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Et la panthère se jeta dans la gueule du loup [Libre Kirijins]


Jeu 20 Sep 2018 - 16:13
Kiri, année 202 – Été

Lorsqu'elle se réveilla, la lune était déjà bien visible dans le ciel. Combien de temps était-elle restée évanouie ? Quelques heures, certainement. Akane se redressa pour s'asseoir. Elle était toujours au même endroit. Bien. Cela voulait dire qu'ils la croyaient vraiment morte. Tant mieux pour elle. Il arrêterait enfin de la chercher partout, et elle ne constituerait ainsi aucun danger pour les gens qui la croisaient. Le tout maintenant, était de faire en sorte qu'il continue d'y croire. Mais avant, elle devait s’éloigner d'ici. En se relevant péniblement, la tête lui tourna légèrement. Et surtout, son flanc la faisait souffrir. Elle plaça sa main dessus et vit que ça saignait toujours. Pas beaucoup, mais tout de même.


* Merde ! *

Si ça ne s'arrêtait pas, elle risquait de ne pas se réveiller la prochaine fois qu'elle s’évanouirait. Son bras par contre ne saignait plus. En fait, la boue du marécage qui s'était collée dessus avait fait officie de cataplasme. Elle s'accroupit pour en badigeonner son flanc. Ça irait pour le moment. Elle jeta un coup d’œil à la crevasse. C'était assez impressionnant. Un jour il n'y avait que les marécages. Et le lendemain, le sol se trouvait divisé en deux. Mais elle n'était pas là pour faire du tourisme. La métamorphe s'éloigna en marchant de l'endroit, pour trouver un refuge pouvant l'abriter durant quelques jours. La forêt lui semblait être un endroit plus sûr qu'ici.

Et c’est une grotte qui lui fit office de maison pour quelques temps. En fait, il s'agitait simplement d'une cavité à flanc de montagne, assez profonde pour la protéger du vent et de la pluie. Elle y resta le temps de reprendre des forces et d'aller mieux. Elle y eut le temps nécessaire pour réfléchir à ce qu'elle allait faire, maintenant qu'elle était « libre ». Et Akane avait beau tourner les choses dans sa tête, elle en revenait toujours à la même conclusion : elle ne pouvait pas rester seule.

Il y avait plusieurs raisons à cela. La première était qu'elle ne pouvait pas se fournir en armes sans que son père n'en ait vent, un jour ou l'autre. Il comprendrait alors qu'elle n'était pas morte dans la crevasse, et recommencerait à la chercher. La seconde était qu'elle ne pouvait effectuer aucun contrat ou mission pour gagner de quoi s'acheter des armes, pour les mêmes raisons qu'au dessus. La troisième était que des nukenins potentiellement dangereux traînaient dans les environs et que personne ne pourrait l'aider s'il lui arrivait quoi que ce soit. Elle pouvait certes rester planquée dans la forêt mais franchement, elle ne pourrait pas rester seule éternellement. Et puis elle en revenait au même point : à un moment, il faudrait bien qu'elle aille se fournir dans un village. Et là encore, Tatsuzô avait des espions un peu partout. Et elle ne pouvait pas demander à des innocents de taire sa présence sans risquer de les mettre en danger.

Donc, elle en était arrivée à la conclusion qu'elle devait trouver refuge chez plus puissant que lui. Et pour l'instant, le seul gros obstacle qui s'était dressé devant la route de son père adoptif était Kiri. Combien de fois l'avait-elle entendu se plaindre que ces satanés shinobis avaient saboté une de ses opérations ? Jamais il n'aurait l'idée d'aller la chercher là bas. Et même s'il y avait des contacts... Il ne pourrait pas la déloger. Elle devait donc s'y rendre, et proposer ses services en échange de leur hospitalité. Même si elle n'avait aucune d'idée précisé d'où était Kiri. Après tout, c'était un village caché.

Sa décision prise, la métamorphe délaissa sa grotte pour parcourir Mizu. Elle connaissait déjà certains endroits et savait que le village n'y était pas. Elle chercha alors dans les parties de l'île qu'elle ne n'avait pas encore parcourues. Elle traqua le sol à la recherche de multiples empreintes de pas, sonda les alentours à la recherche de grande quantités de chakra ou de voix. Ce faisant, elle évita les bourgades et leurs villageois. Elle n'avait pas l'intention de se montrer tant qu'elle n'était pas sous la protection de quelqu'un. Protection, c'était le mot. Au service depuis plus de quinze ans d'un des plus grands mécène de la région, elle avait été en quelque sorte en sécurité. Et maintenant qu'elle s'en était « débarrassée », elle était vraiment seule pour la première fois de sa vie. Livrée à elle-même. C'était à la fois excitant et complètement effrayant.

Enfin, elle trouva une zone où le sol ne contenait peu de végétation. L'endroit semblait plutôt fréquenté, et elle aperçut de nombreuses empreintes de pas. La plupart laissaient le même genre de marque sur la terre battue, même si elle étaient de tailles différentes. Les shinobis portaient quasiment tous des chaussures confortables qu'il pouvaient garder aux pieds durant plusieurs heures de suite. Et elles paraissaient taillées dans le même moule. Akane leva les yeux et jeta un regard à la ronde. Il semblait qu'elle avait trouvé une sorte de route. Il ne restait plus qu'à décider vers quelle direction l’emprunter. Un côté menait vers la forêt, l'autre, vers les marécages. Elle se souvint de la crevasse et opta pour la seconde.

Régulièrement, la métamorphe sondait les environs à la recherche de quelque chose qui pourrait lui indiquer qu'elle était dans la bonne direction. Elle approchait de la zone humide. Le village était-il encore loin ? Peut-être qu'elle s'était trompée de chemin. De toutes manières, elle doutait fortement de pouvoir arriver comme une fleur devant la porte. Quelqu'un viendrait certainement à sa rencontre avant cela. Si on n'essayait pas purement et simplement de la tuer à vue si elle était trop proche du village caché...


Spoiler:
 

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Dernière édition par Yasei Akane le Mar 25 Sep 2018 - 21:44, édité 1 fois
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Ven 21 Sep 2018 - 2:30
Mūn accompagner de Meiyo était de ronde aujourd'hui. Le village ayant accentué sa défense suite aux diverses assauts à son encontre, il n'était pas rare de tomber sur différents groupes de Kirijin patrouillant aux alentours du village et même dans celui-ci. Le sale boulot. Tomber avec son acolyte de surcroît ne l'avait pas forcement rendu plus heureux. Bien que généralement à deux et très proche, la tournure de leurs ronde avait complètement changer. Scylla était à une distance plus ou moins importante du Kirijin, il ne voulait pas rester à ses côtés. C'est ainsi qu'il tomba en premier sur la demoiselle. L'acolyte n'allait pas tardé à arriver. Il voulait en profiter pour laisser libre cours à ses pulsions morbide.

— Encore un pas. Et c'est ta tête qui tombe. Ose bouger désormais.

La voix rauque et monstrueuse provenant du golgoth venait tout juste de briser l'épais silence qui régnait au marécage. Son intonation était emplit d'une certaine cruauté. Ce qui était évident quand on connaissait à qui elle appartenait. L'aboiement était pourtant vrai, Mūn ne se répétait jamais. Se plier à sa cause ou mourir c'était généralement le seul choix qu'avait ses proies.

— Oh. Je reconnais ce visage. L'une des deux filles de Tatsuzō. Que fais une mercenaire à la botte de ce faible ici ? Moi qui pensait avoir fait ployer le genou de ce sous-fifre il y a bien longtemps. Il semblerait que je dois m'occuper de lui une seconde fois.

Rictus monstrueux, toujours plus. Il n'attendait qu'un faux mouvement de la jeune pour bondir sur elle et se repaitre de son cadavre. Le monstre à l'allure d'homme et au physique titanesque ne semblait pas jouer, bien au contraire. Son regard mélangeant colère et arrogance vint s'ancré dans ceux de la nouvelle venue.

— À moins que tu ne sois venue pour tout autre chose. Je te laisse quelques secondes pour t'exprimer. Si cela n'est pas convainquant, ta tête roulera au sol.

Le seul espoir pour la jeune venait s'incarner en la personne de Meiyo. Si cela ne tenait qu'à l'Ogre, il l'aurait sacrifiée sur l'autel de la colère. Le monstre était connu de tous. Ses surnoms les plus macabres provenant de son passé anecdotique, elle devait le reconnaître, en quelque sorte du moins.
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Ven 21 Sep 2018 - 10:17
« Et la panthère se jeta dans la gueule du loup »





La pire chose qui puisse vous arrivez lorsque vous êtes ninja c'est d'être désigné pour faire la ronde autour du village. En général il ne se passait pas grand-chose et l'activité devenait rapidement barbante. Mais LA pire chose c'est d'être en ronde avec Mun. L'entendre jacasser au sujet des défenses de Kiri donnait des migraines à Meiyo. L'avantage avec le Sendai c'est qu'il était tellement impulsif qu'il lui arrivait parfois de partir tout seul. Ce sont là les rares occasions pour le sabreur de pouvoir profiter du calme des marécages.

Une voix s'éleva dans l'immensité humide et boueuse. Mun venait de tomber sur quelque chose. L'épéiste força le pas, il fallait rattraper ce barbare avant qu'il ne décapite un marchand ou je ne sais quoi. Il rejoignit son camarade face à une personne inconnue. L'Ogre semblait connaitre la jeune femme. Une mercenaire ? Tatsuzo ? Il allait falloir qu'il s'explique car tout ceci ne sonnait pas comme une douce mélodie aux oreilles de Meiyo.

"Mun…C'est quoi ces conneries ? Tu connais cette fille ?"

Stupeur sur le visage de l'épéiste. Il posa une main sur la garde son sabre et attendit que son collègue continue de s'époumoner. Son champ lexical restait sur le domaine de la mort et décapitation. Cela caractérisait bien le personnage. Sadique.

"En ces périodes troublé vous avez plutôt mal choisie votre moment pour vous aventurer sur les terres de Kiri étranger. Qu'est ce qui vous amène ici ?" Dit-il calmement pour contraster avec Mun.

Meiyo prit la peine d'examiner la jeune femme en tenu rouge et noir. Il pouvait apercevoir quelques taches rouges ressortant légèrement grâce à la couleur noire du bas. Était-elle blessée ? Mais où ? Ou alors…Elle venait d'exécuter un ou plusieurs hommes. Meiyo fit un signe de tête en direction des taches rouges sur l'inconnue avant de les désigner du doigt.

"C'est le tien ?..."

Inutile de demander plus de détails. Un simple oui ou non pourrait très bien faire comprendre le reste.
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Ven 21 Sep 2018 - 14:06
Alors qu'elle commençait à penser qu'elle ne trouverait jamais le village plutôt bien caché, ses sens l'avertirent qu'une source de chakra se dirigeait vers elle. Akane se tourna vers la présence, et bientôt une silhouette imposante se détacha dans la brume naissante. L'homme la menaça et elle s'arrêta net. Mieux valait obtempérer. Lui faisant face, elle put ainsi voir de qui il s'agissait. Et bien qu'elle l'avait deviné au ton de sa voix, elle reconnut aussitôt le Léviathan. Ainsi, son père avait envoyé quelqu'un d'autre pour la tuer. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis... Ils avaient mis leurs différents de côté. Elle n'avait pas été si discrète qu'elle l'aurait voulu, dans ce cas. Pourtant, elle avait soigneusement évité les habitations.

Mais il semblât la reconnaître à son tour. Il n'était pas là pour la tuer. Du moins, pas envoyé pour ça. Et puis, il lui avait envoyé un avertissement. S'il avait vraiment désiré sa mort pour une raison ou une autre, il ne l'aurait pas fait. Enfin, le supposait-elle. Car personne ne pouvait vraiment savoir ce qu'il se passait dans la tête de ce malade. Ses sens l'avertirent de nouveau qu'une présence approchait. Un second homme vint se joindre à eux. Et à première vue, lui aussi semblait taillé pour le combat. Il lui demanda à son tour ce qu'elle faisait ici, tout en lui donnait une indication intéressante. Elle était donc bien sur les terres de Kiri. La jeune femme avait finalement atteint son but. Akane en déduisit qu'ils étaient tous les deux liés au village, et évitaient que quiconque s'en approche trop près. Elle devait censé être soulagée mais ce n'était pas le cas. Elle n'était pas en position de faire la maligne. Jamais elle n'aurait pensé faire face au Roi-noyé pour lui demander une faveur.

La métamorphe prit le temps de réfléchir à ce qu'elle allait leur répondre. Car le moindre mot de travers pouvait lui être fatal. C'est alors que le second venu lui posa une question étrange. Elle suivit des yeux ce qu'il montrait, et observa ses propres vêtements. Il restait des tâches de sang dessus. Et merde ! Elle ne devait pas les avoir bien nettoyées, préoccupée par le fait de devoir soigner sa plaie. Le sang avait séché durant les quelques jours qu'elle avait passés dans sa grotte. Elle en avait enlevé le plus gros, mais il restait quelques traces. Elle portait toujours des vêtements noirs ou rouges pour éviter que ce genre de choses se voient, mais ce type l'avait vu. Il avait l’œil. Elle releva la tête vers lui avant de répondre à sa question :


- « Oui ».

Mais ce n'était pas la seule question qu'ils lui avaient posée. Que pouvait-elle leur répondre ? Si les shinobis l'interceptant ne la connaissaient pas à l'avance, elle aurait simplement pu dire qu'elle cherchait à joindre ses forces aux leurs. Mais là, l'un d'entre eux savait qu'elle était à la solde de Tatsuzô. Elle devait d'abord clarifier sa situation.

- « Je ne suis plus à la botte de Tatsuzô. Il n'a pas apprécié que Misaki et moi commencions à fouiller dans ses petites magouilles. Elle est rentrée blessée d'un contrat qu'il lui avait donné. Il l'a achevée lui-même en me faisant croire qu'il avait tout fait pour essayer de la sauver. »

Sa propre voix devint plus ferme à la dernière phrase énoncée, et on pouvait y déceler une pointe de colère. Elle prit une inspiration plus grande que les autres et compta intérieurement jusqu'à trois. Elle poursuivit d'une voix redevenue claire et neutre, en se contentant de citer les faits.

- « Je me suis enfuie d'un assassinat que je ne voulais pas effectuer. Il m'a poursuivie pendant presque trois ans. Et maintenant, il se croit enfin débarrassé de moi. » 

Elle posa une main sur sa blessure à peine refermée. Elle lui avait échappé, mais non sans mal.

- « J'ai réussi à lui faire croire que j'étais morte. Je n'ai plus aucune appartenance. »

Akane avait essayé d'être le plus brève possible concernant ses liens avec son père adoptif. Elle devait désormais expliquer sa présence ici. Alors elle s'inclina devant eux.

- « Je viens mettre mes capacités et connaissances au service de Kiri. »

En se redressant, elle ajouta :

- « Je serais ravie de partager tout ce que je sais à propos de Tatsuzô. Pour qu'on fasse rouler sa tête sur le sol une bonne fois pour toutes. »

Pour reprendre les mots du Leviathan, qu'elle n'avait pas lâché des yeux en lançant sa dernière phrase. S'il avait encore des doutes concernant son lien avec ce sale type qu'elle nommait autrefois « papa », elle venait logiquement de finir de les balayer.

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Ven 21 Sep 2018 - 18:44
Il ne s'était pas trompé. Il ne le faisait jamais de toute façon. C'était bien la progéniture de ce faible Tatsuzō, l'un des derniers barons tenant une partie de la face cachée de l'Eau. La laissant parler, il commença très lentement par approcher la mercenaire. Un rictus en coin, il lui avait laisser une chance. À elle de la saisir. Comme l'avait souligné son camarade de fortune, elle avait du sang séché sur elle. Une information qui l'emplit d'une profonde aura... Une soif de sang sans précédent qui était presque à la limite du palpable.

— Pas convaincu. Tu viens de perdre ta vie, il n'y a que faiblesse qui découle de tes cordes vocales.

Le corps de l'Ogre se rapprochait dangereusement mais lentement de sa proie du jour. Il prenait un malin plaisir à prendre son temps. Son regard, ses mouvements, son corps étaient sans appel. Il lui ôtera la vie d'ici quelque secondes. Il s'arrêta cependant en plein élan. Une information semblait le faire sourire.

— Kiri. N'a pas besoin de faible de ton genre. Si tu n'es même pas capable de vaincre ton paternel et de protéger ta soeur pourquoi aurais-je besoin de toi ? Le village n'est plus ce qu'il était. Les règles ont changées.

Pour lui, le village n'était que son domaine. Bien que cela ne soit pas vraiment le cas, c'était lui qui, ici, était en position de force. Rire tonitruant, à la limite du morbide. Son rictus malfaisant ne cessait de s'agrandir. Au dire de la jeune elle semblait pouvoir penser qu'elle serait d'une quelconque utilité. Quelle naïveté. Il l'écrasera puis s'occupera de son père.

— On ? Je n'ai pas besoin de toi pour écraser ce vermisseau à l'aide de mes mains. Il subira mon retour comme les autres.

Alliant les mots à la parole, le colosse recommença à avancer à pas lourd et lent. Chaque pas, puissant, s'enfoncer dans le sol. Il était prêt à bondir sur elle et la démembrée aussi simplement qu'un les pétales d'une rose. Ultime avertissement. Cette fois-ci par rapport à son compagnon.

— Meiyo. Je suis d'avis pour que je lui ôte la vie. J'espère bien pour toi que tu ne n'y vois pas d'inconvénient. À moins qu'elle ne ploie les genoux face à moi en apportants des preuves suffisantes à son intégration.

Alliant les actes à la parole, il n'allait pas tarder à s'occuper de sa proie. Elle subira son courroux à moins que Meiyo trouve une raison pour l'intégration de cette dernière. Encore une fois, le destin de la jeune reposait sur ces mains. Cependant, il lui avait laisser une quelconque chance. Miséricorde et Providence accompagne ceux qui se montrent digne. La marée arrivait. Allait-elle se laisser emporter ou se fera t'elle engloutir ?
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Dim 23 Sep 2018 - 21:21
« Et la panthère se jeta dans la gueule du loup »



Elle était donc bel et bien blessée. Restait encore à savoir comment. La jeune femme expliqua une partie de son histoire aux deux hommes en face d'elle. L'Ogre arborait toujours son sourire carnassier, prêt à bondir sur sa proie, Meiyo se demandait ce qui retenait encore le colosse de fondre sur l'inconnue.

Une tentative d'assassinat ? Cette femme était donc une ancienne tueuse. Elle devait être plutôt doué dans le domaine pour avoir survécu pendant trois ans à se faire pourchasser. Il ne fallait pas la sous-estimer. L'emprise sur la garde de son sabre se resserra. Il était paré à toute éventualité.

Le colosse semblait avoir perdu patience et avait pris le taureau par les cornes. Il s'approchait pas à pas de l'inconnue blessé. Il semblait déterminé à en finir mais il se stoppa lorsqu'il l'entendit parler de se mettre au service de Kiri. Voilà qui pourrait lui être salvateur ! Le village a besoin de bras supplémentaires et n'importe qui pourrait faire l'affaire dans l'état actuel des choses. Mais l'Ogre ne l'entendit pas de cette oreille. Selon lui les règles ont changé…Bien sûr qu'elles ont changés ! Le village est devenu faible et nous avons besoin de renforts. Tué à tour de bras tout ceux qui veulent nous aider serait stupide.

Meiyo restait silencieux. Couper la parole au Sendai le mettrait encore plus en pétard et ne pourrait causer que du tort à l'inconnue. Ce ne fut que lorsque l'acolyte Mun se tournit vers lui qu'il prit la parole calmement pour s'opposer à l'exécution de la jeune femme. Il retira la main de son sabre et se détendit. Il prit un ton ironique.

"Bien sûr que tu peux, vas y fait toi plaisir…Tue une personne qui offre son aide au village je t'en prie…"

Il prit une grande inspiration avant de reprendre d'un ton las.

"Arrête un peu tes conneries Mun. On a besoin de toute l'aide nécessaire pour redresser ce pays. Comme tu l'a dit les règles ont changés. Si elle s'était pointée quelques années plus tôt elle n'aurait surement jamais atteint ces marécages mais aujourd'hui on a besoin de toutes l'aide qui pourrait se présenter."

On aurait presque dit qu'ils jouaient au bon et méchant flic. Mais le Sendai était réellement quelqu'un de mauvais. Cela se sentait dans sa voix, son allure, ses manières tout son être transpirait la violence. Le sabreur se rapprocha sans animosité apparente de la jeune femme. Il se tenait à mi-distance entre l'Ogre et l'Inconnue, il faisait en quelques sortes office de rempart. Cela serait presque inutile face à la force du Sendai mais ceci était symbolique. Il désigna de la tête la blessure de la jeune femme.

"Ça n'a pas l'air beau. Il faut la conduire à l'hôpital. Si ce n'est pas toi qui la tue ce sera la gangrène, on repassera pour cette histoire de ployer le genou."

Très sincèrement il n'avait pas la moindre idée de comment se portait la blessure de l'inconnue mais il souhaitait lui épargner de flatter l'égo démesurer de l'Ogre. Elle pourrait être un atout pour le village. Inutile de lui infliger ça.

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Dim 23 Sep 2018 - 22:46
La métamorphe avait joué cartes sur table et avait conté toute son histoire. Ses interlocuteurs savaient quasiment tout d'elle car elle avait été transparente. Il valait mieux être franche plutôt que de risquer qu'ils découvrent quelque chose par la suite, qui aurait pu lui nuire. Là, elle ne leur offrait pas de raison de douter d'elle. Qu'aurait-elle pu faire de plus pour leur prouver sa bonne foi ? Elle n'en avait aucune idée. Et pourtant, à la fin de ses explications, le Léviathan exprima de forts doutes à son sujet.

Et quand elle l'entendit, elle ne put s'empêcher de serrer les poings. Plus elle l'écoutait, et plus la colère la gagnait. Il se permettait de la juger. Il la critiquait alors qu'il n'avait pas fait mieux ! Tasuzô lui avait échappé, à lui aussi. Comment pouvait-on vaincre seul quelqu'un qui avait des yeux et des oreilles dans tout le pays ? Quelqu'un qui était constamment sous bonne garde et ne se montrait quasiment jamais en dehors de son repaire ? Quelqu'un qui échappait à ses concurrents depuis plus de vingt ans ? Jamais elle ne pourrait l'atteindre. Pas seule, pas comme ça. Et elle dû serrer les dents quand il parla de sa sœur pour ne pas laisser sortir sa propre colère. Elle devait rester calme. Ou du moins faire croire qu'elle l'était.

Il avançait vers elle, et elle le laissait faire sans bouger, lui rendant simplement son regard. Ce qu'elle vit dans le sien était assez terrifiant : il n'était que haine et soif de sang. Elle n'avait pourtant rien fait contre lui qui ne justifie cela. Alors elle compris qu'elle n'était qu'une excuse. Ce type était juste fou à lier. N'importe qui ou quoi ferait l'affaire pour qu'il puisse laisser libre cours à sa folie destructrice. Akane se demanda alors ce qu'il avait vécu pour être comme ça. Car on ne naissait pas ainsi. Il parlait de retour. Que s'était-il donc passé durant cette absence ? Était-ce à ce moment là qu'il était devenu l'homme d'aujourd'hui ? Puis elle décida qu'elle s'en fichait lorsqu'il exigea qu'elle ploie les genoux devant lui. Il se croyait tout permis. Et croyait surtout qu'on lui devait tout. Il était certain de réussir à la tuer. Mais elle ne se laisserait pas faire.

Pourtant, aussi sûr de lui qu'il était, il demanda son avis à son acolyte. Ainsi, il ne devait pas avoir autorité sur lui. Soit ils étaient du même grade, soit il demandait l'autorisation de la tuer à son supérieur. Quelque part, c'était rassurant de voir que Kiri surveillait un sanguinaire dans son genre, et ne le laissait pas faire ce dont il avait envie. L'autre homme était beaucoup plus calme, et faisait même dans l'humour. Akane se détendit un peu et desserra les dents. Son expression se fit plus neutre en se tournant vers lui.

La jeune femme ne parlait pas beaucoup, en règle générale. Mais elle savait écouter. Et encore une fois, il était question de la situation de Kiri. Un peu plus tôt, le dénommé Meiyo avait parlé d'une période troublée. Maintenant, voilà qu'il disait vouloir accepter toute l'aide possible. Que se passait-il donc ici ? Elle ne posa cependant pas la question. En fait, elle voulait éviter de dire n'importe quoi que Mûn pourrait retourner contre elle. Si elle demandait ce qu'il se passait avec le village, il en conclurait certainement qu'elle était ici pour récolter des informations. Alors elle n'en fit pas mention. Et quand le second shinobi se posta entre eux deux pour proposer de l'emmener à l'hôpital, elle éprouva un certain soulagement. Même si elle évitait de le montrer.


- « Merci beaucoup. »

Un peu de gratitude ne pouvait pas lui faire de mal. Elle accompagna même ses paroles d'un sourire, destiné à son « sauveur ». Si elle arrivait au village sans plus de dommages, elle lui devrait une faveur.

- « J'ai soigné cette plaie comme je le pouvais, mais je ne suis pas médecin. »

Elle n'aurait pas pensé pouvoir être soignée à l'hôpital en tant qu'étrangère. C'était un très beau geste. Faisait-il cette proposition à tout le monde ? Ou avait-il simplement eu pitié d'une jeune femme en détresse ? Elle espérait que non. Elle ne voulait être la proie ni de l'un, ni de l'autre. D'aucune manière que ce soit. Peut-être était-il aussi timbré que l'autre et voulait l'emmener dans un piège. Elle se tint tout de même prête à le suivre. Tout en prenant soin de garder le premier homme dans son champ de vision, pour le surveiller. Au cas où...

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Lun 5 Nov 2018 - 20:48
« Et la panthère se jeta dans la gueule du loup »




Il semblerait que l'Ogre ait été agacé par la réaction de son partenaire. Son visage s'était crispé au fur et à mesure qu'il entendait le sabreur parler. Meiyo n'était pas spécialement inquiet. Il connaissait le caractère de cochon que pouvait avoir le Sendai. Mais après tout que pouvait-il lui dire de plus ? Il souhaitait tuer quelqu'un qui cherchait refuge auprès du village de la brume. Comment pouvait-il accepter cela ? Meiyo fixait l'Ogre. Le colosse lâcha un soupir de dédain puis tourna les talons. Il semblerait qu'il allait terminer sa ronde seul. Le sabreur regarda l'inconnue. Celle-ci le remercia avant de lui offrir un sourire. Celui-ci était nuancé par la douleur que pouvait éprouver la jeune femme. Meiyo esquissa un sourire en coin. Il pouvait être froid, distant mais il avait bon fond et un cœur qui n'avait jamais vraiment cesser de saigner depuis la perte de Pei.

"Ne me remercie pas tout de suite. Nous ne sommes pas encore arrivés à l'hopital." Lui répondit-il en gardant son petit sourire avec une fossette.

Un peu d'humour ne faisait jamais de mal. Il l'aida à marcher en la soutenant. Il ne restait plus qu'à rejoindre l'hôpital de Kiri. Bien évidemment celui-ci n'était pas proche du tout et avec une personne blessée ils allaient avoir le temps de discuter de la pluie et du beau temps en route. Meiyo n'a jamais été un grand bavard, il n'allait pas avoir de longue discussion surtout qu'il ne connaissait pas vraiment la jeune femme qu'il aidait. C'est après un bon quart d'heure de marche pénible qu'ils arrivèrent devant l'hopital. Meiyo aida la jeune femme à s'assoir sur un banc qui bordait la rue avant de s'incliner respectueusement.

"C'est ici que nos chemins se séparent. J'espère que vous allez vite vous rétablir. Au revoir."

Les adieux furent sobres. Il n'était pas doué pour ça. Elle était restée une inconnue jusqu'au bout, il ne connaissait pas son nom. Il espérait la revoir. Un jour peut-être.

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Jeu 8 Nov 2018 - 11:55
Le léviathan n'ajouta rien de plus et tourna les talons pour finir sa ronde seul. C'est avec un certain soulagement qu'Akane le regarda faire. Ce serait donc le second homme qui l'accompagnerait à l'intérieur du village. Il lui répondit avec un sourire. Avant de l'aider à se soutenir. Elle se crispa et observa son visage, cherchant un quelconque indice sur ce qu'il était en train de penser en ce moment. Elle ne voulait pas qu'il la touche, mais si elle refusait elle avait peur de ne pas pouvoir entrer au village.

Sa blessure n'était plus si profonde et ouverte, elle avait eu le temps de guérir durant les quelques jours de repos qu'elle avait pris avant de chercher Kiri. Mais puisqu'il semblait vouloir l'aider, elle mima la comédie afin d'accentuer la gravité de sa plaie. C'était moche de jouer comme ça sur sa pitié, mais c'était un moyen comme un autre d'avoir ce qu'elle désirait à la fin. Et puis l'idée que quelqu'un la prenne en pitié ne lui plaisait pas vraiment, alors de cette façon ce n'était pas vraiment elle, mais plutôt quelqu'un d'autre. Une faible femme blessée et traquée qui cherchait asile. À moins que ce ne soit vraiment le cas, elle ne savait pas trop, au final...

Heureusement pour elle, il semblait être armé de bonnes intentions et ne chercha pas à obtenir quoi que ce soit d'elle. Il l'emmenait juste à l’hôpital, comme il le lui avait dit. Sans la toucher d'avantage qu'il ne le fallait ni même faire la conversation. Soulagée, elle regardait alors autour d'elle dans les rues où ils marchaient. C'était incroyable comme ce village était grand ! Elle n'était jamais entrée dans une telle cité auparavant. Elle n'avait connu que quelques maisons isolées ou hameaux. Voire des villes un peu plus importantes selon l'endroit où elle devait effectuer ses contrats, mais jamais rien qui ne ressemblait à ça.

Il y avait du monde partout. Des visages joyeux qui discutaient entre eux, des enfants qui couraient en jouant ensemble, des shinobis en train de patrouiller ou des vieillards assis en train d'observer ceux qui passaient. Les odeurs de nourriture se diffusaient partout, l'emportant sur celle de la mer proche. Les marchands appâtaient le chaland en demandant à qui voulaient bien les entendre de venir goûter leurs mets si soigneusement préparés. Des bâtiments plus hauts que les autres surplombaient la ville, notamment une grande tour. Le shinobi qui l'avait accompagnée l'aida à s'asseoir sur un banc devant ce qui semblait être l'hôpital. Il avait tenu parole. Elle le remercia de nouveau, en hochant respectueusement la tête.


- « Merci encore. »

Et il s'éloigna, sans doute pour retrouver son acolyte afin de terminer leur ronde. La laissant là, seule dans cette nouvelle vie qui s'offrait à elle. À la fois excitée, émerveillée et effrayée.

La femme panthère était arrivée à destination.

Spoiler:
 

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Et la panthère se jeta dans la gueule du loup [Libre Kirijins]

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