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Les traces d'une givrure dans les sables


Sam 15 Sep 2018 - 0:56
Été 202, pendant la première édition du tournoi international de Kaze

Au fil des jours, Rakka s'était doucement remise de son échec, physiquement en tout cas. Sa peau commençait à retrouver un semblant de sensibilité et la brune s'adaptait chaque jour un peu plus à la chaleur environnante, en témoignait son teint qui profitait allègrement des rayons baignant cette terre d'accueil. Accueil...l'endroit où ils avaient été reçu était trop aimable pour que la petite immigrée n'y perçût pas quelques faux semblants, une malice propre à une vitrine que l'on souhaitait vendeuse. Cela ne correspondait pas à ce qu'on lui avait décrit du désert et l'enfant rendue méfiante attendait à l'ombre d'un porche que Tenzin daignât sortir la rejoindre. Le plus tôt serait le mieux : Rakka avait beau se sentir mieux ici, elle n'était cependant pas à l'aise dans ce climat caniculaire.

Ce jeune adulte aux allures d'adolescent était son ami et un enfant du pays, un homme avec qui elle avait conclu un marché pour mettre à jour la vérité sur leurs origines. Pour l'heure, il était en avance dans leur petite compétition, mais Rakka s'en moquait bien vu le morceau qu'ils s'apprêtaient à attaquer et la fillette commençait à danser d'un pied sur l'autre en attendant le bleuet. L'impatience était un trait se manifestant rarement chez la Yuki, sa mère lui avait toujours appris à faire preuve de tempérance, mais quand la chose concernait son père, l'enfant peinait à respecter les valeurs inhérentes à son éducation.

"Te voilà enfin ! râla-t-elle en apercevant la chevelure bleue de son partenaire rayonner sous le soleil de ses ancêtres.

Pieds nus, la fillette bondit dans le sable pour sortir de sa cachette et laissa la tiédeur des lieux passer sa voûte plantaire. En d'autres circonstances, Rakka portait toujours des sandales, mais sa sensibilité altérée suite à son combat contre le Sendai avait quelque peu modifié ses habitudes. Exit sa tunique aux manches larges, l'iwajin avait troqué ses vêtements amples dont les frottements l'insupportaient pour une combi-short près du corps, plus à même de libérer ses membres pour l'instant handicapés.

- Dépêchons avant que les iwajin se rassemblent, pressa l'enfant en prenant une route loin du chemin pour retourner à leurs quartiers."

À ce jeu-là, la fillette pouvait être douée. Son toucher était aux abonnés absents, mais son chakra s'en trouvait exacerbé, sûrement une compensation naturelle dans sa situation. Rakka n'y réfléchissait pas vraiment, retrouver ses sens n'était pas sa priorité après avoir vécu avec des aveugles. Quelque part, cela la rapprochait bien étrangement de son père... Comme ce vers quoi ils tendaient en se dirigeant vers la capitale du pays.

Bientôt, la lumière s'étira, les portes de la cité apparurent au loin et la Yuki ralentit sensiblement. Le cœur gros et l'estomac au bord des lèvres, la perspective de découvrir enfin la vérité sur la fin de son géniteur l'effrayait autant qu'elle l'excitait. Qu'allaient-il découvrir finalement ? Rakka voulait savoir, comprendre, pour se construire, visualiser vers quelle route se diriger en sachant quelle était celle dont elle venait.

Tenzin... Son regard d'or glissa sur l'ex-kazejin. Elle lui était reconnaissante d'être avec elle en cet instant et lui adressa un faible sourire enguise de merci et d'encouragement. Lui aussi devait avoir de sombres pensées sous son crâne bleuté, lui aussi devait avoir peur. L'aînesse ne l'épargnait pas de ces sentiments contradictoires entre envie de frayeur, mais il étaient deux pour avancer dans cette voie sage qu'était le Savoir.

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Sam 15 Sep 2018 - 1:49
Le tournoi de Kaze, un tournoi international qui réunissait bon nombre de combattants venus de divers villages. Tout du moins c'est ce qui était dit, mais j'étais certain que parmis ceux-ci, des ninjas sans villages se cachaient. Mais là n'était pas ma préoccupation. J'avais passé les phases éliminatoires, et le premier tour, mais j'avais appris que Rakka, une amie que j'avais rencontré il y a quelques temps à Iwa, n'avait pas eu autant de chances que moi. Je l'avais peu vu par la suite, mais j'étais désireux de prendre de ses nouvelles et savoir comment elle allait. Et justement, aujourd'hui serait le bon jour. On s'était donné rendez-vous dans ce pays qui était le mien pour pouvoir partir à la recherche du père de la jeune Yuki. C'était une quête qui tenait à coeur la jeune fille, et je lui avais promis de m'y rendre avec elle. A vrai dire, c'était une quête qui me tenait tout autant à coeur qu'elle. Pour la simple et bonne raison que son père avait participé à mettre fin au règne malfaisant du Cercle et avait tout autant participé à la défaite de l'Esprit du Sable.

Mais alors que je flânais un peu dans mon pays natal, profitant de quelques moments de liberté pour me laisser aller à la nostalgie de mon ancien foyer, je n'avais pas vu l'heure passée. Et j'étais un brin en retour pour mon rendez-vous avec la jeune brune. Me dépêchant alors en traversant la place pour rejoindre le point de rendez-vous, l'Iwajin sortit de l'ombre d'un poto pour venir m'accoster d'un air agacé. Outre le fait qu'il faisait une chaleur dont elle n'était certainement pas accoutumée, je soupçonnais que son agacement était aussi en parti dûe au stress que générait la quête dans laquelle on s'était lancée. Lui lançant un sourire d'excuse, je m'approchai d'elle.

-Désolé pour le retard, il vaudrait mieux y aller maintenant en effet, tu as raison.

Elle était jeune, et petite en taille, mais elle possédait un sacré caractère. D'ailleurs j'en profitai pour regarder sa peau hâlée, et je ne pus m'empêcher de constater que celle-ci était soit découverte, soit recouvert par un tissu près du corps. Elle portait le moins de tissus possible, et ne portait pas non plus de sandales. Haussant des sourcils interrogatoires, je penchai ma tête vers Rakka en guise de curiosité.

-Ton nouvel accoutrement a à voir avec tes blessures ?

Rapidement, nous nous tournèrent alors vers les portes de la cité, guidés par la lumière qui s'en émanait. Mais il aurait été difficile de nier quoi-que-ce-soit entre lui et moi, alors le plus simple c'est de t'endormir. Nous nous rapprochions des portes et mon coeur battait de plus en plus fort, presqu'à en sortir de ma poitrine. Sauf que j'avais cru faire la bonne chance. Et peut-être était-ce le cas. Mais mon ventre se tordait, ma gorge nouée, mais je tentai de rassurer alors qu'il partant. Je croisai alors le regard de Rakka, et un poids s'apaisa un peu sur mon ventre. Je lui rendis son sourire mi-triste mi-déterminé, et je hochai la tête.

-On y va ?

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Dim 21 Oct 2018 - 20:03
« S’il vous plaît. »

Cela aurait pu être n’importe quel autre garde de la capitale qui aurait pu se trouver là, à ce moment précis. Mais lorsque les deux Iwajins se tournèrent vers la voix qu’ils avaient entendue, ils purent se rendre compte qu’ils n’avaient pas à faire à n’importe qui. En effet, Garyôsen Ryôga avait pu être vu par beaucoup d’invités du tournoi, que ce soit pour le fait qu’il en soit le responsable principal comme le garant de la sécurité de la cité qui était à côté.

Mais dans tous les cas, reconnu ou pas, le Fils de Kaze n’avait d’autre objectif que de faire respecter les règles établies. Personne ne pénétrait dans Taiyô sans une permission. Quelque-part, il y avait cette ironie dans la situation des deux Iwajins : ils étaient possiblement tombés sur la pire ou la mieux placée des personnes qu’ils auraient pu rencontrer. Mais pour commencer, c’était bien à un obstacle qu’ils avaient à faire.

« Iwagakure no Satô comme toutes les autres organisations ou nations invitées a été mis au courant : la tenue du tournoi n’autorise pas l’accès à Taiyô. »

Aussitôt il se remémora les raisons d’une telle interdiction. Les images ensanglantées de la rébellion lui revinrent en mémoire. Ils s’étaient tous battus pour rétablir la vérité, la liberté. Et pourtant, tant de facteurs étrangers étaient venus s’immiscer dans une bataille qui n’aurait dû représenter que les Kazejins. A cause de tout cela, la liberté de tout un peuple aurait pu continuer à être bafouée. Non, il était hors de question que cela se reproduise. Plus de risques pendant un bon moment.

« Mon peuple sort d’un épisode tragique et d’une rébellion qui a failli être matée par l’apparition et les agissements d’étrangers. Nous ne souhaitons plus prendre le moindre risque désormais et ce jusqu’à ce que chaque femme, homme ou enfant ne panse ses blessures. »

Il n’y avait pas vraiment d’animosité qui se dégageait de Garyôsen Ryôga. Pour autant, n’importe qui qui aurait pu lire dans ses pensées constaterait l’inverse. Bien qu’il ait compris que ceux qu’il avait en face de lui n’étaient sûrement pas directement responsables, il ne pouvait s’empêcher de faire un lien direct entre le bandeau, le symbole et le village auxquels ils avaient prêté allégeance et la bataille de Taiyô. Il se rappela tous ces « shinobis des villages », surtout ceux d’Iwa, qui s’étaient mis en tête de défendre l’Impératrice et le Premier Cercle, sans savoir ne serait-ce qu’un dixième des atrocités qu’ils avaient commis.

Non, plus jamais.

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Lun 29 Oct 2018 - 18:47
Rakka se contenta d'un bref signe de tête envers son camarade lorsque celui-ci critiqua sa tenue, ou plutôt son absence de tenue par rapport à ce que l'on pouvait connaître de l'impeccable petite fille. Cependant, elle était peut-être insensibilisé physiquement, mais pas sourde et, plongée dans ses réflexions ou sa concentration pour ne pas trébucher dans les sables, elle sursauta lorsqu'une voix masculine lui parvint.

Ses yeux se tournèrent vers l'homme, le dévisageant brièvement avant de le reconnaître. C'était l'arbitre de son match contre le Sendai, celui qui l'avait sauvée pendant cet échange. Elle lui devait déjà la vie. La fillette reconnaissante n'avait pas envie d'allonger sa dette ou de contrevenir à son protecteur et elle baissa les yeux sous le sermon. Bien sûr qu'ils étaient au courant, mais... Elle ne portait pas son bandeau, elle avait délibérément faussé compagnie à sa communauté pour venir autrement qu'en kunoichi en ces lieux.

Ne laissant pas le temps à Tenzin d'intervenir lorsque le kazejin évoqua les blessures de son peuple, Rakka redressa la tête pour saisir le regard de celui s'étant fait gardien et obstacle à sa quête.

" Ce n'est pas en shinobi que nous venons ici, Garyôsen-sama. Nous ne voulons blesser personne.

Sa voix se voulait plus assurée qu'elle ne l'était vraiment, mais sa ferveur et l'émotion comblait son malaise.

- Mon père est mort ici, poursuivit-elle. Je ne sais ni comment, ni pourquoi. Aucun iwajin n'a voulu me répondre, aucun de ceux ayant assisté à sa mort n'a voulu me dire ce qu'il s'est passé là.

Rakka s'emballait, jetant un regard à son camarade, elle reprit son souffle.

- Ils ne sont pas au courant que nous sommes ici, expliqua-t-elle. Si c'est une faute, ce sera la mienne, pas celle de notre village. Je ne veux que savoir ce qu'il s'est passé et...je n'ai pas le grade pour me balader à ma guise dans le Yûkan. Je ne sais pas quand je pourrais découvrir la Vérité autrement, avoua l'enfant en glissant un regard triste sur les portes de la ville. "

Elle aussi, elle voulait panser ses blessures, mais, encore une fois, ce n'était pas à elle que revenait la décision.

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Mer 31 Oct 2018 - 15:58
La jeune fille de glace ne me répondit que par un hochement de tête, assez laconique sur le sujet, mais je ne comptais pas non plus insister. J'avais mes propres pensées concernant le voyage que nous étions sur le point d'entreprendre. J'étais curieux de savoir exactement ce qui s'était passé, autant pour Rakka que pour moi-même. Savoir ce que mon peuple avait enduré. Et ce que j'avais moi-même enduré, ces tempêtes de sable que mes parents et moi avions enduré lorsque j'étais plus jeune. Ce n'était pas seulement l'histoire des actuels kazejins. C'était aussi mon histoire. J'avais connu l'oppression du Cercle, même si j'avais en très grande partie pu y échapper grâce à mes parents. Et à cause de mon exil forcé. Le second n'étant pas de ma volonté. Mais je n'allais pas réécrire le passé, je voulais simplement comprendre, me renseigner, et aussi accompagner Rakka-chan. Mais alors que nous étions sur le point de continuer notre route, une voix nous interpella. Je ne me retournai pas tout de suite contrairement à ma camarade, soupirant discrètement.

C'était juste une interpellation, mais je me doutais de ce qui allait suivre. Je n'avais pas besoin de me retourner pour pouvoir reconnaître la voix de celui qui s'était adressé à nous. Je l'avais entendu à deux occasions auparavant. Notamment dès mon arrivée aux alentours du Pays du vent. Je m'étais tenu aux abords de la ville de Taiyô, volant au dessus de mon ancienne maison, lorsque je m'étais fait interpellé de manière musclée. S'en était suivie une altercation qui avait rapidement prit de l'ampleur. Et la seconde fois, c'était à l'occasion d'une réunion concernant les Kazejins sur l'avenir du Pays du Vent, une réunion à laquelle j'avais participé à l'insu de mes compatriotes Iwajins. Je ne souhaitais donc pas attirer l'attention sur ce fait et je finis par me retourner. Rakka avait déjà prit la parole, expliquant à notre hôte que nous n'étions pas présents en tant que ninjas de la Roche, et lui fit part de la mort de son père pour laquelle les circonstances restaient floues. De mon côté, je regardais légèrement sur le côté, tentant de ne pas répondre au dénommé Ryôga. Il était évident que pour lui, mon absence lors des derniers évènements me classaient directement dans la classe des "étrangers". Mais cela me faisait tiquer à chaque fois lorsqu'on parlait du peuple Kazejin en m'excluant de ceux-ci. Même si je pouvais, dans un certain sens, comprendre.

-Comme l'a dit ma jeune amie, nous ne sommes pas là en tant qu'Iwajin. Vous semblez être méfiants à notre égard, et je ne peux vous en vouloir pour cela, mais je ne tiens pas à causer du tord au peuple du Vent. Peut-être pourriez-vous nous accompagner vous-même ? Et vous assurer de notre bonne foi par la même occasion ?

Je ne savais pas si il allait accepter, ou au contraire nous obliger à rebrousser chemin. J'espérais que ce serait l'option numéro 1. J'avais beaucoup de questions à poser sur ce qui s'était passé. J'avais été loin, et vagabonds pour une grande part. J'avais pris du temps avant de retrouver des moyens de m'informer sur le monde extérieur à Iwa, et notamment sur mon Pays d'origine. Et lorsque j'avais enfin pu le faire, la guerre était déjà passée, le Cercle déjà vaincu, et je n'avais eu que peu d'explications ni d'informations sur le sujet. Ryôga semblait être le mieux placé pour parler de ces évènements, et j'avais presque un besoin désespéré d'en apprendre plus. Peut-être y trouverais-je une place pour la recherche de mes parents disparus...?

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