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Arc Tsukuyomi — Partie 2 : Douter. [Yahiko]

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Sam 8 Sep 2018 - 18:25
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Tourner en rond. Réfléchir. Hésiter. Se perdre dans ses pensées. En véritable poisson dans son bocal, Tsuki tourne et retourne ses conversations avec ses parents. Beaucoup de mots ont été échangés, beaucoup de vérités difficiles ont été énoncées, mais elle n’a pas progressé. Elle se heurte continuellement au même mur : sa condition de kunoichi fait d’elle, naturellement, un assassin. Ses convictions, par contre, font d’elle une personne qui refuse d’assassiner. Dans ces conditions, comment s’y prendre ? Que choisir ? Dans quel sens aller ? Tsuki ne sait plus. Face à toutes ces questions, elle ne sait plus comment réagir ni quoi penser. Du coup, la blonde a pris une grande décision ! Il lui faut sortir du cocon familial, étendre cette conversation à un cadre moins intime. Pour ça, il faut se tourner vers une personne en qui elle a confiance, quelqu’un à qui elle pourra tout dire sans crainte, sans imaginer quoi que ce soit. Quelqu’un qui lui donnera son avis sans arrière-pensée. Une personne unique, à qui Tsuki à la sensation de pouvoir tout dire, même les choses les plus graves. Le fameux Yahiko. Parce qu’après tout, s’ils veulent devenir l’élite, il faut bien se débarrasser de ses doutes, non ?

Alors Tsuki, petite Tsuki, pas écrivaine pour un sou, prend un bout de papier, écrit une lettre à destination de son partenaire, puis attend. Elle a posé le rendez-vous pour la semaine prochaine, au terrain d’entraînement où ils se sont rencontrés. C’est un endroit marqué de souvenirs agréables, auréolé d’une sensation de bien-être. Un endroit familier, qui permettra à la blonde de ne pas se sentir dépaysée et d’aborder le sujet plus simplement. Elle repense à sa lettre, maladroite, mal écrite, qui a pu mettre le doute à Yahiko. Une lettre façon Tsuki, pas forcément précise, qui ne va pas forcément droit au but non plus. Mais c’est une lettre qui vient d’elle, pleine de méfiance à l’égard de n’importe qui aurait pu délivrer le bout de papier. C’est stupide, peut-être. Mais c’est Tsuki. Bref.

Le jour J, la Genin se rend sur le terrain d’entraînement, aux alentours de treize heures. En réalité, il reste encore une bonne vingtaine de minutes avant d’atteindre l’heure du rendez-vous, mais Tsuki n’en peut plus d’attendre. Il y a toutes ces questions dans sa tête, qui tournent, tournent, tournent. À force, elles deviennent une vraie litanie, brûlante mélodie qui lui donne envie de se défenestrer. À force, son bocal devient beaucoup, beaucoup trop petit. Les chasses ne suffisent plus, elle est constamment prise par ce doute avant de se lancer : tuer, ne pas tuer ? Tuer, ou être tué ? Abîmer suffisamment pour ne pas tuer ? Laisser la nature tuer ? Tuer ? Et ne pas le faire ? Qu’est-ce que ça implique ?

Tsuki se met à tourner en rond. Elle fait les cent pas sur le terrain. Au bout d’un moment, elle jette une clochette sur le mannequin, frustrée. C’est pas possible, ces questions. Charcuter le mannequin ne lui apportera rien, c’est certain, mais bon dieu, que c’est bon. Ça fait du bien. Elle tire une clochette, une autre, crie, cogne le pauvre morceau de bois. Puis la Genin s’arrête et s’assoit par terre. Bon dieu. Pourquoi devenir ninja, hein ? Pourquoi devoir tuer en le devenant ?

Ses prunelles incarnates grimpent jusqu’au ciel, à la recherche de réconfort dans l’azur. Un long soupir s’échappe. Va-t-elle y arriver ? Peut-être, peut-être pas. En attendant, bon dieu que c’est chiant. Les mains posées sur le sol, pour s’appuyer, elle tend les jambes. La lumière finit par la faire plier et elle baisse les yeux. Une silhouette familière s’approche. Ça y est ? Oh, peut-être qu’il a tout vu ? Enfin. Vu l’état du mannequin, sur lequel il reste plusieurs clochettes, il comprendra sûrement … Peu importe. S’il veut la bagarre, il l’aura aussi. Ou alors. Non. Parce qu’après tout, faut-il tuer ? Ne faut-il pas ?

La course dans le bocal recommence. Sempiternelle course. Mortelle course.

Spoiler:
 
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Lun 10 Sep 2018 - 12:33
Allongé sur son lit, dans ses mains se tenait une lettre qu'il venait de recevoir. Il devait l'avoir lue maintenant plusieurs fois, se demandant à quel point il avait pu marquer la jeune fille pour qu'elle pense qu'il puisse lui être utile. Il rougissait légèrement, loin d'un quelconque sentiment amoureux, mais plutôt parce qu'il se sentait fier d'avoir pu être important pour quelqu'un. C'était quelque part un objectif accompli, mais pas envers n'importe quoi. Envers quelqu'un qui se forgeait une place particulière dans son coeur. En fait, c'était bien plus qu'une sœur d'arme, actuellement, et d'après le message officiel qu'il avait reçu de Kumo, Hohoemi Tsuki était dorénavant son élève attitrée. La toute première dont il devait s'occuper suite à son évolution en tant que Chûunin du village. C'était donc deux bonnes nouvelles qu'il devait lui annoncer, mais il tâcherait de s'en occuper après leur longue discussion. Leur échange semblait important pour elle, et selon comment celui-ci se déroulait, les bonnes nouvelles pouvaient être un point d'appui pour transformer ses malheurs en perspective d'évolution. Après tout, dès leur prochaine rencontre et dès l'annonce qu'il lui transmettrait, tous les problèmes de Tsuki deviendraient ses problèmes à lui, et ils se battraient ensemble pour réaliser leurs rêves.

Une semaine, c'était bien long. Pourquoi s'était-elle infligé une attente aussi importante alors qu'il était quasiment toujours disponible ? Peut-être avait-elle d'autres problèmes à régler. Il avait tant de choses à lui dire que leur prochaine rencontre durerait sûrement aussi longtemps que la dernière. Le passage Chûunin, son statut officiel d'élève, les nouvelles familiales, ses envies de visiter tout Kumo pour découvrir sa vraie famille... Et bien sûr toutes les opportunités que cela ouvrait pour la jeune fille. Bien sûr, tout cela concernait la vie du nouveau Chûunin, mais cela n'était pas sans répercussion sur la vie de la Genin. Ca engageait l'idée de l'emmener avec lui, de l'entraîner, peut-être même d'accomplir certains de ses objectifs à elle. Bref, d'agir comme une véritable équipe.

Le jour J, il se prépara comme il fallait. Ce qu'il fallait pour le combat, ce qu'il fallait pour discuter. Il avait tâché d'avoir une bonne nuit de sommeil pour s'assurer d'avoir les idées au clair. Il ne voulait pas dire de bêtise, il voulait être en forme pour se battre, s'attendant bien à ce que cette conversation dégénère... dans le bon sens du terme. Se battre, ce pour quoi ils étaient fait, et la meilleure manière pour eux de se comprendre. Une fois arrivé, c'était à l'heure pile du rendez-vous, et c'était une Tsuki impatiente qu'il observait de loin. Elle tournait en rond, elle se battait contre un mannequin, comme si elle déchargeait toutes les mauvaises énergies qui ruminaient en elle. Il était là, le chasseur de démon, celui qui tenterait du mieux qu'il peut pour apaiser l'esprit de son amie.

-"Hey, Tsuki ! Désolé de l'attente, ça a dû être dur pour toi."

S'asseyant proche d'elle, en restant face à son interlocutrice, il s'apprêtait à engager cette importante discussion.

-"Alors, comment tu vas ? Dis moi ce qui te tracasse."

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Mar 11 Sep 2018 - 0:14
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Tourner, se retourner, se détourner, se tourner de nouveau. Le bocal est petit. Le bocal déborde. Yahiko est comme un rayon de soleil dans la nuit noire. Il apparaît tranquillement, puis s’assoit face à elle. Ce jeune homme est incroyable. Ils se sont connus récemment, mais il y a un lien étrange entre eux, un lien très fort. Une camaraderie sans limite, qui fait d’eux des frères d’armes d’une valeur incomparable. Unis par la bagarre, unis par la discussion, ils se sont promis de se tirer mutuellement vers le haut, pour devenir des élites. Pour un pacte passé sur le plan de la rigolade, il n’empêche qu’il a une importance toute particulière aux yeux de Tsuki. C’est un pacte qui signe l’attribution de sa confiance à quelqu’un d’autre. Cette confiance si chère, si rare, qu’elle n’accorde que très peu. Mais là, il y a quelque chose. Même pas besoin de gratter la surface pour voir sous la coquille. Yahiko déborde d’ondes positives. Même s’il a une vie compliquée, s’il se tue à la tâche, il y a tellement de bon en lui que Tsuki ne peut pas s’empêcher d’aller vers lui. Il y a une innocence, une pureté si grande dans cet être, qu’elle en oublie presque tous les malheurs, toutes les horreurs du monde shinobi.

Ses prunelles incarnates se déposent sur lui, lentement. Qu’y a-t-il, hein ? Une longue, très longue histoire. Une histoire spéciale, tordue. Un peu bizarre. Qui va peut-être paraître futile à certains mais qui, elle en est sûre, fera réfléchir Yahiko et lui donnera une nouvelle piste. Le phare dans le brouillard. Son sourire renaît. Un sourire moins lumineux que d’habitude, mais quand même. Il est là, tout doux. Parce que Tsuki sans sourire, c’est pas Tsuki, tout simplement.
« Salut Yahiko. Désolée pour la lettre bizarre. Les chasseurs aiment pas trop communiquer par lettres. C’est … Disons que c’est personnel sans l’être, vu que tout le monde peut la lire. Du coup si jamais on a envie de parler de sujets sensibles, de sujets tordus ou autres, on passe pas trop par-là. Après tout, si je veux te confier que je préfère les chats aux chiens, ça ne regarde que moi. Pas que ce soit vrai, cela dit. »
Bavarder, bavarder. Combler le stress par un grand nombre de paroles futiles. Même si ces paroles sont vraies, elles n’ont pas de sens véritable dans leur cas. Enfin, peu importe. Tsuki soupire longuement, elle sait que pour l’instant elle ne fait que tourner autour du pot. Ça n’avance pas beaucoup. Il faut se jeter à l’eau, c’est comme ça. Même si c’est dur, même si c’est nul, même si c’est compliqué. Prendre son courage à deux mains et oublier. Plonger. Même si ça fait peur ! Allez. Après tout, c’est Yahiko. Rien de mal ne peut se passer. Tout ira bien.
« Bon. C’est pas drôle comme sujet. Je suis désolée. » Elle fait une pause. « Tu te souviens, quand nous nous sommes rencontrés ? Je t’ai dit que je ne voulais pas tuer. »
Tsuki inspire profondément. C’est parti, hein ? Alors, c’est parti. Plus de barrière, plus de limite. En route.
« Je suis une chasseuse. Mes capacités consistent à traquer, quelle que soit la proie. Je traque, puis j’attrape. Je me suis dit, depuis toute petite, que je voulais tout sauf blesser. Comme je ne veux pas blesser, je me suis spécialisée dans les illusions. Parce que, du coup, comme ce sont des illusions, les dégâts sont moins brutaux physiquement, même s’ils sont peut-être pires mentalement. Le problème, c’est que mes capacités sont faites pour que je traque et, à long terme, tue. L’autre grand problème, c’est que je suis une kunoichi. En tant que kunoichi, mon rôle sera de tuer, pour protéger mon village, ou n’importe quelle raison. Je finirai sûrement par tuer pour sauver ma propre peau. »
Elle déglutit. L’idée de tuer bloque toujours autant. Ses prunelles viennent chercher celles de Yahiko.
« J’ai peur de tuer. Je ne veux pas le faire. Pour moi, la vie est unique, extrêmement importante, et on n’a pas le droit de l’enlever à quelqu’un. Parce que si on l’enlève, on se donne le droit de vie et de mort, or, on ne l’a pas, on ne l’a jamais eu. Et je refuse d’avoir la prétention d’agir comme ça. Je veux me dire que … Que ce ne sera pas moi qui tuerai. Parce que je n’estime pas avoir cette ‘capacité’ plus qu’une autre personne. »
Haussement d’épaules. Tsuki n’est pas Dieu. Tsuki est Tsuki. Petite kunoichi, pas meilleure qu’une autre, pas faite pour tuer. Pourtant, son rôle consister à tuer. Compliqué, hein ?
« J’en ai parlé à ma mère et à mon père et tous deux m’ont dit que parfois, il faut tuer. Que parfois, on n’a pas le choix, on tue. Pour se sauver, pour sauver les autres. Mais … Qu’est-ce qui justifie qu’on puisse tuer quelqu’un ? Tu crois qu’on a le droit de tuer ? Que c’est … normal ? »
La blonde baisse les yeux. Elle réfléchit. Intensément. Cette situation est si compliquée. Pourquoi les hommes s’entretuent-ils ? Pourquoi se font-ils la guerre de cette façon ?
« Et surtout … Est-ce qu’on devient un monstre quand on tue quelqu’un ? Est-ce que, si je tue quelqu’un, je deviens un monstre ? »
Réflexion, réflexion. Peur. Beaucoup de peur, aussi. Mais un énorme désir de s’améliorer, d’être forte. Un désir d’être utile malgré ses craintes.


Dernière édition par Hohoemi Tsuki le Jeu 13 Sep 2018 - 22:40, édité 2 fois
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Mer 12 Sep 2018 - 20:49
De son air toujours naturel, souriant, attentif, il observait son interlocutrice. Beaucoup de signes démontrait qu'elle était inquiète, mal à l'aise, qu'elle avait du mal à commencer ce qu'elle voulait dire au jeune Sendai. Mais elle savait très bien qu'elle ne l'avait pas appelé pour rien, alors pourquoi hésitait-elle ? Être toujours plus compréhensif, toujours plus à l'écoute, et surtout, savoir rassurer, voilà quels étaient les objectifs du nouveau Chûunin avec toutes les personnes qui avaient besoin. Maintenant, c'était encore un peu différent d'auparavant par rapport à Tsuki. Non seulement car il était son ami, mais son statut avait même évolué en sensei officiel, ce qui signifiait en quelques sortes qu'il était même de son devoir de lui porter assistance. Aujourd'hui, c'est ce qu'il ferait, même sans son statut de supérieur hiérarchique, juste en tant que bon compagnon.

Le monologue était long, mais c'était justifiable. Il n'y avait probablement pas assez de mots pour expliquer toute la détresse qu'elle pouvait ressentir à ce moment là. Si elle avait appelé des secours, si elle en avait même parlé à ses parents et qu'ils n'avaient pas été en mesure de la rassurer, alors c'est que le cas était plus important que ce qu'il paraissait. Quelque part, c'était tout son avenir de kunoichi qui était en jeu. Le Sendai attendit qu'elle ai véritablement fini, laissant son coeur s'exprimer avant que son esprit ne prenne la relève. Ne pas lui couper la parole, la laisser dire tout ce qu'elle avait le besoin de dire, et surtout, rebondir avec les mots les plus adaptés que possible. Pour ne pas brusquer, pour ne pas choquer, pour l'accompagner vers la perspective la plus rassurante qu'il soit. La mort n'était jamais rassurante, mais elle pouvait être rationalisée.

-"Haha, il y a tellement de choses à dire...", commença Yahiko, pensif.

Tellement de manières d'aborder la question, tellement de façons de répondre qui pouvait soit la réconforter, soit lui faire plus de mal psychologiquement. Le sujet n'était pas simple, à manipuler avec précaution.

-"En fait, je crois que la guerre est inévitable lorsque les mots sont insuffisants pour régler des conflits. Si tout pouvait être réglé avec des paroles, les ninjas n'existeraient sûrement pas sous la forme que nous la connaissons...", continua t'il la tête légèrement baissée, cherchant ses mots.

-"Je crois aussi que chaque village, chaque famille, chaque personne a ses propres valeurs, ses propres avis, sa propre définition de voir la paix... mais aussi de voir la vie. Lorsque l'on s'engage dans la vie de ninja, on s'engage en quelques sortes comme un soldat, qui défend des valeurs au prix de sa vie. Les meilleures personnes sont celles qui agissent pour le bien du village, qui correspondent bien souvent à un idéal de paix. Les monstres, eux, ce sont ceux qui agissent pour leur propre bien, pour leur propre justice."

En fait, ça allait même bien plus loin que ça. Il était compliqué de tout dire sans que les idées ne se mélangent, mais il ferait de son mieux. Elle n'était pas là pour écouter des opinions données à moitié.

-"Maintenant, il y a deux choses distinctes qu'il doit être important de savoir. La première, c'est que parfois les dirigeants ne sont pas ceux qui recherchent la paix, et leurs ordres sont donc orientées vers la guerre, la douleur ou la mort. La deuxième, c'est que parfois, même si les dirigeants recherchent la paix, ce sont leurs ninjas qui peuvent chercher à accomplir leur propre justice..."

Reprenant son souffle et ses esprits, tout ce qu'il venait d'évoquer était une manière détournée d'arriver pour lui au sujet principal : la mort.

-"Je crois qu'il n'y a qu'une seule chose à retenir : il ne faut pas s'engager dans la voie des ninjas pour soi, il faut le faire pour les autres. Si tu ne tues pas, ce seront les tiens qui seront tués... et je pense que si tu ne sauves pas les gens qui te seront chers, tu t'en voudras d'autant plus. Vois ce que tu préfères, ressentir la fierté d'avoir protégé tes proches au prix d'une vie qui ne souhaite que répandre la haine et la mort, ou vivre en assumant pleinement de ne pas les avoir défendu suffisamment, en plus de laisser une vie malsaine répandre le mal ailleurs."

Il tapa violemment son poing droit dans sa paume gauche, et son regard empli de détermination vint se plonger dans celui de Tsuki.

-"Je ne laisserai personne te tuer toi, me tuer moi, tuer ma famille ou tuer mon village. Parce que nous tous ici n'avons jamais cherché à nuire à qui que ce soit, nous ne recherchons que la paix. Je serais prêt à tuer une personne qui veut nuire à la paix que nous voulons tous créer !"

Bien sûr, la réalité se voulait bien plus compliquée que ça. Tout n'était pas question de protéger des personnes recherchant la paix, c'était aller bien plus loin que ça. Protéger la paix, protéger l'innocence, protéger la tranquillité, protéger tous ceux qui n'avaient rien demandé à personne, et qui ne demandaient qu'à vivre paisiblement dans leur coin. Plus généralement, aux yeux de Yahiko, il fallait plutôt punir tous ceux qui voulaient rendre leur propre justice d'une manière peu conventionnelle.

-"Je veux que tu sois au clair, Tsuki. Soit au clair avec la limite que tu t'imposes. Qui te permets-tu de tuer ? Pourquoi te permets-tu de tuer ? Dans quelles situations est-il autorisé pour toi de tuer ? Garder ces réponses à l'esprit et les respecter, c'est éviter de devenir un monstre. Tant que tu ne le fais pas par plaisir, tant que tu ne le fais pas pour rendre une justice personnelle et tant que tu le fais pour les autres, c'est que tout va bien."

Reprenant un air bien plus agréable et rassurant, hors de toute la haine, de toute la tristesse et de tous les doutes que cette discussion pouvait évoquer, il aimait toujours finir dans un ton plus réconfortant, avec une once d'espoir, quelque chose qui voulait redessiner un sourire sincère sur les lèvres de la Genin.

-"Ne t'inquiète pas, dorénavant, je serais toujours là avec toi pour m'assurer que tout aille bien. En tant que ton sensei officiel pour Kumo, je serais avec toi pour t'accompagner dans toutes tes aventures, les plus heureuses comme les plus tristes. Peu importe ce que tu vivras, tu ne seras jamais seule à le vivre."

Une heureuse nouvelle dans une discussion riche en mauvaise émotion. Dans les moments les plus durs, il n'y avait rien de mieux que beaucoup de compagnie et de réconfort, c'était donc le moment le plus approprié pour lui dire qu'elle était devenu officiellement son élève. S'il réussissait à la rassurer et à lui faire prendre confiance en elle, cette nouvelle était probablement apte à lui redonner le sourire.

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Jeu 13 Sep 2018 - 22:41
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.




Fleur noire. Fleur de mort. La voix de Yahiko résonne dans ses entrailles, soulève tous ses doutes, les écrase, les secoue, les remue. Ils sont là, vivaces, moins vivaces, plus vivaces. Fleur rouge. Passion. Y croire, espérer. Voir en ce jeune homme l’espoir qu’elle a perdu. La confiance ravivée, les blessures pansées. Va-t-elle mieux ? Rien n’est moins sûr. Elle ne sait pas, toujours pas. Son cerveau est plein de doutes, plein d’interrogations. Il y a des choses qui ne changent pas, peu importe à quel point elles sont abîmées, peu importe comment on les chasse. Fleur noire. Fleur de mort ? Peut-être, peut-être pas. Faut-il y croire ? Penser que l’Homme n’est pas un monstre même s’il tue ? Penser qu’il est aussi, souvent, soumis à des règles, au-dessus de sa volonté, bien au-dessus, qui le contraignent à faire des choses qu’il n’accepte pas. L’Homme est l’outil des volontés supérieures, la petite marionnette qui s’agite lorsqu’il faut envoyer un chien à la guerre. Parce qu’il est plus simple de sacrifier un Homme que de donner sa propre vie. Or, les ninjas sont ces outils. Ces toutous envoyés pour faire la bagarre. Mais ils ont un rôle qui transcende cette faiblesse, cet aspect dégradant qu’ils peuvent revêtir.

Fleur bleue. Espoir. Être ninja non pour soi, l’être pour les autres. Cette mission si complexe, si difficile, mais pourtant si importante. Le ninja porte le poids de tous les êtres auxquels il tient sur ses épaules. Parce que c’est son rôle. Sauver les autres. Protéger ceux qui ont besoin d’être protégés. Protéger son village, ses citoyens. Être pourvu d’une mission, car si la menace n’est pas éradiquée, elle emmène avec elle des vies, puis continue de perpétrer la mort. Protéger. Tuer pour protéger. Fleur bleue, fleur bleue. Disparition de la fleur noire ? La mort comme outil utilisé pour protéger la vie. La mort des autres, pour protéger sa propre vie. Fleur rouge, encore une fois. Pour la passion. La vivacité de la fierté. Ces sentiments si forts, qui explosent dans le cœur, font vibrer les âmes. Réussir à sauver un être, se dire qu’on a permis à une vie de rester plus longtemps, de s’épanouir ; même si, pour ça, il a fallu en détruire une. Certaines sont nécessairement vouées à mourir, elles sont condamnées à mort. Fleur noire. Parce que la mort. Parce que le deuil. Parce qu’il existe des êtres qui mourront pour rien, mais il en existe qui seront sauvés. Des êtres qui subsisteront, grâce à la main rouge d’un ninja. Fleur rouge ? Non. Hémoglobine. Rouge, rouge sang. Ce rouge qui perle sur les kunais, symbole de la vie qui s’échappe. Parfois, c’est nécessaire.

Le moindre mal. Fleur noire. Fleur rouge. Fleur bleue. Explosion de couleurs. L’espoir renaît, secoué par la joie, écrasé par la peur. Faut-il y croire ? Faut-il accepter ? Que penser de ce que l’univers porte en son sein ? La mort, partout. Omniprésente. Faut-il se focaliser sur cet aspect ? Ninja. Cinq lettres, si petites lettres. Et un si grand rôle. Une si grande signification. Évolution. Réflexion. Fleur bleue, pour l’espoir, à nouveau. L’espoir, toujours. Nécessaire. Tsuki soupire longuement. Que faire ? Réfléchir, y croire. Accepter qu’il y ait de la lumière, du Bien dans l’acte de mort. S’il n’est pas lancé pour rien. Si la vie mise en jeu mérite que l’autre vie soit détruite. Sauver les uns, tuer les autres ? Silence. La blonde écoute, la blonde pense. C’est peut-être ça, en fait. Ce que tout le monde dit. Cette nécessité de prendre soin des autres, quel qu’en soit le prix. Oui, peut-être ça.
« Merci, Yahiko. »
Fleur rouge. Cette explosion de sensations quand il lui dit qu’il ne laissera personne prendre sa vie. La blonde est honorée. Et elle pense qu’elle comprend. Fleur blanche. Innocence. Innocence maculée de sang. Fleur blanche et rouge. Ne pas perdre pied. Se stabiliser. Trouver des limites, des raisons, des éclaircissements. Des limites, hein ? Il y en a. Beaucoup. Il suffit d’y réfléchir. Juste un petit peu. Mettre toutes les appréhensions de côté et se concentrer sur ces possibilités. Réussir à se sortir de la situation de doute, pour voir les choses en face. Qu’est-ce qui justifie le meurtre ? Jusqu’où cela peut-il aller ? Tuer un monstre signifie-t-il devenir un monstre ? Fleur noire, fanée. Le monstre s’endort, le monstre se meurt. Il disparaît. Happé par la lumière qui le noie. Ne pas tuer par plaisir, ne pas tuer pour une justice personnelle, voilà des façons d’éviter d’être un monstre. Tuer par nécessité. Ne tuer que si c’est vraiment obligatoire. S’il n’y a rien d’autre à faire. Fleur jaune. Retour aux belles choses. Retour à la vie. Retour à l’espoir.
« Je crois que j’ai compris, maintenant. »
Premier sourire. Vrai sourire. Tombé du bout des lèvres. Sourire sincère. Fleur verte. Douce, simple, vraie. Tsuki s’assoit en tailleur. Le voile de tristesse qui recouvrait ses yeux s’est envolé. La vraie petite blonde est là. L’énergie, la joie, les sourires. Presque totalement revenue. La lumière s’est faite sur ses doutes. Peut-être parce qu’il a trouvé les mots ? Yahiko est un vrai ami. Une de ces personnes que l’on garde auprès de soi toute la vie. Pour qui on se bat. Qui mérite qu’on se batte pour lui, d’ailleurs.
« Tuer n’est pas qu’un acte monstrueux. On peut être obligé à tuer. Parfois, on y est confronté, c’est tuer ou être tué. Le monde est fait de façon à ce que des monstres veuillent notre peau, ou celle d’innocents. Dans ce genre de cas, notre rôle à nous est d’intervenir. Si la mort est la seule solution, alors il faut s’y plier. Parce que c’est la seule solution. »
Fleur bleue ?
« Je ne sais pas si cela me permettra de le faire, mais, au moins, si je sais que commettre un meurtre ne fait pas de moi un monstre, tant que je le fais pour des ‘bonnes raisons’, alors je pense que ça ira. Je serai justicière, assassin de ceux qui assassinent. Assassin des meurtriers, ça claque, non ? »
Fleur rouge ! Retour de la vive Tsuki, de la jeune femme adorable, toujours joyeuse. Un sujet difficile, mais qui trouve le chemin vers la lumière. Doutes qui se dissipent, bonheur qui revient. Puis la nouvelle, la vraie nouvelle de la journée, éclate au grand jour. Fleur rouge, fleur jaune, fleurs du bonheur. Bouquet d’émotions heureuses. La seule personne en qui Tsuki a confiance est son sensei. Il sera donc toujours là pour elle. Concrétisation du pacte passé plus tôt. Promesses réelles. La blonde hésite à lui sauter au cou. Ses yeux s’illuminent de mille-et-une lumières.
« C’est génial !! »
Elle se redresse vivement. C’est incroyable ! Quelle nouvelle incroyable ! Comment passer des ténèbres à la lumière en l’espace de quelques secondes ! Explosion de bonne humeur. Tsuki serre les poings, les desserre, trépigne, remue sur le sol comme une gamine.
« C’est la meilleure nouvelle qu’on ait pu m’annoncer ! »
La blonde hoche la tête, ce qui remue rapidement ses couettes. La sombre Tsuki s’est complètement effacée, laissant place à la demoiselle que Yahiko a rencontré. Une fille vive, joyeuse, pleine de vie, qui ne s’arrête jamais de remuer. Une pile d’énergie. Le calme la rattrape rapidement, juste l’espace d’un instant. Le sérieux, qui frappe au milieu de cette explosion de joie.
« Je crois en toi. Je ne doute pas une seconde que tu seras là. Tu l’es déjà après tout. » Grand sourire. Elle lui attrape les mains. « Mais mince alors ! Yahiko ! Tu es mon Sensei ! Si ça c’est pas génial !! »
Les petites mimines de Tsuki serrent, serrent celles de son partenaire aux cheveux blancs. Puis, elle les lâche et se relève. Une main posée sur la hanche, elle tend le bras, puis le doigt, vers l’horizon.
« Nous allons tout déchirer ! »
La posture se défait, pour laisser place à une Genin sautillante, qui ne peut plus contenir sa joie. Fleur rouge. Fleur noire disparue, noyée sous la vivacité et la beauté des fleurs chaleureuses. Disparition presque totale du désespoir. Il ne ressurgira que lorsque la situation se présentera. Et alors, Tsuki grandira. Pour de bon. Pour de vrai. Ses prunelles se noient dans celles de Yahiko.
« Et alors, Sensei … », dit-elle en appuyant bien sur chaque syllabe de ce nouveau titre. « Que faisons-nous aujourd’hui, pour fêter ça ? »
Eh oui ! Il faut bien célébrer ! Passer à autre chose ! Aujourd’hui n’est plus un jour de pluie. Aujourd’hui est un jour ensoleillé, brillant, chaud. Et toutes les fleurs pousseront, gorgées de Soleil.
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Mer 19 Sep 2018 - 21:27
-"Pour être très franc, je trouve que ça claque aussi. D'un autre côté, n'oublions jamais que tuer ne sera jamais vraiment positif. Le mal n'est pas inné, tous les monstres ne sont que des victimes", dit-il d'un ton assez calme et d'une voix basse, suffisamment audible.

Il en était persuadé, personne ne naissait avec des mauvaises intentions. Il l'avait vécu, lui aussi, ce ressentiment de haine qu'il avait envers sa famille sans même connaître la réalité. Ce qui comptait, ce n'étaient pas les problèmes, c'était la manière avec laquelle ils étaient interprétés, et c'est cette interprétation qui engendrait une réaction spécifique. Au final, il comprenait tous ces gens qui avaient pu sombrer dans cette espèce de folie. Le mal n'était qu'une recherche de justice, plus ou moins réfléchie, avec des moyens souvent bien trop extrêmes. Il pouvait être comprit, mais jamais il ne serait toléré, voilà quel était la perception de Yahiko. Tuer un être transformé en monstre était probablement lui rendre service, à lui comme aux autres.

-"Ca ne veut bien sûr pas dire qu'on doit les tolérer et les laisser en vie ! S'ils ont sombré à ce point, c'est qu'ils ont probablement tout perdu, alors nous devons faire notre travail."

Inutile de parler plus de temps de ce sombre sujet. Il en valait la peine tant il était important et phare dans le monde des shinobis, mais il voulait que Tsuki maintienne sa santé mentale, et ne sombre pas comme précédemment. Il fallait voir son sourire et son agitation, qui faisaient parti des choses que le Sendai voulaient préserver, d'autant plus maintenant qu'il était son sensei. Il ferait tout pour qu'elle puisse s'épanouir autant que possible, tel était son but en tant que sensei. La regardant avec un large sourire sur son visage, il partageait calmement toute sa joie, même si était aussi heureux qu'elle. Ca les liait, quelque part. Se laissant faire, il attendait qu'elle lui pose sa question avant de parler à son tour.

-"Exactement la même chose que ce que nous avons fait à notre rencontre... Nous allons nous battre !" annonça t'il d'un grand sourire. "Mais avant, j'ai une nouvelle et une petite histoire à te raconter, qui vont t'intéresser, maintenant que tu es mon élève. Plusieurs choses se sont passées entre nos deux rencontres."

Reprenant son petit temps de pause, il se releva et la pointa du doigt avec toute la bonne détermination qu'il savait démontrer.

-"Toi et moi, on va partir en voyage !"

Vers de nouveaux horizons, vers une vérité qu'il recherchait, mais ça allait bien au delà de ça. En tant qu'équipe, ça dépassait l'idée d'atteindre un objectif personnel et ça allait même vers de l'accomplissement personnel. En effet, voyager permettait d'explorer d'autres horizons, d'ouvrir son esprit et de se développer soi-même. Ses qualités physiques, psychologiques, ses arts ninjas, tout pouvait permettre de s'améliorer et de s'accomplir.

-"Pour te résumer, j'ai découvert récemment que la famille chez qui je vivais depuis ma naissance était des parents adoptifs. Je n'ai découvert que récemment la vérité : j'ai été échangé pour survivre, car mes véritables parents n'avaient pas assez d'argent pour s'occuper de moi. Ils m'ont ainsi vendu en quelques sortes à mon père adoptif, pour qu'il m'élève. L'histoire est un peu plus remplie que ça, mais une seule chose est importante : je compte bien retrouver mes vrais parents, et tu peux m'accompagner. Nul doute qu'on vivra bien plus d'aventure que ce que l'on pense."

Son poing fermé, il n'attendait que son approbation. Enfin, il attendait plutôt une réaction, lui était certain d'y aller au moins seul, mais il voulait qu'elle l'accompagne.

-"Enfin, si tu le veux bien sûr."

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Dim 23 Sep 2018 - 17:39
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Les monstres ne sont des monstres que parce qu’ils sont des victimes à l’origine. Cette perception des choses plaît à Tsuki. Surtout lorsque Yahiko lui dit que ce n’est pas parce qu’ils ont souffert qu’il faut les laisser perpétrer leurs massacres. Cela se tient. Le travail des ninjas est d’empêcher les victimes qui ont sombré de faire le mal. C’est donc de tuer les assassins lorsqu’ils deviennent incontrôlables. Peut-on alors parler d’un meurtrier ? Au fond, oui. L’acte est le même, quelle que soit la motivation qui l’anime. Un assassin commet des assassinats, même s’il le fait pour le bien. Cependant, l’impact moral que cette réalité apporte est moins lourd, moins difficile à digérer. Peut-être qu’en s’habituant à cette idée, Tsuki acceptera plus simplement son rôle ? Peut-être que cela se fera naturellement, au fur et à mesure, en vivant des aventures, en étant confrontée à ces réalités. Des choses que seules le temps pourront améliorer. Mais une chose est sûre : Tsuki ne tuera jamais pour le plaisir. Si sa main porte le sang d’un être, ce sera uniquement parce qu’il le fallait. Une cruelle, triste nécessité, mais qui ne peut pas être ignorée. Le monde est ainsi fait : les monstres tuent, les ninjas les arrêtent. Quel qu’en soit le prix.

Puis Yahiko reprend la parole, en déviant le sujet pour de bon. Ce type. Ce petit jeune, là. Cet homme aux cheveux blancs. C’est son Sensei, maintenant. Il va la diriger, lui apprendre, l’aider à évoluer. Probablement lui permettre de devenir aussi forte que lui ? Différemment, mais à sa façon, sûrement. C’est son Sensei. Une relation supérieure se crée entre les deux, un nouveau lien. Tsuki est heureuse, honorée. Autant des deux. Leur première activité en tant que nouvelle équipe est … de se battre. Ça se tient. Tsuki, Yahiko, unis avant tout par la bagarre ; pourquoi changer une équipe qui gagne ? Littéralement, cette fois ! Yahiko n’est plus juste le blondinet Kumojin qui lui a appris à mettre des coups de poing et des coups de pied ! C’est son Sensei, mince alors ! Et ils vont livrer bataille d’élève à Sensei ! Pour de vrai de vrai ! C’est incroyable. Et ça ne s’arrête pas là ! Les histoires arrivent. De belles histoires ?

Une excellente nouvelle, en tout cas ! Partir en voyage, partir en voyage, partir en voyage ! Tsuki hoche vivement la tête, secoue la tête, remue la tête. Elle manque de se mettre à sautiller partout. Son excitation est visible dans ses prunelles, traversées d’étoiles. Partir en voyage en équipe. Partir du village. Voyager. Aller ici, là, ailleurs. Apprendre. Grandir. Aux côtés de Yahiko, avec qui elle entretient les meilleures relations parmi toutes ses connaissances. Partir en voyage avec son Sensei. Mince alors. Si, lorsque Tsuki a envoyé cette lettre, on lui avait dit que la journée de rendez-vous serait ainsi faite, elle se serait mise à rire. L’ascenseur émotionnel est particulièrement fort ! Au départ, il s’agissait d’une conversation triste, dure, morne, à propos de la mort et des nécessités ninjas ; et voilà que maintenant ils prévoient une bagarre et même un voyage ! Nouveau mouvement de tête. Partir. En. Voyage. Quelle aubaine !

Mais. Pourquoi partir en voyage, au fait ? Pour le plaisir ? Pour simplement se dire, allez. Aujourd’hui on part en voyage, on va visiter quelques montagnes de Kaminari, parce que c’est joli. Faire du tourisme ? Eh bien non. La réalité est plus sombre. Plus sombre ? Tsuki ne saurait le dire. La réaction de Yahiko à propos de son passé est une réaction honorable : il ne s’est pas braqué, a décidé de retrouver ses parents pour renouer avec sa propre histoire. Une histoire à la fois triste et belle, du coup. Lumière a été faite sur les mystères du passé. Désormais, le Chûnin a un nouvel objectif, qu’il propose à Tsuki de partager avec lui. Honorée. De honorée et heureuse à totalement honorée. Heureuse aussi, évidemment, mais l’honneur dépasse la joie avec une énorme longueur d’avance. Tsuki hoche la tête une nouvelle fois – à force, elle va se décrocher. Son sourire est aussi grand qu’une banane, mais moins malicieux que d’habitude. Cette fois, il est doux, paisible. Un sourire d’adulte, qui comprend les enjeux, sait de quoi on lui parle. Le sourire de la gamine honorée, projetée dans ce nouveau monde, qui sait que ce n’est plus un jeu, mais la réalité.
« Évidemment, que je suis pour. Je ne sais pas trop quoi dire à propos de tes parents et de ces révélations, donc je dirais simplement que je respecte tes choix, quels qu’ils soient, et que je te suivrais où que tu ailles. À la fois parce que je suis ton amie, mais aussi parce que tu es mon Sensei. »
Quelle question, hein ? S’attendait-il vraiment à ce que Tsuki décline son offre ? Un voyage, des aventures, un super partenaire … Qui aurait refusé ? Certainement pas la chasseuse ! Bien au contraire, cette opportunité est énorme, si ce n’est plus grande encore !
« Il faudra simplement me donner le point de départ, puis … En route, j’imagine. »
Elle exhale un petit rire amusé, satisfait. Cette nouvelle situation lui plaît beaucoup, oh, oui. Énormément. Il y a tellement de nouvelles choses à tirer de cette histoire ! Un amusement sans limite, mais surtout tellement d’expérience à y gagner. Partir en voyage leur permettra à tous les deux de renforcer ce lien si particulier qui les unit, mais également d’apprendre tous les deux, de grandir, de devenir plus fort. Il n’y a que du positif. Des dangers, aussi, mais là est toute le principe de cette nouvelle entreprise ! Pas d’apprentissage sans se mettre en danger. Enfin. Pas en danger de mort non plus, hein ?

Quoi qu’il en soit. Les yeux incarnats scintillent désormais d’une façon légèrement différente. Son sourire se défait de toute la maturité qui l’animait jusque-là. Cette fois, il est bel et bien malicieux. Le sourire de la gamine qui veut jouer, qui a retrouvé son jouet préféré et compte bien l’user jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Son poing frappe sa paume.
« Mais à part ça … Il paraît qu’on fait la bagarre aujourd’hui ?! La vraie bagarre ?! »
Le sourire dévoile des dents. Un sourire carnassier, cette fois. La bagarre. La bagarre avec Yahiko. Une activité qui a eu lieu, une fois, mais qui n’était pas une vraie bagarre. Aujourd’hui est un jour nouveau, un jour de vraie bagarre, avec des techniques et des mandales à en perdre la tête. Oh, oui. Si c’est une bagarre qu’il veut, il en aura une ! Parce que Tsuki ne dit plus non à ce genre de propositions. Surtout pas à son Sensei, voyons !
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Mer 26 Sep 2018 - 14:38
Il n'y avait probablement rien à dire, sur sa situation familiale. Il était compliqué de faire autre chose qu'accepter le choix de Yahiko, mais bien plus généralement, d'accepter un choix important de quelqu'un de proche. Il n'y avait bien qu'un désir dans l'esprit du Sendai : retrouver sa famille, les excuser de ce qu'ils pouvaient bien se reprocher et passer des bons moments avec eux. S'ils le voulaient bien, mais si Kabuto n'avait pas menti, le revoir était probablement la seule chose qu'ils désiraient. Qui pouvait ne pas vouloir voir son enfant ? Surtout lorsqu'on le voyait pas après de nombreuses années, c'était impossible. Le nouveau Chûunin s'était d'ailleurs souvent questionné à leur sujet. A quoi pouvaient-ils bien ressembler ? Que savaient-ils faire ?... Étaient-ils vivants ? Cette idée faisait peur, mais Yahiko s'efforçait de maintenir son positivisme : il les retrouverait, et il passerait des bons moments avec eux, comme ils auraient dû le faire depuis longtemps.

Il ne serait pas seule non, il serait même accompagné de la personne à qui il tenait le plus à Kumo : sa fidèle élève, qui semblait prête à le suivre où qu'il aille. Cela fit sourire Yahiko, il n'y avait ni fausse promesse, ni faux espoirs, qu'une amitié sincère qu'il protégerait pendant toute sa vie de ninja. Et il le lui rendrait, car à sa façon, et dès qu'elle en aurait besoin, il l'aiderait aussi autant qu'il le pourrait. Acquiesçant d'un signe de tête à sa seconde intervention, il n'eu qu'à lui répondre gentiment d'un "Super", toujours souriant. Elle venait de lui dire exactement ce qu'il voulait entendre.

Et pour continuer sur sa belle lancée, elle évoqua le sujet qui les intéressait le plus tous les deux : un combat, toujours dans un bon esprit, qui leur apprendrait à plus se connaître. La seule rencontre qu'ils avaient effectué avant celle là était dans la forêt, et la seule chose qu'ils avaient pu échanger, c'était une paire de coups de base. Il était l'heure d'en savoir plus, il était l'heure de mieux se connaître, non pas sur le plan personnel mais bien sur le plan des techniques ninjas. Yahiko savait juste qu'elle maîtrisait les illusions, mais il n'avait aucune connaissance en plus à ce sujet. Peut-être allaient-elles lui rouler dessus, peut-être n'étaient-elles pas assez puissantes pour venir à bout de lui. Il s'était tant entraîné au Ninjutsu et au Taïjutsu qu'il avait peut-être lésiné sur le troisième art ninja, et il était probable que son élève puisse faire la différence là dessus.

-"Ouais, et mieux que ça, je crois que je t'ai dis tout ce que je voulais, alors on va la faire maintenant ! Mais attention, j'ai une condition : on va se forcer à utiliser autant de techniques différentes que possible. Je veux profiter de ce combat pour qu'on se connaisse au maximum."

Signant son intervention d'un sourire beaucoup plus carnassier, tant il était sur-excité à l'idée de combattre, il prit toutefois la peine de dire à son élève qu'ils se distanceraient d'une dizaine de mètres elle et lui, afin qu'aucun des deux n'aient d'avantage dès le début du combat. Peut-être même qu'elle avait un avantage lié à la distance, si elle maîtrisait ses illusions, mais le Sendai ne voulait pas avoir l'aubaine d'attaquer au corps à corps dès le début.

Une fois qu'ils furent suffisamment distancés, Yahiko fut sur ses gardes. Il maintenait une position de combat assez basique, sur ses appuis, prêt à agir lorsqu'il le pouvait. Le terrain qui les entourait était plat, mais comme c'était un terrain d'entraînement, il y avait des arbres qui les entourait. Rien qui ne soit très proche, si Tsuki voulait essayer de s'y rendre, ça lui prendrait probablement un temps pas très rentable, Yahiko disposant d'une vitesse propice à la rattraper assez vite. Des techniques pouvaient y faire la différence, bien sûr, dépendamment de la situation, c'était une mesure obligatoire à prendre pour obtenir cet avantage contre son sensei.

-"Tu es prête ? 3...2...1... C'est parti !"

Un peu comme un duel de cow-boy, c'était à celui qui dégainait le plus vite. Il ne connaissait absolument pas ce dont elle disposait pour lancer ses illusions, et de ce fait, il fallait vite prendre l'avantage. D'un autre côté, il avait tout cet intérêt à la laisser utiliser ce qu'il était nécessaire pour utiliser ses Genjutsu au mieux, car comme il lui avait énoncé précédemment, c'était aussi un combat dans lequel ils utiliseraient autant de techniques qu'ils pouvaient, pour toujours mieux se connaître. Tendant ainsi la main en avant, il fit sortir de celle-ci des projectiles de chakra sous forme de boules qui foncèrent à grande vitesse vers la Hohoemi. Il y avait un point fort à cette technique : le Sendai pouvait projeter le nombre de projectiles qu'il désirait, ce qui permettait d'harceler son adversaire et ne pas lui laisser le temps d'effectuer quoi que ce soit. Qu'avait-elle pour réagir face à ça ?


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Ven 28 Sep 2018 - 19:10
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Une bagarre ! Une vraie bagarre ! Une opposition ardente, véritable, où Tsuki ne serait pas l’élève inexpérimentée, mais une vraie combattante ! Une personne capable de se défendre, d’utiliser ses propres capacités pour tenter de rapporter la victoire ! Oui ! Une bagarre comme elle les aime, une vraie de vraie, contre l’adversaire qu’elle admire le plus, son propre Sensei. Considérer Yahiko comme un Sensei est déjà quelque chose d’énorme, de presque perturbant, mais surtout, se dire qu’elle va livrer une vraie bataille contre lui, quelle sensation particulièrement étrange ! Une sorte d’excitation compensée par de l’admiration. Une bagarre, une vraie. Une bagarre qui, cette fois, ne se limitait pas aux poings et aux pieds ! Oh oui ! Tsuki sourit de la même façon que le Chûnin. Ses dents se dévoilent dans une mimique carnassière, surexcitée. La bagarre, la vraie bagarre.

Le terrain ne lui permettra pas de fuir, elle n’aura aucune occasion de s’échapper, il serait probablement trop rapide. Donc elle oublie complètement cette idée et se focalise sur le reste. Ses propres capacités, face à un adversaire qui maîtrise sa bête noire : le Taijutsu. Surtout que Yahiko lui a dit explicitement ce qu’il attend d’elle : balancer un maximum de techniques pour qu’ils fassent connaissance chacun du style l’un de l’autre. Tsuki hoche la tête. Se donner à fond, en lancer un maximum et se battre jusqu’au bout. Très bien. Alors il lui faut préparer une première offensive, ou une défense ?

Le Chûnin recule. Tsuki comprend aussi vite qu’il va falloir réagir vite, très très vite. L’attaque de Yahiko est lancée. Des balles. De chakra ? Tiens. Ça, c’est pas commun ! Il doit avoir une capacité spéciale particulièrement intéressante. La Genin compose rapidement les signes et s’entoure d’un voile de vent. Les balles sont déviées, partent dans le néant. Voyons. Elle ne va pas se faire avoir aussi vite, ni aussi facilement. Un grand sourire étire ses lèvres. Le vent reste autour d’elle, jusqu’à ce que son adversaire relâche l’offensive. Bien. À son tour, alors ?

Tsuki compose de nouveaux mudras. Trois copies apparaissent autour d’elle. Trois Tsuki. Une équipe fort sympathique, non ? Des crevettes, plein de crevettes, prêts pour faire la bagarre jusqu’à plus de forces ! Oh, oui alors ! Les quatre récupèrent des clochettes. Les fameuses clochettes, arme préférée de la blonde, qui lui permettent de faire tant de choses grâce à sa maîtrise de l’Onkyôton. Une fois toutes armées, les clones se séparent sans direction précise et lancent toutes les quatre des clochettes. L’une d’entre elles décide de viser directement Yahiko, pour le forcer à se déplacer. Une autre ne vise pas du tout, en les laissant voguer au gré du vent. La vraie Tsuki, perdue parmi la masse, décide de viser sur les arbres pour se donner de la matière. Enfin, la dernière les plante un peu partout, certaines dans le sol, d’autres sur les mannequins. Beaucoup de clochettes, partout. Environ une vingtaine au total.

Puis, les quatre se dispersent et entourent toutes Yahiko. Le voilà désormais encerclé par quatre toutes petites femmes prêtes à en découdre. Chanceux ou malchanceux, c’est à se demander, n’est-ce pas ? Probablement malchanceux, parce que Tsuki est toute mignonne, certes, mais leur relation se résume à une bonne paire de claques, des poings échangés dans le feu de l’action. Aucune tendresse véritable, simplement un profond respect l’un de l’autre et des ambitions communes. Hey, mais dans ce cas, il a de la chance, non ? Parce que, justement. Leur relation se base sur la bagarre. Et le voilà désormais entourée non pas d’une, mais de quatre Tsuki prêtes à faire la grosse, bonne grosse bagarre. Pas mal, non ?

Résumé:
 
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Ven 28 Sep 2018 - 23:55
Face à face, dix mètres les séparaient. En position de combat, tous les deux, c'était le premier qui réagissait qui prendrait l'initiative sur ce combat et qui s'aiderait à creuser la différence. Lorsqu'on ne connaissait pas les capacités de son adversaire, il fallait réagir en premier, comme il l'avait fait contre Rakka lors du tournoi de Kaze. Il y avait tout de même une variable qu'il fallait prendre en compte ici, et qui était différente de tous les autres combats, c'est qu'ils avaient tous les deux pour règle de montrer un maximum de capacités, afin de toujours mieux se connaître. Cela transformait donc ce combat en un entraînement, certes, mais pas encore complètement contextualisé. Leur prochain combat, non pas celui là mais le suivant, serait donc le premier vrai combat qu'ils mèneraient l'un contre l'autre, en toute connaissance de l'autre, avec des plans effectués à l'avance, avec des vrais idées de contre. L'issue de ce combat, qu'elle vienne d'un côté ou de l'autre, n'était pas encore totalement révélatrice de leur niveau. C'était au prochain combat qu'un véritable rapport de force s'instaurerait.

Complexerait-il à l'idée de perdre contre son élève ? Probablement. Il ne fallait pas se mentir, lorsqu'il combattait, c'était aussi tout son orgueil, toute sa fierté qui était en jeu. Il voulait devenir le meilleur, alors comment pouvait-il perdre contre quelqu'un qui avait moins d'expérience que lui ? Loin de l'idée d'insulter son élève, il était plutôt question de vouloir se persuader qu'il n'était pas quelqu'un en retard, au contraire, il voulait être quelqu'un de naturellement doué, qui avait toutes ses chances d'accomplir ses rêves. Qu'une seule motivation : ne pas perdre, mais surtout, ne pas perdre en restant dans les règles. Son honneur personnel était quelque part très important, mais le respect qu'il avait pour son élève l'était encore plus. Impossible de se laisser battre, mais impossible de tricher.

Ainsi, lorsqu'il balança ses vives balles de chakra, ce fut un grand courant d'air sous forme de dôme qui entoura la kunoichi, envoyant valser la technique du Sendai. Inutile de la continuer pour avoir un résultat semblable, toutefois, cela faisait une première question qui émergea dans l'esprit du ninja : combien de temps pouvait-elle maintenir sa technique ? Un détail important qui pouvait aussi avoir son importance en combat contextualisé. Ensuite, elle créa trois clones autour d'elle, toutes disposant de clochettes dans leur main. Des clochettes ? Quel instrument curieux pour combattre, mais qu'allait-elle faire avec ? Manquant de bien trop de connaissances au sujet du Genjutsu et de toutes les possibilités, il n'osa pas même penser qu'ils seraient médiateurs des techniques de son amie. Ces dernières furent lancées un peu partout, dont une qui se dirigea vers le shinobi aux cheveux blancs. Que voulait-elle faire, en lui lançant dessus ? Le décaler ? Certainement pas, ainsi, d'un mouvement rotatif de tronc, il évita cet outil qui parti se disposer derrière lui. Eviter un piège potentiel pour se retrouver avec le malheur d'avoir une clochette derrière lui... c'était risqué. Il ne pouvait pas rester là, mais Tsuki ayant prévu son coup, il fut rapidement entouré par tous ses clones. Une position bien instable. Il aurait pu tenter de la prendre de vitesse, mais il voulait aussi voir ce qu'elle avait en tête.

De quoi étaient fait ces clones ? A quoi servaient ces clochettes ? Cette position en cercle tout autour de lui n'était clairement pas avantageuse. Environ trois mètres séparaient le Chûunin de tous les clones. Quelle était la meilleure option pour la surprendre ? Tous les attaquer en même temps ? Mais il y avait toujours au moins un d'eux dans son angle mort. Autrement dit, réduire l'inconnu, prendre de la distance avec eux, et les détruire en même temps, c'est ce qui semblait le plus intéressant. Le tout dans une rapidité suffisante pour surprendre son adversaire.

-"Tu n'as pas lésiné sur les méthodes, Tsuki", dit-il amusé, un petit sourire complice se traçant sur ses joues.

Se recroquevillant légèrement, il effectua une grosse charge dans les airs, dont la force et la vitesse lui permit d'atteindre une distance certaine, assez haute pour avoir tout le monde en vue, pas assez haute pour que sa prochaine technique puisse agir rapidement. Tendant ses deux mains devant lui, en direction de tous les clones, il lâcha une grande dose de chakra qui n'avait qu'un seul objectif : écraser la vraie Tsuki au sol, et faire disparaître tous les autres. A cette distance, avec cette surprise, ce serait sûrement difficile à éviter. Cependant, dans les airs, il pouvait toujours se faire surprendre.


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Dernière édition par Sendai Yahiko le Sam 29 Sep 2018 - 23:52, édité 1 fois
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Sam 29 Sep 2018 - 19:11
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Réagir. Vite. Ne pas se laisser dépasser, toujours aller dans le même sens, aller aussi vite. Quand il s’élance, Tsuki sait pertinemment qu’il va réagir. Les clones aussi, d’ailleurs. Dans le même temps, clone de gauche – appelons la Tsu – se recule et compose des mudras pour créer deux nouveaux clones de fûton. Les deux autres – qui vont disparaître, donc elles n’auront pas de nom – se jettent au plus près de Yahiko, pour tenter de lui infliger des dégâts à l’impact. Tsuki, quant à elle, dresse le même dôme de vent que précédemment. À la fin de l’attaque, les trois clones initiaux ont disparu, deux autres sont apparus, et Tsuki est toujours intacte. Un des nouveaux clones, sur les deux – ça commence à faire beaucoup, n’est-ce pas – est déjà prête à l’attaque. Elle remplacera Tsu et s’appellera Suki. La deuxième se nommera Tsutsu.

Sa technique cesse. Suki a composé des mudras précisément pour ce moment et lance une bourrasque dans sa direction. Quant à la Tsuki originelle, elle recule aux côtés de Tsutsu et les deux se préparent. Ne lui laisser aucun répit. La technique chasseur. Celui qui frappe le plus fort est généralement celui qui gagne, car il épuise sa proie, ne lui permet pas de reposer. Ne pas avoir le temps de reprendre ses esprits. Encaisser encore et encore. Faiblir, toujours plus, petit à petit, jusqu’à ce que le cerveau ne soit plus capable de tenir. Au fond d’elle, Tsuki n’a pas envie de recourir à ses illusions. Elle n’a pas envie de plonger Yahiko, son Sensei et personne à laquelle elle tient le plus dans ce village, dans son Enfer personnel. Pourtant, Tsuki sait que se montrer clémente serait, en réalité, le plus gros manque de respect possible à son égard.

Cette bagarre n’est pas seulement une façon de se montrer leurs capacités, leurs forces, mais aussi une nouvelle manière de se respecter. Un moyen de renforcer les liens, à travers un combat où personne ne se donne de chance, tout le monde se considère comme un adversaire. Alors, quand elle commencera à diffuser ses attaques, Tsuki effacera chaque regret qui pointait le bout de son nez. C’est un mal nécessaire, une bagarre comme on les aime, une vraie bagarre. Maintenant, il n’y a plus qu’à espérer que les illusions de la Genin ne créent pas chez Yahiko les mêmes terribles réactions que chez Kenshin. Là, par contre, ce serait le coup de grâce et elle cesserait probablement de se mesurer à ses partenaires.

Mais il y a cette étoile, cette lueur qui scintille au loin. Elle peut faire confiance à Yahiko. Ces capacités sont les siennes, il lui a demandé de les lui montrer. Il ne lui arrivera rien de mal, puis c’est une bataille amicale, pas une course à la mort. Tout ira bien, n’est-ce pas ? Pas de raison de s’en faire. Au contraire. S’inquiéter est aussi une façon de lui manquer de respect. Alors il faudra aller au bout.

Suki, toujours proche de Yahiko, brandit un kunai, prête à se défendre. Elle marque un point de séparation entre lui et Tsuki, comme une barrière explosive. S’il décide d’attaquer, elle s’interposera automatiquement et le forcera à la faire exploser. La rage de vaincre, l’envie de montrer à son Sensei tout ce qu’elle a dans le ventre. Et ce n’est encore que le début.

Résumé:
 

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“ When we think there's no hope left, we keep looking until we find some.
We live to make the impossible possible. ”
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Sam 29 Sep 2018 - 23:52
L'importance de prendre par surprise, l'importance de ne pas se faire surprendre, voilà quels étaient aussi les clefs du succès d'un combat entre deux ninjas. Lors de son vif saut, un des clones de son élève créa encore d'autres clones, comme si elle avait supposé que la prochaine technique du Sendai avait pour objectif de réduire le surnombre auquel il faisait face. Elle était perspicace, très prévenante, et cela pouvait bien desservir à son sensei. Il fallait cependant faire attention à créer des clones qui soient pour sûrs hors de portée de l'attaque du Chûunin, et pour cela, il fallait voir à quoi elle ressemblait. Ainsi, lors du départ de l'attaque de chakra de Yahiko, ce furent deux de ses clones qui lui sautèrent dessus. Un attentat suicide ? Une attaque désespérée pour tenter de lui porter un coup ? Il ne pouvait pas faire marche arrière, ce serait donc l'occasion parfaite de voir ce dont ils seraient capables... s'ils pouvaient contrer le chakra haute pression qui se libérait des mains du ninja.

Les clones heurtèrent effectivement la technique, et en disparaissant, ce furent plusieurs lames de vent qui se dispersèrent pour trancher le manipulateur de chakra. Une coupure sur la joue, quelques autres sur les bras, d'autres plus légères à la jambe, il ne fallait pas succomber. Parce qu'il y avait toujours un plan, parce qu'il y avait toujours de l'espoir, et parce que tout n'était toujours qu'astuce. Tsuki s'était protégé avec son dôme de vent, le même que précédemment, et serait donc incapable de voir que le chakra qui avait l'air de se disperser sur le sol, éparpillé un peu partout, était en fait le rebondissement de la prochaine technique de son adversaire.

La technique du ninja cesse, celle de la kunoichi aussi, et le chakra qui se répand sur le sol fut automatiquement changé en un clone Sendai, très proche de la véritable Tsuki et de son clone. Ce dernier n'avait qu'un but : gagner du temps, causer des dommages à l'adversaire, mais aussi faire connaître à la Genin un peu plus des capacités de son sensei, car logiquement, toutes les techniques qu'effectuaient son clone étaient aussi appropriées par le shinobi. A peine fut-il crée qu'il mobilisa son chakra pour accélérer son mouvement et donner un gros coup de pied ascendant, visant à faire décoller la kunoichi. C'était maintenant à voir si elle le prenait, ou si elle décidait de détruire ce clone vivement, à ses risques et périls...

Le véritable Sendai, lui, avait tâché d'esquiver la technique que lui avait envoyé le clone de son élève, à savoir la bourrasque. Ses yeux ne se maintenait que sur une chose : la véritable Tsuki, et sur ses intentions. Si elle se prenait le coup, ce qui était fortement probable au vu de l'effet de surprise et de la vitesse qu'avait généré le clone, il réagirait pour toujours la mettre plus dans le mal. C'était une tentative d'avantage qu'il entreprenait.


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Dim 30 Sep 2018 - 1:06
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Il a esquivé. Il a esquivé, puis il y a eu du grabuge derrière elle. Suki tourne la tête. Un clone. À partir des résidus de chakra. Quelle étrange capacité que voilà. En reprenant depuis le début, Tsutsu repense à un détail extrêmement important de toutes ses dernières rencontres : Anzu. Yahiko utilise des techniques qui sont faites directement de chakra pur. Ses balles, la vague, le clone. Tout est fait de chakra. Anzu a admis être une Sendai devant Tsuki, une sorte de ninja handicapée incapable d’utiliser des affinités ou ce genre de choses. En toute logique et selon ce qu’elle voit, le shinobi qui leur fait face est un Sendai, au même titre que cette demoiselle. Quel sens y attribuer ? Un lien familial ? Non … Non, il y a autre chose. Pour l’heure, il faut s’occuper de l’originale, Tsuki, qui fait donc face à un clone qui lui balance un coup de pied ascendant. La blonde, prise de court, n’a le temps que de dresser ses bras pour protéger son visage, mais encaisse le choc de plein fouet et vole un instant.

Suki, de son côté, fixe Yahiko et décide de relancer l’offensive pour ne pas lui donner de possibilité. Elle compose des mudras et lance une nouvelle bourrasque dans sa direction. De l’autre côté, entre Tsutsu et Tsuki, le clone décide d’attaquer le clone à son tour, en employant la même technique que sa comparse. Tsuki, de son côté, reste allongée à terre, mais avec une idée bien précise en tête. Si la première attaque des clones a fait mouche, cette nouvelle offensive est toujours un mystère. Mais peu importe. Les choses ont changé. Son Sensei a désormais réussi à l’atteindre, malgré ses précautions, malgré les clones. Il faut dire qu’il est plutôt doué. Ses doutes précédents se sont totalement dissipés. Cette bagarre est une vraie bagarre. Il ne faut pas lésiner sur les moyens, comme il l’a dit plus tôt. Ne pas se priver. Se donner au maximum. Aller au bout des choses, pour de vrai.

Un sourire amusé étire ses lèvres quand elle compose les signes, allongée sur le sol. Un très léger ultrason se diffuse, inaudible au départ. Il traverse le terrain jusqu’au vrai Yahiko, le plus éloigné. Il est peut-être temps de réaliser ce que Tsuki fait de mieux, non ? De se mettre pour de vrai dans la bataille, en employant les techniques qui lui sont propres, ses chères capacités liées à sa maîtrise du son. Les illusions. Pour cette première, il s’agira d’une capacité plus douce, plus gentille. Mais une capacité qui va avoir une très grande importance, par la suite. Dans un premier temps, si le clone au-dessus d’elle a été touché par son clone, elle pourra se relever. Dans un second, si la bourrasque a atteint son Sensei, ce sera tout bon, mais l’ultrason fera quand même le travail, quoi qu’il arrive. Si le clone est détruit, Yahiko occupé avec Suki, la vraie Tsuki pourra se relever et mettre en place la suite de sa tactique.

Patience, patience. Beaucoup de travail. Même si la douleur est lancinante dans son dos et ses bras, il y a quand même de grandes choses à faire, de vastes possibilités. Il ne faut pas se laisser abattre, surtout pas ! Cette bataille n’en est qu’à son commencement !

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Dim 30 Sep 2018 - 20:11
Utiliser le chakra de sa technique maintenant disparue pour surprendre son adversaire, voilà quel était le plan à court terme du ninja. Créant un clone de chakra, celui-ci exécuta une technique Sendai dès qu'il apparut, afin d'occasionner des dégâts à Tsuki. Ce n'était pas des petits dégâts, non, il fallait profiter de cette surprise pour tenter d'infliger d'importantes blessures qui embêteraient l'Hohoemi dans ses mouvements. Voilà quel était tout l'intérêt des techniques de Taïjutsu, endommager le corps pour le rendre moins apte à se déplacer normalement. Une espèce de cercle vicieux, où plus le corps encaissait, moins il était capable d'éviter. Lorsque le coup du clone fut porté, le véritable Chûunin et ce dernier n'avaient qu'une idée : profiter qu'elle soit en l'air pour enchaîner.

Les duplications de la kunoichi en avaient cependant décidé différemment. Deux bourrasques étaient envoyées, une sur le clone, une sur le véritable manipulateur de chakra. Il était évident que le clone avait bien autre chose en tête que de faire attention aux autres clones, ainsi, il fut incapable de toucher sa cible, et ce fut plutôt la technique de Fuuton qui le fit exploser. En même temps, le Sendai avait une intention particulière : jouer sur le timing de son clone disparu, qui laisserait une nouvelle quantité de chakra utilisable. Ainsi, il déploya son dôme de chakra tout autour de lui dès qu'il vit que la bourrasque parti des mains du clone en sa direction, le laissant tranquille pour agir face à son propre clone.

Il explosa effectivement, laissant son nuage de chakra utilisable. Il avait bien plusieurs choix : attraper Tsuki dans son chakra, ce qui tenterait d'engendrer la fin d'un combat, bien qu'ils le reprendraient ensuite à zéro. Il pouvait aussi détruire les clones, ce qui cesserait le surnombre et ne laisserait le maître et l'élève en un contre un. Oui, ça semblait être le plus intelligent et le plus sûr, parce que les clones étaient obligés de disparaître. La parer avec une technique serait une dépense trop importante de chakra pas très rentable, et elle n'avait pas de quoi l'esquiver. D'un mouvement de main, de par sa propre volonté, il créa à partir du nuage de chakra provenant de son défunt clone une dizaine de petites balles, comme celles qu'il avait fait auparavant. Elles se dispersèrent selon les trois ninjas : la Tsuki au sol, et ses deux clones.

En attendant, et ce malgré le dôme de protection, des ultrasons vinrent aux oreilles du Chûunin, qui dès qu'il les entendit, se mit à genoux au sol, se tenant les oreilles. Il n'était pas du genre à hurler de douleur ou à crier à la lune, mais perdre ses tympans était si traumatisant. Comme être aveugle, comme devenir muet, devenir sourd était probablement une des pires choses que pouvait subir quelqu'un. Un sentiment de vide dans ses oreilles, et automatiquement, il tâta ses oreilles, toujours à genoux, comme si ça pouvait faire quelque chose. Etait-il véritablement dans l'intention de la kunoichi d'engendrer un tel mal à son sensei ? Non, ça ne lui ressemblait pas.

Puis il se souvint de leur discussion qu'ils avaient eu lors de leur première rencontre. Illusionniste, ça devait être ça. Loin de l'idée de faire souffrir véritablement sa cible, c'était dans la tête que les maux apparaîtraient. Tout semblait si réel... Et il avait beau se dire que tout n'était que tromperie, il ne pouvait strictement rien y faire. Il était à la merci de son élève, qui, tout en étant allongée, s'était permis de prendre un avantage dans ce combat.


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Dim 30 Sep 2018 - 22:02
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Un dôme. Pour protéger des bourrasques de Suki. Pas bête. Le clone sourit. Il a encaissé ça, mais pas le reste. Le voilà les mains sur la tête, sur les oreilles, à se protéger de … Poof. Le clone explose, rapporte à Tsuki son expérience. Yahiko se tient les oreilles, à genoux. L’ultrason a fait mouche. Tsutsu, à son tour, explose. Elle a réussi à vaincre le clone, mais voilà que cette même avancée s’avère être deux pas en arrière. Bah. Les deux clones sont disparus, maintenant. Paix à leurs … Paix … Peu importe. Elles auront été très utiles.

Tsuki, quant à elle, encaisse le choc puis roule sur les côtés. Les balles de chakra lui font la même sensation que plusieurs petits coups sur les bras, sur les jambes. À tous les coups, cette bagarre se finira marquée sur son corps grâce à de beaux hématomes bien bleus. Cela dit, elle a maintenant un avantage de taille face à Yahiko. Même si son chakra est bien entamé et qu’il lui faut réfléchir à une tactique pour le vaincre vite, la blonde vient de prendre une longueur d’avance grâce à son illusion. Et ce n’est que le début. Il n’y a plus aucune attaque, elle a l’ascendant total sur son adversaire. Beaucoup trouveraient ça cruel, mais Tsuki s’est promis de ne pas s’en vouloir. Elle a décidé de donner son maximum, pour que Yahiko ne le prenne pas comme une injure. Aller au bout des choses, lui offrir un vrai combat, à la hauteur de ses capacités.

La blonde se relève doucement, puis époussette ses vêtements. Ses bras pèsent un peu plus lourd et ses jambes sont engourdies, notamment à cause des balles reçues quelques instants plus tôt. Heureusement que l’illusion fait encore effet pour l’instant ; néanmoins, il faudra trouver un moyen de maintenir la distance aussi longtemps que possible. Désormais, la blonde aura plus de mal à encaisser des attaques frontales, surtout si elles ont la même puissance que la première, surtout en puisant ainsi dans ses réserves. Elle inspire profondément et met en place la suite. Plusieurs mudras plus tard, le vent se lève et secoue l’intégralité des clochettes qui se trouvent sur le terrain. Un véritable tintamarre retentit, conçu spécialement pour traumatiser les victimes de l’ultrason.

Contrairement aux habituelles confrontations, durant lesquelles Tsuki sourit lorsque cela se met en place, cette fois, elle serre les dents. Une tactique traîtresse, vraiment douloureuse, qui peut causer de terribles ravages si l’illusion ne cesse pas rapidement. Elle n’aime pas avoir à l’utiliser contre Yahiko. Elle se mord légèrement la lèvre. Désagréable, vraiment désagréable. Mais il ne faut surtout pas lâcher prise, pas maintenant ! Mal maintenue sur ses deux jambes, la blonde renforce ses appuis et hésite pour la suite. La façon de réagir de son adversaire donnera tout l’enchaînement. Faudra-t-il se protéger une nouvelle fois ? Prolonger le supplice en employant une autre illusion, toute aussi douloureuse, voire pire ? Que se passera-t-il ? Il lui tarde de le savoir.

Mais une chose est sûre : il ne faut pas le sous-estimer. Surtout pas. Il n’est pas Chûnin pour rien, après tout. Mieux, encore. Yahiko n’est pas Yahiko, véritable exemple pour elle, sans raison.

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Lun 1 Oct 2018 - 0:38
Genoux à terre, les mains sur ses oreilles, Yahiko était loin de l'idée de pouvoir se protéger d'un son, d'autant plus lorsqu'il venait d'une illusion. Elle paraissait bien réelle, mais le savoir calmait l'esprit. Savoir qu'il retrouverait une audition normale après le combat était tout à fait rassurant, mais cela n'empêchait pas les effets physiologiques qui étaient subis dans l'illusion. Des maux de têtes, causés par une sensation de tympans perforés, rien qui n'était bien agréable. Mais si le son restait semblable, c'était encore supportable, si du moins l'illusion ne maintenait pas la douleur toujours plus vive. Quand cesserait-elle ?

Elle n'avait pas l'air de vouloir arrêter. Il y avait cet ultra-son, strident, qui perforait toujours ses oreilles, qui les sensibilisait toujours plus. Il entendait, mais les seuls sons qu'il était capable de percevoir était amplifiés, déformés, comme une enceinte de mauvaise qualité, ou plutôt un micro saturé. Bref, tout ce qu'il y avait de plus désagréable. Non seulement il y avait ce petit son qui lui rendait les oreilles toujours plus fragilisées, mais il y avait aussi ce petit son de clochettes, de multiples clochettes, qui se faisaient entendre. De plus en plus fort, de plus en plus violent. Sombrait-il dans la folie ? Non, il fallait se calmer. Ca ressemblait à tout ce qu'il y avait de plus dingue : des sons qui prenaient la tête, qui fatiguaient, qui donnaient envie de rester au calme pour des journées. Dire que ça aurait pu être bien pire que ça...

Il n'avait aucun contre, il n'avait pas de quoi empêcher tous ces maux. Qu'est-ce qu'il y avait de plus efficace, en ce moment ? Cesser le mouvement de toutes les clochettes ? Se crever les tympans pour ne plus rien entendre ? Est-ce que même frapper Tsuki sera suffisant pour cesser ce cauchemar ? Si cela lui demandait une certaine concentration, alors peut-être que cette solution était la plus envisageable. Toujours au sol, tendant une main vers elle, son chakra fila à pleine vitesse vers la kunoichi. Une question persista tout de même dans sa tête : étant dans une illusion, est-ce que la technique atteindra la vraie Tsuki, ou est-ce que c'est la Tsuki qu'il visualisait dans son illusion qui l'encaisserait ? Dans le deuxième cas, alors cette tentative était probablement vaine... Il fallait tenter.


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Lun 1 Oct 2018 - 15:22
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Une lutte à en perdre haleine, qui pousse Tsuki dans ses retranchements moraux. Faire subir une telle attaque à Yahiko, son Sensei, celui qui lui a appris à mettre des coups de poing et des coups de pied. Les voilà désormais l’un contre l’autre, à employer des techniques toutes aussi brutales les unes que les autres, non pour réellement savoir lequel est le meilleur, mais pour se faire une idée de ce dont ils sont capables. C’est pourquoi Tsuki a décidé de faire appel à ses illusions sonores, sa spécialité, pour montrer au Chûnin l’étendue de ses capacités. Des techniques brutales, qui passent par l’audition pour traumatiser ses victimes. La blonde soupire. Les clochettes font leur effet, la douleur semble grandir, Yahiko paraît être à bout. Mais il y a autre chose. Il ne s’arrête pas là. Sa main lâche son oreille et se lève, pour viser approximativement Tsuki.

Un sourire mi-amusé mi-triste étire les lèvres de la blonde. Cette capacité va la toucher si elle ne l’arrête pas. Une sorte de filet de chakra étrange, que la Genin ne laisse pas passer en recréant son dôme de vent. La technique est déviée. Elle est saine et sauve. Ou presque. Peut-être pas ? Pour le moment, cela devrait suffire et lui laisser assez de temps pour lancer sa dernière offensive. La fatigue la rattrape, est lourde, pèse sur ses épaules. Son corps pèse de plus en plus lourd. La dépense de chakra est grande, très grande ; peut-être même trop grande. Il lui reste encore de quoi attaquer, probablement, mais ce sera sa dernière offensive. Soit elle suffit et tant mieux, soit non, et dans ce cas le combat prendra fin : elle ne pourra plus se défendre. Pour autant, il ne faut surtout pas lâcher. Enchaîner aussi rapidement que possible.

Tsuki inspire profondément. Yahiko lui a demandé de lui en montrer un maximum, de faire le plus de techniques possibles lors de ce combat. Ne pas faire preuve de clémence déplacée, ne pas craindre d’en faire beaucoup, accepter de donner son maximum, vraiment le maximum. Elle inspire de nouveau et compose les derniers signes de ce combat. Ce sera sa dernière offensive de la journée. Soit elle passe, soit non. Mais au fond, peu importe. À ce stade, Tsuki sait que la fin du combat est toute proche et qu’il s’agit de sa dernière action. Elle gonfle la poitrine et hurle. Le son est déformé, amplifié, se dirige directement sur Yahiko. L’illusion du hurlement. La plus brutale de toutes à cette heure, celle qui a été capable de beaucoup déranger Sazuka et de réveiller une sorte de traumatisme chez Kenshin. La technique que Tsuki aime le moins employer sur ses alliés, car elle connaît sa portée. Le son traverse la zone, atteint Yahiko et annule la précédente illusion pour le plonger dans la nouvelle.

Tsuki le fixe, ne sait pas comment il va y réagir. Mais son corps est lourd, très lourd. Ses jambes se mettent à trembler brutalement, vivement, jusqu’à complètement se dérober. Ses genoux heurtent le sol. Il n’y a plus que sa conscience qui fonctionne. Spectatrice d’un combat dans lequel elle est devenue impuissante. Une folle bagarre, violente bagarre, qui cessera d’une façon ou d’une autre ; mais qui a déjà pris fin pour elle. Reste à savoir comment son Sensei va réagir face à cette dernière illusion, si cela suffira pour la protéger de sa dernière technique, qui semble déjà prête à la happer.

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Lun 1 Oct 2018 - 19:39
Tendre la main, ne jamais lâcher son objectif. L'air presque faiblard, mais le regard toujours certain et confiant, il ne cesserait de diriger son chakra vers son adversaire. Tout n'était que dans sa tête, voilà ce qu'il devait continuer de se dire sans arrêt. Savoir que tout n'était que temporaire était très motivant, car lorsque tout serait terminé, tout reviendrait à la normale. Plus de maux de têtes, des tympans reprenant leur utilité et leur qualité... Il fallait vraiment garder à l'esprit que tout était irréel. C'était une façon de rationaliser sur les illusions les plus faibles, mais maintenant, les dégâts ressentis paraissaient si réels qu'il était impossible de ne pas broncher. Ses oreilles paraissaient si fragilisées, le son paraissait si insupportable... Et lorsque ce fut fini, rien.

Tous les maux étaient oubliés, il n'était qu'en espèce de petit état de choc. Le temps de réalisait que ce n'était que passager et que maintenant, tout allait bien. Son esprit était fatigué, comme son corps qui avait du endurer une souffrance psychologique certaine, mais objectivement, il n'avait rien. Aucune blessure, aucune coupure, qu'un contre-coup perturbant dont il fallait passer outre. La technique qu'il avait envoyée y était pour quelque chose, car tout fut dissipé lorsque le dôme de vent se releva. Ca répondait donc à ses questions : elle s'efforçait à maintenir sa technique, et le chakra qu'il envoyait était bel et bien sur la véritable Hohoemi. La technique fut détournée, mais elle était loin d'être devenue inutile. Yahiko manipulait ce chakra comme il voulait, et il voulait profiter encore une fois de ce dôme de vent pour la prendre par surprise.

Lorsque le dôme de vent se stoppa, la technique fila une nouvelle fois vers la Genin. A peine commençait-elle à entourer la jeune fille en passant par son dos qu'une autre technique d'illusion percuta le Chûunin. Elle hurla fort, et le cri fut si fort que le Sendai sentit son corps se paralyser. Plus que ça, bien plus que de la paralysie partielle, il sentit son bras se détacher lentement, douloureusement de son corps, dans une image gore et on ne peut plus traumatisante. Il n'était pas du genre à crier, non, mais cette fois-ci, c'était naturel, bien plus fort que lui.

-"NOOOOOOOO-"

Tout était si lent, tout était si douloureux. Une espèce de torture psychologique, où même s'il essayait du mieux qu'il le pouvait de se dire qu'il s'agissait d'une illusion, que tout se finirait bientôt, il ne pouvait s'empêcher de réagir comme si c'était vrai. C'était pour ça qu'il s'était coupé dans son cri, réalisant lui-même qu'il devait se retenir, même s'il devait pleurer pour tout évacuer du mieux qu'il pouvait. Les larmes lui montaient, il s'effondra au sol, les jambes pliées, le front contre le sol, attendant patiemment que la torture se finisse...

Et elle se finit. Pourquoi ? Par compassion ? Par peine ? Osait-elle tout annuler par peine envers son sensei ? Il leva la tête, les yeux presque rempli de haine. Son orgueil prenait un coup, comment pouvait-elle le regarder de haut comme ça ?...
Il réalisa après quelques instants que la réalité était tout autre. Sûrement épuisée, ce qui était tout à fait logique vu toutes les techniques qu'elle avait utilisé. A genoux, le regard si fatigué, elle n'avait pas l'air apte à faire quoi que ce soit. Une stratégie qu'elle utilisait pour reprendre un avantage et l'achever ? Non, il n'y avait aucun intérêt, elle avait largement de quoi le mettre le plus à mal avec l'illusion qu'elle venait de lancer et qu'elle avait stoppé presque aussi vite. Au final, elle lui avait été fidèle, malgré son manque de chakra, elle avait tenu la promesse de lui montrer tout ce qu'elle pouvait pour qu'ils se connaissent toujours mieux.

Les genoux au sol, malgré son traumatisme, Yahiko leva son poing, et s'envoya un gros coup dans la joue.

-"Ferme la !", se dit-il à lui-même.

Ses esprits le hantaient, il réfléchissait bien trop. Un coup lui servait bien à se remettre les idées en place, lui qui pensait à beaucoup de choses suite à cette illusion. Tant bien que mal, ses mains se posant ensuite sur le sol, il se releva difficilement. Il était en sueur, ce qui provenait de toute la fatigue psychologique qu'il avait pu ressentir avec ces deux illusions très prenantes psychologiquement. Mais maintenant, c'était la fin. Les Genjutsu étaient puissants, mais pas encore suffisants pour le faire sombrer dans l'inconscience. Il n'en était pas loin, en tout cas. Une chose était certaine, s'il l'avait pas harcelé avec ses techniques et qu'elle avait pu effectuer bien plus de ses illusions, le vainqueur aurait été tout autre. C'était une victoire, mais pas réellement voulue. Tendant la main, ce qui lui demanda bien peu d'énergie, il fit sortir de nouveau sa technique de chakra qui partit entourer naturellement son élève. Il n'allait pas lui faire de mal, non, il profita plutôt de cette technique pour qu'elle la porte jusque lui. Doucement, pas forcément très confortablement, mais lui n'aurait pas non plus forcément l'énergie pour se déplacer de lui-même jusqu'à elle. La posant délicatement à côté de lui, il se laissa tomber sur le dos.

-"Tu t'es bien battue", dit-il en riant doucement."Tu dois m'en dire plus sur tes illusions, il faut absolument que je m'adapte contre elles... Pour ne plus avoir à les subir, haha..."

Un rire qui s'atténua tout aussi tôt. Il avait assez de force pour parler, mais pas assez pour maintenir ses émotions. Pas maintenant, en tout cas. Sortant de ces deux puissants Genjutsu, il devait encore reprendre ses esprits. C'était encore trop tôt.

-"Enfin, on verra ça après... reposons-nous un peu, pour le moment."

Un autre sourire, qui concluait cet échange qu'ils aimaient tous les deux tout particulièrement.

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Mer 3 Oct 2018 - 11:55
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Violence. Brutalité. Tristesse. Malaise. Tsuki inflige sa plus violente attaque à son Sensei et voit tout son corps défaillir. Il est là, il faiblit, tombe, se tord, sombre. Tellement d’images difficiles à supporter. Il n’est pas celui qu’elle veut violenter, pourtant … Pourtant, il le faut. Il faut qu’ils sachent comment combat l’autre, qu’ils se nourrissent des faiblesses et des forces de l’autre pour gommer leurs propres défauts. Grandir ensemble passe aussi par de grandes claques dans la figure, du moins dans leur relation. Alors Tsuki tient le choc, continue, mais elle n’a plus la force de persister. C’est trop. Son chakra va s’épuiser totalement si elle maintient son illusion. Il vaut mieux tout arrêter. Ne pas aller trop loin, ne pas se pousser jusqu’à l’évanouissement. Elle s’est bien battue.

Les prunelles de Yahiko la fusillent, avant de reprendre la couleur et la bienveillance qu’elle leur connaît. C’est pourquoi, quand sa technique l’attrape et la ramène, Tsuki ne se débat pas d’un pouce. Elle décide de se laisser porter par son Sensei, le suivre, jusqu’à ce qu’il la dépose mollement sur le sol. Son corps est lourd, douloureux. Fatigué. Surtout, très fatigué. Elle sait que le moindre effort qu’elle lui demandera se soldera par une rigidité de chacun de ses membres et une sorte de refus provenant non du cerveau, mais du membre lui-même. Assise à côté de Yahiko, la blonde regarde un peu partout puis laisse ses iris retomber sur lui. Un sourire maladroit naît sur ses lèvres. Il est à mi-chemin entre la fierté et la tristesse. Le monde ninja est compliqué. Pour pouvoir montrer ses capacités à quelqu’un, il faut lui mettre sur le bec. Lui faire mal. Mais il y a une telle satisfaction lorsque la reconnaissance éclate … Tsuki est perplexe. Elle hausse simplement les épaules, ce qui lui arrache une grimace. Son sourire s’agrandit, perd toute tristesse et devient plus doux, plus joyeux.
« D’accord, on fera ça ! »
Elle se met à rire quand Yahiko demande à se reposer. Un rire cristallin, venu de loin. La brutalité est effacée. Tsuki a eu raison, au départ. Elle peut faire confiance à ce jeune homme. Il n’a pas eu de réaction aussi surprenante que Kenshin. Bon, il s’est cogné lui-même, mais c’est différent. Bien moins violent que lorsque le brun a créé un grand nombre de lames pour la briser. Cette fois, il n’y a pas la même ambiance. Il est toujours présent, il n’a pas fui, il veut simplement apprendre de cette terrifiante capacité pour être capable de s’en défendre. C’est rassurant. Tsuki se laisse lentement tomber sur le sol, à côté de son Sensei. Ses prunelles se perdent dans l’immensité bleue qui les surplombent. Son sourire ne s’est pas effacé, comme s’il ne pouvait pas la quitter, tout simplement.
« Je suis d’accord. Mon corps n’a jamais été aussi lourd je crois. »
La sensation de relâchement qui la gagne lorsque son corps se relaxe contre le sol est incroyable. D’une puissance inégalable. Après une profonde inspiration, Tsuki se surprend à ne rien penser. Il ne se passe rien dans sa tête. Certes, plus tôt, l’idée que Yahiko ait réagi d’une façon aussi honorable à ses attaques était là ; mais maintenant, plus rien. Le silence absolu dans sa petite caboche. C’est agréable, si agréable. Une paix totale. Paix qui se dissipe néanmoins rapidement, parce qu’il ne faudrait quand même pas s’endormir ! Elle brise le silence.
« Merci. »
Juste ça. Petit mot sorti d’entre ses lèvres. Un simple son. Un souffle. Deux syllabes. Avec le silence qui reprend aussi vite ses droits. Tsuki ressent une vraie gratitude envers le Chûnin. Une gratitude profonde, pour ne pas s’être embarqué dans une profonde colère à son sujet, pour ne pas l’avoir attaquée en voulant la tuer. En cela, il se rapproche davantage de Sazuka que de Kenshin. La brune s’était battue à armes aussi égales que possible contre Tsuki et avait accueilli ses capacités sans les retourner ultra brutalement contre elles. Une fois encore, la faiblesse de la blonde résidait dans sa faiblesse au Taijutsu … Qui se répète aujourd’hui. Mais peu importe. Ces expériences lui rappellent que le monde ninja n’est pas qu’un monde brutal, où l’Homme se donne la mort pour X ou Y raison. Ils lui rappellent que les combats amicaux, pour s’entraîner, existent toujours. Mais ils lui rappellent aussi que certaines personnes ont besoin qu’on s’occupe d’elles, qu’on les protège. Pour ne plus jamais traverser ces traumatismes. Yahiko est l’incarnation du progrès, pour Tsuki. Le moteur qui la mènera vers une nouvelle réalité, une nouvelle psychologie, une nouvelle façon de voir les choses. Une relation qui, en somme, ne peut que lui apporter de belles choses.

Elle soupire. Un nouveau bruit brise le silence. Un bruit connu de tous. Ce petit son caverneux, qui vient du fin fond d’un être. Un gargouillis. Puissant gargouillis. Qui la fait rire aux éclats, tout en se tordant pour ne pas souffrir le martyr. La faim. Sensation très commune à la jeune femme, qui a l’habitude de l’entendre surgir ici et là sans prévenir. Mais là, c’est … un peu différent. Presque gênant.
« Je crois que le monstre au fond de moi réclame de la nourriture. »
La blonde se remet à rire comme une enfant. La faim, facteur de rires en toutes circonstances, même après une très grosse bagarre.
« Tu as la force d’aller jusqu’au centre-ville pour manger un bout ? »
Tsuki se redresse lentement, prudemment, comme une personne âgée et cassée de partout. Son corps pèse lourd, très lourd. Mais la faim est un moteur plus puissant que tous les autres. Elle arrivera à se lever pour aller manger. Elle y arrive toujours.

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Mer 3 Oct 2018 - 17:32
Il n'avait aucune preuve, mais il se doutait bien que les sentiments qu'il avait était partagés. Une fierté dans cet échange, un profond respect envers elle, mais surtout, une fatigue tout aussi présente. Différente, certes, parce que si la fatigue de Tsuki était plus liée au manque de chakra, celle de Yahiko était plutôt influencée par les deux Genjutsu qu'il avait encaissé et qui avait atteint son esprit. Il voyait la douleur qu'elle ressentait par ses mimiques, auxquelles il faisait attention, tout comme aux mouvements qu'elle exécutait. Le moindre geste semblait la faire souffrir, ce qui était quelque part assez compréhensible. Elle avait encaissé un bon gros coup tout à l'heure, rien de bien mortel mais rien ne bien agréable non plus, de quoi fragiliser le corps. C'était oeil pour oeil et dent pour dent, il lui avait asséné un gros coup ascendant, elle lui avait rendu en illusions douloureuses.

C'était parfaitement ce qui était demandé. Au fond de lui, il était satisfait, ils avaient fait quelque chose de très important pour le développement de leur petit binôme : se découvrir, se connaître, savoir quelles étaient les techniques qu'ils utilisaient tous les deux, et peut-être imaginer des manières de fonctionner ensemble. Un petit pas pour le développement personnel, un grand pas pour le développement de la Team 2. Il voyait son sourire ineffaçable sur son visage, et le rendait bien. Lui aussi était heureux, lui aussi était satisfait de tout ça, et surtout de pouvoir enfin se reposer aux côtés de celle contre qui il venait de combattre.

Il riait, doucement, à ce qu'elle disait. Le sien allait de mieux en mieux, mais ce n'était pas encore parfait. Il comprenait qu'avec le surplus de chakra qu'elle avait utilisé, elle aurait bien plus de difficultés que lui à se mouvoir. La moindre des choses étaient alors de l'aider, mais autant patienter un peu, son corps ne s'était pas encore remis des quelques chocs psychologiques qu'il avait encaissé. Son regard s'était perdu dans les nuages qui traversaient le ciel, à son tour. Un silence, plus personne ne parlait. Étrangement, ce n'était pas gênant. Il était à l'aise, avec son amie, et peu importe le temps qu'ils passaient ensemble sans parler, ce n'était jamais désagréable. Comme s'ils ne s'attendaient à aucun jugement, à une quelconque remarque désobligeante. Ils savaient que s'ils étaient ensemble, il n'y avait probablement rien de mieux à faire à côté. Ils ne perdaient pas leur temps.

Puis elle le remercie. Hein ? De quoi ? Pourquoi le remercier ? Il ne faisait d'une part que son travail, d'autre part que ce qu'il voulait bien faire. Lorsqu'on s'engageait dans quelque chose, on le faisait aussi de la manière avec laquelle ça nous arrangeait le plus. Du combat l'arrangeait, d'autant plus contre son élève qu'il appréciait tout particulièrement. Tout était plaisant dans ce dans quoi il s'était engagé, il n'y avait aucun regret. Le regard du Chûunin se posa sur elle, avec un air interrogateur.

-"...Merci ?"

Il ne comprenait pas, mais ses interrogations furent coupés par un bruit commun. Celui du ventre de son élève, qui réclamait un peu de reconnaissance et de détresse. On ne change pas une équipe qui gagne, hein ? Elle rit, et lui ne pu s'empêcher de suivre. C'était mignon, c'était inattendu, c'était digne de Tsuki. L'interpellait-elle parce qu'elle voulait que son sensei lui prenne en charge son repas ? Tss, c'était bien la façon avec laquelle le Sendai l'avait interprété, et c'était de toutes manières bien ce qu'il comptait faire. Il l'avait à sa charge, après tout, et puis ça lui faisait plaisir.

-"C'est plutôt moi qui devrait te poser cette question, ça ira pour moi... Enfin, où est-ce que tu veux manger ? C'est offert par la maison pour t'être bien battue !"

Une manière de lui dire qu'elle ne devait jamais abandonner, que même si elle avait perdu, elle avait donné tout ce qu'elle pouvait, et que c'était exactement ce qui comptait. Même mieux, en combat plus important, même le manque de chakra ne devrait pas être une excuse à l'arrêt de tout espoir. Si les jambes ne fonctionnaient plus, il fallait marcher avec les mains. Et si les mains cessaient de marcher, c'était avec les dents qu'ils progresseraient. Ne jamais arrêter, ne jamais abandonner, aller toujours plus loin. Actuellement, le plus loin où ils iraient, c'était probablement au restaurant.

-"Tu veux que je t'aide pour avancer ou ça ira ?"

Dans son état, il était envisageable qu'elle perde sa force à tout moment. La motivation c'était bien, mais lorsque le corps n'en pouvait plus, il n'en pouvait plus.

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Mer 3 Oct 2018 - 18:57
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Pourquoi « merci », hein ? Tsuki sourit, décide de garder ça pour plus tard. Ils auront bien l’occasion d’en parler, probablement bien plus longuement qu’elle ne l’imagine. Yahiko est en train d’entrer, les deux pieds dedans, dans la vie de la petite blonde. Il est là, il se fraye un chemin, gagne sa confiance. Il devient au-delà d’un simple Sensei, au-delà d’une personne admirable. Il devient un ami. Un vrai ami. Compagnon de bagarre, à qui Tsuki peut tout dire, sans barrière, sans crainte, sans peur. Une personne particulièrement intéressante, douce et bienveillante. Quelqu’un qu’elle ne s’attendait pas à rencontrer et, surtout, avec qui elle est très heureuse de partager un tel lien. C’est Yahiko. Il n’y a pas d’explication très précise de leur relation, si ce n’est celle-ci. « C’est Yahiko », c’est comme ça, c’est tout. Certains diront qu’ils ont l’air d’un petit couple, qu’ils ont une relation fusionnelle, mignonne ou adorable. Pourtant, ils n’y sont pas. Ils sont autre chose. Tsuki et Yahiko. C’est tout. Sans ambiguïté, sans étrangeté. Juste deux personnes qui profitent pleinement de la présence de l’autre, qui se nourrissent de ce que l’autre lui apporte, pour grandir et devenir meilleur. Oui, c’est un peu ça … Tsuki et Yahiko, une sorte de tandem alien, que peu de personnes comprennent. Voire, personne. Personne ne peut comprendre leur binôme à part eux-mêmes, probablement.

Sa bienveillance le rattrape et tique à l’esprit de Tsuki. Les douleurs s’effacent l’espace d’un instant, quand les mots « C’est offert par la maison » cognent son cerveau. « C’est offert par la maison », ça c’est une déclaration d’amour, non ? Bon, peut-être pas, mais c’est une grande, très grande déclaration d’amitié. Il propose de lui payer à manger, parce qu’elle s’est bien battue. Il veut lui payer à manger. Lui payer à manger, mince de mince ! Manger gratuitement c’est un luxe ! C’est le bonheur absolu ! La preuve que Yahiko est l’élu. Pas l’élu de son cœur, pas l’élu de tous comme un amoureux ultime, non, non ! Pas ça ! Pas d’amour, on a dit ! C’est l’élu, c’est tout. Le vrai. Le vrai ami. Au-delà de tous les autres. Parce qu’il lui paye à manger. Tsuki hoche la tête brusquement et lâche un gémissement de douleur bruyant. Elle se met à rire.
« Payer à manger à une chasseuse, hein ? Faut croire que tu sais comment me parler … »
Son sourire s’agrandit. Taquine. Terriblement joueuse. Même blessée, Tsuki reste Tsuki. Il serait triste de changer, n’est-ce pas ? La blonde le regarde longuement. Il est l’Homme. Le monsieur qui paye à manger. Le meilleur Sensei de cet univers. Et là il lui demande si elle a besoin d’aide. Question qui cogne contre la précédente : Où manger ? La Genin secoue lentement la tête, très doucement pour ne pas casser quelque chose en passant. Se faire aider ? Où manger ? Se faire aider à manger ? Non, non. Retour arrière. Réfléchir. Juste un instant. Elle appuie lentement sur ses bras pour se relever. Pas trop problématique jusque-là. Une fois debout, la blonde teste ses jambes avec une flexion ridicule. Ridicule en temps normal, du moins. Parce que celle-ci lui demande un effort presque surhumain. Elle soupire.
« Je crois que je vais avoir besoin d’aide, oui. »
Le sourire revient, chasse complètement la douleur. La bêtise arrive. À pleine vitesse. Inarrêtable. Impact dans 3, 2, 1 …
« Tu ne peux pas me taper dessus et après espérer que je marche, quand même ! »
Tsuki se met à rire comme une gamine, puis grimace à cause de la douleur. Stupide Tsuki, joueuse Tsuki. Les côtes lui font mal, tout son corps est lourd. Il y a ces courbatures qui arrivent, là, elle les sent. Ces courbatures brutales, violentes, qui vont la clouer au lit pendant au moins un jour … mais avant ça. Il y a la bouffe. Et la bouffe, peu importe la douleur, peu importe les malheurs, ça ne se rate pas. Surtout, surtout ! Quand elle est gratuite. Les prunelles rouges se reposent sur Yahiko, en contrebas.
« Je veux manger de la viande grillée. N’importe quoi tant qu’on peut faire griller beaucoup de viande ! »
Le sourire amusé se mue en une mimique carnassière. La bouffe est quelque chose de puissant. De fascinant. De grand. D’important. La bouffe, c’est la plus grande valeur d’une vie. La chose la plus importante qu’il existe en cet univers. La bouffe est fidèle, la bouffe ne trompe pas. La bouffe est là. C’est tout. C’est magnifique. C’est bien. Tsuki rêve déjà rien qu’à y penser. La bouffe, après la bagarre. Mince, mince alors ! Ça c’est une bonne journée ! Oh, oui ! Une excellente journée, même !

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Ven 5 Oct 2018 - 18:51
-"Tu trouves ?", dit-il amusé, un sourire aux lèvres.

Elle n'était pas bien compliquée à comprendre. De la baston, et des repas. Pour être tout à fait franc, il ne découvrait que maintenant son grand attrait pour la nourriture, c'était surtout du savoir vivre et de l'envie de prendre soin de son élève qui l'avaient motivé à l'inviter au restaurant. Maintenant, si c'était exactement ce qui lui plaisait... Un hasard, mais un heureux hasard qui faisait plutôt bien les choses. Ils ne s'étaient pas rencontrés pour rien, après tout. L'observant tester ses mouvements pour voir comment elle se sentait, il attendit son verdict avant de se mettre en place. S'accroupissant légèrement devant elle, les bras tendus en arrière, il se permit.

-"Vas-y, monte sur mon dos, ce sera plus pratique. Tu verras ce que ça fait que d'être grande, haha !"

Il n'y avait rien de mieux pour lutter contre ses déboires que d'utiliser un peu de bonnes ondes. Ici, il lui proposait un peu tout ce dont elle avait besoin pour ressentir aussi peu de douleur que possible. Préserver ce sourire, préserver cette bonne humeur, qui sera probablement un jour un acteur phare de la paix qu'ils voulaient tous les deux répandre dans le monde des ninjas. La laissant grimper, il rit à sa petite plaisanterie qu'il répondit d'un "C'est vrai" amusé, et madame fit commande pendant qu'ils s'étaient mis en marche en direction du village. Il réfléchit quelques instants le temps de connaitre sa destination, et il trouva le lieu parfait : le petit restaurant de nouilles, où il était servi des petits plateaux de viandes à volonté qu'il était possible de faire griller sur une espèce de petite machine adaptée. Un probable futur coup de coeur pour la Genin, en somme.

-"Ca marche, je sais où je vais pouvoir t'emmener. Surprise du chef !"

Pendant leur petite route, ils discutèrent de tout et de rien. Yahiko lançait des discussions sur leur combat, sur des petits conseils qu'il pouvait lui donner afin de contrer son propre style de combat, ou au contraire sur des indications sur lesquelles elle devait travailler afin d'éviter de se faire contrer. Parmi ces petites indications, il se permit de lui conseiller de trouver des moyens afin que ses illusions se lancent plus rapidement, se répandent encore plus vite, sur une zone encore plus grande ou impactant un nombre toujours plus important de personnes. Cela s'était vu pendant le combat : dès la première attaque du Sendai, elle n'était plus capable de lancer ses illusions, jusqu'à ce qu'une petite faille se laisse entrevoir dans le jeu du Chûunin. Se rendre toujours plus efficace, afin que la moindre surprise ne lui impose pas d'être soumise à son adversaire.

Une fois qu'ils furent arrivés, ils prirent place sur une petite table pouvant accueillir deux personnes. Lorsque l'on avait qu'un seul élève, du sexe opposé et que l'on demandait une table à deux, il y avait de nombreuses chances pour que ça ressemble à un rencard... mais non. Avec un peu de chance, les gars du restaurant n'aurait aucun préjugé sur leur état légèrement transpirant qui pouvait ressembler à quelque chose de toujours plus intime... mais toujours pas, non. Ils n'étaient que là pour manger, entre élève et enseignant, après un bon combat rempli de coups. Yahiko avait par ailleurs largement récupéré des quelques traumatismes que Tsuki lui avait infligé, et ça devait se voir sur son visage. D'un teint blanchâtre à des couleurs plus marquées, et surtout à un air bien moins apeuré, plus confiant.

-"On vous prendra votre spécialité, s'il vous plait."

La spécialité ? Ce fameux plat de nouille de qualité, avec une dose infinie de viande qu'il était possible d'être cuite sur le petit grill disposé au milieu de la table. Pile ce qu'il fallait à l'Hohoemi pour se remettre de ce combat.

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Lun 8 Oct 2018 - 19:38
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Oh, s’il savait, hein ? Il a touché Tsuki en plein cœur. Une balle, là, passée à travers les côtes, pour se frayer un chemin jusqu’à l’organe. Elle est arrivée d’un coup, sans trouver d’obstacle. Pan. Et la voilà désormais à baver devant un potentiel repas. Yahiko sait parler à Tsuki. Il a ce truc, cette fibre. Il a compris comment fonctionne la Genin, il sait comment l’apprivoiser. Dans un premier temps, une grosse bagarre. Dans un second ? Une bonne grosse bouffe. Et avec ça, elle est au comble du bonheur ! Après tout, pourquoi se prendre la tête à faire quelque chose de compliqué quand tout est si simple ?

Le souci qui s’impose reste néanmoins conséquent. Tsuki est assez mal en point, pour se déplacer cela risque d’être compliqué. Elle compte désormais sur Yahiko, qui lui a proposé son aide. Comment compte-t-il faire ? Lorsqu’il s’accroupit, la blonde ne comprend pas tout de suite. Jusqu’à ce qu’il lui demande de monter. Monter. Sur son dos. Parce qu’elle … elle verra ce que ça fait d’être grande. Elle. Verra. Ce que ça fait. D’être. Grande. Quoi ? Tsuki affiche une moue faussement boudeuse.
« QUOI ?! »
Il lui paiera. Il lui paiera cet affront à sa petitesse ! Avec une autre bagarre ! Oui oui, sauf que cette fois-ci il perdra ! Tsuki s’en fait la promesse. La promesse de vaincre son Sensei pour parer à cette terrible attaque. Mais, en élève docile, elle grimpe sur son dos tranquillement. Une fois bien installée, un sourire carnassier étire ses lèvres. Elle pose bien les mains sur les épaules et approche sa tête de son oreille.
« Un jour, la toute petite te mettra à ses pieds ! Tu verras ce que ça fait d’être petit … »
La blonde ricane doucement, vilaine. Elle se calme lorsque son Sensei commence à s’exprimer, lui donner des conseils sur ses failles mais aussi ses avantages. Ce que Tsuki peut faire pour moins craindre le Taijutsu, tout en ajustant ses propres capacités pour être plus réactive, plus vive. La blonde prend bonne note de chaque conseil. Après tout, Yahiko est très bon au corps-à-corps, bien plus qu’elle ne le sera jamais. Lorsqu’il lui donne de telles indications, elle se doit de les écouter attentivement. La marche se fait tranquillement. Avec sa petite taille, Tsuki passe facilement pour sa petite sœur dans les rues de Kumo. Ou alors pour sa petite amie. Dommage, dans un cas comme dans l’autre, la supposition est fausse. Quoique pour le lien de parenté, peut-être peut-on considérer qu’il en existe un ? Un lien de cœur plutôt que de sang … Une sorte de famille un peu barge, qui se tape dessus pour se montrer à quel point ils s’apprécient ? Peut-on dire ça ? Peut-être, après tout. En tous les cas, il n’y a aucune relation ambiguë entre les deux, simplement une très très grande complicité.

Cette relation particulière fait forcément du bruit quand ils rentrent dans le restaurant. Une table pour deux. Un homme, une femme. Aussi petite soit-elle, Tsuki a malgré tout ces attributs qui font d’elle une individue du sexe opposé à celui de Yahiko. Alors, forcément, un restaurant, une table tête-à-tête, les suppositions fusent. Ils seront sûrement tristes de ne voir aucun échange de baiser, de caresses sur les mains. Ils n’auront droit qu’à un véritable gouffre qui va faire un trou dans leurs réserves de nourriture. Et sûrement des discussions ici et là, à propos de bagarre, d’objectifs … De futur ? Un futur aux antipodes de ce que les gens autour imaginent. Tsuki s’installe et attend que la fameuse spécialité arrive.

Une odeur terrible lui caresse les narines. Cette odeur singulière, agréable, puissante, de viande et de nouilles. Avec ce grill, là, qui n’attend qu’à être inauguré. La bouffe arrive. Elle arrive. Les prunelles de la Genin suivent avec attention les mouvements du serveur. Il arrive, il pose. La navette se fait entre la nourriture et Yahiko, à plusieurs reprises. Ses yeux brillent. Il y a des flammes qui scintillent, là. Elles sont là, plus présentes que jamais. Plus brûlantes que jamais. Oh nom de dieu. Son estomac hurle. Son cerveau hurle. Ses papilles dansent. Oh nom de dieu.
« B … Bon appétit ! »
Tsuki hoche vivement la tête et pose un morceau de bœuf sur le grill. On dirait une enfant. Les deux mains jointes, elle fixe avec attention la nourriture qui cuit sous ses yeux. Là, ce petit crépitement, cette odeur, cette forme qui change, cette nourriture qui se colore lentement … Oh nom de dieu de nom de dieu. Tsuki claque doucement les mains, deux fois, puis ses prunelles reviennent sur Yahiko.
« C’est génial, comme endroit ! Oh, mince alors ! »
Le bœuf prend forme, puis l’odeur caresse les narines de Tsuki. Il est saignant. Foi de chasseur. Elle le chope, le fout dans son assiette plus vite que l’éclair. La cuisson est parfaite. Elle ne perdra jamais la main, faut croire. Par contre, le restaurant va perdre son stock. La blonde réfléchit un instant, puis hésite. Ses yeux reviennent sur son Sensei.
« Bon, alors ! Maintenant que nous ne nous bagarrons plus … » Le couple de personnes âgées, qui les regarde depuis un certain temps avec bienveillance, finit par tirer une tête de fin du monde. « Quelle étape veux-tu faire en premier, pour le voyage ? »
Il faut bien revenir aux vraies choses de la vie. Aux choses importantes. Enfin, elles passent quand même après la bouffe, mais son assiette n’est pas vide, alors on peut y prêter attention.

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Mer 10 Oct 2018 - 18:14
Le sourire aux lèvres, le garçon attendait que lui et son élève soient servis. Il était amusant de voir toute l'énergie et toute l'attention qu'elle mettait dans ce restaurant, comme si elle s'apprêtait de juger avec toute son attention de la qualité de ce dernier. Des attentes bien trop grandes, où la satisfaction d'un bon restaurant était semblable à celle de la réussite d'un examen important... Yahiko avait l'oeil, concernant sa jeune élève qu'il commençait à bien connaître, et son choix s'était aussi porté suite à ses envies. Après tout, lorsqu'on voulait de la bonne viande grillée, ce restaurant là était probablement le mieux placé pour être pleinement satisfait.

-"Bon appétit !" dit-il une fois servi.

A son tour, il attendait patiemment que sa viande chauffe petit à petit, comme sa camarade. L'odeur donnait vraiment envie, il n'était pas déçu d'avoir fait ce choix là. C'était à la fois un bon endroit pour manger, mais aussi un lieu parfait pour discuter tranquillement. Les tables étaient assez espacées les unes des autres, assez pour avoir une discussion sans risquer d'être dérangé par qui que ce soit. C'est du moins ce qu'il pensait, jusqu'à ce qu'il se fasse déranger par un garçon, moustachu, avec un bouquet à la main, qui s'était dirigé vers Yahiko afin de lui demander un "Rose ? 2 Ryôs ?" qu'il refusa poliment. Une rose ? C'était pour les couples ça non ? Eh bien non, raté. N'y avait-il aucune fleur qui signifiait un rapport sensei/élève ?... Après mûres réflexions, il n'y avait probablement pas meilleur cadeau que de la bouffe, après tout.

-"En fait, je ne sais pas vraiment par où commencer. Je suis supposé me balader dans tout Kaminari no Kuni pour espérer retrouver ma famille... qui sont des nomades, qui aident pleins de gens... c'est un peu compliqué. Mais comme je te l'ai dis, s'ils ont aidé beaucoup de gens, ça veut dire que beaucoup de gens peuvent nous renseigner, je pensais retracer leur chemin comme ça."

Il avançait son petit repas tranquillement, prenant tantôt les petits bouts de viandes qui étaient fin prêts, tantôt en reposant sur le grill. Sa camarade faisait de même, mais à une vitesse plus importante et avec un appétit plus impressionnant.

-"Je veux faire en sorte que ce voyage ne soit pas seulement utile pour moi et pour le fait de trouver ma famille. En fait, j'espère aussi qu'on trouvera de quoi s'entraîner, aider des gens... répandre la paix et une bonne image de Kumo, en gros.", dit-il en levant sa fourchette comme s'il donnait une leçon à quelqu'un.

Mais bien sûr, s'il lui avait proposé de venir avec lui, c'est pour que ce voyage puisse lui être profitable à elle aussi. Mais quelles étaient ses attentes ? Pourquoi voulait-elle l'accompagner ? Était-ce parce qu'elle n'avait pas osé dire non ? Etait-ce pour lui faire plaisir ? Non, ça ne ressemblait pas au caractère de la jeune fille. Très gentille, mais pas suffisamment pour se faire marcher dessus. Elle avait forcément intérêt à venir avec lui. Il fallait juste savoir lequel.

-"Dis moi, qu'est-ce que tu attends de ce voyage ? Je ne veux pas qu'il soit fait juste pour moi, je veux que tu puisses en profiter aussi. N'oublie pas que l'objectif de notre équipe est que chacun puisse atteindre les siens, haha !", dit-il amusé.

Un bon repas, une discussion constructive avec son élève, bref, tout ce qu'il y avait pour plaire aux deux ninjas de Kumo. Les rêves ne s'imaginaient pas seulement, ils se construisaient.

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Dim 14 Oct 2018 - 0:43
arc tsukuyomi — partie 2 : douter.

Manger ! À la bouffe ! Ces petits bouts de viande merveilleux, saignants, parfaits. Ce petit goût de grillé, ici et là, quand les dents croquent dans la nourriture. Tsuki enchaîne les morceaux de viandes, sans avoir aucune gêne, sans aucune discrétion. Elle mange, elle mange. Quand le monsieur aux roses apparaît, elle n’y prête même pas attention et continue de remplir son estomac. Enfin. Estomac … Plutôt gouffre. Mais peu importe. Parfois, la blonde chope quelques nouilles entre deux morceaux, le temps qu’ils cuisent. Ne pas perdre la bouffe de vue, SURTOUT PAS ! Quelle hérésie. C’est un restaurant à volonté, la viande est là pour être mangée, puis il y a un grill ! Laisser passer ça ce serait si triste, si triste ! Le chasseur respecte sa nourriture encore plus que n’importe quel être. Parce que le chasseur sait le travail que cela demande de l’attraper, puis de lui donner la mort. Il faut honorer leur mémoire. Leur montrer que cela n’aura pas été vain.

Le gouffre porte tout de même attention à ce que dit son Sensei, parce qu’ils sont ici à la fois pour se ressourcer, mais aussi pour planifier leur futur voyage ! Ne pas l’écouter serait insensé ! Un voyage qui n’a pas de destination ni de point de départ précis, qui serait orienté par ce que les gens leur diront. En somme, un voyage tout autour de Kaminari no Kuni, qui leur permettrait de visiter, apprendre, faire tellement de choses … Et puis ! La faune, la flore, ces choses-là ! L’entraînement ! Les gens ! Un voyage particulièrement instructif, qui leur donnera une occasion d’évoluer ensemble, de s’entraîner, de devenir meilleurs. Tsuki hoche la tête, dépose ses baguettes et regarde gentiment Yahiko.
« C’est un beau projet ! Ça me va totalement. »
Puis ses prunelles incarnates se reposent sur le grill. La viande est prête. Bon dieu ce que c’est bon. Elle a beau avoir engouffré des morceaux, puis des morceaux et toujours plus de morceaux, il y a toujours de la place dans son estomac. Elle peut en mettre encore, quand est-ce que le gouffre se remplira ?! Peut-être jamais, au fond. Peut-être jamais …
Et là. Il lui pose la question qui tue. Qu’est-ce que Tsuki attend de ce voyage ? Elle sourit. Cette fois, les baguettes sont déposées pour de vrai, son attention est complètement détachée de la nourriture. Qu’attend-elle de ce voyage, au fond ? Tellement de choses, par où commencer … Un sourire amical naît sur ses lèvres. Ses joues rosissent légèrement. Pas d’ambiguïté, seulement la joie de savoir qu’il tient tant à ce qu’elle s’amuse, y trouve un intérêt. Yahiko est vraiment un excellent Sensei, Tsuki n’aurait pas pu rêver mieux.
« Eh bien … J’aimerais grandir. Pas en tant que personne, mais en tant que ninja. J’attends de ce voyage qu’il me permette de vivre réellement comme un ninja, plus seulement comme une chasseuse qui apprend. Je sais que si je suis avec toi, tu me permettras de devenir vraiment forte, mais aussi d’apprendre énormément. Et puis … » Ses yeux s’illuminent. « Kaminari est un pays si vaste, il y a tellement à voir ! Les paysages, les animaux, les villages ! Toutes ces choses si intéressantes et immanquables ! »
Tsuki s’arrête un instant. Oui, partir avec Yahiko représente tant de choses … Une aventure incroyable, énorme pour une petite chasseuse comme elle. Les baguettes restent déposées. La blonde est redevenue sérieuse, l’espace d’un instant. Le gouffre s’est rempli, le cerveau a déplacé son attention.
« Je considère que j’ai encore beaucoup à faire avant de devenir une vraie ninja … Et je pense que partir avec toi sera une façon de t’aider, puis aussi de m’affranchir de mes habitudes de chasseuse. Je pense que ce voyage me permettra aussi … » Elle inspire, détourne le regard. « Il me permettra sûrement de faire le ménage dans mes idées noires. De savoir quoi faire par rapport à mon rôle de ninja. Accepter que je sois une justicière et pas juste une petite chasseuse de méchants. Je suis une Kunoichi, pas juste une idiote qui fait quelques trucs ici et là avec le son pour amuser la galerie. »
L’odeur de la nourriture ne l’atteint plus. Les étincelles de ses yeux se sont éteintes. Le voile noir est de retour. Elle inspire profondément. Oui, Tsuki est une kunoichi. Une élite créée pour éradiquer les menaces. Une justicière, qui arrache la vie de ceux qui mettent celle des autres en danger. Pas une machine à tuer, pas non plus un assassin de sang-froid. Une justicière. Il faut juste l’accepter.
« Oui. Je dois apprendre à vivre avec ça. Et je pense que ce voyage est la meilleure solution pour le faire. »
Le nuage qui recouvrait ses yeux s’est dissipé. Il n’existe plus. Les étincelles sont revenues. Son sourire aussi, dans le même temps. Tsuki est revenue.
« Je suis très pressée d’y aller ! »
ET VLAN ! La baguette attrape un morceau de viande crue et le dépose avec habileté sur le grill. Le gouffre n’est plus rempli, il faut y remettre de la nourriture, oui oui oui !

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Arc Tsukuyomi — Partie 2 : Douter. [Yahiko]

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