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Here start the Decline ... [ PV : Yamiko - Nobusuke ]


Mar 11 Sep 2018 - 16:00


Cinq heure et demie (05h30), le soleil se levait à peine que j’attendais déjà sur le terrain d’entrainement, adossée à un poteau, le regard dirigé vers l’astre levant, j’étais quelque peu perdue dans mes pensées ; me demandant si le destin me jouait un mauvais tour ou s’il me poussait à renouer avec l’Itagami d’entant. J’avais fait tant de choses dont j’étais peu fière que maintenant lorsque j’y repensais, lorsque je remettais ces différentes actions dans leurs contextes respectifs, il m’arrivait de penser qu’à ces instants, c’était probablement les meilleures choses à faire.
J’avais lu quelque part que la vie n’était ni toute blanche, ni toute noire, tout n’était qu’une nuance de gris, un gris très clair donnerait du blanc, pour un très foncé il aurait simplement s’agit du noir… tout du moins aux yeux de certains ; j’avais conscience que nombre de choses « contre éthiques » devaient être faites pour faire perdurer une société, car jamais l’oignon public n’apprécierait les assassinats, jamais l’opinion publique ne serait en accord avec la torture, mais… cette fameuse opinion vivait dans l’ignorance de ce qui était fait juste sous leurs yeux pour leur permettre de baigner dans cette paix. Ma petite Kumiko en avait déjà été témoin et savait même pour son jeune âge à quel point le monde pouvait se montrer cruel lorsque l’on savait où regarder ; j’ai tenté de fuir ces abysses pour l’élever dans les meilleures conditions possibles et en faire une enfant normale. Mais… lorsque les ténèbres posent leurs griffes sur une proie… même le destin semble collaborer pour que jamais cette proie ne s’échappe.

Le dossier de Nobusuke mis à part, j’avais eu le loisir de discuter avec les anciens, anciens qui en apprenant que Yamiko se retrouvait sous ma gouverne m’apprirent le passé qu’elle leur avait révélé. Nobusuke était aussi bien victime qu’auteur d’un incident ayant conduit à son état psychologique actuel… j’avais osé espéré une personne avec un dossier plus léger, une vie plus chargée de fleures et de papillons pour ainsi dire ; une personne qui aurait été capable de faire naitre un semblant d’équilibre dans ce groupe… mais en apprenant les origines de ma seconde étudiante, je compris bien vite que j’allais moi-même finir par complètement ré embrasser celle que j’étais… ce n’était plus qu’une question de temps.

Inspirant un bon moment, fermant les yeux dans l’opération, je les rouvris lentement : Une ancienne de la pègre hein… ça ne me rajeunit pas dis donc. Fis-je avec un sourire se prêtant à la situation.

L’époque ou je rabattais et vendais des esclaves remontait à maintenant huit ans et des poussières, mais toutes ces petites habitudes, ces… éléments que l’on apprend en travaillant au noir, c’est… littéralement comme le vélo ; cela ne s’oublie jamais vraiment. Les yeux mi-clos, ressassant de vieux souvenirs, des manières de faire, d’agir et d’évoluer dans ce monde impitoyable qu’était l’underground, j’essayai de me fondre dans Yamiko, de comprendre ses motivations. Nobusuke était pour moi plus simple à lire, il était au final un reflet de ce que j’étais lorsque je découvrais le sang, les cris et les pleurs ; mais Yamiko… c’était un autre cas, un élément que je savais pouvoir canaliser, mais la comprendre, la comprendre et l’amener à m’accepter non pas simple comme son professeur, mais comme ne serait-ce qu’une véritable proche… plus, une véritable supérieure… c’était un autre cas…
Rouvrant les yeux, sourire toujours aux lèvres, je réfléchissais, cherchais comment se peaufinerais tout ceci, cherchais comment véritablement l’atteindre, cherchais comment véritablement mettre à profit ces diamants bruts qui m’étaient été confiés… comment en faire d’excellents hunters. Fronçant un peu le regard, je finis par me rendre compte d’un élément intéressant… Kumo avait une unité spéciale de traque et recherche de déviants, cibles, ou autres éléments « intéressants » pour le village, ses connaissances et ses liens avec l’underground…

- Hummmm… c’est une piste à exploiter… Murmurai-je, jambes et bras croisés, attendant simplement que mes étudiants se présentent comme ceci avait été convenu la veille.

Oui, c’était la raison de ma présence ici, leur apprendre, non pas à faire connaissance, ayant eu vent que quelque esclandre entre eux, mais plutôt à les faire travailler ensemble, distinguer leurs forces et faiblesses pour correctement les guider.

-… Mais avec ces deux-là… il va falloir que je reconsidère la Chūwa butai… Me murmurai-je en levant le regard au ciel, secouée d’un petit rire amusé.

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Mer 12 Sep 2018 - 11:39
Ton réveil sonne et tu l’exploses à coup de poing pour le faire taire puis tu te tournes, alors que tu dormais sur le ventre, pour fixer le plafond tout en massant ton front. Tu restes un moment dans cette position se demandant si tu n’allais pas plutôt restée coucher ce matin car une atroce migraine était en train de tirailler. Résultat de ta folle soirée de la veille dont tu ne te rappelles que vaguement de la fin. Comme presque tous les soirs, pour tuer l’ennui, tu t’étais rendue dans cette taverne et hier soir une femme t’avait lancé le défi de descendre plus d’alcool qu’elle. Challenge ridicule que tu avais pourtant accepté et que tu avais perdu par abandon alors que tu commençais avoir le tournis. Tu n’étais pas une adepte du liquide pervers, même s’il t’arrivait d’en boire assez régulièrement ce temps-ci, car tu n’aimais pas perdre le contrôle de toi-même. Tu avais donc cessé de boire avant que la raison ne te déserte complètement et tu étais rentrée aussitôt.

Sachant l’importance de la journée d’aujourd’hui, tu te décides finalement à sortir de ton futon avec une paresse évidente. Tu étais un être plutôt matinal mais aujourd’hui n’étais pas un bon jour. Tu n’avais pas assez dormi après la longue soirée que tu avais menée. A ta place, un être plus raisonnable se serait reposé la veille au vu de ce qu’attendais mais, comme souvent, tu avais préféré écouter tes envies que les murmures de la raison.

Tu prends une douche dans l’espoir de te sentir mieux mais ta migraine persistait et tu somnolais toujours à moitié. Tu prends alors un médicament dans la pharmacie d’urgence de la maison avant de prendre un petit déjeuner copieux en solitaire car la vieille Aya - une Metaru chez qui tu étais hébergée - dormait toujours. Bien que tu menasses une vie plutôt désordonnée, tu accordais de l’importance aux trois repas par jour.

Se sentant un peu mieux bien que ta tête te fît toujours mal, tu te rends au terrain d’entraînement où tu avais un rendez-vous avec celle qui allait t’encadrer, certainement pour un long moment, ainsi que ton coéquipier. Tu connaissais déjà qui ils étaient. La raison d’ailleurs qui te poussait à te rendre à cette rencontre malgré ton état. S’ils n’étaient pas des êtres que tu appréciais un minimum, tu n’aurais pas pris la peine de sortir de ton futon ce matin.

Tu finis par arrivée au point de rendez-vous où la Metaru à forte poitrine patientait déjà. Tu ignorais si tu étais à l’heure ou en retard mais tu n’étais pas la dernière à pointer car le Gamin n’était toujours pas là.

Des pas mous, tu te rapproches d’Itagami.



>> Bonjour sensei.


Ta voix était étrangement douce tout comme ton facies comparé à d’habitude bien que tu parusses extrêmement épuisée. La Dame aux gros lolos avait de la chance car, contrairement au commun des mortels, le manque de sommeil te rendait extrêmement docile ...

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Mer 12 Sep 2018 - 23:39

Le petit spectre noir à l'imagination rocambolesque ne tarda pas à faire son entrée en scène, ajoutant au duo déjà en place une touche de sobriété, si tenté qu'on puisse considérer l'un de ces trois protagonistes comme capable d'incarner cette sobriété. Il était dans son accoutrement moins extravagant et manifestement plus orienté vers les ombres, ce qui en soi faisait de lui quelqu'un d'assez discret, pour peu qu'on le comparasse aux deux pulpeuses Metaru. Pour autant, il ne s'agissait pas que d'une apparence, mais bien d'un fond de pensée qui le différenciait catégoriquement des femmes de son équipe : contrairement à ces dernières, son goût pour la douleur, la torture et la mort n'était pas conscientisé comme pouvait l'être celui des succubes.

Ainsi en était-il du petit Nobusuke, le plus jeune du trio des cruels adorateurs de la mort. Bousculé dans le fond de son âme par des tragédies familiales dont il était responsable par erreur, et non par choix, il était devenu une sorte de psychopathe dans le sens le plus strict de sa définition : atteint d'une pathologie affective, il ignorait le concept même de douleur et la mort n'avait à son sens rien de cauchemardesque. Il l'avait euphémisé de manière liminale pour mieux supporter son propre crime et, de cette façon, pour pouvoir effacer ses remords. A la différence de ses coéquipières, il était victime d'être lui.

Toutefois, cela ne l'empêchait de se rendre coupable de certaines intentions qui, baignant dans le jus de ses pulsions destructrices, le dirigeaient instinctivement vers des actes de torture dont il savait très bien qu'ils étaient proscrit et qu'il avait décidé de retourner, parfois, contre lui-même. Tous les points de sutures qui le parcouraient en était l'irréfutable preuve et c'est cette particularité qui faisait de lui le personnage le plus sinistre du groupe, du moins physiquement.

Alors, faire équipe avec Yamiko sous la tutelle d'Itagami, c'était comme se sentir chez soi. C'était sans doute la raison du sourire qu'il arborait sur son faciès, montrant un air sympathique qu'il commençait à dévoiler de plus en plus à mesure qu'il apprenait à maîtriser les rapports humains. Une chose qu'il avait commencé à développer au Spring Break.

--- Bien le bonjour à vous deux. Vous ne trouvez pas qu'il fait moche ?

Le soleil était tout simplement radieux et le ciel dégagé de nuages. Le temps était donc clair, hospitalier et augurait une belle journée : mais c'est cela qui dérangeait le cadet de l'équipe. Il préférait à ce bonheur dégoulinant la grisaille, le mauvais temps, les mauvais jours. Il avait tendance à se délecter du désespoir du monde et c'est sur les débris de la félicité qu'il voulait bâtir sa notoriété, en semant la mort et le chaos sous le drapeau d'une justice qu'on appelait justice juste pour défendre les intérêts d'un village ou d'une nation. En jetant ses yeux ténébreux sur le terrain, il s'interrogea sur ce qu'avait concocté Itagami. Probablement qu'ils allaient avoir un peu d'action, ce qui ne lui ferait aucun mal, tout du contraire : à défaut de pouvoir utiliser sa limaille de fer pour dépecer ses pairs, il commençait à rouiller.
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Ven 14 Sep 2018 - 18:58


J’étais encore dans mes pensées lorsque du bruit derrière moi me fit comprendre que je n’étais plus seule. Un fin sourire sur les lèvres je me retourner pour faire face à la silhouette élancée de Yamiko, elle avait mauvaise mine, semblait surtout plus fatiguée qu’il ne le fallait, à la rougeur manifeste de ses yeux son air un peu blafard et ses cernes, je fis assez vite le lien ; la jeune Metaru avait levé coude. À voir père subir encore et encore des gueules de bois, il m’était devenu facile de les discerner.

- Bonjour Yamiko chan… une soirée mouvementée à ce que je vois… Fis-je avec un petit rire, amusée de voir qu’elle mordait déjà la vie à pleines dents. Quelque part en tant qu’Ex-Mafieuse ce n’était pas si surprenant que cela. L’observant en silence quelques instants, je finis par porter la main à sa nuque, supportant bien celle-ci en passant le pouce sur sa joue l’observant un peu mieux avant de le lui proposer : tu devrais passer chez moi un peu plus tard, je pourrais te donner un remède contre les gueules de bois… Voulant me rapprocher comme ceci était fait dans le société sombre je lui accordai un sourire complice avant de retirer ma main.

J’eus à peine le temps de la libérer que Nobusuke faisait son arrivée, je pouvais m’estimer heureuse au moins, ces deux électrons libres avaient suivi mes indications et c’étaient présentés comme prévu au rendez-vous fixé. L’accueillant avec un sourire que je voulus un peu plus maternel, je vissé un instant mon regard sur lui l’observant avec une certaine satisfaction, contente qu’il ait commencé à assimilé comment résoudre ses problèmes de sociabilité, je félicitais son attitude. Peut-être n’était-ce que sa joie de vivre sur le moment, mais toujours était-i l qu’en ce matin malgré son style un peu glauque, il ressemblait bien plus à un jeune homme normal que la dernière fois.
Pour lui ce fut pour le moment un clin d’œil approbateur, clin d’œil que j’espérais qu’il saurait déchiffrer correctement avant de prendre la parole :

- Yamiko, Nobusuke, je suis heureuse de voir que vous avez répondus à l’appel. Fis-je plus ou moins chaleureusement, bras croisés sous mon buste. Comme vous le savez nous formons à tous trois l’équipe numéro un de Kumo… et… je suis confiante que ce sera plus qu’un numéro, mais une qualification à l’avenir. Poursuivis-je en dirigeant mon regard vers le village, fronçant un tantinet celui-ci, un fin sourire sur les lèvres je reposai le regard sur mes étudiants.

- Comme le sais déjà Nobusuke, j’ai des projets pour vous, des espérances que je suis sure que vous saurez relever ; j’aimerais diriger cette équipe vers une neutralisation rapide et efficace des cibles d’intérêt pour le village… Fis-je en plongeant un regard sérieux dans les yeux de Yamiko. et une extraction fiable et substantielle de toute information que détiendraient ces cibles… poursuivis-je en posant cette fois-ci mon regard émeraude sur le jeune Satetsu. si cela peut vous paraitre être des taches… particulièrement borderline, c’est bel et bien parce qu’elles le sont, mais elles sont les fondements mêmes de la majorité des organisations, civile comme militaires ; après tout, il est impossible de faire une omelette sans casser des œufs et je pense que vous êtes tous deux… plus qu'apte à remplir ces objectifs. fis-je en baladant mon regard entre eux, espérant que Yamiko ne se cabrerait pas trop en apprenant que j’avais conscience de son passé.

Levant finalement vers eux un sourire pas très net je repris : [color=darkred] sachez le bien, ce que j’imagine pour nous ne sera pas chose aisée, nous travaillerons bien souvent sans harnais et nous mettrons dans des situations difficiles, c’est la raison pour laquelle j’aimerais que vous ayez conscience que si vous ne vous pensez pas capable d’en être… ce serait le moment de rebrousser chemin.
Je passai une fois encor mon regard sur mes étudiants avant de m’arrêter sur Yamiko, Nobusuke… je pense bien qu’il ne me lâcherait pas tant que je ne lui aurais pas accordé la chance de « s’amuser » un peu avec une ou un individu à interroger, mais Yamiko était celle que j’apprenais encore à découvrir… si vous tournez les talons maintenant vous pourrez encore prendre un autre sensei et vous lancer sur quelque chose de plus classique… Fis-je en leur tournant le dos. si vous décidez de me suivre… je vous formerais aussi durement que je le pourrais, pour faire de vous de parfaits shinobis… fis-je avec un nouveau petit rire. mais je sais tout de même quand est-ce qu’il faut lâcher la bride, ne vous inquiétez pas, je vous laisserais quand même vous amuser de temps à autre… et même fermer les yeux sur d’éventuels soucis… tant que vous suivez mes ordres.


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Sam 15 Sep 2018 - 20:28

Le trio était ainsi formé et les masques portés par chacun d'entre eux, camouflant la nature espiègle qui les habitait tous, augurait les pires choses pour les ennemis de Kumogakure. Ils étaient parmi les protagonistes les plus zélés du village, et il ne faisait aucun doute qu'Itagami avait rassemblé sous son aile des individus dont la personnalité pouvait plus ou moins entrer en osmose avec la sienne, ce qui signifiait bien une chose : on s'accordait sur l'hypothèse de plusieurs crimes prémédités qu'on habillerait sous la robe de la justice pour peu qu'il faille les justifier. Les yeux de la sensei avaient tendance à jongler pour se poser tantôt sur ceux de la farouche Metaru, tantôt sur ceux du sombre Satetsu. Bien qu'en accord avec l'idée d'écraser les autres et de faire jaillir le sang, ses deux élèves étaient très différents du point de vue de leur façon d'être et de leur attitude, même si Yamiko ne semblait pas dans sa plus grande forme. Pour autant, il semblait qu'elle avait l'espoir de pouvoir les unifier sous l'étendard de l'équipe numéro une, utilisant l'argument de choc qui pouvait pacifier les tensions qui existaient déjà entre eux deux : la convergence vers des aspirations communes.

Par le passé, Nobusuke et Yamiko avaient déjà connu un décousu que la Raikage s'était forcé de réprimer par une démonstration de force des plus extraordinaires, soumettant les belligérants par une aura herculéenne. Le petit spectre noir gardait un certain ressentiment au fond des tripes, et chaque fois qu'il apercevait cette Yamiko de malheur, il avait le désir coupable de la pourfendre et d'exposer son corps étripé sur la place centrale du village. Pour autant, il savait mettre de l'eau dans son vin pour adoucir ses pulsions et Itagami n'était pas étrangère dans la possibilité qu'il y avait qu'il pardonnasse à cette impertinente. Mais avant que la chose ne se fasse, il fallait encore qu'elle lui prouvasse qu'elle méritait qu'il lui accorde sa confiance et son soutien. La sensei avait déjà dompté le cadet de l'équipe. Pour sa coéquipière, c'était une toute autre affaire. Cette méfiance qu'il adressait vraisemblablement à sa rivale ne tarda pas à sortir de ses lèvres qui, paradoxalement, ne se décrispèrent pas ce sourire qu'il maintenait pour que la matriarche garde une bonne opinion de lui.

--- Si vous me permettez, sensei, je ne suis pas sûr que cette femme soit qualifiée pour notre équipe. Elle manque, selon moi, de subtilité et de raffinement, et par expérience je sais qu'elle a du mal se contrôler, comme cela semble être le cas au vu de son faciès.

Il plongea dans les yeux de Yamiko ses yeux noirs de jalousie et de rancoeur. Il y avait un quelque chose chez cette fille qui la rendait proche de lui, et en même si éloignée. Comme s'il se voyait lui-même sur la rive d'en face, dans un autre genre, de manière asymétrique. Impitoyable, il continua son argument en dardant sa cible.

--- Il n'y pas que la force brute qui entre en jeu, selon moi. Il faut de la retenue, du sang froid, de la ruse. C'est aux antipodes de ce que j'ai pas apercevoir d'elle jusqu'à présent. Comment lui accorder notre confiance ? La réponse est simple : nous ne pouvons pas. Il est temps pour elle, j'imagine, de tourner les talons.

Il était culotté de dire ça, et cela ne lui ressemblait pas. Lui qui d'ordinaire se montrait si évasif et discret, il se révélait être un fieffé accusateur, virulent et frontal. Sans doutes que la Metaru n'apprécierait pas : la grande comme la petite. Pourtant, rien dans ses yeux ne laissait entrevoir l'ombre d'un tourment : il plantait son regard dans celui de Yamiko comme s'il enfonçait un poignard dans sa poitrine. Il le faisait sans hâte, méthodique, calculateur et absolument insensible à sa douleur. Susciterait-il la colère ou le chagrin ? Il ne le savait guère, mais n'en avait cure au fond : s'il ne pouvait la tuer physiquement, il assassinerait son âme.
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Mar 18 Sep 2018 - 23:14
Tu te contentes de hocher sagement la tête en réponse à la proposition de ta sensei de passer chez elle plus tard pour chercher une remède contre ton mal de crâne dû à ton abus d'alcool la veille. La Metaru à l'opulente poitrine t'avait touché comme pour exprimer son affection envers toi. Acte que tu n’aurais cependant jamais accepté si tu avais été dans ton état normal. Mais présentement, ton état te rendait si docile que tu semblais être disposée à tout consentir. Gare cependant à celui qui ira trop loin en profitant de la situation car, non seulement tu retiendras tout ce qui se passera pour pouvoir les analyser correctement lorsque tu seras en meilleure forme puis réagir en conséquence, mais aussi, malgré l’apparence, tu étais encore capable de mordre et pas qu’un peu.

Avec toute l’attention que ton état pouvait accorder, tu écoutes ta sensei exposer des projets qu'elle avait pour toi et ton coéquipier. Malgré tous les efforts que tu déployais pour rester concentrée, tu ne pouvais t'empêcher de bâiller à décrocher les mâchoires de temps à autre. Et en mauvaise habitude, tu ne prenais même pas la peine de mettre une main devant ta bouche béante.

Ordinairement tu aurais exprimé ton enthousiasme face à l’opportunité que t'offrait ta sensei mais malgré la nouvelle qui te ravissait au plus haut point, ton corps était incapable d’exprimer le ravissement qui t’animait. En guise de démonstration de joie, tu lâches tout simplement un énième bâillement. Puis, tu tentes tout de même de t’exprimer mais Nobusuke prend la parole avant toi et ce pour te dévaloriser aux yeux de votre sensei. Tu fixes alors le gamin de ton regard à moitié endormi.



>> Parce que tu crois capable de me juger mieux que notre sensei, Gamin ? ...


Tu t'étais exprimée calmement car tu n'étais point vexée. Il fallait plus pour te sortir de tes gonds. Surtout que tu pensais que le gamin n’était pas vraiment sérieux. Certes, derrière ses paroles il y avait peut-être une part de vérité mais tu savais qu’avant tout il cherchait surtout à te provoquer. Initiative qui aurait porter son fruit ordinairement mais heureusement pour lui et malheureusement pour toi, ton corps était comme en pause. Ce dernier refusait d’agir malgré l’envie de fermer le clapet de ton coéquipier à coup de poing. Au final, il se révélait que tu étais incapable de mordre. Tout ce dont tu étais capable en ce moment était d’aboyer.

Tu fixes ensuite Itagami.



>> Sensei, je suis ravie par cette proposition que tu me fais et j’accepte volontiers.


Tu savais pertinemment que tu étais une femme immature. Que la plupart du temps tu te comportais en véritable enfant mais, contrairement aux dires du Gamin, tu savais faire preuve de contrôle quand tu jugeais que cela était nécessaire mais tu n’exposes pas ce fait à ta sensei, préférant la laisser faire son propre choix. Et puis, tu n’aimais pas te vendre. Libre donc à la Metaru à l’opulente poitrine d’écouter les propos avancés par le Satetsu ...

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Lun 24 Sep 2018 - 15:52


Si seulement elle pouvait toujours se montrer au docile… hum c’était l’impression que j’avais, que quelque chose clochait, la jeune Metaru s’était laissé faire, mais allait-elle vraiment aussi facilement me laisser m’approcher d’elle ? Quelque part je n’avais pas de raison d’en douter, l’une de ses premières attentions à mon égard avait été de plonger dans mes bras et se reposer sur mon buste, si dans un premier temps j’avais réagi, négativement, je devais avouer que je m’étais décidée à changer de position concernant Yamiko, voir concernant mes étudiants. Nobusuke étant de base plus proche de ma personne, plus aisé à atteindre parce que quelque part nous n’étions pas si différents… Yamiko… me perdant un instant dans son regard mi-fatigué mi-éveillé, j’eus un petit sourire avant de me reconcentrer sur ce qui devait être fait aujourd’hui.

- Le monde est fait d’un tout Nobusuke kun… Répondis-je avec un fin sourire. Des grands des gros des minces des petits, des gentils des fous des masos des sadiques… Poursuivis-je les yeux fermés avant de les reposer sur le jeune genin. c’est parce que le monde est si vaste qu’il est amusant de… découvrir les gens et ce qu’ils nous réservent comme éventuels divertissements.

Me retournant vers la Kunoishi un peu à côté de ses pompes, mon sourire s’élargit quelque peu : C’est en connaissance de cause que je l’ai accepté sous mon aile, Yamiko à un potentiel latent qui sera fort utile à la stabilité de cette équipe pour ce que je compte en faire… sa connaissance des ficèles de l’undergroun est un plus non négligeable, mais surtout… elles comme toi êtes deux diamants bruts que j’aimerais faire briller selon l’éclat que vous méritez. Fis-je en gardant les deux dans mon champ de vision.
Qui plus ai, vous avez en commun quelque chose qui vous sera utile plus tard. poursuivis-je d’un sourire ne voulant visiblement point s’affaisser. cette pseudo rivalité, ou plutôt ces ressentis que vous avez l’un contre l’autre vous poussent à vous connaitre mieux que vous ne le pensez… vous voulez vous préparer à vous affronter, mais par la même occasion vous connaissez plus ou moins les limites, forces et styles votre équipière ou équipier… donc qui de mieux que vous deux pour former une solide équipe ? … du moins une fois que vous sauriez mettre de côté ce qui vous anime.

Les observant avec intérêt, sachant qu’ils avaient certainement compris, mais se refuseraient toujours à appliquer ce que je venais de leur faire savoir, je posai quelque temps le regard sur Yamiko, me demandant si une dose d’adrénaline suffirait à la sortir de sa torpeur. Son mal de tête reviendrait à la charge juste après que redescende le stress, mais c’était selon moi la meilleure des manières de les connaitre, de les découvrir et d’analyser ce qui faisait leur force et faiblesse ; et puis… j’étais sure qu’ils apprécieraient tous deux l’ordre donné.

- Bien, plutôt que de vous demander une liste de votre savoir-faire, et si nous nous montrions plus directes ? Continuai-je en m’éloignant un peu. La raison pour laquelle je nous ai réunis aujourd’hui est bien simple, savoir comment vous bougez et à quel point vos instants respectifs, voir un éventuel travail d’équipe fonctionnerait.

M’arrêtant quelques mètres devant se fit lentement volte-face avant de lentement prendre position. Ils l’avaient certainement compris, mais… l’ordre en lui-même serait certainement plus motivant. Le combat s’arrêtera lorsque j’en donnerai l’ordre, ou lorsque l’un de vous deux sera hors combat. Fis-je d’un sourire en pleine mutation. Si ce que je vois me plait, je vous apprendrais certainement deux ou trois trucs… EN position, une rapide série de mudras qui se soldat visiblement par rien du tout je demandai d’un sourire carnassier.

Alors… qu’est-ce que vous attendez ? Essayez de me tuer… c’est un ordre !



Résumé:
 


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Jeu 4 Oct 2018 - 14:42
De nouveau, faisant preuve d’autant d’attention que ton état pouvait accorder, tu écoutes les paroles de ta sensei. La Metaru à opulente poitrine exposait à Nobusuke ce que ta personne pourrait apporter à votre équipe. Toi qui ordinairement n’avait cure des opinions des autres sur toi, trouvais étonnement intéressant de savoir ce que pensait la Metaru de toi. Sans doute parce que pour toi, elle n’était pas n’importe qui mais la personne qui allait te hisser vers le haut dans cet univers des shinobi dans lequel tu étais tombée sans avoir vraiment le choix. Les dires de la jeune femme laissaient entendre qu’elle connaissait ton passé. Les anciens lui avait certainement tout raconté. Ce qui n’était pas étonnant étant donné que cette Itagami était en quelque sorte chargée de ton éducation. Heureusement que tu n’avais pas confié aux vieux ton véritable dessein qui était de retourner un jour là où tu avais grandi afin de conquérir ce monde de la pègre où tu pensais être ta place.

La Metaru avançait également le fait que le Satetsu et toi pourrait former un duo solide. Que votre rivalité tendait plutôt à vous rapprocher plus que vous le pensiez. Tu ne lui donnais pas tord car, contrairement à tes autres camarades kumojins, la présence de Nobusuke te faisait plaisir. Sans doute à cause de sa personnalité exécrable qui aimait se confronter avec la tienne qui n’était pas plus respectable. Au fond, comme vous le faisiez comprendre votre sensei, vous n’étiez pas si différents l’un et l’autre. Votre amour pour l’altercation vous rapprochait sans que vous en ayez pleinement conscience.

Pour prouver que vous étiez capables de travailler ensemble tout en analysant votre potentiel respectif en combat, votre sensei vous ordonne de l’attaquer. Un ordre qui agit comme une impulsion électrique qui te sort de ta torpeur alors que ton visage esquisse un sourire aussi carnassier que celui qu’affichait ta sensei vous ordonnant de la tuer.

>> Vos désirs sont des ordres !

Aussitôt, sans réfléchir, agissant comme toujours avec impulsivité, tu charges dans la direction de la Metaru pour lui asséner un violent coup de coude au niveau du ventre, une main fermée sur le poing du bras servant à frapper afin de renforcer l'impact de ton assaut …

Spoiler:
 

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Spoiler:
 


Dernière édition par Metaru G. Yamiko le Mer 5 Déc 2018 - 9:49, édité 2 fois
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Mar 4 Déc 2018 - 21:10
Il n'aurait jamais cru qu'après avoir si intensément défendu l'honneur de Yamiko, la sensei se serait proposée pour adversaire afin de réconcilier ses deux élèves si particuliers dans leur genre. Telle une mère louve jouant l'agresseur pour que sa portée apprenne à se défendre en meute, Itagami faisait vibrer son rayonnement maternel auprès des deux rebelles avec la bienveillance et l'exigence qui s'imposent à ceux qui dirigent des recrues aussi déséquilibrées. Pour autant, tandis que ses mots assénaient ses deux fripons pour les mettre en garde, l'esprit si volatile du jeune Nobusuke s'était évadé, assez longtemps pour que Yamiko le précède, et ce malgré son mal de tête.

Il songeait à tout ce sang qui pourrait se déverser de la gorge de sa sensei. L'ordre émis par cette dernière, celui de l'abattre, voilà qui l'avait fait planer loin de ce monde. Dans un univers onirique peuplé d'appareils de tortures et de dépôts entassés par d'innombrables cadavres gisant dans l'hémoglobine, il voyageait à travers ses particules noires, ces atomes de fer bourdonnant dans les airs, vaste orchestre invisible, funeste et macabre, d'un son strident qui avait quelque chose d'outrancièrement morbide. Il s'en délectait en voyageant dans un rêve éveillé. Dans son oeil noir, la volonté du fer s'agitait comme une créature fielleuse dévorée par une furie libidineuse.

Conquis par ce sombre dessein, il se réveilla tout de go. Il comptait bien soutenir l'attaque de Yamiko et, pour la seule fois de sa vie, il avait l'impression d'être sur la même longueur d'onde qu'elle. Il l'exprima avec quelques mots, déclarés avec une lubricité sanguinaire :

--- Si c'est un ordre, alors... que votre volonté soit faite.

Il composa, avec une certaine lenteur et manifestement gouverné par une ambition tranquille, quelques mudras, et sa main épousa alors la courbe d'une masse de fer qui s'extirpa de ses poches comme un nuage de ténèbres électriques. Il envoya l'essaim comme une bourrasque qui vint pousser Yamiko dans le sens de son déplacement et contrarier les mouvements d'Itagami. Lorsque la dernière particule de fer passa, il avait déjà condensé cette matière dans le dos de sa sensei. De longs barreaux noirs, ainsi formés, se précipitèrent sur la Metaru avec l'ordre de bloquer toutes ses articulations : une prison presque irréelle, faite de barres de fer noirâtres, fusionnant avec la silhouette de la blonde pour mieux la soumettre à la volonté du maitre de fer.

Avait-il réussi son traquenard ? En envoyant la limaille de fer à travers sa cheffe d'équipe, il avait voulu la prendre à revers en formant ces barreaux de la mort dans son dos. Il resta en retrait, contemplant le spectacle et espérant au fond de son âme qu'il avait réussi à asseoir son emprise sur elle. Mais c'était sans doute se leurrer que de s'imaginer que ce serait aussi simple. La maîtresse avait plus d'un tour dans son sac et il fallait être manifestement naïf pour croire qu'elle n'avait pas déjà connu pareille entourloupe. Aussi, il se prépara à une riposte, se mettant en garde et dardant la guerrière. Dans son oeil noir, la volonté du fer s'agitait comme une créature fielleuse dévorée par une furie libidineuse.

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