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Après l'effort... [PV: Nagamasa Musashi]

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Mer 12 Sep 2018 - 14:03
C'était une douleur lancinante.

La jeune fille avait passé un moment de la journée chez un des médecins du village pour soigner ses récentes blessures. Ils faisaient un travail admirable, cela ne faisait aucun doute que les arts Shinobi au niveau de la médecine étaient exceptionnels. Mais il ne pouvait pas faire de miracle et son corps avait besoin de récupérer, en attendant elle souffrait légèrement. Apparemment cet entrainement lui laisserait aussi des traces à vie, aussi bien physiquement que mentalement.

Elle réfléchissait sur sa rencontre avec le samurai en se dirigeant vers le restaurant qu'il lui avait indiqué avant de s'en aller la veille. Elle n'était pas vraiment certaine d'avoir compris la leçon, car c'était bien au-delà d'un combat, une leçon que le Nagamasa voulait lui enseigner.
Le monde était cruel et il fallait se donner à fond, ne pas hésiter. Elle se demandait qu'est ce qui avait bien pu pousser le samurai à résonner ainsi ? Sans trouver de réponse toute seule, bien sûr. Il n'avait probablement pas tort, la jeune fille savait bien qu'elle faisait à présent partie d'une force militaire importante dans le monde et que ça voulait aussi dire des ennemis importants. Mais tout ça était pour le moment bien abstrait.

Elle chassa ses pensées en trouvant finalement l'endroit qu'elle cherchait dans le quartier animé de la ville. Elle n'avait pas pour habitude de trainer dans le coin si tard, préférant garder ses forces pour le lendemain qui signifiait généralement un entrainement tôt le matin. Mais avec le rude échange avec Musashi, un peu de temps calme n'était pas de refus. Et puis elle apprendrait surement à connaitre ce personnage un peu haut en couleur et difficile à cerner qu'il était. Ils n'avaient pas vraiment eu le temps d'échanger autre chose que les techniques, la dernière fois.
Le restaurant était pratiquement vide pour le moment, la soirée ne faisait que commencer et Gabushi s'était décidée à se rendre tôt à son rendez-vous avec le samurai. Comme dis plus haut, elle n'avait pas l'habitude de ce genre d'évènement, alors autant venir préparer et en avance.
Elle prit une table après s'être présentée au gérant de l'établissement, pour finalement se mettre à attendre Musashi.

Le temps filait lentement, bien trop lentement à son gout. Elle qui était fière de ses capacités de concentration, n'arrivait simplement pas à supporter ces longs temps de flottement qui était si nombreux dans la vie de tous les jours quand elle n'était pas dans un lieu où elle se sentait confortable. C'était un peu le défaut qui accompagnait sa plus grande qualité, elle faisait preuve d'une extrême impatience quand son esprit était libre de tout sujet à la concentration, ne serait-ce qu'un paysage à contempler.

Le samurai la surpris en train de gigoter sur son siège. Il était finalement venu lui aussi, quoi que ce n'était pas surprenant vu que c'était lui qui avait imposé le rendez-vous. Mais l'impatience de la jeune fille l'avait rapidement fait douté, peut-être avait-elle mal compris ? Non, il était bien là. Elle se redressa alors pour s'incliner respectueusement devant lui, oubliant dans sa précipitation les mises en garde qu'il avait rétorquées la dernière fois.


- Bonsoir, Musashi-San. Je suis heureuse de vous revoir. Dit-elle en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille en se relevant.

Elle ne savait pas encore bien comment aborder la discussion avec un personnage pareil. Il n'était pas compliqué en apparence, droit et ferme dans ses actes et ses paroles. Mais il y avait plus que ça, et il avait montré une extrême gentillesse sur le haut plateau qu'elle ne soupçonnait alors pas sur le moment. Encore surprise d'ailleurs qu'après le discours tenu par le samurai, il accepta finalement sa réédition pendant l'entrainement. Elle espérait juste que lui, était plus à l'aise pour engager la conversation qu'elle. Après tout, c'était lui qui invitait !

Encore une fois, c'etait bien compliqué et pour pas grand chose.


Spoiler:
 

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Jeu 13 Sep 2018 - 15:31
Suite à son entraînement avec la jeune assimilatrice, le samouraï passa la nuit chez l'un des médecins attitré à son clan, son épaule était dans un sale état mais connaissant la résistance et la volonté de fer de l'homme il n'y avait pas de crainte ni de toute à avoir. Une telle blessures mériterait des jours entier de repos mais c'était mal connaitre le bougre. Suite à ses soins la fine lame avait reprit son entrainement comme si de rien était. Continuant à travailler sa dextérité malgré une douleur importante à l'épaule.

C'est finalement après une journée éreintante ponctué de divers entrainements et méditation que Musashi se rendit au rendez-vous. Derrière cette idée de repas, il y avait - bien entendu - aucune envie ou idées saugrenue derrière la tête, il ne voulait que simplement manger et comprendre un peu la situation de l'Ashikaga. Musashi arriva quelques minutes en retard, de nombreuse traces d'entrainements comme à l'accoutumer sur sa tenue ainsi que sur son corps. Il rendit le salut de sa camarade et prit place face à elle. Avant de commencer à "discuter" avec cette dernière il prit le soin de commander son fameux bol de nouille simple et invita d'un signe de main la jeune à commander à son tour. Son fameux regard neutre et son sourire constamment chaleureux vinrent très vite ce rabattre sur l'archère.

Comme tu dois sûrement te douter, je ne t'ai pas inviter ici pour faire la causette ou plutôt parler inutilement.. Enfin je m'excuse j'ai manquer de tact, comment se portes tes blessures ?

Le jeune samouraï se mit à sourire de plus belle amusé par la situation. Il n'était là que pour une raison après tout.

D'ailleurs depuis notre échange intéressant de la veille quelques questions me trottent dans la tête. Embrasses-tu la voie du Bushido ? Et as tu réfléchit à mes propos ? Car .. Tu ne m'as pas répondu j'ai d'abord penser que tu n'étais pas en accord avec cette vision des choses .. Peut-être as tu changer d'avis ?

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Jeu 13 Sep 2018 - 23:57
Le samurai ne partageait apparemment pas la logique de la genin. Il était arrivé au rendez-vous dans le même état (ou peut-être un peu mieux quand même.) que la fois où il l'avait interrompu sur le haut plateau. Elle s'hasarda à penser qu'il ne voulait rater ses entrainements personnels sous aucun prétexte, pas même après s'être fait broyer l'épaule dans le combat de la veille. Et c'était plutôt impressionnant. Elle admirait vraiment la volonté qu'elle avait déjà pu voir lors de leur échange, être capable de supporter la douleur à ce niveau était peu commun, même parmi les Shinobi.

Elle suivait l'exemple du Nagamasa et commanda la même chose, un peu embarrassée et ne sachant quoi choisir. Puis il se mit à engager la conversation.
Ah ! Finalement, elle allait peut-être pouvoir connaitre un peu mieux le mystérieux guerrier qui avait pop comme ça pendant son entrainement quotidien. Parce qu'après un rapide résumé qu'elle s'était fait mentalement pendant l'attente, elle ne savait pas grand-chose de lui.
Sauf qu'il annonçait directement la couleur, parlant sans tarder de l'entrainement de la veille.


- Je vais bien, Musashi-San. Annonça-t-elle dans un sourire qui se voulait rassurant. Un peu de repos et je serais prête pour reprendre ma routine quotidienne aux hauts plateaux. J'ai beaucoup de chemin à faire pour arriver à votre niveau.

Ce qui était plus que véridique. Elle n'était qu'une jeune étudiante qui venait de sortir de l'école, malgré le fait qu'ils soient tous les deux genins, Musashi avait une expérience de la vie et du combat bien plus complet que sa camarade. Ce qui rendait les échanges comme le précédent de la veille, bien plus intéressant qu'un simple entrainement avec quelqu'un de son niveau. Elle travaillait durement pour rattraper son retard, mais il y avait des choses qu'elle ne pouvait apprendre en s'entrainant seule.
Comme le fait qu'elle pouvait être tétanisée de peur dans un combat à mort, ça c'était pas du tout prévu au programme.
Justement, il abordait plus ou moins le sujet.


- La voie du Bushido ? Je suis désolée, mais je ne connais que de nom. Peut-être pouvez-vous m'éclairer ? Pour ce qui est de notre échange d'hier, oui j'y ai beaucoup réfléchi. Sur le moment je n'étais pas d'accord, effectivement. Je n'ai pas beaucoup d'expérience alors je me réfère aux règles du village. La violence en dernier recours et tuer en tout dernier recours... Ou quelque chose comme ça. Je ne doute pas que le moment vienne où je devrais sauter le pas, mais j'évite de trops y penser pour le moment.

Elle semblait un peu honteuse de cette dernière révélation. Elle pouvait se donner à fond dans un combat ça ce n'était pas un problème pour elle, mais pour ce qui était d'ôter une vie, elle esquivait juste le problème pour le moment. Elle savait bien que cela arriverait, elle ne savait juste pas comment se préparer à la mort potentielle de l'adversaire ou la sienne. C'était quelque chose qu'on lui avait déjà dit de faire à l'académie, après tout c'était pour se former à la vie de ninja. Mais jamais sur le "comment".

- Et vous, Musashi-San. D'où vous venez cette sagesse à ce sujet ? Pardonnez mon indiscrétion, mais je viens d'un petit village loin de tout et surtout loin de ce genre de situation. Dit-elle en se référant au sujet de donner la mort sans vouloir le nommer. Beaucoup de nos camarades de notre âge son shinobi depuis plusieurs années déjà, c'est votre cas ?

Voilà sa curiosité qui refaisait surface, celle-là même qui l'avait poussé à accepter l'invitation de Musashi. Celle-là même qui avait poussé son inscription à l'académie il y a de ça quelques années.
Elle ne savait pas grand-chose alors la curiosité ne pouvait être qu'une qualité, non ?

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Ven 14 Sep 2018 - 22:50
Hm.. Je vois c'est une bonne chose. Cela dit, il ne faut pas se laisser du temps de repos. Ce n'est que du "superflu", tu dois habituer ton corps à souffrir tout en dépassant tes limites. Il faut vivre comme si c'était la dernière seconde, de ce fait on ne peut se laisser le temps nous filer entre les doigts.. Comprend tu ? Mais sinon, tu es bien plus forte que moi haha !

Respect et humilité. Des vertus du bushido que le jeune homme avait décider de suivre pour le restant de ses jours. Le jeune homme - bien qu'à l'apparence âgée - était une personne complètement différente de la veille. Bien plus calme et "doux". Il fit d'ailleurs un léger signes à l'un des serveurs concernant la commande de sa camarade. Très rapidement un énorme plateau de nourriture fut placer sur la table ainsi qu'un simple bol d'eau bouillante avec des nouilles basique. Le samouraï se saisit du bol en laissant l'énorme de quantité pour la jeune.

Mange, tu dois prendre des forces pour te soigner, la nourriture t'aideras plus que tu ne le pense. N'ai pas honte, bien que cela ne m'étonne pas, très peu de personnes connaissant la réalité du Bushido. Je pensais que tu étais une initiée car il n'est pas rare de voir des samouraï embrasser l'art du kyūjutsu ou encore du naginata. Le Bushido ou la voie du guerrier, est le code des principes moraux que les samouraïs sont tenus d'observer. Bien que cela semble extrême, ôter la vie à quelqu'un n'est pas quelque chose que l'on fait sans raison. La situation arrive uniquement dans un but, protéger. Face à toi tu tomberas sur des personnes qui n'auront pas de scrupule à tuer femmes et enfants ou même vouloir attenter à ta vie. C'est là où tu dois agir, quelle que soit la personne. C'est très abstrait. Mais.. La meilleur des lames est celle qui reste dans son fourreau.

Musashi se munit de ses habituels baguettes en bois qu'il scinda en deux. Bien qu'il n'avait qu'une main sa dextérité était exemplaire, il se servait d'elles telle une lame. Gracieux dans chacun de ses gestes, il commençait à manger. Un corps solide comme le sien devrait ingurgité un nombre important de plats et pourtant ce fut à la vitesse proche d'un paresseux que le jeune entama son bol. D'une lenteur clairement exceptionnelle il picorait son bol à l'image d'un oisillon.

Sage ? Non, je ne pourrais me considérer ainsi. Mais sinon, ma vie est entièrement soumise à la Voie. Tu n'à pas à t'inquiéter, c'est un plaisir que d'échanger sur ce que anime beaucoup des plus grands hommes du pays du Fer. Je ne pense pas que l'on pourrait me considérer comme shinobi, ou du moins si c'est le cas je ne le suis que depuis quelques semaines. Je ne suis pas originaire de ces terres que comporte le pays de la roche. J'imagine que tu veux en savoir plus ?

Le samouraï d'habitude distant voyait en cet échange la possibilité de faire mûrir sa jeune cadette. Cette dernière avait un comportement qui se rapproche beaucoup de ce que conseille ça Voie.

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Sam 15 Sep 2018 - 0:51
Du superflu, simplement.

Musashi prêchait la difficulté, le fait de continuer malgré la douleur et les blessures pour dépasser ce qu'on était capable d'accomplir. C'était une vision des choses qui l'intriguait beaucoup, elle qui était d'un naturel réservée et prudente. Cela lui rappelait ses conversations avec Tenzin qui lui mettait un mot diffèrent sur ce qu'il cherchait pour devenir plus fort et être en phase avec son don naturel, la liberté. D'une certaine façon, elle pouvait très bien relier les deux façons de voir les choses, Musashi voulait se libérer de la douleur pour accomplir de plus grande chose encore et jusqu'à présent, ce n'était absolument pas la façon de penser de la kunoichi.


- Musashi-san, je comprends bien vos paroles, mais il n'est pas bon de faire preuve de retenu ? De rester prudent face aux choses qu'on ne maitrise que très peu ? Si je force mes entrainements malgré mes blessures, je risquerai d'aggraver ma condition, non ?

Elle utilisait un ton d'interrogation, faisant bien comprendre à son interlocuteur qu'elle n'était pas hostile du tout au débat. Lui même faisait des efforts par rapport à sa rencontre au haut plateau pour être bien plus joviale et accueillant dans son discours. Expliquant calmement sa façon de penser de la manière la plus simple et clair possible.

Il fit venir un repas plus conséquent pour l'Ashikaga, qui fut simplement surprise d'une tel générosité et quantité. Elle ne s'attendait pas à ça et avant de demander des explications gênées, il lui affirma que pour guérir plus vite, il fallait se nourrir correctement.
Il ne tarda pas sur le sujet pour continuer la conversation sur un qu'il semblait prendre particulièrement à cœur. Le Bushido.


- Je pense comprendre. Il ne faut pas hésiter à prendre l'arme, mais toujours vouloir qu'elle n'ai pas à être utilité. Je pense que mon problème est cette hésitation pour le moment, je n'arrive pas à me convaincre d'ôter la vie à d'autres personnes, aussi perfides et cruels puisse-t-elles être. Alors simuler quelque chose comme ça en entrainement, c'est encore un niveau au dessus. Je n'ai pas envie de simuler vouloir la mort d'un camarade.

Elle resta silencieuse un moment, ne touchant pas la nourriture devant elle malgré les odeurs incroyables qui lui donnait bien envie de s'attaquer immédiatement au plat. Gabushi écoutait attentivement Musashi sans en perdre une miette. Il aimait visiblement parler de ses passions, ou de son "code". Qu'il n'était pas le seul à partager, puisqu'en plus du clan Nagamasa, c'était aussi un précepte répandu dans le pays du fer.

- Le Bushido est un code de guerrier qui peuvent aussi bien manier le yumi que la naginata ? La yari aussi ? Quels sont ces codes ? Je n'ai jamais entendu parler de quelque chose comme ça jusqu'à présent, je cherche... à devenir une guerrière pour Iwa en quelque sorte. Elle s'empressa d'ajouter poliment en rougissant quelque peu. Bien sûr que je voudrais en savoir plus. Je vous en prie, développez donc Musashi-san.

Pour elle, il était définitivement quelqu'un plein de sagesse.

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Sam 15 Sep 2018 - 1:24
Musashi écoutait avec une certaine attention les propos de sa cadette tout en picorant de temps en temps dans son bol, plus généralement au moment où elle faisait une pause dans son discours afin de ne pas faire preuve d'irrespect.

Je te comprend, c'est que j'essayais de faire comprendre à ma cousine Hisa. Tu devrais d'ailleurs la rencontrer, elle est assez jeune mais vous vous ressemblez beaucoup. Là est toute la nuance, quand on vie sans penser à la mort qui pourrait survenir de nul part, faire preuve d'endurance est "inutile". Cependant, c'est en pensant que ce que l'on est en train de faire est la dernière chose que comportera notre vie que tout cela prend un sens. Si tu savais que tu mourrais dans l'instant, ferais tu preuve de retenus ? Ou préférais tu plutôt tout réaliser avec l'intention de le faire pleinement, à fond ?

Voyant que l'Ashikaga ne touchait pas encore à son repas il l'invita d'un simple geste de la main de commencer à manger, il ne fallait pas gâcher le moindre gramme de nourriture et encore moins manger froid. C'était une évidence qu'il accompagna avec un léger sourire, simple.

Hm.. Il faut souffrir et comprendre la bassesse de certaine personnes pour s'en rendre compte. Il faut perdre la vie ou plutôt son innocence pour le comprendre. Nous sommes à une époque où les guerres fleurissent si rapidement .. L'allié d'aujourd'hui pourra être ton ennemie de demain. Il faut voir la mort en face et sentir son baisé glacé pour comprendre le véritable sens de tout cela. En tant que samouraï vivre ou mourir n'a que très peu d'importance pour moi du moment que je m'acquitte de mon devoir. La protection des plus faibles en fait partie. Je ne pourrais laisser quelqu'un se faire sacrifier devant moi à cause de mon incompétence. Tout donner dans un entraînement, c'est exactement ce sentiment que je veux transmettre. La vie n'est pas un conte de fée, si les jeunes s'en rendent compte récemment alors il pourra leur être éviter bon nombre de supplices.

Ses mots étaient imprégner d'un certain vécu, il ne parlait pas pour rien ou par rapport à des écrits qu'ils auraient lu.. Non, c'était sa vie au quotidien.

Oui, les samouraïs ont toujours exceller dans l'art du maniement des armes dîtes de guerre. Yumi, naginata, katana, yari, tantō et autres diverses armes. Le Bushido ou aussi appeler la Voie repose sur de nombreuses vertus celle qui reviennent le plus sont les suivantes ; Droiture, Courage, Bienveillance, Politesse, Sincérité, Honneur et Loyauté. Toutes bien entendu on une signification toute particulière. C'est une bonne chose de vouloir aider Iwa, il va falloir t'entrainer plus durement. Quant à moi .. Hm. Je suis né dans la terre de mes ancêtres puis à neuf ans j'ai été réduit en esclave par le Colisée pendant dix longues années et il y a de ça quelques semaines maintenant je suis rentrer auprès des miens, une vie simple.

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Sam 15 Sep 2018 - 12:07
C'était un angle intéressant sur un concept qu'elle ne s'était jamais embêté à aborder.

Le samurai opposait prudence dans l'action avec le fait de donner un sens à ses actes et à sa vie. Plutôt osé comme comparaison mais pas dénué de logique pour autant, il s'attardait sur le fait qu'il fallait penser sa vie comme pouvant être stopper à chaque instant. Regarder en face le fait que tout ce qui pouvait se passer, ce qu'ils pouvaient accomplir et ce en quoi ils aspiraient pouvait retomber immédiatement à la poussière par le caprice du destin. C'était une leçon de vie qu'elle n'avait jamais reçu jusqu'à présent, pour la simple et bonne raison que ses parents l'avaient protégé de tout cela pendant très longtemps. Une fois au village, elle s'était concentré exclusivement à l'étude du ninjutsu et ne s'était pas vraiment inquiété d'une vision de la vie ou de la moralité.

Mais les faits étaient bien là, expliqué clairement par le samurai et elle ne pouvait les ignorer. Sa prudence était un frein qu'elle devait dépasser pour pouvoir s'améliorer. Elle comprenait maintenant sa philosophie de toujours donner son maximum peut importe la situation. Car la possibilité de continuer n'était tout simplement pas certaine et il était hors de question de laisser des opportunités s'échapper sans les exploiter à fond.

Il l'encouragea à prendre son repas, visiblement soucieux du fait qu'elle n'avait pas encore osé toucher le plat énorme que le service du restaurant s'était empressé d'apporter. Ce qu'elle fit, bien évidemment qu'elle ne contredirait pas celui qui l'avait invité, surtout après une telle démonstration dé générosité. Mais elle restait attentive au discours de Musashi qui était avec surprise intarissable sur les différents sujets qu'ils venaient d'aborder.

Ainsi il lui faisait comprendre quelque chose qu'elle n'avait encore une fois jamais pu voir ou expérimenté dans sa vie: la vie était cruelle. C'était ce qu'il était en train de décrire précisément en ce moment, à cette table dans ce magnifique restaurant tranquille du village d'Iwa. Les alliés pouvaient se retourner contre leurs camarades, les guerres pouvaient faire des ravages et la mort pouvait frapper partout. Cette nouvelle perspective effrayait légèrement la kunoichi qui voyait les choses sous un voile opaque de naïveté pour le moment. La réponse du Nagamasa pour cette situation trouble tenait en un seul mot: Devoir. C'était ça qui le poussait en avant et son respect pour le samurai ne faisait que grandir devant autant de dévotion à sa vocation.
Puis vint sa description des samurais qui prônait un nombre de vertus intéressantes. Elle se risqua à se verser peut être dans l'orgueil, mais elle se reconnaissait dans certaines de ces qualités qui était depuis petite des principes de vie. Elle comprenait maintenant pourquoi Musashi avait posé la question sur le Bushido plus tôt dans la soirée.


- Le Colisée du pays du vent ? Vous étiez en gladiateur depuis l'âge de neuf ans ?!

Cela expliquait pas mal de chose à propos du samurai, mais c'était surtout admirable qu'il sorte d'une pareil période avec un tel mode de vie. La plupart étaient surement devenu complètement dingue ou avide de sang d'un tel drame si jeune. Elle laissa le samurai répondre ( ou non ) à son interrogation qui était empreinte de surprise. Avant de réfléchir un moment intensément à ce qu'il venait d'exposer. C'était beaucoup à assimiler et elle ne voulait prendre le temps de la réflexion avant de continuer la conversation.

- La voie est donc une série de principe pour les guerriers du pays du fer et les membres du clan Nagamasa. Et qu'en est-il du contexte ? Il y a un cérémonial précis à respecter ? Peut suivre la voie qui le souhaite ?

Elle était visiblement intéressé mais sans grande surprise. Elle qui cherchait un nouveau mode de vie et qui possédait déjà quelque qualité à celui de Musashi, ne pouvait qu'être intrigué par "la voie".

Puis au delà de ça, elle était toujours curieuse de la façon de pensée de son nouveau guide dans le monde shinobi.

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Sam 15 Sep 2018 - 13:31
Musashi picorait toujours tout doucement dans son bol, à la manière d'une tortue, il faisait du surplace. Il écoutait toujours avec une certaine attention les propos de sa cadette qui était pour le coup fort curieuse et très réfléchit. À travers ses yeux il pouvait aisément voir qu'elle prenait en compte ses propos. Elle ne les écoutait pas seulement, bien au contraire elle les assimilait pour en interroger sa raison, c'était l'un des premiers pas qui la fera changer de toute évidence.

Oui. Mon père à rendu l'âme lors d'un convois et je me suis fait enlever par des brigands. Passant de maître en maître j'ai finalement atterris à neuf ans dans l'arène. D'où la raison de mes précédentes paroles. La vie n'est pas injuste en elle même. Ce sont les hommes qui le sont en oubliant qui ils sont vraiment. Une personne qui perd la raison deviens un danger, ce danger est parfois prêt à tout. Le Colisée est une longue histoire, j'ai finalement réussit à en sortir même si une partie de moi y est encore.

Des mots assez étrange. Il parlait en premier lieu de son innocence d'enfant mais aussi de sa renommé qu'il s'était faite là-bas. L'un des rares esclaves à avoir put accumuler les cents victoires pour pouvoir s'en échapper. Son nom était graver dans la roche centenaire de cet édifice ainsi que nombreux d'autre surnoms le caractérisant. Très peu le savent.

Les membres du clan Nagamasa sont originaire du Fer donc oui. D'autres personnes cependant suivent la Voie bien qu'ils ne soient pas rattacher au pays et même certains ne savent même pas que de leurs actes découle la Voie. Néanmoins, le bushido ne pourrait être comparer à un ensemble de code. En apparence oui mais c'est très loin de la vérité. C'est une morale, une philosophie, un esprit, un savoir, des actions.. C'est une vie entière asservit par cette dernière. Tout le monde peut suivre la Voie, bien entendu seul les plus endurants d'entre les hommes et les femmes peuvent y parvenir. Ce n'est pas quelque chose qui apparait du jour au lendemain. Certains on cette fibre et il y arrive par eux mêmes, d'autres mettent des mois voir des décennies avant de pouvoir embrasser la Voie et certains n'y arrivent jamais. La Voie n'est pas quelque chose que l'on apprend, on la vie sans pour autant l'embrasser. Il faut partir en quête de cette dernière, courir après sans pour autant être sûr de tomber dessus, la vérité est dure, seuls les plus vertueux y arrive. Dans ma jeunesse il y avait bien une cérémonie pour marquer l'âge adulte, je l'ai connu mais ne l'ai jamais faite. Je pense que c'est révolu désormais.. Être un samouraï n'est qu'un titre cela dit, il faut se détacher de ce genre de chose pour avoir un oeil neuf et neutre. Bien entendu, tu ne quitte pas tes devoirs.

Musashi marqua une légère pause. Comparer à d'autre lui, n'avait eu que très peu d'enseignant. C'était la vie elle même qui lui avait appris..

Si cela t'intéresse.. Je peux toujours t'apprendre les différentes vertus et autres maximes qui régissent en premier lieu la Voie.

Rare étaient ceux qui avait pu avoir cette offre du samouraï. Qu'est ce qui le poussait à faire ça ?

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Sam 15 Sep 2018 - 16:25
L'histoire de Musashi était terrible.

Elle comprenait bien mieux comment il s'était forgé un caractère aussi complexe mais extrême dans sa façon de résonner. Surtout si on rajoute à ça le fait qu'il était un Nagamasa qui se devait de suivre la voie, il était évident que la personne à côté d'elle n'était pas du au hasard. Il avait été forgé par des hommes injustes, comme il le disait lui même. La vie n'y était pour rien, elle offrait des choses intéressantes et des pistes aux gens, comme elle qui avait reçut un don d'absolument nul part et c'était aux acteurs de choisir les chemins qu'ils voulaient empreinter. Le sujet n'avait pas l'air aussi facile à aborder que ce que le samurai voulait lui faire croire. Il décida de ne pas trop s'étaler là dessus et l'Ashikaga ne releva pas. Peut être ces années de combattant au Colisée était encore bien présente dans son esprit et qu'il ne voulait pas vraiment partager cela avec sa nouvelle amie pour le moment.

Musashi enchaina avec les questions de la jeune iwajin à propos de la voie, et à l'inverse il était apparemment avide de partager son savoir sur le sujet. Les Nagamasa venait donc du pays du fer ! Elle avait bien eu un cours sur les clans majeurs du village, mais ce n'était pas quelque chose qui l'intéressait outre mesure. Elle retenait juste comment les trouver dans la foule de personne qui constituait le village pour pouvoir leur signifier les honneurs du à leur rang de membre des familles noble du village.

Le bushido était donc encore plus complexe que ce qu'en avait compris l'Ashikaga jusqu'à présent. Code n'était pas assez fort pour rassembler la nature même de la voie, il fallait se définir selon et non l'incorporer dans sa vie de tous les jours. C'était étrange et à la fois effrayant, de se fixer un but aussi important que ce que lui expliquait le Nagamasa sans jamais être sûr d'y parvenir un jour. Musashi avait apparemment eu un cours accéléré avec les épreuves du Colisée, le forçant à embrasser la voie pour survivre.

Cette pensées lui fit simplement froid dans le dos, mais elle était quand même heureuse d'avoir fait la rencontre de quelqu'un comme lui. Elle cherchait ses marques et un rythme de vie depuis sa venu dans le village pour percer les mystères de son don unique. Et voilà que son chemin croisa celui de la personne avec une telle volonté de fer, qu'il respectait scrupuleusement une voie à suivre codifié et ardue.


- Bien sûr que ca m'intéresse ! Ce serait un honneur d'en apprendre plus sur ce mode de vie auquel vous êtes tant attaché. Si je peux en tirer quelque chose pour devenir "meilleure", je vous serais extrêmement reconnaissante, Musashi-san. Dit-elle dans un large sourire, interrompant son repas qui n'en finissait pas à cause de la quantité. La première vertu que vous m'avez ennoncer, si ma mémoire est bonne est la... droiture ?

Un petit effort de mémoire qui était visible, elle espérait que le samurai ne lui en tiennes pas rigueur, mais elle devait faire le trie dans toutes les informations que Musashi lui donnait en continu.
C'est qu'il était bien bavard, finalement.

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Sam 15 Sep 2018 - 17:23
Un grand sourire se forma sur le visage du jeune homme, il avait finalement bien fait de l'apporter. D'un geste assez simple il ressortit de l'une des poches intérieure de sa tenue un carnet ayant énormément d'années au compteur comparer à la tenue du samouraï ce dernier était dans un état "normal". Musashi posa le carnet sur la table, le tourna et l'ouvrir pour permettre à la jeune de lire. Il y avait de tant a autre une écriture enfantine, une autre plus "maitrisée" et une autre beaucoup plus "belle".

Voila le carnet de mon père. Qui m'est revenu et qui est donc en ma possession depuis plus d'une décennie bien que ce dernier est bien plus vieux que mes simples dix-neuf été. Énormément d'écris, de code, de poème, de maxime et bien d'autre encore le parcours. Car oui, le samouraï se doit d'être une arme dîtes "vivante" cela dit, pour tout adepte du bushido. Le plus important c'est l'esprit. Un esprit aiguisé et plus fort que n'importe quel Homme armé de mauvaise attention. Philosophie, poème, sculpture, histoire et bien d'autres sujets. Malgré les apparences, le samouraï se doit d'être une personne possédant une grande culture. C'est la force de l'esprit qui fait le sabre et non l'inverse.

Musashi se permit une pause reprenant un très peu de nouille à l'aide de ses baguettes.

Je voulais néanmoins te renseigner concernant le Colisée. Je ne changerais mon passé pour rien au monde, j'ai beaucoup plus appris là-bas que la plupart de mes cousins.. C'est une expérience spéciale mais elle est importante.

Derrière ses mots ne se trouvait aucunement une manière de se sentir supérieur bien au contraire. Il n'exprimait que sa sincerité et son humilité. Grace à cette étape, il avait pu presque toucher la Voie du doigt.

Il y a 7 vertus qui revienne le plus. Je te parlerais d'elles avant de dériver quelque peu sur les autres vertus qui puisse exister. C'est bien cela même si il n'y a pas de réel ordre, c'est bien la droiture. 義 | Gi aussi appeler Droiture, Rectitude ou encore Rigueur. C'est être scrupuleusement honnête avec autrui et avec soi-même. Croire en la justice, sans l’attendre de ses prochains. Droiture et justice ne souffrent d'aucun compromis aux yeux du samouraï, il n’y a que le Bien et le Mal. Suivre la ligne du devoir, sans jamais s'en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elles lui permettent de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable. La droiture engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. La politesse est l'expression de ce respect dû à autrui. La seconde vertus est le Courage, à quoi correspond elle selon toi ?
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Sam 15 Sep 2018 - 20:33
La révélation de la jeune fille semblait ravir le samurai.

C'est dans un large sourire qu'il prit de sa tunique un petit carnet qui n'était pas vraiment extraordinaire à première vu, si ce n'était son âge qui était visible au premier coup d'œil. Il était tout sauf récent comme le confirma Musashi plus tard, il semblait être en sa possession depuis des années. Son contenu devait être très précieux pour le samurai, alors quand il lui glissa celui-ci sous les yeux, elle s'arrêta dans son élan pour finir son repas. Surtout que celui-ci n'en finissait pas avec tout ce que le Nagamasa lui avait commandé, elle doutait forcement pourvoir venir à bout de cet obstacle imprévu, elle qui n'avait pas vraiment un grand appétit.
Elle examinait ce qu'elle avait sous les yeux avec grand intérêt, cela ne devait pas être souvent que quelqu'un d'autre que Musashi posait son regard sur ce petit carnet. Mais la déception était grande, elle ne comprenait pas ce qu'elle voyait et comme pour lui expliquer, Musashi précisa certaines choses.

Le plus important, c'était l'esprit. Ce qu'elle voyait tout d'abord comme une volonté d'acier était en fait bien plus compliqué et ne venait pas de nul part. Musashi et les autres samurai se dotaient d'armes spirituelles et renforçaient apparemment leur esprit avec l'art, l'histoire et la philosophie. Cette révélation était comme un coup de massue, elle était loin d'être érudite et ne s'était pas vraiment intéressé à autre chose qu'à son art, se spécialisant dans une branche particulière, elle avait probablement délaissé à tord les différents talents que venait dénoncer le Nagamasa. De la sculpture et des poèmes ? Non, c'était pas probablement, elle n'y connaissait absolument rien dans ces matières là.

Il réaffirma au sujet de son passé, remarquant probablement le silence de l'Ashikaga, pour souligner le fait qu'il ne voulait pas d'une autre histoire. Quelque part, ça elle pouvait le comprendre. Changer le passé de Musashi signifiait de retirer des pans entier de sa personnalité pour les remplacer par autre chose. Mais elle trouvait tout de même effroyable d'être confronter à un tel destin si jeune, peut importe la personne qu'il était devenu.


- Je comprends, Musashi-san. Je n'ai pas ce genre d'expérience, alors je suis en retard. Le contraire de ce qui vous est arrivé, en quelque sorte. Pour ce qui est de l'esprit, j'ai bien peur de ne pas pouvoir vous suivre. Mes parents sont de brave gens, mon père travail la terre et ma mère est sensei dans l'école de Kyûjutsu où j'ai été élevée. Je n'ai malheureusement pas eu l'éducation pour développer des arts autres que celui que vous avez déjà vu, et je ne connais rien en philosophie et le minimum en histoire. Mon esprit est vierge de tout enseignement sur ces sujets.

C'était dur à avouer, mais c'était le cas: elle ne possédait pas le savoir ou la sagesse requise pour avoir l'esprit qui lui permettrai de suivre la voie. Mais cette déception n'avait pas étanché sa soif de connaissance, alors elle écouta Musashi qui lui confirma qu'il avait bien formulé la droiture en premier. Mais il n'y avait pas d'ordre de vertus, elles étaient toutes importantes au même niveau.

- J'aime beaucoup votre synthèse de la droiture, Musashi-san. Mais un détail me perturbe dans votre définition. Elle chercha les mots exactes qu'avait prononcé le samurai. " Il n'y a que le Bien et le Mal " C'est cela ? Oui. Et bien, je trouve cet absolue très dangereux, ne trouvez-vous pas ? Quand on identifie un adversaire ou un ennemi, c'est très simple. Mais il y a forcément des situations où la nuance est plus fine et subtile. Surtout qu'après, vous parlez de décision juste et raisonnable.

Elle ne cherchait pas vraiment à mettre en défaut la voie, elle se doutait bien qu'un homme comme Musashi, qui la recherchait depuis pratiquement dix ans maintenant, avait les pour et les contres de ses raisonnements. Gabushi était vraiment intéressé et curieuse de ce que pouvait bien vouloir dire son mentor. Chaque phrase était important, elle n'en avait aucun doute, alors quand l'incompréhension était présente, elle préférait immédiatement la dissiper.

- Le courage ? Je pense que c'est plus ou moins ce qu'on discutait plus tôt, de braver les dangers malgré les obstacles. Qu'une fois une décision prise, il faut s'y tenir contre ce qui pourrait s'élever entre nous et notre but. Si j'arrivais à braver ma peur de la mort, je ferais preuve d'un certain courage et ainsi devenir meilleure. Ais-je tord ?

Elle ne pouvait s'empêcher de poser la question, n'étant pas sûr du tout de sa propre réponse.

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Dim 16 Sep 2018 - 19:04
Si on pourrai donner une qualité en plus des nombreuses vertus au qu'elle le samouraï voue sa vie ce serait qu'il est toute oreille. Manger, dormir, s'entrainer malgré tout cela il restait en quelque sorte "concentrer". C'est ainsi qu'il compris assez simplement que la jeune n'avait pas compris pleinement le sens de ses propos. Non. C'était de sa faute, il s'était mal exprimé ou plutôt il n'avait pas transmis l'information de la meilleur façon.

Le samouraï se doit d'être un esprit cultivé. Bien que la philosophie et les différents points que j'ai pu t'énoncer sont important cela ne résulte en rien d'un esprit aiguisé. Certes, l'art et tout ce qui s'en suit aide à l'approche de cette éducation de l'esprit mais c'est surtout la méditation, le questionnement incessant sur nos actes et paroles, les citations des meilleurs samouraïs que la Terre ai pu porter qui aide à cela. La méditation se placerai au sommet selon moi. Le sujet est très complexe, je m'excuse d'avoir pu t'induire en erreur, il y autant de possibilité d'embrasser la Voie et d'eduquer ton esprit qu'il y a de gens sur terre. Chacun trace son propre chemin, au début on prend exemple sur les autres avant de finir par voguer sur sa propre route. Cependant, il faut que tu sache que moi aussi je ne suis qu'une feuille vierge. Personne ne pourrait se targuer du faite qu'il possède la science infuse ou une science qui lui suffit. Il faut être en quête de cette dernière. Ne te sous-estime pas, l'apprentissage est en fonction de toi. Si tu veux apprendre, apprend. C'est tout aussi simple que cela. De ce que je vois..

Il se mit à sourire chaleureusement ne prenant pas la peine de terminer sa phrase. C'était pourtant clair, la jeune devait ce tracer sa propre route pour tomber sur le puit de connaissance dont tout le monde recherche.. Musashi touchait presque au but mais il ne le savait pas pour autant. Toujours d'aplomb, il continua son récit.

Hm.. Je te comprend. Il faut savoir que l'homme juste est juge de ces actions. L'éducation du samouraï se veut marquer par le respect et l'intelligence afin que ce dernier puisse être capable de discerner ce qui est bien pour lui de ce qui ne l'est pas et plus généralement, cela s'applique aussi pour son clan ou la société qui l'entoure. Le Bien et le Mal ne sont que des termes, il faut bien entendu ne jamais les prendre au pied de la lettre. Cela dit, si, pour toi, cela te semble dangereux j'aimerais entendre tes exemples afin de peut-être mieux t'éclairer sur le sujet ? Tu as bien fait de poser ta question, quand un mot ou une action chagrine ta psyché alors remet la en question jusqu'à preuve du contraire.

Intéressant. Elle n'avala pas ses propos, c'était une chose importante de ne pas succomber à des beaux parleurs. Bien que Musashi ne pouvait être qualifier de la sorte il trouvait sa remarque très judicieuse, très loin de vouloir se vanter il ne voulait que transmettre du mieux qu'il pouvait.

C'est bien ça, tu as vu juste. 勇 | Yū aussi appeler le courage. C'est le fait de s'élever au-dessus de la masse de ceux qui ont peur d’agir. Se recroqueviller comme une tortue dans sa carapace, ce n’est pas vivre. Un samouraï doit être animé d’un courage héroïque, prendre tous les risques, affronter le danger. Vivre pleinement la vie, dans ce qu’elle a de plus merveilleux. Il se lève chaque matin en se préparant à la mort, il vit chaque instant comme si c’était le dernier. Ainsi, il agit au mépris du danger et honore son clan et sa famille. L'homme courageux ne connaît pas la mort, le lâche ne connaît pas la vie. Le courage héroïque n’est pas aveugle, il est fait d’intelligence et de force. La peur se mue en respect et prudence. Tu n'as pas tord, renier la peur de la mort découle d'un profond courage. Oser s'exprimer aussi, il y a d'innombrable manière de transcender son courage. Quelle vertus la suit ?
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Dim 16 Sep 2018 - 23:35
Gabushi ne pouvait plus avaler grand chose et pourtant le tas de mets délicieux se portait à merveille. Elle avait beau ne pas vouloir manquer de respect à l'établissement ou à celui qui l'avait invité, elle ne pouvait pas non plus dépasser les limites physiologique qui était les siennes.

Le samurai continuait son exposition de sa philosophie et profita au passage pour noter une erreur qu'avait fait Gabushi dans sa compréhension des choses. Oui, un samurai se devait d'être cultivé mais c'était surtout la curiosité et l'envie d'apprendre qui importait, pas forcément l'étendu des connaissance ou la sagesse accumulé. La genin fut soulagé de ce quiproquo qui n'était pas à son avantage en l'état, mais qui une fois résolu était bien mieux. Oui, elle était curieuse et voulait améliorer ses connaissances, c'est ces deux choses qui l'avait poussé à quitter son foyer il y a de ca quelques années maintenant.

La jeune fille avait relevé plus tôt qu'elle trouvait dangereux le principe manichéen de bien et mal, soulignant que la réalité pouvait être plus complexe. Et le Nagamasa répondit en premier lieu quelque chose de simple. Le discernement était la clé, reconnaitre le bien du mal était dans les pré-requis du pratiquant de la voie. L'expérience et l'intelligence permettant de mettre au clair les choses avant l'action.


- Un exemple ? Euh et bien... Elle prit un temps de réflexion pour rendre son explication plus clair avant de continuer. Quelqu'un qui fait de mauvaise chose par survie par exemple, doit-il être déclaré mauvais ou doit-on l'aider pour qu'il construise sa propre droiture ? Un homme de pouvoir qui fait des choses horribles pour le plus grand nombre, à partir de quand pourrait-on le qualifier de mauvais ? Ce genre de... sujet compliqué. Je voulais dire que justement, il y a forcément des situations où le Bien et le Mal ne sont pas si évident et donc ne pas être sûr de son bras dans l'action peut être légitime sans céder pour autant à la peur.

Elle semblait chercher ses mots au fils de ses explications. Finalement, elle n'était plus aussi sûr d'avoir éclairé son point de vue sur le sujet, elle laisserait Musashi répondre en espérant qu'elle n'était pas trop à côté de la plaque, ou que son insistance sur ce sujet précis ne l'irrite pas. Même si plus le temps passait, plus sa sympathie pour l'aimable Nagamasa ne faisait qu'augmenter. Et puis elle ne devait pas craindre ce genre de chose avec le samurai, il l'encourageait lui même à se questionner et remettre en question les choses qu'elle trouvait étranges, ce qu'elle appréciait d'autant plus.
Au moins, son explication du courage semblait faire mouche pour le Nagamasa. La vertus après le courage ? Il fallait faire encore un petit effort de mémoire, son ennoncé des 7 vertus était maintenant lointaine et plus ils avançaient dans la conversation, plus il était difficile d'avoir les mots exactes qui s'était prononcé au début de leur échange.


- La bienveillance ? Oui. Enfin, je crois.

Elle connaissait bien sûr la définition de la bienveillance, mais il était maintenant l'heure de confronter celle-ci à la vertus de la voie.


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Lun 17 Sep 2018 - 0:36
Musashi regardait sa jeune camarade. Cette dernière semblait repût. Ne voulant pas accentuer sa gène, il l'invita d'un simple signe de main à lui donner son plat si cette dernière n'en pouvait vraiment plus. De son côté, malgré une lenteur certaine son bôle était vide.

Je vois. Comme je t'ai dis c'est à voir en fonction du contexte et de la situation présente. Peut-être que la vertu que je vais t'énoncer t'aiderais à y voir plus clair. Mais comme j'ai pu te l'expliquer précédemment, il ne faut pas s'arrêter a la valeur littérale du terme "Bon et mauvais". Un humain qui vole peut être foncièrement mauvais cependant si la famine frappe son peuple qui pourra le blâmer ? Le samouraï se veut éduquer à cela. Ne pas ôter la vie à quelqu'un inutilement. D'où la maxime "La meilleur des lames est celle qui reste dans son fourreau". La situation n'est jamais manichéenne de la sorte, c'est avant toute une image pour éclaircir et potentiellement guider les gens. Cela dit, une personne qui agit pour le Bien et une autre qui agit pour le Mal est toujours assez simplement distinguable par l'homme juste, samouraï ou non. C'est une question - en partie - de bon sens.

Musashi se tourna doucement les pages de son carnet. L'écriture qui était enfantine durant les premières pages se transformèrent très vites en écrit clair et précis. Les vertus y étaient notés ainsi qu'autre citations et parfois même quelque histoires sur d'antique samouraï. Privilège. Le samouraï lui laissa l'entière responsabilité concernant les notes de ce carnet, le temps de leur échange en tout cas. Cette dernière pouvait désormais le feuilleter a son bon vouloir. Peut-être qu'elle tombera sur une citation qui la fera rebondir ?

C'est bien ça. En raison de ta légère hésitation je me permet de te répéter les différentes vertus ; Droiture, Courage, Bienveillance, Politesse, Sincérité, Honneur et Loyauté. 仁 | Jin ou aussi appeler Bienveillance, Compassion, Générosité ou encore Grandeur d'âme. Hm.. Je pense décrire cette vertus de la sorte. L'homme courageux n’a nul besoin d’être cruel, c'est d'ailleurs ce qui dénote d'une haute humanité. Le samouraï est rapide et fort, il est différent des autres hommes, la puissance qu’il a acquise doit être mise au service de tous, il aide ses semblables en toutes circonstances et si l’occasion ne se présente pas d’elle-même, il la suscite. Elle le pousse à l'entraide, à être attentif à son prochain et à son environnement, à être respectueux de la vie. Si l'homme recherche la grandeur, il le peut en étant bienveillant. C'est en fait un cap obligatoire à passer. Le samouraï aspire à être aussi grand que possible, c'est pourquoi il doit être le meilleur envers les autres. Comme précédemment, la quatrième vertus est le respect. Toi qui est très respectueuse, décris moi ce qu'elle représente pour toi.

Partager sa petite connaissance de la sorte plaisait beaucoup au jeune homme, cela pouvait être clairement visible sur son visage. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas autant échanger. L'homme généralement silencieux devenait une sorte de puit de savoir pour quiconque recherchait la Voie.
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Lun 17 Sep 2018 - 17:16
Gabushi accepta l'invitation silencieuse de son camarade à lui faire passer son fardeau qui était le plat bien trop remplis pour elle de mets de toute sorte. D'un geste de la main, elle poussa celui-ci devant le samurai pour qu'il puisse en disposer à sa guise. Il lui avait dis plus tôt que pour guérir de blessure, se nourrir n'était pas à négliger. Ce qui rendait sont simple bol, à présent vide, bien peu à côté des blessures que la fougue du Nagamasa pouvait lui apporter en entrainement au quotidien.

Son guide essaya de lui expliquer sa vision des choses sur la moralité. Elle n'avait pas tord d'après ses dires, un personne devait se fier à son discernement et son savoir pour se préparer à voir le mal ou le bien. Il prônait de ne pas prendre cette vision de bon ou mauvais de façon trop littérale, ce n'était que des mots à mettre sur des personnes au comportement identifiable. La situation pouvait être plus complexe, oui. Mais il était justement du devoir de celui qui suivait la voie de prendre le pour et le contre et de suivre son bon sens.


- Ce n'est donc pas un code strict à suivre, mais bien une voie où il faut identifier les chemins possibles. Les sept vertus ne sont pas à prendre littéralement, mais comme une préparation et un angle d'approche aux obstacles et situations de tous les jours. Le reste dépend finalement de nous. Elle réfléchissait à haute voix, la conversation avec son camarade l'avait finalement assez détendue pour pouvoir confier ses pensées de manière plus "brut", sans le filtre habituel de respect ou d'étiquette qu'elle affectionnait tant.

Il l'invita d'un geste à prendre son carnet pour le feuilleter et elle ne se fit pas prier outre mesure, s'imaginant bien que c'était un honneur d'avoir un tel témoin de tant d'années entre les doigts. Il y avait bien des parties qu'elle ne comprenait guère, comme la poésie ou les choses plus artistiques notés ici et là. Mais les parties de philosophie, de citation, les notes sur le kenjutsu ou encore le traitement des fameuses sept vertus attirait inévitablement son regard.

- Le respect ? Et bien, j'ai été élevé avec cette notion comme phare de ma petite éducation, je n'avais jamais médité ou remis en question la chose. Pour les gens comme moi, sans aucun statut, nous devons respecter les gens plus haut que nous, ainsi que les enseignants ou les anciens. Je dirais que c'est une profonde et peut être la plus simple marque d'empathie envers autrui, qui se dégage essentiellement avec les marques de politesse. Et dans une conversation, cela permet de laisser une certaine distance entre deux personnes pour ne pas être offensant par maladresse. Je peux être plus "familière" avec des personnes que je connais très bien, mon respect pour eux n'aura pas autant disparu.

Elle essayait de mettre des mots sur un pilier fondamental de sa psyché, tellement fondamental qu'elle n'avait vraiment fouillé cette partie de sa conscience. C'était juste naturel pour elle, de faire preuve de politesse et de signifier les marques de respect envers les personnes qui étaient socialement plus importantes.
Peut être que Musashi, lui, avait une autre vision des choses qui permettrait encore et toujours la kunoichi de s'améliorer.

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Lun 17 Sep 2018 - 19:23
Musashi tira quelque peu ses manches libérant des poignets et une main criblé de nombreuses contusions et autres cicatrices. Si le samouraï n'aimait pas tester sa condition physique de toute évidence sa peau serait aussi douce qu'un enfant. Il avait toujours le choix d'esquiver ou d'encaisser mais prenant toujours la voie la plus difficile afin de marquer son corps et d'en ressortir grandit. D'un rapide et simple mouvement de main ses baguettes vibrèrent dans l'air. Lui qui avait montrer une facette économe de sa personne en rapport à la nourriture.. Il allait laisser libre court à cette faim qui le tenaillait jour après jour. Vivre dans un état de quasi constant jeune l'aidait énormément à visualiser et à se concentrer. Toujours avec classe et dignité, le samouraï commençait à manger à une allure constante .. Comme si de rien était, comme si le plat énorme qui se trouvait devant lui n'était qu'une simple assiette. Toujours avec un respect profond il lui fallut que quelques secondes avant de terminer plus de la moitié du plat. Aisance et facilité. Il s'arrêta. Marqua un temps de repos et repris, le plat n'était pas terminer mais des propos venait de lui titiller les oreilles.

Surveille tes paroles jeune fille. Ce n'est absolument pas ce que j'ai dis. Le Bushido possède des "codes" comme tu dis strict. Aucun ne peut se dire samouraï si il ne les embrasse pas pleinement et qu'il ne voue pas sa vie entière à cela. Ce qu'il ne faut pas prendre au sens littérale et le bien et le mal en rapport avec la vertus de la droiture. Compassion et maitrise de sois sont les maitres mots, on ne peut juger une seule vertus séparément en dépit du reste. Si la question pose encore problème et quelle reste dangereuse laisse moi le temps de terminer de tout expliquer puis je reviendrais à toi afin se savoir si elle est toujours aussi dangereuse après explication.

Sa réaction se voulait sèche et froide, l'interlocuteur de la jeune fille venait de changer de comportement du tout au tout. Preuve d'une loyauté sans faille pour le Bushido qu'il représentait. Bon nombre de ses pères étaient morts pour cette cause, il ne pouvait laisser passer ce genre de chose.

Tu as parfaitement résumer et expliquer la chose, je te félicite. Je me permet de rajouter quelques informations mais ta description pourrait se suffire à elle-même. 礼 | Rei appeler aussi Respect voir Politesse c'est l'une des vertus fondamentale de tout homme au delà du simple samouraï. C'est l'ensemble de règles acquises par son éducation, elles constituent les civilités qui régissent le monde. Le samouraï est armé d’une grâce verbale qui sied parfaitement à son rang. Elle ne connaît d’égale qu’en sa maîtrise de ses lames. Être aussi bon dans ses paroles que dans ses actes fait partie intégrante de sa philosophie de vie. Les samouraïs n'ont aucune raison d’être cruels, ils n’ont pas besoin de prouver leur force. Un samouraï est courtois, même envers ses ennemis, ceux qui négligent ces marques de respect ne sont rien de plus que des animaux, on ne respecte pas seulement le samouraï pour sa bravoure au combat, mais aussi pour la manière dont il traite les autres. La vraie force intérieure du samouraï se révèle dans les moments difficiles.

Sa voix avait repris de sa douceur. Son côté froid et implacable avait complètement disparu, bienveillance était de retour, la suite n'allait pas tarder.

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Lun 17 Sep 2018 - 23:48
Ce n'était donc pas par manque d'appétit que Musashi restait sobre dans sa consommation de nourriture.

Gabushi se trompait dans ses réflexions et malgré l'attitude calme et rassurante que son interlocuteur avait fait preuve durant le début de la soirée dans le restaurant, il démontrait une extrême fermeté qui était si soudaine, qu'elle en devenait surprenante. Elle avait peut être oublié trop rapidement qui était en fasse d'elle en voulant en apprendre plus sur lui, mais c'était bien la même personne qu'elle avait rencontré sur le haut plateau la vieille. L'erreur était immédiatement refoulé avec une sévérité verbal qui se voulait sans appel. Elle ne devait pas élargir la "non littéralité" du Bien et du Mal au reste de la voie que suivait le samurai. La voie était strict et pour comprendre ce principe que contenait la vertus de la droiture, elle devait d'abord comprendre la voie dans sa globalité.
C'est pour ca qu'elle ne releva pas les paroles du samurai. Il lui demandait de simplement le laisser continuer ses explications sur les différentes vertus, avant de revenir sur le sujet plus tard si elle avait encore des doutes. Elle aquiesca silencieusement, beaucoup moins enclin à la confidence après la petite claque verbal que venait de lui mettre Musashi.

Au moins, sa définition du respect avait l'air de viser juste et de faire plaisir au samurai qui s'était plus détendu que leur dernier échange. Effectivement, son explication de la vertus du respect collait plutôt bien avec sa propre vision de la chose qu'elle venait de synthétisé à l'instant de ses expériences personnelles. Si ce n'était un détail: "Ceux qui négligent ces marques de respect ne sont rien de plus que des animaux." C'était peut être légèrement cruel et suffisant comme constatation. L'archère avait déjà rencontré des personnes avec beaucoup moins de manière qu'elle sur sa route, elle ne se sentait pas forcement supérieur ou meilleure qu'eux pour autant. Elle eut, malgré elle, un léger haussement de sourcil pendant les explications de son camarade mais n'osa pas, après la remontrance sec qu'elle venait de subir, opposer sa vision de la chose sur le sujet.
Surtout qu'ils étaient en grande partie en harmonie sur le sujet, alors autant pas ne relever cette petite ombre insignifiante sur le tableau.

Elle eut à loisir le temps de feuilleter le petit carnet de Musashi pendant ses explications, se concentrant sur son discours autant que sur ses écris, fouillant des réflexions d'un samurai qui pouvait être Musashi, mais pas que.

- Je crois que la suivante est la sincérité ? Osa-t-elle discrètement.

Son rapport avec cette vertus n'était pas vraiment développé ou analysé jusqu'à maintenant, elle avait hâte d'entendre l'explication du samurai sur le sujet.

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Mar 18 Sep 2018 - 1:12
Musashi après un cours souffle se permit de terminer l'entièreté du plat en un temps record, son estomac était littéralement un vide intersidérale. Il se permit même de commander thé chaud et soupe miso pour lui et sa camarade. Il la servit en premier ne lui laissant pas le temps de réagir. Quelques gâteaux accompagner le breuvage qu'il tendit gentiment à la jeune adolescente.

Il y était aller un peu trop forts dans ses propos. Il tenta de rectifier le tir en voyant la réaction de sa compagne. Son but n'était pas de fermer le rapport entre eux, il avait fauté. Honneur et ego sont deux choses différentes, des excuses ne tardèrent pas à sortir.

Je m'excuse. Je ne voulais pas que mes propos t'interpelle de la sorte. J'ai bien vu ta réaction suite à mes propos. J'y suis peut-être aller un peu loin par rapport à la comparaison avec les animaux. Cela dit certains animaux se trouve beaucoup beaucoup plus respectueux entre eux que certains parmi les hommes. Tu t'en rendra compte si un jour tu passe à Hi ou encore à Murashigure. Mes propos n'engage que les pires des criminelles, ceux étant capable de sacrifier la vie d'innocent que pour leurs plaisir. Je fais la nuance entre eux, les hommes normaux et ceux très respectueux.

Sa voix se voulait beaucoup plus rassurante, beaucoup plus protectrice. A la manière d'un père aimant ces enfants, il ne pouvait laisser son bien le plus précieux se faire réduire de la sorte.

C'est bien ça. 誠 | Makoto ou encore Honnêteté voir Sincérité. L’intention est la parole du cœur. La sincérité est celle d’un cœur pur. Vertu de clarté et de transparence dans les relations sociales, le mensonge n’est point admis dans le code du samouraï. Il se doit d’être honnête en toute circonstance et veiller à ce que la vérité perdure. Lorsqu’un samouraï annonce qu’il va accomplir une action donnée, c’est comme si c’était déjà fait. Rien ne l’empêchera de la réaliser. Il n’a nul besoin de « prêter serment » ou de « faire des promesses ».
Le verbe et le geste en lui se rejoignent, sa parole est action. La suivante est donc l'Honneur, parle moi en.

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Mar 18 Sep 2018 - 14:51
Et c'était pas fini, Musashi terminait son repas comme il se doit malgré la quantité, impressionnant.

Elle prit sur elle et faisait l'effort de l'accompagner pour terminer, il ne lui laissait de toute façon pas trop le choix, s'invitant à commander thé et gâteau avant qu'elle n'eut le temps de dire quoi que ce sois. Avec un soupir intérieure, elle trouva le courage de garder le même rythme que celui qui venait de l'inviter pour le point final de leur repas qui devait accompagner leur conversation. Mais qui semblait se finir bien plus vite que leur discussion, qui était loin d'approcher de sa fin.

Le Nagamasa devait sentir la gêne grandissante de la kunoichi. Il présenta des excuses qui, à l'instar de ses récentes remontrances, étaient soudaines et surprenantes. Le terme d'animaux n'était guère approprié et comme il l'avait fait remarqué précédemment, certains étaient bien plus respectueux que les faquins que pouvait contenir la plèbe. Certains ne possédaient aucune once de respect, ne possédant pas d'empathie envers autrui. Il n'y avait que la crainte, seul sentiment pour leur faire éprouver du respect envers quelque chose ou quelqu'un. Elle n'avait que rarement croisé ce genre de personne, mais elle était sûre que le monde shinobi dans lequel elle venait de mettre les pieds en contenait plus d'un.

- Ne vous inquiétez pas, Musashi-san. Je comprends où vous voulez en venir malgré le mot que je trouve assez fort. Je suis persuadée que je rencontrerai ce genre d'individu assez tôt, le monde est assez vaste et les shinobi assez singulier pour créer ce genre de personnage. Mais pour le moment, je n'ai eu qu'à faire à des gens manquant d'étiquette ou peut être étant bien trop disposé à la franchise sans retenu, ainsi le terme péjoratif d'"animaux" ou peut être "sauvage", est bien trop violent pour ce genre de personne qui manque peut être juste d'éducation. Mais conviendrait probablement mieux à une personne sadique et sans scrupule comme vous venez de me décrire.

Elle n'était pas vraiment pressé de rencontrer quelqu'un comme ça, étant à l'inverse quelqu'un de plutôt sensible et douce. Ou peut être était-ce l'univers shinobi qui ne lui correspondait pas ? Ou encore son manque d'entrainement ou d'habitude ? Dans tous les cas, cette partie de la discussion avait eu pour effet de faire comprendre à la jeune fille pourquoi Musashi voulait l'entrainer durement, ou discuter avec elle des vertus. Sa prudence de tout à l'heure sur le terme Bien et Mal était justifié les choses peuvent être complexe et nécessiter du discernement mais ce n'était pas toujours le cas. Les personnes profondément mauvaises existaient elles aussi et c'était majoritairement de celle là que mettait en garde la voie.

Honnêteté et sincérité, la prochaine vertus qu'ils allaient ensemble aborder.
C'était des qualités que la jeune fille trouvait très admirables mais qu'elle ne s'évertuait pas à respecter scrupuleusement non plus. Elle préférait souvent éviter le conflit ou d'imposer ses idées, préférant le silence dans des situations où la sincérité serait de mise, pour la voie.

- Je me permet de vous poser une question, Musashi-san. Pensez-vous vraiment que la vertus de sincérité et d'honnêteté, que je respecte beaucoup, sois capable de survivre à l'environnement de shinobi qui nous entoure ? N'est-il pas nécessaire, surtout dans une situation de conflit, de ne pas être honnête ou sincère avec son adversaire ou même quelque fois son allié ? D'au moins cacher peut être en parti la vérité ?

Elle savait que sa question aurait pu encore une fois attirer les foudres du samurai, mais elle s'était appliqué à donner un ton interrogatif, dénué de préjugé, à sa question. Elle était véritablement curieuse du rapport que le samurai entretenait avec le secret, vu qu'il portait le titre de genin d'un village caché.

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Mar 18 Sep 2018 - 22:01
Verre de thé, gâteaux et soupe miso. L'estomac du samouraï était définitivement infinie. Il mangeait et buvait comme si de rien n'était. Il venait d'engloutir une dizaine de kilos de nourritures en quelques minutes. C'était un monstre littéralement.

Tant que je serais vivant, j'essayerais de protéger le village de la corruption du monde extérieur. C'est un projet assez utopique mais voila pourquoi je m'entraine si durement si tu veux tout savoir. J'espère que tu n'auras jamais à rencontrer ce genre d'hommes et de femmes..

Doux et sincère. C'était le sentiment qui pouvait se dégager des propos du jeune homme. La question qui s'en suit était toute légitime. C'est avec le questionnement que l'on progresse.

Question interessante. Pourrais-tu travestir ton respect à cause du monde qui t'entoure ? Je pense déjà connaitre la réponse. Le samouraï ne troc pas le bushido contre toute autre chose peu importe la situation. C'est de ce genre de sentiment d'où découle son honneur. De toi à moi, je ne vois pas l'intérêt de faire preuve de ce genre de chose. Je ne pourrais donc te répondre. Le mensonge n'entraine que le mensonge tel un aimant tout ce cercle vicieux s'attire. Mentir pour mentir est pour moi quelque chose de méprisable. Pour le reste, je laisse aux hommes se juger avec leur propre libre-arbitre.

Musashi marqua une pause très légère avant de reprendre, aucune pointe d'agressivité ou autre ne pouvait se faire entendre. Calme. C'était le mot. Souriant. Aussi.

名誉 | Meiyō ou Honneur. C'est la vertu de celui qui respecte sa parole, donne un sens raisonné à ses actes et se tient à distance du méprisable. C'est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre samouraï s'il n'a pas une conduite honorable. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne leurs attitudes et manières d'être vis-à-vis des autres. L’épanouissement du guerrier passe obligatoirement par l’honneur et le fait de le garder. Elle est la qualité la plus remarquable chez un samouraï et il la considère comme étant la plus importante à ses yeux.

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Mer 19 Sep 2018 - 2:47
Oui, utopique était le mot, elle s'en rendait compte à présent.

- Musashi-san, ne serait-il pas plus sage de préparer les personnes du village à la rencontre de ce genre de personne ? Un peu comme vous le faites avec moi en ce moment. Dit-elle en se grattant l'arrière du crâne, toujours souriante.

Malgré tous les talents et la volonté d'acier du samurai, elle doutait qu'il puisse seul protéger toutes les âmes innocentes du village. Pas qu'elle doutait de sa détermination, bien sûr que ce n'était pas le cas, mais toute la bonne volonté du monde ne pouvait pas accomplir ce miracle au yeux de la jeune iwajin. Préparer chacun à l'affrontement était bien plus raisonnable et réalisable.

Il répondait ensuite à ses interrogations et à ses questions, lui retournant lui même une question qu'elle trouvait bien étrange. Non, elle ne pouvait pas vraiment dissimuler son respect, mais si la situation l'exigeait, elle pouvait faire un effort pour le mettre sous silence. Elle l'avait déjà fait en mission qui demandait d'utiliser le camouflage de manière intensive. Peut-être c'était-elle mal exprimé à ce sujet, ce qui l'encouragea à réessayer d'en parler était précisément la prochaine vertus que le Nagamasa commençait à expliquer.

- Je comprends parfaitement que la sincérité est une vertus importante dans la vie de tous les jours. Je ne veux pas paraitre insistante, mais j'aimerai vraiment comprendre comment vous appréhender les tâches qui nous sont délivré en tant que shinobi. Justement, avec le sujet de l'honneur, ne serait-il pas honorable de camoufler la vérité et donc de ne pas être sincère, pour le bien du village ou des personnes que nous avons tout deux prêté serment de protéger ? N'y a t'il vraiment aucune situation où l'honnêteté devrait rester silencieuse pour, par exemple, faire preuve de loyauté envers les personnes que nous protégeons par le biais d'une mission ou autre ?

Elle ne souhaitait pas mettre en défaut le samurai, loin de là. Mais elle ne voyait vraiment pas comment pratiquer elle-même la sincérité avec la même ferveur que son mentor avec l'expérience des missions auxquelles elle avait participé. Car oui, le but de toute cette discussion pour l'iwajin était bien de se donner des règles à respecter, si ce n'était pour accomplir pleinement la voie, au moins pour son accomplissement personnel en tant que nouvelle kunoichi.

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Mer 19 Sep 2018 - 3:24
Utopie.. Il fera en sorte que ce mot hors de portée devienne une vérité. Sa force lui permettra ce genre d'exploit. Il était déterminé et sans appel.

Tu as bien raison, en premier lieu il est important d'éduquer certains et de les aider à comprendre l'une des réalités de ce monde. Je garde cependant cet objectif en tête comme beaucoup d'autre j'imagine.

Question interessante de la part de la jeune. Un point important à soulever qu'il essayera de repondre du mieux qu'il le peut.

Une question forte interessante. La sincérité ne signifie pas révéler à tous ce qui doit rester secret. C'est là qu'interviens la loyauté. Chacune des vertus se chevauchent pour n'en faire qu'une, la Voie. De ce fait aucune d'entre elles ne peuvent réellement se contredire. Ce monde qu'est le notre ne nous empêche pas d'être juste dans nos propos ou nos actes. Concrètement, l'honnêteté ou la sincérité ne signifie pas étaler ce qui pourrait être néfaste pour sois ou son honneur d'où découle le reste. Je ne te cache pas ne pas avoir compris l'entendu complète de tes mots, de ce fait, si je n'ai pas pu y répondre convenablement alors n'hésite pas à étayer tes propos à l'aide d'exemple concrets.

Il enchaina finalement sur la septième et dernière vertus. La loyauté vint clore la première partie de cet échange.

忠義 | Chūgi ou la Loyauté. C'est le devoir est l’âme d'un samouraï. Il est responsable de ces paroles et de ces actes et en assume toutes les conséquences. Ce qui forge la confiance des samuraïs entre eux, c’est bien la faculté à se révéler extrêmement loyal envers leurs pairs. Maître, femme, amis ou autres proches parents ; Tous n’ont pas à craindre la traîtrise du guerrier. En effet, les six précédentes vertus le poussent à respecter ces obligations envers ceux à qui il en a. Les sept vertus viennent de t'être expliquer. Quelles seront les autres moins représenter selon toi? Je suis ouvert à tes questions désormais.

Musashi avait encore énormément à parler, décrypter, expliquer. Il avait une certaine hâte secrète de continuer cette discussion.

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Mer 19 Sep 2018 - 20:14
Oui, l'éducation et le connaissance sur le monde se devait d'être partagé et Musashi acquiesçait. Bien sûr, il n'en perdait pas son objectif personnel de vu et elle se demandait silencieusement si c'était parce qu'il s'engageait dans des chemins impossible que sa volonté d'acier s'était forgé ainsi. Sans réponse, c'était peut être une piste mais sans plus.

Il répondit assez clairement à la kunoichi au sujet de la sincérité, elle qui soulevait beaucoup de question à ce sujet au fil de la conversation. En partie parce qu'elle ne s'attachait pas particulièrement à cette vertus et qu'elle la connaissait mal. Elle n'était pas malhonnête, mais avait tendance à se faire très discrète quand la situation n'exigeait pas sa présence et son action. Il se voulait rassurant, en précisant qu'elle voyait la chose sous une mauvaise analyse. La jeune fille écoutait son camarade depuis quelque temps maintenant, assimilant les différentes vertus pendant la discussion. Mais comme il l'avait précisé plus tôt, ce n'est pas plusieurs précepte à la suite à suivre aveuglement à proprement parler. Elle devait faire en sorte, elle ne savait trop encore comment, de voir les vertus comme une globalité à suivre, qui une fois fusionné donne la voie du guerrier.


- Non Musashi-san, je pense que vous avez répondu à ma question et je vous en remercie. Mais je n'ai pas relevé sur l'instant, vous avez dis que l'honneur était la vertus la plus importante ? Pourquoi est-elle au dessus de la bienveillance ou encore de la loyauté ?

En parlant de loyauté, il continua son explication de celle-ci qui était complète au yeux de la jeune fille. Elle avait juré serment de loyauté envers le village qu'elle protégeait à présent de sa force toute relative, et elle comprenait bien ce que pouvait représenter cette vertus pour le Nagamasa. Elle nota aussi qu'il y avait une phrase dans l'explication sur la confiance entre samurai. Vu qu'ils étaient tous censé faire preuve de loyauté, ils devaient pouvoir se faire confiance instinctivement entre eux pour importe la situation. Mais elle se demandait tout de même s'il n'y eu jamais de traitre dans les rangs des Nagamasa ou du pays du fer, sans oser poser la question, bien évidemment.

- Quelles sont les autres moins représenter ? Que voulez-vous dire, il y a plus que sept vertus ?

Cette révélation la surprenait grandement, il n'avait uniquement parlé que de celles qu'il venait d'énnoncer et expliqué. Que pouvait-il donc vouloir dire par là ? Il existait des vertus non fondamentale ou peut même mineur ? Elle allait avoir une réponse sous peu.

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Dernière édition par Ashikaga Gabushi le Mer 19 Sep 2018 - 21:39, édité 1 fois
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Mer 19 Sep 2018 - 21:35
Toujours avec ce sourire bienveillant, le samouraï écoutait comme il se doit les propos de Gabushi. Cette conversation lui plaisait beaucoup. Echanger de la sorte sur les codes qui dictait sa vie était toujours un moment qu'il appréciait. C'était la première fois depuis plus ou moins dix ans qu'il le faisait.

C'est bien cela. C'est de l'honneur d'où découle le reste des vertus. La base centrale de toute choses pour le samouraï, cependant les shinobis ont souvent délaisser cette vertus de ce fait très peu son au courant hormis les samouraï. L'honneur, à ne pas confondre avec l'ego. Le samourai préfère perdre la vie plutôt que son honneur d'où le seppuku. De ce fait, c'est par l'honneur que l'on reste fidèle, c'est par honneur que l'on reste loyale. D'où le mot "découler". Notre honneur.. Une notion souvent très incomprise.

Musashi était visiblement ouvert sur toute les questions et sujet de la roturière. Il espérait qu'elle cerne ce concept d'honneur qui était difficilement compréhensible pour les non-initiés.

Oui, comme j'ai pu te le dire plus tôt. Il y a sept vertus que l'on considèrent fondamentale. Les piliers du Bushido. Quand à celle que je vais t'expliquer il y a un consensus. Certains les considèrent comme des vertus très importante mais pas des piliers tandis que d'autre les mettent au même rang. Pour moi, elles sont toutes importantes. 制御 | Seigyo ou le Contrôle de soi. Cela doit être l'une des qualités essentielle de tout samouraï, elle représente la possibilité de maîtriser ses sentiments, ses pulsions et de contrôler son instinct. C'est l'un des principaux objectifs de la pratique des arts de combat ainsi que de la méditation, car il conditionne toute l'efficacité. Le code d'honneur et de la morale traditionnelle enseignée est basé sur l'acquisition de cette maîtrise. Il représente la faculté de tout samouraï à surplomber n'importe quelle situation et maîtriser son instinct. Quand à la suite, je t'invite à fouiller mon recueil, peut être que ton oeil tombera sur une vertus qui est pour toi importante ou encore d'autres propos tel des citations. Je me ferais un plaisir de te l'expliquer. .

Il tendit doucement sa main en direction du carnet, une invitation à l'aventure. La vie de Musashi.

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Jeu 20 Sep 2018 - 15:11
Voilà quelque chose de particulier et d'intéressant aux yeux de la kunoichi !

- Donc l'honneur est la vertus qui sert de fondation pour l'accomplissement des autres vertus ? Dit-elle les yeux grand ouvert, à la fois surprise et pensive. "Respecter sa parole, penser ses actes et rester à distance du méprisable". Je ne comprends pas très bien le principe, comme venez de le faire remarquer, apparemment c'est une notion qui se perd avec les shinobi. Cela serait comme une sorte de "fierté" d'agir de la sorte ? Excusez-cette question peut être idiote, mais vous soulignez le fait que cette vertus est plus importante que les autres. Je cherche du coup à bien l'interpréter.

Parce que pour la jeune fille, elle l'honneur était une vague notion en vérité. Peut être était-ce justement ça qui faisait la différence fondamentale entre Musashi et Gabushi. Elle agissait avec respect, loyauté et d'autre vertus qu'ils venaient tous les deux d'exposer, dans la vie de tous les jours. Mais l'épiphanie qu'elle venait d'avoir était peut être que justement, elle ne possédait pas ce fameux honneur qui permettait d'approfondir et cimenter toutes les autres vertus.

Ce n'était donc pas la fin des explications sur les vertus ! Musashi le confirma à Gabushi avant d'enchainer. Ce n'était pas qu'elles étaient forcément moins importante, mais que l'importance des vertus mineurs étaient sujet à débat et ouverte à l'interprétation des samurais. Pourtant, comme le Nagamasa, Gabushi appréciait la première des "nouvelles" vertus: le contrôle de soi. Elle trouvait que c'était fondamentale à la vie en société et chaque individu possédait un degrés plus ou moins grand de contrôle de soi. Elle respectait d'ailleurs énormément les personnes qui faisait preuve de cette qualité, d'autant plus quand ils faisaient parti d'une famille noble, en parti pourquoi Gabushi appréciait la compagnie de Musashi.

Il l'encouragea à se pencher sur le petit carnet qui était devant elle, l'ayant délaissé au profit de la conversation quand celle-ci survolait des sujets qui sonnait intéressant à son oreille. Elle s'exécuta pendant quelque instant, observant les différentes citations et autres explications sur la manière de vivre que pratiquait Musashi. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur quelque chose qui justement faisait échos à sa précédente interrogation.


- "Le déshonneur est pareil à une cicatrice sur un arbre que le temps, au lieu d'effacer, agrandit tous les jours." Dit-elle comme en lisant en cours avec une application studieuse. Il n'y a aucun moyen de racheter une faute d'honneur ? Je comprends qu'il y ait besoin d'une rigueur pour suivre la voie, mais l'erreur est-elle si irrévocable ?

Question peut être blessante pour Musashi, elle ne saurait le dire à ce moment là de la conversation. Mais elle avait besoin de la poser, elle qui était de nature à pardonner et absolument pas rancunière. Les gens pouvaient toujours s'améliorer si on leur laisse une chance et un chemin à suivre.

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Après l'effort... [PV: Nagamasa Musashi]

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