Derniers sujets
Partagez | 

Entre remords et fumée. [@Kizuato Daisuke]


Ven 7 Juil 2017 - 4:21

Que veux-tu, Angū. Tu es un homme bon. Tu ne sais pas réagir face à la mort alors remets-t-en. Elle était petite, elle n'avait aucune expérience et qui sait, elle aurait peut-être vécu des choses horribles, alors arrête de penser à cette gamine et ressaisis-toi. Tes voix sont parties, n'est-ce pas ?

... oh, salut Invité. Angū n'est pas très bavard en ce moment, mais ça me fait plaisir que tu viennes le voir ou au moins suivre son histoire. Elle ne fait d'ailleurs que commencer, puisque je viens tout juste de reprendre la narration, mon prédécesseur a préféré abandonner le pauvre schizophrène. Je suppose que je te dois quelques explications.

Lui, c'est Angū. Un marionnettiste hors-pair et doué dans ses créations à en juger par ses confrères de pratique, mais au passé douloureux. Il trimbale avec lui des hallucinations qui le hantent et qu'il considère comme des voix divines ou des démons. Impossible de te l'expliquer mon pauvre, tout ce que je peux t'assurer c'est qu'il le vit très mal et que beaucoup de ses actes sont dictées par ses sombres songes. Quant à moi, c'est Yang, le narrateur du Kumojin. Oui je sais, il est toujours étonnant de lire un narrateur qui parle au lecteur, mais que veux-tu, je suis là pour ça après tout. Qui sait, peut-être qu'un jour tu auras aussi un narrateur bavard avec lequel je pourrais discuter ?

Revenons-en à Angū. Il est actuellement renfermé, dans une bulle. Hier soir, ses voix étaient plus violentes que d'habitude et lui ont imposé bien des horreurs. Pendant plus d'une heure, il s'était assis dans un coin d'une ruelle miteuse des rues de Kumo, répétant frénétiquement qu'il n'arrivait plus à entendre qui que ce soit si ce n'étaient ces voix, qu'elles étaient oppressantes et qu'il n'en pouvait plus. Je jurais même avoir vu de ses joues couler des larmes de colère et de honte, alors qu'il s'est levé en sortant de la ruelle. Puis, il est resté là de longues minutes. Ce n'est qu'en remarquant une petite fille, la douzaine d'années, jouant seule dans la rue alors que personne ne la surveillait et que personne d'autre ne se présentait dans la rue, qu'il envoya vers elle un petit mannequin de bois contrôlé par un fil de chakra.

Puis, ses voix s'envolèrent en même temps que la chair et le sang de la jeune enfant. Le mannequin explosa dans un retentissement sourd, alors qu'un nouveau meurtre dans les rues de Kumo marquait l'âme du marionnettiste hanté. Sans attendre, en ne laissant aucune trace, il s'échappait par la voix des airs en se déplaçant d'immeubles en immeubles pour se mettre au loin, afin de se poser dans une ruelle à l'abandon. En boule et en larmes. Il décrocha de son dos une grande amphore dans laquelle se trouvaient des copeaux de bois et du fil ainsi qu'une lame courbe et commença à sculpter dans le bois un mannequin, comme il le faisait fréquemment. C'était devenu un mécanisme qui lui permettait de ne plus penser à rien et d'oublier ses actes horribles.

Et c'est là que nous en sommes. Un jeune marionnettiste à la limite du suicide, taillant des mannequins de bois avec une précision rigoureuse dans les rues de Kumo, les joues marquées par les larmes et les mains tremblant de peur à chaque fois qu'il posait sa lame par terre.



_________________
Angū's Theme


Dernière édition par Gaijiken Angū le Sam 8 Juil 2017 - 5:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Ven 7 Juil 2017 - 17:11
La fin de journée s'approchait à grand pas. Le ciel était dégagé et d'une couleur orange, avec le soleil qui déclinait. C'était vraiment sympa de regarder le coucher de soleil, avec un verre de Saké à la main. Comme à mes habitudes, j'étais tranquillement installé sur la terrasse du bar. Je n'attendais rien, juste que le temps passe, tranquillement. J'étais entrain de ressasser des histoires du passé, plus ou moins agréable. Si jamais je devais mourir en cet instant, je pense que j'aurais le sourire au lèvre. Je me dis que j'ai quand même de la chance d'être arrivé jusqu'ici dans ma vie. Quand je vois où j'ai commencé et où je suis maintenant, j'ai quand même fais du chemin. De la pluie d'Ame, en passant par la forêt de Hi et la brume de Mizu. Et maintenant, je suis perché dans les nuages de Kumo, il y a quand même pire comme destin.

Bizarrement, ce soir là, je n'étais pas chaud à me mettre dans la gueule avec la boisson. Non, je voulais rester assez lucide. D'ailleurs, je n'allais pas beaucoup traîner. Ce qui est agréable, c'est d'habiter à quelques pattés de me maison de là. Je serais vite-fait bien fait chez moi. En plus, j'ai quelques paperasse à remplir. Mon rôle de Jônin incombe certaines responsabilités.. D'habitude, je me débrouillais toujours pour trouver un Chûnin ou un Genin pour faire ça à ma place, mais là, je m'y étais pris beaucoup trop tard.. C'était pas grave ! Faut bien s'en occuper soit même de temps à autre. Bon, c'est parti. Laissant quelques ryos sur la table, j'ai ensuite pris la direction de mon quartier résidentiel. J'ai fouillé dans ma poche pour voir si j'avais encore un cigare. Et malheureusement, ce n'était pas le cas... Mince, j'allais devoir me rendre au tabac, et il est pas du tout à côté de chez moi celui-là. Tant pis.. Faut toujours prendre les choses du bon côté ! Ça m'évitera qu'une foi chez moi, je me rend compte que je n'ai plus de quoi fumer. Puis en même temps, ça me faisait une petite promenade, histoire de profiter de la fraîcheur de fin de journée.

Après ce petit détour au tabac, me voilà donc maintenant avec mon cigare dans la bouche que j'avais tant attendu. Une petite allumette pour l'allumer, et voilà, c'était parfait. Je pouvais enfin rentrer chez moi. Alors que je n'étais pas si loin de mon appartement, dans une ruelle sombre, j'ai pu remarquer une présence. C'était quoi ça ? Un chien abandonné ? Par pur curiosité, je m'en suis approché. C'était... une personne ? Elle avait l'air recroquevillée sur elle même, et entrain de tailler des bouts de bois.. De plus près, la personne ressemblait à un homme. C'était bien la première foi que je voyais à Kumo celui-là. En plus.. il était entrain de pleurer, enfin, c'est l'impression qu'il me donnait, avec ses larmes sur ses joues et il tremblotait. L'individu était pour le moins bizarre.. Je me suis donc approché de lui, et je me suis accroupi, pour me mettre à son niveau.

« Hé gamin, c'est quoi ton blase ? Tu fais quoi ici ? Ça va aller ? Tu devrais lâcher ce couteau, tu risques de te faire du mal.. »



_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Sam 8 Juil 2017 - 3:11
Le pantin était terminé. Ce dernier, relié de fils de chakra, s'animait en bougeant très lentement ses bras puis ses jambes, avant que ses extrémités ne se relâchent comme s'il perdait une nouvelle fois la vie. Il n'était qu'un objet de bois, une marionnette dont Angū se moquait, une création parmi des centaines d'autres. Toutefois, alors que les mots de l'enfumé parvinrent à ses oreilles, il inclina et bascula sa tête vers le côté, ne montrant pas encore ses yeux. Ses tremblements, auparavant situés au niveau de ses bras exclusivement, s'étaient intensifiés : tout son corps se retrouvait victime de spasmes incontrôlés ne durant qu'une demi-seconde, marquant l'instabilité mentale du marionnettiste hanté. Alors, il mouva son visage afin de déplacer une de ses mèches de cheveux de ses yeux en faisant apparaître une pupille dilatée par la peur, la rage et la tristesse; perforant le regard de son interlocuteur qu'il tâchait d'analyser : en vain. Si ses voix ne le hantaient plus, leur silence en devenait presque oppressant. Un mouvement, puis un autre, Angū se relevait faiblement et laborieusement, alors que ses doigts qui bougeaient mécaniquement faisaient mouvoir le pantin de bois qui imitait les gestes de son détenteur.

"Exorcizamus te omnis immundus spiritus omnis satanica potestas omnis incursio infernalis adversii omnis congregatio secta diabolica ergo draco maledicte ecclesiam tuam securi tibi facias libertate servire te rogamus audi nos."

Son regard n'était plus celui d'un homme hargneux ou triste, mais empreints de terreur. Le marionnettiste était pétrifié, paralysé par la peur. L'espace d'un instant plus tard, ignorant les interrogations de l'enfumé ─ ou ne pouvant y répondre ─, il échappa une nouvelle phrase de sa voix d'outre-tombe, saccadée par un souffle manquant.

"Exsurgat Deus et dissipentur inimici ejus : et fugiant qui oderunt eum a facie ejus. Sicut deficit fumus, deficiant ; sicut fluit cera a facie ignis, sic pereant peccatores a facie Dei."

Cette phrase, d'un latin parfait, langue qu'il n'eut jamais l'occasion d'apprendre, semblait puiser toute son énergie; à moins qu'il ne s'agisse de sa fatigue mentale. Le marionnettiste ne tenait plus sur ses jambes, s'effondrant à terre aux pieds du géant de fumée, son regard s'étant une fois de plus éteint.

... je ne sais pas ce que tu en penses, Invité, mais j'ai ce sentiment que rien de bon ne se présage.

_________________
Angū's Theme


Dernière édition par Gaijiken Angū le Lun 10 Juil 2017 - 20:38, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 8 Juil 2017 - 21:05
De ma vie, je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi flippant que ça. Le mec qui était devant moi, il était vraiment bizarre. Je crois même que le mot ''bizarre'' n'est pas assez fort pour décrire ce que je pouvais ressentir à son égard. Par quoi commencer ? Sa marionnette peut-être, qu'il arrivait à faire bouger et qui copiait ses mouvements. Ou alors son regard.. Un regard de fou, de quelqu'un qui n'est pas bien dans sa tête. Est-ce-que je devais avoir de la pitié pour ce mec là ? En tout cas, pour le moment, je ne ressentais pas grand chose à part une sorte de peur à son égard. Mais c'était pas la peur qui me prenait aux tripe et qui me faisait perdre raison. Non, c'était une peur pour lui en faite. Ce mec là pouvait être totalement imprévisible, et aussi bien me blesser que lui se blesser. Enfin, j'avais pas trop de soucis à me faire pour ma propre sécurité, je suis pas le mec qui est né de la dernière pluie, il en faut plus qu'un gringalet pour me faire du mal. Mais j'avais peur pour lui, qu'il se fasse du mal. Au final, est-ce-que j'avais de la pitié pour lui ? Peut-être bien..

L'individu dérangé mentalement se leva. Tout son corps tremblait d'ailleurs. Il consommait peut-être de la drogue pour être dans un état comme ça. Il était peut-être en bad-trip. Mais pour l'instant, pas de volonté de m'attaquer. Non, au lieu de ça, il commença à parler... dans une langue qui m'était totalement inconnue. Jamais de ma vie je n'avais entendu ça. Je me suis dis que le mec était peut-être un vagabond, et qu'il n'était pas du coin. Mais pour parler un truc du genre, il doit venir de très loin alors, sachant que dans le Yuukan, la majorité des gens parlent la même langue. Je me posais tout un tas de question quand à l’identité de mon interlocuteur fou. Je restais stoïque, je ne bougeais pas d'un pouce, j'étais juste entrain de l'écouter. Mais malgré ma grande concentration, je n'arrivais pas du tout à comprendre ce qu'il me disait. Après sa dernière phrase, il fut prit une nouvelle foi de tremblement, et comme une feuille morte, il tomba à mes pieds, comme s'il était complètement épuisés d'avoir parlé... Vraiment étrange comme type.. Et moi qui était juste parti m'acheter des cigares, moi voilà avec un mec chelou à mes pieds. Par soucis de savoir s'il était encore en vie, j'ai regardé ses yeux. Ils étaient toujours actifs, il n'était donc pas décédé, mais il avait le regard complètement vide, de la moindre émotions à la moindre pensées. Bon, je vais en faire quoi de lui ? Je ne vais pas le laisser là non plus...

« Hé merde... J'vais faire quoi de toi maintenant hein ? Puis je ne sais même pas pourquoi je te parle, ça se trouve, tu parles pas ma langue.. »

Là, j'avais vraiment pitié de lui. Et fallait bien que je fasse quelque chose pour lui. J'allais pas le laisser allongé dans la rue. Je savais déjà où je pouvais l'emmener, mais franchement.. Rien qu'à y penser, ça me faisais déjà chier. J'ai attrapé le mec, pour le mettre sur mes épaules, comme une bête morte après la chasse, puis j'ai pris la direction de chez moi. Ahhhh j'avais pas que ça à faire moi, de m'occuper d'un mec qui faisait un bad-trip ! Je te jure, dès fois je me dis que j'aurais jamais du rejoindre Kumo mais de partir vivre dans une grotte.. Enfin bon, maintenant, j'ai plus trop le choix. Après cinq minutes de marche, me voilà au pied mon logement. Une foi les escaliers grimpé, car oui, même si je suis Jônin, j'habite pas dans un palace, contrairement à certain, comme Monsieur Shuuhei Metaru ! Lui il habite dans un château limite. C'est injuste. J'ai posé l'inconnu sur le canapé qui me servait de temps en temps de lit, puis je suis allé me chercher un verre de saké.



_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Dim 9 Juil 2017 - 18:47
Pour le coup, l'enfumé était un rustre. Il suffisait de voir avec quel aplomb il soulevait le marionnettiste pour se rendre compte que si les manières n'étaient que secondaire pour lui, il pouvait obtenir ce qu'il désirait par la force brute. Peut-être était-ce une coutume chez les gens de sa famille. Néanmoins, il ne fallut que peu de temps pour qu'Angū soit transporté dans une habitation qu'il ne connaissait pas. Ce dernier, même lorsqu'il était sur son épaule, n'avait pas relâché ses membres, toujours épris d'une terreur paralysante; n'ayant malgré tout pas cherché à se débattre. Alors, livré à lui-même sur un canapé de cuir usé, Angū sortit de son amphore un de ses pantins d'ores-et-déjà construit pour y apporter quelques changements.

Ce qui apparaissait comme un travail de dur labeur n'était qu'une simple manipulation précaire pour Angū. De mémoire de narrateur, jamais je n'avais vu quelqu'un travailler le bois aussi vite et aussi précisément. Malgré ses tremblements, ses coups de lame étaient vifs et millimétrés, allant recomposer le visage de son mannequin sans dire le moindre mot et ce, dans l'absence de l'hôte de cette demeure. Après seulement deux minutes, le temps que le Fumeur de Havane revienne dans la pièce, le marionnettiste avait fini sa création. Un pantin de bois quelconque, comme les autres, mais dont le visage était orné d'une large cicatrice horizontale en plein milieu de sa face, ainsi que d'une bouture de bois taillée représentant un cigare. S'il fallait connaître la personne concernée, ce mannequin à l'effigie de Kizuato Daisuke était précis, surtout au vu du temps restreint passé à le composer.

Alors, Angū se recroquevilla davantage, comme s'il se mettait en position fœtale. Il semblait rongé par une immense douleur qu'il ne réussissait pas à maîtriser et la seule partie de son corps qui répondait encore à ses directives étaient ses mains, qui animaient le pantin de bois comme si ce dernier était vivant. Il était à ce moment difficile, même pour moi, de comprendre les pensées du marionnettiste. Tout ce que je pouvais savoir mais que son hôte ne savait pas, c'est que les voix qu'il entend sans cesse ne sont pas revenues, dans quel cas il aurait tenté d'assourdir ses oreilles. C'était un réflexe qu'il possédait, lorsque ces dernières s'adressaient à lui, il faisait en sorte de ne pas entendre les bruits extérieurs pour ne pas devenir plus fou qu'il ne l'était déjà.

_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 10 Juil 2017 - 3:26
J'étais donc parti me chercher un verre de Saké. J'en avais vraiment besoin, après ce qui venait de ce passer, histoire de me détendre un peu. J'étais donc dans ma partie cuisine, enfin, le petit endroit dans mon logement qui me servait de cuisine. À vrai dire, je ne cuisinais que rarement chez moi. Je préférais aller manger au bistro du coin, je suis un flemmard quand il s'agit de faire à manger. Puis je trouve que c'est vachement meilleur quand c'est fait par quelqu'un d'autre ! Par-contre, j'avais une bonne réserve d'alcool dans ma cuisine, on pouvait trouver de tout, aussi bien de la bière en passant par le whisky, mais il y avait surtout du saké. Une grande quantité de saké, venant de tout le Yuukan. Me voilà donc avec mon verre de saké, un cru venu tout droit d'Ame no Kuni, que j'avais réussis à avoir avec mes nombreux contactes. Il était assez difficile de s'en procurer normalement, mais étant donné que cela provient de mon pays d'origine, je peux bien faire quelques sacrifices pour ça. Il me rappelait la pluie battante, les tours immenses, ma jeunesse. Enfin bref !

Alors que je me rendais de nouveau dans le salon, j'ai pu constater que le mec que j'avais ramené chez moi était conscient. Il était bien installé sur mon canapé, qui d'ailleurs, en avait vu passer du monde. Surtout des filles. Il avait l'air de se sentir légèrement mieux que tout à l'heure, au moins, il n'était plus entrain de trembler comme une feuille et il ne me parlait pas dans une langue inconnue. M'approchant de lui, j'ai décidé de m’asseoir sur un de mes vieux fauteuils, avec mon verre à la main. Avec l'autre, je me suis sorti un cigare que j'ai par la suite allumé. La fenêtre était déjà ouverte, ce qui permettait de ventiler l'endroit. D'habitude, je peux me passer de ça, mais là, avec un ''invité'' chez moi, je préfère les bonnes manières, peut-être qu'il ne supporte pas la fumée.

Je ne lui parlais pas, je me contentait de le regarder, lui qui était dans une position bien particulière. J'avais une certaine méfiance envers lui, j'avais peur qu'il se remette à délirer comme tout à l'heure. Puis j'avais besoin d'une petite pause, alors, je profitais tranquillement siroter mon verre. Il y eu un silence pendant quelques minutes, avant que je remarque ce qu'il tenait dans ses mains. Encore une petite marionnette de bois. Il avait l'air de bien se débrouiller en tout cas pour le sculptage. C'est rare de voir un talent comme celui-ci dans le Pays de la Foudre. D'ailleurs, il avait un autre talent, c'était celui de pouvoir contrôler ce petit pantin de bois. C'était assez bizarre et à la foi surprenant à regarder. Et en observant de plus près le morceau de bois articulé, j'ai pu me rendre compte.. qu'il me ressemblait beaucoup, enfin, surtout le visage. Il y avait une cicatrice, comme sur mon visage. Le mec avait même fait un cigare. C'était vraiment bien fait !

« Hé beh, tu as un sacré talent à ce que je peux voir ! En plus de pouvoir sculpter à la perfection, sans oublier de détails, je vois que tu es capables de faire bouger ta création. »

Mais en faite, j'étais entrain de lui parler, mais je ne savais toujours pas s'il parlait ma langue, ni même s'il l'a comprenait. Il y avait tellement de mystère au tour de cet individu. C'était peut-être le bon moment pour en savoir plus sur lui ? J'vais peut-être réussir à le faire parler, et j'espère cette foi-ci, dans un langage compréhensible.

« Dis moi, tu comprends quand je te parle ? Tu comprends ma langue ? Tout à l'heure, j'ai absolument rien bitté à ce que tu m'as dis. Tu es originaire du coin.. ? Ah, j'avais oublié, moi c'est Daisuke. Kizuato Daisuke. Et toi... Tu as un blase l'ami ? »



_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Lun 10 Juil 2017 - 3:45
Une fois de plus et comme à l'accoutumée, l'atmosphère semblait se rafraîchir. Angū qui paraissait calme bien qu'effrayant dans son mutisme volontaire vint à capter le regard de l'enfumé. Ses pupilles brillaient d'un jaune pur, comme si les reflets de la lumière n'éclairaient que cette teinte jusqu'à la saturation; conservant son regard sur celui de son hôte à la cicatrice béante. Cependant, son regard changeait du tout au tout, notamment lorsque ce dernier souleva l'une de ses mèches de cheveux qui cachaient ses deux yeux. Non. Je reconnaissais cette expression.

"J'ai besoin d'aide. J'ai besoin de ton aide, je les entend revenir... elles chuchotent. Elles chuchotent et se moquent de moi, elles rigolent de leur voix aiguë. Je ne veux pas les entendre, je ne veux plus ! Où est la sortie !" répondait-il une fois de plus, snobant de nouveau celui qui lui offrait sa gentillesse et son toit. Dans la panique, Angū vint à saisir son amphore en la tirant avec lui dans le but de s'éloigner un maximum de tout contact humain : cependant, il n'avait pas fait attention au sens de cette dernière qui avait par mégarde été posée à l'envers. Quelques sculptures de bois, toutes exactement similaires, s'échappèrent du contenant et tombaient sur le sol. Le point étonnant était que tous ces mannequins, au nombre de quatre, portaient des petites lettres à leur bras. Le marionnettiste profitait de l'ouverture de la porte d'entrée pour s'échapper comme un fugitif, usant de liens de chakra entre ses doigts et deux pantins de bois ─ ne pouvant en contrôler plus à la fois, malgré leur petite taille ─ pour les faire retourner dans leur prison de terre. En partant, on pouvait entendre de façon faible mais audible les grognements de douleur d'Angū, qui s'affirmaient d'exclamations.

"Ah ! Non, partez... non ! Aaah !" hurlait-il entre ses dents pour n'alerter personne, bien que la souffrance était telle qu'il ne pouvait conserver ses émotions muettes. Le regard d'Angū avait clairement changé, de nouveau. Il entendait ces voix et ne voulait pas répéter ses crimes, désireux de se mettre à l'abri de quiconque pour ne pas lui faire de mal; c'était d'ailleurs la raison pour laquelle il n'avait pris ni le temps de remercier Daisuke, ni de se présenter à lui, cependant, les deux pantins de bois restant au sol conservaient des lettres avec eux et il ne fallait à l'enfumé qu'un simple mouvement pour les saisir et les lire. Les deux lettres mises bout à bout présentaient des informations concernant Angū et son passé.

Angū a écrit:
(Lettre n°1) J'ai fait des choses horribles. Si vous me retrouvez, enfermez-moi. J'ai l'espoir que celui qui lit cette lettre me capture ou, le cas échéant, m'immole par le feu. Je ne veux pas revivre ces horreurs. Elle n'avait rien fait et je suis persuadé que cette folie meurtrière recommencera, n'importe qui, contre n'importe qui...

(Lettre n°2) Je me nomme Gaijiken Angū. Je n'ai aucun souvenir de ma famille, mes parents, ou si je fais partie d'un quelconque clan. J'ai cependant découvert que mon chakra se liait aux créations de bois que je pouvais sculpter. Si ces dernières me calment, Il désire que je m'en serve comme d'armes... j'ai peur.

_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 10 Juil 2017 - 4:14
Au début, tout semblait normal quand je lui parlais. Mais une foi que j'ai fini ma dernière phrase, le mec chelou recommença à trembler comme précédemment. Il posa ses deux mains sur ses oreilles, comme pour ne pas entendre un bruit. C'était très bizarre et incompréhensible, sachant que je n'avais fais que parler, rien de plus, et qu'il n'y avait pas de bruit dans mon logement. Rapidement, l'individu se leva, commencer à marmonner quelque chose, disant qu'il avait besoin d'aide, et que des ''choses'' se moquaient de lui et lui chuchotaient des paroles. Bon, au moins cette foi, j'ai eu la certitude qu'il parlait bien ma langue ! Mais par-contre, ses paroles étaient assez flippante sur coup. De quoi il pouvait parler ? Il n'y avait personne d'autre que lui et moi dans mon appartement. Il commença à se précipité vers ma porte d'entrée pour prendre la fuite, laissant tomber quelques pantins de son amphore. Il réussit, grâce à son aptitude, à prendre le contrôle de deux puis il disparut ensuite. Je pouvais encore l'entendre se plaindre, comme-ci il avait une douleur quelque part, pendant qu'il descendait les escaliers du bâtiment, et après, plus rien. J'étais resté sur le cul, avec mon verre de saké à la main et mon cigare dans la bouche. Je ne comprenais pas trop ce qui venait de se produire ici. Après quelques secondes, j'ai pu observer deux autres marionnettes à terre. Il n'avait pas pu toute les emmener avec lui. Et sur les deux objets de bois, il y avait une lettre. Bizarre..

Par curiosité, je les ai ouvertes. Une foi de plus, je ne comprenais pas vraiment ce qu'il y avait écrit. Non, ce n'était pas écrit dans une langue inconnue, mais j'avais du mal à comprendre le contenu. La première lettre faisait références au fait qu'il était un monstre, qu'il avait commit des monstruosités et qu'il méritait d'être emprisonné, voir tuer. Dans la seconde, j'ai pu apprendre comment il s'appelait. Gaijiken Angû. Il n'avait aucun souvenir de sa famille et avait la capacité de donner ''vie'' à ses créations de bois avec son chakra, mais il avait peur ''qu'elles'' en fassent mauvais usage. C'était complètement loufoque ce qui était écrit. Mais si une partie de tout ça était vrai, il fallait faire quelque chose, et tout de suite. Le mec ne devait pas être très équilibré dans sa tête, et risquait de blesser quelqu'un, voir pire. Finissant d'une traite mon verre de saké, j'ai fais mes affaires avant de sortir de nouveau de chez moi. J'allais poursuivre ce fameux Angû pour le retrouver.

Mais par où commencer ? Je ne savais pas vraiment. Je n'ai pas eu le temps de me rendre compte où il était parti. Et retrouver quelqu'un dans Kumo, c'est pas vraiment facile, vu la taille de la ville. Bon, par où commencer ? Je devais vite prendre une décision, le temps était compté. J'ai eu comme idée de me rendre à l'endroit où je l'avais croisé pour la première foi. Malheureusement pour moi, il n'était pas là. J'ai du parcourir plusieurs kilomètres en un temps record. Je me suis rarement déplacé aussi vite. Où pouvait-il être passé à la fin ? Je commençais à m'inquiéter. Est-ce-que je devais prévenir mes collègues ninja ? L'individu pouvait très bien être dangereux. Je ne savais pas vraiment quoi faire.. J'avais envie de le retrouver avant tout le monde. J'ai donc continué à parcourir la ville, sautant de toit en toit, histoire d'avoir plus de visibilité, mais c'était pas vraiment concluant. À la fin, je me suis retrouvé sur un petit pont. J'y suis resté un peu de temps, histoire de reprendre du souffle. Et comment bien reprendre son souffle ? En s'allumant un cigare, bien évidemment. Je regardais le paysage, mon cigare à la bouche, me demandant où il pouvait se trouver, Gaijiken Angû.



_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Lun 10 Juil 2017 - 20:29
... J'ai une mauvaise nouvelle, Invité. Je crois que j'ai fait une bêtise.

Tu te souviens, lorsque je te disais que Angū avait un regard changeant ? Eh bien... de mon côté, j'ai reçu un coup de téléphone. Ouais je sais, pas de téléphone au travail tout ça, mais que veux-tu. C'est ma femme et ça fait plusieurs jours que je ne l'ai pas vue pour pouvoir faire une narration correcte du marionnettiste et elle s'inquiétait... enfin, ce qui est réellement inquiétant ce n'est pas ça. C'est que j'ai raté son départ. Je ne l'ai pas vu partir et je ne sais pas dans quelle direction il s'est déplacé. Du coup eh bien... je suis dans le même état que toi. Tu veux bien demander au narrateur de l'enfumé de me faire une petite place à côté de lui ? Ce serait super, on pourrait narrer son histoire à deux. Promis, je ne parlerai pas du personnage mais exclusivement du décor. Je serais une paire d'yeux supplémentaire.

Tout se déroule sur le pont de Kumo. C'est une place immense dans laquelle les rochers s'étendent à perte de vue, narguant de leur hauteur les nuages qui cachent l'immensité inférieure. Je n'avais d'ailleurs jamais, en tant que narrateur, eu l'occasion de regarder d'autres villes, m'étant toujours cantonné aux paysages que mon ancien héros et Angū ont eu l'occasion de rencontrer, constamment interne à la ville. Cependant, ce pont était tout en longueur et en hauteur, assez étroit néanmoins : il n'y avait de la place que pour deux personnes en largeur et pas un obèse, ça, non !

Daisuke alluma son cigare. Son surnom d'enfumé lui collait à la peau, alors que les odeurs de terre humide et de crème aigre s'échappaient de sa bouche par une dense fumée blanche. D'ailleurs, je pouvais mettre ma main à couper qu'il avait remarqué ce qui se tenait face à lui. Un pantin. Un pantin de bois différent des autres, avec une cicatrice horizontale sur le visage : le même que celui qui avait été composé devant les yeux du Jônin. Impossible de savoir si c'était une provocation, un clin d'œil ou qu'Angū était dans les environs. Toutefois, ce qui était certain, c'est qu'aucun fil de chakra n'était à proximité et que même un ninja sensoriel pourrait affirmer qu'il n'était pas proche. Il avait donc décemment laissé cette poupée de bois en espérant que quelqu'un la trouve et, une fois de plus, cette dernière tenait une petite lettre blanche. Il ne fallait à Daisuke qu'à grimper sur les barres métalliques du pont pour la saisir. Je peux te dire d'avance ce qui est écrit sur cette lettre, cher lecteur, mais le balafré lui ne le sait pas.


Angū a écrit:
Je suis désolé d'avoir fui. Je sais pertinemment que c'est toi qui verra cette lettre, Daisuke. J'ai bien retenu ton nom, j'ai apprécié faire ta connaissance, mais les voix sont revenues. Elles m'ont demandé de te fuir, elles ont même tenté de prendre contrôle de mon corps pour me faire partir. Je me suis enfui avant de devenir dangereux. Je ne peux décemment pas te dire où je me trouve, il y a beaucoup trop de monde à ma recherche et certains en veulent à ma vie. Alors si c'est bien toi qui lit ce message, s'il te plaît; aide-moi. Je me trouve là où j'ai senti ton odeur pour la première fois.


_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 11 Juil 2017 - 4:00
Je réfléchissais, les coudes posés sur la rambarde du pont. J'essayais de trouver à un endroit où le fou Angû avait pu se cacher, sachant qu'il n'était pas l'endroit où je l'avais rencontré pour la première foi. Mais où est-ce-qu'il pouvait être ? Je continuais à fumer mon cigare, je regardais la fumée qui se dégageait de se rouleau de tabac. C'est alors, que juste devant moi, j'ai aperçu un pantin de bois. Le même que le mec bizarre avait sculpté chez moi. Une cicatrice sur le visage, un cigare dans la bouche. Il était devant moi depuis tout ce temps ? Ou alors.. Je ne savais pas trop comment cela était possible. Comment je n'ai pas pu faire y faire attention avant ? J'étais vraiment perdu dans mes pensées .. Je me suis donc approché pour l'attraper, et comme les deux autres qui étaient restés dans mon appartement, il contenait un message. Il fonctionnait bizarrement ce type, enfin, ça ne m'étonne pas plus que ça venant de lui. Je savais donc pourquoi il était si bizarre. Il entendait des voix dans sa tête. Angû devait être donc schizophrène. Cela explique son comportement depuis le début. Je ne connais pas vraiment cette pathologie, mais je sais que les gens qui l'ont contractés sont instables mentalement. Il fallait donc je le trouve. Il me laissa un indice sur sa position. Il disait qu'il se trouvait à l'endroit où il avait senti mon odeur pour la première foi.. C'est pas très précis, sachant que je venais juste de me rendre un peu plus tôt dans la ruelle où je l'avais croisé en début de soirée. Mais.. il était peut-être retourné chez moi ? Je ne suis pas sûr d'avoir fermé la fenêtre ! Il a du rentrer facilement. Il ne me restait donc plus qu'à retourner à mon appartement.

Mais au final, il n'était pas là.. Il n'y avait personne dans mon petit studio. Mais où est-ce-qu'il était à la fin ? Il n'était quand même pas retourné là où je pense ? Je viens juste d'y passer ! Par-contre, il est passé ici il n'y a pas longtemps, vu le pantin qui se trouve sur mon canapé. Et encore une lettre. Mais elle était différente des autres. Soit disant, je n'étais pas le vrai Daisuke, et je ne faisais rien pour retrouver Angû.. Quand j'ai lu la lettre, trois senbons sortirent de la poupée de bois pour se loger directement sur mon torse. Et maintenant, il m'agresse en plus ?! J'ai directement arrachés les projectiles et je les ai envoyé valser par la fenêtre. Ce genre de chose à bien le don de m'énerver. Je commençais déjà à en avoir marre de ce guignol. Il se moquait de moi depuis le début.. Je comptais bien lui faire payer. Je ne suis pas du genre à être méchant avec les gens, mais quand on me pousse à bout, je peux devenir un vrai monstre. Maintenant, je n'ai plus qu'à retourner au lieu de notre première rencontre, et j'espère qu'il sera là, histoire de tâter de mes poings. La bouteille de sake était encore sur le bar de ma cuisine. J'y ai pris une bonne gorgée puis je suis ressorti de mon appartement en faisant bien attention que tout était fermé. Je ne voulais pas qu'il revienne chez moi ce fou. Me voilà donc devant cette impasse sombre. J'avais la ferme intention de lui mettre la main dessus.

« Tu te caches où fumier ?! Sort de là si tu es un homme, laisse donc tes voix prendre le contrôle de toi, tiens, on va bien s'amuser comme ça ! »




_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Mar 11 Juil 2017 - 4:38
Je me remémore de la première fois où tu as croisé le regard d'Angū. Te rappelles-tu, lorsqu'il était assis ici, en larmes ? Tu as croisé son regard et la première chose qui t'est passée en tête, c'est que tu pouvais l'aider. Aujourd'hui, alors qu'il te demande de l'aide, tu es bien décidé à le retrouver pour le buter. Je trouve ça lâche de ta part, Daisuke. Ne vois-tu pas qu'il souff-...

Eh, oh ! Eh. Son narrateur m'a cogné dessus. Il a beau être silencieux, c'est un sacré connard. Quoi qu'il en soit, on en revient à l'histoire, j'arrête de dire du mal de ce type-là. S'il s'était fait avoir dans sa maison par un piège tendu par Angū, c'est apparemment pour mieux rebondir. Son regard lui aussi avait changé, il était devenu furibond. Toutefois, quelque chose me faisait comprendre que le "jeu" ne faisait que commencer et que malgré les circonstances, il n'y avait pas de réel gagnant. Exclusivement des perdants.

À sa place initiale, là où il était recroquevillé quelques heures plus tôt, un petit pantin de bois l'avait substitué. Cette fois, c'est une longue chevelure bien évidemment faite de bois qui était sensée représenter le marionnettiste. À nouveau, les talents de sculpteur du jeune garçon étaient mis à rude épreuve mais avec un réel succès, bien que ce dernier tienne en sa main une lettre. Le visage du tourmenté avait été sculpté avec minutie et ce sont des traits profondément tristes que l'on pouvait constater, gravés dans le bois. C'était presque émouvant, certes, mais s'agissait-il d'une ruse, d'un piège ?

La lettre, si Daisuke a le courage de la lire sans casser tout ce qui l'entoure auparavant, contient le message suivant.


Angū a écrit:
Je savais que tu trouverais, Daisuke. Merci d'être venu à mon aide. Cependant, je ne peux pas décemment rester dans une ruelle à la vue de tous. Je sais qu'ils me cherchent... ils me cherchent tous. Ils désirent ma mort, mais lui seul désire m'aider. Il m'a demandé de trouver un certain Nara Seijiro dans les ruelles de Kumo, mais je ne sais pas à quoi il ressemble. Il dit aussi que si je m'adresse à quiconque pour leur demander de m'aider dans ma traque, ces gens me tueront. J'ai peur. J'ai très peur. J'ai peut-être fait le mauvais choix.

Allume ton cigare, celui qui te donne une odeur si particulière. Sa fumée t'indiquera ma direction.

Cette fois, le message était plein de remords et la lecture déclenchait un Fuînjutsu, liant la marionnette au message. Alors que la lettre se déchirait en morceaux, le petit pantin de bois se fissura en plein cœur. S'il s'agissait d'art vaudoo, on pourrait admettre que Angū serait mort le cœur brisé. Cependant, une nouvelle intrigue était donnée, preuve qu'il restait un peu d'espoir.


_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 13 Juil 2017 - 20:28
Franchement, je ne savais pas si je devais continuer à le traquer ou à rentrer chez moi. J'en avais déjà ma claque de ce drôle de personnage. Je comprend qu'il soit schizophrène et qu'il ait des problèmes, mais franchement, s'il a besoin d'aide, il lui suffit juste de se rendre à moi ou aller voir un médecin. Ça ne sert strictement à rien de jouer avec les nerfs des gens. Surtout avec mes nerfs. Alors que j'étais au lieu de notre première rencontre, j'ai pu voir, à la place où il était initialement, une autre de ses foutus pantins de bois. Bien évidemment, il y avait un message encore une foi. Il disait que des personnes le cherchait. En même temps, un gars qui est pas très bien dans sa tête, ça doit avoir à ses trousses plusieurs médecins pour l'interner dans un complexe spécialement conçu pour des gens comme lui. Donc, bien sûr, il n'était pas dans la ruelle. Il était parti se réfugier je ne sais où encore. Il parla aussi de Seijiro Nara. Pourquoi il parlait de lui ? Il le connaissait ? Je ne savais pas qu'un mec comme lui était impliqué dans les histoires d'un psychopathe. C'était peut-être un mensonge aussi. Avec comme candidat crédible Seijiro, tout Kumo connaît son nom maintenant. Tout était louche avec ce Angû de toute façon. Pour finir, il indiqua dans sa lettre que je n'avais cas allumer un de mes cigares et de laisser la fumée m'indiquer sa position. Bon.. J'ai plus que ça à faire. Mais j'espère ne pas me prendre encore des senbons dans la gueule, sinon, je risque de détruire tout le village juste pour le retrouver.

J'ai donc sorti un énième cigare de ma poche et je l'ai allumé. Ça devait bien être le cinquième de la soirée. Je vais pouvoir me racheter un autre paquet d'ici demain moi.. J'étais certain, j'aurais pas du m'approcher de ce type et le laisser dans la rue. J'ai donc sagement attendu que la fumée indique un endroit. Heureusement qu'il y avait du vent d'ailleurs. Mais aussi bien, je n'allais pas du tout dans la bonne direction. Il me conduisait peut-être dans un piège, qui sait. Après avoir marché pendant cinq minutes, je me suis trouvé devant un cabanon qui avait l'air abandonné. Le genre de cachette parfaite pour un déséquilibré mental. Une autre marionnette se trouvait à l'entrée et gardait une nouvelle foi un message. Il ne savait faire que ça, discuter avec les gens par l'intermédiaire de bout de papier ? Celui-ci parlait du fait qu'il voulait devenir plus fort, pour ce battre contre quelqu'un ou quelque chose. Je ne savais pas vraiment de quoi il parlait. Il me demanda pour finir de rester discret. Rien de plus. J'imagine donc que je devais me rendre dans cette bicoque ! Super, de mieux en mieux.. Il n'y avait ni lumière ni le moindre bruit à l'intérieur, à part celui de ma respiration et de mes pas. Je ne savais même pas où j'avançais. Ce Angû à décidément un don pour m'énerver.

« Tu sors de là oui ou merde Angû ? C'est pas en te cachant que je pourrais t'aider ! »



_________________

"La guerre, c’est la guerre des hommes ; la paix, c’est la guerre des idées."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t144-kizuato-daisuke-100-termine http://www.ascentofshinobi.com/t730-equipe-2-senshi-kumo#3485

Ven 14 Juil 2017 - 5:11
"J'ai besoin d'aide. Je ne peux pas rester là toute ma vie."

Le voilà. Dans le noir, les pupilles d'Angū brillaient d'une lueur jaune. Ce n'était pas une quelconque anomalie anatomique, mais simplement le reflet de la lumière extérieure. Il était là, à terre, accroupi comme s'il avait un poids énorme sur le dos. Cependant, c'est une voix fragile et timide qui s'adressait à Daisuke qui était venu le chercher.

"Il ne sait pas que je suis là. Il ne veut pas que je m'éloigne trop. Il dit que si je ne suis pas près de lui, je risque d'être traqué par des gens qui veulent ma mort, parce que je suis un monstre." ajouta-t-il, avant que sa voix ne devienne plus grave : d'un seul coup; comme s'il avait été la cible d'une mutation. Cette fois, c'est une voix caverneuse et brutale qui s'adressait au fumeur de cigares, clairement différente de celle de tout à l'heure.

"Aide-moi à ne plus être sous son contrôle. Ses drogues me tuent de l'intérieur. Mes voix sont parties mais il est une gangrène plus grave pour moi."

... Je ne comprend pas, Invité. J'ai narré bien des histoires, mais je n'ai jamais eu l'occasion de croiser une telle personnalité multiple : c'est d'ailleurs une facette d'Angū que je n'avais jusqu'alors jamais remarquée : il lui arrivait de changer de tempérament, parfois même de tonalité de voix, mais jamais une telle voix, saturée et sonnant presque double. Ce n'était même pas humain.

Alors, il se dégagea de l'ombre pour s'approcher de Daisuke. Son corps n'était plus le même, il était couvert d'une ombre noire, nébuleuse : des ténèbres. Ses yeux non plus n'étaient plus identiques à précédemment, ils avaient viré à un jaune entier, englobant la pupille comme l'iris, brillant dans le noir. Ce n'était pas une technique ou une aura. C'était une drogue qui parcourait le corps du marionnettiste, qui n'était de toute façon pas une grande menace au vu de ses compétences de corps à corps. Il était sous l'emprise d'une personne qu'il n'arrivait même pas à citer, ainsi que de ses voix qui le tourmentaient au quotidien. Néanmoins, aujourd'hui, quelque chose était différent.

Daisuke était là. Il allait peut-être lui venir en aide, que ce soit en le soignant... ou en le tuant. Après toutes les épreuves morbides qu'Angū avait vécu, il en venait parfois à souhaiter sa propre mort et aujourd'hui, alors que son corps ne lui répond plus, seule l'expression de son visage ─ bien qu'effrayant ─ apparaissait : de la peine.


_________________
Angū's Theme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Entre remords et fumée. [@Kizuato Daisuke]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Foudre :: Kumo, village caché des Nuages
Sauter vers: