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La notion de confiance | PV Sendai Anzu


Jeu 6 Sep 2018 - 2:55

Le petit spectre noir gambadait presque trop tranquillement dans les rues pavées de Kumogakure, alors que la nuit tombait langoureusement derrière les remparts de la cité militaire. Sous la gouvernance de Reiko, le village écumait des jours plutôt paisibles, ce qui n'était pas nécessairement le cas d'autres villages cachés dans d'autres nations, en proie aux déchirements et aux guerres les plus sanglantes. Ici, les têtes ne tombaient pas si facilement, contrairement à ailleurs, et cela assurait à tous les shinobis se battant pour la cité une évolution plutôt harmonieuse et sécurisée.

Mais le petit spectre noir était l'un des éléments qui pouvaient troubler cette quiétude, et cela même contre son gré. Il l'avait déjà montré contre l'un des plus jeunes prodiges du clan Nara, un autre genin nommé Melo, avec lequel il entretenait une vieille rivalité, parfois ponctuée de moments d'une complicité assez paradoxale, compte tenu de leur relation plutôt électrique, et contre lequel il avait voulu tester les limites de la résistance humaine. Par chance, son ancien sensei qu'il avait partagé avec le concerné était intervenu avant que l'acte d'homicide ne soit définitivement posé sur ce rival émérite. Depuis, il n'avait plus trop de nouvelles de sa part, ce qui en soi était tout à fait compréhensible.

C'était juste avant de partir pour le camp du Spring Break. Un camp organisé dans l'absolu pour apprendre aux jeunes shinobis à tisser des liens entre eux, à se souder, pour créer plus de cohésion dans les troupes, ce qui avait plus ou moins bien fonctionné. Dans l'esprit du détraqué, la camaraderie pouvait rapidement être remplacée par des accès de folie passagère, ce qui ne suscitait pas nécessairement de bons retours de la part de ses compatriotes : pour autant, lors de l'évènement, Nobusuke parvint à ignorer ses pulsions morbides pour obéir aux règles et se montrer coopératif. Plus que les pulsions, il y avait les ordres, qu'il exécutait presque aveuglément, tel un chien dressé pour l'attaque. On lui avait dit de se montrer respectueux et bienveillant avec les autres : il s'y était affairé sans concessions, tentant de s'attirer leurs faveurs, avec toutefois une certaine maladresse dans les rapports humains qui avait de quoi faire sourire. Un peu comme lorsqu'on demande à un boucher de jouer à la poupée avec des enfants.

Ainsi, dans les rues pavées, alors qu'il se fondait dans la nuit, il croisa l'une des genins avec qui il avait partagé des moments de convivialité. Se souviendrait-elle seulement de lui ? Pour s'en assurer, il s'arrêta, et la fixa longuement, se craquant les doigts en camouflant ses mains dans le dos, visiblement intrigué par cette rencontre hasardeuse. La façon qu'elle aurait de l'aborder ou de l'ignorer serait l'indicateur parfait, à ses yeux, de sa docilité, et de la qualité de son investissement dans l'exécution des ordres donnés. Négocier la confiance des autres pour faire plaisir aux chefs : c'était un exercice peu coutumier pour ce petit bonhomme de l'ombre.

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Jeu 6 Sep 2018 - 8:43
Anzu se mettait de plus en plus à marcher dans Kumo la nuit, elle ignorait pourquoi. Elle ne trouve pas le village plus beau lorsqu'il est éclairé sous la lune, elle ne hait pas le soleil qui pourtant est à l'origine de nombreux maux tel que les cancers de la peau lorsqu'on ne se retrouve pas avec une partie de la peau brûlée. Elle n'a aucunes raisons de se promener la nuit dans Kumo, pas de soucis d'insomnie, pas même Yuna avec qui elle partage sa maison qui ronflerait - surtout que venant d'une manipulatrice de son, ça aurait été peu surprenant de l'entendre faire trembler la maison -, pourtant, elle erre, habillée de son manteau noir et d'un t-shirt clair, ses habits habituels quoi. Sans doute est-ce que ça l'aide à devenir plus ... pensive ? Ce serait idiot, ce n'est pas parce qu'elle se promène sous les étoiles - même si théoriquement, elles sont toujours là les étoiles - qu'elle arrivera à trouver comme réaliser tel ou tel technique ou qu'elle trouvera un sujet à étudier ... enfin, Anzu est peut-être en train de réfléchir à ça, pourquoi se promène-t-elle en pleine nuit alors qu'elle devrait dormir pour avoir son quota de huit heure par nuit.

Enfin, alors qu'elle errait dans Kumo, l'air pensif, ressemblant à un esprit en quête d'âme ou d'un croquemitaine en quête d'enfant pas sage, elle fit la rencontre d'une silhouette tout en noir. La Sendai s'arrête, restant assez loin de cette amas de ténèbres avant de révéler un visage qu'elle connait : c'est le cuisinier du Spring Break, en plus d'être le camarade de Yamiko. Nobosuke non ? Même si elle n'était pas sociale, elle savait quand même un minimum sur les gens qu'elle croisait, surtout si celui-ci avait échangé avec elle quelques "passes". C'était un membre du clan Satetsu, c'était évident pour elle dès qu'elle a vu toute les limailles qui flottaient lors de leur combat. Enfin, elle trouvait que quelque chose avait changé chez lui ... physiquement. Sans doute un fil en moins ou une tentative de se faire "beau", mais elle le trouvait attirant ... enfin, "attirant", disons qu'il avait moins de côtés négatifs que positifs. En tout cas, elle entendait un craquement venant de lui, certainement ses mains ou ses doigts, cela ne venait pas de sa tête en tout cas, et puisqu'ils sont cachés ...

- Tu es venu à cause de Yamiko ?

Elle n'aimait pas la Metaru, pas du tout, même maintenant après l'avoir eu comme alliée pour le match de volley ball. Donc elle n'aimait pas lorsqu'elle lui envoyait des "sous-fifres" faire le sale boulot à sa place, quelque soit la raison. Cependant, elle savait que ce serait plus pour lui dire que Yamiko était à lui et uniquement à lui, comme rival en tout cas, pas pour l'avoir comme petit ami.

- Si ce n'est pas le cas, enchanté de te revoir Satetsu Nobosuke.

Elle parlait d'un ton monotone, très neutre, sans être trop agressive, ni même trop douce.

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Sam 8 Sep 2018 - 4:23

Elle devina sans trop de mal que ce regard qui la fixait attendait une réaction de sa part et s'il garda cet oeil dardé sur elle, c'était bien pour attirer son attention. D'une certaine manière, il s'était mis en tête de l'arrêter là, de l'exhorter à s'attarder sur lui, de l'acculer contre le mur. Il se refusait à la laisser passer sans avoir obtenu de réponses à ses questions les plus intimes. Des questions forts simples mais importantes pour lui, aussi sûr qu'il avait mis beaucoup d'âme dans le rôle qu'il avait tenté de jouer auprès de ses camarades, en vue d'obtenir leurs faveurs. Alors, lorsqu'elle ouvra la conversation, stoppant son avancée, il eut comme une goutte d'espoir lui coulant dans le coeur.

Immédiatement, elle évoqua un fâcheux sujet qui avait sans doutes toute sa place dans une conversation adressée à l'un des élèves d'Itagami. Ce sujet portait le nom de Yamiko, une kunoichi réputée pour être au centre des attentions, malheureusement autant celles de ses amis que ses ennemis. La guerrière originaire du clan Metaru avait du tact pour se faire voir, et il semblait en apparence qu'elle ne s'était pas forcément accaparé la sympathie de la Sendai. Aussitôt, Nobusuke rangea la belle Anzu dans la catégorie des "alliés" : leur crispation commune qui les animait contre Yamiko créait une certaine forme de lien, chose assez curieuse et malsaine, mais pourtant aussi humaine qu'irréductible.

Il laissa un sourire traîner sur son faciès, avant de répondre à cette mise en garde par la plus grande courtoisie.

--- Enchanté, Anzu.

Les deux genins se faisaient face, dans une atmosphère qui se voulait sombre et électrique, tant le doute planait sur la relation qu'ils étaient en train de développer. Cet instant clé générerait ou bien la fraternité, ou bien la discorde. Aucun des deux ne pouvait, à l'heure présente, deviner ce qu'il adviendrait de cette rencontre. Pourtant, chacun était acteur et, convaincu que cela démarrait plutôt bien, Nobusuke continua de se prononcer.

--- Je ne sais pas ce que tu as contre Yamiko, mais je n'ai rien à voir avec elle. De manière générale, j'évite les gens problématiques. Il n'y a que lorsque j'ai envie de me défouler que je vais à sa rencontre. Nous sommes à dans la même équipe, au cas où tu ne serais pas au courant.

Ses doigts craquèrent une nouvelle fois, manifestant sa timidité dans les relations humaines. Il se savait maladroit, tant dans son attitude que dans ses paroles. Il tenta, après avoir éclairé sa situation, d'aborder le sujet qui lui tenait à coeur.

--- Qu'as-tu pensé du camp d'entraînement ?
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Sam 8 Sep 2018 - 21:23
Eh bien, au moins, il n'a aucun lien avec Yamiko ... enfin si, Anzu savait qu'il était dans la même équipe qu'elle, mais sa rencontre n'a pas été orchestré par elle en gros. Ce qui ne veut pas dire qu'il est venu avec de bonnes intentions, mais au moins, la Sendai peut se rassurer sur un point : si elle se bat contre lui, ce n'est pas pour Yamiko. Mais finalement, il semble plus être là pour discuter, bien qu'il semble plus ... réservé qu'Anzu, ce qui est un vrai exploit. Elle se demandait de quoi il voulait parler ... même si, en se souvenant de sa réaction dans le restaurant, elle a déjà une hypothèse ... mais elle ne veut pas en dire plus, ni en savoir plus tant que ce n'est pas concret, même si ... ça expliquerait pourquoi il est si peu apte à venir lui parler de très près. Enfin, après un certain temps à juger son regard, finalement le Satetsu se met à parler, lui disant qu'il ne vient voir Yamiko que lorsqu'il a envie de se défouler ... cela voudrait dire que, lui aussi, ne tient pas la Metaru dans son cœur. Voilà un point commun, en plus de leur timidité, qui pourrait les rapprocher d'une manière ... assez spécial.

- Je sais, vous êtes tous les deux sous la "tutelle" d'Itagami-sama.

Elle connaissait quand même les autres équipes, donc elle savait qui s'occupait de qui et qui. D'ailleurs, elle avait du mal à croire qu'une personne aussi gentille que la responsable de la raffinerie finisse avec Yamiko dans son équipe. Elle ne connaissait pas Nobosuke, tout ce qu'elle savait de lui, c'est qu'il aimait le sang. Ce qui ne faisait pas de lui une si mauvaise personne que ça, juste ... une personne qui prend trop à coeur les combats à mort. Un peu comme Yamiko, sauf qu'elle, elle est moins brutale mais beaucoup plus cruelle dans ses combats. Enfin, il voulait savoir comment elle trouvait le camp d'entraînement qu'ils ont passé en été.

- Assez surprenant par son genre, mais j'étais un peu déçu quand même de ce que j'en attendais.

C'est vrai, elle pensait améliorer ses relations avec les autres genins ... au final, elle n'a pas avancé au niveau social, elle était toujours recluse sans pendant les exercices. Exercice comme le volley-ball par exemple dans lequel elle était obligé de se retrouver à jouer avec Yamiko qu'elle détestait et Umeka avec qui elle avait eu quelques difficultés à faire le premier pas.

- Mais tu voulais certainement parler de la cuisine non ?

Elle savait qu'il était commis de cuisine, donc par "camp d'entrainement", il voulait peut-être essayé d'en savoir un peu sur ce qu'elle en a pensé.

- Tu veux pas qu'on aille s’asseoir tout les deux sur un banc plutôt que resté cloutés là pour discuter ?

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Dim 9 Sep 2018 - 23:01

Face à Anzu, il avait un petit goût de doutes et de perplexité sur l'échange qui se construisait. Le fait qu'elle n'aimait pas beaucoup Yamiko qui, à son grand dam, était l'équipière officielle du spectre noir, lui donnait l'impression de traîner un boulet de plomb à ses pieds. Un handicap lourd pour bâtir des relations sereines, mais qui ne devait pas l'empêcher d'espérer construire, enfin, une complicité "normale". Dans les yeux marrons enténébrés par la nuit de la Sendai, Nobusuke tentait de lire les signes d'une potentielle réciprocité des attentes liées à cette rencontre. Mais c'est sur ses lèvres que se glissèrent les mots symptomatiques de l'invitation à l'échange et à la connaissance de l'autre.

La proposition d'Anzu lança une vague de chaleur sur l'épiderme du psychopathe en devenir. S'il s'attendait à ça ! Elle attendait visiblement plus de cet échange, assez pour vouloir plus de confort et de temps. S'asseoir sur un banc, c'était accepter les prolongations d'une conversation tout juste amorcée. En était-il capable ? Jamais on ne lui avait proposé une telle chose. Il se sentait poussé à la confidence, attaqué dans son intimité. Il y avait une sorte de parallèles avec les entretiens psychologiques qu'il suivait hebdomadairement. Une ressemblance involontaire qui s'immisçait dans son subconscient, et lui criait à l'âme de refuser la proposition. Mais, déterminé à changer, il décida qu'il irait contre ses propres pulsions, acte symbolique pour lui.

--- Volontiers. Enfin, si cela ne te dérange pas. Il est déjà tard.

Il ne répondît pas immédiatement à sa remarque sur la cuisine du Spring Break. Il attendît qu'ils se mettent en marche vers la destination choisie par Anzu. Tandis qu'ils se promenaient, côte à côte, il se mit à relancer l'échange.

--- Excuse-moi, je n'ai pas été assez précis. Je parlais du camp dans son ensemble. L'entraînement me semblait un peu souple. Pas toi ? Je veux dire...

Ses yeux fixaient le vide, perdus dans le noir, un noir dans lequel il se fondait comme une goutte d'eau dans l'océan.

--- ... que pour ma part, je trouve que nos exercices manquaient de réalité. J'aurais souhaité plus de périls. Le ninja est confronté à des situations où sa vie est engagée. C'est à ça que nous devrions être entraînés, tu ne penses pas ?

Ainsi livrait-il la noirceur de son âme, dont la profondeur sanguinaire n'avait d'égal que ses tendances tortionnaires. Sur les pas qui les guidaient vers ce banc des confidences, Anzu découvrirait un sombre personnage.
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Mar 11 Sep 2018 - 23:06
"Il est déjà tard", c'est vrai qu'ils sont en plein milieu de la nuit, mais pourtant, les deux kumojins que voici sont toujours debout et semblent capable de faire une nuit blanche. Mais justement, se mettre à parler en plein milieu de la rue en pleine nuit n'est pas recommandé, le sommeil est quelque chose d'aussi précieux ici que la nourriture ou l'or. Mais c'est surtout pour que Nobosuke puisse sortir de cette tâche sombre qui était en train de l'avaler et qui le recouvrait partiellement. En tout cas, il avait accepté sans rechigné, ni même beaucoup réfléchir, il semble avoir une confiance assez pour accepter de sortir de cet avantage tactique qu'il a si jamais il voulait l'assassiner ou ce genre de chose assez fréquent dans cet univers.

Les voilà donc en train de marcher, leur pas retentissent à travers la rue en quête d'un quelconque banc qui leur permettrait de pouvoir discuter sans craindre de recevoir un quelconque objet sur le coin de la figure. Finalement, pendant leur trajet ensemble, éclairés uniquement par la lune, ne faisant presque qu'un avec l'obscurité qui les entourent, comme s'ils se laissaient avaler par tout cet amas d'ombre qui a déjà envahit les rues, Nobosuke prend la parole. Il explique qu'il voulait l'avis d'Anzu sur son ensemble, sur son intérêt pour eux, shinobi, de s'amuser ensemble à la plage. Il disait qu'ils auraient dû prendre ce temps pour perfectionner leur combat, et non pas créer des liens. Si elle pensait la même chose que lui il y a quelques mois, elle a appris l'importance d'avoir des liens avec les autres.

- On va se mettre ici.

Elle manipule son chakra, puis lui donne la forme d'un banc pour deux personnes, dans une partie de Kumo qui, elle est sûre, n'est pas apte à leur lancer un sceau d'eau dans la figure ... enfin, elle croit. Elle se met donc assise sur son banc, invitant Nobosuke à faire de même à côté d'elle, créant ainsi une plus grande proximité entre eux.

- Pour le camp, il avait pour but de nous permettre de créer des liens, de pouvoir créer une bonne entente entre les kumojins.

Pour sa part, passer son temps à partager la même chambre que Yamiko et faire des activités en équipe avec deux personnes qu'elle n'aimait pas ... ça ne l'a pas arrangé pour créer des liens avec les autres kumojins.

- Même si nous ne sommes pas aussi militarisé que Kiri, nous sommes une armée, et une armée se doit d'être soudé et solidaire, sinon on se limiterait à une bande de mercenaire.

Même si ça ne se voyait pas, il y avait quand même plus de similitude avec une armée qu'avec n'importe quelle organisation.

- Mais c'est vrai que, vu comment ça s'est produit, il est clair que nous avons certainement dû nous entraîner plutôt que de se rendre là-bas ...

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Jeu 13 Sep 2018 - 6:22

Aussi docile qu'un agneau, il se laissa guider par Anzu. Il observa avec une attention toute particulière la création du banc à partir du chakra de la Sendai et resta contemplatif un instant avant de la voir s'asseoir, et de l'imiter pour faire de même. Sur le banc presque immatériel et d'allure fantomatique, il songea que les possibilités de cette fille étaient infinies, encore plus que les siennes avec la limaille de fer. Elle maîtrisait le chakra dans sa forme la plus pur, ce qui en soi était presque inconcevable à sa pensée, lui qui devait traîner sa limaille de fer sur lui lui chaque jour pour n'être pas pris au dépourvu. Pour autant, il effaça bientôt de son esprit tous ses doutes pour pouvoir prêter une meilleure écoute à la réponse qu'elle formulait au sujet de son opinion sur le Sping Break.

Ce faisant, elle évoqua sans trop de détours l'idée de lien entre les shinobis, dissociant les mercenaires déstructurés socialement de l'armée de ninjas qu'ils composaient. La comparaison avait tout lieu d'être puisqu'effectivement, il arrivait que certains ninjas décidassent de déserter leur habitant pour prendre les routes en solitaire, quittant la sédentarité parfois pesante d'un village caché pour les routes vagabondes, quitte à se perdre sur les sentiers de l'errance. C'était une idée qui, curieusement, n'avait jamais traversé l'esprit du petit spectre noir, quand bien même son être était tout destiné, du moins dans sa substance, à le faire. Mais non. Il y avait ce lien, cette chose étrange, magnétique, qui le retenait là. Pourquoi ?

--- Tu as sans doute raison. Ce qui fait de nous des kumojins, c'est le fait que nous vivons ici, et formons de fait une communauté. Alors, c'est une bonne idée. Le problème, c'est que je ne sais pas comment construire ces liens.

Confia-t-il, tirant sur l'un des fils qu'il s'était cousu sur la peau. Assis à côté d'elle, il y avait ce quelque chose dans sa façon d'être et de penser qui le séparait de tout le monde, qui bâtissait une frontière entre lui et le reste du monde. Il savait bien qu'il devait y travailler, mais il n'avait pas les outils pour la détruire, aussi vrai qu'il était pathologiquement atteint, soumis à ses pulsions meurtrières. C'est en songeant à ces dernières que le tricotage qu'il s'amusait à faire avec son fil devint de plus en plus ferme. Il tirait dessus comme s'il voulait l'arracher, l'air un peu agacé. Se mettait-il en colère ? Eprouvait-il de l'impatience ? Il ne le savait guère, mais tout son être criait que quelque chose n'allait pas. Que quelque chose devait être résolu. Il jeta ses yeux noirs sur Anzu.

S'il lui révélait trop de choses, s'il livrait un peu trop de son intimité, il serait contraint de la tuer.
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Jeu 13 Sep 2018 - 23:56
Elle le voyait en train de contempler sa manipulation du chakra pur, c'était gentil de sa part de porter tant d'intéret à une chose aussi banale que ça, enfin, banale pour Anzu. Ceci, c'est juste pour combler son manque d'affinité élémentaire, même si elle le comble bien, cela lui donne une image d'handicapé, de sous-shinobi qu'elle a du mal à effacer. Enfin, la Sendai ne veut pas remuer le couteau dans sa propre plaie, donc elle passe à autre chose, comme à chaque fois, de toute manière, à quoi bon lutter, ce genre de chose est arrivé en même temps que sa naissance, c'est une sorte de tâche de naissance très tenace qui est visualisé par beaucoup comme une tare génétique. C'est vrai qu'on peut se poser la question, comment elle, fille de Sarada et Sarada, était-elle devenue Sendai ? C'était des questions dont elle cherchait la réponse encore aujourd'hui. Mais il était temps de reparler de Nobosuke.

A travers lui, Anzu commence à se reconnaître un peu : une grande timidité et une faible aisance à créer des liens, voire à n'en faire aucun, c'était tout elle aussi. Même si son visage plongé dans le marbre de la neutralité ne le montre pas et que ces pulsions violentes reprennent vite le dessus lorsqu'il y a un contact trop fort et trop soudain, elle est presque pareille. Ca la rassure un peu en se disant qu'il y avait d'autres personnes que dans son cas, mais ça l'attriste aussi en sachant ce qu'il doit vivre au quotidien, soit la même vie qu'Anzu.

- Bienvenue dans le club, on est déjà deux en comptant toi et moi.

Elle aimerait l'aider ... après tout, elle pourrait lui donner des conseils qu'on lui a prescrit, peut-être que ça marchera mieux pour lui. Cependant, elle voyait qu'il commençait à jouer avec un de ses fils qui ornaient son visage, le resserrant comme s'il voulait l'enlever de force. Cela devait-être douloureux, mais elle ignore d'où vient ce qui semble être du stress. Elle lui attrape solidement la main, son entraînement à l'arme lourde lui a permis de disposer d'une grande force assez surhumaine il fallait l'avouer.

- Laisses-moi te le remettre correctement.

Elle dépose sa main avant de bidouiller le fil qu'il s'amusait à tirer, d'une manière étonnamment douce après la preuve de force qu'elle a fait avant. Elle remettait donc délicatement le fil en place, quelle idée aussi de se coudre le visage.

- Si je puis me permettre la question, d'où vient toutes ces coutures ?

Cela signifiait qu'il avait le droit de répondre ou non, tout ce qu'elle voulait, c'est qu'il se sente mieux, en espérant que cela ne l'a pas trop brusqué d'un seul coup.

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Dim 16 Sep 2018 - 4:33

Sur l'immatériel banc conceptualisé par Anzu et rendu tangible par ses artifices, une forme de complicité semblait naître autour des confidences que se partageaient les deux ninjas de Kumogakure. Une certaine forme d'hypnose était en marche, sous la robe d'une convivialité qui valsait au-dessus de ce banc unificateur, et dont les deux contemplatifs étaient les principaux acteurs, sans savoir que quelque chose de transcendant animait cet étrange ballet de l'amitié. Leur relation devenait magnétique. Intéressés l'un par l'autre, ils ne tardèrent pas à comprendre que la nuit, berceau de leur échange, était là pour nourrir leur complicité dans une atmosphère des plus envoûtantes, comme un curieux sortilège, dans un mystérieux manège. Le village dormait paisiblement tandis que ces deux rescapés de la nuit dansaient seuls au milieu d'un monde suspendu.

Et puis, sans crier gare, comme s'il n'y avait rien de surnaturel dans tout cela, Anzu posa sa main sur son visage et arrangea le fil qu'il avait lui-même dérangé. Aussi curieux que cela puisse l'être, il la laisse faire, comme si tout cela était naturel. Il y avait réellement quelque chose de transcendant, d'intime et tendre à la fois. Elle ôta de lui toute pulsion criminelle. Ce geste infiniment doux le transforma en enfant. Le petit spectre noir, le plus froid des monstre froid, cet épouvantable hôte funèbre d'une maladie psychopathologique le transformant en assassin dépeceur, ogre maladif amoureux de l'acte d'homicide, devint tout le contraire : un louveteau, un chaton aux yeux ronds, un quidam rempli de candeur et curieux de tout, docile et bon, altruiste jusque dans le fond de l'âme.

Sorcière.

Au fond de lui, la bête sanguinaire se débattait, refusait cette hypnose, criait toute sa haine. Il devait la tuer. Mais voilà qu'il se trouvait enfermé dans un cage dont les barreaux étaient trop épais pour que ses crocs les déchirent. Tel un fauve édenté, il n'avait plus aucun mordant pour dominer son possesseur. Comment le ranimer ?

--- Je...

Il ressentît comme une décharge en lui. Il se leva d'un bond. Quelle mauvaise bête l'avait piqué ? Tel un soldat au garde-à-vous, il était raide et rectiligne, le dos bien droit, la tête bien haute, les bras tendus. Il y avait quelque chose d'amusant à le voir réagir de cette manière. Mais pour lui, c'était une toute autre affaire. Dans sa tête, les songes se bousculaient, et s'il voyait la radieuse Anzu assise sur son banc dans le monde réel, des visions se projetaient en lui, comme des flashs surgis du passé. Sa mère, douce et aimante. Ses gestes tendres. Ses caresses, ses affections. La Sendai avait réveillé tout cela. Il en était décontenancé. Il avait enterré ce passé après avoir tué sa soeur. Il avait tout enfoui dans le tombeau de l'obscurantisme, pour ne plus être coupable. Pour ne plus porter le poids de la culpabilité. Pour ne plus se ronger les ongles. Il avait déstructuré son esprit, englouti la morale dans des sables mouvants. Il s'était déshumanisé. Mais elle était là, soucieuse de lui, réveillant ce cauchemar.

Dangereuse.

Il la regarda. Elle était maternelle. Elle avait tout pour l'attendrir. Mais c'était bien ce qu'il redoutait. Le monstre n'a pas toujours le visage qu'on lui croit. Il porte la robe de l'innocence. Il est doux, il est aimant. Ses crocs sont spirituels. Il amadoue. Il dévore l'âme. Il la regarda, les yeux pétrifiés. Il s'en voulait, mais en même temps sa tête était pleine de ces remords qui venaient de ressurgir en lui comme une vague déferlante.

--- Je te prie de ne plus me toucher. Navré. Je... je vais y aller. Je suis attendu.

Il était mauvais menteur. Mais elle avait dépassé les limites qu'il s'était juré de maintenir. Pour la première fois, ses sentiments s'étaient réveillés. Il n'en voulait pas. L'inquiétude commençait à grandir.
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Lun 17 Sep 2018 - 5:34
Alors qu'elle lui remettait les fils correctement, elle le voit d'un seul coup changer. Son côté terrifiant se métamorphose pour devenir mignon et attendrissant, et c'est à ce moment-là qu'elle comprenait quelque chose. Ce Nobusuke, il n'était pas terrifiant de base, c'était qu'une partie de sa personnalité, un rempart qu'il érige pour éviter de montrer cette facette mignonne, pourtant, Anzu ne voyait pas ce qui l'empêche de montrer cette partie de lui. Elle fronce les sourcils, cherchant des explications alors qu'elle manipulait toujours avec douceur ce fil, mais le voilà en train de se lever, la regardant comme si elle venait de commettre l'irréparable. Pourtant, elle n'a rien fait de mal ... mais les liens commençaient à se former dans sa tête, est-ce la douceur la raison de cette tête ? De cette réaction qui l'oblige à se mettre debout, droit comme un I, pratiquement en garde à vous ? Elle ne le sait pas, mais tout ce qu'elle peut se dire, c'est que c'est avec cette douceur qu'elle arrivera à l'aider.

Elle se lève, elle a entendu l'excuse de Nobusuke, une des pires excuses qu'elle a entendu. Il ne voulait pas qu'Anzu le touche, mais la Sendai savait, elle a vu que c'est comme ça qu'elle fera effondrer cette barrière. Elle savait ce qui l'attendait, il était plus jeune, mais elle vit la même chose, elle aussi a cette barrière mentale qui l'empêche de créer des liens. Elle savait donc comment faire pour lui permettre de faire ce qu'elle ne peut pas faire. Elle retiens Nobusuke, non sans forcer, il n'a même pas démarrer à vrai dire. Mais le visage d'Anzu a changé, il était toujours aussi neutre, mais paraissait plus doux, plus compréhensif. Elle ne pouvait pas le laisser comme ça, elle peut l'aider à devenir comme tout le monde et non comme elle, elle peut lui permettre d'avoir des amis sur qui compter.

- Nobusuke, je ne peux pas te laisser partir dans cet état.

Sans crier gare et à la seconde d'après, elle enlace Nobusuke. Elle le pris dans ses bras, elle, la fille toute timide qui n'a jamais aimé qu'on la touche brusquement, en train de câliner un homme. La Sendai le forçait à poser sa tête sur son épaule, passant sa main droite sur sa chevelure pour le caresser comme on caresserait un chaton ... c'est ce qu'il est, un chaton abandonné qui a peur du monde qui l'entoure, feulant contre la première main amicale qui s'approche de son crâne pour lui offrir un nouveau chez-soi.

- Je ne peux pas te laisser devenir comme moi.

Elle le lui murmurait dans l'oreille, comme si elle voulait lui chanter une berceuse. Ce n'était pas méchant, c'était du sucre, plus même, c'était du miel qui venait s'écouler dans son oreille. Elle ne voulait pas le laisser vivre la même vie qu'elle ... obligé d'enfouir ses sentiments dans un coffre en marbre, elle voulait qu'il soit heureux ... c'est pour ça qu'elle voulait aider tout le monde, pour que personne ne vive le même enfer qu'elle.

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Mer 19 Sep 2018 - 18:12

Il ne suffisait pas de fuir. Il fallait aussi être capable de la repousser. La succube avait repéré sa proie et la traque avait démarré : elle chassait le monstre enfoui au fond de l'être du petit spectre noir, aussi sûre qu'elle avait vu cette bête sanguinaire embusquée dans les traits de la noirceur, alors même qu'elle vivait sous un ciel bleu et doux. Ainsi la boucle était bouclée, ainsi l'image était formée : Nobusuke montrait là toute l'ambiguïté du personnage. Le coeur était trop bon, trop gourmand, au point d'avoir dévoré la raison. C'est sa bienveillance et sa générosité qui l'avaient perdu, au moment même où le marteau artificiel, confectionné par sa propre limaille de fer, dirigé par un subconscient froid et meurtrier, s'était abattu dans le landau de sa soeur, écrabouillant son crâne, faisant gicler des morceaux d'os et de cervelle dans une effusion de sang. Ce dénouement sordide avait catapulté l'enfant dans les abîmes du chaos et de la déraison, sous le tonnage immortel de culpabilité.

Pour autant, il y avait toujours ce coeur trop bon. Surtout, trop fragile.

Et pourtant, pourtant, l'homme est un être complexe, rempli d'incertitudes et de hasard. Face à son propre médecin, en situation de faiblesse psychologique, il peut devenir comme ce chat qui feule devant la main tendue, comme cela vient d'être évoqué. Et c'est encore plus vrai lorsqu'on force le passage, et qu'on risque une approche trop audacieuse, trop proche de sa tanière. Voilà que le tendre animal devient une bête.

Probablement qu'elle pouvait le sentir, cet objet si dur collé contre elle. Enlaçant le ténébreux, elle avait été trop loin. La limite était brisée. Le monstre s'éveillait. Elle voulait traquer la bête : cette dernière se présentait à elle, se réveillant du fond des tripes, débusquée, plus incisive que jamais. Le croc s'était matérialisé en même temps que ses bras l'avaient entouré, que ses mains chercheuses avaient glissé dans ses cheveux.

Lui, il avait glissé sa main dans une de ses poches. Il avait malaxé la limaille de fer, sensation de frottement qu'il aimait faire pour se rassurer, comme un toc. Et puis, il avait magnétisé le tout, assimilant la matière, la modelant sous la forme du couteau qu'il appuyait contre le ventre d'Anzu. La pointe avait percé sa veste et elle faisait pression sur le flanc gauche de l'imprudente. Fine et aiguisée, la lame menaçait d'éventrer la Sendai.

--- Tu as été trop loin.

Son autre bras enlaça à son tour le corps de la Sendai, mais il n'y avait aucune douceur là-dedans. Juste de la force brute. Ce n'était pas une étreinte : c'était un verrou. Il bloquait ainsi sa thérapeute de l'âme contre lui, et contre la lame qu'il collait toujours contre son abdomen. Son regard devint beaucoup moins tendre. Il était vide, dépourvu de vie. C'était l'oeil délavé du monstre meurtrier. Il colla sa joue contre la sienne : son épiderme était froid, comme la peau d'un fruit gelé.

Autour d'eux, comme un essaim d'abeille, la limaille de fer se leva. Des dizaines de milliers de particules, comme des mouches volantes, se lancèrent dans une valse funeste autour d'eux, les coupant du monde des vivants. Ainsi, Anzu se trouvait dans les bras de la mort.

--- A mon tour de poser les questions : de quelle façon préfères-tu mourir ?

Fit-il en restant scotché à la succube, l'air menaçant.
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Jeu 20 Sep 2018 - 0:46
Anzu sentait que quelque chose n'allait pas : elle sentait que son étreinte n'avait pas l'effet escompté. La réaction du jeune homme se montre très brutale : elle sentait la pointe de son couteau, couteau qui n'était pas son arme de prédilection de ce qu'elle sentait, contre son ventre, planté dans son épais manteau noir. Elle le regardait, il était redevenu la soi-disant bête qu'il semblait protégé plus que son humanité, plus que sa vraie identité. Il était capable de tuer pour protéger ce qui était humain chez lui ? Il voulait sombrer volontairement dans la folie du meurtre ? C'était décevant, très décevant, Anzu se sentait trahie : elle pensait pouvoir l'aider à créer des liens, l'empêcher de devenir la statue de marbre qui la représente, voire la bête qui l'empêchait de créer des liens ... au final, en voulant l'aider, elle se retrouve dans cette position, collée à lui comme une amant auprès de son mari, sa joue en train de frotter la sienne. Il se croyait déjà bourreau, imaginant Anzu attachée, la tête sous le billot, et lui, manipuler la hache fatale qui viendra séparer sa tête de son corps.

- Tu me déçois.

La main servant à la base à l'étreindre vient chopper la main serrant le couteau, l'empoignant solidement pour l'empêcher de bouger. Sa main qui parcourait ses cheveux avec douceur semble être animé de dessins bien plus brutaux, parcourant la joue de Nobusuke pour venir attraper un cou, source de vie mais aussi de douleur intense qui, couplé à la grande force de la Sendai, suffirait à calmer un chien sauvage. C'est ce qu'il est, un stupide caniche se croyant être un loup, un soi-disant spectre qui dissimule un enfant jouant avec un drap. C'est tout ce qu'il est : un être humain croyant être devenu une bête. Elle sentait la pluie de limaille qui se préparait, mais elle n'en avait pas peur. Ainsi, ayant fragiliser son verrou, elle le propulse en arrière, le soulevant avec sa main pour ensuite le jeter comme une peluche dans la rue.

- Moi qui croyait que tu voulais vraiment créer des liens, qu'elle idiote je fais pour croire une peste de ton genre.

Son visage neutre qui s'était adoucit s'est mise à affiché le visage d'un monstre d'un autre monde, il voulait la tuer, qu'il vienne : ce que lui réserve Anzu risque d'être bien loin d'une simple tentative de meurtre s'il ose lever le couteau une nouvelle fois sur elle.

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Dim 23 Sep 2018 - 19:20

Il ne s'attendait vraisemblablement pas à une telle réponse. Alors qu'il avait verrouillé la candide, cette dernière avait transformé ses ongles en griffes et, l'air de rien, s'était empressement assurée de se débarrasser du psychopathe. Le doux agneau devenait une terrible lionne. Il sentît la poigne d'Anzu se resserrer jusqu'à lui faire mal, pour finalement le projeter au loin. Propulsé sur plusieurs mètres par une forcé herculéenne, qui lui rappelait celle de la fougueuse Yamiko, il dût son salut à une réchappe qu'il avait maîtrisé au cours de son cursus : bras tendu, il s'appuya sur sa main pour imiter l'effet d'un ressort contre le sol, retrouvant son équilibre dans une voltige qui promettait pourtant la chute.

Il se retrouva debout, à distance de la Sendai. La tempête de limaille cessa quand il commanda à cette dernière de revenir dans ses poches et dans ses mains, et aussitôt le calme semblait renaître. Le couteau qu'il avait tendu entre ses mains quelques secondes plus tôt n'était plus qu'un tas de particules de fer éteintes, accumulées au fond de ses poches de manière éparse. Il fixait Anzu avec une intensité troublante. Elle n'avait plus rien de candide. Cela lui plaisait. En perdant ses airs d'innocence, il se sentait capable de la tuer. Il préférait cela à cette tendresse dégoulinante qu'elle lui avait offert. Il prit la parole sur un ton assez sérieux, arborant une mine plutôt grave et froide, manifestation faciale de ses pulsions meurtrières, dénuées de tout pêché de morale.

--- Je préfère ce visage-là.

Il glissa son doigt sous sa gorge, telle une menace de mort.

--- Grâce à toi, j'ai bien compris une chose. Vos sentiments ne sont que faiblesses. La peur transforme n'importe qui en cannibale capable de dévorer sa propre famille. Tous ces liens qu'on doit bâtir... ce n'est qu'une manière de nous soumettre les uns aux autres. A l'avenir, garde tes distances : je n'ai pas besoin de ces liens pour devenir plus fort.

C'était sa conclusion funeste. Dans l'absolu, il n'aurait jamais cru que cette rencontre prendrait une telle tournure. Il avait failli être conquis, mais face à l'excès, il avait retrouvé du mordant. Il comprenait de mieux à mieux à quoi rimait son existence. Il était tel un loup noir, agressif et d'une nature assez solitaire. Il n'était pas fait pour câliner auprès de la tanière : il se voulait être un chasseur et un protecteur. Un animal farouche peu choyé par son clan, mais du reste nécessaire à la survie de ce dernier. Cette idée lui plaisait. Il aspirait à cela.

Confiant, il laissa traîner un petit sourire qui en disait long sur son bonheur. Une expression lourde de significations, qui échappait sans doute à l'analyse de la Sendai. Il avait donné du sens à son identité, tout cela grâce à elle. Il lui en devait une. Mais il n'avait pas le droit de lui dire. Il tourna les talons et, sans dire un mot de plus, quitta les lieux.

Spoiler:
 
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La notion de confiance | PV Sendai Anzu

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