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[Prélude Arc n°5] Les Héritiers

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Jeu 20 Sep 2018 - 21:15
Le soleil commençait à se faire timide. Indiscutablement, la soirée approchait, et l’atmosphère refroidissait à mesure des pays de chacun. Que c’eurent été les Iwajins alertés par la disparition de leur Kage, Nagamasa Tsuchikage ; les Nagamasa d’Iwa s’étant déplacés en urgence pour aider la représentante du pays dans une révolte qui prenait forme ou encore les Kumojins qui courraient après un de leurs Jônins, également fils du Seigneur de Kaminari no Kuni : tous étaient arrivés au même endroit, presque au même moment.

Et tous pouvaient, avec ou sans certitude, ressentir cette ambiance délétère. Le Palais du Shogun, et donc Seigneur du pays, semblait comme étranger. Pourtant, dès vos premiers pas dans les couloirs du bâtiment, vous purent vous rendre compte que vous n’étiez pas seuls : divers Samouraïs faisant officie de gardes étaient, comme d’habitude, postés et vous regardaient discrètement sans dire mot. Même si vous l’auriez souhaité, jamais l’un d’eux n’aurait parlé. Si cela ne semblait pas anormal, leur silence accoutumé pouvait avoir une raison cette fois-ci différente.

Le premier quatuor Iwajin est guidé par Nagamasa Tenmei, qui semble plus paniquée que jamais. Elle pense savoir ce qu’il se passe.
Le second quatuor de la Roche a suivi une émanation de chakra assez puissante et solitaire pour qu’elle puisse être celle du Tsuchikage lui-même et il a pénétré le palais. D’ailleurs, la jeune Genin médecin qui les accompagnait a été la première à entrer, voulant prouver à tous qu’elle aussi, méritait son titre de ninja.
Quant aux Kumojins, ils espéraient trouver des informations sur leur coéquipier disparu, également fils de leur Seigneur : Kojima Reijirô.

Et tous allaient trouver réponses à leurs questions en passant les portes de la Grande Salle.

« N-n’approchez pas ! »

Cette voix aigüe et jeune, certains d’entre vous la reconnaissent immédiatement. Elle vient de la jeune Sayuka, la médecin qui a pris son courage à deux mains pour se projeter dangereusement vers le palais, et arriver ici avant tout le monde. Vous voyez la jeune fille et sa douzaine d’années… une lame sous la gorge.

C’est alors tout le décor funèbre que vous observez.

La Grande Salle est ovale et majestueuse. Tous les cinq pas, un Samouraï est en position de garde, dos presque collé au mur. Tout semble à la fois si normal et si… horrible. Car au centre, le sang tutoie avec aisance le sol en marbre.

Le premier corps est celui de Nagamasa Yoshitsune, le Tsuchikage. Vous ne vous posez jamais la question de savoir s’il peut être encore en vie : sa dépouille est en deux morceaux. Tranché de l’épaule à la cuisse opposée, l’Ombre d’Iwagakure no Satô n’est définitivement plus.

Le second est plus difficile à reconnaître, hormis pour les Nagamasa. Si les boyaux sortent de son cadavre et démontrent par quelle entaille l’homme est mort, c’est par sa barbe et ses habits que Tenmei, Musashi et Hisa peuvent s’apercevoir… qu’il s’agit du Shogun et Seigneur de ce pays, Nagamasa Nobuhide.

« Il s’agit de votre coéquipière, si j’en crois son bandeau et la certitude avec laquelle elle a voulu m’attaquer. J’imagine que vous souhaitez que je retire mon katana de sa gorge… »

Cette voix, grave, rauque et un brin métallique vous ramena toutes et tous à la dramatique réalité : la Grande Salle n’est pas qu’un spectacle macabre à regarder. Non, vous en êtes des acteurs, et vous n’êtes pas seuls.

Votre regard retourne vers la jeune Genin d’Iwa et la lame qui lui touche à peine le cou. Vos iris tracent le chemin de ce katana, de son fourreau, puis du bras qui la tient. En remontant, vous observez enfin celui qui sort de l’ombre. C’est un Samouraï, indiscutablement. Mais seuls ses yeux noirs sont visibles, le reste de son visage étant caché par un masque de métal.

Vous ressentez son chakra, vous découvrez sa carrure. Et d’une façon plus large, distinguez deux autres silhouettes plus en arrière. Et même au centre, derrière le Samouraï masqué, vous croyez apercevoir deux cercueils.

« Qu’avez-vous dit aux innocents Hijins lorsque ceux-ci vous ont demandé de quitter leurs terres ? »

Vous n’avez pas le temps de réfléchir, encore moins d’agir.

« Ah oui, vous les avez tous tués. »

Un geste simple, presque anodin. Et pourtant, il déclencha un cri d’un instant. Le corps de l’enfant médecin tombe sur le côté. Elle venait d’être Genin. Elle venait de mettre sa première technique de Fûton au point. Elle venait de se prouver qu’elle pouvait être courageuse.

A quoi bon ?

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Jeu 20 Sep 2018 - 21:44



Musashi tenait toujours fermement le samourai sur son épaule, il venait tout juste de traverser le palais à toute vitesse en compagnie de son groupe. Les gardes postés tel des gargouilles ne suivirent que leur course du regard, la situation était pour le moins étrange. L'ambiance se voulait ... Difficile à décrire.

Ce fut Musashi qui entra en premier dans la salle ovale, surement celle du Shogun, ses yeux tombèrent sur le massacre évident. Quelque chose venait de se briser en lui, il avait reconnu les victimes au sol... Le corps du samouraï qu'il tenait depuis qu'ils avaient réussit à maté la petite rebellion vint s'écraser contre le sol, insconcient il resta inerte. Il tendit une main fébrile en direction des cadavres sans vies, c'était trop tard. Ses cousins... C'était ses cousins. Le sang... C'était leur sang. Son regard ne pouvait supporter l'horreur qui se dressait devant lui. Il avait littéralement oublier qu'il n'était pas seul, dans sa bulle, son regard resta figer sur eux, les cavavres. Il s'avança doucement jusqu'à la dépouille sans vie des membres de sa famille. Toute personnes sensés aurait ressentit de la colère et surtout de la peur. Pour vaincre de tels personnages il fallait être surpuissant. Musashi le savait. Mais en tant que disciple de la Voie. Son courage et son honneur ne firent que décroitre cette potentielle peur qui voulait se réveiller en lui. Il plaça une main fébrile sur les corps ensanglantés... Mort. Shogun et Kage. Sa main pleine de sang vint fermer les yeux de ses anciens camarades, il se releva. Lui qui avait été ecarter de sa famille pendant une décennie. Son poing se referma. Colère. Ce se sentiment qui s'écoulait dans son corps tel le sang des les veines.

De toute évidence, aujourd'hui marquera surement sa mort. Il n'en avait que faire, il ne vivait que pour ça. Un tel acte... Quand il apposa son regard sur le nouveau venu, il tenait une fille en otage. A peine eut-il le temps de réaliser qu'elle heurta le sol, sans vie. C'était lui le responsable. Son cerveau était embrouillé, raison, logique, bon sens. Tout avait disparu. Quitte à mourir autant le faire par la lame. Suivre le chemin de ses ancêtres. Sa main droite ensanglantée vint rejoindre le tsuka de Sonkeisuruhito, la lame de Nagamasa H. Takumi. "Celle qui force le respect". Brillant telle la lune, elle resplandissait de mille feux. Seul, il plongea son regard dans celui du samouraï. À la manière des 47 Rōnins il recuperera l'honneur de ses maîtres. Une cause juste. Une cause pour laquelle il est digne de mourir.

Ignorant litteralement tout le petit monde qui l'entourait et les propos de sa cible, le jeune samouraï d'un simple mouvement de main, vint faire recracher successivement plusieurs excroissances de vents fusant à toutes vitesse vers l'homme à partir de sa lame.

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Dernière édition par Nagamasa Musashi le Jeu 20 Sep 2018 - 22:52, édité 8 fois
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Jeu 20 Sep 2018 - 21:45
Un attroupement avait lieu au palais. Toph aperçut d'autres shinobis. Elle reconnu Musashi, d'ailleurs, puis elle entra par les grandes portes. Une odeur de charnier humain planait, et une odeur métallique. Comme du cuivre. L'odeur du sang. Toph était prête à tout.

Sauf à ça.

Ce qui attira son regard, avant tout, c'était son ombre au sol. Tranché en deux. L'homme qui l'avait envoyé boulé. L'homme qu'elle devait baffer. C'était son objectif personnel. C'était un chef respecté, dur mais juste. Elle s'était jurée de lui foutre son poing dans sa tronche. Pas par haine, mais par respect et admiration. Il était un modèle. Un modèle qu'elle s'était donné comme objectif à atteindre et à dépasser un jour. Un guerrier avant tout, sans faille.

Et il était au sol.

En deux morceaux.

Et la jeune eisenin tomba au sol plus ou moins au même moment que la kunoichi boxeuse se rendit compte de l'environnement. C'était étrange, la mort de Sakuya ne lui fit rien. Elle était déjà tétanisée de la mort de son kage. Yoshitsune avait pour tombeau un palais remplis de cadavres. Trois silhouettes méritaient de s'ajouter aux dégâts collatéraux. Un homme cruel masqué. Un tueur. Un samourai.

Retour à la réalité. Adrénaline qui monte en flèche. Le coeur qui bat la chamade. Tout qui se fond et se mélange dans une envie, une rage pure.

ENFOIRE ! C'ETAIT MA PROIE !

Ses mains ne composèrent pas des mudras. Une technique doton, toute récente, qu'elle avait apprise d'un parchemin depuis quelques semaines. La seule technique adaptée pour affronter trois adversaires de son répertoire, et la plus indiquée contre un samourai ou un utilisateur de kenjutsu. Ses mains se plaquèrent au sol. Et le sol, sous les pieds des trois silhouettes, se transforma en un marécage. Le sol en boue, les corps qui s'y enfoncerait petit à petit. La technique n'était pas capable de changer tout le palais en boue, mais les trois cibles étaient suffisamment proches les unes des autres pour les viser en même temps. De même, elle centra la technique au milieu des trois, de sorte qu'un allié pouvait attaquer sans s'empêtrer dans la boue.

Elle se releva, les yeux emplis d'une fureur de défi. Elle, genin, kunoichi, et princesse Hyûga. Mais aussi fondatrice de l'école Jishin. Il était temps d'utiliser toutes ses cartes. D'abattre ses as, ses atouts et ses rois.

Pour Yoshitsune !

Et Sakuya.

Toph frappa le sol de son pied chargé en chakra. La première arcane Jishin était une puissante paume du Hakke qui se lançait via le sol. Toph dirigea donc sa frappe jusqu'au centre du marécage, là où le chakra serait dissimulé par la boue qui recouvrait le sol, puis la fit frapper en direction de la tête de l'homme masqué. Déséquilibré, il pouvait tomber dans la boue et s'enfoncer encore plus vite dans le sarcophage de vase. Sans compter la puissance du coup.

Mais elle ne s'arrêta pas là.

Enfin, La kunoichi boxeuse composa des mudras pour s'armer d'une armure de pierre. La seconde arcane Jishin était défensive. Car la contre attaque était certaine. Et serait dangereuse. Elle n'avait pas l'occasion de faire mieux, de faire plus vite. Elle devrait rester en vie, aussi. Cette armure ferait la différence avec le prochain assaut. Elle survivait, et finirait ce qu'elle avait commencé.

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Jeu 20 Sep 2018 - 22:17
Si mon esprit était déjà complètement concentré sur la mission et les dangers qui nous attendaient, je réalisai en attendant Tenmei que la situation était bien loin de ce que je m’imaginais. En entendant le nom Nagamasa, je restai sans voix, incapable d’enregistrer cette information dans mon esprit. Je regardai alors les fourreaux de mes sabres et le sang qui y était déposé. Ce sang était-il le même que celui qui coulait dans mes veines ? Comment des hommes de mon propre clan pouvaient bien nous avoir attaqué ainsi ? J’étais incapable de répondre à ses questions ou c’était peut-être simplement mon esprit qui se refusait d’accepter une réponse qui défiait toutes mes convictions.

C’en était trop pour moi, je ne pouvais me sortir ces questions de la tête. Ainsi, sans en prendre réellement conscience, je perdis rapidement toute notion de ce qui nous entourait. Je me contentai de suivre Tenmei qui nous guida vers le palais, probablement plus par instinct qu’autre chose. J’avais tellement perdu ma concentration qu’il me fallut attendre d’être arrivée aux portes du palais pour réaliser que notre groupe avait été rejoins par un groupe d’iwajin et un autre provenant de Kumo et que nous étions entourés par des samourais étrangement silencieux. La raison de leurs présences en ces lieux ne me préoccupa aucunement, tout ce qui m’intéressait se trouvait derrière ces portes. Ce fut une jeune kunoichi d’Iwa qui les ouvrit, se précipitant à l’intérieur.

Une voix aigüe rompit alors rapidement le silence tendu qui s’était développé dans le groupe, la kunoichi nous implora de ne pas poursuivre notre route, mais c’était trop tard. Nous nous rendîmes rapidement compte du bain de sang qu’était devenu le hall. Mon esprit bouillonait déjà avant que je n’aperçûs le corps de Yoshimitsu, puis celui de Nobuhide. Lorsque ce fut fait, je perdis tout notion de calme, saisissant mes armes immédiatement. Un homme masqué surgit alors des ténèbres tenant la Genin avec un katana sur sa gorge, il prit la parole, mais ses mots m’échappèrent. Rien de ce qu’il avait à dire à ce moment ne pouvait réellement le justifier de sa situation. Seul son dernier mot me sortit de mon état second, me faisant me rendre compte de mon inaction face à cette scène. Tandis que le corps de la kunoichi tombait au sol, le mien le quittait. Sans prendre le temps d’analyser la situation, je chargeai directement vers celui que je considérais comme l’entier responsable de cette situation cauchemardesque.

Je ne fus pas la seule à réagir dans l’instant, de nombreuses attaques fusèrent en même temps, mais ma concentration était entière dédiée à ma cible. Je concentrai rapidement mon chakra dans mon wakizashi, décidée à donner un coup fatal. Lorsque j’arrivai à sa portée, j’arrêtai ma course en prenant mes appuis sur le sol. Je déversai alors une grande quantité de chakra supplémentaire dans mes lames avant de profiter de l’inertie restante de ma course pour frapper mon adversaire de part et d’autre de son corps avec mes deux sabres avant de m'éloigner de lui sur le côté.

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Jeu 20 Sep 2018 - 22:31
Voilà qui était fort embêtant …

Le groupe kumojin venait d’arriver à Tetsu no Kuni, et voilà déjà que le groupe venait de rencontrer deux quatuor : deux groupes de 4 iwajins qui semblent être arrivés avant eux … que faisaient-ils ici ? Elle l’ignore, mais ce sera au chef du groupe de poser des questions : bien qu’aller à Tetsu l’arrange, elle est en mission, et son rôle ainsi que celui de ses compagnons est de retrouver le fils du Seigneur de la Foudre, rôle que Yahiko dévoile sans problème. La Sendai ne voyait pas d’inconvénient, c’était des alliés, donc elle ne s’interposera pas à cette décision qui est sage venant de Yahiko.

Mais ce qui était dur, c’était de foncé comme cette iwajin lorsqu’elle a vu la pauvre Genin se faire égorger. Elle n’aimait pas que d’autre soit blessé alors qu’elle peut agir pour les aider, mais elle sentait une puissante main l’attraper par la veste. Yahiko, son « cousin », l’empêchait de partir au front, il voulait qu’elle reste en retrait, qu’elle reste loin de tout ça, mais surtout, qu’elle se plie à ses ordres. Pendant un moment, Anzu l’avait maudit, son visage habituellement neutre s’était changé subitement, sans doute a-t-il eu peur qu’Anzu agisse par ses sentiments et non par la raison. Et c’était censé, Anzu allait foncer tête la première si Yahiko n’avait pas agi …

Que lui arrivait-elle ?

Elle se ressaisit, ses sentiments étaient subitement ressortis de sa carapace de neutralité, Tsuki savait de quoi le narrateur parle. Elle recule donc, se plie aux ordres de Yahiko malgré la fulgurante envie de venir fracasser ce masque de fer dans la gorge de ce fichu connard. Elle respire un bon coup, puis reprend le visage de marbre qui la catégorisait bien.

- Tu as de la chance que tu sois mon chef pendant cette mission … je t’aurai utilisé comme massue pour t’être mis sur mon chemin.

Après cette … révélation ? Yahiko leur demande d’utiliser leur détection respective, de scanner la zone. La Sendai décide donc de se concentrer, elle manipule son chakra pour venir envahir ses yeux. Elle les rouvre, ses yeux brillaient d’un vert émeraude pour balayer la pièce, mais surtout pour voir ce que contenait ces cercueils … voire même qui se cache derrière ce masque, même si elle a une hypothèse.

Résumé:
 

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Jeu 20 Sep 2018 - 22:36
Etsuko venait d'arriver dans la pièce quand elle entendit la voix de la jeune genin. Elle ne la connaissait pas mais cette enfant semblait visiblement gravement menacée. Serrant les dents de voir quelqu'un s'en prendre à une si jeune fille, Etsuko resta silencieuse quelques instants. Elle analysait la situation, observait tout autour d'elle. Tout d'abord, l'environnement. Ils étaient dans une immense salle ovale après qu'ils aient passé quelques couloirs, tous pavés. La salle dans laquelle ils étaient désormais était une grande salle en ellipse, le sol était de marbre. Ce n'est pas ici qu'elle ferait pousser la moindre fleur. Elle avait heureusement encore quelques cartes dans sa manche même sans ceci, mais elle était bien plus affaiblie. En clair désavantage.

Ensuite, les personnes présentes. Il y avait un certain nombre de genins d'Iwa, qu'elle connaissait tous d'ailleurs, mais aussi des kumojins semblait-il à leur bandeau. Elle reconnaissait par ailleurs Yahiko qu'elle avait affronté pendant le tournoi internationnal de Kaze ainsi qu'Anzu, son adversaire du premier tour qu'elle avait vaincu. Elle aurait sourit si elle n'avait pas également repéré deux cadavres au sol, l'un étant sans aucun doute son kage qu'elle avait reconnu, et l'autre, au vu de son équipement et de l'expression d'horreur qui s'était affichée sur le visage de Tenmei devant être le Shogun. Trop tard. Etsuko allait ouvrir la bouche en entendant les paroles de celui qui semblait menacer l'enfant quand soudain, sa gorge se fit trancher sous le regard horrifié de la Naari. Une enfant ? Il avait tué ainsi une enfant sans la moindre hésitation, elle qui cherchait à ramener la paix se retrouvait désormais dans une situation ou la guerre venait littéralement d'être déclarée ?

« STOP ! »

La Fukutaichō avait hurlé. Il fallait arrêter le massacre avant qu'il ne commence. Cet homme avait visiblement tué sans mal le Sandaime Tsuchikage ainsi que le Shogun et avait l'appuis de la garde d'élite de Tetsu no Kuni sans quoi il y aurait bien plus de cadavres que cela sur le sol. Attaquer maintenant, comme ça, n'était qu'une folie. Un espoir de rendre justice qui n'était en vérité qu'un suicide collectif aux yeux de la jeune femme pour qui chaque vie comptait. Trop tard. Le corps de l'enfant tombait faiblement au sol et ses camarades ne semblaient pas vouloir attendre. Ils voulaient vengeance dès maintenant et ne semblaient pas l'écouter, courant visiblement à leur perte. Comment empêcher les morts d'ici ? Comment faire ?..

Trop tard, il fallait combattre. Les silhouettes étaient trois, des hommes qui ne cherchaient que vengeance, qui voulait du sang pour du sang, des bêtes monstrueuses. Et ces bêtes là avaient rendu fou ses compagnons qui n'attendaient pas pour réagir et attaquer. Déjà la jeune Toph qu'elle avait eu dans son bureau et à qui elle avait conseillé de ne pas être trop impulsive se laissait entraîner par son instinct et enchaînait les techniques. Attrapant un kunai, le premier réflexe d'Etsuko fut de se faire une longue estafilade sur la cuisse gauche, espérant alors de tout coeur voir la scène changer devant ses yeux. Qu'elle ne soit là que dans une très grosse illusion et non pas dans cette véritable scène. Tout mais pas ça.

Le sang coula, la douleur mordit sa cuisse après que son pantalon se soit ouvert sur une dizaine de centimètres de long. La scène restait identique. Le fort espoir de la Fukutaichō venait de retomber. Ceci n'était pas une illusion. Elle était dans la réalité. Le Tsuchikage était mort, ses genins se lançaient dans un combat peut-être perdu d'avance, attaquant sans laisser de répis à ses ennemis, ne laissant pour seul choix que l'affrontement sans discussion.

« Pourquoi encore du sang ?! Vous ne vous arrêtez jamais ?!! »

Commençant ses mudras après avoir jeté son kunai avec toute sa force vers le torse de l'homme au masque de fer, Etsuko créa une multitude de pétales au dessus des trois silhouettes principales dont le premier venait de tuer la jeune genin. En un instant, les armes tranchantes à l'apparence agréable foncèrent sur leurs cibles, pour venir lacérer de toutes parts le trio meurtrier. Comment arrêter cela si ce n'est en les mettant hors d'état de nuire et en les appréhendant ? Surveillant les samouraïs le long des murs, Etsuko allait enchaîner quand elle vit que la jeune Hisa sans plus réfléchir s'était mise à foncer sur l'homme. Une vision d'horreur traversa les yeux de la chûnin qui ne pouvait rien faire pour la sauver.

À moins que... Enchaînant les mudras, Etsuko fit remonter tous les pétales qui innondaient désormais le terrain et les envoya se coller sur l'homme au masque, des dizaines et des dizaines de pétales allant se plaquer sur son visage, tâchant au mieux de lui gêner la vue, tandis que d'autres allaient se coller partout sur son corps. Avec cette gêne, elle espérait sincèrement qu'elle offrirait à la genin qui avait commencé à attaquer sa cible, non seulement la fenêtre pour éviter une attaque qui pourrait lui être mortelle, mais aussi une chance de toucher sévèrement l'homme qui lui faisait face. Prête à agir si le moindre des autres samouraïs de la pièce faisait un signe aggressif vers eux, la jeune chûnin était désormais sur ses gardes.

HRP:
 
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Jeu 20 Sep 2018 - 22:58
Il y a très peu de temps...
Gabushi était dans les airs vers une direction inconnu, toujours la main accrochée à celle de Tenzin pour ne pas s'écraser plus bas, elle filait dans la direction où allait le petit groupe de Hyûga plus bas, qui accompagnaient eux la jeune Sayuka
Plusieurs fois, la jeune fille regardait en bas pour retrouver ses camarades qui étaient restés au sol pendant que Tenzin, lui aussi assimilateur, s'occupait des soucis que pouvait poser la navigation dans le ciel. Cette situation dura pendant un moment, faisant défiler les paysages les uns après les autres devant le regard à la fois étonné et curieux de la jeune Ashikaga. Elle s'était reprise à plusieurs fois à rêvasser pendant le trajet qui n'en finissait pas, eu lieu d'aider Tenzin pour avoir une trajectoire correcte. Mais elle ne pouvait s'empêcher de manifester ce genre d'égarement, malgré les entrainements avec Musashi. Quelque part, elle les chérissait bien plus que ce que pouvait contenir le reste du voyage, elle aimait ces moments de pause et de suspension que pouvait créer le fait de se déplacer sur une longue distance.

Gabushi était bien trop loin pour entendre ce que pouvait se dire les trois autres camarades en bas et le vent qui prenait d'assaut sa coiffure ne permettait pas vraiment d'entendre très loin. Mais elle pu apercevoir la toute jeune et courageuse genin prendre l'initiative dans la course. Elle dépassait Hayate et Toph en vitesse avec une technique que ne reconnaissait pas l'assimilatrice. Elle ne put empêcher un sourire bienveillant se dessiner sur son visage en repensant à la phrase qu'elle lui avait glissé plus tôt, sur le fait que Sakuya voulait devenir comme elle.


Maintenant...
Le ciel prenait une teinte bleuté progressivement, accompagnant le soleil dans sa course quotidienne. Le palais devant les quatre iwajins était magnifique, Gabushi eu beau fouiller dans sa mémoire, elle n'avait jamais rien vu de tel jusqu'à présent. C'est avec un regard curieux et sans se rendre compte que quelque chose pouvait se tramer dans ces murs, qu'elle observa attentivement la bâtisse majestueuse. Cela ne dura pas longtemps, il y avait fort à faire en ce lieu et un nouveau objectif secondaire venait de faire son apparition: ils avaient "égaré" Sayuka. Ils rentrèrent ensemble sous le regard silencieux des gardes samurai qui se tenait ça et là, rendant la situation encore plus tendu qu'elle ne pouvait l'être déjà.


- Excusez-moi, vous n'auriez pas vu un grand monsieur, plutôt costaud et un peu après une petite fille plutôt pressée ?... Non ? Tenta la kunoichi en direction de ceux qui les observaient en silence. Aucune réponse, forcèmment. Elle ne s'attendait pas à discuter philosophie, mais après ses échanges verbal avec Musashi, elle s'attendait quand même à un minimum de répondant et surtout, de courtoisie.

Ils arrivèrent devant se qu'il semblait être les portes de la grande salle, quand une piste surprenante s'était soudain élevé de derrière celle-ci. C'était la voix de Sayuka qui s'était élevé et la peur pouvait se faire entendre, vibrante dans la voix de celle-ci et c'est ainsi que Gabushi prit soudain conscience de la situation. Les quatre de la roche entraient dans la grande salle ovale et plutôt remplis de monde à première vue. Si on oubliait rapidement les gardes qui faisaient les meubles, il y avait un autre groupe d'Iwajin déjà là. Elle reconnaissait Etsuko-sensei et Musashi-san, elle fut soulagé jusqu'à apercevoir la raison du crie qu'avait poussé Sayuka.
La scéne était horrible, plusieurs corps, du sang partout et surtout une silhouete menaçante qui avait empoigné la petite genin fougueuse qui s'était retrouvé sur place avant tout le monde. Quand soudain, elle n'était plus.

Elle ne retint pas la discours de méchant, les menaces et autres idioties que pouvait proférer la silhouette dans la direction du groupe qui se trouvait à l'entrée. Elle ne retenait que le corps de sa camarade qui chutait, lentement, fatalement vers le sol presque sans faire de bruit. Les yeux ronds de surprise, incapable de réagir pour le moment, elle ne pouvait que regarder au sol les deux silhouettes qui gisaient là. L'un à côté de l'autre, se trouvait le personnage le plus important du village et une jeune genin venant de sortir de l'académie, et quelque part elle était aussi importante au yeux de Gabushi que le Tsuchikage.

Son regard remonta lentement vers la silhouette qui était déjà assailli par les membres d'Iwa déjà présent mais elle ne réagissait pas. Elle n'était pas prête à ça, pas encore. Elle le savait qu'elle n'était pas prête à se lancer dans le combat après un tel choc. Si le félon avait bien gagné quelque chose avec cet acte insensé, c'était de ne pas avoir de réponse de la part de l'Ashikaga. Mais c'était de courte durée.

Inspiration par le nez, expiration par la bouche, elle faisait intérieurement le vide. Hors de question de se concentrer avec le fantôme de Sayuka encore dans son esprit, si elle voulait correctement se battre, il fallait retrouver un certain calme dans son esprit. Son regard se porta sur les samurais qui étaient sur le côté, maintenant qu'elle était pleinement conscience de son environnement en combat, ces individus silencieux qui les observaient était une possible menace à ne pas ignorer.

Mais pour le moment, elle restait calme,
le calme avant la tempête.


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Ven 21 Sep 2018 - 0:12
Nous nous dirigions tous les cinq vers Tetsu no Kuni, fonçant à une vitesse ahurissante pour tenter de rattraper la source de chakra que nous avions repéré plus tôt. Sans grand succès d'ailleurs. En bas, les trois autres genin semblaient suivre la cadence et se débrouillaient vraiment bien. A commencer par Sayuka, qui me surprit beaucoup dans ses efforts pour rester à notre niveau. Cette eisenin avait finalement du caractère et de la détermination, et je ne regrettais nullement que nous l'ayons accepté dans notre expédition. Et même si Gabushi et moi n'étions pas en mesure d'entendre les paroles que s'échangeaient nos camarades plus bas, un sourire vint étirer mes lèvres. Quant à mon homologue assimilatrice, elle semblait rêvasser plus souvent qu'elle ne se concentrait réellement sur ses techniques de vol, mais mon expérience et nos capacités faisaient que le vol restait tout à fait correct. Même si il aurait pu être plus rapide avec de l'entraînement. Mais peu importait. Alors que nous arrivions en vue d'un immense palais et de ce que je pensais être la frontière du Pays du Fer, notre petite eisenin fut prise d'un élan de fougue et usa de ce qui ressemblait à une technique fûton pour se propulser.

D'autres personnes étaient déjà présentes. Avec Gabushi -se tenant toujours la main- nous entamâmes notre descente pour rejoindre la terre ferme. Non pas que la hauteur me dérangeait, loin de là. Mais nous serions certainement plus utile avec tout le monde qu'isolés dans le ciel à l'heure qu'il était. Très rapidement, je reconnus Etsuko, la dernière membre de l'équipe Gosei, ainsi que Musashi mon cher ami samouraï et Hisa, une autre samouraï que j'avais affronté au tournoi des genins d'Iwa. Ils étaient accompagnés par ce qui ressemblait à une autre samouraï, mais je me demandais bien ce qu'ils faisaient ici. J'étais sûr qu'ils n'étaient pas parmi les hommes qui étaient partis chercher notre Tsuchikage. Savaient-ils seulement qu'il avait disparu ? Mais alors pourquoi nous nous retrouvions tous ici ? Tetsu avait-il demandé l'aide d'Iwa pour quoi que ce soit ? Tetsu était-il en difficulté ? Je n'en savais rien. Mais j'avais le sentiment que nous ne tarderions pas à savoir ce qui se tramait ici. Un troisième groupe, cette fois-ci des Kumojin, étaient eux aussi présent. Mais c'était quoi ce bordel ? Eh bien, nous étions tous sur le point de découvrir le bordel qui nous attendait.

Sayuka franchit les portes de la grande salle la première, emportée par sa technique et la fougue de la jeunesse. Mais quelque chose clochait. Le vent était lourd d'un sentiment étrange et pesant. Et une fois la grande porte du palais ouverte, c'est l'odeur qui s'imposa à nous qui était pesante. Et très rapidement le cri de la genin retentit. Je courus donc rapidement pour voir ce qui se passait mais je m'arrêtai net. Non...Non...Ce n'était pas possible. Pas ça. Mon coeur s'emballa, ma vision se troubla, mes membres commencèrent à trembler. Du sang, partout du sang. La chevelure argentée de celui qui autrefois était appelé Ombre de la Roche était tâché de vermillon, son corps ne tenant plus en un seul morceau. Au sol, une autre victime éventrée, que je ne connaissais nullement. Et enfin, l'eisenin, égorgée, le corps inerte amorçant sa chute vers le sol. C'était quoi ça...? Dans quoi étions nous rentrés ?! Une sensation nauséeuse m'empara, avant que les images de mes parents ne me reviennent. Encore une fois. L'angoisse. La sensation de mort imminente. J'étais de retour à Kaze no Kuni, six ans plus tôt, impuissant....

Au loin des sons me parvenaient. Hi no Kuni, le samouraï masqué avait-il dit ? Un cri...Etsuko ? D'autres personnes parlaient....Il y avait du mouvement. De la boue, des fleurs, une personne qui courrait...Non. Le Sandaime était mort. Sayuka était morte. Mon coeur me faisait mal.

-Sandaime...Sayuka...

Non. Non, non et non ! Il était mort. Certes, mais je n'allais pas me laisser tétaniser. Je n'allais pas rester là sans rien faire ! Mes autres camarades avaient entamé le combat, et si on ne s'y mettait pas tous, nous y passerions sans aucun doute. Très rapidement, les bruits qui me parvenaient si lointain se firent dès alors très présents, me ramenant à la réalité des lieux. Un air profondément féroce et déterminé s'empara de mon visage. Trois ennemis. Un devant, les deux autres derrière. Les attaques visaient principalement le meurtrier. Mais il fallait occuper les deux autres. Une brise vint agiter mes cheveux et mes vêtements alors que je me préparais au combat. Pointant mes deux index vers les deux ennemis du fond, je tirai simultanément et sans sommation quatre traits de vent perforants sur chacun, réajustant au besoin mes tirs si les enfoirés daignaient bouger de leur position. En prime, je lançai deux autres traits de vent de ma bouche vers l'ennemi qui se tenait devant. De quoi les tenir occuper. De quoi les trouer de part en part. Ils n'allaient pas s'en tirer à bon compte.


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Ven 21 Sep 2018 - 1:11
Curieux, innocents, ils progressaient vers Tetsu no Kuni, là où ils devaient retrouver normalement le fils du seigneur de Kaminari no Kuni. Yahiko, maintenant chef d'équipe, prenait son rôle très à coeur. Il ne cessait de se ruminer toutes les informations qu'ils avaient pu récolter jusque là, Anzu Tsuki et lui, et les faisaient tourner dans tous les sens. Kojima Reijirô, ancien Jûunin, souvent employé par la Seigneurie, aux cheveux noirs, aux yeux verts, dont les yeux avaient changé, dont l'absence engendrée par son père n'avait pas été transmises aux autorités de Kumo. Le masque et les quelques équipements de la forge Metaru, des livres concernant la mort et la nécromancie.. Ca ne pouvait être une coïncidence, ça n'était pas normal, il y avait anguille sous roche. Alors qu'est-ce qui pouvait bien les attendre, là bas ? Il ne connaissait ni le lieu, ni les personnes, ni les arts ninjas développés là bas. Retrouveraient-ils bien gentiment le Jûunin, le ramèneraient-ils gentiment à Kumo en le tenant par la main ? Certainement pas.

Si bien qu'avec toutes ces réflexions, Yahiko avait parlé à ses deux camarades de mission. Il voulait tout savoir sur eux, toutes leurs capacités, tous leurs goûts, toutes leurs habitudes. Tous les détails étaient importants, toutes les informations n'étaient pas à lésiner, parce que ce qui pouvait les attendre là bas était bien pire que tout ce qu'ils avaient pu rencontrer dans leur calme vie de ninja. Trop paranoïaque ? Disons qu'il était si inexpérimenté qu'il s'accrochait à ce qu'il pouvait. C'était flippant, l'idée de rejoindre un homme qui manipulait des esprits et qui kidnappait des Jûunin. Suffisamment pour qu'il notait tout sur son petit carnet qu'il tenait dans ses affaires, et avait même prit sur lui son masque qu'il installerait sur son visage au cas où.

Après plusieurs heures de route, ils arrivèrent enfin à destination, devant le palais du Shogun. Ils n'étaient pas seuls, non, il y avait des ninjas d'un village allié : Iwa. Encore plus flippant ? Probablement, car cela signifiait que les actions de l'homme qui était derrière tout ça dépassait largement Kumo, et avait même impacté d'autres pays ninjas. A quel point celui-ci était influençant ? Ca paraissait irréel, comme si tout était calculé pour que tous ces ninjas se retrouvent au même endroit, au même moment. Dans ce grand bâtiment, tous entrèrent. Yahiko fit en sorte de garder proche de lui ses deux compagnons, car dans l'inconnu, c'était rester en groupe qui était important. D'une voix douce, il murmura à Anzu de vérifier les alentours avec ses capacités sensorielles, elle qui était la plus expérimentée dans le domaine. Pour Tsuki et lui, il fallait se concentrer sur le reste. A première vue, en y réfléchissant objectivement, rien n'était stressant à ce moment là. Il ne fallut attendre que quelques pas de plus pour que toute l'ambiance se modifie.

D'une ambiance mystérieuse à une ambiance pesante, démoniaque, gore à souhait. Dans cette Grande Salle qui, dans un autre contexte, ne pourrait aspirer qu'au respect et à l'ébahissement, deux cadavres jonchaient le sol. Deux ninjas complètement inconnus aux ninjas de Kumo, mais au vu de la tête que tiraient les ninjas d'Iwa, devait appartenir à une de leur connaissance. Le deuxième est tout autant inconnu pour le Sendai, et sa mort était tout aussi atroce. L'une tranchée en deux, l'autre éventrée. Et au delà de tout ça, une troisième future victime était à noter. Les yeux écarquillés, abasourdit par ce qu'il voyait, un homme tenait une enfant dans ses bras, une enfant d'Iwa qui était entré plus tôt que tous les autres dans la demeure.

Yahiko découvrait, il découvrait cette journée tout le cycle de haine qui ne cessait de se répéter. Tuer des innocents, qui engendrait le meurtre d'innocents, qui engendrerait de nouveau le meurtre d'innocents, et ça à ne jamais en finir. Les soit-disant vilains qui tenaient la fillette en otage reflétaient exactement la vision qu'avait partagé le Sendai à son élève quelques jours plus tôt : le mal n'était qu'une recherche de justice, aussi extrême soit-elle. L'homme qui était ici n'était qu'une victime de tout un grand cycle et ii avait la puissance d'impacter ce cycle à sa manière. Anzu ne devait pas lâcher sa sensorialité, elle n'était pas faite pour se battre correctement. D'un signe de tête, il fit comprendre à Tsuki qu'elle pouvait se préparer à se battre, à préparer son terrain pour se défendre au mieux, comme elle savait le faire. Mais ses yeux avaient du mal à se défaire de la jeune fille, qui suite à une remarque cinglante, avait été égorgée à son tour.

Il y avait tant de belles choses, dans une vie. L'innocence, le courage, l'envie de prouver aux autres notre valeur, que l'on était capable comme eux de faire des miracles. Tant de gens à qui le prouver, à soi, à sa famille, à ses collègues ninjas. D'une lame, tous les rêves étaient envolés, tout l'espoir était mort. Les yeux rivés vers cette jeune fille qui réclamait de l'aide, ses yeux appelaient Yahiko, qui ne rêvait que d'une chose : de lui venir en l'aide, de la secourir, de la tirer des bras de cet homme qui allait commettre l'irréparable. Mais c'était impossible. Impossible de retenir cette larme, qui coulait doucement sur sa joue, à la vue de la jeune fille qui, doucement, atteignait le repos éternel.

Sous état de choc, la pommette toujours humide, sa main attrapa automatiquement le col d'Anzu. La haine attisait la haine, et si tous les autres ninjas se ruaient sur les adversaires proches afin de se défouler, le chef d'équipe se força à ne pas céder à ses sentiments. Tout était si horrible, tout était si compréhensible, mais s'ils ne faisaient pas attention, c'était eux aussi qui y passeraient. Malgré le puissant homme qui se dressait devant eux, malgré les deux sortes de cercueils qui l'entouraient, et malgré tous les espèces de soldats qui jonchaient les murs, ils s'étaient presque tous lancés. Sans réfléchir, sans observer, se laissant juste hanter par cette envie de vengeance. Ils n'étaient tous que des pantins de ce cycle de haine.

-"Anzu, préviens avec ta bague le Seigneur de Kaminari, donne lui autant de détails que possible mais fait ça brièvement. Une fois fait, tu reprends ta sensorialité et tu nous dis tout ce que tu vois, même une possible sortie de secours. Tsuki, déploie tes clochettes, on va avoir besoin de tes illusions. N'utilisez aucun Ninjutsu, nous risquons de blesser nos alliés. On fait de notre mieux pour les protéger, et faites attentions aux Samouraï qui nous entourent."

S'adressant plus particulièrement à Tsuki, tournant sa tête tentant sa masquer la peur et la panique face à cette situation inhabituelle, il se permit un petit conseil personnel.

-"Aujourd'hui, nous ne nous battrons pas pour tuer des innocents. Nous tuerons pour préserver la paix que ces monstres veulent détruire. La discussion avec eux n'a pas l'air envisageable, comme tu peux le voir", abrégea t'il avant de rire nerveusement, doucement et brièvement.

Ne pas craquer, garder sa concentration. Tout détail était important, tout détail était primordial. Tous les entraînements acharnés qu'il avait effectué jusque là devaient porter ses fruits.

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Ven 21 Sep 2018 - 2:22
prélude arc n°5 — les héritiers.

Qu’est-ce que la haine ? Cette force sombre, intense, qui part des entrailles et se déverse lentement dans les veines. Ce sentiment incontrôlable, d’une puissance incroyable, capable de dépasser tous les autres. Qu’est-ce que c’est ? Est-ce que c’est ce qu’elle ressent, quand ses yeux se posent sur une personne qui lui déplaît ? Est-ce que c’est ce petit pincement, quand une situation injuste s’offre à elle ? Cette minuscule piqûre sur son cœur, quand quelqu’un agit à contresens et rend une autre personne fautive de ses actes ? Non. La haine, c’est plus fort. Plus grand. La haine, c’est la puissante brûlure qui traverse ses entrailles quand elle constate tous les cadavres empilés. Elle s’y était préparée. Avec Yahiko, ils avaient mis un point d’honneur à travailler sur ce point : faire face à la mort, être prête à la donner. Se préparer à une situation compliquée, où Tsuki devrait mettre de côté tous ses principes pour protéger quelqu’un. La haine, c’est ça. Le pincement dans son cœur, la douleur intense qui la traverse et lui donne envie de vomir.

Elle ne connaît aucun d’eux. Aucun des cadavres étendu sur ce sol maculé de sang ne lui dit quelque chose. Aucun visage familier. Ils ne sont plus seuls, pourtant le temps s’est arrêté, plus rien ne bouge, plus personne n’existe. Un vide. Un creux. Une douleur. La peur. Battement de cœur inarrêtable. Brusque. Respirer, respirer. Elle n’est pas seule. Il ne faut pas se laisser aller. Ne pas avoir peur. Se dire que, de toute façon, cette situation n’aura qu’une situation possible : ces hommes, ou le groupe de shinobis présents. Oublier que la mort doit être donnée, surtout oublier que la mort doit être donnée. Ne penser qu’à sa propre survie, quels que soient les moyens mis en œuvre en ce sens. Tsuki inspire profondément, encore une fois. Les autres s’élancent déjà, tandis que ses prunelles font la navette entre elle et Yahiko. Cette histoire ne s’annonçait pas si mal, pourtant. Alors pourquoi ? Pourquoi cette enfant, pourquoi les autres ? Pourquoi la mort doit-elle s’immiscer partout ?

Déglutir. Ne pas lâcher prise.

La voix de son Sensei lui ramène brutalement les pieds sur terre. Il faut qu’ils se battent. Tsuki a interdiction d’utiliser des Ninjutsu, mais peut volontiers balancer des illusions. Très bien. Les clochettes. Oui, les clochettes. Bien. Il ne faut pas avoir peur. Il ne faut pas fuir. De toute façon, cette situation est désormais sans issue. Ses prunelles reviennent sur Yahiko et ne le lâchent pas. Des larmes remplissent ses yeux. Mourir ici ? Non. Pas mourir ici. Se battre. Pour sa patrie. Pour ces innocents. Pour tous ceux qui sont là. Mettre de côté toutes les craintes, toutes les peines. Oublier que la mort est en jeu. Oublier. Que. La. Mort. Est. En. Jeu. Tsuki hoche la tête s’essuie les yeux.
« Innocents contre monstres. Tu as interdiction de mourir. Je ferai de mon mieux. »
Trois phrases. Tsuki a compris la phrase que lui a adressée le jeune Chûnin. Elle prend tout son sens. Ce travail, tout ce travail pour ne pas faiblir. Pour réussir à outrepasser ses principes. Tuer ? Vaincre. Quoi qu’il en coûte. Après tout, peut-être ne sera-t-elle pas contrainte à tuer, cette fois ? Mais, au fond … Peut-être le faut-il, non ? Est-ce que cet homme mérite toujours de garder sa vie ? N’a-t-il pas, justement, basculé ? Franchi la ligne de non-retour. Dans une situation irréversible. Il n’a plus de droit de vivre, non ? Il n’a pas tué une, mais trois personnes. Trois. Dont une enfant. Mérite-t-il la vie ? Sa vie a-t-elle autant de valeur que celle de Tsuki, ou tous les autres présents ici ? La blonde se mord la lèvre. Il n’a plus aucun droit. Lui, ses acolytes, tous ceux qui passeront avec lui. Tous ces gens méritent la mort. Leur vie ne peut plus être sauvée. Ils mettent trop de gens en danger, bien trop de gens.

Tsuki regarde partout autour d’elle, suit les mouvements de tous les autres ninjas présents. Des clochettes. Elle se saisit de quelques unes. D’abord huit. Quatre dans chaque main. Toujours attentive aux autres, la blonde saute et lance les instruments, sans viser, sans réfléchir. Son but est d’esquiver les autres, pas de faire attention au monstre en face. Certaines clochettes parviennent à se planter, tandis que d’autres rebondissent sur le sol. Toujours en l’air, Tsuki en lance d’autres. Comme les premières, certaines trouvent une place toute faite, tandis que d’autres tombent. En tous les cas, une bonne dizaine de clochettes est installée, parmi les cadavres des autres. Une fois revenue à terre, la Genin crée trois clones de vent. Avec ses partenaires, elles se répartissent. Une à gauche, une à droite, une au centre. Tsuki reste malgré tout à portée de son sensei, au cas où les choses tourneraient mal. Elle lancera peut-être ses clones à l’assaut lorsqu’une ouverture se fera. En attendant, Tsuki compose des mudras et envoie une première illusion sur l’adversaire commun. L’ultrason. Fameux ultrason. Ses prunelles suivent le mouvement. À la première ouverture, la stratégie des clochettes pourra se mettre en place. Ou alors il faudra en adopter une autre.

Quoiqu’il en soit. Cette bataille sera décisive.
Innocents contre monstres. Que les meilleurs gagnent.

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Ven 21 Sep 2018 - 3:16
Quand je vis sakuya partir devant j'eus le malheur de sourire.Un sourire qui était empli de joie envers une genin qui voulais faire ses preuves.Je pense que les dieux on un sens de l'humour cruel, ce sourire semblait bien hypocrite concernant la suite.
Beaucoup, beaucoup trop monde au même endroit. Des amourais, du sang, le sang des ninjas d'iwa coulait sur le sol de cet odieux palais.
J’étais arrivé juste après Tenzin et je constatait la scène. Certains voient le byakugan comme un don béni des dieux, une chose que peux d’élus possèdent et ne méritent pas. Mais pour moi c’était la deuxième fois que je pensais que ces yeux étaient une malédiction.Grace au byakugan je pouvais tout voir, tout distinguer, un homme coupé en petit morceaux sur le sol qui continuait d’alimenter la salle en sang frais.Le pauvre homme était en si mauvais état qu'il m’étais impossible a décrire tant le haut le cœur qui s'en suivit m’empêcha mon investigation plus avant.
Il y avais un autre mort. Mais ce n’était pas possible, celui que je connaissais était un homme fort et sage. Invincible en tout points, il incarnait les valeurs de notre village et il était le plus puissant d'entre eux.Mais la il gisait en deux morceaux bien distinct sur le sol.
Impossible. Cela devait être une erreur,il ne pouvais mourir. Pas après tout ce qu'il m'avais dit.Mon corps tremblait et malgré tout les interdits que ce même ninja avait mis en place, je pleurais.

***
- Je suis désolé de te le dire ainsi jeune Hyuga, mais tu n’es pas prêt à affronter les dangers dont est empli le monde shinobi.. Pour faire face, il te faudra bien du courage effectivement. Toutefois, notre nindo ne se reflète qu’a travers ces actes dans lesquels il se renforce. Ne penses pas pouvoir devenir un pilier du village sans avoir à te salir les mains. Nous autres Iwajins, avons appris à nos dépends que des ennemis resteront à jamais des ennemis, peu importe comment nous leur tenons la main. Alors comment penses-tu pouvoir demander aux Iwajins de te faire confiance, si toi même tu l’ignores ?

-Je sais que vous avez raison.Je sais pertinemment que vous avez raison et que je ne suis qu'un rêveur de plus.Mais ... mon regard se releva a la fois peiné pour ce que je faisait mais aussi déterminé par les idéaux que je défendais. Je continuais a deposer mon bandeau frontal sur le bureau ,tremblant comme une feuille sous le poids de la pression :
- Si je ne me bat pas pour ça toute ma vie n'aura été qu'un mensonge.

Le kage se lève alors, puis se saisit du bandeau apposé sur le bureau. Il appose un genou à terre, puis prend la peine de m’attacher le bandeau, se faisant pourtour du front du jeune Iwajin.

- Si c’est là de cette façon que tu veux me démontrer que tu sera un meilleur Tsuchikage que moi, et bien prouve-le moi. Entraînes-toi, devient assez fort pour me prouver que j’avais tort et que la vie Shinobi peut s’aborder de cette façon. Toutefois, en cas d'échec je serai beaucoup plus dur avec toi, Hayate-kun. Après tout, à partir d’aujourd’hui tu n’es plus un enfant. Tu es un shinobi.

J'avais fermé les yeux en sentant les mains de kage m'entourer la tête de mon bandeau frontal. J'ouvris soudain les yeux en comprenant ce qu'il faisait. Il me faisais "shinobi". Tout un tas d’émotions se mêlait a moi en une fraction de seconde. L’incrédulité d'abord en me demandant si c'etait une farce. Un nouveau test ? Que devais je faire ou répondre ? Puis vint une allégresse profonde qui venait de mes entrailles. Le genre de joie qui sur le moment vous permettrais de tout accomplir. Soulever des montagnes ne vous parait plus inaccessible mais avec toutes ses émotions le mental commençait a ne plus rien contenir.Je voulais pleurer, de joie, mais je me retenait de toutes mes forces. Il serait dur avec moi il l'avais dit. Et je devais me montrer motivé et confiant de la tache qu'il venait de m'assigner. J’étais devenu non pas juste un simple shinobi. Mais le porteur de la paix et de la confiance de l'enfant du fer. On ne pouvais pas plus m’honorer .

-Je...Je ne sais pas quoi dire... Je ferais en sorte de ne pas vous décevoir Kage-sama mais ...Puis je vous poser une question?

J'attendis quelques instants avant de poursuivre:

-Apprenez moi a devenir un ninja puissant. Vous ne vous inquiétez pas je ne compte pas lâcher Lee-sensei de si tôt mais j'aimerais que vous supervisiez mon entrainement.

Je m'inclinais respectueusement et continuais:

-Je suis prêt a travailler dur et a donner le meilleur de moi même si vous acceptez.Je suis pret a vous montrer ce que je vaux . Onegaishimasu

« Soit j’accepte de prendre en charge certain de tes entraînements. Si tu passes trop de temps avec moi, il est certain que ma femme ne laissera pas passer cela. Toutefois, prépare toi Hayate. La différence entre toi et moi est telle que je pourrais très bien finir par te tuer accidentellement. »

***

C’était un cauchemar, un mauvais rêve, un genjustu cela ne pouvais etre vrai.

« Il s’agit de votre coéquipière, si j’en crois son bandeau et la certitude avec laquelle elle a voulu m’attaquer. J’imagine que vous souhaitez que je retire mon katana de sa gorge… »

Je faisais non de la tête, machinalement. Sakuya, il la tenait elle était en danger! Il fallait que je me ressaisisse que je l'aide . Je levais le bras mais encore une fois trop tard. Un cri, le tintement du métal, le sang, un corps qui tombe ajoutant ses propres entrailles a la peinture macabre qui se dessinait au sol. Iwa pleurait ses enfant ce jour la.
Tandis que tout mes alliées hurlaient de rage, et fonçait vers un ennemi trop puissant pour eux les autres les aidaient d'une volée de justus. Je n'avais pas pu rentrer dans la pièce et était seulement tombé a genou.
Quelque chose venait de se briser en moi, je ne comprenais pas bien sur le moment alors que complètement paralysé par la peur et le chagrin je restais loin de la scène.
Je voulais désespérément bouger pour tenter d'aider mes camarades et vaincre cet ennemi mais la réalité était tout autre, j’étais un enfant sur le champ de bataille. Un enfant qui venait de grandir trop vite.

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Ven 21 Sep 2018 - 10:08
S’il avait jusqu’alors un doute sur la loyauté des Samouraïs de garde, Bakuhatsu Kenta devait bien se rendre à l’évidence : leur immobilité et le respect pour Taira Fugaku était absolue. Certains avaient sans doute quitté le palais, jugeant insupportable le changement de position pour leur clan et leur pays, mais la plupart étaient restés. Et que dire de la révélation qui leur venait d’être faite. Décidément, les Samouraïs étaient bien des gens à part…

Et lorsque ces Iwajins et Kumojins arrivèrent dans la Grande Salle, peu de temps après que tout se soit passé, Kenta était prêt à passer à l’action. Mais la mise à mort de cette enfant de la part de son « compère » allait peut-être s’avérer suffisant. Ces shinobis des villages cachés – Kenta connaissait plutôt bien Iwagakure no Satô de par la proximité de son clan avec celui des Chôkoku – ils pensaient vraiment que tout pouvait leur être permis. Mais aujourd’hui, ils n’avaient pas face à eux de simples spectateurs ou shinobis aux beaux discours. Ils avaient face à eux… des shinobis, des guerriers et surtout…

… des Héritiers.

Mais cette dizaine de shinobis, ils n’avaient pas l’intention de rebrousser chemin. Encore une fois, ils ignoraient presque tout de la situation et se permettaient d’agir comme si seule leur décision reflétait la bienfaisance. Que ce soit par leurs lames, leurs bouches ou leurs mains : différents projectiles importants les visèrent.

Des projectiles non-négligeables qui explosèrent au contact de lames de chakra… projetées par les Samouraïs de la garde. Jusque-là silencieux, ils passèrent à l’action pour protéger leur nouveau leader. S’il aurait été difficile de savoir comment Kenta aurait agi sans cette protection des douze Samouraïs, il n’en restait pas moins certain, désormais, de la prise en compte du nouveau statut de Taira Fugaku.

Mais sous ses pieds, le chef du clan Bakuhatsu sentit une sorte de vague lourde s’accumuler. Une technique Doton à coup sûr. De quoi permettre à une certaine jeune femme – qui ressemblait à une Samouraï en tout trait malgré son appartenance à Iwagakure no Satô – de courir vers Fugaku.

Sous les pieds de Kenta, une explosion vive retentit pour lui permettre de se défaire sans difficulté de l’entrave Doton. Sa main gauche projeta alors une détonation localisée, bien au-dessus du Samouraï masqué, pour déblayer les sortes de pétales tranchantes qui attendaient de lui tomber dessus. Puis dans sa projection explosive, une fois qu’il fut presque arrivé à hauteur de la Samouraï Iwajine suicidaire, il donna un crochet du droit dans le vide… jusqu’à temps que l’explosion qu’il créa repousse l’ennemie avant qu’elle ne commette l’irréparable.

Atterrissant à côté de Fugaku, Bakuhatsu Kenta dévisagea toutes celles et tous ceux qu’il avait en face de lui. Ces derniers découvraient peut-être par le même temps son corps aux muscles bien dessinés, ou sa manie pour le tabac. Mais lui ne découvrait rien. Il n’y avait que l’idiotie des shinobis des villages cachés qu’il ne connaissait que trop bien.

« Je viens de te sauver la vie, gamine. Pareil à toi, la mioche là-bas, dit-il en direction de la Hyûga qui avait envoyé une paume de chakra que le Bakuhatsu avait su encaissé grâce à la violence de son arrivée. Quant à vous autres… »

Il grimaça de dégoût.

« Savez-vous ce qu’il s’est passé ici ?! Savez-vous à qui vous vous attaquez ? Personne n’a tué Nagamasa Nobuhide. Quant à Nagamasa Yoshitsune ou encore cette Genin, la mort est une sentence qui a toujours été réservée… »

Le chef Bakuhatsu laissa s’échapper une bouffée de tabac.

« … à ceux qui s’attaquent à la vie du Shogun et Seigneur de ces terres. »

Tandis que la révélation était faite, Taira Fugaku posa la main sur l’épaule de son associé. Signe qu’il allait prendre la parole…

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Ven 21 Sep 2018 - 10:48
La technique employée par Sendai Anzu était si pointue qu’elle n’allait avoir aucun mal à voir ce qu’il y avait dans les deux cercueils du fond. Et sans réelle surprise, il s’agissait de deux corps, chacun dans le cercueil qui lui correspondait. Seul problème : la position allongée de ces derniers et le drap qui les recouvrait empêchait la Kumojin de distinguer l’identité des deux défunts. Pourtant, elle put s’apercevoir d’un écriteau sur les draps, le même pour les deux cercueils d’ailleurs : Ombre.

« Une leçon d’Histoire s’impose à nos invités. Les Nagamasa n’ont pas toujours régné sur ces terres. Avant eux et sieur Nobuhide, c’était le clan Taira qui dirigeait le Shogunat. Les Nagamasa ont su rallier, par la force ou par la conviction, la quasi-totalité des familles Samouraïs. Mais à l’époque des Taira, ce n’était pas le cas : les clans rebelles étaient nombreux. La définition du code d’honneur des Samouraïs était bien moins avérée qu’aujourd’hui. D’ailleurs, l’honneur des Taira était symbolisé par leur armorial marqué au fer rouge sur chacun… »

La voix toujours rauque et un poil métallique – sans doute à cause du masque que le Samouraï portait – avait frappé certaines personnalités présentes par son importance. Que ce fut Hisa, Musashi, Tenmei ou tous ceux qui connaissaient les Samouraïs de près : il y avait dans ce début d’histoire un parfum étrange. C’était comme si une vérité implacable mais douloureuse s’approchait de tout un chacun.

« … ainsi, les Taira furent attaqués par des Samouraïs opposants. Et malgré l’effort de bon nombre de soutiens, ils furent tranchés, brûlés et exterminés en leur totalité. Cet acharnement horrible avait pour justification l’Honneur qui lie les Samouraïs, de base, en plus de la règle seigneuriale de chaque pays du Grand Continent : lorsqu’un Seigneur meurt, ses héritiers lui succèdent selon un ordre précis. Sans aucun Taira vivant, la place de Daimyô et de Shogun de ce pays aurait été libre. »

Les quelques pétales qui avaient réussi à toucher le Samouraï masqué avaient déchiré à certains endroits le large kimono noir qu’il portait. Mais derrière ces quelques petits trous, ce n’était pas la peau de l’homme en question que l’on pouvait voir, mais une autre couche plus grisée.

Il y avait également cette sensation étrange que Fugaku ne dissimulait pas son visage par plaisir. Il avait prouvé qu’il était un homme direct, voire même franc : il ne se cachait pas. Il y avait une autre raison…

« Fort heureusement pour l’équilibre de Tetsu no Kuni, les clans anciennement alliés aux Taira s’attaquèrent aux meurtriers et aux rebelles. La bataille se déroula sur la côte et fut l’une des plus féroces que les Samouraïs n’aient jamais connus. Les meurtriers du Seigneur Taira et des siens furent tués, leurs camps brûlés et par leurs actes rassembleurs et héroïques, les Nagamasa allaient ensuite diriger le pays. Mais ce qu’ils ne savaient pas, c’est que les traîtres avaient capturé le plus petit fils du Seigneur Taira, alors à peine âgé de quelques années. Peut-être comptaient-ils s’en servir pour diriger le Shogunat et le pays, au cas-où ils ne réussiraient pas à trouver un autre moyen. Mais c’est ainsi que parmi les traîtres brûlant dans leurs campements, il y eut cet enfant qui vit les flammes s’emparer de son corps. »

Taira Fugaku marqua une pause. Il savait qu’il était inutile d’en faire plus pour que ses « invités » ne comprennent qui il était vraiment.

« Je ne sais pas comment j’ai survécu. Sûrement suis-je tombé dans l’eau… »

Il redressa la tête. Toujours les pieds plongés dans le marécage Doton, sa main gauche vint tirer sur le kimono et la couche arrière pour dégager quelques centimètres son épaule opposée. Sa peau était carbonisée, mais une marque semblait bien distincte.

« J’ai été sauvé et éduqué par une pauvre famille du nord. Pendant des années, mon corps a dû s’accommoder à des brûlures d’un degré impensable. J’eus tellement de marques qu’il fut sans doute impossible pour eux de distinguer le symbole que j’avais sur l’épaule. Et quelle ironie que ces brûlures m’aient permis de prouver que cette marque Taira m’a forcément été apposée avant, prouvant ma légitimité. »

Son regard tutoya celui des Samouraïs de la garde autour de lui. C’était un discours plus simple que celui qu’il leur avait tenu, mais en face ce n’étaient que des shinobis.

« J’étais venu reprendre ce qu’il me revient de droit et de sang, non pas pour tuer Nagamasa Nobuhide. Mais une question persistait : les Nagamasa savaient-ils que j’étais parmi les traîtres ? C’est cette question que je lui ai posée. Et il s’est fait seppuku. »

Il reposa sa main sur l’épaule de Bakuhatsu Kenta, l’un de ses alliés principaux dans cette reconquête du pouvoir et de l’héritage.

« Je suis Taira Fugaku, unique héritier vivant de Taira Fugamasaku. Je suis de fait Seigneur et Shogun du Pays du Fer. Et je vous prierai de quitter ces lieux immédiatement. »

Le chakra qu’il dégagea, sans être exceptionnel comme celui de l’Homme au Chapeau, arrivait à être palpable pour presque quiconque. Si les shinobis des villages cachés pouvaient trouver certaines similitudes avec ce qu’il s’était passé des mois auparavant à Hi no Kuni, il n’en serait rien : les Héritiers n’avaient rien à voir.

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Ven 21 Sep 2018 - 12:03
Etsuko ferma les yeux. Ils s'étaient contentés de défendre, n'avaient même pas essayé d'attaquer. L'état du corps de l'ancien shogun ne laissait d'ailleurs, à vrai dire, aucun doute sur la véracité de leurs propos. Elle les écouta en se mordant la lèvre. Encore une fois, elle s'était trompée. Elle cumulait ces erreurs de diplomatie, n'ayant réagit qu'en fonction de ce qu'elle avait cru comprendre. En fonction de ce que Tenmei lui avait indiqué. C'est à dire, pas grand chose en fait. Elle avait gardé ses suspicions pour elle, elle qui avait compris dans le silence. Mais heureusement pour eux, le nouveau Shogun avait décidé d'être magnanime et de leur laisser une chance de vivre.

La jeune femme aux yeux émeraude rouvrit alors les yeux et regarda rapidement la troupe shinobi qui se trouvait là. C'était la seule gradée. Bien. Soit. Elle n'était pas la meilleure oratrice, n'était absolument pas la meilleure diplomate -Tenmei en savait quelque chose- mais c'était la seule à pouvoir espérer avoir une oreille de l'homme, étant tout de même quelqu'un au sein d'Iwa. Elle pourrait parler aux iwajins pour éviter une guerre. C'était à peu près la seule chose qu'elle pouvait faire.

La Naari commença alors rapidement à faire tomber tous ses kunais, shurikens, parchemin explosif et autre fumigène au sol, sans les activer bien sûr. Le geste était plus symbolique qu'autre chose puisqu'elle n'utilisait que peu tout cet attirail, mais elle espérait ainsi faire comprendre qu'elle aussi voulait arrêter le combat. Elle fit alors deux pas en avant, se démarquant du groupe, mettant un bras protecteur devant Hisa qui signifiait aussi l'interdiction de ravancer.

« Je suis Naari Etsuko, Chûnin d'Iwagakure no Sato et Fukutaichō. Je vous présente nos excuses à tous pour cette attaque irréfléchie, sous le coup du sang. J'aurais deux questions, une requête et une proposition à vous faire, si vous le permettez. »

Prenant une grande inspiration, fixant l'homme dans les yeux, elle reprit la parole.

« Première question, vous avez, semble-t-il, vous aussi des ennemis. Le groupe samouraï que nous avons arrêté en venant ici avec Nagamasa Tenmei-san vous était hostile si je comprend bien. Si votre requête de retour au pouvoir est légitime d'après votre histoire, pourquoi certains vous attaquent-ils tout de même, qui sont-ils ? Cela n'aurait-il pas du se faire dans la paix ? L'ancien Shogun n'aurait-il pas pu tout simplement expliquer la situation afin d'éviter tant de sang avant de se sepukku comme votre code de l'honneur l'exigeait ? Je comprend son importance, mais délayer sa sentance propre pour enrayer ce bain de sang m'aurait paru profitable à tous, qui aurait d'autant plus souligné la noblesse de Nobuhide-san, du moins, à mon humble avis. »

Fermant ses émeraudes un instant, elle les rouvrit pour les plonger à nouveaux dans les obsidiennes de celui qui lui faisant face.

« Pour ma seconde question... Je comprend bien que Nagamasa Yoshitsune, Sandaime Tsuchikage, était un vrai danger s'il décidait de vous attaquer sérieusement. Mais... Cette jeune fille, n'y avait-il pas d'autre moyen que de la tuer alors qu'elle ne savait sans doute qu'à peine se défendre ? »

Etsuko sentait des larmes monter à ses yeux. Elle se voyait là, allongée à la place de Sayuka, comme elle aurait très bien pu l'être une dizaine de mois plus tôt à la porte du village lors de l'attaque de Kiri sur Iwagakure no Sato. Elle les retint cependant, adulte, elle ne pouvait se permettre ce genre de chose.

« L'excuse de ce qui s'est passé à Hi no Kuni n'en est pas une également. Cette jeune fille n'est en aucun cas responsable et vous le savez parfaitement. Elle ne l'aurait jamais été, et quand bien même elle vous avait attaqué, l'arrêter et la maîtriser n'a pas semblé être un problème. Mettre à mort ainsi un enfant, ayant subit ce que vous avez subit, vous devriez savoir à quel point cette chose est horrible et misérable, bien loin d'un code de l'honneur. Je mets peut-être ma vie en danger en vous montrant vos contradictions, mais vous avez tué une enfant sans défense pour provoquer un village militaire dont vous venez déjà de tuer le chef. Qu'attendez-vous au juste ? Qu'espérez-vous en agissant ainsi ? Le bushido m'a toujours paru être la plus noble des voix qu'un Homme a pu emprunter, mais aujourd'hui cette certitude est solidement mise en doute. Une enfant sans défense contre... Quinze personnes ? Je ne peux pas changer le cours du temps, mais doutez-vous bien qu'un accueil ainsi ne pousse absolument pas à la recherche de conversation, de dialogue. Je ne veux cependant pas, je refuse de vous octroyer une guerre et tout le sang qu'elle ferait couler. Massacrer toujours plus pour l'envie sanguinaire de quelques uns... Non. Vous demander réparation peut sembler grotesque à vos yeux, mais c'est la seule chose que j'estime pouvoir faire. Comment comptez-vous justifier cet acte pour parvenir à garder le calme et éviter ce que je souhaite à éviter. J'ai certes un grade correct dans mon village, je ne suis pas une figure diplomatique et je ne fais pas parti des décideurs d'Iwa. Il me faut quelque chose pour justifier ceci et éviter de mon côté des tentatives de représailles -qui seront également certainement présentes si nous ne rentrons pas d'ailleurs. Je n'ai pas d'idée, c'est pourquoi j'en viens à vous le demander. Est-ce que vous pensez que mon seul discours suffira à éviter le sang entre nos deux pays ? Est-ce que la paix comme je la souhaite est encore possible ? »

Ravalant sa salive, ne faisant aucun geste pour éviter que cela soit prit pour une attaque, elle surveillait désormais tout le monde, prête à dresser une défense si jamais le combat reprennait, d'un côté comme de l'autre. Non, elle ne laisserait pas le Shogun se faire attaquer et ne laisserait pas non plus ses protégés se faire massacrer.

« J'en viens à ma requête... Elle est simple, nous souhaitons ramener avec nous les corps du Sandaime Tsuchikage et de cette jeune fille. Nous ne pouvons pas rentrer les mains vides. La famille de notre Ombre et celle de cette jeune fille voudront pouvoir leur offrir les funérailles qu'ils souhaitent, j'espère que vous le comprenez, encore une fois, quoi qu'il ait pu vous arriver. Pour finir, mon raisonnement est simple. Nous vous avons manqué de respect en vous attaquant ainsi, mais vous avez provoqué notre village en assassinant de sang froid une jeune fille sans défense sous prétexte d'une erreur d'autres, ce qui est en vérité un simple meurtre. Je vous propose de rester pour vous aider à empêcher ici que des renégâts toujours fidèles à Nobuhide-sama ne s'en prennent à vous en guise de... Rétribution pour notre comportement, une aide en guise d'excuses plus significatives que de simples mots, et de votre côté, vous laissez partir mes camarades avec les corps des nôtres ainsi que ce que vous penserez permettre d'éviter de futurs problèmes. Je vais aussi écrire une lettre rapide si vous pensez que cela est nécessaire pour éviter une série de vengeances et de morts inutiles. »

Baissant alors son bras si la jeune fille à son côté ne semblait plus vouloir attaquer, elle regarda une nouvelle fois le groupe et notamment Nagamasa Tenmei, attendant de découvrir leurs réactions, toujours attentive à celle de l'homme au masque de fer et à son éventuelle réponse.

HRP :
 
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Ven 21 Sep 2018 - 12:43
Naari Etsuko avait fait preuve d’un sang-froid aussi fort que soudain. C’était d’ailleurs ce qui rendait ce comportement étrange. Là où les shinobis des villages cachés étaient réputés pour agir sans forcément avoir pris la peine de réfléchir en amont, elle avait réussi à calmer le jeu, sans doute aidée par le monologue historique de Taira Fugaku. Et ce fut justement lorsque ce dernier jeta son regard vers son second allié que l’homme encore dans l’ombre comprit qu’après Bakuhatsu Kenta, c’était à lui d’intervenir.

« Même si vous semblez à présent tempérée, mesurez vos paroles, dame Naari. Je n’ai que faire de ces corps, et je pense que nous n’avons aussi que faire d’un quelconque otage. Prenez les dépouilles de votre Tsuchikage et de cette enfant si vous le souhaitez. »

L’homme qui parlait avait une voix peut-être familière pour les quelques Kumojins présents. Les pas que ce dernier fit dévoilèrent petit à petit son corps obstrué par les différents meubles et effets d’éclairage. Un corps svelte aux habits reluisants apparut aux yeux des Iwajins et autres shinobis des Nuages. Sous l’un de ses bras, des livres semblaient enfin avoir été dépoussiérés. Encapuchonné, l’homme aux longs cheveux noirs reprit.

« Mais je ne vous comprends pas. Pourquoi considérer cette enfant comme inoffensive alors qu’elle s’est attaquée à un Seigneur et Shogun ? Regardez-vous, il y a des personnes guères plus âgées qu’elle parmi votre groupe. La Samouraï qui a voulu porter un coup d’épée au Daimyô Taira est tout autant une enfant que celle dont le corps git sur le sol. L’âge n’a aucune importance lorsque l’on décide d’être un ninja, un guerrier ou un samouraï. Et ce serait une insulte à leurs mémoires que de les considérer comme des êtres jeunes ou inoffensifs avant de les prendre pour ce qu’ils voulaient être : de fiers combattants. »

Il enleva sa capuche, et dévoila un visage aussi unique que choquant. Les Kumojins purent aussitôt le reconnaître : il s’agissait de Kojima Reijirô, Jônin disparu de Kumo et fils du Seigneur du Pays de la Foudre.

Mais son visage n’était plus du tout le même. Jauni et marqué à différents endroits, on aurait juré que l’homme était rongé par une sorte de malédiction, de maladie pour rester dans quelque-chose de plus concret. Puis il y avait cette cicatrice encore récente sur son œil gauche. Quant à ses yeux verts, ils étaient aussi enveloppés dans des bribes sombres. S’il n’y avait aucun doute sur son identité, qui pouvait savoir ce qu’il était arrivé à cet héritier ?

« Vous transmettrez mes salutations à mon père. Peut-être que lui comprendra mon choix. Quant à vous tous… »

Sa main caressa le cercueil le plus près de lui, ses yeux se rabaissant à sa hauteur. Puis, presque perdu dans ses pensées, il conclut.

« … partez. »

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Bien comprendre la situation inRP:
 
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Ven 21 Sep 2018 - 13:01
Les lames de vent du jeune samouraï c'étaient vu contrer par les gardes, ses cousins. Pendant quelques secondes Musashi regarda le sol, dépiter. Ils venaient de renier leur maitre et leur cousin uniquement par couardise. C'était évident. Un samouraï ne vivait que pour l'honneur et la loyauté. Et n'y avait aucun honneur à suivre un autre homme que le leur. Certes il siégeait au sol les tripes à l'air en raison du seppuku mais ce cercle vicieux ne peut s'arrêter à la mort d'un être. Le samourai ne vit que pour mourir, le seul lien qu'il possède et qui le rattache à la vie est le Bushido. Allait-il renier une vie entière pour se soumettre face au bourreau de l'un de ses deux maitres... Bien entendu, c'était impossible.

Le samouraï n'écouta qu'a moitié les propos de l'homme carbonisé, peut importe la raison qui l'avait pousser à cela. Shogun légitime ou non, les actions précédente du samouraï de la roche ne lui laissait qu'une seule voie, à son retour à Iwa, si ce dernier devait vivre, la mort par seppuku l'attendait inévitablement. À quoi bon vivre une vie entière avec le déshonneur ? Vivre une vie de lâche ou mourir avec honneur, son choix était fait. Peut importe la réaction du groupe d'Iwa ou même de celui provenant de Kumo. Le combat à mort allait se lancer.

Il n'était pas à coter du groupe s'étant désolidariser au tout début de son entrée mais il réussit à capter les propos d'Etsuko. Sa supérieur. Elle pouvait expliquer la situation comme elle le voulait. Musashi n'y voyait qu'une sorte de couardise évidente. Il n'y avait pas d'honneur en ces mots. Avait-elle peur de mourir ? La mort est sujet qui affecte énormément de personnes... Rendre inoffensif quelqu'un de la trempe de la Fukutaichō... Il était déçu. Cependant la remarque avait plus au groupe ennemie, prendre les corps et partir.

Musashi rengaina sa lame et commença à marcher calmement en direction du samouraï masquer.

"Bushido signifie la volonté déterminée de mourir. Par conséquent, que l'idée de la mort soit imprimée dans ton esprit chaque matin et chaque soir. Quand ta détermination de mourir en quelque moment que ce soit aura trouvé une demeure stable dans ton âme, tu auras atteint le sommet de l'instruction du bushido"

Les mots de son père quelques minutes avant sa mort revinrent hantée la memoire du jeune homme.

Il était sur le bon sentier. Face à lui, la Voie, le Bushido, le code du samouraï, les vertus martials - appeller cela comme vous voulez - se trouvait devant lui. L'acceuillant à bras ouvert vers ce funeste destin. Fuir alors qu'il venait de tué son kage et une membre de son village ? Fuir alors que son seigneur n'était plus ? Non. Hisa et Toph venait d'accomplir un acte découlant d'un extreme courage. On ne pouvait continuer de la sorte. Sacrifier des enfants pour cette cause non, de puissants combattants pour cela... Musashi prit la parole, il fera son possible pour porter le poids des péchés de ses camarades.

Nagamasa Musashi. En tant que tel je ne peux ployer le genou devant vous. Je demande un combat à mort entre vous et moi. Ni voyez à travers cela que le but d'un Rōnin et non celui d'un ninja de la roche ou encore pupille du clan Nagamasa. Je ne veut que récupérer l'honneur de mon clan ou plus précisément de mes maitres afin de me racheter envers leur personnes. Je ne suis pas un faible ni un lâche, avancez et entretuons nous. Entre samouraï, entre homme. Pas besoin de vos acolyte et ni moi des miens.

Déterminer, il n'avait que faire des réactions de se ses pseudo camarades. Même s'il restait seul, il fera face à l'ennemie. La main sur le tsuka de son arme, il attendait le premier pas du désormais nouveau Shogun. C'est dans ce genre de situation que l'on peut voir le courage se demarquer de la peur. Il ne peut pas laisser les trois combattants mourir et repartir avec leur corps, sous aucun pretexte.

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Dernière édition par Nagamasa Musashi le Ven 21 Sep 2018 - 14:29, édité 3 fois
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Ven 21 Sep 2018 - 14:26
Mon objectif de charger la cible et de lui porter un coup fatal fut réduit en cendre par l’intervention d’une tierce personne. Utilisant un ninjutsu particulièrement explosif, il me stoppa complètement dans mon élan, me propulsant en arrière. Les attaques fusèrent alors que j’étais impuissante, mais les gardes jusqu’alors inactifs se chargèrent à l’unisson de contrer presque la totalité des attaques de notre groupe. Même dans l’état dans lequel j’étais, il était évident que nous ne faisions pas le poids face à de tels adversaires. Ces derniers prirent même la peine d’essayer de justifier leurs actes en racontant des histoires provenant d’un passé lointain. Ils semblaient si sûrs d’être dans leur droit, que la moral derrière leurs actions ne pouvait être remise en cause. Cela me donnait envie de vomir, cela et probablement l’explosion que je venais d’encaisser.

Ce ne fut que lorsqu’Etsuko s’avança légèrement avant de me barrer la route tandis que je me relevais avec difficulté que je réalisais que nous n’étions pas tous dans le même état d’esprit face à ces monstres. Elle voulait m’empêcher de combattre dans une telle situation. Était-ce pour m’empêcher d’offrir ma vie ou pour éviter un énième conflit ? Elle prit alors la parole pour faire une longue tirade. Elle parlait bien et faisait preuve d’une diplomatie spectaculaire. Je n’en revenais pas… Comment pouvait-elle agir ainsi après avoir vu une sœur d’arme perdre la vie ainsi ? Alors lorsqu’elle s’excusa auprès des responsables, allant même jusqu’à leur proposer notre assistance pour les empêcher d’avoir à affronter les fidèles au Shogun, je me demandai dans quel camp elle se trouvait.

— Le vrai courage consiste à vivre quand il est juste de vivre, à mourir quand il est juste de mourir. Laisser son cœur s’obstruer par une volonté de survivre est la fin de tout guerrier.

Musashi, lui, ne manquait pas d’imposer à nouveau aux autres sa vision de la Voie. Si j’avais eu des différents avec lui, je ne pouvais qu’approuver de toute mon âme son comportement. Il décida de défier le prétendant au trône du fer en combat singulier. Je savais au fond de moi qu’il n’avait aucune chance de gagner et qu’il le savait, mais il était prêt à combattre malgré tout. Il était prêt à sacrifier tout ce qui lui restait pour sauver ce qui comptait réellement après ces évènements, son honneur, sa dignité et ceux de ses maîtres. Ma volonté de le rejoindre était forte, mais entre le bras d’Etsuko et la volonté de mon cousin d’un affrontement singulier, j’étais toujours aussi impuissante.

— La fuite n’est presque jamais la bonne voie pour trouver la paix…

Je ne comptais pas forcer le passage, attaquer Etsuko ou la tromper pour faire ce que mon cœur m’ordonnait. Je prenais sur moi pour le moment, mais je ne pouvais garantir que cela allait durer bien longtemps.

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Ven 21 Sep 2018 - 14:31
Ils agissaient enfin, ceux qui restaient immobiles sur le côté. Face à tous ses assauts, c'était tout de même assez normal de défendre la personne qui les dirigeait. Les lames de chakra fusaient pour contrer les projectiles, une explosion retentit dans la boue, et tout revint à la normale. Pas une contre-attaque, rien qui puisse nuire aux shinobis présents. Seulement de quoi effectuer un petit cours d'histoire. Le Sendai ne comprenait pas tout, il avait toujours eu du mal avec les longues histoires et les longs débats d'intérêt. Il voulait l'essentiel, il voulait connaître les objectifs, et bien plus que ça, il voulait œuvrer pour sa définition de la paix. C'était bien ce pour quoi il vivait.

Il était tout de même content de voir qu'une représentante d'Iwa, Naari Etsuko, voulait calmer l'ambiance, chose qui fut relevée par un homme connu des Kumo-Jin, de par son physique qui leur avait déjà été décrit. Mais là, tout était différent. Une peau jaunit, des yeux anormalement sombres, et dans toutes ses paroles, rien qui ne ressemblait à une volonté de retourner dans son village d'origine. En temps normal, se battre pour le ramener à la raison et briser l'illusion était probablement ce qu'il fallait faire. Mais avec toutes les rumeurs qui circulaient et qui concernaient la nécromancie, c'était déjà sûrement trop tard. C'était comme si Tetsu no Kuni dressait une armée de mort-vivants... ce qui était effrayant à souhait. Se tournant vers ses camarades après toutes ces importantes discussions, il comptait bien accomplir son travail de chef d'équipe.

-"Notre mission est accomplie. Tsuki, tu rentres à Kumo pour informer le village. Moi, j'ai un pacte avec le village d'Iwa à honorer, et Anzu, libre à toi de me suivre ou d'accompagner Tsuki. Nous ne sommes pas là que pour notre propre intérêt, nous représentons tout Kumo."

Réhaussant la voix, il parla cette fois à tous ses camarades d'Iwa.

-"Iwa-Jin, il ne me semble pas intelligent de nous affronter ici et maintenant. Nous ne connaissons rien de ces hommes, et je peux vous assurer de source sûre que ce sont des ouvrages sur la nécromancie que cet homme possède. Autrement dit, mourir ici signifierait probablement renforcer leurs rangs."

Il passerait pour un lâche pour sûr. Il ne voulait pas se battre, c'était quelqu'un de son propre village qu'il pouvait affronter, et contrairement à tous les ninjas d'Iwa, il n'avait aujourd'hui aucun décès proche à pleurer. Il n'avait de ce fait aucune idée de tous les sentiments qui pouvaient se mêler dans les esprits et les cœurs de ses compagnons de la Roche. Pour autant, ses intentions n'étaient pas mauvaises, et loin de là, dans son choix, c'était l'alliance entre Kumo et Iwa qu'il voulait préserver. Pour la paix qu'il recherchait, toujours.

-"Aussi, décider se battre en surnombre signifierait manquer de respect envers votre camarade qui ne souhaite pas vivre dans le déshonneur."

Il prit un très léger instant de répit, et reprit aussitôt.

-"Tout d'abord, regardons avec admiration notre ami se battre pour sa vengeance. Ensuite, si vous désirez toujours continuer le combat, je vous suivrais. Kumo ne partira pas sans le moindre d'entre vous, je le jure sur mon honneur de ninja."

Il s'efforçait à ne ressentir aucune haine, aucune peur, que de la compréhension. Il le répétait toujours, mais tout le monde ici cherchait à rendre une justice tout à fait égoïste et irréfléchie, qu'ils étaient prêts à tout pour accomplir. Seule une personne ici avait une raison tout à fait honorable de combattre : Nagamasa Musashi, qui avait eu la maturité de faire comprendre à ses futurs adversaires qu'il agissait en tant que Samouraï, et non en tant que ninja de la Roche. Au vu du contexte dans lequel ils étaient plongés, l'ennemi commun était sûrement apte à comprendre son point de vue, sauf s'ils craignaient bien trop de perdre leur supérieur. Un dernier coup d'oeil suffisait pour s'adresser à celle qu'il tenait le plus ici.

-"Tsuki, ordre de ton supérieur, pars immédiatement. Tu dois continuer de répandre la paix que j'ai toujours rêvé d'atteindre. N'abandonne jamais."

Levant le pouce, dieu seul savait si ces mots là qu'il venait de lui adresser étaient les derniers. S'engager dans une vie de ninja était bien loin de s'engager dans une vie de rêve.

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Ven 21 Sep 2018 - 15:42
Elle s'en doutait, il y avait deux corps dans ces cercueils ... cependant, pourquoi ombre ? Etait-ce ... des Naras ? Si c'est le cas ... astucieux de vouloir faire revivre ces fins stratèges pour les avoir sous leur ordre. Ah moins que ce soit des Kage ? Dans ce cas ... lesquels il s'agit ? Elle ne trouve rien d'autre à voir, elle désactive donc sa vision : que d'hypothèses à faire et pourtant pas de réponses concrète ... que c'est frustrant ... mais elle finira par avoir des réponses. Ça, c'est sûr, et alors que tous les assauts se calment, qu'Estuko arrive à calmer légèrement le jeu ... voilà la raison de leur venue ici qui fait son apparition ... le fils du Daimyo de Kumo : Keijiro. Le voici donc, visiblement malade ou maudit, un livre en main, mais ... c'était donc lui qui a voler ce livre à la bibliothèque de Kumo ? Mais ... Anzu manque de se facepalmer en voyant ça, lui, voler un livre de la bibliothèque du village dirigé par son père ... et du coup, le masque ... c'est aussi son oeuvre ?

Yahiko disait que la mission était terminée, c'est vrai, la mission principale était de savoir où se trouvait le fils du seigneur de la foudre, donc il ordonne à Tsuki de partir loin ... c'est vrai que c'est la plus faible du groupe ... donc celle qui a le plus de chance de mourir ... aussi, il prévient les autres que Keijiro possède des ouvrages sur la nécromancie, donc mourir signie remplir les rangs involontairement du futur Tetsu. Si des samuraïs zombies auraient été stylé quelque part ... pas sûr que ce soit le goût de tout le monde ... Mais au moins, vu l'état du shogun et du kage d'Iwa, peu de chance qu'ils remplissent le rang eux ... Enfin, alors que Yahiko disait aux iwajins de laisser le ronin se battre pour son honneur, Yahiko essaie de réconforter Tsuki, ce à quoi Anzu rajoute ...

- Ne t'inquiète pas, je reste là pour éviter qu'il meurt. Maintenant dégages.

C'était brutal, c'est froid, bref, c'était parfait pour casser le côté bon enfant que Yahiko voulait transmettre ... enfin bref, elle avait des questions à poser au fils du seigneur de la foudre ... enfin, ce qui semble être le fils du seigneur de la foudre.

- Vous savez que si vous aviez fait comme les autres et juste emprunter ces livres, mais aussi que vous aviez signaler que vous faisiez le messager pour votre père, on ne vous aurait pas poursuivis ? Votre père y croyait fort, alors le reste du village sans aucun doute.

Bon, ceci étant fait, peut-être devrait-il revoir sa discrétion désormais ... mais maintenant elle voulait passer à autre chose ...

- Les corps dans ces cercueils ... ces "ombres", ce sont des Nara ... ou des Kage?

Sans doute devait-il se demander comment elle savait ça, en tout cas, elle restait assez loin de cet homme : c'est un médecin, donc il était plus doué au corps-à-corps qu'à distance.

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Info inrp:
 


Dernière édition par Sendai Anzu le Ven 21 Sep 2018 - 18:22, édité 1 fois
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Ven 21 Sep 2018 - 16:10
prélude arc n°5 — les héritiers.

Du monde. Partout. Partout, des gens. Des gens armés jusqu’aux dents. Des gens prêts à en découdre. Des gens prêts à dépasser leurs peurs, à bafouer les ordres de ces nouvelles personnalités. Pourtant, parmi la colère, la peur, la fureur, une chose détonne. Quelque chose qui subsiste, au-delà de tout le reste. Ces trois personnes, ces trois chakras. Même si certaines sont bien plus surprenantes, Tsuki s’en doute, celles-ci sont probablement les plus fortes qu’elle ait croisées. Des réserves terrifiantes, qui lui rappellent qu’elle n’est encore qu’une Genin, un bourgeon dans cet univers sans pitié.

Toutes ces histoires. Ces récits que la blonde ne peut pas totalement comprendre. Il y a tant de choses qui lui échappent, mais une retient son attention : cet homme est le Daimyo de Tetsu no Kuni. En ces termes, il est intouchable. Si qui que ce soit lève la main sur lui, l’ordre de tuer deviendra plus qu’envisageable, il sera vital. Pour la prospérité du pays, pour montrer l’exemple. L’apparition du monsieur explosif ne perturbe que très peu Tsuki, qui reste hébétée face à la dernière révélation. Reijirô. L’objet de leur quête. Cet homme kidnappé, qu’ils devaient retrouver. Au final, il n’est absolument pas kidnappé, au contraire. Il a l’air ici de son plein gré. Que faire alors ? Le but n’est-il pas de le ramener vivant à son père, leur seigneur ? Mais il est leur souverain. Ils ne peuvent pas lever la main sur lui. La diplomatie ne semble pas non plus être une solution, Naari Etsuko a montré cette faille et ils se sont rués dessus. Le dernier mot d’ordre ? Fuir. C’est ce que toute personne censée aurait pensé. Fuir, courir pour sa vie. Se préserver. Parce que ces personnes ont des capacités inconnues, des potentiels probablement énormes et de quoi vaincre chaque personne présente ici une à une. Tsuki recule, rappelle ses clones. Elle ne sait pas quoi faire. Tiraillée entre ses devoirs de ninja, les nécessités de suivre les ordres, mais aussi le besoin irrépressible de partir.

Une impasse. Voilà leur situation. Un mur qui se dresse devant eux et les empêche d’agir. Mais voilà que des Iwajins se lancent malgré tout dans la bataille, se précipitent au devant du danger. L’honneur. Quelque chose qui dépasse les règles, les principes. Quelque chose qui va au-delà de tout le reste. L’honneur. Cette force, cet appel qui a bien plus de pouvoir que tous les autres. Tsuki soupire. Pourquoi ? Comment les en empêcher ? Leur meneuse n’a pas l’éloquence ni la capacité de se mettre en travers de leur chemin. Et, au fond, même si elle le faisait, ce serait un manque de respect. Tsuki recule lentement. Ne pas s’en mêler. Pour l’heure, il faut laisser les Samourais mettre en œuvre leurs valeurs. Ils n’ont pas le choix, ils sont comme ça, ils vivent dans cet univers, ils ont choisi cette voie. C’est eux, c’est inné. Les priver de ce droit est impossible. Interdit.

La voix de Yahiko la tire de ses pensées. Partir. Partir pour retourner au village ? Non. Absolument pas. Elle arque un sourcil et secoue la tête. Hors de question de les abandonner ici. Hors de question de partir, de rentrer maintenant. Quitte à mourir, autant mourir tous ensemble. Fuir maintenant est une mauvaise idée. Elle ne sait pas, si elle part, ce qu’il adviendra de ses deux partenaires. Ses prunelles naviguent entre Anzu et son Sensei, puis Tsuki secoue de nouveau la tête.
« Non. »
Juste ça. Une négation, un petit mouvement de la tête et c’est tout. Elle ne partira pas, parce qu’elle ne peut pas. La Genin n’en a aucune envie. Ce spectacle ne peut pas se jouer sans elle. Pas cette fois. Pas pour voir d’autres morts. Le sang ne doit plus couler. Ou alors s’il coule, qu’il soit ceux de tous ces êtres qui se seront battus jusqu’à leur dernier souffle. Le discours du Chûnin lui passe totalement au-dessus de la tête, elle n’écoute pas, se bute. Il ne faut surtout pas partir. Pas maintenant.

Puis il y a ce détail.

Un ordre. Tsuki reste coi. Comment ça, un ordre ? Il utilise sa supériorité hiérarchique ? Il sait que la Genin ne déroge jamais aux ordres, aussi stupides soient-ils. Il sait très bien que sa seconde faiblesse est là. La loyauté. Il se sert de sa loyauté pour la faire partir. Et lui, alors ? Et Anzu ? S’ils meurent ? Tsuki serre les dents. Les dernières phrases de son Sensei sonnent comme un adieu. Les larmes montent à une vitesse fulgurante dans ses yeux. Partir. Les abandonner, ici. Mais accomplir une mission qui aura peut-être un impact capital pour la suite de cette affaire. Répandre la paix. À n’importe quel prix. Pour Yahiko. Pour Anzu. Pour Tsuki. Pour tous les Iwajins ici présents qui se battent, défendent leur honneur. Pour Kumo. Pour le monde entier. La blonde hoche doucement la tête. Elle n’a pas le choix. Il lui faut partir. C’est un ordre. Un sourire triste étire ses lèvres. Elle décide de ne pas prêter attention à la dernière phrase de la brune. C’est Anzu. La moitié est dite sur un coup de tête. Donc inutile. Peu importe.
« Très bien. » Elle fait une pause pour déglutir. « Anzu. Yahiko. Donnez le meilleur. Vous avez interdiction de mourir. Interdiction formelle. On se revoit à Kumo ! »
Elle s’approche de Yahiko et se saisit de son poing. Avec son autre main, Tsuki frappe avec son propre poing contre celui de son Sensei.
« Ta mission part avec moi. Ne meurs pas, Yahiko. »
Fraternité absolue, éclatée au grand jour, soumise au danger. Espoirs grandissants. Peur terrible qui lui noue l’estomac. Mais elle n’a pas le choix. Son sensei lui en a donné l’ordre. Cette mission est désormais la plus importante de toutes. Alors Tsuki se met en route.

En chemin, elle croise Hayate, hébété, perdu, qui ne sait plus où il en est. Il est en danger. Il faut absolument faire quelque chose. Les deux clones de Tsuki arrivent à sa suite. La blonde envoie l’un d’eux dans l’arène, pour le cacher. S’il explose, il aura son utilité. Et quand elle arrivera à une trop longue distance pour qu’il soit toujours alimenté de chakra, il disparaîtra et elle aura une idée de l’avancement de la situation. L’autre clone reste à ses côtés. Tsuki hésite. Emmener Hayate ? Non, il est d’Iwa. Alors il faut faire autrement. Plus. Brutalement.
« HAYATE ! Ne laisse pas ces personnes mourir pour rien ! Aucune d’entre elles ne voudrait que tu sois comme ça ! Bats-toi ou fuis ! »
Il ne réagit pas. Tsuki inspire longuement. Bon. Pas le choix alors. Avec son clone, elles échangent un regard entendu et lui collent une double mandale monstrueuse en pleine figure.
« Bats-toi. Ou fuis. Mais ne reste pas comme ça. Je crois en toi. » Elle sourit. « Je dois partir, je suis désolée. Mais fais attention à toi. Ne reste pas planté à attendre la mort. Ils ont tous besoin de toi. »
Puis elle se décide. La route sera longue.

Résumé:
 


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Ven 21 Sep 2018 - 16:30
Alors que le chaos se déchaînait dans la grande salle, tout fut arrêté très vite. Alors qu'ils étaient restés immobiles tout ce temps, ne donnant aucun signe de se soucier de quoi qu'il puisse se passer à l'intérieur de ces murs, les samouraïs s'étaient mis en mouvement d'un seul homme. Toutes nos attaques -ou presque- furent neutralisés quasi sans peine. Des lames de chakra vinrent contrer nos offensives, et Hisa se fit repousser par des explosions. L'un des hommes qui accompagnaient le bandit masqué était donc un Chokoku ? Non, quelque chose de différent très certainement, car ce dernier n'avait utilisé ni argile ni autre composé pour créer ses explosions. Mais là n'était pas le plus important. Alors que tout ce que nous leur avions jeté s'était fait repoussé, le calme retomba instantanément. Je m'étais attendu à un retour de flammes, mais rien ne s'était passé. Au lieu de cela, le principal antagoniste de cette histoire avait entamé une jolie petite histoire sur son héritage au Trône de Fer comme je l'appelais dans ma tête. Mais bien qu'une partie de moi s'en moquait royalement, j'étais loin d'être bête et irréfléchi. Cet homme était, apparemment, un héritier légitime pour la succession de ce pays, ce qui expliquait la réaction des samouraïs qui l'avaient défendu. Et bien que je me doutais que ce ne devait être facile pour eux, de faire face à ce changement de leadership, ils continuaient à agir selon la même volonté, le même code, et d'un seul homme sans la moindre hésitation. Les samouraïs étaient un peuple remarquable.

Cependant, si il pensait que ses belles paroles allaient effacer les actes horribles qu'il venait de commettre, il pouvait se fourrer son katana dans l'oeil. Je ne me départis pas de mon air féroce et déterminé, me contrôlant à peine pour ne pas laisser la colère filtrer hors de moi. Si encore je pouvais comprendre que la mort de Yoshitsune résultait d'un combat pour la succession du Shogunat, celle de Sayuka ne relevait d'aucune logique. De son côté, Hayate s'était écroulé, à genou, et me détournant quelques secondes de la scène, je me rapprochai de lui et le regardai, analysant son état pour voir si rien ne lui était arrivé de grave. Dans mon regard, il verrait certes ma colère, mais aussi l'inquiétude et le soutiens que je lui apportais. Lui qui voulait devenir Kage et qui devait certainement admirer notre Sandaime -sans compter la mort de Sayuka- il devait vivre cela de la pire des manières. J'écoutai le discours d'Etsuko, et la colère m'envahit de plus en plus. Oh, bien sûr je comprenais les intentions de notre sempai à tous ici présent, Iwajin. Tout comme je comprenais que nous étions sur leur territoire, soumis à LEURS règles. Cependant, s'excuser ne me semblait pas juste. Pas à cet instant, pas dans ces conditions. Petit à petit, sans m'en rendre compte, mes pieds se décollèrent légèrement du sol, et j'avançai en flottant, restant derrière la Naari toutefois. Les paroles de Musashi résonnaient en moi, tout comme celles d'Hisa. Et je comprenais leurs mots. Cela m'attristait de voir mon ami Nagamasa, que je venais à peine de rencontrer, s'engager dans un tel combat, mais je savais mieux que quiconque que tenter de l'arrêter était impossible.

-Des excuses seraient hypocrites venant de ma part, commençai-je d'une voix blanche de colère. Sayuka -et retenez son prénom, car c'est le nom de la jeune fille de douze ans que vous avez assassiné- ne représentait absolument aucun danger pour vous. Elle savait à peine se battre, et c'était une eisenin : une shinobi qui soigne et chérit la vie. Et vous lui avez ôté la sienne. En tant qu'Iwajin, nous n'avons peut-être pas notre mot à dire sur vos terres, et nous partirons lorsque Musashi aura honoré sa Voie. Mais la Roche s'en souviendra.

J'avais pris ma décision. Je ne me battais pas pour les morts, aussi douloureux soit l'envie de foncer sur ses mécréants pour leur faire payer leurs actes. Mais si je voulais devenir plus fort, c'était pour protéger ceux qui m'étaient chers. Aujourd'hui, de nouvelles tâches de sang s'inscrivaient sur l'ardoise de ma faiblesse, mon incapacité à protéger ceux qui étaient avec moi. Mais je ne laisserais pas d'autres vies se faire gaspiller. Si d'autres Iwajins voulaient forcer le combat, je m'allierais aux côtés d'Etsuko pour les arrêter et empêcher un massacre. Je n'étais pas assez fort en ce jour pour les protéger d'une autre manière, au combat comme je l'aurais moi-même voulu, mais peut-être l'étais-je assez pour les protéger de leur propre mort aux côtés de ma chunin. Tous, sauf Musashi bien évidemment. Me tournant vers le samouraï, je l'interpelai.

-Musashi, dis-je d'une voix forte et au regard féroce.

Ce simple mot, ce simple prénom, mais si il regardait mes pupilles, il y lirait la reconnaissance que j'avais d'avoir pu l'appeler "mon ami" et de ces instants partagés à ses côtés. Il y lirait l'acceptation de sa décision, et la fierté de m'être un jour tenu aux côtés d'un homme avec autant de valeur. Je hochai la tête une fois, une seule. Aucun autre mot n'était de mise, n'était utile, dans cette situation. Suite à cela, mes pieds se reposèrent sur le sol.

Ce fut au tour des Kumojins, nos alliés de prendre la parole. Un jeune homme qui semblait être le chef du groupe, somma une de ses subordonnées de retourner au village et nous offrit leur aide, aux deux autres shinobis, quelque soit la décision que nous prendrions. Je hochai la tête vers lui, de reconnaissance, avant de continuer à écouter les paroles qui s'échangeaient. Le troisième homme qui était apparu, encapuchonné et portant un livre avec lui, était apparemment un shinobi de Kumo important. Ou du moins l'était-il jusqu'à ce jour. Et le livre qu'il portait était un livre de nécromancie ? Merde, cela ne présageait rien de bon. Si ils comptaient lever une armée de mort, Tetsu représenterait un danger pour toutes les autres nations. Et c'était une info capitale. Il fallait qu'Iwa soit au courant. Nous pouvions pas mourir ici. Mais alors que les discussions allaient bon train dans cet univers plus que tendu, une évidence me frappa. Je n'avais pas fait attention jusqu'ici, mais...

-Tsuki ??

Je me retournai vers la Kumojin qui avait été sommée de partir. Est-ce que ça pouvait être...Pas de doutes possibles. Petite, blonde à la gentillesse marquée sur son visage. Ça ne pouvait être que la Tsuki que je connaissais. Nous nous étions rencontrés cinq ans auparavant, alors que j'arrivais au pays de la Terre, et elle, elle en partait. J'étais né ailleurs, et j'étais devenu un ninja de la Roche. Elle était né là-bas et était devenue une kunoichi des Nuages. Quelle drôle d'ironie. Elle venait de foutre quelques claques à Hayate pour le réveiller, mais je me tournai vers elle et lui souris d'un air triste. Elle avait à faire, et les circonstances de nos retrouvailles étaient loin d'être optimales, mais j'avais espoir que nous nous reverrions à nouveau. Surement avait-elle dû me reconnaitre, avec mes grands cheveux bleus et le fait que je flottais il y avait à peine deux minutes. Mais je comprenais qu'elle ne pouvait pas rester. Pour ma part, je me contenterais d'assister au combat de Musashi, et je m'en irais. En prévenant tout débordement de notre côté. Je les protégerais, je les garderais en vie. Il le fallait. J'avais déjà trop perdu, mon impuissance m'avait déjà trop coûtée...


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Ven 21 Sep 2018 - 17:10
Etsuko regarda la scène, voyant Musashi s'avancer, impuissante. Pour lui, elle ne pouvait rien. Il avait décidé de se détacher du village aussi facilement qu'il y était entré, c'était dans un sens assez prévisible. Cependant, les autres étaient en vie et sous sa protection. Il fallait qu'elle agisse. Chacun y allait de sa réaction, une des kumojins, une certaine Tsuki, alla directement frapper Hayate sans que celui-ci ne se défende, ils devaient se connaître visiblement. Tenzin l'interpela aussi par ailleurs, prouvant cette hypothèse avant que cette dernière ne parte sur ordre de son supérieur kumojin, un homme qui avait choisi d'abandonner directement leur combat à Kaze sans qu'elle n'ait eu vent de la raison, abandon assez frustrant à vrai dire.

Se tournant vers ses genins, la seule gradée du groupe s'éclaircit un peu la voix avant de parler à nouveau.

« Sachez que dès à présent, Nagamasa Musashi est considéré comme déserteur du village. Quiconque voudra faire de même ira à l'encontre des intérêts d'Iwa et se verra mit sous le même statut de traître, que ce soit par le biais d'un duel ou d'une attaque irraisonnée. Que cela soit bien clair, les iwajins ne combattront pas ici. J'espère qu'il en sera de même pour vous, kumojins, il y a eu assez de sang pour aujourd'hui. »

La Chûnin du village caché de la roche se tourna alors face à Musashi et au trio à la tête de Tetsu désormais.

« Je comprend ton choix Musashi, cependant il te mène à quitter Iwa. J'espère que tu es conscient que si d'une quelconque manière tu survis, si ce duel t'es accordé, tu ne feras plus partit du village et sera traqué en tant que criminel. Tu ne pourras y trouver refuge que dans les geoles avant d'être jugé par une autorité capable. Je vous laisse le soin de faire votre duel selon votre honneur, nous resterons simplement le temps de ce dernier si toutefois vous l'acceptez, puis nous prendrons nos morts et nous partirons. Pour Musashi, si jamais tu meurs, dis nous simplement si tu préfères être inhumé ici ou à Iwa, tu es libre de ce choix là encore. »

Non, elle n'allait certainement pas avouer qu'elle brûlait elle aussi d'envie de les affronter, de tuer cet homme qui venait de tuer une fillette qui avait été rendue inoffensive sous la simple justification qu'elle était ninja. Depuis quand une enfant de douze ans désarmée et tenue en respect par une arme était une fière combattante ? Elle n'était que la victime de l'envie de mort de ces hommes, envie visiblement soutenue par leurs possessions de cadavres et de livres de nécromancie qui, ajoutée à l'air corrompu de l'héritier de Kaminari no Kuni, ne résonnait plus que dans un seul sens aux oreilles d'Etsuko, un sens qui lui faisait froid dans le dos et qu'elle se devait de retransmettre à Iwa.

Mourir signifiait perdre ces informations et c'était impensable. Elle se devait donc d'accepter cette sorte de défaite devant laquelle ils étaient mis sans qu'elle n'y trouve d'issue quelconque. Encore une fois, elle était impuissante face à une sorte de monstre au chakra si imposant qu'il en devenait presque palpable dans l'air. La Naari se tourna alors vers Tenmei qui n'avait toujours pas réagit, pas lâché le moindre son. Elle était toujours à leurs côtés et elle semblait comme pétrifiée.

« Nagamasa Tenmei-san, puis-je savoir ce que vous comptez désormais faire ? »

Prêtant attention à son éventuelle réponse et surveillant notamment ses genins, prête à réagir en cas d'insubordination de l'un d'entre eux, Etsuko glissa tout de même un mot à l'oreille de la jeune Hisa qui semblait perdue, comme enragée et déchirée à la fois, il lui fallait la calmer pour pouvoir la contrôler et éviter qu'elle n'aille mourir bêtement aussi. Elle lui posa une main qu'elle voulait rassurante sur l'épaule mais qui était étonnamment un peu crispée, seul signe apparent de sa colère qu'elle avait, en seulement quelques mois, apprit grandement à maîtriser au prix de longs exercices répétitifs.

« Hisa-san, j'aurais à te parler une fois à Iwa, je compte sur toi pour ne pas laisser tes sentiments t'emporter, compris ? »

Elle reporta finalement son regard sur Musashi, attendant de voir quelle serait la réponse de Taira Fugaku face à cette provocation en duel.

HRP:
 
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Ven 21 Sep 2018 - 18:43
Leur assaut - mitigé par certains shinobis qui se firent spectateurs et non acteurs - furent simplement contré. Toph pesta. Si tout le monde avait suivit et balancé des techniques imposantes, ils en seraient pas là, non. Mais comme d'habitude, les autres shinobis manquaient de certitude. De volonté à venger les leurs. Car c'étaient deux iwajins qui dormaient du plus profond sommeil au sol, n'était-ce pas une justification suffisante pour déclencher les feux des enfers ? Apparemment, non. Au moins sa technique du marécage avait fonctionné, et le garde du corps avait du user d'une technique pour s'en sortir. C'était déjà ça.

Quand Etsuko pris la parole. Une partie de Toph se brisa intérieurement. Vraiment, c'est ça iwa ? C'est ça que la hiérarchie veut mettre en avant ? C'est s'excuser de la mort de son propre kage, et proposer de participer à un génocide ou je ne sais pas quoi dehors ? Heureusement que Tenzin montra aussi sa désapprobation, bien qu'il ne semblait pas prompt à se battre. Toph se fit une première promesse. Jamais elle ne ressemblerait à cette kunoichi qui ne méritait que son mépris le plus profond. Elle s'en fit une deuxième promesse, c'était de tuer ce shogun insolent ou, à défaut, de causer sa perte. Elle ferait tout ce qui était en son maigre pouvoir pour y arriver.

D'ailleurs, elle était à deux doigts de continuer ses assauts, malgré les ordre de sa supérieure. Le Shogun continuait de s'enfoncer dans sa boue, et elle avait l'opportunité unique de lui porter des coups. Mais quand elle vit que Gabushi n'avait pas attaqué, que les Kumojins se rangeaient sur le côté, qu'Etsuko avait ce discours, la princesse Hyûga baissa les bras, ainsi que sa technique d'armure doton qui se dissipa petit à petit.

Une petite fille de treize ans n'a pas le même mental que ces adultes. Et encore moins la solidité de Musashi. Elle regarda son bandeau d'iwajin, et hésita, l'espace de quelques secondes à s'en débarrasser et à y aller quand même. Est-ce que sa loyauté envers le village valait le sentiment de trahison qui la transperçait en ce moment ?

Elle ne trouva pas le souffle pour parler.

Musashi qui demandait un duel à mort, un contre un. C'était autre chose, ça. Elle avait déjà affronté le samourai. Elle l'appréciait, elle le respectait, même si son code de l'honneur était parfois discutable. Pas maintenant, ici, il était du côté de la justice. Elle eut une grande admiration pour son action. C'était de sa propre volonté alors qu'il se doutait que l'adversaire en face de lui était redoutable. Etait-il plus fort que Musashi ? Toph activa son doujutsu. Oui, sans conteste. Le chakra autour de lui était palpable, comme celui de Yoshi l'avait été. L'impression dégagée était différente, bien sûr. Mais une certitude apparaissait.

Musashi allait droit à sa mort, sciemment, et Toph respectait ce choix, bien qu'elle le déplorait. Et pourtant, personne ne semblait rien en faire ? Tout le monde semblait observer en silence ? Oh, cela faisait rager Toph. Devait-elle aussi choisir entre l'honneur et le devoir ? Son honneur lui dictait de suivre Musashi dans la mort, de venger son kage. De se venger et de montrer à tous que les iwajins avaient l'honneur plus dans le sang que tous ces samourais. Son devoir de shinobi, c'était l'obéissance aux supérieurs, et malgré tout ce qu'on pouvait en dire.

Etsuko lui avait donné un ordre. Même si Toph en questionnait la légitimité de ces ordres, notamment la décision unilatérale de faire de Musashi un Nukenin. Elle comptait en parler dès que possible au plus haut gradé qu'elle trouverait à Iwa, à défaut du tsuchikage.

Elle conserva son Byakugan et observa toute la scène du mieux qu'elle le pu. Elle gravait ces instants dans sa mémoire. Son indignation. Sa rage. Sa faiblesse. Ses deux camarades morts. Le troisième en sursit et exilé, déchu de son honneur d'iwajin.

Musashi, un jour je serais aussi forte que tu l'as été en cet instant.


Dernière édition par Hyûga Toph le Ven 21 Sep 2018 - 18:44, édité 1 fois
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Ven 21 Sep 2018 - 18:44
La tempête était là, prête.

Quand la voix d'Etsuko s'éleva, elle était déjà prête à décocher ses flèches.
L'action était déjà dessiné dans sa tête, une course vers le garde le plus proche avec une impulsion de vent pour le projeter violemment du mur qui était si proche de son dos. Avec une petite technique basique pour marcher sur le mur et se retrouver en hauteur, décochant une flèche vers le bas pour qu'elle aille se ficher sur le haut du crâne du garde encore sonné. Il allait probablement réagir et le corps à corps avec un samurai était risqué, mais ses entrainements avec Musashi-san l'avaient préparé à ca.
Sauf que les mots qui s'envolèrent vers ses oreilles à ce moment précis, quand elle s'était décidé à accomplir son plan pour reprendre l'offensive qui fut stoppé promptement par le type qui avait sorti son gigantesque monologue, était des mots d'excuses. Des mots d'excuses avec la voix d'Etsuko-sensei.

L'Ashikaga sorti brutalement de sa concentration de combat, complètement sonnée par ce qu'elle venait d'entendre juste à l'instant. Elle ne rêvait pas, elle venait bien en quelque minute d'assister à un meurtre d'une genin du village et des excuses d'Etsuko pour l'attaque qui venait en réaction à cet affront ? Elle était complètement sous le choc de cette série d'évènement qui lui semblait complètement dénué de sens. Les yeux grands ouverts en direction de la chuunin, elle n'arrivait pas à se persuader que ce qu'elle venait d'entendre était vrai. Elle resta dans cet état catatonique pendant tout le long, très long discours d'Etsuko, n'imprimant que quelque bride de phrase dans sa mémoire.

C'est quand celle-ci mentionna les corps que le regard de Gabushi quitta enfin la chuunin pour regarder la petite fille au sol. Silhouette lugubre et parodie de ce qu'avait pu être Sayuka dans sa vie. Elle ne la connaissait pas outre mesure, mais le peu de temps où elles avaient été ensemble avait suffis pour créer un lien. La petite fille disait vouloir être comme Gabushi plus tard, rapide, courageuse et endurante. Bien que l'archère savait bien que c'était la vision d'une petite fille c'était quand même touchant et l'avait pris instantanément d'affection.
L'empathie de Gabushi jouait énormément aussi, elle aurait très bien pu arriver première dans ce maudit palais, pour se retrouvé égorgé sous le regard des autres iwajins. Pour qu'ils s'en aille en s'excusant du dérangement.

C'était intolérable pour l'archère, elle ne s'excuserait pas devant ces personnes qui venaient de faucher une vie pour aucune raison autre que le plaisir de toucher le village de la roche, sans parler du cadavre du Tsuchikage qui était encore en deux partie dans le salon, comme si de rien était. La situation méritait une justice vindicative et expéditive, la peur n'avait pas sa place à ce moment précis.
Une colère sourde s'emparait de la jeune iwajin, elle qui était d'un naturel si calme et contemplative ne pouvait pas tenir ses sentiments en respect, pas après s'être fait arrêté dans son élan par une camarade. Qu'allaient donc bien pouvoir faire les parents de Sayuka de son corps ? Si ce n'est poser la question "Est-ce que les coupables on payé ?" Qu'est ce qu'on pourra bien leur dire, à ce moment là ? Un mensonge innocent ou la triste vérité ?

Mais elle ne pouvait agir, malgré les jointures de ses mains qui craquaient sous sa force, malgré sa mâchoire serrée et les larmes chaudes qui lui montaient au yeux. Elle était lié d'obéir aux ordres par sa loyauté. Une des vertus que lui avait enseigné Musashi-san qui était bien trop calme pour le moment, mais qui devait probablement être dans le même état d'esprit que la jeune kunoichi.
Oui, il l'était. Mais son état d'esprit reflétait ses actes, et malgré son attachement au village, il avait un devoir envers son clan. Elle ne comprit pas immédiatement son acte, cela allait lui demander du temps avant de comprendre le pourquoi du comment du geste de Musashi, mais son respect en fut que plus immense pour le samurai.

- Musa... Musashi-sama Dit-elle, sanglotant dans sa propre incapabilité d'agir.

C'était comme sur le haut plateau, la première fois qu'ils s'entrainèrent tous les deux: elle finissait par être tétanisée de peur et incapable de réaction devant une situation qui en méritait une. Elle n'avait plus peur de mourir, plus au point de ne plus pouvoir bouger du moins. Mais sa loyauté pour le village de la roche qui l'avait recueilli pendant une grande période de doute, elle, était bien capable de ce genre de chose.

Son regard se tourna lentement une fois de plus vers Etsuko. Ce n'était pas le destin, les dieux ou quelque chose d'abstrait comme sa propre loyauté, qui rendait le trio plus loin intouchable. Ce n'était pas un concept, une idée, une force ou quelque chose de difficilement notable. Qu'est ce qui l'empêchait à ce moment précis, de créer un courant d'air entre les deux yeux du meurtrier qui se prenait pour le shogun légitime ? C'était Etsuko, le bouclier derrière lequel les samurai dans la pièce s'était empressé de se réfugier.

La scéne continuait et l'Ashikaga restait en dehors, consciemment perdu dans sa tempête intérieure, celle qu'elle ne pouvait déchainer. Le temps était bien trop long.

Gabushi avait tendance à oublier et pardonner.
Cette fois ci, elle n'oublierait pas.

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Ven 21 Sep 2018 - 19:13
La proposition de la nommée Naari Etsuko n’était pas idiote. Si, elle aussi, s’était laissée conquérir par les émotions, elle avait au moins eu le mérite d’être la première à reprendre ses esprits parmi les Iwajins. Malgré le fait que son soudain sang-froid puisse paraître faible en comparaison de l’ardeur des autres, il n’y avait rien que le nouveau Shogun n’ait à refuser. Et d’ailleurs, il n’avait aucune envie de conserver un quelconque shinobi de la Roche avec lui. Il n’était pas venu aujourd’hui pour faire la guerre à d’autres pays, mais pour rattraper son histoire et devenir celui qu’il aurait toujours dû être. Un simple regard lui avait suffit pour faire comprendre à Kojima Reijirô qu’il pouvait prendre les devants et répondre à sa place. Après tout, les corps qui gisaient aux pieds du nouveau Seigneur ne pouvaient avoir d’utilité que pour le Kumojin.

Il écouta simplement son allié parler. C’était un bon orateur. C’était peut-être même le plus malicieux du trio. Pour autant, la malice pouvait avoir ses vices. Et c’était avec assurance et surveillance que Taira Fugaku éprouvait son respect pour cet ami.

La situation étant bien résumée, il ne restait plus qu’à attendre la réponse de ces Iwajins et Kumojins. Si beaucoup semblaient se résigner, il y en eut un qui ne semblait absolument pas pouvoir s’asseoir sur les évènements d’aujourd’hui et battre en retraite. Nagamasa Musashi, un nom qui ne disait rien au nouveau Shogun, symbole de son absence qui n’avait que trop durée. En d’autres circonstances, peut-être que les deux hommes auraient été de formidables alliés.

« Tu es un idiot, Nagamasa Musashi. »

La lame était rentrée dans son fourreau.

« T’ai-je demandé de ployer le genou, de courber l’échine ? Je t’ai simplement sommé de partir, car vous êtes dans mon palais et sur mes terres. »

Il pointa du doigt quelques Samouraïs de la garde.

« Je n’ai rien contre les Nagamasa. Ce n’est pas parce que Nagamasa Yoshitsune était de cette famille ou d’Iwagakure no Satô qu’il est mort : c’est parce qu’il m’a attaqué malgré mes avertissements et mes explications. Un homme, qu’il soit Kage ou paysan, n’a pas à s’attaquer à un Daimyô, encore moins Shogun, encore moins d’un pays étranger. Il est regrettable qu’il faille tomber sur un Seigneur capable de se défendre pour que vous, shinobis des villages, puissiez le comprendre. »

Malgré le masque en métal qui ne laissait transparaître que ses yeux, tous purent entendre le soupir profond de Fugaku. Autour de lui et de Musashi, shinobis avaient déjà fait place. Serait-il vraiment considéré comme un déserteur après tout ça ? Qu’importe au vu de la situation, jugea le Shogun.

« Mais tu es surtout un idiot parce que même si malgré tout ça tu persistais, me haïssais, voulais obtenir vengeance ou justice, tu sais très bien que ce n’est que la mort qui t’attend. Tu me rappelles moi, plus jeune, lorsque j’ai découvert toute la vérité sur mes origines, mon histoire. Que crois-tu que j’eu fait à ce moment-là, penses-tu que j’ai foncé au palais, sachant à peine manier un sabre, avec un corps souffrant encore parfois des brûlures de mon enfance ? Non. J’ai attendu. Je me suis renseigné. Je me suis entraîné. Et une fois prêt, je suis venu. Aujourd’hui. »

Après les longues minutes qui avaient séparé les premiers échanges de coups et le moment présent, les marécages Doton s’étaient bien fragilisés. Sans grosse difficulté, le Samouraï masqué tourna les talons et commença à marcher pour se mettre à une distance raisonnable du jeune Musashi.

« Si tu m’attaques aujourd’hui, tu mourras. Si tu m’attaques demain, qui sait ? Prends ta décision, jeune Samouraï : je suis prêt et j’attends. »

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[Prélude Arc n°5] Les Héritiers

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