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Le Tombeau des lucioles _PV Musashi


Lun 24 Sep 2018 - 23:05
Fin d'après-midi, le soleil termine le début de sa course vers le dessous des courbes montagneuses. Un soleil rouge, sanguin, qui voile l'horizon d'une couleur orangeâtre dans les nuages qui présentent le début d'un automne qui s'annonce tenace. Ici le temps se suspendait dans la mélancolie, c'est ici, sur les haut-plateaux, qu'on trouvait le moins de bruit, le moins de monde, c'est aussi, hormis dans ma propre forêt, aussi que l'on pouvait rencontrer les plus téméraire, quoi qu'avec les derniers événements, il ne passait pas grand chose.

Je me sentais encore humilié du dernier tournoi, et je m'étais fais assez petit ses derniers temps, car parvenant à une ascension politique fulgurante, voilà que sur le terrain martial j'avais fait montre de la plus odieuse faiblesse. Prince de sang, j'éprouvais désormais quelques doutes sur le chemin à suivre, et je me demandais s'il n'était pas temps de prendre un autre chemin. Peut-être qui sait abandonner les armes, pour me donner vers une irrémédiable et impressionnante carrière politique déjà entamée. L'armure que je portais n'était-elle pas qu'un apparat, quand on ne parvenait plus à faire usage de son savoir martial ? À quand donc remontait la dernière fois que je versais le sang ? Si loin que j'avais oublié le gout de métal qu'il procurait en passant sur les lèvres.

La vie de village et l'ambition, qui normalement feraient brûler d'un ardent désir, m'avaient finalement assagit, quelques fioritures passaient parfois pour me remémorer ce que j'étais initialement, rien de plus qu'un mercenaire assassin, mais le chemin accomplit me faisait tendre de plus en plus vers ce que j'aspirais être, modèle de vertu, l'apparence princière et angélique comme versets d'une seule chanson, celle de l'innocence que je quêtais inlassablement.

Tenir la distance, être le modèle, ne souffrir d'aucun défaut et inspirer la perfection. Par les aspects politiques et diplomatiques, par l'apparence j'y parvenais désormais, mais si de la stratégie je ne souffrais toujours aucun mal, plus personnellement, un grand nombre de faiblesse furent mises à jours. Que ce soit avec Takumi quand nous nous affrontions, lors du tournois, et de tous ces entraînements, il apparaissait que la chance était la seule chose qui me permettait jusque-là de survivre, et cela avait de quoi être inquiétant.
Je ne venais justement de m’entraîner un peu, en tenue, l'armure flamboyante et la main sur le pommeau de la rapière, je m’apprêtais à rentrer chez moi, le temps d'observer pendant encore une ou deux heures le soleil se coucher, et de faire le point sur l'avancement de mes projets, sur l'accomplissement de moi-même.

Combien de temps encore, mon nom ne résonnerait pas comme je le voudrais. Je crois que ce moment d'absence et de discrétion, ne faisait finalement que raviver mes anciens regrets, et qu'il était temps pour moi de revenir sur la scène.

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Mar 25 Sep 2018 - 3:37
Les Hauts-Plateaux étaient littéralement devenu la zone du Samouraï. Ses journées et mêmes ses nuits venaient prendre refuge dans ce domaine abritant selon les circonstance d'autres Iwajin. C'est sous ce soleil radieux que l'ancien rōnin se trouvait.

Deux sabres à la ceinture. Muramasa et Masamune. L'une uniquement là pour ôté la vie tandis que l'autre laisse vivre qui sait ce montrer juste. Un léger courant d'air s'empare de la zone faisant virevolté sa veste noire de mauvaise manufacture, aucun blason n'orne d'ailleurs cette dernière. Sa manche gauche vole au vent, laissant clairement entrapercevoir qu'il lui manque une partie important de l'avant bras ainsi que de la main. Son visage est perlé de sang et de sueur. Comme à son habitude, Musashi défraye les lois universels qui régissent ce monde. C'était son deuxième jour d'entraînement. Sans pause pour s'alimenter ou même respirer, il n'avait fait que cela. Tel un chien rongeant un os Masamune ne faisait que de vibrer dans l'air, inlassablement et toujours avec cette même force qui l'habitait. L'automne arrivait. Certaines rumeurs remontant de Tetsu lui était parvenu. Il craignait le pire, si le Shogun craignait pour sa vie il se devait de transcender sa condition de faible.

C'est dans cette optique que ce dernier c'était, encore une fois, dans des entraînements plus délirants les uns que les autres. Un homme lambda n'aurait jamais pu tenir la cadence, c'était sûr. Musashi parvenait a atteindre cet état de relaxation et de concentration si pur uniquement quand il se laissa s'abandonner au combat et aux joies de l'entraînement. Bien que seul, tout ses sens étaient en alerte, une habitude datant du Colisée. C'est ainsi qu'il repéra une source de chakra encore inconnue. Il ne l'avait encore jamais combattu. Ce coucher de soleil était le moment idéale. Rengaina Masamune, il se dirigea vers cette source de chakra. Un jeune homme à l'allure mystique en armure. Inconnu au bataillon, pour l'instant. Ses yeux se posèrent assez rapidement sur cette lame qui siégeait à ça ceinture. Une rapière. Un entraînement à la lame ne serait pas de refus.

Nagamasa Musashi. C'est la première fois que je vous vois ici. Vous voir en armure accompagner de cette rapière ont éveillé en moi certain de mes sens. Que dites vous d'un entraînement ?

Bienveillance et Compassion. C'est deux vertus qui se voulaient jumelle dans un seul et même sourire chaleureux. Aucune pointe d'inimité ou d'agressivité pouvaient voir le jour au creux de ses cordes vocales. L'homme de part ses manière était un samouraï, c'était évident.

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Mar 25 Sep 2018 - 13:27

Étrangement je n'avais pas peur de ce qui pouvait arriver quand cet homme m’interpellait. Je me sentais divinement serein, apaisé, comme s'il ne pouvait m'atteindre, alors même que cela aurait été son intention. À nouveau cet excès de confiance ? Non, car j'étais bien sur mes gardes. Je ne souffrais d'aucun doute sur moi, mais je n'étais pas stupide au point de croire que ma chance seule suffirait à toujours me garder en vie et me faire réussir mes projets. La vue de cet homme à l'apparence rugueuse, mais au verbe bienséant raviva mes anciens instincts sans que je me l'expliqua.

Un samouraï, encore... Mais ce n'était ni Takumi, ni mon maître qui se montrait, ce n'était ni Hisa, ni Gabushi, ou encore Mikazuki. Les samouraïs étaient partout à Iwa, si bien qu'on se demanderait à force et légitimement s'ils n'étaient pas plus nombreux chez nous qu'à Tetsu. Les cheveux battant au vent jusque-là, je redressais un regard sur lui. La posture élégante et le regard perçant d'humanité le sien, je sondais déjà son cœur par chacun de ses traits et de ses mimiques. Je ne cherchais pas à le dominer, seulement à le contempler. Certes, je n'ignorais pas dégager de moi une assurance à toute épreuve, presque de l'arrogance comme disait Diao avant de conseiller de me méfier, mais je ne jugeais pas un homme sur quelques secondes. Le bleu scintillant de mes yeux se reflétant dans ses pupilles à lui, peu communes il fallait dire, et sans sourire, n'offrant mieux qu'une glaciale neutralité se complaisant dans l'indolence, je lui répondais d'un timbre aussi mélodieux que gracieux et tempéré. La pureté et l'angélisme, se retrouvait ainsi transcendé par chacun des traits de mon apparence pour un premier contact.
  • -Passe ton chemin, tu ne m'intéresses pas. Aujourd'hui je n'ai pas de temps pour les vagabonds.


Je n'avais pas le désir de me battre, il ne m'intéresserait véritablement pas, et même si je teintais de respect le ton du renvoie de sa proposition, il y était clairement une allusion d'indifférence à sa proposition. Toute mon attention, tout mon être, chacun de mes souffles, chacune de mes pensées, chaque regard, tout, était tourné vers lui pendant ce court instant. Ainsi je l'observais, sondant à la lumière les teintes de ses cheveux, sa silhouette, sa posture, ce qu'il faisait avec ses mains, son sourire et son regard. Toutes ces petites choses que nous ne contrôlons pas en nous-mêmes, et qui pourtant en disent tellement plus que les mots. Faisant les choses entièrement, c'était un regard azuré grand ouvert, comme si le ciel contemplait la jeunesse et l'innocence de sa naïveté, que je posais sur lui sans me cacher de lui accorder, au moins pour cet instant, toute cette attention. Cette attention, n'avait pas pour but de le jauger au-delà de ce que me permettait de comprendre ce à quoi je m'évitais, mais à lui envoyer un genjutsu pacifique, qui annulait, toute véhémence et volonté belliqueuse. Une illusion qui n'empêchait pas de se défendre, mais qui imposait la paix dans le coeur en y abolissant toutes les volontés d'agression.


J’espérais ainsi, qu'il ne cherche pas plus loin que cela et passe son chemin pour que je puisse me retourner à mes songeries et mes contemplations.
  • -Dans une âme bien née, l'instinct de l'innocence suffit pour garantir des pièges tendus à la vertu, rentre donc chez toi samouraï. Finissais-je pour le complimenter d'une mélodieuse voix.

Droit devant lui et les cheveux flottant au vent, je daignais accorder une œillade compatissante et apaisante. Ses espoirs étaient immensément plus modestes que les miens de ce que je décelais sur ses traits et par cela il était à la fois un allié qui ne me serait jamais opposé en obstacle, mais même un outil utile plus tard qui sait. Je ne dénigrais aucun rêve, seulement ceux qui n'en avait point, et son but était noble, car sans idée de sang, quelque chose de rare pour les guerriers que nous étions. Ainsi le compliment était mérité, il avait l'âme bien née, bonne, et vraie. Je ne me sentais en rien supérieur à lui par la prouesse de mes actes passés ou par l'altruiste ambition qui me dévorait. L'on me disait hautain et arrogant uniquement parce que je ne composais jamais avec personne sur mes principes et mes idées, tout ce qui faisait que je suivrais une voie déjà toute tracée. Lui aussi confondrait la confiance absolue en soi ? Je ne le pressentais pas ainsi. Peut-être ne s'offenserait-il pas que je ne sois pas disposé à lui donner ce qu'il demandait aujourd'hui. Immonde démon que je suis à l'intérieur, le loup qui cherche à dévorer pour assouvir sa soif de vengeance qu'un faucon noir a enchaîné en espérant retrouver sa teinte blanche, je conservais ma propre innocence, ma propre sainteté par un savoir antique, preuve d'une certaine sagesse, quand bien même je ne me considérais pas sage ; tout ou rien, c'est la seule formule qui satisfasse l'innocence. Et moi j'étais cela, pour une fois pouvant appeler à témoin pour le confirmer, tout ou rien. La perfection que je souhaitais inspirer, ne devait-elle pas passer par quelque chose d’inaccessible, une chose qu'on appelle le "tout" et que nul, pas même moi, ne parvient finalement à atteindre.


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Mar 25 Sep 2018 - 17:02
Angélique. Presque divin. Ce serait sûrement les mots qu'auraient pu être choisis par le samouraï pour qualifier le jeune à l'armure qui se trouvait devant lui. Il ne l'avait jamais vu c'était auparavant, c'était évident.

La réponse de son présumé confrère le laissa perplexe. Au delà du simple fait que ce dernier ne voulait pas dégainer son arme, il lui avait en quelque sorte manquer de respect. Un affront évident qui malgré son allure pure ne sera pas oublier.

Respect. Une vertus essentielle pour tout être vivant. Une apparence d'ange avec le sifflement du serpent. Quand un homme échange avec son compatriote, la moindre des choses seraient d'en faire de même. Au lieu de ça... "Vagabond".

Le visage du jeune samouraï n'avait pas changer, toujours souriant il regardait l'homme qui venait de se refuser à lui. Une armure et une arme n'est jamais là pour la décoration, il le savait fort bien. Si cet homme ne s'intéressait pas au samouraï qu'il était alors, il ferait en sorte de le devenir. Un entraînement ou plutôt un combat - car c'était bel et bien ça la signification réelle des entraînement du jeune - ne se devait jamais d'être repousser.

Lors yeux échangèrent un profond regard, l'un dans l'autre, l'illusion était lancée. Il ne le savait même pas. Tout doucement, au plus profond de son coeur, son envie hostile ou plutôt son désir ardent commençait à battre de l'aile. Les mots qui furent rajouté par l'homme à l'armure vinrent rajouter un poids supplémentaire à cette envie soudaine de tout arrêter. Musashi n'eut pour seule réponse que de fermer ses paupières. Une profonde et extrêmement intense soif de sang ressortit de lui, tel un chien déchaîner, son envie était palpable. Cela n'avait pas pour but de déstabiliser son compatriote mais seulement pour lui faire comprendre qu'il ne lâchait jamais l'affaire.

Son regard s'ouvrit finalement une seconde fois vers Tenshi. Calme et sérénité venait embrasser cette tension tangible qui émanait du bretteur. Le genjutsu n'avait malheureusement pas duré et avait provoqué l'effet inverse. La douleur, cette douleur avec laquelle il vivait tout les jours venaient de l'aider afin de faire face à cet adversaire intéressant bien que perfide. Son corps était criblé de sang et d'entailles encore ouverte. L'entraînement qu'il subissait n'avait rien de normal ni même d'humain. Ses muscles rougeoyant vinrent finalement se mettre à se mouvoir. Un pas. Puis deux. Leurs visages étaient désormais à quelque centimètre l'un de l'autre.

Commençons.

Ses mots furent beaucoup plus sérieux qu'au préalable. Son sourire ainsi que son regard chaleureux avaient mu pour se tourner du côté de la neutralité.

Spoiler:
 

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Mar 25 Sep 2018 - 18:24

Mon regard se plisse un instant, un très court instant, d'étonnement. Le Genjutsu ne semblait pas faire effet. Je ne perdis pas ma constance ni mon assurance, au lieu de cela, l'homme venait à parvenir à m'intriguer. Cette fois, devant sa hargne je ne me laissais pas plus emporter dans un flot de violence, bien au contraire, j'y mesurais ma capacité à contenir mon émotion, et c'était non sans fierté que cette fois, même depuis quelque temps d'ailleurs, je parvenais à contenir au fond de moi la bête assoiffée de sang, pour n'apparaître aux yeux extérieurs que comme la représentation, l'émanation physique et réelle, d'une véritable et immaculée sainteté. Il avait à redire de ce que je lui avais répondu, avant de s'emporter, comme si j'avais véritablement manquer de respect. Son orgueil parlait, pas sa raison, et me retournant pour lui faire entièrement face, non sans avoir l'air je m'admets, bien supérieur à sa personne et en ayant toute conscience, je lui faisais ma propre remarque. Pour moi, ce n'était encore qu'un samouraï de plus, qui se croyant sage, oubliait qu'un sage qui se dit sage n'est jamais sage.
  • -Le premier des respects dû est l'honnêteté dû à chacun. Tu confonds respect et politesse, comme nombres de tes semblables. En écoutant ton orgueil, là, tout de suite, tu es irrespectueux envers toi-même. Le respect de nous-même est la règle de notre moralité — samouraï.


Mais il n'entend rien, et je vois dans ses yeux la soif de sang monter férocement malgré le genjutsu. Voilà qui était invraisemblable, même si son état d'épuisement et ses blessures apparentes pouvaient jouer, il me paraissait plus qu'improbable que cela suffisait à se libérer d'un genjutsu tel que celui que je lui imposais. Il ne manquait pas d'élan en plus, s'approchant bien tranquillement de moi, et sans que je ne proteste d'ailleurs, jusqu'à parvenir à distance suffisante pour qu'il soit en mesure de m'atteindre d'un simple coup de sabre rapidement dégainé comme les samouraïs en ont le secret. Mais faisant face, je restais impassible, mon opinion était que sa fureur était un besoin sanguin dont je n'étais aucunement responsable, et que me tombant dessus, j'étais en quelque sorte au mauvais endroit au mauvais moment.


Hélas, il ne me laissait guère d'autres choix que d'accéder à sa requête et de combattre en espérant le vaincre assez rapidement pour qu'il se ravise et rentre chez lui. Il tentait alors, je crois, de m'impressionner en manifestant son chakra plus que de raison et en faisant jaillir un vent glacial sur nous. J'étais alors, sensé, je crois, devoir prendre peur devant la présence mortuaire du guerrier, mais l'ange apparent cachait un loup, un meurtrier, une personne qui avait eu à voir des choses qui rendaient insensible à ce genre de manifestations, et l'on m'avait assez de reprocher de ne pas avoir peur de quoi que ce soit pour ne plus avoir à faire la preuve de mon courage quelle que soit la circonstance. Un visage marbré dans une glaciale neutralité, une beauté froide, aussi blanche et délicate que l'innocence, ne pouvait être que la première réponse à lui offrir, tandis que joignant un court instant mes mains, je fis jaillir une technique Mokuton, qui ne visait qu'à l'immobiliser pour en terminer en quelque sorte avant qu'un véritable affrontement ne débute. Quelque mudras, et jaillissait du sol un dragon de bois, à l'allure imposante et violente, qui ne tardait après son rugissement, à se lancer directement sur ce samouraï pour enserrer et l'immobiliser.

Pendant ce temps, il n'y avait que le silence à lui renvoyer, je ne crois pas que des mots auraient suffit à le ramener à la raison de toute façon.



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