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Le début du chemin [Yasuo]


Jeu 13 Sep 2018 - 15:29
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Sa cible n'avait pas été facile à trouver. C'était qu'il était discret, celui-là. Heureusement, la genin boxeuse avait pu faire confiance à son doujutsu légendaire pour scanner les alentours du colisé, avant de finalement tomber sur lui. Elle courru aussi vite qu'elle le pouvait. Elle sauta au-dessus d'une petite aubette qui vendait des Yakitori sans même s'arrêter, esquiva un dromadaire. Ou un chameau. Se faufila entre deux Akimichi (bon dieu que c'était serré) avant de finalement arriver devant lui.

Yasuo.

Salut... Yasuo c'est ça ? Je te cherchais... après notre réunion de la tente.

La kunoichi se plia pour reprendre son souffle en tendant des bras sur ses genoux. Elle venait de piquer un grand sprint et était litéralement à bout de souffle. Et dire que des gens s'amusaient à courir pendant plus que 42 km pour le PLAISIR ! Des fois, elle comprenait les serial killer. Bref, toute rouge et un peu transpirante, Toph releva la tête vers son interlocuteur. Il était jeune, mais plus vieux qu'elle. Cependant, ce n'était pas son physique qui l'intéressait.

J'ai ouï dire que tu avais utilisés des techniques qui faisait des gros flash de lumière au tour précédent. Arrête moi si je me trompe mais... tu ne serais pas un utilisateur de l'Hikariton ?

Toph n'avait pas pu voir elle-même le match, étant en combat contre un metaru en même temps, mais un spectateur d'Iwa lui avait raconté en de très grosses lignes qu'il y avait eu un jeu de cache-cache avec des flashbang. Le fait que le spectateur ait vu ça rendait impossible l'utilisation de genjutsu. Or, le raiton seul ne permettait pas de flash de lumière de cette manière. Par élimination, et parce que Toph avait fait des recherches sur le sujet, elle en déduisit qu'il s'agissait de l'Hikariton. Enfin, c'était une des possibilités. Toph espérait ne pas se tromper car elle avait vraiment besoin d'un peu d'aide dans ce domaine-là.

Je serais très intéressant d'en savoir le plus possible sur cet art. J'aimerais me lancer dans la construction de sous-terrains, et si j'ai de quoi faire des tunnels d'aération, la lumière me pose des soucis et les torches sont un cauchemard pour ma supply chain. L'hikariton serait vraiment la solution à mon problème. Bon après, je dis pas que ca sera facile, ni que ca prendra que deux heures, c'est un projet de longue durée... mais si tu acceptes, je te traiterai avec le respect que je dois à un sensei.

Toph avait un certain honneur de guerrier, et le sensei dans ces traditions était typiquement quelqu'un avec le droit de vie ou de mort sur ses étudiants. Sans pour autant aller dans ces extrêmes, et tout en sachant que Senku prendrait l'ascendance sur Yasuo en cas de problème, Toph était cependant prête à aller loin pour ces connaissances.
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Ven 14 Sep 2018 - 13:41
Installé contre un palmier, à l'arrière d'une petite aubette, Yasuo profitait du temps libre entre deux combats pour lire un livre. La bibliothèque de l'académie d'Iwa avait cela de bon qu'en tant que bâtiment tout neuf, elle possédait les rares ouvrages disponibles sur les arts shinobis. Il avait depuis longtemps la bibliothécaire dans la poche, celle-ci ne résistait pas à tant de volonté de culture, de sérieux et de cette grâce angélique dont se parait de temps à autre le visage du garçonnet. Il lézardait ainsi sous le soleil du désert, son livre dans une main, son autre main en application de ce que semblait expliquer le livre. Le chakra semblait pouvoir se distendre à volonté et changer sa nature même. Si en effet, chacun avait une affinité particulière auquel le corps était lié, le chakra, en tant que matière première semblait pouvoir être travaillé avec précision afin de lui donner une forme plus complexe que la première que le corps eut connu.

Profitant des lueurs chaudes qui l'entourait, l'adolescent s'amusait à tenter de décomposer, revenir à la matière première de sa propre énergie vitale. Il connectait son énergie aux caressant rayons du soleil et cherchait à dissocier les différents éléments construit naturellement par son corps lors de cette connexion. Revenir à la matière première.

Évidemment, on pouvait aussi utiliser de manière neutre le chakra. Les métamorphoses faisaient partie de cet art, ou bien le combat lui même. Il demandait une concentration neutre de l'énergie. Mais il ne permettait pas de comprendre précisément ce qui permettait d'atteindre la forme que le chakra avait obtenu après avoir été malaxé.

Il était en train de jouer avec les couleurs bleu et rouge qu'il avait réussi à isoler de la lumière blanche dans sa main quand une jeune fille apparut à côté d'elle. Les pupilles blanchâtres - une Hyûga, encore - le corps svelte, presque fragile - le même profil que lui - le souffle court et le teint rougissant. Il la reconnut alors, il s'agissait de Toph, ils avaient pu discuter ensemble au milieu des autres genins d'Iwa dans la tente qui leur était concédée par l'administration du pays du vent.

« Salut à toi ! Tu es Toph non ? J'ai un doute vous étiez beaucoup d'Hyûga dans cette tente, mais tu étais la seule fille, donc je ne dois pas me tromper. » Petit rire, grand sourire. Yasuo n'avait pas vraiment de doute, il savait maintenant qui ils étaient, ses camarades, il n'oubliait ni les visages ni les choses. Quelquefois il y avait beaucoup d'informations, mais en tant que futur diplomate il lui était nécessaire de garder une attention maximale sur tout ce qui l'entourait.

Elle voulait en savoir plus sur l'Hikariton. Peut-être avait-elle lu le peu de littérature sur le sujet qui traitait de cette forme de chakra. Lui-même n'avait jamais pu trouver trop d'informations sur ce sujet, les shinobis restaient avares pour ce qui était de leurs secrets et les livres étaient des trésors confidentiels dont on ne se séparait que rarement. Ou bien il fallait en traduire et décrypter les codes énigmatiques, c'était toute une histoire. L'adolescent haussa un sourcil, la demande était particulière. La jeune fille face à lui comptait construire des boîtes de nuit illégales du haut de ses... Quel âge avait-elle d'ailleurs ? On ne pouvait lui donner plus de quinze ans... Peut-être les possesseurs mafieux de l'Iwakuju souhaitaient le reconstruire sous terre ? Mais pourquoi passer par des jeunes filles pour un tel travail ?

Yasuo n'était pas convaincu. Si des ninjas avaient tenu à cacher ces savoirs, peut-être fallait-il rester méfiant quant à leur dispersion ? En plus elle voulait le traiter en senseï ! Mais quelle idée ! Au regard de son âge et de sa puissance cette jeune fille devait être déjà bien plus brillante et forte que lui, la situation virait au ridicule.

« Je suis effectivement un utilisateur de l'hikariton. Il ferma le livre qu'il tenait dans sa main droite, les lueurs rouges et bleues dans sa main gauche tournoyant lentement. Malheureusement, jeune Hyûga, les connaissances autour de l'art d'utiliser la lumière sont encore très pauvres. Les ninjas n'ont pas leur pareil pour dissimuler ce qu'ils savent. Je ne suis encore qu'un apprenti en la matière et quand bien même j'accepterai de t'apprendre les arcanes secrètes, celles-ci seraient vraiment très pauvres. Je n'ai pas encore l'étoffe d'un senseï. Du moins je ne pense pas. »

L'adolescent souriait agréablement, la lumière semblait iridescente autour de lui, il n'y avait aucune animosité dans ses propos. Une simple et écrasante objectivité. Derrière son regard des plus amicaux, il scrutait la jeune fille. Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Il était certain qu'elle ne devait pas avoir son pareil pour fouiner et récolter des informations. Un vrai petit ninja. Elle avait l'impétuosité des pré-adolescents, une fraicheur pareille à celle que Yasuo cultivait. Il sourit de plus belle en plissant les yeux.

« Mais avant toute chose, jeune Toph, dis-moi, qui es tu ? Nous avons assez peu échangé, je ne t'ai jamais trop entraperçu dans les couloirs de l'académie. J'ai cru apprendre que tu étais l'élève d'un ninja d'élite de notre village mais je ne sais rien de plus sur toi... Pourquoi ces souterrains d'ailleurs - si je peux me permettre ! - comprends aussi que je ne peux admettre de partager avec une personne me semblant mal intentionnée le peu de connaissances que j'ai pu accumuler sur mes pratiques de ninja. C'est aussi, j'espère que tu l'entends, tout ce que je possède et qui me distingue de chacun. »

Yasuo n'était pas d'un naturel méfiant, il n'acceptait juste pas de prendre n'importe qui comme élève - « élève » quel mot prématuré à son âge et à son niveau - surtout au sujet de la seule chose qu'il connaissait. Il faudrait s'amadouer davantage, se persuader, jouer. Sans aucune ambiguïté - et surtout pas avec les jeunes filles de treize ans - seulement dans un rapport de maître à élève, mais aussi d'égal à égal. Ils étaient de simples adolescents et dans le feu de leur coeur, n'importe quel sirocco pouvait transformer la plus petite et douce passion en un incendie dévastateur.

Qui es-tu pour avoir besoin de moi ? Et qui suis-je pour que tu aies ainsi besoin de moi ?


Après seulement, se poserait la question de l'apprentissage.


Dernière édition par Akiji Yasuo le Dim 16 Sep 2018 - 16:37, édité 1 fois
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Sam 15 Sep 2018 - 17:13
Yasuo se souvenait d'elle, c'était une bonne chose.

Toph Hyûga, certes. Tu as bonne mémoire.

Yasuo ne semblait pas très confiant en ses propres capacités. Pourtant, il avait également atteint les huitièmes de finales, ce qui en faisant déjà un combattant aguerri. Il ne s'en rendait pas compte, sans doute. Ou peut-être son humilité se mettait au travers du peu d’orgueil qu'il avait. Contrairement à lui, Toph avait une certaine fierté, tout de même. Quand il demanda qui elle était, elle répliqua d'une répartie forte et confiante.

Qui suis-je ? Je suis Toph, avant tout. Puis je suis Hyûga, anciennement de la branche principale jusqu'à ce que Takumi abolisse son principe. Je ne suis pas une Hyûga traditionnel, non. Je me démarque de tous mes prédécesseurs par mon utilisation libre du juken, et certain m'appellent la "genin boxeuse" à ce titre. Je suis manipulatrice du doton, que j'essaie au mieux de mélanger avec mon taijutsu de clan. A ce titre, j'ai cofondé avec un cousin à moi l'école du Jishin - ou Séisme - dont le but est d'étudier et de transmettre l'alliance du poing et de la pierre. Nos cours ont lieu dans un dojo que j'ai créé avec ma maitrise, sous le sol du village -d'où les sous-terrain. L'école est encore neuve et récente, mais bientôt tu en entendras parler. Mon maitre est Senku-san, sans doute un des meilleur combattant à main-nue de tout le village. Et mon ambition est de le dépasser, lui et les autres. De lui coller mon poing dans la gueule, notamment. Le chemin sera rude...

Toph avait déclaré ceci d'un air confiante, sans aucun doute. Jishin serait connu mondialement. Elle aussi, et Kami forcément. La renommée de cette école se fera comme son nom - par un séisme d'efficacité. Elle n'en était qu'au début du chemin mais déjà les premiers fruits de ses efforts apparaissaient. Une place aux huitièmes de finales, après une bataille royale et un combat contre un Metaru pourtant tactiquement intelligent. Son prochain match serait d'ailleurs contre un adversaire intéressant.

Elle n'irait sans doute pas en finale, mais cela ne serait pas faute d'essayer.

Il était également temps de rassurer ses craintes.

Oh, tu sais, je ne crois pas qu'il sera aisé que je te vole des arcanes secrètes. D'ailleurs, je ne t'en demande pas tant. Apprendre à manipuler la lumière me suffit, un rien me contentera. Ma prédilection est et restera les arcanes Hyûgas. Mais comme tu le sais sans doute, on ne perd rien à s'ouvrir à d'autres possibilités. Disons qu'il serait bête de ne pas investiguer les capacités sensorielles Hyûga avec celles de l'Hikariton, il y a matière à synergies. Pour ma part, si tu cherches de l'aide pour du ninjutsu doton, classique ou du taijutsu, je suis ton homme ! ... enfin, ta femme. Ou simplement un partenaire sur qui tester tes techniques.

Après tout, Toph ne disait jamais non à un sain échanges de baffes. Et elle était confiante dans ses capacités défensives. Peut-être moins face à un chunin ou un expert raiton, ceci-dit. Mais même si Yasuo était un de ces deux-là (ce qui était possible mais peu probable) elle irait au challenge. Car sans challenge, il n'y a pas d'amélioration possible. Et la stagnation, c'est la mort.
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Sam 15 Sep 2018 - 19:14
La kunoïchi face à lui l’étonna. Lui qui n’était que respect, déférence et douceur fut surpris d’une telle témérité. Cela lui rappela la première fois où ce nom « Hyûga Toph » avait été prononcé face à lui. Elle était connue dans le village et notamment dans son cercle pour avoir tenté de frapper le Sandaime. La témérité nécessaire pour s’essayer à une telle chose était alors tout à fait reconnaissable dans les propos qu’elle venait de tenir. En poussant davantage sa réflexion, Yasuo comprit fatalement. Elle n’était encore qu’une enfant. Une enfant ambitieuse, à la volonté criarde, mais une enfant terriblement provocatrice.

Un mince sourire se dessina sur ses traits de garçon sérieux. La fillette était un sacré personnage. Son projet était impressionnant pour son âge et son engouement pour une tâche pareille faisait plaisir à voir. Surtout quand on savait qu’elle n’était que genin et qu’une école de genin avait peut-être encore un peu de temps avant de connaître sa propre reconnaissance. Il était d’autant plus impressionnant qu’à elle seule elle ait pu construire son école et son dojo dans un ensemble de souterrain. On touchait là à une forme de prouesse physique surprenante. Elle prouvait décidément sa supériorité à l’égard de Yasuo dont la maîtrise du ninjutsu s’arrêtait à la matérialisation dans le monde réel d’effets imaginaires. Et encore. Matérialiser ne serait-ce qu’un kunaï dans la direction d’un adversaire lui avait pris un temps fou… ! Peut-être théoriquement avait-il pu prendre davantage le temps d’assurer ses connaissances, mais cela ne ferait certainement pas de lui un bon professeur…

Le jeune garçon rangea le livre dans la sacoche qui jouxtait son carquois. Il le gardait toujours sur lui dans les alentours du Colisée. Malgré la surveillance active du lieu, on restait en territoire ennemi. Les nukenin ne manquaient pas aux alentours et même, s’il souhaitait aller s’entraîner, il optimisait la gestion de son temps.

« Tu sembles déjà une spécialiste de ton art, atteindre ton professeur et le battre ne sera pas hors de ta portée. Tu vas progresser bien plus vite que tu ne le crois. Petit rire, regard vers le chaud soleil de Kaze. Je trouve cela assez amusant comme objectif. Il ne me viendrait pas à l’idée de vouloir vaincre Yoshitsune-sama. Bon peut-être aussi parce qu’étant le Sandaime je sais déjà n’avoir aucune chance, mais même sur le principe… Pourquoi être déjà aussi pressé de frapper tes aînés d’une telle manière ? » Yasuo ponctua sa question d’un second rire et jaugea la jeune fille.

Elle avait passé les huitièmes de finale, comme lui. Son physique n’évoquait pourtant aucunement un monstre de taïjutsu. L’adolescent avait une silhouette des plus fine, mais parce qu’en tant que manieur d’illusions, la force brute ne l’avait toujours intéressé que relativement. Les iris orangés semblaient sonder la jeune fille. Cette volonté, il l’enviait. Lui-même avait porté cette ferveur. Ses conversations avec Tenshi avaient cependant semé le doute dans ses pensées. Il s’était toujours vu comme un pourvoyeur de paix, porteur de connaissances, peut-être futur professeur à l’académie. Toutefois il était avant tout un shinobi, un porteur de mort. Cela l’inquiétait. Peut-être n’enseignerait-il jamais vraiment.

« Je te souhaite que l’on reconnaisse à ton école le succès qu’elle mérite. Ton projet de mêler à la fois les talents Hyûgas et la maîtrise de la lumière semble intéressant. J’aurais d’ailleurs besoin que tu me parles un peu de tout ce que tu peux faire avec ces fameuses pupilles. Sans vouloir dire que mon prochain adversaire est un des tiens, j’ai un intérêt certain pour vos yeux ! Ils semblent ne pas y avoir de limite à leur efficacité au combat. »

Pour avoir pu voir certaines fins des combats dans le Colisée ou quelques entraînements sur les Hauts Plateaux d’Iwa, les utilisateurs du Byakugan l’avaient toujours impressionné. Surtout, il ne savait pas à quel point ceux-ci pouvaient être sensible à ses illusions ou à ses tours de passe-passe lumineux. Ce serait ainsi un échange de bon procédés. Un partage de connaissance en bonne et dû forme. Il n'aurait pas à s'embêter et à porter le statut de professeur. Ils étaient égaux et n'aurait qu'à enseigner l'un à l'autre les détails et spécificités de leur art.

« J’accepte d’essayer de t’entraîner à la maîtrise de l’Hikariton. Le livre que je lis en ce moment porte justement sur la faculté de façonner son chakra d’une manière différente de celle dont ton corps à l’habitude. Ce n’est pas encore très clair pour moi, mais c’est toujours un support suffisant pour essayer de partager les bases avec toi. Nouveau sourire, paupières plissées. Je te remercie pour le doton et le taïjutsu. Je ne suis un utilisateur ni de l’un ni de l’autre. J’ai de nombreux autres projets. »

Décomposer son chakra lumineux pour en tirer l’essence énergétique, parvenir à produire de la foudre à partir de la lumière, voilà l’objectif que s’était fixé Yasuo. Il faut dire qu’à la différence de chacun, son affinité hikariton avait été innée et retrouver une des bases du chakra était loin d’être une tâche aisée pour lui. Mais justement. Cet apprentissage était parfait pour aider un néophyte à transformer son chakra en lumière. Il n’était absolument pas certain de l’efficacité ou du temps qu’il faudrait à sa nouvelle élève pour parvenir à produire le moindre grain lumineux, mais elle était tombé, en tout cas, au moment parfait pour apprendre.


Dernière édition par Akiji Yasuo le Lun 17 Sep 2018 - 0:20, édité 2 fois
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Dim 16 Sep 2018 - 11:58
Il rangea son livre et lui demanda pourquoi elle était aussi pressée de frapper ses ainées. Elle répondit du tac au tac sans perdre une seule seconde.

Par défi, simplement. Et pour m'améliorer.

Yasuo était intéressé par le byakugan. Non pas pour affronter un Hyûga mais par curiosité personnelle ? Qu'importe. Elle lui dirait des choses. C'était un juste retour d'ascenseur. Par contre, une chose fit hausser le sourcil de Toph. Sans limite, le byakugan ? Toph ne faisait que les voir au grand jour et devait faire au mieux pour les contourner.

Au contraire, il y a beaucoup de limites. Notre clan est tellement connus que ce n'est même pas un secret. Les pupilles pâles voient le chakra, en particulier les systèmes circulatoire de chakra, et on une vision périphérique totale. Elles peuvent voir plus loin qu'une vision normale et même traverser des matériaux. La première limitation est que ce Byakugan n'est pas gratuit. Il faut l'alimenter continuellement. Pour un genin comme toi et moi, ce coût est faible à l'activation mais sur une bataille d'endurance est définitivement pas en notre faveur.

C'était ce qu'elle avait appris dans son combat contre le Metaru de Kumo. Si elle n'avait pas eu de réserves de chakra plus grande que lui, cela aurait fini sans doute en égalité voir en défaite. Elle ne referait plus la même erreur, désormais. Elle avait appris par ce biais que le Byakugan était un atout à sortir aux bons moments, mais pas à s'y fier systématiquement. Un outil sur lequel on compte tout le temps est une béquille, pas une arme. Toph reprit sa respiration, laissa un peu de silence et continua.

Comme on voit particulièrement bien ce chakra, on a développé un taijutsu autours des frappes de chakra neutre. Ceci dit, n'importe quel guerrier peut plus ou moins faire la même chose que nous à deux charactéristiques près - un simple contact suffit à délivrer une frappe, et ce chakra neutre peut-être utilisé défensivement. Ho, et pour les Hyûga de hauts niveau on peut également bloquer le système circulatoire. Mais cette technique est particulièrement difficile à maitriser.

Ceci était moins connu du grand publique. Mais si Yasuo devait être son sensei, c'était un juste retour des choses. Qu'il apprenne au moins un peu plus que ce qui était connu du grand public.

Le Hyûga classique est donc un adversaire que tu ne veux pas affronter sur son terrain de prédilection - le taijutsu - et qui est difficile à surprendre mais moins endurant. Un barrage de ninjutsu direct qui ne cherche pas la subtilité est la solution la plus viable contre la plupart des Hyûga. Ce n'est pas sexy ni très glorieux, mais si ça marche...

Toph haussa les épaules. Parfois, il ne fallait pas chercher le compliqué. Toutefois, contre des Hyûga comme Toph, ce n'était pas aussi simple car elle était elle-même aguerrie au ninjutsu grâce à son doton. Et elle avait fait de la projection de chakra une arme ninjutsu purement Hyûga. Toutefois, elle gardait des trous dans ses défenses et le raiton en particulier serait un cauchemar à affronter pour la maitresse du doton. (U don't say ?)

Elle venait toutefois de résumer ce qu'elle estimait et avait analysé de ses récents combats. Le seul moyen pour un Hyûga de s'élever au-delà de ce constat et de cet aveux de faiblesse, c'était par l'affinitaire. D'où son école du Jishin qui développait spécifiquement des stratégies contre le ninjutsu distance.

Mais finalement, le jeune accepta sa demande.

Je te remercie Yasuo-san de ton aide. Je peux t'offrir la mienne pour analyser ce que tu fais quand tu façonnes le chakra. Le Byakugan voit bien des choses.

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Dim 23 Sep 2018 - 22:07
Comme il l'avait imaginé et compris, la jeune fille était une provocatrice. La lueur de défi qui brillait dans ses yeux au moment où elle expliquait pourquoi elle voulait vaincre son senseï illustrait pleinement cet aspect de sa personnalité. Yasuo sourit. S'ensuivit alors une courte mais édifiante leçon sur les arts Hyûga. Le Byakugan était merveilleusement utile et, comme il avait cru comprendre, avec peu de point faible. Une légère déception le traversa quand il saisit qu'un Hyûga aurait un avantage certain sur ses capacités sensorielles. Voir à travers les matériaux, il ne savait pas faire. La lumière avait cet aspect pratique de donner des informations sur ce qui est, mais pas de parvenir à traverser ce qui est. Il était intéressant pour le jeune garçon de savoir que leur point fort se situait dans l'usage du taïjutsu et du corps. Il était normal que les Hyûgas aient alors une telle réputation à travers les villages. Leur art semblait parfaitement équilibré et au point. Véritablement, parvenir à bloquer l'utilisation du chakra de quelqu'un n'y avait-il pas plus handicapant lors d'un combat ?

« Comme tu le comprendras bien vite, "créer un mur" quel qu'il soit, à partir de lumière, cela ne bloquera pas grand chose. »

Le jeune garçon, pour illustrer son propos concentra un peu de son chakra dans sa main droite afin d'en rassembler une lueur puis la modula en un petit moineau. Il fit mine de vouloir le caresser avec sa main gauche et ses doigts traversèrent le volatile. L'hirariton n'était pas quelque chose de palpable. Il s'agissait de lumière pure, pas même chaude, seulement de la brillance concentrée en un point.

« Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais les mudrâs servent à travailler la forme du chakra. Ainsi, normalement, tes jutsu doton dépendent fondamentalement du mudrâ du serpent quand celui du feu par exemple est celui du tigre. Pour ce qui est de l'hikariton, la chose est plus complexe. Il n'y a pas de mudrâ directement affilié à l'affinité, tout comme il n'y a pas de mudrâ affilié au Hyoton - l'utilisation de la glace. Il s'agit d'un équilibre entre certains. Le mudrâ du bélier par exemple fait partie des plus importants. Il est un mudrâ centralisateur qui te permet, une fois l'énergie accumulé d'en modifier sa qualité. C'est le cas pour ma technique d'Illumination. »

Encore une fois dans le but d'illustrer ce qu'il disait, le shinobi composa le signe incantatoire du bélier avec ses mains et tendit sa paume droite vers le désert. Il ne souhaitait pas éblouir Toph à ce moment. Il essaya de ralentir le phénomène afin que sa jeune élève comprenne le processus. Le mélange d'énergies physiques et spirituelles se rassembla dans la paume tendue et adapta ses propriétés et sa forme aux désirs du jeune garçon. La petite sphère lumineuse se dispersa alors libérant un flot de vive lumière dans la direction de la main.

« Si je veux pouvoir aller plus loin dans la manipulation de cette énergie, il faut la travailler de concert avec les signes du buffle et aussi du tigre. Ils stabilisent les propriétés que tu donnes à ton chakra. Pour une technique rapide et simple comme l'Illumination, le bélier me suffit. Pour quelque chose d'un peu plus recherché d'un point de vue lumière précise, altération, illusion etc. ces deux signes sont une clés. Il sourit. Tout ceci, c'est pour la base de la maîtrise du chakra Hikariton. Tu disais précédemment que tu maîtrises le Doton. Quelles sont les propriétés que tu cherches à donner à ton énergie quand tu déploies tes techniques ? De la même manière, essaye de visualiser quelles qualités peut exiger un chakra lumineux. Il va te falloir parvenir à te détacher de ces qualités Doton auxquelles tu t'es attachée et habituée du fait de ton affinité pour arriver à donner une nouvelle forme à ton énergie. Ce sera la plus longue partie de l'entraînement. »

Yasuo lui-même travaillait activement cette partie-là. Chaque jour, il s'exerçait à dénaturer ses techniques pour dépasser le lumineux et s'approprier l'électrique. On pouvait penser que l'exercice ne serait pas si complexe, vu les similarité entre les deux matières. Mais on ne s'imagine pas physiquement l'effort nécessaire à habituer son corps à changer de nature. Passer de l'éclat à l'étincelle n'était pas pour tout de suite.

« Tu peux déjà essayer si tu veux. Essaye à partir de ton chakra doton, d'en décomposer les parties pour prendre conscience de la matérialité de ton chakra. Revenir, non pas à du chakra neutre, qui est déjà du chakra concentré, mais a du chakra malléable à souhait, en attente d'être transposé en une autre forme d'énergie. Nous verrons ensuite les points sur lesquels tu as besoin d'aide ! »

Il fallait poser les bases du théorique. Après, le travail exigerait de se confronter à la nature plus profonde des énergies afin d'adapter les techniques issues de la lumière et encore après le passage d'une énergie à une autre. C'était un sacré programme, mais si Toph parvenait à comprendre et apprendre de lui, cela ne pourrait que le conforter lui-même dans son optique de devenir finalement un bon professeur.
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Dim 23 Sep 2018 - 23:46
oh, et le mur peut diffuser la lumière de ton choix ?

Toph y voyait une application très pratique si oui. Couvrir un trou dans le sol par un faux mur Hikariton et laisser un adversaire foncer dedans. Et c'était tout à fait faisable avec sa maitrise doton en parallèle. L'esprit est un outil fantastique qui optimise tout et fait des rapprochements inédits, n'est-ce pas ?

Et la réponse de Yasuo vint toute seule avec son moineau. Oui, il pouvait moduler ce qu'il voulait. Comme c'était intéressant ! Le nombre d'applications était énorme. Et le fait qu'il n'y avait pas de consistance ? Ce n'était pas nécessairement un problème. C'était un autre paramètre à tenir compte. La princesse Hyûga regarda le moineau et activa son Byakuga. Là, elle voyait qu'il n'avait pas de système chakratique.

On dirait un vrai...

Yasuo expliqua ensuite de la théorie sur les mudras pour l'Hikariton. Foncièrement, c'était intéressant comme approche. Toph avait plus l'habitude de se concentrer sur son affinité doton et la composition de mudras n'étaient pas toujours nécessaire pour ces techniques-là, car toucher le sol permettait de se passer de création de doton et passer directement à la manipulation de la matière. Et la manipulation ne nécessitait pas de mudras avec une bonne maitrise. Mais Yasuo marquait des points sur le niveau théorique. Les mudras étaient une façon d'outrepasser son manque d'affinité pour l'hikariton en simulant un bon environnement contextuel. L'approche... était intelligente.

Toujours en observant avec son Byakugan, il vit le mélange et la naissance du chakra hikariton dans la paume de Yasuo. C'était particulièrement intriguant, car à ses yeux ce chakra était légèrement différent. Il n'aurait pas pu expliquer en quoi, s'il n'avait pas su à postériori qu'il s'agissait d'Hikariton. Il prit une note mentale, car cela risquait de devenir une référence à atteindre s'il voulait se lancer dans la maitrise de l'élément lumineux. Le résultat dans une petite sphère lumineuse qui semblait presque répondre totalement aux sceaux composés. Comme si les signes incantatoire était un code, et que la résultante en était mécaniquement la même.

Bélier... buffle et tigre. Bien noté.

Toph ne voyait pas nécessairement les illusions comme nécessaires, quand faire un mirage pouvait déjà faire le job, mais c'était une possibilité à ne pas sous-estimer et à ne pas jeter aux orties. Une illumination, c'était simple et basique et ca irait parfaitement avec une Paume du Hakke par exemple. C'était le genre de combinaison qu'elle recherchait et qui complèterait diablement bien ses possibilités. La princesse Hyûga se demandait aussi si elle ne pouvait pas camoufler les sillons dans le sol de ses techniques doton. Si oui, cela serait encore plus intéressant et risquait de faire de son doton une arme impitoyable qui frapperait sans prévenir n'importe où sur le champ de bataille.

Mais d'abord, il fallait commencer par la base basique.

Le doton est particulier, dans le sens où le doton est disponible sans mudras, sans génération. La manipulation pur et dur peut se faire en déposant ses mains au sol et en modelant la terre en utilisant du chakra filtré en affinité doton. Je suppose que cela ne sera pas faisable ici avant beaucoup, beaucoup d'entrainement.

Un chakra lumineux... demanderait peu de consistance. C'était presque diamétralement opposé de son affinité doton. Il y avait toutefois une caractéristique du doton qui était proche, c'était la modularité. La capacité à prendre des formes, toutes les formes, et à la garder. C'était cet aspect là que Toph essaya de capter, car l'Hikariton capte la lumière et la façonne en une forme. Et cela se recoupait d'ailleurs parfaitement avec ce que son sensei avait demandé. A ses yeux, le chakra doton était brun, pu vert quand il s'agissait d'une technique Jishin. Il suffirait de l'épurer jusqu'à le faire redevenir bleu.

...

Plus facile à dire qu'à faire. Après plusieurs minutes, le chakra était loin d'être bleu. Griseâtre, oui. On y ressentait encore comme un goût de poussière, un rien de consistance. Mais dire que ce chakra était complètement malléable était un euphémisme. Il y avait encore une petite rigidité dont Toph ne réussissait pas à se débarrasser.

J'ai l'impression que c'est encore fort solide comme affinité. Je ne suis pas convaincu de mes résultats... Pourquoi ce n'est pas plus facile de faire ceci à partir de chakra neutre, sensei ?

Après tout, c'était un peu la spécialité de son clan, cela serait dommage d'en profiter non ? Mais la Pupilles Pâles écoutait son professeur car son enseignement était intéressant et intellectuellement réfléchit. Cela changeait d'un Senku-san qui lui demandait de devenir "comme une bête sauvage" puis qui lui balancé un coup de poing enflammé en mode "Esquive et survis, disciple". Non, la méthode Yasuo était plus douce et fucking plus safe.
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Lun 8 Oct 2018 - 1:02
Sa nouvelle élève s'appliquait à la tâche. On percevait une volonté de fer et une détermination sans pareille derrière la concentration qu’elle avait déployée. Le résultat cependant n’aboutit pas du tout à ce qu’elle-même avait escompté. Yasuo ne s’était pas attendu de la part d’un genin qu’elle parvienne à changer de nature aussi rapidement. De son côté cela faisait peu de temps qu’il avait compris comment atteindre la foudre à partir de la lumière. Il lui manquait encore l’entraînement et la pratique mais il pouvait produire des étincelles. Or la lecture et l’entraînement auquel il s’était soumis avait commencé depuis une bonne semaine. Toph n’avait ni la mesure intellectuelle totale de ce qu’elle cherchait et de fait, n’avait pas le goût pratique de ce qu’elle devait atteindre. La vulgarisation et les exercices proposés par le blond devait lui éviter une lecture parfois ennuyeuse des tomes et recueils sur le chakra, mais si ce n’était pas suffisant, il ne pourrait rien faire de plus. Elle mit fin à l’exercice, un brin de poussière dans la main.

« C’est déjà une bonne chose ! Il me semble que ce qui ressemble le plus à de la lumière en partant de la terre, ce sont tout ces microcosmes terrestres : le sable et la poussière. Ton idée de se fonder sur la modularité de la terre me semble bonne, c’est d’ailleurs une caractéristique que tu retrouveras dans le Suiton par exemple et le Suiton a cet aspect liquide que tu peux assez relier à la lumière je pense, peut-être en partant de la boue.. ? »

Yasuo fronça les sourcils en observant la poussière dans la main de la jeune fille. Elle ne s’était absolument pas approchée de la nature lumineuse de l’Hikariton. Certes il s’agissait du début, mais était-ce finalement faisable ? La question taraudait le jeune homme. Pour être franc, elle était sa première élève et il aurait préféré qu’une élève aussi volontaire ne soit pas traversée par la déception de l’inatteignable.

« Pour répondre à ta première question, la couleur fait partie de la lumière. C’est à toi de « coder » la technique que tu veux selon ce que tu cherches à produire. Pour ce qui est du reste, j’ai toujours vu les shinobis utiliser des mudrâs et ceux-ci font partie de la base et de l’origine du Ninjutsu consignée dans les livres que j’ai pu lire. Mais peut-être est-ce parce que j’ai toujours vu des shinobis de bas niveau et que moi-même je n’atteins pas encore un assez bon niveau. Ce ne sera alors qu’une question de conviction… ! »

Yasuo fronça les sourcils une seconde fois. La question comme le résultat venait de lui évoquer quelque chose. Quand on se fiait aux rares ouvrages spécialisés en la matière, il n’y était jamais question d’apprentissage d’un à un tiers. On en parlait seulement en termes de maîtrise ou d’amélioration. A la manière de certains kekkai-gekkai ou de certaines affinités comme le Hyôton dont il avait parlé plus tôt, il n’était parfois pas possible de transmettre ses techniques et maîtrises. Certes pour ce qui était de la glace, il avait pu lire qu’en additionnant les affinités Suiton et Fuuton, on pouvait obtenir des résultats similaires… Mais rien ne semblait évoquer l’Hikariton en allant dans ce sens, du moins, il n’avait rien lu à ce sujet.

« Le chakra neutre se libère de toute convention affinitaire. A la différence du chakra malléable que tu transformes en un élément ou que tu utilises pour manipuler un élément, le chakra neutre prend une solidité, un but, qui lui empêche tout travail affinitaire et toute manipulation après son extériorisation. Ce chakra neutre n’est pas du chakra brut, il s’agit de chakra déjà travaillé. Ce que demande l’exercice que je te propose c’est de revenir à l’étape précédente, le moment où tu peux faire usage de chakra brut pour le ciseler à ta manière. Plus tard, tu pourras mêler les deux. Pour l’instant cela ne t’aidera pas. Je viens d’ailleurs d’y penser, mais je dois te prévenir en voyant tes résultats sur l’exercice. Mon affinité particulière à la lumière correspond à ce qu’on appelle les Kekkai-gekkai. Ceux-ci sont en général génétiques. On ne les acquiert que par ses parents ou par le hasard de la nature. Certains peuvent cependant être atteins par d’autres moyens, pas tous, et il est aussi possible – je ne sais pas si c’est le cas pour l’Hikariton – que quelqu’un n’ayant jamais eu ce don ne puisse jamais que rêver de l’avoir. »

L’adolescent réfléchissait en prononçant ses mots. Il fallait essayer d’en avoir le cœur net et assurer cette jeune fille que l’apprentissage qu’elle commençait mènerait bien quelque part. Que ce chemin qu’elle empruntait n’était pas une impasse triste et décevante. Il savait qu’elle le vivrait mal si c’était le cas, il savait qu’une telle perte de temps avait un coût, comme pour tout ninja. Une solution était à trouver. Il fallait penser et… Il redressa la tête et fixa sa jeune élève les yeux brillants. Il tendit sa main vers elle, paume ouverte, il avait une idée.

« Nous allons essayer quelque chose pour confirmer que tu puisses apprendre de mes enseignements. Je te propose de refaire l’exercice. Je vais le faire au ralenti, avec toi, en partant du peu de foudre que je sais matérialiser, pour aller vers la lumière. Ce sera certes plus facile pour moi et ce que je vais te demander est difficile. En essayant de reproduire la lumière que je produis, observe avec ton Byakugan les mouvements et les qualités de nos deux chakras. Ils devront trouver dans l’exercice un mouvement, une forme, une couleur, quelque chose de similaire. Si ce n’est pas le cas, il faudra se rendre à l’évidence : je ne pourrais pas te former davantage vers l’usage de la lumière… »

C’était dur à affirmer, mais c’était le cas. Si son chakra ne parvenait pas à réagir de manière plus complémentaire à l’exercice, elle n’avait aucune chance d’utiliser l’Hikariton. Mais Yasuo restait confiant. Il ne s’agissait que d’un exercice auquel il s’était déjà voué. Si lui avait réussi, une jeune fille aussi volontaire devrait y arriver en un clin d’œil. Le moindre signe positif serait suffisant. S’il n’y avait rien en revanche, il faudrait se rendre à l’évidence : la jeune princesse ne pourrait jamais domestiquer les étoiles.
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Sam 13 Oct 2018 - 13:27
La discussion s'était arrêtée sur les sujets des mudras, sur lequel Yasuo portait une grande importance. Toph, moins. Si elle avait déjà évoquée la possibilité de se passer de mudras avec le doton, elle décida de parler un peu plus de son clan. Après tout, c'était un sujet qui semblait intéresser son sensei du jour.

Dans le clan Hyûga, nos techniques ninjutsu sont relativement simples, mais ne nécessitent pas de mudras. Le Byakugan nous apprend dès notre plus jeune âge à manipuler le chakra. C'est plus facile de manipuler ce qu'on voit, c'est excellent outil d'apprentissage. De ce fait, notre relation avec le chakra est assez spéciale. Il n'y a guère que les samourai qui ont la discipline suffisante pour égaler notre maitrise. Et les Sendaï, les maitres incontestés du chakra neutre.

Quoique... Toph contestait justement l'Hégémonie Sendai. Pour elle, ils s'attardaient trop sur la construction extérieure et pas assez sur leur chakra intérieur, même si sans Byakugan c'était une tâche extrêmement difficile. Le doujutsu était le meilleur des raccourcis.

Elle secoua la tête et se reconcentra sur la tâche à accomplir. Essayer de retrouver le chakra constitutif du doton et lui en retirer toute impureté. Malheureusement, elle n'avançait pas. Encore et toujours son chakra gardait un caractère rigide dont elle n'arriva pas à se défaire.

Yasuo sensei se lança dans une autre explication. Il parlait de théorie derrière les affinités. De chakra neutre et de chakra brute. Mais avant tout, il dit quelque chose qui fit trembler Toph. L'Hikariton était un Kekkai Gekkai. Comme son doujutsu. C'était une éventualité qu'elle n'avait pas prise en compte, ou du moins, pas mesuré l'ampleur de l'importance. Son doujutsu était inimitable en-dehors du clan. L'hikariton aurait-il la même particularité, à de cela la différence que le clan était éparpillé et sans caractère officiel ?

Douche froide.

Le Chakra brut... c'est ce qui sort des tenketsus lors de notre Juken. Je ne pense pas que nous autre Hyûga travaillons avec autre chose, de base. Mais c'est un souci je crains. Si je n'arrive pas à arriver aux sensations que tu décris, c'est probablement lié à cette histoire de Kekkai Gekkai. Certains talents sont purement familiaux, comme tu dis.

Il proposa à la jeune Kunoichi de réitérer l'exercice sous l'observation du Byakugan et d'essayer de l'imiter pas à pas. L'idée est bonne. La motivation de Toph revint tandis qu'elle essayait d'imiter son maitre avec son Byakugan pour bien voir les étapes.

Elle n'avança pas plus loin. Malgré l'idée excellente de son professeur, sa gentillesse et sa douceur, l'affinité lumineuse lui échappait complètement.

Hum, je crains fort que cela ne m'échappe. Si l'essence de l'Hikariton est là, je crains de n'y trouver qu'une porte close. Je ressens deux possibilités avant tout, le chakra neutre déjà travaillé et le doton. Je ressens également comme une affinité soeur du doton, mais rien de similaire à ce que tu viens de démontrer, sensei. Je crains que ce Kekkei Gekkei ne soit limité qu'à quelques rares élus dont je ne fais pas partie.

Malheureusement.

Toph était déçue. Pas tellement du manque de temps consacré à ça, mais plus de la réalisation que non, tout n'était pas inaccessible, même avec toute la volonté du monde. Manquait-elle de talent ? Ou alors était-ce juste une tâche impossible ? A ce stade, la réponse lui importait peu. Elle devait trouver une autre solution pour son souterrain, certes, mais avant tout elle aurait bien voulu faire tout ce dont Yasuo avait parlé. Manipuler la lumière, les couleurs... tout cela avait été un bien beau rêve en couleur. Et elle retournait à la triste réalité en noir et blanc.

Enfin, elle n'avait pas trop à se plaindre, tout de même. C'était pas la fin des haricots non plus ! Elle se trouverait un autre domaine de recherche. Si les affinités complexes lui étaient interdites, peut-être qu'elle essaierait de développer ses compétences dans la manipulation du chakra ? Cela serait une excellente synergie avec ses techniques Hyûgas à distance. Cela mérite réflexion. Elle brisa le silence avant de poser une question plus personnelle à son sensei.

Et toi Yasuo-sensei, il y a-t-il une affinité que tu cherches à conquérir ? J'ai cru comprendre le Raiton. Mais hormis ça, as-tu également un rêve que tu voudrais concrétiser ?
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Le début du chemin [Yasuo]

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