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Renaissance [Tenshi/Gabushi]


Mar 25 Sep 2018 - 13:15
Cela faisait trois mois depuis les événements au palais de Tetsu no Kuni et il m’était encore bien difficile d’y repenser sans envoyer mon esprit divaguer dans des pensées que je n’étais pas censée avoir. Mes parents, mon oncle et des gradés du village avaient tenté de m’en parler pour m’aider à m’en remettre, mais ils avaient bien fini par comprendre qu’aucune parole ne pouvait être en mesure de résoudre la situation. Le village était en ébullition, je n’étais pas la seule à considérer que chaque jour passé à attendre plutôt que d’aller demander réparation était un jour gâché, mais toujours rien.

Lorsque je reçus une invitation de Tenshi, me demandant de le rejoindre dans la forêt en périphérie du village, je ne pus qu’accepter. Je ne le connaissais pas bien, mais après ce qui était arrivé à Musashi et la pitié que je pouvais voir dans les yeux de ceux qui me connaissaient, je réalisai que c’était peut être là ma chance de retrouver un peu de normalité après tout ce temps.

Prenant mes sabres d’entraînement avec moi, je me dirigeai donc vers le lieu du rendez-vous. Son invitation mentionnait un entraînement et une tierce personne, mais sans entrer dans les détails. Cela allait être l’occasion pour moi de lui montrer que je n’avais censé un instant de m’entraîner depuis notre rencontre. Je venais d’ailleurs de passer les trois derniers mois complètement recluse dans le domaine Nagamasa, ne sortant de chez moi que pour me rendre au dojo où je passais la majeure partie de mon temps. Bien que j’étais impatiente d’achever ma quête et de retrouver l’honneur des miens, je n’étais pas suffisamment stupide pour penser que mon niveau était suffisant pour les inquiéter. Toute occasion de s’améliorer était donc bonne à prendre.

Arrivant à destination, je me baladai à travers la forêt sans savoir réellement où aller. Si le lieu était resplendissant en hiver, je n’avais jamais eu l’occasion de le visiter jusqu’alors et ne connaissait donc pas la disposition des lieux.

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Mar 25 Sep 2018 - 15:24
La neige sublimait les paysages qui pouvaient être magnifiques, les rendant juste parfaits aux yeux de l'Ashikaga.

La saison préféré de la jeune fille, à n'en pas douter. La mâtiné était plutôt fraiche et les rues s'étaient drapées d'un voile blanc qui annonçait la temps qu'il allait faire pour la journée. Des petits flocons timides tombaient ici et là du ciel, mais ceux qui avait couvert le village de la roche étaient tombés pendant la nuit, profitant de l'absence du soleil pour s'installer confortablement sur les montagnes. Si bien que l'Ashikaga décida de prendre une couche supplémentaire de vêtement pour ne pas prendre froid. Son Hakama était confortable pour le tir à l'arc et l'entrainement martial, mais pas vraiment pour des température en dessous de zéro.
Mais le froid et la neige ne pouvait que camoufler ce qui se tramait en ce moment au village. Comme lui, Gabushi était dans le déni à continuer sa petite existence sous un drap pendant que l'extérieur était en mouvement. Elle n'était pas décidé à faire face à ce qu'il s'était passé à Tetsu no kuni pour le moment, malgré le fait qu'elle n'était pas capable d'oublier les événements. Elle aspirait à la justice ou à la vengeance, elle ne savait pas lequel de ces deux mots convenait le mieux et n'en avait que faire de toute façon. Le shogun et les samurais du pays du fer allaient répondre de leurs actes et ses flèches aideraient à ce que la situation change jusqu'à ce moment, il n'y avait pas d'autre alternative.
Souvent, il lui arrivait de questionner ses désirs de vindicte avec les vertus que lui avait enseigné Musashi. Qu'aurait-il dit ? Que lui aurait-il conseillé de faire ou de penser ? Il prônait la bienveillance et l'humilité, mais elle n'avait pas envie de faire preuve de ces deux sentiments envers les meurtriers qui étaient maintenant voisin du pays de la terre. Personne n'était sain et sauf tant qu'ils étaient à la bordure en sentinelle. Surtout pas ses parents qui étaient loin dans l'arrière pays. Si les samurais passaient à l'offensive...

Une missive de la part de Tenshi lui fit quitter ses appartements pour traverser le village et se rendre dans la forêt. Sa forêt d'ailleurs, elle avait apprit à sa dernière rencontre avec lui. Gabushi savait bien qu'il n'avait aucune animosité avec les personnes qui pouvait arpenter sa forêt, mais elle avait délaissé le lieu qui était propice à la méditation pour lui préféré le haut plateau. Le vent y était omniprésent et s'était un endroit propice à la méditation pour sa condition d'assimilatrice.
Mais la forêt était tout autant magnifique en hiver. Comme le village, celui-ci arborait une magnifique robe blanche qui changeait drastiquement l'ambiance qui pouvait se dégager du lieu, transformant les quelque statues en fantômes énigmatiques qui observaient les visiteurs qui se baladaient.

Elle fut surprise de retrouver une jeune fille que Gabushi reconnu immédiatement. C'était Nagamasa Hisa qui était présente pendant la débâcle du pays du fer. Tenshi n'avait donc pas invité que sa personne, que pouvait-il bien préparer ?

- Enchantée, Hisa-sama. Je suis Ashikaga Gabushi, on s'est croisé à... Tetsu.

Prononcer le lieu des évènements honteux avait pour effet de crisper la mâchoire de Gabushi, qui malgré le fait qu'elle voulait se présenter dignement devant un membre d'une grande famille du village, ne pouvait pas se forcer d'avoir un sourire aimable et garda une expression neutre. Elle ne souhaitait de toute façon pas débattre ou parler de ce qui s'était passé, elle ruminait dans son coin ces évènements, sa colère sourde qu'elle n'avait pas pu recracher sur le moment toujours profondément ancré dans son cœur.
Elles attendaient donc Tenshi, il n'avait plus qu'à faire son entrée.

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Mar 25 Sep 2018 - 17:00

Ils étaient tous en deuil ces temps-ci, depuis les événements de Tetsu, il semblait qu'une commotion cérébrale avait frappé tous les shinobis et guerriers du village d'Iwa. Sur les visages se lisaient la douleur, la tristesse, la colère, et tout ce que la déception et la honte apportent dans leur lot de malheurs.
En ce début d'hiver, je crains de rester le seul à observer un minimum de recul sur les récents événements, alors même que je n'y fusse pas présent, et bien heureusement pour moi d'ailleurs, car j'aurai certainement été à compter parmi les victimes. Ce n'était pas une raison pour me lamenter comme eux tous sur ce qu'il venait de nous arriver.

Eux, ils perdaient un chef, un symbole et se sentaient blesser dans leur orgueil patriotique certainement. Plus que la perte de quelques hommes ou quelques femmes, c'était en réalité leur dignité qu'ils pleuraient tous, mais sans pouvoir se l'avouer. J'étais plus serein et plus distancié de l'affaire qu'eux tous, alors que moi, en plus d'un chef, je perdais mon sensei, en plus de mon principal appui dans le village. Pas de quoi arranger mes affaires, alors je pouvais bien le dire aussi, que j'étais triste. Je comprends toute l'amertume de l'affliction quils ont ressentie, et j'y dois sympathiser d'autant plus vivement, qu'il n'y a pas un degré de la douleur que peut nous causer la perte d'un des êtres de notre affection, que l'expérience ne m'ait appris à mesurer. J'ai toujours éprouvé que le temps et le silence étaient le seul remède. Or ce remède adoucit seulement, mais n'efface jamais les regrets profonds que le souvenir ne cesse de renouveler jusqu'à ce que la mémoire soit éteinte avec la vie. Je connaissais le deuil à ma tendre enfance dans de terrible circonstance, et accoutumé que je suis aux affres de la mort, moi, contrairement à tous, ma condition de soldat me rappelait au rôle qui sera toujours le notre, de garder le menton haut, et d'observer la dignité, plutôt que de pleurer sur notre sort, ce sort qui incombe à la nature même de notre condition de soldat.

Une guerre approche, des hommes meurent, des complots éclatent, et les voilà tous surpris ? N'y avait-il pas de quoi rire devant cela ? Serait-on surpris d'apprendre qu'un pompier meurt brûlé en même temps qu'un soldat meurt tranché ? Non, je ne crois pas. Peut-être, alors qu'idéaliste et ambitionnant la résolution d'un monde parfait, je n'omettais jamais, à leur inverse de me rappeler la réalité du monde dans lequel nous vivions, que force de preuve qui y fut faite, je ne m'attachais suffisamment à personne pour ne jamais risquer d'en ressentir la tristesse du deuil, pas même de cette nation. Un voile épais et lugubre s'est élevé dans mon âme entre la nature et moi. La scène du monde, si riante, si animée, n'est plus à mes yeux qu'un champ de deuil où triomphe la mort. Comment dire : Ceci est, puisque tout passe et s'écoule avec la rapidité d'un torrent ; et qu'emportée par les vents en furie, brisée contre les écueils, chaque créature disparaît à son tour, ensevelie dans les flots du temps ? Qu'on est dégoûté de l'espèce humaine en voyant combien peu d'effet produit une mort, même dans une famille ! Une mort, c'est une pierre qui tombe dans l'eau ; autour d'elle quelques ondes, puis engloutissement, repos et oubli.

Je pouvais, plutôt que de pleurer ce qui n'était déjà plus, me concentrer d'autant mieux sur mes projets, et me complaire à l'achèvement de cette forêt, qui je l'espérais accueillerait bientôt les miens dans une période si incertaine, qu'Iwa ne pouvait décemment plus refuser l'aide de nouveaux soldats. Ici, sous le drap neigeux, glorifiant d'innocence et de pureté et lieu enchanteur, allant de pair avec son principal résident, moi-même, j'invitais ce qu'il me restait de créatures prometteuses, pour peut-être former une génération qui ne serait pas abrutie par le clairon de l'absurdité ou les sensibleries déplacées du deuil d'un frère d'armes. Un entrainement, et de quoi forger une relation plus durable certainement.

Je n'avais pas revêtu mon armure pour l'occasion, mais mon manteau, ma tenue de noblesse en quelque sorte, déambulant sous les flocons qui ajoutaient à l'apparence de sainteté que j'observais pour séduire les âmes qui ressentaient le besoin de trouver une lumière dans l'obscurité. Je marchais vers le lieu de rendez-vous, non sans élégance, aussi serein et angélique que je savais l'être, et paraissant avant de me montrer, complètement confiant quant à l'avenir. En mes yeux luisait toujours l'ardeur d'un désir capable de consumer même la neige, allais-je paraître le plus insensible de tous parce que je ne pleurais pas mon propre maître ? Les princes ne versent pas de larmes en publique pourtant. Au fond de toute chose est la tristesse, comme au bout de tous les fleuves est l'océan. En pourrait-il être autrement dans un monde où tout ce que nous aimons doit mourir ? Le silence et l'immobilité, voilà la fin de toutes nos agitations ; la mort, voilà le secret de la vie ; le deuil enveloppe de près ou de loin l'âme comme la nuit enveloppe l'univers.
Ainsi parachevant mon intervention parmi elles, toutes deux désormais présentes, le bruissement de mes pas écrasant gracieusement la neige, dans un élan chevaleresque et personnifiant la quiétude, je m'annonce aussi à elles d'un verbe mélodieux et pure, afin d'apaiser dès le commencement les maux dont elles pourraient souffrir et dont je n'avais pourtant cure.
  • -Les habits de deuil ont beau s'user et blanchir : le cœur reste noir. Laissez dont Tetsu de côté pour le moment mesdemoiselles, il y aura bien assez à faire quand le temps y sera venu.


Suffisamment proche, je pose le regard sur l'une et l'autre, à l’œillade raisonne la compassion et la joie, relativement dissimulée, de les avoir toutes deux ici-même. Je n'ai que mon manteau et ma rapière, la main est d'ailleurs posée sur le pommeau et d'un signe de tête, je salue avant de reprendre.
  • -Les grandes joies et les grandes douleurs ouvrent le cœur à la compassion. Mais les bonheurs sont trop fugitifs pour laisser sur notre âme une empreinte durable : ce sont les deuils qui inspirent les réels sacrifices et les longs dévouements. Je ne sais que trop la colère qui vous tient au coeur sans doute maintenant, je vous invite à épuiser cette rage sur moi, dans un bon entrainement, ensuite, nous pourrons parler. Mais déjà, lâchez-vous.


Et je dégainais paisiblement la rapière, faisant face, sans animosité, aucune, rien que pour le plaisir de les voir pouvoir déverser le trop de malheur en elles, qu'elle puisse après l'épuisement, entrevoir l'avenir sous un jour nouveau, plus réel, et moins condensé dans l'émotionnel.

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Ven 28 Sep 2018 - 13:58
En entendant la voix de Gabushi, je réalisai qu’il s’agissait de la tierce personne que Tenshi avait mentionné. Cela me rassurait légèrement, je n’avais pas vraiment la tête à rencontrer de nouvelles personnes. Bien que je ne la connusse pas vraiment, n’ayant jamais eu la moindre conversation avec elle, elle faisait partie de l’équipe qui avait rejoint la mienne à Tetsu no Kuni. Les évènements n’avaient pas été propice à un rapprochement social, mais je pouvais au moins compter sur elle pour ne pas évoquer le sujet avec légèreté. Son emploi du suffixe sama me surprit grandement. Bien que je fisse partie du clan Nagamasa, ce qui m’attribuait indirectement une certaine forme de noblesse, je n’étais pas habitué à être traité en conséquence. Seuls les très jeunes étudiants de l’académie employaient ce terme avec des genins. En réponse à cela, je m’inclinai très respectueusement dans sa direction.

— Ravie de te voir également !

Je lui lançai alors un grand sourire pour essayer de faire disparaitre la tension qu’elle s’était infligée en évoquant le pays du fer. Bien qu’également douloureux pour moi, je ne pouvais laisser un tel évènement m’entraîner dans un rabaissement de mes valeurs. La politesse et la bienveillance devaient rester maîtres de mes actes, qu’importe la rage qui bouillonnait dans mon cœur. Certains disaient qu’un sourire forcé était de nature trompeuse, signe d’une sincérité déficiente, mais pas pour moi, ces sourires étaient symboles d’espoir et de courage dans une situation désagréable.

Tenshi arriva alors à son tour avec une démarche poétique et des mots gracieux, ou l’inverse. Je m’inclinai à nouveau pour le saluer. Il ne tarda pas ensuite à sortir son arme de son fourreau nous invitant à l’affronter. Cela faisait un moment depuis la dernière fois où nous avions croisé le fer et avec tout ce qu’il s’était passé depuis, ce combat risquait fortement de ne pas être identique. Il souhaitait nous faire déverser notre rage sur sa personne, ce qui était louable de sa part. Je doutais cependant de l’intérêt d’une telle pratique, ma rage n’était pas dirigée contre lui, mais contre moi-même. Après ma preuve de faiblesse à Tetsu, mon incapacité à agir tel que j’étais censée le faire, je n’avais ni colère ni envie de vengeance, seulement un profond sentiment de dépit. S’il souhaitait me voir combattre, il allait quand même être servi. Cela restait après tout le seul moyen que je connaissais pour progresser rapidement et c’était précisément ce que je cherchais.

— Laissons nos armes s’exprimer en premier alors.

Je tirais alors mes sabres de leurs fourreaux, puis sans perdre un instant je courrai dans sa direction. Nul n’était censé tirer son arme sans être prêt à combattre, alors je ne me préoccupai pas de laisser du temps à chacun de se préparer. Concentrant mon chakra dans mes lames, je frappai de face avec toute la puissance dont j’étais capable.

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Sam 29 Sep 2018 - 3:26
Hisa lui rendit simplement sa politesse.

Elle se fit remarquer à elle même qu'enfin, elle avait trouvé quelqu'un de la noblesse qui acceptait ses marques de respect pour ce qu'elles étaient. La reconnaissance simple et franche de leur statut dans la société et un signe d'humilité de la part de la roturière. Son sourire n'eut par contre par l'effet voulu, elle se voulait communicative peut être pour oublier et laisser de côté les évènements qu'elles avaient toutes les deux partagés. Mais Gabushi n'était pas prête à se voiler et faire comme si de rien était, elle aurait besoin de bien plus de temps.
Elle chassa les mauvaises images qui pouvait assaillir son esprit d'habitude calme et serein, se préparant à poser des questions à sa camarade. Était-elle là pour les mêmes raisons qu'elle ? Tenshi préparait quelque chose ? L'archère le connaissait à peine, ne l'ayant que croisé furtivement au détour de la forêt. Que pouvait-il bien lui vouloir ?

Ses réponses ne vinrent pas de la samurai, mais bien du prince qui était apparu soudainement de la forêt, se promenant tel un seigneur dans son domaine pour les accueillir. Elle ne comprenait pas bien pourquoi il s'évertuait à vouloir porter des vêtements aussi tape-à-l'oeil. Il était prince ou important pour le village, elle ne savait exactement de quoi il retournait. Mais elle donnait bien volontiers sa politesse à ceux supérieur à sa personne, son respect allait à ceux qui faisait preuve d'autre qualité et l'humilité pour quelqu'un de grand, en faisait parti, même pour ce qui est de l'apparat d'un seigneur. Ces gens là en particulier, devaient faire preuve d'une certaine retenue.

Une provocation en duel. Enfin, en combat, au vu de la présence d'Hisa à ses côtés. Il se proposait de purger les mauvaises émotions qui pouvaient les tourmenter par la lame. Bien que d'une certaine logique, celle-ci échappait complètement à l'Ashikaga. Elle était une artiste martiale depuis son plus jeune âge, et justement. Prendre les armes pendant des heures de tourmentes n'était pas dans ses habitudes. Elle se devait d'avoir l'esprit libre et ouvert, éloigné de tout sentiment autre que la concentration sur l'objectif et l'envie de bien faire. Comment pouvait-elle participer à un entrainement ? La jeune fille l'avait déjà fait, soit. Mais c'était au tout début, quand elle revenait à peine de l'évènement du fer. Elle faisait comme si de rien était, mais elle n'était pas assailli de cauchemar ou de peur irrépressible de la menace qui arrivait sur le village d'Iwa. Toph était une fière guerrière et ses échanges avec la Hyûga la persuada rapidement qu'elle n'était pas prête.
Un frisson lui parcourra l'échine, elle ne savait si c'était du au froid qui arrivait à trouver sa chair à travers son long manteau, ou si c'était ses sombres pensées qui empêcher purement et simplement son corps de combattre dans sa condition. Que devait-elle faire à présent ? Refuser le duel ? S'enfuir ? Elle n'avait de toute façon pas la tête à s'entrainer.

C'est quand elle voulu élevé la voix, que l'affirmation de la Nagamasa la coupa dans son élan. Elle voulait en découdre et était prête à combattre. Le combat devait être une façon limpide de refouler les sentiments pour sa camarade, elle ne voyait pas d'autre logique à ce qui venait de se passer. Car Hisa se mit purement et simplement à charger son adversaire, Tenshi, qui les attendait l'arme au poing. Gabushi soupira intérieurement, le combat l'attendait et elle ne pouvait à présent pas vraiment refuser. Elle ne connaissait pas vraiment la force de la samurai, mais Tenshi semblait sûr de lui au point de les avoir convoquer toutes les deux dans sa forêt, il se devait d'avoir les épaules solides. Gabushi ne pouvait pas laisser sa camarade "encore" se battre seule.
Inspiration par le nez, expiration par la bouche. La méditation de combat était difficile à mettre en place contrairement à d'habitude. Elle se débattait avec ses sentiments de culpabilité, d'inutilité, de honte, de colère et d'injustice. Rien de bien pratique pour elle qui avait besoin d'un esprit serein pour guider ses flèches. Elle avait besoin de temps.

La scène du palais du shogun se rejouait, Hisa chargeait un adversaire bien trop fort pendant que Gabushi se préparait mentalement à l'affrontement. Espérons que la fin ne soit pas aussi tragique.


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Sam 29 Sep 2018 - 17:53
Il est des cas où le silence est le meilleur truchement des âmes, car offrant à mes demoiselles d'honneur la férocité du silence, elles s'affairaient toutes deux à me prendre d'assaut pour que des mots qui ne sont pas dits, qui font le silence, naquirent la force d'âme et le combat des cœurs. Depuis le temps, je me doutais que l'une et l'autre avaient sûrement plus évolué que je l'avais fait moi-même. J'étais bien meilleur stratège et politicien que combattant, cela se ressentait parfois, mais se cachait tout aussi bien, prit par la chance, il se trouva en moi, pour bien souvent, un écho divin, comme une étoile qui m'aurait pris dans sa main, et me protégerait de mes propres fautes.

Ordinairement les entraînements ont un but défini, apprendre une technique, améliorer une caractéristique, faire prendre conscience d'une faiblesse. Aujourd'hui n'était voué à aucune de ces entreprises, je provoquai un tumulte pour épuiser la rancune, que la rage une fois en sommeil, laisse libre cours à la raison pour éveiller de meilleurs soupçons. Je voulais en fait, contenir sur moi la totalité de leur rancœur, pour qu'elles puissent une fois cela fait, comprendre, de leur propre fait, quelle serait la meilleure marche à suivre. Je me sentais pour ma part hors des sentiers depuis quelque temps, comme si quelque chose m'échappait, comme mon rêve dépérissait, et que malgré moi, je finissais, métaphoriquement parlant, réduit en cendres.

D'apparence angélique, la vertu et la noblesse transpirante par chacun de mes traits et de mes gestes, je parvenais à cacher mes doutes, à tel point que la sainteté qui dissimulait le machiavélisme qui m’habitait en devenait plus malsain que le machiavélisme en question. Même en plein combat, comme celui-ci, je ne parvenais plus à ressentir de passion, la bête était endormie, alors que je l'avais voulu, elle me manquait maintenant, car pas un frisson ne me traversait, l'émotion était petit à petit abolie, et quand je combattais, c'était aussi froidement que l'innocence, d'une blancheur égale au voile neigeux.

Je devais néanmoins tenir mon rôle et mon rang, et je m'y tenais mais sans faire de fioriture, car pour commencer, levant une main, paume vers le ciel, j'activais bêtement ma défense à fin qu'Hisa s'écrase dessus. Le chakra blanc et pur émanant de mois pendant quelques instants ne l'aurait pas trompée, car de mémoire il me semblait qu'elle en avait déjà eu connaissance. Voyons déjà comment elles s'y prendraient pour percer ma principale défense et fierté.


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Lun 1 Oct 2018 - 8:45
Mon assaut soudain ne sembla pas surprendre Tenshi qui se mit aussitôt à préparer une défense. Je me souvenais bien de notre première rencontre et de la défense particulièrement efficace qu’il avait mise en place. Ce fut donc sans grande surprise que je vis deux troncs sortir de son corps pour venir contrer chacun de mes coups sans grande difficulté. Prête à esquiver à tout instant, je réalisai bien vite qu’il ne comptait pas utiliser la même technique que la dernière fois pour me capturer directement. Mes ares s’enfoncèrent dans le bois de sa protection, mais sans urgence, je fus capable de les retirer sans difficulté.

Remarquant l’absence d’action de Gabushi et de Tenshi, je me demandai si je n’avais pas été un peu violente pour commencer. Il avait pourtant bien expliqué qu’il voulait que cet entraînement soit un moyen de satisfaire nos envies de combattre pour pouvoir ensuite discuter en toute sérénité. Cela ne pouvait fonctionner que si nous y mettions un peu d’intensité. Pour cela, il ne me fallait que faire confiance à Tenshi sur sa capacité à encaisser mes attaques. Si je devais faire des efforts pour ne pas trop le blesser et perdre ainsi ma concentration de combat habituelle, cela n’avait aucun intérêt.

À nouveau, je me trouvais devant le problème de cette armure, mais je pouvais cette fois-ci avoir confiance, la présence de Gabushi à mes côtés changeait la donne. Cette coopération n’allait cependant pas m’empêcher de donner tout ce que j’avais. Je concentrai alors du chakra dans mon bokken avant de me propulser avec une charge destinée à faire le tour de ma cible.

Je doutais être suffisamment rapide pour me placer derrière lui et le surprendre ainsi, mais je devais aussi penser à m’écarter des potentiels assauts de ma camarade. Puis, alors que j’atteignais ma destination, je relâchai encore plus de chakra dans mes deux lames avant de frapper vers Tenshi dans un mouvement de cisaille dévastateur. Cet enchaînement faisait étrangement écho à notre combat précédent, mais ce n’était pas si étonnant, la diversité de mes techniques restait bien trop limitée. C’était déjà dans mes projets de trouver une solution à ce problème, mais ce n’était pas le moment de m’en préoccuper.

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Mar 2 Oct 2018 - 17:41
Il y avait un avantage à rester derrière pendant qu'Hisa était au front. Indubitablement, Gabushi fut surprise de voir le système de défense de Tenshi, il lui avait bien dit qu'il avait crée la forêt où ils se trouvaient tous les trois en ce moment même. Mais elle n'avait pas fait le lien avec le ninjutsu immédiatement alors qu'il aurait été logique d'en faire un. Il contrôlait à première vu le bois, un élément bien étrange à manier au combat du point de vue de la kunoichi. Mais ses doutes premiers s'effacèrent devant la défense qu'il avait préparé pour l'assaut de la samurai, s'était efficace à n'en pas douter.

L'archère était prête, sa technique était en marche. Son chakra fûton s'écoulait dans ses flèches à mesure qu'elle les attrapait de son carquois, et avec ça, son offensive était elle aussi en place. Elle n'attendait plus qu'Hisa lui donne une ouverture pour tirer, car pour l'instant c'était le dos de sa camarade qui était en face d'elle et tenter un tir était bien trop risqué. Mais ce n'était pas un oubli de sa part, après sa première offensive, elle se déplaça rapidement dans le dos de l'utilisateur de Mokuton tout en continuant son assaut. Ce geste était la preuve qu'Hisa ne l'avait pas oublié et comptait sur elle pour l'aider face à ce mur de bois qui semblait pour le moment difficilement perçable. Et c'était bien son intention de ne pas laisser tomber sa camarade pendant l'assaut.

L'Ashikaga, en position de tir depuis un moment maintenant, décocha sa première flèche dès que sa camarade se décala, visant spécifiquement le tronc du prince. Si les buches ou elle ne savait trop de quoi était composé sa défense, venaient stopper son projectile, l'impact serait toujours présent et suffisamment fort selon elle pour toucher quelqu'un sous une armure. Elle n'avait jamais vu une technique pareil alors elle se demandait bien comment celle-ci allait réagir à ses prévisions. Dans tous les cas, elle ne faisait pas dans la dentelle, le premier projectile filait encore dans les airs qu'elle se hâta pour en prendre un second. Encochage, décochage, et voilà le deuxième trait aussi dans les airs filant au même endroit du corps que précédant. Encochage, décochage, et dans un sifflement aigüe, le troisième et dernier projectile démarra sa course.

Elle avait rarement l'occasion de faire sa technique en totalité et avait hâte de voir les résultats de ses entrainements quotidiens à son propos. Les techniques de Tenshi elles aussi étaient intrigantes, que pouvait-il bien avoir comme technique en réserve ?


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Mer 3 Oct 2018 - 23:24
Une accélération significative des entreprises était indubitablement engagée sur ma personne. Les deux jeunes femmes ne comptaient pas me laisser un instant de répit, bien au contraire, je devais m'attendre à des assauts multipliés et violents qui ne me laisseraient pas, selon leurs souhaits sans doute, le temps d'opérer la moindre contre-attaque. La force et l'expérience supposée de ma personne devaient sans doute les contraindre à se battre de toutes leurs forces, sans imaginer une seule seconde que je n'étais peut-être pas aussi bon que mon apparence le présupposerait.

La charge de rancœur était importante, car elles y allaient franchement et avec détermination, quand bien même elles supposeraient ne pas avoir tant de mal et de tristesse que cela à me renvoyer, elles en faisaient pourtant une grande démonstration. Devant tenir mon rang, l'impassibilité était le maître mot, de l'image que je devais renvoyer, que dis-je, personnifier — autant qu'une inébranlable confiance en moi. La peur et l'excitation savaient encore parfois me donner quelques frissons, mais je savais très bien me donner l'apparence hautaine, dû à l'angélisme et l'innocence qui ne saurait souffrir d'aucune tache rouge.

Autrefois, lorsque j'étais un simple mercenaire, je n'étais pas de ceux qui inspiraient le courage en fonçant tête baissée, j'étais plus même du genre extrêmement calculateur et partisan du moindre effort. Ce que je faisais, ce n'était que duperies, trahisons, complots, manigances, et je m'en sortais ainsi toujours en versant le moins de sang possible pour un résultat satisfaisant. Désormais prince, je ne pouvais agir aussi librement, quoi je savais très bien que mon tempérament restait définitivement celui d'un insoumis, on ne pouvait réclamer d'un homme qui a connu dix ans de liberté de se soumettre complètement à une discipline militaire en même temps. Mon expérience de la mort et des champs de bataille, dépassait déjà de mon jeune âge celle de la plupart des gradés à qui l'on me confrontait, tout fraîchement sortit de l'académie et férue des théories idéologiquement morale qui n'avait que rarement leur place dans un véritable conflit.

Pour ce combat, outre la volonté de leur permettre de se libérer, et peut-être, présomptueusement, leur donner une leçon martiale digne de ce nom, il s'agit également d'un rapport vers moi-même, où je pourrais me faire la preuve que je méritais les cimes que je quêtais pour mon profit personnel et celui du monde que j'habitais. Bien loin d'être comprit, je le savais, je ne prenais même plus la peine de faire l'étalage de mes aspirations, car maintenant que Yoshitsune n'était plus, qui dont, ici dans un ce village très "terre à terre" c'est le cas de le dire, pourrait réellement me comprendre ? Certainement pas ces demoiselles je pensais, mais au moins elles me servaient, ne serait-ce que spirituellement, à me conforter.

Mon armure avait fait son premier office en bloquant net la première attaque de la jeune Hisa, alors qu'elle savait pourtant que son sabre ne serait pas à même de suffire à me toucher. Déjà la dernière fois, cela avait échoué, alors pourquoi maintenant cela aurait-il changé ? Je restais malgré tout concentré, le temps ayant passé, je devais m'attendre à quelques surprises. Et, me découvrant oracle, une surprise advint. Hisa, par une charge, passait derrière moi, pour ni plus ni moins donner une vision totale à Gabushi, que je savais déjà archère. J'étais alors une ligne de mire idéale prise entre la flèche et le sabre. Le regard plus sévère, on me forçait à me rappeler que même deux génins savaient parfaitement se montrer désespérément dangereux. Elles me satisfaisaient, de m'obliger à agir sur le vif, dans l'urgence, et peut-être de risquer de parvenir à me blesser.

M'écartant du sabre de Hisa, je passais sur sa gauche, donc ma droite, pour que son sabre frappe le vide que je laissais derrière moi, et que la première flèche de Gabushi vint à l'atteindre, puisque je ne me trouvais plus entre cette flèche et Hisa. Cependant, à peine finissais-je mon esquive, qu'une seconde flèche me frappait. Un rondin de bois suffisamment large et épais bondissait hors du sol pour la stopper dans sa course, mais face à la troisième, je fis un nouveau mouvement d'esquive in extremis, tant et si bien que la flèche passait à côté de mon visage à travers ma chevelure. Je notais immédiatement la puissance de ces flèches, auxquels il ne manquaient presque rien pour percer ma défense, de quoi m'impressionner. Sur le moment, je lançais un regard sévère à l'une et l'autre, mais je n'avais pas le temps de faire plus...


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Jeu 4 Oct 2018 - 19:36
Alors que mon assaut semblait pourtant l’avoir surpris, Tenshi réussit à esquiver mon coup en s’écartant sur ma gauche. Cela me laissa totalement à la merci de la flèche de Gabushi qui arrivait dangereusement sur moi. Profitant du chakra que je déversais encore dans mon bokken, je réussis à atteindre le projectile en vol et ainsi, à me prémunir de toute blessure.

Acculé par nos attaques, Tenshi finit tout de même par encaisser une flèche avant d’en esquiver une dernière. Sa technique de défense avait tenu bon, mais cela m’avait au moins permise de découvrir qu’il ne subissait aucune pénalité de déplacement malgré l’efficacité de sa défense. Toute information était bonne à prendre, mais il m’allait être difficile de capitaliser sur cette découverte. Celle qui pouvait m’être particulièrement utile était que la kunoichi maîtrisait la combinaison du fuuton et du tir à l’arc.

Je ne pouvais savoir si elle possédait d’autres cordes à son arc, mais en l’état, l’idéal était que j’empêche Tenshi de l’atteindre. Je n’avais pas une connaissance approfondie de ses compétences, mais il s’agissait d’une tâche dont je me sentais capable.

Je décidai donc de courir vers mon adversaire pour changer un peu. En me mettant au contact avec lui, sur son flanc, je pouvais limiter ses déplacements tout en restant en dehors de la ligne de mire de mon équipière. Bien que je restais loin d’être douée dans le domaine, je pouvais remercier l’académie de m’avoir inculquée les bases des stratégies des combats en groupe, ce qui n’était pas vraiment la tradition dans ma famille.

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Sam 13 Oct 2018 - 18:10
Le combat était déséquilibré au yeux de l'Ashikaga et pas dans le sens qu'on aurait pu le croire. Oui certes, les deux jeunes filles avaient l'avantage du nombre et pouvaient potentiellement attaquer de plusieurs fronts. Elles pouvaient aussi allier leur puissance pour tenir le prince sur la défensive, obligé de se concentrer pour ne pas encaisser une attaque qui serait probablement bien douloureuse et handicapante pour le reste du combat. Mais ce n'était pas tout ce qu'il y avait à prendre en compte. Hisa et Gabushi étaient deux jeunes filles qui débutaient ou qui ne pouvait du moins pas se mesurer aux gens qui ont bien plus d'expérience et de pratique. C'était une vérité qui s'était imposé d'elle-même pendant ses combats avec Musashi. Le Nagamasa n'était pas au village depuis très longtemps et ne la devançait pas non plus de grande chose en terme d'âge. Mais il avait vécu une vie entière de combat et se retrouvait forcement bien au dessus de la jeune fille.
Par deux fois, ils avaient croisé le fer pour s'entrainer et il était toujours au dessus d'elle, peu importe les efforts et sa rigueur à l'entrainement. Pourtant, il n'avait pas vraiment fallu grand chose pour remettre tout ce qu'ils avaient vu ensemble en question. Quelqu'un de bien plus fort s'était levé et fait chuter Musashi.

Que pouvait-elle faire, face à autant de puissance ? Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire, contre la défense Mokuton de Tenshi à ce moment précis ? La réponse était simple, elle ne possédait pas la puissance brut pour atteindre ses objectifs. Simple, mais contre intuitif pour Gabushi. Elle était une archère avant tout le reste, avant la jeune fille respectueuse, avant la shinobi, avant tout. Elle s'était retrouvé un yumi à la main dès l'âge de six ans, son être profond s'était construit sur ces fondations. Alors maintenant qu'elle était une kunoichi, le manque de puissance flagrant de ses techniques envers ses potentiels adversaires était frustrant et difficilement compréhensible. Elle s'était évertué à toucher sa cible, peut importe la distance et l'environnement, se souciant d'abord de la sérénité d'esprit et de la concentration pour atteindre son objectif. Tout cela n'était plus suffisant, il lui fallait évoluer.

D'un mouvement rapide, Tenshi réussit à esquiver la flèche ainsi que l'attaque de la Nagamasa. Gabushi respectait énormément les réflexes fulgurants de Hisa après son exploit, elle venait de faire une parade qui dévia la flèche de sa trajectoire. Son mentor accomplissait aussi se genre d'exploit, mais même lui n'osait pas faire ce genre de chose quand Gabushi utilisait sa technique d'infusion fûton. La jeune fille n'eut pas le temps d'admirer les capacités martiales de sa camarade plus longtemps, il fallait continuer l'assaut. Sa deuxième flèche se ficha dans un morceau de bois qui sortait du sol juste avant d'atteindre le prince et il esquiva encore une fois la troisième.
Tout comme son mentor des hauts-plateaux, il était un habitué du combat. Tout dans ses gestes était calculé et dénué de superflue. Il avait surement déjà répété ce genre de chose plusieurs fois dans sa vie, qui ne venait probablement pas de démarrer à l'inverse des deux autres genins.

Son esprit qui était au début du combat plutôt dissipé et flou à cause de tous sentiments qu'avait provoqué l'évènement du pays du fer, se détendait à mesure que le combat continuait. L'adrénaline et sa concentration instinctive au tir à l'arc chassait petit à petit les nuages sombres qui la hantaient depuis plusieurs semaines. C'était éphémère mais le combat avait cette particularité de la détendre, d'une certaine façon. Les choses devenaient plus limpides, ses gestes moins hésitants.
Elle attrapa trois autres flèches et réitéra ses tentatives pour toucher le prince, sans grand espoir après la démonstration de puissance que pouvait faire sa technique de protection. Mais il semblait gêné et irrité d'autant d'assaut de la part des deux gamines. Peut être cela laisserait le temps à Hisa de faire quelque chose pour surpasser cette défense ?


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Mar 23 Oct 2018 - 18:18

Ce que peu de temps accordait le combat quand il démarrait. Ha, dans les histoires et les romans, on discute, on raconte sa vie, on fait des éloges et on lance des insultes, mais dans le réel, l'affrontement sonne bien moins épique. On n'a guère le temps de penser, de se laisser aller à des réflexions philosophiques. Tout n'est que réflexes, sans cesse sur la corde, et quelques centièmes de seconde suffisent à faire une différence. On se trouve proche de l'instinct, ou le calcul précédant les coups ne vaut pas plus que des probabilités toujours éloignées de ce qu'il advient plus tard.

Je me sentais parfois fatigué de tout cela, et je n'arrivais plus à me convaincre de la nécessité de devoir m’entraîner, de devoir combattre, de devoir mesurer à l'extrême la hauteur de mon potentiel. Ces deux demoiselles y mettaient toute l'ardeur que l'on pouvait attendre, elles étaient féroces et sans retenue, comme si me vaincre, relevait en soi d'un exploit. J'étais pourtant je crois un combattant des plus médiocres, dont l'apparence avantageait toutes les entreprises bien plus que les talents martiaux ou l'intelligence. La paresse était mon premier défaut, l’orgueil le suivant, une combinaison terrible pour un homme qui se souhaitait acquérir un statut légendaire. Fort heureusement pour moi, la chance me souriait, elle m'accompagnait, comme si quelque chose qu'on ne savait jamais définir clairement, destin, chance, dieu, hasard,... me protégeait le temps que je parvienne à réaliser ses desseins. Des desseins dont je ne pouvais être certain qu'ils correspondaient aux miens d'ailleurs.

Durant cet affrontement, je voyais qu'elles me donnaient raison sur une chose néanmoins, se battre contre moi amenuisaient leur peine, elles oubliaient leurs maux en se plongeant dans les ardeurs de la bataille. Les guerriers prennent l'épée pour calmer les blessures de leur âme, et dans l'expression de la violence, chaque combat ramenait paradoxalement à un peu plus de sagesse. Les sentiments ne s'expriment pas seulement par les mots, c'est même les mots qui les expriment le moins bien. Mon esprit n'est lié qu'à mon épée, pas d'émotion... pas de question... pas de réponses, elles aussi, peut-être l'ignoraient-elles, elles en étaient là, à cet instant précis, si investi, qu'elles seraient prêtes à me tuer sans en avoir conscience, sans consciemment le désirer. C'était à cela que l'on mesurait toute la peine dans le coeur d'un guerrier. Depuis la nuit des temps les hommes brandissent l'épée pour adoucir les souffrances dérisoires de leur cœur.

Quand l'homme fait face à ce qu'il craint le plus, son regard le trahit. Et il ne lui reste plus alors qu'à faire son choix. Soit se résigner et se ranger sous son patronage. Soit l'éliminer et ainsi faire disparaître sa terreur. Depuis combien de temps moi, j'ignorai la terreur ? Je savais précisément à quel moment un revirement de mon existence me conduisit à devenir inexorablement l'expression d'une violence tranquille et glaciale. L'innocence la plus réelle, qui s'assume parce qu'elle est de désir absolu, de peine et de malheur à réprouver jusqu'à faire naître dans l'écorce craquelée de sa ferveur, la force de mettre le monde face à lui-même, dans toute complétude horrifique. Dans mon regard passait l'instant d'un croisement, entre leurs et les miens, la rudesse d'un désir supérieur, une mise en abyme des travers du monde, qui même dans la simplicité d'un entraînement sans conséquence comme celui-ci, transcendait l'horreur et les vérités abruptes des armes et du besoin qu'elles assouvissent. Un ange immaculée, resplendissant de luminescence, n'en était pas moins une expression sainte de la violence, et de qu'elle avait de justiciable.


La charge de Hisa, je la recevais sans bouger, en la fixant directement dans les yeux, passant par là la lueur étoilée de mon regard ancrée dans la fermeté de mes intentions. Genjutsu ! Et voici que sa charge, ne précéderait certainement aucun autre acte de violence, parce que le pacifisme lui était imposé sans commune mesure. Un acte qu'elle avait déjà eu à subir lors de notre premier entrainement, et que je n'éprouvais aucune honte à réitérer. Savait-elle se défaire d'un genjutsu désormais . Je n'allais pas tarder à l'apprendre. Il me restait à devoir faire avec les flèches de l'archère, dont la première fut parée net par du bois jaillissant du sol, la seconde brisant ce même bois pour que la troisième atteignit finalement mon corps qui s'en retrouva ensanglanté. Un petit râle sortait de moi, sans que je ne sus le contenir, et la douleur ne m'empêcha pas pourtant de tourner mon regard sur Gabushi, a fin de lui appliquer à elle aussi mon genjutsu. Quoique me coûtant une sévère blessure, j'espérais par là les bloquer et reprendre l'ascendant, au moins dans le rythme et retrouver l'initiative des techniques plutôt que de rester sans cesse sur la défensive. Le projectile dans le corps, je demeurais à la même place, déjà prêt à m'en saisir pour l'extirper.


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Lun 29 Oct 2018 - 8:58
Attaquant sans interruption Tenshi, Gabushi et moi tentions de notre mieux de l’acculer pour surpasser ses impressionnantes capacités défensives. Difficile de juger lequel des deux camps possédait un avantage sur l’autre, le jeune homme n’avait pas encore eu l’occasion de riposter. Une chose était sûre toutefois, les flèches de mon équipière étaient violentes et elle nous le démontra avec une nouvelle volée qui vint cette fois-ci percuter avec violence leur cible.

Au même moment, alors que je le chargeais, Tenshi tourna son visage dans ma direction. L’instant d’après, je ressentis mon envie de combattre s’évaporer. Je ralentis alors ma course peu à peu, avant de me reprendre. Je n’étais pas là pour faire ce dont j’avais envie, mais pour faire honneur à mon éducation et continuer à progresser. J’avais commencé volontairement ce combat, je ne pouvais me permettre d’y mettre fin par caprice. Je réalisai alors soudainement qu’il devait probablement s’agir du même genjutsu qu’il m’avait fait subir lors de notre rencontre précédente. Je n’avais toujours pas appris à m’en débarrasser et s’il était toujours possible de le faire via l’automutilation, je n’avais pas l’intention d’échanger un désagrément mental par un handicap physique.

En ralentissant ma course, je réalisai que sa défense Mokuton n’avait pas été suffisante pour contrer la volée de flèches. Bien qu’impressionnante, elle ne pouvait être invincible et l’occasion s’offrait désormais à nous d’en profiter pour remporter la victoire. Ce fut donc totalement à contre-cœur que je vins le frapper à deux reprises avec mon bokken, toujours renforcé de chakra, gardant ma deuxième arme en parade. Il avait voulu supprimer tout envie de combattre en moi, mais la seule méthode envisageable à mes yeux était d’y mettre un terme par la victoire ou la défaite. Comme sa défense ne me semblait plus vraiment en totale capacité de le protéger, je fis attention à ne pas viser des zones vitales.

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Dernière édition par Nagamasa Hisa le Mar 30 Oct 2018 - 12:01, édité 1 fois
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Lun 29 Oct 2018 - 13:44
La première flèche se figeait dans le bois dans un son caractéristique de la matière dans laquelle elle s'était coincé, fissurant celui-ci sous l'impacte brutale que créait la puissance de son tir dans quelque chose de solide. La deuxième fit exploser la défense du prince, éparpillant des bouts de bois ici et là dans un bruit bien plus sourd et différent de la première. La troisième avait un chemin libre tout tracé vers sa cible, traversant l'endroit où s'était arrêté les deux premières pour se figer dans la chair et l'os. C'est à ce moment que l'archère se rendit compte qu'elle avait utilisé des flèches conventionnels au lieu de ses traditionnelles flèches contondantes destiné à l'entrainement. Son apathie générale l'avait rendu négligente et la culpabilité d'avoir infligé une telle blessure à un camarade la frappa aussi durement qu'aurait pu le faire les techniques mokuton de son adversaire.
Elle n'avait pas vraiment besoin de la technique d'illusion de Tenshi pour vouloir arrêter immédiatement l'entrainement. Elle avait atteint sa cible de plein fouet avec une technique qui se voulait tout, sauf miséricordieuse, c'était suffisant pour arrêter le combat au yeux de l'Ashikaga.

Sa camarade Nagamasa n'était pas vraiment de cet avis et continuer ses assauts sur le prince sans faire de pause. Mais Gabushi rangea la flèche qu'elle avait mécaniquement sortie de son carquois après son dernier tir, pour la remettre à sa place. Elle fit de même avec son arme, qui alla directement sur son épaule gauche dans un geste expert qu'elle avait répété de nombreuse fois. L'entrainement était terminé pour elle et elle n'allait surement pas continuer de tirer sur un camarade blessé, peut importe sa capacité à encaisser ses tirs.
Elle s'écarta du combat en marchant, signifiant explicitement qu'elle ne souhaitait pas continuer pour qui avait l'œil sur la jeune fille. Elle présenterait ses remerciements pour l'échange plus tard, quand Hisa et Tenshi estimerons eux aussi que l'entrainement était terminé pour eux. Ils allaient toujours trop loin, ces épéistes de toute façon, elle l'avait déjà remarqué avec l'autre Nagamasa qu'elle avait connu...

L'adrénaline du combat qui retombait, le nuage de fougue et de concentration qui masquait son réel état d'esprit se dissipait progressivement. Elle admirait la démonstration de l'art martial qui se déroulait devant elle avec une certaine mélancolie. Les passes d'arme et autre frappe autre que l'affinité mokuton du prince l'intéressait grandement, mais cela lui était parfaitement étrangé. Elle repensait aux questions de Musashi, son bref mentor, qui lui avait montré la voie à plusieurs reprises. Peut être devrait-elle s'intéresser au maniement du sabre avec autre chose que de l'admiration ? Mais apprendre le Kyûjutsu lui avait demandé tellement de temps et de rigueur dans sa vie, elle se demandait si elle avait la volonté pour tout reprendre à zéro avec une autre arme complètement différente. Peut être, seul l'avenir pouvait lui donner raison ou tord.

Peut-être devait-elle demander à Hisa ? Elle portait après tout le même nom que son jeune mentor, et la Hyûga baffeuse lui avait déjà appris la leçon suivante: l'âge ne voulait pas dire grand chose, sur le champ de bataille.


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Mar 30 Oct 2018 - 3:21
Une défaite se profilait et la réputation de mon savoir martial risquait la désuétude avec elle. Incapable finalement de tenir tête à deux genins en même temps, si parvenant à calmer la fougue de Gabushi, je devais encore faire avec Hisa qui, étonnamment, paraissait parfaitement insensible à mon genjutsu. Je décidais de ne même pas maintenir celui-ci sur l'archère quand elle m'atteignit, parce que je ne pouvais encore conserver assez de concentrations pour maintenir un combat au corps-à-corps et plusieurs genjutsu à la fois.

Blessé et sanguinolent, mon armure recevait sans broncher sa première frappe, un tronc d'arbre jaillissant du sol entre elle et moi y suffisait, et rapière en main, je parais la seconde non sans mal, car cette flèche dans le corps me faisait atrocement souffrir.
Vu la situation, je ne pouvais je crois faire mieux que cela, le timing et la situation jouaient entièrement en ma défaveur et sans l'armure, peut-être n'aurais-je même pas eut le temps de réagir.

Nous retrouvant ainsi dans une mêlée comme elle en avait déjà fait l'expérience avec moi, il se trouvait que j'étais malgré tout fortement handicapé et que si l'archère n'avait pas été atteinte par le genjutsu je n'aurais sans doute pas eu la force de maintenir le combat. Nos lames se croisant férocement, je me saisissais durant l'affrontement de la flèche plantée en moi pour la projeter sur Hisa pendant notre mêlée, mais sans vraiment croire que cela aurait une quelconque efficacité cependant. Le sang coulant sur moi, et m'affaiblissant, il se trouva que je n'eus pas la moindre idée de comment me sortir de ce mauvais pas. Combien de temps Gabushi resterait-elle inutile pendant que j'affrontais Hisa ? Rien n'était certain et ce moment d'hésitation ne pouvait me servir en quoi que ce soit.

La flèche en moins me permettait des mouvements plus sereins, mais encore loin de suffire pour tenir tête à un samouraï en pleine mêlée, cependant, hélas, je n'avais pour le moment pas d'autres choix que de le lui imposer en attendant de trouver mieux avec l'espoir que l'archère ne s'en retourne pas de nouveau contre moi.


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Mar 20 Nov 2018 - 9:13
Alors que son illusion se dissipait et que la joie de combattre me revenait brusquement, je pouvais constater que Tenshi était acculé par nos assauts. Contraint à se défendre, il démontrait des difficultés certaines à combattre contre deux adversaires simultanés. Sauf que Gabushi venait de ranger son arc, probablement sous l’effet du Genjutsu précédent, ce qui n’était pas pour m’arranger.

Alors que mon premier coup vint heurter son armure, dégageant au passage quelques éclats de bois, le second entra en contact avec sa rapière. Ce fut ce coup qui permit à mon adversaire de me contraindre à entrer dans une mêlée intensive qui était clairement à son avantage. S’il m’affrontait sur ma spécialité, il venait de reprendre le contrôle sur le rythme du combat.

Un échange de coups simples et rapide s’effectua alors ente nous, durant lequel il réussit même à extraire la flèche de son épaule et à me la renvoyer. Avec mon shoto en parade, le projectile ne fut cependant pas un soucis. Je profitai d’ailleurs de la perte de rythme associée à cela pour concentrer mon chakra dans mes jambes et me propulser sur quelques mètres. Mon mouvement n’était pas excessivement rapide et n’allait probablement pas surprendre Tenshi qui commençait à comprendre mon style de combat. Il était destiné à me sortir de la portée actuelle de sa rapière.

N’ayant pas non plus l’intention de me soustraire à tout affrontement au corps à corps, je poussais aussitôt sur mes appuis pour revenir de plus belle avec ma technique de Kenjutsu la plus efficace. Il la connaissait bien, mais je ne pouvais rien faire de mieux. D’un mouvement rapide, je vins le frapper simultanément de mes deux sabres chacun renforcés de chakra.

Je commençais vraiment à réaliser que mon répertoire de technique était bien trop limité pour affronter ce genre d’adversaire. Maîtriser le Kenjutsu était un objectif dont j’avais hérité et qui m’avait suffi pendant toute mon enfance, mais ce jour-là, face à la versatilité croissante de mes adversaires, je réalisai que je me devais de me diversifier.

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Mer 28 Nov 2018 - 15:14
La jeune fille était las, de regarder les deux épéistes échanger des passes d'arme et autres feintes. Pas que le spectacle n'était pas au rendez-vous, malgré ses yeux de néophyte dans l'art du sabre elle avait assez de discernement pour reconnaitre le talent et l'entrainement dans les gestes et les postures d'Hisa et de Tenshi. Mais elle ne comprenait pas pourquoi le combat s'éternisait ainsi. Elle n'avait déjà de base pas vraiment envie de se battre et une flèche qui faisait mouche et faisait couler le sang était suffisant. Pas la peine de s'acharner les uns sur les autres plus longtemps, ce n'était qu'un entrainement.
Les deux autres n'étaient apparemment pas de son avis et continuait à se taper dessus joyeusement. Elle se retrouvait donc seule, sur le côté du terrain enneigé, à regarder les deux autres s'amuser. Enfin "s'amuser", ils étaient surtout en train d'y aller à fond sans aucune retenue comme si leurs vies en dépendaient. Tenshi, malgré sa blessure, était encore d'attaque et faisait comme si de rien était. Gabushi, si elle n'était pas aussi las de la situation, aurait proposé probablement à Tenshi de soigner ses blessures immédiatement et de ne pas faire preuve d'imprudence. Continuer le duel pourrait purement et simplement aggravé les dommages qu'il avait reçu, mourir un cause de ça serait tout de même un peu ironique et gâcherait le portait qu'elle avait de lui.

Mais non, ils continuaient encore et toujours. L'un utilisant son sabre et sa capacité à utiliser le bois pour se défendre, l'autre usant de son agilité pour frapper avec des charges explosives son adversaire. Elle décida de ne pas les déranger, s'ils estimaient devoir continuer le combat encore un moment, la jeune fille n'avait rien à redire. Mais quant à elle, elle avait prit une décision au moment de baisser son arc, l'entrainement était terminé.
Étrangement, cela lui rappelait les combats qu'elle avait fait contre Musashi, lui aussi était du genre à en faire trop jusqu'à repousser ses limites en permanence. Autant, dans un entrainement quotidien ou spécifique, elle comprenait l'attrait de telles pratiques. Autant, dans une simple passe d'arme comme Tenshi venait de le proposer, rien n'obligeait à forcer le trait à ce point. Même dans son duel amical contre Toph, les choses n'en étaient pas venu jusque là.

Elle n'avait pas grand chose à faire, si ce n'est s'asseoir dans la neige et regarder les deux autres se battre. Peut être arriverait-elle à décrypter certaine technique et autre mouvement qui lui était jusqu'alors inconnu ? Peu de chance, mais ça ne coutait rien de tenter.


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Mer 5 Déc 2018 - 0:57
L'archère m'accordait donc à la fois un répit et le loisir de me concentrer sur la samouraï. Invraisemblable, en y songeant, avait-elle donc déjà eu son lot de violence pour se dessaisir de l'occasion de me vaincre ? Abandonner sa partenaire à un tel moment n'était pas extrêmement flatteur et appréciable pour elle qui plus est.

Hisa en revanche demeurait extrêmement combative, ce qui ne m'étonnait franchement pas et me ravissait d'une certaine façon. Il me semblait hélas que dans ma situation, et vu qu'il ne s'agissait que d'un entraînement, nous devrions rapidement décider de qui allait mettre un terme à cet affrontement. Je me considérais pour ma part vaincu même si ma combativité n'était pas amoindrie, ces deux demoiselles formaient de fait une très bonne équipe et j'espérais qu'elles s'en féliciteraient par la suite, et même mieux, qu'elles n’hésiteraient pas à demander qu'elles soient toutes les deux offertes au même sensei.

Ce sujet, je l'évoquerais, mais seulement après que Hisa et moi parvenions à nous départager et cela n'allait pas être une mince à faire. Durant notre mêlée, il était certain qu'elle prendrait l'avantage si cela durait trop longtemps car moi, je me vidais de mon sang et mon équilibre était handicapé par la blessure que Gabushi m'avait infligé. Sans attendre, je tentais donc simplement de défaire la samouraï de ses armes, à fin de, sans la blesser gravement, au moins parvenir à la mettre finalement hors combat, car, qu'est-ce qu'un sabreur sans sabre ?

En vérité, je ne m'attendais pas vraiment à ce que ce coup passe sans autres techniques en même temps. Pas de genjutsu ? Rien pour préparer l'assaut ? Il était pour ainsi dire certain qu'il ne lui suffirait que d'esquiver pour ne pas avoir à subir les effets de la technique, mais au moins, je parviendrais alors au moins à la faire reculer...


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Hier à 9:20
Quand était-il judicieux d’interrompre un combat ? Selon mon oncle, le combat n’était pas terminé tant que les deux combattants étaient capables de bouger. Quel était cependant l’intérêt de chercher un vainqueur dans cet affrontement ? Gabushi avait arrêté de se battre et le seul avantage que j’avais sur Tenshi était de son fait. Ce dernier et moi étions tous les deux épuisés. Face à celui qui m’avait rendu la joie de combattre, il était normal d’être excitée de croiser le fer le plus possible. Mais si cela n’avait d’autres intérêts que celui d’éprouver du plaisir, était-ce réellement la meilleure chose à faire ?

Lorsqu’il enchaîna les coups d’estoc, probablement dans le but de me désarmer, je me contentai de venir les parer successivement avec mes deux sabres. Seulement, mon état physique n’était pas glorieux et il ne me fallut pas longtemps pour commettre une erreur d’exécution. Je fus aussitôt sanctionnée d’une blessure à la main me faisant lâcher mon arme. Je sautai aussitôt vers l’arrière pour me désengager de la mêlée.

La douleur était faible, mais l’une de mes deux armes était désormais sur le sol. Bien que j’en possédais une autre et que cela ne m’empêchait pas vraiment de combattre, ce fut le signe à mes yeux que poursuivre ce combat n’était qu’une preuve d’acharnement. Affichant un léger sourire à Tenshi, je remis le sabre qu’il me restait dans son fourreau avant de le saluer.

— C’est vraiment un plaisir d’avoir pu croiser le fer à nouveau avec vous. Il faut croire que vous devrez attendre plus longtemps pour me voir rattraper votre niveau.

Généralement, la fin d’un combat d’entraînement amener vers la fin d’une rencontre avec les participants rentrant chez eux pour se soigner, mais nous n’en avions pas fini. Tenshi nous avait invitées en ce lieu pour discuter et ce combat ne servait que de catharsis pour nous permettre de nous exprimer libres de toute impureté émotionnelle.

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Aujourd'hui à 16:56
Je ne croyais pas que cette pseudo-victoire était de mon seul et véritable fait, quand durant notre estocade, je parvenais à désarmer Hisa de l'un de ses sabres, je ne saurais dire pourquoi ni comment, je sentais qu'il y avait une volonté de sa part de faire bien et de ne pas pousser le combat outre mesure sans pour autant me froisser. Je marquais un temps d'arrêt quand elle me parlait, sans montrer que j'étais finalement soupçonneux, je rangeais à mon tour la rapière au fourreau, et passais la main sur la blessure à mon épaule. Là, je souriais légèrement, et la fixais étrangement, laissant planer le doute ce que je considérais de ce qu'elle venait de dire.

  • -Me rattraper ? Je n'ai pas eu l'impression d'affronter quelqu'un qui avait quoi que ce soit à rattraper chez moi. J'espère que ta main va bien.


Passant la main dans le dos, je me saisissais d'un parchemin que je lui jetais directement.
  • -Ça te sera utile, je crois. Gabushi ? Tu as fini de rester dans ton coin ? Tournais-je ensuite le verbe vers l'archère.


Le combat je crois était bel et bien finit. Et celui qui en ressortit dans le plus mauvais état, c'était moi, car bien moins puissant que ce que l'on supposait, comme quoi la réputation ne se fabriquait pas seulement avec des morceaux de la réalité. D'abord, à fin de calmer le saignement, je me saisissais d'une poignée de neige que je plaçais sur la blessure, rougissant rapidement celle-ci.
  • -Une lame pour cautériser, je le crains, il faudra. Je ne t'en veux pas Gabushi, c'est le but de l'entraînement. Je peux mettre le feu à l'acier, mais j'aurai besoin d'aide, ça ne sera pas long. Si nous évoquions, maintenant que les envies d'excès sont passés, ce que vous ressentez concernant les récents événements d'Iwa. C'est une période de trouble, moi aussi j'ai perdu quelqu'un d'important. Mais dites-moi vous d'abord ce que vous ressentez et désirez maintenant par rapport à tout cela, pendant qu'on cautérisera ma plaie et soignera la main d'Hisa.



HRP:
 

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Renaissance [Tenshi/Gabushi]

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