’elle avait pu être. Ces dernières années lui avaient… forgé un caractère assez impétueux ; même si elle ne le montrait que rarement…

Puis, finalement, le Sensei Hayate, sans doute abasourdi les salua.

-Bien, je vous laisse travailler alors.
-Ouais, faites dont ça. Répondit-elle avec toute la désinvolture dont elle était capable. Une fois qu’il eut quitté la cour intérieure de l’académie ; elle reprit. Bien… J’m’appelle Suzuri Akina, certains d’entre vous me connaissent déjà. Je suis sûre qu’on va bien travailler tous ensemble. Finit-elle par adresser avec un grand sourire né d'un anthousiasme nouveau aux jeunes aspirants pour lesquels ils étaient initialement venus. Puis elle adressa un regard et une mine tout aussi enjoués à ses partenaires, Tsuki et Kenshin.

La Suzuri avait de nombreuses idées pour évaluer les compétences de la nouvelle génération de ninja qui servirait Kumo. La journée allait être courte mais riche.



_________________

Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Mar 11 Sep 2018 - 18:00
préparer la nouvelle génération.

Un froid entre Tsuki et Kenshin. Un froid glacial, qui ferait pâlir les plus froides contrées du monde. Il y a ces souvenirs qui surgissent, ce malaise profond lié à leur combat. Pourtant, l’un et l’autre tentent tant bien que mal de mettre cette histoire de côté pour ne pas propager la sensation de gêne qui les habite. Ils sont adultes, donc ils avancent avec. Peut-être que cela se tassera avec le temps ? S’ils deviennent plus proches ? S’ils deviennent amis. Une égratignure qui ne cicatrisera que petit à petit et se fera oublier lorsqu’ils seront prêts à passer à autre chose. Au fond, Tsuki s’en fiche, mais elle se demande quand même si ses capacités ne sont pas un énorme fossé entre eux. Dans le doute, elle considère qu’ils ne livreront plus jamais bataille l’un contre l’autre, tout simplement. Pour éviter ce genre d’erreur.

La blonde hoche gentiment la tête avec un sourire quand il s’adresse à elle. Du bon travail, oui ! Passer à autre chose, avancer, évoluer ! Pour le bien de la mission et leur propre bien, à plus long terme. Mener cette activité à bien sera une bonne chose pour les aspirants, mais aussi pour leur satisfaction personnelle. Qui n’a jamais rêvé de donner des leçons à un gamin ? Hum. Peut-être Tsuki. Parce qu’au fond, elle ne sait pas du tout quoi leur présenter. Par contre, quand le vieux pépère commence à s’avancer un peu, là. Il devient gênant. Comment ça, Kenshin est l’entraîneur et elles les assistantes ? C’est quoi le délire ? La Genin croise les bras sur sa poitrine et pose un regard mauvais sur le monsieur.

Et là.

Tsuki n’a pas le temps d’intervenir que la jeune Akina l’a déjà remis à sa place. Paf. C’est fait. Une petite réplique bien placée, qui casse complètement le personnage et le force à s’emmurer dans un silence pesant. Les élèves et la blonde ne savent plus où se mettre. Il y a ce malaise, profond malaise, qui s’empare de tout le monde. Si Tsuki était déjà gênée de revoir Kenshin après leur bataille, elle est désormais gênée de se trouver au milieu de la mutinerie. Mais, au fond. Le petit vieux l’a pas volée ! Il a cherché la grosse pêche qu’il vient de se prendre, il avait juste à se taire. Ne pas être sexiste, ou condescendant. Il décide de reprendre et s’en va. Même en s’en allant, Akina lui lance une dernière mandale, qui l’assomme définitivement.

Les élèves sont aussi abasourdis que le sensei, tout autant que Tsuki. Ils s’échangent des regards perplexes, jusqu’à ce que la pression se dissipe lorsque la brune reprend la parole. La Genin admire. Cette poigne, cette patate ! Cette capacité à remettre le vieux à sa place ! Oh, mince alors ! Cette fille a une énorme paire de boules et elle sait s’en servir. La blonde est très contente de travailler à ses côtés pour la journée, elle apprendra peut-être beaucoup dans le même temps !

Bon, c’est pas tout ça, mais il faut s’y mettre, quand même. Tsuki tape son poing dans sa paume avec un gigantesque sourire sur les lèvres. La petite pincée de joie, de rigolade et de bonne humeur entre en scène ! Son premier but va être de rebondir sur les actions d’Akina pour en faire quelque chose de moins choquant, voire complètement oublié. Bref, quelque chose de faisable et pas trop compliqué. Alors, alors.
« Je suis Hohoemi Tsuki, dîtes juste Tsuki, parce qu’il paraît que mon nom de famille est compliqué à dire. Bref ! » Elle pose les mains sur ses hanches. « Notre première mission, en tant que professeurs du jour, va être de vous évaluer. »
Tsuki fait un premier pas, en se détachant alors de ses deux confrères. Mener la danse pour les explications, puis laisser les deux faire ? S’ils savent donner des exercices, ce sera probablement plus intéressant que de réfléchir dans le vide. Heureusement qu’ils sont là, au fond.
« Vous comprenez, si on n’a aucune idée de vos capacités, on ne pourra pas savoir ce que vous valez ni comment vous aidez à vous améliorer ! Du coup, dans un premier temps, nous allons procéder à des petits exercices. Vous en faîtes pas, ce ne sera ni difficile, ni nul ! Pour une fois que vous avez des ninjas jeunes pour vous enseigner, autant qu’ils vous enseignent comment s’entraîner en s’amusant, non ? »
Ils hochent tous la tête et sourient. Un sourire partagé entre l’amusement sincère et l’amusement sardonique. La petite pique lancée par Tsuki à l’attention du professeur n’est pas tombé dans l’oreille de sourds, elle l’a bien remarqué. Son sourire est alimenté par celui des jeunes. Tsuki le clown ? Sérieuse quand même, cela dit. Il ne faut pas perdre l’objectif de vue.
« Je vous propose de commencer par un exercice de lancer ! Donc nous allons sortir et vous mettrez une belle rouste à vos mannequins. À partir de là, on avisera, d’accord ? »
Nouveaux hochements de tête. Le lancer, ce n’est clairement pas l’activité la plus drôle de toutes, mais c’est une bonne base. Puis c’est cool, au fond. Pas particulièrement stressant ni difficile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3844-100-hohoemi-tsuki http://www.ascentofshinobi.com/t3870-tsuki-carnet-de-bord

Mer 12 Sep 2018 - 10:50
La Suzuri pousse un long soupir d’exaspération et je la comprends parfaitement. Sa stupéfaction est parfaitement justifiée, tant le comportement de Monsieur Hayate est sidérant. Ce n’est pas ainsi que l’on se comporte à l’armée. Nous ne sommes pas dans le monde civil. La jeune femme prend la parole réplique aussitôt à l’attaque du responsable. Une attaque un peu brutale et trop directe à mon goût. Pas assez subtile. Mais tout cela ne me concerne pas. Je suis ici pour évaluer ces jeunes étudiants, pas pour m’immiscer entre les affaires de mes deux collègues et de Monsieur Hayate.
Sa seconde diatribe l’invite à partir de cette cour pour laisser aux trois examinateurs que nous sommes faire le travail que l’on nous a confié. Après tout, ce n’est pas une si mauvaise idée. N’avoir personne dans nos pattes n’est pas un moindre mal. Cette invitation, qui tourne plutôt en exigence ne rencontre aucune résistance. Les yeux dans les yeux, son interlocuteur met quelques secondes à se rendre compte de la situation et de l’accepter. On récole ce que l’on sème.
La dernière désinvolture de la Suzuri était encore une fois évitable… la fougue de la jeunesse, ou plutôt la frustration ne pas être respecté pour ce qu’elle est aujourd’hui. Je la comprends. Il quitte la cour et le ton devient plus léger. Puisqu’il ne l’a pas présenté, la jeune femme s’effectue et salue les étudiants avec son enthousiasme naturel. L’ambiance devient moins oppressante, moins étrange. Revenant peu à peu à la normale. Espérons que ce mauvais départ n’entache pas cette journée ! Elle est importante pour ces jeunes gens.

Tsuki semble elle aussi enthousiasmé par les propos de sa collègue. Pour sûr elle doit apprécier sa répartie. Se présentant à son tour, elle réitère la raison de notre présence ici. Elle se met en avant en s’avançant d’un pas puis continue ses explications, tout en les rassurant de ce qui pourrait arriver. Cet exercice est important, très important. Mais ce ne sera pas le seul du genre. Les étudiants doivent donc comprendre cette importance, sans pour autant céder à la pression, par peur de l’échec. Les opportunités de montrer ce dont ils sont capables seront multiples. L’important n’est pas d’exceller dans toutes, mais de montrer ses efforts, ses progrès. De montrer ce dont on est capable sans non plus vouloir en faire trop, au risque de se ridiculiser.
Sa petite pique à l’intention de Monsieur Hayate fait mouche, déclenchant sourires et rires. Tsuki a passé la gêne des premiers instants. J’espère que je ne serai pas responsable de son retour. Elle propose un exercice de lancer pour commencer la session. Simple mais efficace, il s’agit d’une excellente idée. Même si je ne trouve rien à ajouter à ce qui vient d’être dis, je prends quand même la parole afin de casser une fois pour toute l’ambiance qui a été instauré par les mots de Monsieur Hayate.


« Mes deux collègues ont déjà tout dit. Je tiens cependant à vous dire que cette journée est importante. Ce ne sera pas la seule, vous aurez d’autres occasions de montrer ce que vous savez, ainsi que vos progrès. Mais elle est importante. N’en faites pas trop. Ne trichez pas. Nous verrons tout cela. Montrez-nous ce dont vous êtes capable et nous serons fiers de vous. »

Un discours un brin paternaliste, mais sincère. Nous nous dirigeons donc vers une autre cour, où se trouvent les mannequins. Le silence se brise peu à peu pour laisser place à quelques bavardages. Rien que ne nécessite notre intervention. Après une seconde porte, nous arrivons enfin sur les lieux. 2 rangées de 5 mannequins se tiennent devant le mur en pierre. Les élèves se placent naturellement à la chaîne derrière les premiers et l’évaluation peut commencer.
Tous les niveaux semblent présents. Des plus prometteurs qui ne ratent – quasiment – jamais leur cible à ceux qui ne parviennent presque pas à la toucher. Joie, fierté, frustration, gêne. Nombreux sont les sentiments qui se lisent sur leur visage. Durant tout l’exercice je prends des notes mentales sur chacun d’eux. Associant à leur image des points répartis en fonction de leur performance. Tous les élèves passés, et même si ce n’est pas mon rôle, je profite de l’occasion pour leur dispenser quelques conseils. Je m’avance pour me placer devant une cible et saisit un shuriken.


« Un bon lancer consiste en deux étapes. Première étape : bien tenir son shuriken. Votre pouce, votre index et votre majeure doivent tenir le shuriken, les deux autres trois sont superflus et vous gêneront dans votre lancer. Placez-les bien au centre, pour équilibrer la force que vous mettrez dans votre lancer. Seconde étape : le mouvement. L’art de lancer un shuriken réside dans le mouvement que vous effectuez avec votre main. La rotation du shuriken pourra soit stabiliser sa course, soit lui donner un effet. En résumé : vous pouvez le lancer en ligne droite, ou lui faire faire une courbe. Placer votre main comme cela, visez votre cible et lancez-les. Si vous les jeter, vous ne parviendrez pas à faire mouche. »

L’art de lancer est tel l’art de manier une épée. Il faut en comprendre les codes pour le maîtriser. Cela demande du temps, de l’entrainement, de la volonté et de la patience. Mais il est difficile, très difficile de l’apprendre sans le voir. Le maître est là pour ça. Donner l’exemple.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Mer 12 Sep 2018 - 11:29



Sans doute qu’un petit rappel des bases du lancer de Shuriken s’imposait, histoire que tous visualisent bien ce qu’ils avaient à faire. En principe, ils savaient déjà comment atteindre une cible avec une étoile ou un kunai d’ailleurs même si ce n’était du grand art... Akina n’allait pas leur refaire un cours théorique. Les trois genin étaient là pour évaluer avant toutes choses ; il s’agissait d’un « contrôle » officiel. On pouvait même se demander qui était évalué… Les élèves, ou le professeur ? Si cette « nouvelle génération » présentait des lacunes ; cela ne pourrait être leur faute, tout au moins pas complétement. Après, qu’il y ait une ou deux futures recrues vraiment nulles dans cette discipline était possible ; mais qu’ils le soient tous…

-Maintenant que vous vous souvenez comment on fait pour lancer un shuriken, vous allez vous répartir devant chaque mannequin. Vous passerez chacun… trois fois. Ça devrait le faire, trois fois. Et au top, vous lancez. Expliqua-t-elle rapidement en sortant d’une des poches de sa veste de genin une feuille comportant les noms de chacun des aspirants. Normalement, Kenshin et Tsuki avaient eu la même. Avant de lancer, rappelez-nous vos noms et prénoms. Et lorsque la jeune femme prononça le premier top ; les apprentis s’exécutèrent, prononçant leur identité et envoyant les shuriken vers les cibles. Akina, son « stylo plume » de bambou en main ; griffonna quelques annotations à côté de leurs noms.

Continuant d’observer les élèves s’adonner à cet exercice basique mais néanmoins crucial pour un ninja ; elle s’approcha de ses deux collègues.

-Pour la suite, ce serait bien si on voyait comme ils se débrouillent face à une menace. Rien de très violent… J’ai une ou deux techniques qui pourraient faire l’affaire, et pas spécialement dangereuses. Vous en dites quoi ? Ça nous permettrait de voir leur créativité, de voir s’ils savent esquiver un minimum ou se défendre… Proposa-t-elle en continuant d’ajouter des observations à côté des noms… Top ! S’exclama-t-elle lorsque de nouveaux apprenants se mirent en place. Elle replaça ses lunettes correctement sur son nez et reprit. Ils ne sont pas mauvais, ça va… Sourit-elle.

Meilleurs qu'elle à la même époque, en fait. A priori le Sensei avait quand même bien bossé avec eux. Akina, elle, avait dû apprendre seule au final, enfin, avec l'aide de sa défunte cousine... Dire qu'elle avait appris des choses d'elle...



_________________

Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Jeu 13 Sep 2018 - 23:35
préparer la nouvelle génération.

Des lancers de shurikens. Tsuki se met sur le côté, sort le papier qui lui a été donné et une sorte de crayon. Depuis très jeune, la blonde n’a jamais aimé utiliser de véritables « stylos », comme ils les appellent. Stylos, pinceaux, toutes ces choses qui ont de l’encre et qui en mettent partout. Donc, depuis toute petite, elle utilise des outils qui ne tachent pas, qui ne font pas de pâtés et sont effaçables. Les procédés et techniques utilisés pour mettre ça en œuvre sont incroyables à ses yeux, vu qu’elle n’y comprend rien ; surtout que le résultat est terriblement plaisant : elle peut écrire et, si elle se trompe, effacer. Au lieu de faire une énorme rature.

Attentive, la Genin écoute le discours paternel donné par Kenshin, qui enchaîne sur une démonstration. Cet homme est surprenant. Il émane de lui un charisme incroyable, qui lui permet d’être écouté par la plupart des gens. Peut-être que c’est ça, qui fait que les nobles sont des nobles ? Cette aura un peu étrange, plus forte, qui les entoure. Les aspirants sont tous extrêmement attentifs. Il est gentil, cultivé, intelligent. Et surtout, il est calme. Comparé à Tsuki, il est extrêmement placide, ce qui peut à la fois être barbant, mais aussi terriblement intéressant. Preuve en est, pas un seul élève n’a décroché pendant l’explication.

Désormais, Akina prend la relève et les met en évaluation pour de vrai. La blonde sait que c’est le moment. Le moment tant attendu de l’examen, où ils sont tous les trois avec leurs crayons, les noms, et ils mettent des notes. Des appréciations ? Tsuki n’est pas très douée pour ce genre de choses, alors elle lorgne régulièrement sur la feuille de sa voisine, puis compare avec la sienne. Quand ses résultats sont mentionnés différemment – bien qu’ils donnent la même idée – elle efface et écrit plus clairement son idée. Akina est une vraie anti-sèche, pourtant leur Sensei a eu l’air de dire qu’elle n’était pas bonne élève. Assez étonnant quand on voit l’évolution de la jeune femme.

Tsuki, attentive à tout, prête à rebondir sur la moindre erreur, bouger en cas d’accident, écoute la brune d’une oreille distraite. Sur sa feuille sont écrits des mots, ici et là, de travers, puis droit, puis dans l’autre sens. C’est difficile, pour elle, de consigner ce genre d’idées par écrit. Les lettres et toutes ces choses ne sont pas son fort, mais elle fait de son mieux. L’idée de sa collègue lui plaît au plus haut point. C’est l’occasion pour les jeunes d’apprendre, mais aussi pour elle. Les capacités des Suzuri sont vantées depuis des lustres dans le village, pourtant, Tsuki n’en a jamais vu à l’œuvre. Alors, après tout, autant profiter de cette opportunité, non ? Elle hoche lentement la tête.
« Ça me va ! Ce sera intéressant sans être dangereux. Que des avantages ! »
Le top suivant. Une nouvelle équipe. Tsuki se concentre encore. Il y a beaucoup à faire encore, pour leur évaluation. Mais cette première épreuve se déroule particulièrement bien ! Les élèves défilent, encore et encore, les uns après les autres, et la blonde se perd dans cette mini-épreuve de rédaction. Hayate se moquerait bien d’elle. Pas de progrès dans les exercices de rédaction, hein ? Si seulement il s’agissait juste de faire des petits bonhommes contents ou tristes, tout serait bien plus simple …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3844-100-hohoemi-tsuki http://www.ascentofshinobi.com/t3870-tsuki-carnet-de-bord

Mer 19 Sep 2018 - 10:52
La Suzuri enchaîne sur mon intervention pour répartir les étudiants sur les mannequins. Chacun d’entre eux doit effectuer trois essais, un nombre raisonnable pour juger de leurs capacités sans pour autant y passer trop de temps. Elle extrait une feuille et un stylo de sa poche puis demande aux élèves s’identifier avant de lancer. Une bonne idée que j’imite aussitôt en prenant une feuille de papier. Muni d’un stylo, je trace un rapide tableau. Nombres d’essais sur les lignes et leur nom et prénom sur la colonne. Les premiers lancers s’enchainent sans grande surprises. Certains ont beaucoup de difficulté à atteindre le mannequin tandis que d’autres l’atteignent à chaque fois mais avec une faible justesse sur la cible. Enfin, les meilleurs – les moins nombreux – touchent la cible à chaque fois. Ma petite leçon semble faire effet au deuxième lancer. Après un premier échec, ils doivent se dire que ce ne serait pas une mauvaise idée de suivre mes conseils. Ce à quoi je m’attendais.
La jeune femme propose de baser la prochaine évaluation sur un test de réactivité à la menace. Pour se faire elle userait d’une ou deux techniques peu dangereuses pour que l’on puisse évaluer leur réaction. Je ne possède malheureusement aucune technique à distance de ce genre… Mais peut-être puis-je rendre mes lames moins aiguisées, afin qu’elles ne les blessent pas… Mais cela reste quand même risqué. Quoi qu’il en soit il s’agit d’une bonne idée et je rebondis sur l’affirmation de Tsuki pour enrichir la discussion.


« Je pense aussi que c’est une excellente idée. Cependant je ne possède pas de techniques de ce genre, donc vous ne pourrez compter que sur vos techniques. »

Les minutes passent et les lancers s’enchainent. Le niveau global semble correct. Bien que certains semblent donner de meilleurs résultats qu’espérer, ce sont les autres, ceux qui ont donné les moins bons, qui attirent mon attention. Espérons qu’ils fassent mieux pour le prochain exercice. La Suzuri met en place la suite tandis que nous nous tenons sur le côté, prêt à évaluer les exploits de chacun. L’avantage indéniable des techniques de la jeune femme est qu’étant faite d’encre elles sont presque immatérielles. Ainsi elle peut choisir à souhait de les rendre consistantes ou non et adapter la technique en fonction. Avec le métal il y a forcément une masse et taille minimale que nous devons atteindre pour donner forme à nos techniques. A contrario nous pouvons donner forme à des objets physique tandis que les Suzuri en sont incapables.

A nouveau les passages s’enchaînent sans grande surprise. Le niveau plutôt homogène correspond à nos attentes et comme pour l’exercice précédents, les meilleurs et les moins bons se détachent de la masse que forme les élèves « moyens ». Je fais signe à la Suzuri essoufflée de venir nous rejoindre afin de discuter de l’exercice suivant, exercice pour lequel j’ai déjà ma petite idée.


« Le niveau semble encore une fois plutôt homogène. Je vous propose de passer à une évaluation de Taijutsu. De ce que je sais aucun de nous trois ne maîtrise vraiment cet art, mais si cela vous va j’aimerai m’en occuper. Grâce à ma maîtrise du Kenjutsu je possède de solides bases en Taijutsu. Ce ne sera donc pas très difficile de les tester. »

Qui plus est, aucune des deux ne maîtrise le Taijutsu. A moins que je ne me trompe, il est donc logique que ce soit moi qui m’en occupe. Mon idée acceptée, je fais signe aux élèves de se regrouper comme ils l’avaient fait pour l’exercice précédent.

« Pour cet exercice nous allons évaluer vos capacités en Taijutsu. Votre objectif sera de me toucher en moins de 20 secondes. Vous aurez deux tentatives chacun et passerez à la chaîne, comme pour l’exercice précédent. En position ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Mer 19 Sep 2018 - 16:15



Ainsi les exercices continuèrent. De l'évaluation de leur dextérité au lancer, ils passèrent à celle de leur réactivité face à la menace. Elle leur avait donc rapidement expliqué ce qu'ils allaient faire. S'ils parvenaient à se défendre ou éviter les attaques qu'elle allait lancer, tant mieux; s'ils n'y parvenaient pas, alors les créations de la Suzuri les atteindraient. Ils ne subiraient aucunes blessures sérieuses, mais le choc pouvait néanmoins les faire chuter; et, en plus; ils seraient couverts d'encre... Il ne fallait pas sous estimer les poules d'encre.

Ils passèrent donc un par un et subirent les ganilacées noirs. Certains esquivèrent, d'autres dressèrent des murets de pierre; et les meilleurs usèrent de leur Kekkai. Aucun d'entre eux n'avait échoué à la tâche, montrant ainsi qui pouvait déjà se défendre. Akina avait eu peur, un instant; qu'ils ne prennent pas suffisament au sérieux l'exercice; l'enjeu étant assez moindre... Après tout, ces petites poules sorties d'un parchemin ne faisaient pas vraiment peur... Enfin, la Suzuri était néanmoins contente du résultat. Celui des élèves, et l'état dans lequel elle avait laissé la cour intérieure.

Puis finalement, saluant les aspirants pour leur implication et leur autorisa une courte pause. Ce fut fraîche comme un gardon qu'Akina rejoignit ses équipiers pour mettre en place la suite. Effectivement, ce n'était pas quelques jutsu aussi basiques qui allaient lui tirer ne serait-ce qu'une goutte de sueur... Elle écouta donc le Metaru parler, encore, sans prononcer le moindre mot. Elle était assez impatiente de voir ce que la blonde allait proposer; elle ne l'avait pas vraiment vu en action pour le moment; mais cela arriverait rapidement! Puis, attendant que le genin se mette en place; elle se rapprocha du groupe d'élèves; histoire de leur faire la causette.

-Et surtout, n'hésitez pas à venir à la bibliothèque... elle n'est pas faite que pour étudier! On peut y apprendre plein d'autres choses! C'était la séance racollage... Jusqu'à ce que leur nouvel exercice ne débute. Ah, je crois que ça commence. Allez, mettez-vous en file. Leur suggéra-t-elle en rejoignant Tsuki, un peu plus loin.

-Tsuki, le kenjutsu, c'est ceux qui utilisent des sabres, non ?
Et dire que je croyais que le Taijutsu et le Kenjutsu étaient deux choses différentes... Je me fourvoyais.



_________________

Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Dim 23 Sep 2018 - 18:13
préparer la nouvelle génération.

Évaluer les plus jeunes, dresser un tableau de leur compétence. Mettre des niveaux sur les noms. Quelle étrange pratique, n’empêche. Tsuki n’a jamais aimé déterminer si telle ou telle personne était douée grâce à des critères. Pour elle, tous ces aspirants ninjas seront de bons ninjas, parce qu’ils ont chacun des réflexions intéressantes et des qualités que les autres n’ont pas. Chaque personne ici présente a le droit à une chance d’évoluer dans le monde shinobi. Mais voilà, Tsuki, Akina et Kenshin sont ici pour leur faire passer une série d’exercices pour les tester, leur mettre une note et dire si oui, ou non, ils ont le potentiel pour être ninjas. Bien que cette activité déplaise à la Genin, elle la prend très au sérieux et y met tout son cœur. Lorsqu’elle a un doute, ses prunelles glissent sur le papier d’Akina ou celui de Kenshin. Néanmoins, à la fin des deux premiers exercices, elle a la joie de constater que les résultats sont plutôt homogènes et que ces aspirants s’en tirent plutôt bien ! On ne pourra pas dire que leur ancien Sensei fait mal son travail, au moins. Aussi contestables que soient ses méthodes.

Kenshin prend la main et décide d’effectuer un dernier exercice avant l’entraînement. Un exercice de Taijutsu. Tsuki ne peut pas l’y aider, pas le moins du monde. Ce domaine est un peu sa bête noire. Mais. Mais elle a vu Kenshin à l’œuvre et il n’utilisait pas de Taijutsu. Deux possibilités s’offrent à elle : soit il lui a bien caché cette partie de ses compétences, soit … Ah. Il va combler avec ses connaissances en Kenjutsu. En. Kenjutsu. La Genin arque un sourcil. Maîtrise des sabres. Que compte-t-il faire aux aspirants ? Non, non, il ne va pas les attaquer, vu qu’il est lui-même la cible. Il se défend, simplement. Une charge ? Une esquive ? Probablement ça, oui. Tsuki regarde Akina en souriant lorsqu’elle vient lui poser la question.
« Bein, oui. Sauf que Kenshin nous montre que, même nous, pouvons encore apprendre … Les deux doivent être suffisamment proches pour que son exercice soit réalisable. »
Tsuki regarde les élèves s’affairer à toucher le jeune homme, qui bouge rapidement, esquive, les met en difficulté. Pourtant, ils ne manquent pas d’ingéniosité, vu qu’ils prennent les échecs en compte avant de se remettre au travail. La Genin aurait bien donné un conseil ou deux, mais le besoin ne s’en fait pas ressentir. D’excellentes idées ici et là éclosent, permettent à certains de réussir l’exercice. D’autres peinent davantage, mais ils ont pour eux l’avantage d’avoir réussi avec brio les épreuves précédentes. Des lacunes déjà présentes, ici et là, mais rien de bien grave. D’ici la prochaine évaluation, ils seront tous champions de Taijutsu, aucun doute à ce sujet !

L’exercice se finit, Tsuki a pris en note tout ce qui lui a paru intéressant. Des gribouillis, des notes et des petits mots s’enchaînent sans forcément se suivre, mais semblent faire sens. Il est temps pour elle de prendre les choses en main avec un exercice qu’elle aime beaucoup. Oh, ça, oui ! Beaucoup. Allez, hop, au boulot.
« Bien ! Faîtes une petite pause et nous attaquerons l’exercice final ! »
Les petits groupes se dispersent et reviennent, frais et pimpants, prêts pour la bagarre. Tsuki se met au milieu de la troupe et crée un clone. Ayant conscience de leur propriété un peu particulière, elle décide d’expliquer précisément la totalité des événements qui vont se dérouler. Pour cela, elle jette une clochette à son clone et se saisit d’un instrument. Voilà donc deux Tsuki – comme si une ne suffisait pas – toutes deux armées d’une clochette chacune. Elles la brandissent haut dans les airs.
« Voici l’entraînement du jour. Ma partenaire et moi-même détenons une clochette. Votre but est de nous la reprendre. Mon clone, que vous voyez là, est fait de chakra fûton. De ce fait, si vous parvenez à la vaincre, je la ferai disparaître moi-même pour ne pas que vous soyez mis en danger. Dans mon cas, je n’attaquerai pas non plus, mais j’utiliserai des stratagèmes pour vous empêcher de me toucher ! »
Le clone et l’originale se dispersent dans la cour intérieure. Un sourire malicieux étire les lèvres de Tsuki. L’exercice de la clochette a toujours été son préféré. Faire tourner en bourrique, bloquer, bouger … Faire peur, aussi. Cet exercice permet de mettre les aspirants dans une situation où leurs méninges doivent tourner à toute allure. Elle reprend la parole.
« Vous serez divisés par petites équipes de trois, vous passerez par paires. Vous avez le droit d’attaquer, évidemment, je surveillerai mon clone tout au long de notre travail ! »
L’exercice commence. Les petits groupes affiliés au clone, même s’ils l’attaquent, ne montrent pas suffisamment de puissance pour le faire faiblir. Tsuki reste néanmoins vigilante tout au long de l’offensive, quitte à être parfois distraite et devoir faire preuve d’une ingéniosité toute aussi grande que les élèves. Cette journée n’est pas si barbante, finalement. Elle aura vu le Sensei se faire remettre à sa place, appris à noter des choses sur les élèves et elle les aura, elle-même, fait tourner en bourrique ! Pas mal, finalement. Pas mal.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3844-100-hohoemi-tsuki http://www.ascentofshinobi.com/t3870-tsuki-carnet-de-bord

Lun 24 Sep 2018 - 20:08
Bien que je ne sois pas capable de rivaliser au corps à corps avec un Shinobi entrainé au Taijutsu, je peux y répondre avec mon Kenjutsu. Je ne dispose malheureusement d’aucun sabre en bois… S’aurait été bien utile. Mon Katana fera l’affaire. J’aurai juste à contrer les attaques avec l’arrière de mon arbre, pour ne pas risquer de blesser les étudiants. Je pose donc ma paume droite sur ma main gauche et rompt le sceau qui y est tatoué. Mon Katana apparaît aussitôt dans ma main droite et je me mets en garde, prêt à en « découdre » avec le premier élève.

La Suzuri semble profiter de ce petit interlude pour faire la promotion de sa bibliothèque. Ainsi en plus d’être un rat de bibliothèque elle a aussi la fibre commerçante… Intéressant. Cela fait… Plusieurs mois maintenant que je n’y suis pas retourné. Un laps de temps énorme pour moi qui avait l’habitude d’y aller toutes les semaines. Mais les jours s’enchainent et le travail s’accumule. Aujourd’hui encore plus qu’hier je n’ai plus de temps à y consacrer. De plus, ma bibliothèque personnelle est déjà bien assez fournie pour ressentir le besoin d’explorer de nouveaux horizons.

La pause a assez durée. Il est temps de commencer le troisième exercice.
Les minutes passent et les combats s’enchaînent. Tous semblent avoir un niveau très correct en Taijutsu. Nombreuses sont les erreurs et les maladresses. Les failles dans leurs attaques, dans leurs postures ou dans leurs défenses. Mais nombreuses aussi sont les bonnes idées, les solutions, les corrections. Comme pour les deux exercices précédents, le niveau du groupe est homogène, dans le bon sens. Quoi qu’on puisse dire sur lui, le professeur Hayate a bien formé ses étudiants. Tantôt esquiver. Tantôt parer. J’agis en fonction de la réponse la plus efficace. Instinctivement, sans même réfléchir. Là est l’art de combattre au corps à corps. Ne pas réfléchir. Se faire confiance, faire confiance à ses capacités, à ses réflexes, à son entrainement et laisser son corps agir. Il y a un temps pour penser et un temps pour agir.
L’exercice se conclu comme il a commencé, tout le monde étant passé deux fois. Haletant, je scelle mon Katana puis prend quelques secondes pour reprendre mon souffle. Des gouttes de sueurs perlent sur mon front. Pour sûr, enchainer les esquives et les parades ainsi n’est pas de tout repos. Etait-ce une bonne idée de jamais me laisser toucher ? Bien que la plupart soient fiers de ce qu’ils sont parvenus à montrer, les visages déçus sont nombreux. Nous ne sommes pas là pour leurs faire plaisir… mais nous ne sommes pas non plus là pour les humilier. La Hohoemi invite les élèves à faire une pause et la masse se disperse aussitôt dans les quatre coins du terrain. Le brouhaha reprend. La nature reprend ses droits. Après une rapide entrevue avec mes deux collègues, je rentre dans le bâtiment pour me désaltérer aux fontaines à eau des professeurs. S’entrainer en été n’est pas de tout repos. Puis, une fois fait, je retourne sur le terrain et observe les élèves se regrouper. L’heure de l’entrainement arrive. La jeune femme crée un clone puis dispatche les étudiants en paires de trois. Elle donne ensuite à son clone une clochette et tend une seconde à la vue de tous. L’objectif de cet entrainement sera pour chaque trio de prendre la clochette à son adversaire, Tsuki ou son clone. Bien que je l’eusse déjà affronté, jamais encore je n’ai vu cette technique… Une technique plutôt basique, à l’exception près que les clone de la jeune femme sont affinitaire, à base de Futon. Ainsi, en plus de pouvoir utiliser des techniques de futon, ils causent aussi des dégâts lorsqu’ils sont détruits. Un avantage non négligeable aux clones « basiques ». Cet exercice… reflète parfaitement le caractère joueur et chasseur de la jeune femme. Une fenêtre donnant sur un aspect de sa personnalité. Une âme d’enfant.

L’entrainement commencé. Les combats et tentatives de prendre les clochettes s’enchainent… Sans grand succès. Mais malgré ces échecs, les étudiants semblent plaisir à jouer à ce « chat » d’un autre genre. Voilà une manière plus ludique de les entrainer. Plus efficace aussi ? Peut-être bien. La journée se termine sur cette note positive. Tous trois, nous saluons une dernière fois les étudiants puis nous donnons rendez-vous le lendemain. Nous comparerons nos évaluations, afin de vérifier qu’aucune anomalie ne nous aurait échapper et nous les analyserons afin d’en rédiger un rapport. Une longue journée. Mais une bonne journée.

Une fenêtre vers notre passé. Un passé que nous ne devons pas oublier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3529-presentation-metaru-kenshin-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t3581-metaru-kenshin-carnet-de-route#27173

Ven 28 Sep 2018 - 22:40



-Ah oui… sûrement. Avais-elle répondu sans insister alors qu’elle observait l’exercice mené par le Metaru. Puis l’entrainement pédagogique de la blonde correspondait plutôt bien à ce qu’aurait pu faire l’intendante, à ceci près qu’elle n’utilisait pas le futon. A eux trois, les genin avaient réussi à proposer un éventail assez large de tests. Entre rigueur et et souplesse. Ekina en avait d’ailleurs tiré une leçon, tout ne pouvait reposer sur la « pédagogie ». Après tout, l’académie de Kumo formait des aspirants, et plus encore, des ninjas… des militaires.

C’était bien, de leur donner plusieurs exercices différents à accomplir à ces jeunes recrues. Dextérité, précision, endurance, créativité… Même si cette dernière était au sens de la Suzuri sous évaluée ; enfin quand bien même, leur évaluation avait été plutôt concluante, que ce soit négatif, ou positif. Et pour Akina ce fut plutôt… positif. En même temps, pour une personne aussi optimiste qu’elle ; le contraire aurait été étonnant. Ce test n’était qu’un avant-goût de toute façon à ce que serait la suite, t la fin de leur phase « académique ».

-Eh bien, je pense que nous avons presque terminé notre travail ici… Sourit-elle en voyant Mlle Hohoemi terminer cet exercice de sa conception. Ainsi, toutes leurs notes en main, ils saluèrent l’ensemble des élèves et partirent de cet endroit. Akina ne savait pas pour ses comparses, mais pour elle c’était comme un soulagement. Elle n’aimaiy réellement pas l’académie de Kumo, ou tout au moins ce qu’elle y avait vécu. Au moins, les autorités du village seraient rassurées de constater qu’une promotion relativement prometteuse se profilait… la relève était pour le moment assurée.

Ne leur restait donc plus qu’à transmettre leurs évaluations et observations…



_________________

Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3235-suzuri-akina#24157

Ven 28 Sep 2018 - 23:41
préparer la nouvelle génération.

Prendre soin des plus jeunes. Faire preuve d’inventivité en créant de nouveaux exercices à la fois amusants et intéressants pour les tester. Tsuki ne se souvient pas avoir vécu une situation similaire pendant ses années à l’académie, au contraire ; il n’y avait que ce vieux croûton, qui passait son temps à lui hurler dessus parce qu’elle n’était pas studieuse. Pourtant, aujourd’hui, la blonde est une Genin qui se donne à fond, tous les jours un peu plus, pour devenir meilleure. Il ne peut pas lui enlever ça. Et surtout, surtout ! Aujourd’hui, Tsuki est la jeune femme qui s’occupe des élèves du fameux Sensei. Ironique, n’est-ce pas ?

L’exercice se finit, les résultats sont plutôt encourageants. Encore une fois, les élèves brillent par leur homogénéité, ce qui a dû être très bien noté par ses deux partenaires. Tsuki s’est vraiment beaucoup amusée à les tester, leur donner des leçons, les mettre sur la voie. Mais elle se dit aussi que c’est une activité particulièrement fatigante. En conclusion, il est intéressant d’être professeur, uniquement dans le cadre d’une mission. Plus loin et davantage, non, pas trop. Parce que concrètement, ça la priverait de toutes ses libertés, ruinerait aussi ses ambitions. Être professeur, plus un loisir qu’une vocation.

Tous les élèves s’en vont, Tsuki rejoint Kenshin et Akina. C’est une mission accomplie non ? Rondement menée ! Une mission où ils ont réussi à mettre une belle branlée au Sensei, mais ils ont surtout appris énormément de choses à des petits jeunes. Selon la blonde, il est parfois mieux d’apprendre auprès de personnes plus jeunes, plus proches, que d’une personne âgée. Peu importe l’expérience, qu’elle soit de l’un ou de l’autre, dans le sens où, en réalité, la proximité de leur âge avec celui de leur entraîneur leur permet de mieux le comprendre. Hayate a probablement du mal à comprendre comment ils évoluent, pensent. C’est un excellent professeur, mais aussi et surtout un professeur âgé, qui n’a pas vécu de la même façon qu’eux. De ce fait, un écart se creuse entre eux, inévitablement. Malgré tout, il parvient à garder une certaine discipline et leur enseigner un savoir précieux. L’avis de Tsuki est et restera probablement toujours mitigé au sujet de ce vieux bonhomme. Elle hausse les épaules en y repensant. Bah ! Les bancs de l’école sont loin, désormais. Il faut se tourner vers le futur. Un futur dans lequel une très grande partie de ces aspirants se trouveront, évolueront sûrement à leurs côtés.

Eh bien ! Maintenant que leur travail ici est accompli, les trois Genins doivent désormais envoyer un rapport contenant leurs résultats. Oh mince, alors. Un rapport. Encore écrire ? Quelle plaie … Peut-être que la bibliothécaire peut s’en occuper ? Après tout, Akina doit avoir une super maîtrise de toutes ces choses, non ? Il va falloir gratter un peu, mais il est presque sûr qu’elle pourra lui donner un coup de patte … Avec un joli sourire …

_________________

“ When we think there's no hope left, we keep looking until we find some.
We live to make the impossible possible. ”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3844-100-hohoemi-tsuki http://www.ascentofshinobi.com/t3870-tsuki-carnet-de-bord

Préparer la nouvelle génération. [H. Tsuki, S. Akina]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: